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Journée internationale de la non-violence : L’AJBS réaffirme son engagement

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Martial Gouba, président de l'AJBS réaffirme les ambitions de son mouvement de non-violence

La communauté internationale commémore ce mardi 2 octobre 2018, de  la Journée internationale de la non-violence. A cette occasion, l’Association des jeunes contre le banditisme et la violence en milieu scolaire et universitaire (AJBS) fait la présente déclaration. Elle est signée de son président, Martial W. Gouba.

Martial Gouba, président de l’AJBS réaffirme les ambitions de son mouvement de non-violence

«Le 2 octobre de chaque année, le monde célèbre la Journée internationale de la non-violence. Cette Journée est commémorée le jour anniversaire de la naissance de Mahatma Gandhi, chef du Mouvement pour l’indépendance de l’Inde et pionnier de la philosophie et de la stratégie de la non- violence. Fidèle aux objectifs qu’elle poursuit, l’Association des jeunes contre le banditisme et la violence en milieu scolaire et universitaire (AJBS) saisit cette occasion pour promouvoir l’éducation et la formation pour développer une culture de non-violence.

L’AJBS a pour objectif l’éradication de la violence dans nos écoles. Elle a été créée le 22 octobre 2009. Dans une société du spectaculaire où la violence est perpétuellement mise en avant, les valeurs et les pratiques telles que l’écoute, la coopération, la médiation, la gestion non-violente des conflits et la solidarité doivent être enseignées afin de montrer qu’une autre voie est possible.

De plus, l’expérience nous montre que l’éducation à la non-violence et à la paix permet d’améliorer durablement le climat général des établissements scolaires et ainsi de réduire les phénomènes de micro-violence et de violence plus sévères. La Journée internationale de la non-violence coïncide avec l’anniversaire d’un des grands champions de la cause : Mahatma Gandhi. « La non-violence est la plus grande force de l’humanité », disait ce dernier. Gandhi avait compris qu’une idée puissante pouvait changer le monde. Il savait que des êtres humains, œuvrant seuls ou en groupe, pouvaient réaliser ce que d’aucuns pouvaient rejeter comme des rêves impossibles. S’inspirant de la vie de Gandhi, l’AJBS travaille aujourd’hui à mettre un terme à la violence dans les établissements et les universités du Burkina Faso et partout dans le monde. C’est un travail qui ne peut être fait uniquement par les gouvernements et les organisations internationales. La paix se construit autour de la table des négociations, mais se consolide autour de celle du dîner.

Elle prend sa source dans le cœur des hommes et des femmes qui y sont attachés. Chaque collectivité, chaque famille et chaque personne a un rôle déterminant à jouer dans l’élimination de la violence et la création d’une culture de paix. En cette Journée internationale, utilisons ensemble cette grande force qu’est la non-violence afin d’édifier des sociétés pacifiques et justes pour nous-mêmes et pour nos enfants. Pour cette rentrée scolaire 2018-2019, l’AJBS souhaite à toutes et à tous bonne rentrée et paisible année scolaire.

Eduquer, enseigner en toute liberté »

Le Président de l’AJBS,  MARTIAL W GOUBA

Rencontre annuelle du GWP-AO : La nouvelle stratégie en discussions via visio-conférence

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Les différentes régions de l’organisation Global water Partnership (GWP) à travers le monde, ont tenu le 28 septembre 2018 leur réunion annuelle. La région Ouest africaine a regroupé des participants du Burkina Faso, de la Gambie et de la Guinée Conakry. La réunion s’est déroulée par visio-conférence. Pilotée depuis  Stockholm, elle a porté sur la nouvelle stratégie en cours de formulation de l’organisation pour la région de l’Afrique de l’Ouest.

 

La phase 2014-2019 du projet GWP pour la région de l’Afrique de l’ouest tire à sa fin et un nouveau projet devrait venir le relayer pour une autre période de 5 ans. La nouvelle stratégie et les efforts de formulation de ce nouveau projet post 2020 sont en cours. A cet effet, les membres du Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’ouest (GWP-AO) ont été invités à apporter leurs contributions sur deux problématiques posées à cette rencontre annuelle.

Lesquelles contributions doivent se faire en tenant compte de la nouvelle stratégie en cours qui met l’accent sur l’influence des politiques et des pratiques, puis du développement des connaissances et des capacités et enfin le développement des partenariats.

Nouvelle stratégie en cours de formulation

Pour y arriver, deux questions sont formulées par le Secrétaire exécutif de GWP-AO, Armand Ouanyé : Que faut-il inclure dans la nouvelle stratégie en cours de formulation à même de répondre aux besoins sur le terrain et quelles actions le GWP doit-il entreprendre afin d’inciter les partenaires à s’intéresser aux projets de l’organisation.

