Les groupes parlementaires de l’opposition représentés par Nicolas Dah de l’UPC, d’Alphonse Nombré du CDP et de François Bacyé du PJRN ont animé une conférence presse ce 31 juillet 2018 au siège du chef de file de l’opposition politique (CFOP). Les enjeux se rapportant au vote des burkinabè de l’extérieur, aux documents qui leur seront exigibles ainsi que les lieux de vote ont été les points majeurs de cette conférence.
Les leaders du CFOP face à la presse à l’isssue de leur point de ce mardi 31 juillet 2018
C’est désormais connu, les burkinabè de l’étranger vont devoir voter en 2020 dans les ambassades et consulats, soit avec la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) ou le passeport. C’est le contenu de la nouvelle loi votée par les députés de la majorité sans ceux de l’opposition hier 30 juillet 2018 à l’Assemblée nationale.
L’opposition politique a proteste ce matin contre cette nouvelle loi qu’elle dit contenir des germes d’exclusion des burkinabè vivant à l’étranger.
C’est « un déni de démocratie »
François Bacyé, président du groupe parlement Paix Justice et Réconciliation Nationale (PJRN) a affirmé que « le code électoral qui contient les règles qui gouvernent doit faire l’objet d’un consensus des acteurs politiques ». Et d’expliquer que, c’est le refus de la majorité parlementaire de prendre en compte leurs observations qui les ont conduit à claquer la porte lors du vote de la loi.
Cette loi, renchérit Nicolas Dah du groupe parlementaire Union pour le Progrès et le Changement (UPC) « est de nature à exclure un grand nombre de Burkinabè vivant à l’étranger ». Et cela est « un dénie de démocratie » viendra protester Alphonse Nombré du Congrès pour la Démocratie et le Progrès.
Pour Gilbert Noel Ouédraogo, président de l’ADF-RDA « si le nouveau système pose problème, il faut se référer tout simplement à l’ancien code. S’il n’y a pas d’entente sur le nouveau, c’est mieux de revenir à l’ancienne formule » préconise t-il.
« L’opposition va changer sa manière de faire »
« Jusqu’à présent et même sous le régime de Blaise Compaoré, il y a toujours eu un consensus minimum sur les pièces de votation c’est la 1ère fois qu’on veut passer en force le vote du code électoral et je pense que cela n’est bon pour le Burkina Faso », dira Gilbert.
Pour Zéphirin Diabré l’opposition s’est longtemps contentée de déclaration et de condamnation. « C’est clair que sur cette affaire là, l’opposition va changer ça manière de faire », a-t-il menacé.
Des dires de Zéphirin le pouvoir veut mettre en place un système qui consisterait à surseoir à l’enrôlement biométrique des jeunes ayant 18 ans pour le confier à l’Office nationale d’identification (ONI). Il appartiendra à l’ONI de « prendre la liste des jeunes ayant 18 ans et de leur envoyer des messages leur demandant de passer récupérer leur carte d’électeur ». Pour Zéphirin cela cache des intentions de délivrance de carte à des électeurs fictifs.
L’autre point de la loi qui met dos-à-dos opposition et majorité, c’est bien les lieux de votation. Pour les députés de l’opposition, maintenir les ambassades et consulats comme lieux de vote, « c’est empêcher nos compatriotes d’aller accomplir leur devoir » s’est offusqué l’honorable Dah de l’UPC.
L’opposition a annoncé qu’elle tiendra des concertations afin de dégager les actions à venir pour empêcher l’application de cette loi.
La déclaration ci-après de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR§/PS) est relative au projet de nouveau code électoral devant permettre aux Burkinabè de l’extérieur de voter en 2020.
«DECLARATION DE L’UNIR-PS SUR LE CODE ELECTORAL EN COURS D’ADOPTION A L’ASSEMBLEE NATIONALE
L’Union pour la Renaissance -Parti Sankariste, fidèle à sa ligne politique, voudrait rappeler au peuple et à l’ensemble de la communauté nationale et internationale que le vote des Burkinabè de l’étranger fait partie de sa lutte depuis sa création.
Aussi, elle a accueilli avec satisfaction le projet de loi portant révision du code électoral pour permettre le vote des Burkinabè vivant dans les pays amis, transmis par le gouvernement à l’Assemblée Nationale.
Ce projet de loi fait suite à l’engagement de son Excellence Monsieur le Président du Faso, engagement pris lors de sa campagne électorale en 2015.
Cette loi, qui sera votée par l’Assemblée Nationale du Burkina Faso le Lundi 30 Juillet 2018, consacrera cette volonté d’inclure tous les Burkinabè dans la gestion des affaires de notre pays, qu’ils soient de l’Extérieur ou de l’intérieur.
Au regard des avancées majeures que ce projet de loi consacre, l’Union pour la Renaissance-Parti Sankariste :
-instruit ses députés à voter en bloc avec les autres députés de la majorité présidentielle pour ce projet de loi,
– appelle le peuple du Burkina Faso aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur à soutenir massivement cette loi.»
L'ancien président zimbabwéen, Robert Mugabe, face la presse ce dimanche 29 juillet 2018
Alors que les Zimbabwéens pour se préparent à se rendre demain aux urnes dans le cadre de la présidentielle du 30 août ; l’ancien président, Robert Mugabe (94 ans), a animé ce dimanche 29 juillet une conférence de presse pour marquer clairement son désaccord avec son ex-bras droit et successeur Emmerson Mnangagwa, en lice et donné favori pour le scrutin de lundi qui opposent 23 candidats.
L’ancien président zimbabwéen, Robert Mugabe, face la presse ce dimanche 29 juillet 2018
Si Emmerson Mnangagwa (75 ans) parvenait à remporter la présidentielle zimbabwéenne de lundi 30 août pour lequel il est donné favori parmi 23 candidats ; ce ne sera pas avec la voix de son ex-mentor Robert Mugabé qui a donné de la voix ce dimanche 29 juillet à Hararé au cours d’une conférence de presse surprise. «Je ne peux pas voter pour ceux qui m’ont mal traité, je ferai mon choix parmi les 22 autres candidats», a indiqué l’ex-président Mugabé à la question de savoir qui il votera.
Les choses sont donc claires : l’ancien chef de l’Etat ne votera ni pour le parti présidentiel dont il est le fondateur, la Zanu-PF, ni naturellement pour Emmerson Mnangagwa, porte-étendard du parti à l’élection. Mugabé n’a pas encore digéré son éviction du pouvoir. Alors, tout le monde se demande si cette prise de position à la veille du scrutin suffira à faire basculer le scrutin du côté de l’opposition, notamment de Nelson Chamisa (40 ans), candidat du plus vieux parti d’opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC). Bien malin qui saura répondre à cette question à ce stade de processus électoral. Wait and see.
Des leaders de l'opposition au 2e congrès ordinaire de l'UPC tenu le week-end écoulé
Dans ce compte rendu de la dernière réunion ordinaire du Cadre de concertation du chef de file politique (CC-CFOP) ; l’opposition assure que «la majorité n’a aucune pris en compte la carte consulaire au titre des documents de votation de la diaspora». C’est entre autres, l’une de ses «profondes divergences» avec la majorité.
Zéphirin Diabré, Chef de file de l’opposition politique, le 21 juillet au palais des Sports de Ouaga 2000, à l’ouverture du 2e congrès ordinaire de son parti, l’UPC
«Compte-rendu de la réunion ordinaire du 24 juillet 2018
Le Cadre de Concertation du Chef de file de l’Opposition politique (CC-CFOP) a tenu une réunion ordinaire le mardi 24 juillet 2018 au siège du CFOP. Présidée par le Chef de file de l’Opposition, la réunion portait sur les points suivants :
-La situation nationale ;
-La vie du cadre ;
-Divers.
A l’entame de la rencontre, le Chef de file de l’Opposition a remercié les présidents de partis d’opposition pour la solidarité et le soutien dont ils ont fait preuve à l’occasion du deuxième Congrès ordinaire de son parti, l’UPC, les 20, 21 et 22 juillet derniers. Les participants ont, quant à eux, félicité M. Zéphirin DIABRE et l’UPC pour le grand succès de ce congrès, qui témoigne de la vitalité et de la force du principal parti d’opposition. Ils ont également félicité le Président DIABRE pour sa réélection à la tête de l’UPC.