Il précise que la réponse à ses questions doit tenir compte des orientations des Objectifs de développement durable (ODD) en son point 6, de l’accord de Paris, de la Vision eau pour l’Afrique de l’ouest 2025 et l’agenda Afrique 2063 sans oublier la question sécuritaire.

Propositions des participants

Un tour de table est alors envisagé afin de recueillir les propositions des participants à cette rencontre. Pour le président du Partenariat national de l’eau (PNE) la réponse à la première question exige la détermination des besoins du moment et à venir. « Si on connait nos besoins on saura ce qu’il faut inclure», affirme-t-il. Pour lui la connaissance des attentes permettra d’apporter des solutions concrètes aux besoins exigeants des populations. S’agissant de la 2e question, il déclare que  « Nul n’est mobilisé en dehors de son intérêt ». C’est pourquoi, argumente-t-il, « si nous voulons réussir à attirer les partenaires il nous faut connaître leurs intérêts ».

Le  Secrétaire exécutif du GWP, Armand Ouanyé pense qu’« il faut approfondir les connaissances sur les services et les bénéfices attendus par les partenaires ». C’est à ce prix que viendra le renforcement de l’engagement des nouveaux et des anciens partenaires. Le GWP-AO doit devenir une organisation de service, conclu-t-il.

S’affirmer comme une organisation de services

De l’avis de Armand, le réseau doit s’affirmer comme « une organisation de service » et promouvoir les relations  gagnantes-gagnantes. A l’entendre, il faut créer de l’emploi autour de la question eau. Il a aussi insisté sur la nécessité d’intensifier le plaidoyer auprès des partenaires tant nationaux qu’internationaux afin de financer les actions de l’organisation.

Sur ce point, l’ancien Secrétaire exécutif Dam Mogbanté, en sa qualité de personne ressource estime qu’il faudra se pencher surtout sur « un partenariat qui cible des grands acteurs».

Joachim Batao

Burkina Demain

Projet ‘’TonFuturTonClimat’’ : l’Association Nongtaba de Saponé heureuse bénéficiaire

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Les producteurs maraichers du village de Koakin regroupé au sein de l’Association Nongtaba/Jeune La Touma, basée dans la commune rurale de Saponé était en atelier d’incubation les 27 et 28 septembre 2018 à Saponé. Atelier d’incubation ponctué par une formation. La formation entre dans le cadre du projet ‘’TonFuturTonClimat’’ mis en œuvre  par le Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’ouest (GWP-AO) et le Secrétariat international de l’eau (SIE). La  formation s’est déroulée en présence du maire Abdoulaye Compaoré. L’objectif était de permettre aux participants de se doter de connaissances sur le concept du changement climatique et ces solutions d’adaptation avant le démarrage dudit projet.

Le mot d’ouverture de l’atelier a été prononcé par Félicité Vodounhessi de GWP-AO

Le projet ‘’TonFuturTonClimat’’ est une réponse à la réduction des gaz à effet de serre et l’adaptation aux impacts du changement climatique. Il consiste à mettre à la disposition de l’association une superficie aménagée de 2 hectares pour la maraicher culture.

Mais avant le début effectif des activités il a fallu outiller les bénéficiaires de connaissances nécessaires à la mise en œuvre  du projet sur le terrain. Selon les propos du formateur Hilaire Ilboudo, cette formation devra permettre aux participants de « mieux appréhender le concept de changement climatique et les stratégies d’adaptation ». Aussi, les travaux de la formation ont permis de « définir la méthodologie qui va sous- tendre les activités tout au long du projet ». a-t-il dit. A l’en croire, cette démarche va permettre aux bénéficiaires « d’avoir le projet en main ».

Le formateur

Hilaire Ilboudo a expliqué que  le projet consiste à doter l’association d’un périmètre de 2 hectares, clôturé et totalement aménagé avec un dispositif d’irrigation de goutte-à-goutte. Il a ajouté que le site sera équipé d’un château fonctionnant en énergie solaire. Cela permettra aux bénéficiaires de faire de la culture toute l’année, a-t-il poursuivi. Il y sera cultivé de la tomate, du chou, du piment, de l’oignon etc.

Le maire de Saponé

C’est un projet, qui à terme contribuera au bonheur des ménages et par ricochet au développement économique de la commune de Saponé. Ce qui  réjouit les premiers responsables de la collectivité.  A écouter Abdoulaye Compaoré, maire de Saponé le projet « va apporter de la valeur ajoutée pour la commune ». Il a souhaité que l’initiative puisse s’étaler dans les autres villages de la commune. Le 1er adjoint au maire  Jean Christophe Rouamba n’a pas caché lui aussi sa joie de voir s’installer un tel projet dans sa localité. De son avis les produits qui sortiront de ce projet  permettront « d’améliorer les conditions nutritionnelles des familles et permettra aux jeunes disposer de ressources financières».

Selon le président de l’association, Ousmane Tondé, le projet «va nous aider à avoir du travail, et cela va contribuer à changer notre vie » a-t-il déclaré. Il a promis, que l’association fera tout son possible afin que ce projet pilote soit une réussite pour la Commune de Saponé.

Le projet va durer une année et va coûter plus de 50 millions.Il est financé par le Fond vert du gouvernement québécois. Le Secrétariat international de l’eau (SIE) est l’organisme de mise en œuvre  aux côtés du GWP-AO.

Joachim Batao

Burkina Demain

Zéphirin Diabré, CFOP : «Ensemble, sauvons le Faso »

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Tant annoncé, la marche-meeting des forces vives de la nation, comme l’ont nommée ses initiateurs, a eu lieu ce 29 septembre 2018. Le chef de file de l’opposition politique, Zéphirin Diabré, avait à ses côtés les principaux leaders des autres partis de l’opposition, notamment Gilbert Ouédraogo de l’ADF RDA, Eddie Komboigo du CDP et M. Dicko de la NAFA. Comme il fallait s’y attendre, le pouvoir a été pilonné de toutes parts.

A écouter les orateurs et les participants de la marche-meeting de l’opposition, pardon, des forces vives de la nation, de ce samedi 29 septembre 2018  à Ouagadougou,  l’heure est on ne peut plus grave au Burkina Faso.

Dans son discours, Zéphirin Diabré a dépeint une situation chaotique sur les plans sécuritaire et de la gouvernance.

«La  sécurité du Burkina Faso n’est plus garantie. L’intégrité de son territoire national est menacée. Face à la montée en puissance du péril terroriste, le  MPP et  ses alliés brillent  par leurs  tâtonnements et leurs   improvisations. Malgré nos nombreuses interpellations, rien ne change», a indiquera Diabré.

«Nos FDS qui se battent courageusement contre l’ennemi, ont besoin de sentir la solidarité morale de tous les burkinabé. C’est pour montrer cette solidarité que  l’opposition a décidé d’organiser une souscription volontaire pour les  soutenir, laquelle souscription débute aujourd’hui. Je vous invite tous à y participer, car pour la défense de l’intégrité du territoire burkinabè, pour la protection des populations et de leurs biens, pour la quiétude de notre chère patrie, aucun sacrifice ne sera de trop.

L’opposition politique  réaffirme ici haut et fort qu’elle prend part  à l’union sacrée des fils de la nation face au péril terroriste. Mais soyons clair ! L’union sacrée c’est pour soutenir nos forces de défense et sécurité. L’union sacrée, ce n’est pas pour sauver le MPP du naufrage !

Et l’union sacrée ne nous empêchera pas de situer clairement les responsabilités, et  de dire et redire haut et fort, que le MPP et ses alliés ont échoué dans leur responsabilité de garantir la sécurité des burkinabé. Ce qui se passe ces derniers jours  nous confortent malheureusement dans cette triste conviction.», a-t-il soutenu.

Et d’en appeler à un sursaut collectif pour sauver le Burkina. «Ensemble sauvons le Faso».

Martin Philippe

Burkina Demain

«…d’une manière générale le Burkina se porte bien», foi de Bénéwendé Stanislas Sankara

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L’Alliance des parties politiques de la majorité présidentielle (APMP) ont tenu une assemblée générale le samedi 29 septembre 2018. Cette rencontre d’échange avec les militants de l’APMP a eu lieu dans la salle de réunion du centre muraz de Bobo-Dioulasso sous le thème « La question sécuritaire au Burkina Faso et la mise en œuvre du PNEDS.»

 

C’est dans une salle de conférence du centre muraz pleine que les militants de  l’Alliance des 12 partis politiques de la majorité présidentielle de la région des Hauts-Bassins ont accueilli une délégation de l’APMP. Me Bénéwendé Stanislas Sankara et ses camarades disent être venus  à Bobo-Dioulasso pour échanger et donner la « vrai  information » à leurs militants sur la situation national du pays.

Dans son allocution, le chef de mission de l’APMP  a affirmé que le Burkina Faso est en guerre. « Le Burkina est en guerre, accablé, assailli par les terroristes, les barbares du 21e siècle mais le Burkina Faso est debout et restera debout » a dit Me Bénéwendé Sankara. Il soutien d’ailleurs que le Burkina Faso se porte très bien en dépit de la situation nationale.