Des leaders de l’opposition au 2e congrès ordinaire de l’UPC tenu le week-end écoulé
Au titre de la situation nationale,
Le cadre de Concertation a échangé sur l’examen du projet de loi portant Code électoral à l’Assemblée nationale. L’Opposition politique déclare que sur cette question, il n’y a jamais eu de consensus de la classe politique, contrairement à ce que le gouvernement a affirmé dans l’exposé des motifs du projet de loi soumis à l’Assemblée nationale.
En effet, de profondes divergences demeurent entre l’Opposition et la Majorité, notamment sur les conditions de vote des Burkinabè de l’extérieur, et sur l’enrôlement des électeurs.
Sur le premier point, la Majorité n’a aucunement pris en compte la carte consulaire au titre des documents de votation de la diaspora, malgré l’insistance de l’Opposition lors des rencontres avec les administrations techniques chargées des élections et la Présidence du Faso. Ces cartes consulaires sont biométriques et il est mentionné qu’elles « tiennent lieu de cartes nationales d’identité burkinabè ». Selon les données statistiques, 980.000 cartes consulaires sont biométriques sur un total de 985.000 détenues par l’ensemble de la diaspora. Le CFOP insiste et persiste sur la nécessité de prendre en compte cette pièce au titre des documents de vote.
En outre, le projet de loi maintient l’enceinte unique des ambassades et consulats comme lieu d’emplacement des bureaux de vote. L’Opposition a proposé l’élargissement des bureaux de vote à d’autres lieux, mais en accord avec le pays hôte. Cette pratique et déjà une réalité dans certains pays de la sous-région.
Il y a, en plus, des imprécisions dans le texte au niveau de certains articles du projet de loi, notamment l’article 53 nouveau : « Il est délivré à l’électeur un document tenant lieu de récépissé identifiant son bureau de vote ». Il est nécessaire de préciser de quel type de document il s’agit.
Une autre réforme phare divise l’Opposition et la Majorité. Il s’agit de l’introduction du nouveau système d’enrôlement proposé par la CENI.
En rappel, ce nouveau système consiste à supprimer le déploiement sur le terrain des missions d’enrôlement de la CENI tel que cela se passait jusque-là, et à s’appuyer sur le fichier de l’Office National d’Identification pour détecter chaque année les nouveaux électeurs en âge de voter, c’est à dire ceux qui ont atteint 18 ans. En utilisant ce fichier de l’ONI, la CENI enverrait des SMS à ces nouveaux électeurs pour leur indiquer leurs bureaux de vote.
Tout au long des discussions qui ont eu lieu au palais de Kossyam, l’Opposition n’a eu de cesse de faire comprendre au Gouvernement et au Président de la CENI, tous favorables à ce nouveau système, que celui-ci comporte des risques énormes de fraude informatique. Du reste, cette approche constitue un recul démocratique car in fine, c’est l’ONI, contrôlé par le Ministère de la Sécurité, qui sera la source du fichier électoral, et non la CENI, qui avait ce privilège par le biais de l’enrôlement.
Il est important pour l’opinion nationale et internationale de savoir que c’est justement cette technique-là qui est en train de poser problème à l’élection présidentielle malienne en cours. L’opposition dénonce des doublons et des électeurs fictifs glissés par le pouvoir malien dans le fichier de leur « ONI ». Cette « nouvelle technique » est donc une porte ouverte à la fraude, à la manipulation du fichier électoral, et même à l’intrusion de forces ennemies dans le processus électoral de 2020.
Le projet de loi sera examiné et voté probablement le lundi 30 juillet à l’Assemblée nationale. C’est un passage en force et un mépris vis-à-vis d’une grande partie du peuple burkinabè représentée par l’Opposition.
La révision d’une loi sensible comme le Code électoral doit se faire par consensus, pour la préservation de la paix sociale et de la confiance des acteurs politiques au système électoral. S’il n’y a pas d’accords sur des points précis, les anciennes dispositions doivent être maintenues. Mais, dans le cas d’espèce, le régime du MPP est sur le point d’opérer un passage en force.
L’Opposition affirme dès à présent qu’elle ne reconnaîtra pas un Code électoral imposé par le MPP et alliés. Par conséquent, elle combattra farouchement cette loi avec les moyens légaux si, malgré tout, le MPP venait à opérer ce passage en force.
Le second point de la vie nationale avait trait à la nomination d’un nouvel organe du Conseil supérieur de la communication (CSC). La désignation de M. Mathias S. TANKOANO, ainsi que celle de l’équipe qui l’accompagne, est censée mettre un terme à la crise institutionnelle qui avait cours au CSC.