Les questions sécuritaires et la mise en œuvre du PNDES

Face aux attaques terroristes perpétrées contre le Burkina Faso, Léonce Sanou point focal de l’APMP à Bobo-Dioulasso a invité leurs militants à se tenir dit-il debout et mobiliser autour «de notre Patrie, notre gouvernement dans la résolution de toutes les questions sécuritaires. » Léonce Sanou appelle également les militants de l’APMP de Bobo-Dioulasso à se mobiliser et soutenir le gouvernement dans la mise en œuvre réussie du PNDES.

Me Bénéwendé affiche son soutien probable en 2020 à Roch Marc Christian Kaboré

Après avoir encensé le gouvernement, le président de l’UNIR PS, Me Bénéwendé Stanislas Sankara semble afficher clairement son probable soutien à Rock Marc Christian KABORÉ pour les élections de 2020. « 2020, ça ne sera pas un coup KO mais ça sera la continuité »  a-t-il dit au cours de cette AG de l’APMP dans la ville de Sya.

Sotouo Justin Dabiré/ Bobo

Burkina Demain

AG de la jeunesse MPP : Le satisfecit du secrétaire national Dr Bachir Ismael Ouédraogo

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La jeunesse du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a tenu ce jeudi 27 septembre 2018 à Ouagadougou pour exprimer son soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS). L’évènement a été manifestement un succès. D’où ce satisfecit du secrétaire national à la jeunesse du MPP, Dr Bachir Ismael Ouédraogo.

«Je voudrais dire un grand et sincère merci à toute la jeunesse du MPP et aux jeunes du Burkina pour le soutien indéfectible aux FDS. Les FDS sont des jeunes comme nous et ils se sacrifient pour que le pays soit en paix. Ils meritent notre respect, soutien et admiration totale et sans faille. Ce sont nos HEROS et des exemples à suivre. Merci à tous ceux qui ont contribué à la réussite de l’évènement. Que Dieu vous bénisse tous au-delà de vos attentes. Nos sincères excuses pour les manquements et a ceux qui sont restés dehors faute de place. Nous promettons de faire mieux la prochaine fois. God bless Burkina God bless our FDS ».

Tribune du 3C : « De la nécessaire mobilisation pour la marche-meeting du 29 septembre »

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L’Opposition burkinabè a fait une déclaration, le 4 septembre 2018, sur l’actualité nationale. Dans cette déclaration lue par le Chef de file de l’Opposition, Zéphirin Diabré, il a été annoncé qu’une marche-meeting des forces vives de la Nation aura lieu le 29 septembre 2018 à la Place de la Révolution, à Ouagadougou. Depuis l’annonce de cette marche, première du genre depuis l’avènement du régime Kaboré, plusieurs voix au sein de la majorité se sont élevées pour dénoncer cette marche et son caractère « inopportun ». Malheureusement, l’analyse des différents propos, faits, recommandations ou déclarations, relève que l’Opposition a été bien inspirée d’annoncer cette marche-meeting car, avant même sa tenue, les effets recherchés connaissent un début de réalisation.

L’analyse de la situation nationale dans la déclaration du 4 septembre confortée par le MPP et ses alliés

Sur la question de la gouvernance décriée par l’opposition, le ministre d’Etat Simon Compaoré, dans son interview parue le 18 septembre dernier dans un journal de la place admet qu’il y a des problèmes de gouvernance dans la gestion du régime Kaboré, en disant que les mêmes maux de gouvernance minent l’Opposition! Pour parler prosaïquement, « on te dit chez toi il y a problème de gouvernance et tu dis que chez l’autre aussi il y a problème de gouvernance ». Sur la question précise de la rupture en termes de gouvernance, là aussi l’ancien bourgmestre de la capitale burkinabè admet que cette rupture n’est pas encore réalisée (sinon il aurait donné des éléments précis) se contentant de dire que « nous avons une certaine résilience et nous sommes conscients de cela ». La résilience du peuple burkinabè a été construite depuis longtemps et cette résilience, ce sont nos ancêtres qui nous l’ont léguée ! Plus loin, il confesse tout de même : «  nous ne disons pas qu’il n’y a pas de faiblesses dans notre gestion et nous souhaitons que les critiques des citoyens nous amènent chaque jour à faire le réglage nécessaire pour aller vers la perfection ». Eh bien, ce sont ces critiques constructives que l’opposition n’a cessé de faire. Et comme elle n’est pas suffisamment entendue, elle espère qu’avec la marche-meeting du 29 septembre, le pouvoir va se ressaisir.

Sur la question précise de la sécurité, l’opposition disait dans sa déclaration du 4 septembre que : « Les terroristes continuent de nous terroriser : La faute incombe au gouvernement qui n’a pas pris la juste mesure du problème, qui n’a pas nommé des gens compétents à la tête des ministères de la Défense et de la Sécurité, et qui est incapable d’imaginer et de mettre en œuvre une stratégie gagnante. ». Cette analyse vient d’être confortée par le Premier Ministre (PM) lui-même dans son exposé devant la Représentation nationale. En effet, le PM en égrenant les difficultés de nos forces de défense et de sécurité, a mis en avant les points majeurs suivants :

-Insuffisance de capacité d’appui feu aérien et renseignement ;

-Insuffisance de moyens de transport aérien ;

-Insuffisance de moyens blindés (protection de la force) ;

-Insuffisance des moyens de transmission ;

-Faiblesse relative du dispositif militaire territorial en fonction des zones de responsabilité des régions militaires et des attentes et sollicitudes diverses des populations ;

-Faible capacité en renseignement opérationnel ;

-Capacité aérienne limitée ;

-Faible capacité de surveillance et d’observation terrestre ;

-Absence de fonds dédiés au renseignement;

-Manque de provision budgétaire pérenne dédiée aux opérations

Est-ce normal qu’un pays, qui a connu ses premières attaques terroristes en 2015 (donc bien avant même l’arrivée du pouvoir MPP), n’ait pas pris toute la mesure de l’ampleur du mal auquel notre pays doit faire face au point que près de 3 ans après la prise de pouvoir par le régime Kaboré, nos FDS soient aussi démunies ! Depuis janvier 2016, la question de l’amélioration du renseignement est revenue sur toutes les lèvres. Comment se fait-il que jusque-là on en soit encore à parler de faiblesses criardes dans ce domaine ? Qu’a-t-on fait de la loi de programmation militaire adoptée en 2017 ? Où sont passées les conclusions du Forum national sur la sécurité organisé en 2017 ?

Quand on dit qu’il y a de véritables problèmes de gouvernance dans ce régime, eh bien c’est aussi de l’absence de réponses à ces interrogations qu’il s’agit. Le PM n’en a pipé un seul mot dans ses perspectives dégagées sur la question sécuritaire.

Le traitement même de cette question hautement sensible laisse pantois ! Comment et pourquoi les ministres Simon Compaoré et Clément Sawadogo peuvent continuer à entretenir et à distiller des accusations sur l’ancien régime sans aucun fondement ?! En effet, lors de leur rentrée politique le 15 septembre 2018, ils ont rivalisé de graves accusations contre des Burkinabè sans le moindre début de preuve ! Tandis que le ministre Sawadogo tire à boulets rouges sur l’ex RSP dont des éléments seraient derrière « cette entreprise de déstabilisation du Burkina Faso », son collègue ministre d’Etat, accuse de façon péremptoire « des officines politiques qui se délectent de ces attaques ». Me Sankara Bénéwendé, tout juriste qu’il est, et 1er Vice-Président de l’Assemblée Nationale, a embouché la même trompette en affirmant gratuitement que ces attaques sont l’œuvre «  de politiciens revanchards au sein de l’Opposition ». Mais qu’attendent-ils pour apporter la preuve de ces allégations inopportunes ?

Elles sont inopportunes car au même moment, le PM a entrepris des concertations avec la toutes les couches de la nation pour expliquer la situation sécuritaire et appeler à une unité d’actions devant cette hydre terroriste. Il a rencontré l’opposition politique, au sein de laquelle figure l’ex régime CDP, le jeudi 20 septembre dernier. C’est cette unité d’actions qu’il aurait fallu lancer depuis 2016 au lieu de se laisser aller dans des invectives inutiles.

Du reste, sans attendre l’appel à l’unité du PM, le CFOP et les forces vives ont lancé un appel à la collecte de fonds pour faire face aux moyens financiers limités des FDS que le PM a révélés dans son exposé à l’Assemblée nationale. Sur ce point, certains ténors du régime, comme M. Pascal Benon, disaient que cette collecte de fonds est inopportune. D’ailleurs, il a raillé l’opposition en affirmant sur les ondes d’une radio de la place qu’aucune autorité ne prendra ces fonds. Nous attendons de voir si aucune autorité ne prendra les fonds qui seront collectés par les députés de l’Assemblée nationale pour les FDS. En effet, Bala Sakandé et « ses hommes » ont annoncé le 24 septembre à la clôture de la deuxième session extraordinaire de l’Assemblée, une cotisation des députés pour venir en aide aux FDS.