Mais, pour l’Opposition politique, la gymnastique juridique dont a usé le MPP pour faire passer ses hommes de mains, indique que le souci de nos dirigeants n’était pas de résoudre la crise, mais plutôt d’en profiter pour contrôler cet organe de régulation.
En prélude à l’examen et au vote de la nouvelle loi portant attribution, composition et fonctionnement du Conseil supérieur de la communication, le Chef de file de file de l’Opposition avait adressé le 19 mars 2018, une lettre au Président du Faso. Dans cette correspondance, le CFOP attirait l’attention du Président sur le fait que cette loi ne tenait aucunement compte de l’Opposition politique dans la désignation des conseillers, membres permanents du CSC.
En rappel, cette loi donne au Président du Faso un quota e 03 membres, au Président de l’Assemblée 02 membres, au Conseil constitutionnel 01 membre, et aux associations professionnelles des médias 03 membres.
Le CSC joue un rôle important dans l’équilibre de la démocratie, donc de la paix sociale. Or, à cause de la nouvelle loi votée par la Majorité, cette institution ne sera plus qu’un instrument de musellement de la presse.
TANKOANO, était jusque-là conseiller spécial du Président du Faso chargé des questions juridiques du Chef de l’Etat.
Le nommer à la tête du CSC indique clairement une intention de contrôler et museler l’information au profit du pouvoir en place. Cette intention est d’autant plus visible qu’il n’est pas un spécialiste des questions d’information. Même si rien n’interdit qu’un juriste soit nommé à ce poste, la tradition a voulu que jusque-là, ce soit des spécialistes de la communication qui sont désignés pour l’occuper ( Adama Fofana, Luc Adolphe Tiao, Béatrice Damiba, Nathalie Somé).
Le MPP regorge de spécialistes de la communication, qui se sont battus pour leur parti pour la conquête du pouvoir. S’ils ont été royalement ignorés, ce qui au passage constitue une bonne leçon pour eux, c’est parce que le Président du Faso voulait d’un homme de main à ce poste.
Il appartient à la corporation des hommes de médias de se battre pour garantir l’indépendance de leur institution. En tout état de cause, l’Opposition politique les rassure de son soutien indéfectible à la liberté d’expression et de la presse.
Au titre de la vie du Cadre, les participants ont examiné la demande d’adhésion de deux partis politiques au CC-CFOP. Il s’agit du Front Patriotique pour le Renouveau (FPR) présidé par M. Aristide OUEDRAOGO et du Mouvement pour la Démocratie et la Renaissance (MDR) présidé par M. Marcel OUEDRAOGO. Les deux partis ont été acceptés par les membres du Cadre, à l’unanimité. Les partis politiques membres du Cadre de concertation sont désormais au nombre de 28.
D’autres demandes d’adhésion sont en cours d’examen.
Les participants ont aussi été informés, que M. Zacharie Sorgho, Président du PRDF, a informé par courrier le Chef de file de l’Opposition que son parti quittait le CFOP.
Débutée à 18 heures, la réunion a pris fin à 21h, après l’examen de quelques points de divers.
Ouagadougou, le 25 juillet 2018»
Le service de communication du Chef de file de l’Opposition
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mardi 24 juillet 2018, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 15 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I .DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE CINQ (05) RAPPORTS.
I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
deux décrets portant respectivement classement indiciaire et régime indemnitaire applicables aux fonctionnaires de la fonction publique hospitalière.
L’adoption de ces décrets permet au gouvernement de respecter ses engagements vis-à-vis des syndicats du ministère de la Santé.
I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation :
un décret portant création, attributions, composition et fonctionnement du Comité de suivi et de contrôle des Fondations.
L’adoption de ce décret permet au Comité de suivi et de contrôle des Fondations de remplir convenablement ses missions et de se conformer à la loi n°008-2017/AN du 23 janvier 2017 portant régime juridique applicable aux Fondations au Burkina Faso.
I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Energie :
un décret portant approbation des statuts de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL).
L’adoption de ce décret permet à la SONABEL de se conformer à la loi n°14-2017/AN du 20 avril 2017 portant réglementation générale du secteur de l’énergie, aux dispositions communautaires et réglementaires applicables aux sociétés d’Etat au Burkina Faso.