Les premiers effets de l’annonce de la marche-meeting

Le CFOP et l’ensemble des forces vives de la nation peuvent d’ores et déjà se réjouir de l’annonce de leur marche-meeting. En effet, depuis cette annonce, certaines lignes ont commencé à bouger. On retiendra notamment :

-La convocation par le Président du Faso, Chef Suprême des Armées le 8 septembre 2018, d’une réunion extraordinaire  du Conseil Supérieur de la Défense Nationale. Au terme de cette importante session, des instructions ont été données pour prendre toutes les mesures, militaires, financières, etc. pour restaurer l’autorité de l’Etat et assurer la sécurité des institutions et des Burkinabè.

-Les rencontres initiées par le PM avec l’ensemble des couches socio-politiques de notre pays pour parler d’une même voix.

-Des frappes aériennes de l’armée burkinabè sur les bases des terroristes de la Kompienga.

-Des mesures de prévention sécuritaires décrétées le 18 septembre par le Gouverneur de la région de l’Est.

-La convocation d’une session extraordinaire de l’Assemblée nationale. A l’issue de cette session, des recommandations fortes ont été faites à l’endroit du Gouvernement.

-L’organisation de rentées politiques par des partis de la majorité présidentielle : au cours de la rentrée du MPP, le ministre d’Etat a demandé à ses collègues de se réveiller car il ne veut de ministres qui dorment sur leurs dossiers etc.

Nous disons que c’est un début, et nous attendons les effets de ces remues ménages. Les Burkinabè n’attendent que cela et c’est bien le rôle de l’Opposition politique d’interpeler le gouvernement quand il dort. Le régime Kaboré ferait bien de remercier et de féliciter l’Opposition et les forces vives de la nation pour cette interpellation républicaine.

Tous ensemble donc le 29 septembre à la marche-meeting pour emmener les autorités à mettre en œuvre l’ensemble des mesures annoncées et à prendre des mesures plus vigoureuses, notamment au plan de la gouvernance administrative, sécuritaire, économique et politique afin que nos populations vivent dans la paix et puissent jouir des fruits de la croissance toujours attendue.

Ouagadougou, le 27 septembre 2018

Pour le Caucus des Cadres pour le Changement

Issouf OUEDRAOGO

Groupe UPC-RD : Exploitation minière et développement des communes en question

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Le groupe parlementaire Union pour le progrès et le changement- Renouveau démocratique (UPC-RD) a tenu, les 21, 22 et 23 septembre 2018 à Houndé, ses deuxièmes journées parlementaires. Occasion pour les députés dudit groupe de plancher sur la problématique la contribution de l’exploitation minière au développement des collectivités territoriales, en partant de l’exemple de la commune de Houndé.

« Contribution de l’exploitation minière au développement  des collectivités territoriales : cas de la commune de Houndé». C’est le thème des deuxièmes journées parlementaires du groupe parlementaire Union pour le progrès et le changement- Renouveau démocratique (UPC-RD) a tenu, les 21, 22 et 23 septembre 2018 à Houndé. Journées tenues les 21, 22 et 23 septembre 2018 à Houndé.

«Il est  indispensable que les populations puissent disposer de leur part, à travers l’opérationnalisation du fonds minier pour le développement local, conformément aux dispositions légales et pour cela il nous faut la meilleure formule pour une réelle contribution de l’or au développement socioéconomiques de Houndé, du Tuy et partant du pays tout entier», a martelé le président du groupe parlementaire UPC-RD, Daouda Simboro. Il continue en indiquant qu’ils ont analysé les conséquences de l’exploitation de l’or, sur l’employabilité des jeunes, sur les conséquences sur l’environnement. Aussi ils ont passé en revue  une disposition légale inscrite dans le code minier qui est le fonds minier pour le développement local  mais qui tarde à être mise en œuvre. Ils ont examiné avec intérêt la problématique pour en dégager de pertinentes recommandations.

Pour Dissan B. Gnoumou, député maire de Houndé, la problématique de l’exploitation de l’or dans la commune de Houndé, c’est d’abord l’orpaillage artisanal, ensuite l’utilisation des produits chimiques, la gestion foncière, les retombées de cette exploitation, sans oublier la question d’employabilité de la jeunesse et les achats locaux.

La cérémonie d’ouverture qui a enregistré la présence du représentant du président de l’Assemblée Nationale  a aussi été marquée par l’intervention du député maire de Houndé. Etaient également de la cérémonie d’ouverture les représentants des groupes parlementaires du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), du  député Lassina Ouattara, du groupe paix justice et réconciliation nationale (PJRN), député Ousmane Ouedraogo et du groupe Burkindlim, député Michel Badira.

Tous les orateurs ont donné leur lecture sur la problématique de l’activité minière au Burkina Faso avant de souligner la nécessité d’œuvrer pour permettre aux communes et villes minières dont Houndé, les  populations  de tirer le meilleur profit dans l’exploitation de l’or.

Les travaux ont pris fin avec une communication sur le thème des journées faite  par Mathurin Somé, conseiller en droit humain qui a eu des échanges nourris. Les présentes journées du groupe parlementaire UPC-RD ont également été marquées par  la visite de la mine de Hounde Gold Operation.

Gafoura Guiro/ Houndé

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 26 septembre 2018

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 26 septembre 2018, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA, Premier ministre, Chef du gouvernement.

Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I.DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A  ADOPTE ONZE (11) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants :

– un décret portant mesures de soutien aux personnels des forces armées nationales (FAN) et à leurs ayants cause en cas de blessures graves ou de décès en service commandé dans le cadre des missions intérieures de lutte contre le terrorisme et l’insécurité ou victimes d’attaques terroristes.

Ce décret permet la prise en charge et l’accompagnement des personnels militaires intervenant de façon opérationnelle dans le dispositif sécuritaire de lutte contre le terrorisme et l’insécurité sur le territoire national, en cas de blessures graves ou de décès.

Le Conseil a instruit les ministres concernés pour que des dispositions similaires soient prises dans les plus brefs délais en faveur des corps  para militaires et des agents publics victimes. Il a également instruit les ministres concernés de soumettre au Conseil un projet de création d’un fonds de soutien à la lutte contre le terrorisme.

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

-un décret portant organisation du 5ème Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH) du Burkina Faso.

Le 5ème RGPH vise à mettre à la disposition des décideurs et des utilisateurs des données actualisées en vue de l’évaluation des politiques et programmes de développement.

Il permettra de connaitre la population résidant au Burkina Faso et fournira des statistiques sur le nombre d’habitants par circonscription administrative et sur leurs caractéristiques.

I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation :

– un rapport relatif à l’organisation de la troisième session du Cadre de concertation et de dialogue entre l’Etat et les Organisations de la société civile (CCD-Etat/OSC).

Le CCD-Etat/OSC est un cadre de dialogue entre les acteurs étatiques et les organisations de la société civile pour échanger sur les problèmes qui entravent le développement de notre pays.

La troisième session du CCD-Etat/OSC, placée sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, est prévue pour se tenir au cours du mois d’octobre 2018 à Ouagadougou, sous le thème « Partenariat Etat-OSC : quels défis pour l’émergence d’un Burkina Faso nouveau ?».

I.1.4. Pour le compte du ministère des Mines et des carrières :

– un décret portant organisation, attributions, composition et fonctionnement de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF).

L’adoption de ce décret permet de renforcer l’effectif de la structure, de fixer son organisation interne et de mieux définir ses liens fonctionnels avec les autres partenaires, conformément à l’article 38 de la loi     N°028-2017/AN du 18 mai 2017 portant organisation de la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses au Burkina Faso.

– un décret portant statut des membres de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF).

L’adoption de ce décret permet de corriger les insuffisances du décret N°2009-057/PRES/PM/MCE/MJ/MEF/DEF/SECU du 23 février 2009 portant statut des membres de la BNAF.

– un décret portant détermination des quantités maximales d’or brut autorisées en possession ou en détention.

L’adoption de ce décret permet de contrôler la possession, la détention, l’achat et la vente de l’or brut au Burkina Faso et de lutter contre la fraude liée à la commercialisation de l’or, conformément à l’article 67 de la loi N°028-2017/AN du 18 mai 2017 portant organisation de la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses au Burkina Faso.

– un décret portant conditions de coulée, de pesée et de colisage de l’or produit industriellement et du contrôle de la quantité et de la qualité de l’or et des autres substances précieuses.

L’adoption de ce décret permettra de mieux assurer le contrôle de la production de l’or et des autres substances précieuses au Burkina Faso, de réduire les cas de fraude dans le domaine de la commercialisation de ces produits, conformément aux articles 16, 17 et 28 de la loi        N°028-2017/AN du 18 mai 2017 portant organisation de la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses au Burkina Faso.

I.1.5. Pour le compte du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière :

– un projet de loi portant Code de l’aviation civile du Burkina Faso.

Ce projet de loi vise à conformer notre pays aux normes et pratiques recommandées par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et aux dispositions de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA).

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

– un rapport relatif à l’état de mise en œuvre du projet d’interconnexion ferroviaire Burkina Faso-Ghana.

Le Burkina Faso et le Ghana ont convenu de réactiver le Comité conjoint d’experts (CCE) sur le projet d’interconnexion ferroviaire Burkina Faso-Ghana.