I.1.4. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :
Deux (02) décrets portant respectivement adoption du Plan d’industrialisation accélérée du Burkina Faso et création, attributions, organisation et fonctionnement du Secrétariat technique chargé du suivi de la mise en œuvre du Plan d’industrialisation accélérée du Burkina Faso.
L’adoption de ces décrets contribuera à la mise en place d’unités industrielles compétitives et à forte valeur ajoutée dans les filières porteuses de l’économie.
I.1.5. Pour le compte du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique :
un rapport relatif à l’institution d’une Journée nationale de l’arbre (JNA).
La JNA se tiendra chaque premier samedi du mois d’août pour compter de l’année 2019. Cette journée vise à susciter une participation citoyenne à la restauration du couvert végétal par des actions de plantation, d’entretien et de protection d’arbres afin d’assurer la gestion durable des ressources naturelles et environnementales comme inscrite dans le Plan national de développement économique et social (PNDES).
Le Conseil a marqué son accord pour l’institution de cette Journée nationale de l’arbre au Burkina Faso.
I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE
Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :
un rapport relatif à trois (03) décrets portant respectivement création d’emplois, nomination d’Enseignants dans les emplois de Professeur titulaire et nomination d’Enseignants dans les emplois de Maître de conférences à l’Université Nazi BONI.
L’adoption de ce rapport permet la création de vingt-cinq(25) emplois repartis ainsi qu’il suit :
trois (03) emplois de Professeur titulaire dont un emploi en Mathématiques appliquées à l’Unité de formation et de recherche en Sciences et techniques (UFR/ST), un emploi en Sciences halieutiques et un emploi en Zootechnie-nutrition et alimentation animales à l’Institut du développement rural (IDR) ;
deux (02) emplois de Maître de Conférences dont un en Informatique à l’Ecole supérieure d’informatique (ESI) et un emploi en Mathématiques appliquées à l’Unité de formation et de recherche en Sciences et techniques (UFR/ST) ;
vingt(20) emplois de Maître assistant et Maître assistant hospitalo-universitaire dont cinq (05) à l’Unité de formation et de recherche en Sciences et techniques (UFR/ST), deux (02) à l’Institut du développement rural (IDR), onze (11) à l’Institut des Sciences de la santé (IN.S.SA), un en informatique à l’Ecole supérieure d’informatique (ESI) et un en Sciences du langage à l’Institut universitaire de technologie (IUT).
II COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le Ministre des Affaires étrangères et de la coopération a informé le Conseil de l’ouverture prochaine de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas à Ouagadougou au Burkina Faso.
Le Conseil se félicite de la reprise des relations diplomatiques avec ce pays.
II.2. Le Secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres a fait une communication relative à l’exploitation d’une plateforme électronique de gestion et de partage des dossiers en Conseil des ministres. Cette Plateforme sera mise en œuvre grâce à l’application « Dossiers électroniques du Conseil » (DEC) et permettra la mise à disposition de façon électronique des dossiers du Conseil des ministres au profit des ministères et institutions.
En outre cette plateforme électronique contribuera à réduire l’usage du papier et les charges dans l’administration publique et à protéger l’environnement.
III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT
Madame Jacqueline Anne Marie Christiane LOMPO, Mle 47 672 J, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 11ème échelon, est nommée Directrice générale du contrôle des marchés publics et des engagements financiers ;
Monsieur Kalifa COULIBALY, Mle 57 201 F, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Agent comptable de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou ;
Monsieur Boundi Aimé COULIDIATI, Mle 58 424 C, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique ;
Monsieur Issa DIANDA, Mle 39 671 L, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique ;
Madame Fatima TIEMTORE/SAMBO OUMAROU, Mle 59 633 R, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Directrice du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du ministère de l’Eau et de l’assainissement ;
Madame Kilo Jacqueline KI/PARE, Mle 235 887 C, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du ministère de la Santé ;
Monsieur Issouf KANON, Mle 104 812 Z, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille.
B.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRIORIALE ET DE LA DECENTRALISATION
Monsieur Adama MOYENGA, Mle 208 059 F, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Responsable du Programme « Pilotage et soutien des services », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
Monsieur Idrissa KOANDA, Mle 97 427 C, Administrateur civil, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Responsable du Programme « Décentralisation » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des collectivités territoriales ;
Monsieur Victorien Narcisse OUANGRAOUA, Mle 28 135 D, Administrateur civil, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Responsable du Programme « Administration du territoire » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de l’administration du territoire ;
Monsieur Maxime BOUDA, Mle 28 170 X, Administrateur civil, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Responsable du Programme « Etat-civil » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la modernisation de l’Etat civil ;
Monsieur Lazare YAGO, Officier, est nommé Responsable Programme « Protection civile » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la protection civile.
C.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION
Monsieur Abdoulaye HEMA, Mle 104 426 X, Administrateur civil, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Secrétaire général de l’Université Ouaga II ;
Monsieur Sado TRAORE, Mle 46 281, Maître de conférences en mathématiques appliquées est nommé Professeur titulaire en Mathématiques appliquées à l’Unité de formation et de recherche en Sciences et techniques (UFR/ST) de l’Université Nazi BONI pour compter du 20 juillet 2017 ;
Monsieur Aboubacar TOGUYENI, Mle 49 636, Maître de conférences en Sciences halieutiques, est nommé Professeur titulaire en Sciences halieutiques à l’Institut du développement rural (IDR) de l’Université Nazi BONI pour compter du 20 juillet 2017 ;
Madame Valérie Christiane BOUGOUMA/YAMEOGO, Mle 74 838, Maître de conférences en Zootechnie-Nutrition et alimentation animales est nommée Professeur titulaire en Zootechnie-nutrition et alimentation animales à l’Institut du développement rural (IDR) de l’Université Nazi BONI pour compter du 20 juillet 2017 ;
Monsieur Boureima SANGARE, Mle 204 417, Maître-assistant en Mathématiques appliquées est nommé Maître de conférences en Mathématiques appliquées à l’Unité de formation et de recherche en Sciences et techniques (UFR/ST) de l’Université Nazi BONI pour compter du 20 juillet 2017 ;
Monsieur Tiguiane YELEMOU, Mle 110 981, Maître-assistant en Informatique est nommé Maître de conférences en Informatique à l’Ecole supérieure d’informatique (ESI) de l’Université Nazi BONI pour compter du 20 juillet 2017.
D.AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE L’ALPHABETISATION
Monsieur Ramani OUEDRAOGO, Mle 41 328 U, Professeur certifié, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Chargé de missions en remplacement de Monsieur Samdpawendé OUEDRAOGO ;
Madame Bernadette YAMEOGO/NANA, Mle 20 106 R, Inspectrice de l’enseignement du 1er degré, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Conseiller technique en remplacement de Monsieur Issaka LANKOANDE.
E.AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
Madame Téwendé Céline Alice Rosine KIBA KOUMARE, Mle 99 480 G, Pharmacien biologiste, catégorie P6, est nommée Directrice générale du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) ;
Monsieur Assane OUANGARE, Mle 46 473 F, Médecin de santé publique, catégorie P6, classe terminale, 1er échelon, est nommé Directeur des statistiques sectorielles ;
Monsieur Ounanlini THIOMBIANO, Mle 53 732 P, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier universitaire Souro Sanou.
F.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE
Monsieur Ismaël Somlawendé NACOULMA, Gestionnaire, est nommé Directeur général du Fonds de développement de l’électrification (FDE).
G.AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT
Monsieur Soabou DIALLO, Mle 104 265 M, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général de la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR).
Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,
Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national
A la clôture du 2e congrès de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), tenu le dimanche 22 juillet 2018, Zéphirin Diabré s’est prononcé sur les critiques relatives à son rapprochement avec l’ex-majorité, le CDP et l’ADF-RDA. Il a aussi indiqué la démarche que compte adopter l’opposition pour l’élection présidentielle de 2020.
Zéphirin Diabré lors du 2e congrès de l’UPC
Pour ceux qui critiquent son rapprochement avec le CDP et l’ADF -RDA, le président de l’UPC répond qu’on ne va pas continuer indéfiniment à reprocher au CDP d’avoir gérer le pays.
Il estime que le CDP a subi des sanctions. Pour lui, le CDP est un parti légal et non un parti clandestin. « Si on estime que le CDP ou l’ADF-RDA n’ont pas droit à faire la politique qu’on prenne une loi pour dire qu’ils n’ont pas droit à faire de la politique et c’est tout.», s’est offusqué Zéphirin.