Les résultats techniques font ressortir une proposition d’itinéraire long de 320 km en territoire burkinabè et de 782 km en territoire ghanéen.

Le Conseil a marqué son accord pour la signature du contrat d’assistance technique avec le groupement Team Engineering/Vision Consult. Il a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour la poursuite diligente du projet d’interconnexion ferroviaire Burkina Faso-Ghana.

I.1.6. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :

– un projet de loi portant Code des investissements au Burkina Faso.

Ce projet de loi vise entre autres l’amélioration du climat des affaires et des investissements, la promotion du secteur privé local et l’attraction des investisseurs étrangers.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

– un décret portant création, attributions, composition et fonctionnement du Cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/secteur privé (CC/ESP).

Créée en 2001, la Rencontre Gouvernement Secteur/Privé a pour but d’échanger autour des préoccupations liées au développement du secteur privé afin d’y trouver des solutions idoines. Cette rencontre se mue en Cadre de concertation Etat/Secteur privé (CC/ESP) pour prendre en compte certaines insuffisances de la Rencontre Gouvernement Secteur/Privé.

I.2. AU TITRE DE LA DYNAMISATION DES SECTEURS PORTEURS POUR L’ECONOMIE ET L’EMPLOI, LE CONSEIL A ADOPTE

Pour le compte du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques

un rapport relatif aux résultats de l’appel d’offres ouvert            N°2018-018T/MAAH/SG/DMP du 10/04/2018 pour l’exécution des travaux d’extension des 170 ha de périmètre irrigué au profit du Programme de restructuration et de mise en valeur de la plaine aménagée de Niofila/Douna, Province de la Léraba, Région des Cascades.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise JOC-ER SA pour un montant de trois milliards cent quatre-vingt-huit millions six cent treize mille neuf cent douze (3 188 613 912) FCFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

II- COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation a fait au Conseil une communication relative au bilan des examens spéciaux organisés du 29 août au 20 septembre 2018, au profit des élèves des régions du Sahel et du Nord. Cette session spéciale s’est déroulée dans de bonnes conditions, permettant ainsi de délivrer 2 721 diplômes aux candidats admis aux examens du Certificat d’études du primaire (CEP), du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et du Baccalauréat (BAC), dans ces deux régions.

II.2. Le ministre de l’Urbanisme et de l’habitat a fait au Conseil une communication relative à la tenue, le 1eroctobre 2018, de la  33ème Journée mondiale de l’Habitat sous le thème « la gestion des déchets solides municipaux ».

II.3. Le ministre de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique a fait au Conseil le bilan de la participation du Burkina Faso à la 7ème session extraordinaire de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (CMAE) et à la 1ère session de la plateforme du Partenariat pour l’Environnement en Afrique qui se sont tenues du 17 au 21 septembre 2018 à Nairobi au Kenya.

A l’occasion, le NEPAD a décerné un trophée au Burkina Faso en guise de reconnaissance pour son leadership exceptionnel dans la gestion et la protection de l’environnement en Afrique.

III. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A.MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Lougri Jean LEGMA, Mle 47 699 R, Inspecteur des Impôts,  Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’Administration de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), pour un dernier mandat de trois (03) ans.

B. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Madame Suzanne YAMEOGO/OUANDAOGO, Mle 44 044 Y, Enseignant-chercheur, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation au Conseil d’Administration du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB), pour un dernier mandat de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

   Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national

Mine d’Inata : 3 personnes dont 2 expatriés enlevées par des ravisseurs

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Selon des sources concordantes, le fils du PDG et le directeur technique de la mine d’Inata dans la province du Soum (Sahel Burkina), ainsi qu’un chauffeur de ladite mine, respectivement de nationalité indienne, sud-africaine et Burkinabè, ont été enlevés par des ravisseurs non encore identifiés  dans la journée de ce dimanche 23 septembre 2018. Une patrouille de la gendarmerie qui tentait d’effectuer un ratissage dans la zone, a été victime d’une embuscade.

Au moment où nous tracions ces lignes, l’on ignorait encore le bilan de cette embuscade. De même le rapt intervenu plus tôt n’était pas encore revendiqué.

Ces enlèvements de membres de personnels miniers dans le Soum intervient à quelques jours de l’ouverture de la troisième édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’ouest (SAMAO 2018), prévue du 27 au 29 septembre 2018 à Ouagadougou sous le thème de «L’Exploitation des Ressources Minérales en Afrique : quelle stratégies pour en faire un moteur de croissance et de développement durable».

Et l’Afrique du Sud qui est le pays invité d’honneur de cette 3e édition de la SAMAO, devrait, naturellement, en plus de sa participation, se préoccuper aussi du sort de son ressortissant enlevé.

Burkina Demain