A l’entendre, il faut une sorte de courtoisie à l’égard du CDP. « A l’UPC nous sommes contents de coopérer avec l’ancienne majorité. D’ailleurs dit-il « l’opposition travail pour voir comment trouver un schéma coordonné en 2020 ».
A la question de savoir ce qu’il en est de la candidature unique au sein de l’opposition Zéphirin réplique « est-ce que c’est la meilleur formule, ce n’est pas forcement la meilleur formule ».
Sur la question du vote des burkinabè de l’étranger, Zéphirin estime que les pièces exigées et les lieux de votes sont de natures à empêcher certains compatriotes de voter. Pour le président du parti du lion, ce sont «les compatriotes de la Côte d’Ivoire qui font peur au MPP ».
Il a expliqué que « toute la gymnastique qu’ils sont entrain de faire, s’ils avaient le sentiment que les burkinabè de l’étranger allaient voter en leur faveur, ils seraient les premiers à dire que n’importe quel document peut être utilisé pour voter. Ce qu’ils racontent ce sont des histoires, ils ont peur que les burkinabè de la Côte d’Ivoire ne votent pas pour eux ».
A entendre Zéphirin cette « phobie » n’est pas justifiée, car « qu’est ce qui dit que ceux de la Côte d’Ivoire ne vont pas voter pour eux ?».
« Nous on ne lâchera pas de prise » a-t-il martelé, puis d’ajouter que les députés de l’opposition feront entendre de la voix à l’hémicycle. Concernant le fichier électoral le camp de la majorité et de l’opposition semble ne pas s’entendre.
Des dires de Zéphirin le pouvoir veut mettre en place un autre système qui consisterait à surseoir à l’enrôlement biométrique des jeunes ayant 18 ans pour le confier à l’Office nationale d’identification (ONI). Il appartiendra à l’ONI de « prendre la liste des jeunes ayant 18 ans et de leur envoyer des messages leur demandant de passer récupérer leur carte d’électeur ». Pour Zéphirin s’il y avait « la confiance » entre eux, acteurs politiques, cela ne devrait poser aucun problème.
« Le drame c’est que nous sommes des pays de cagoulés. Comment laisser le ficher électoral, et aller à l’ONI pour établir des cartes d’électeurs sur la base d’un fichier que personne n’a vu ? S’interroge t-il. Selon lui, il ne s’agit pas ici d’un manque de confiance à l’Etat mais plutôt c’est que « nous nous ne faisons pas confiance aux politiciens, nous nous connaissons trop » a t-il insisté. Toutefois il dit reconnaître que «l’instrument est bon, mais ici, si vous donner cette possibilité au MPP ‘’pati sankana’’ », a-t-il conclu.
Après une incontestable victoire 3-1 au match-aller à Ouagadougou le 14 juillet dernier, les Etalons Juniors ont confirmé ce samedi 21 juillet à Libreville en remportant le match retour par un but à zéro face aux Panthères du Gabon. Les jeunes et valeureux footballeurs burkinabè obtiennent ainsi leur billet qualificatif pour la prochaine coupe africaine des Juniors qui aura en 2019 au Niger.
Comme au match aller à Ouaga, les Etalons Juniors ont assuré à Libreville en s’imposant de nouveau
Il aura été incontestablement l’un des artisans de la qualification des Etalons Juniors pour la phase finale de la prochaine coupe d’Afrique au Niger en 2019 ; qualification acquise ce samedi à Libreville face aux Panthères du Gabon, battues 0-1. Lui, c’est Abdoul Fessal Tapsoba, l’auteur de l’unique but du match retour. Au match-aller déjà à Ouaga, le buteur né s’était illustré en marquant deux des trois buts de la rencontre. Félicitations aux Etalons Juniors et à l’encadrement technique, notamment au coach Seraphin Dargani pour cette qualification historique !
C’est ce vendredi 20 juillet 2018 qu’ont débuté au palais des sports de Ouaga 2000 les travaux du deuxième congrès ordinaire de l’Union pour le progrès et le changement (UPC). Pour le parti du lion qui entend au cours de ces assises poser les bases de sa stratégie pour la conquête du pouvoir suprême en 2020, c’est le congrès de tous les défis.
Défi de la cohésion interne avec la fronde des fondateurs de l’UPC-RD, défi de la sécurité du pays, défi des alliances politiques stratégique, etc. Ces défis seront au cœur du deuxième congrès ordinaire de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) dont les travaux ont débuté ce vendredi à Ouagadougou. Mais, le premier défi reste évidemment la mobilisation des militants au cours du présent congrès. Il s’agira avant tout de réussir à remplir le palais des sports qui accueille les congressistes. Et pour marquer les esprits, le président du parti Zéphirin Diabré sera escorté de chez lui jusqu’au palais des sports ce samedi 21 juillet, jour de l’ouverture officielle du congrès. La clôture du congrès est attendue dimanche dans l’après-midi.
Me Bénéwendé Stanislas Sankara le 17 juillet dernier à la tribune de la CPI
Le vice-président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, Me Bénéwendé Stanislas Sankara a plaidé le 17 juillet 2018, à La Haye, aux Pays-Bas, afin que la Cour pénale internationale (CPI) connaisse aussi des cas liés à la corruption, «un crime préjudiciable au développement des Etats et qui maintient les populations dans la pauvreté».
Me Bénéwendé Stanislas Sankara le 17 juillet dernier à la tribune de la CPI
Devant la barre de la CPI -devenue pour le temps d’une commémoration une tribune- le vice-président de l’Assemblée nationale burkinabè a d’abord réitéré l’engagement du Burkina Faso en faveur du Statut de Rome.
«Au moment où la CPI fait l’objet de vives critiques, au moment où de vifs assauts sont lancés contre le Statut de Rome, les victimes attendent que justice leur soit rendue et en adhérant à la CPI, le Burkina Faso veut que leurs cris de douleurs soient entendus. Pour le Burkina Faso, la Cour demeure le meilleur instrument pour mettre fin à l’impunité», a lancé Me Sankara.
Insistant sur les idéaux de lutte contre l’impunité et la corruption qui ont caractérisé sa vie, le vice-président du parlement burkinabè, ci-devant, président de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS) a lancé : «Parce que la justice est nécessaire pour le développement, la Cour devrait se saisir de la lutte contre la corruption, un crime préjudiciable au développement de beaucoup de nos Etats et qui maintient ou conduit nos populations à la pauvreté voire à la misère», a-t-il plaidé.
Me Sankara qui s’exprimait au siège de la CPI à La Haye à l’occasion des activités commémoratives du 20è anniversaire du Statut de Rome, le traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI) a rappelé certaines critiques formulées à l’encontre de la Cour et appelé ses animateurs à être plus proches des Etats membres.
Ce 20è anniversaire du traité fondateur de la CPI a été célébré en présence de représentants de haut niveau de plus de 30 États membres dont le chef de l’Etat nigérian Muhammadu Buhari.
Appelant les Etats qui n’ont pas encore adhéré au Statut de Rome à le faire afin que la CPI soit un tribunal universel, le président Buhari, connu comme le chantre de la lutte contre la corruption en Afrique a rappelé qu’ «une CPI forte et efficace démontre(rait) l’attachement de la communauté internationale à l’Etat de droit».
Quant à la Procureure de la CPI, la gambienne Fatou Bensouda, elle a, à l’aune de sa pratique du Statut de Rome, appelé les Etats membres à réfléchir aux moyens de rendre le système du Statut de Rome plus efficace. «Alors que nous commémorons le 20ème anniversaire de l’adoption du Statut de Rome, nous nous devons, à nos enfants et aux générations futures, de soutenir et de préserver pleinement le système de justice pénale internationale en constante évolution, et la CPI en tant que pilier central», a-t-elle indiqué.
Le président de la CPI, le juge nigérian Chile Eboe-Osuji, a rappelé de son côté que le Statut de Rome avait été adopté avec la vision d’un monde dans lequel les atrocités qui choquent la conscience de l’humanité ne seraient plus commises en toute impunité. Il a dit que les réflexions sur le 20ème anniversaire du traité devraient se concentrer sur ce que cette nouvelle génération va faire avec l’héritage «monumental» que lui a légué les «visionnaires» qui ont lancé la CPI en 1998 en adoptant ses statuts à Rome, dans la capitale italienne.
«Veillons à ce que les allégations de crimes les plus graves soient accueillies par une réponse judiciaire solide, équitable et impartiale – au niveau international en dernier recours, lorsque les systèmes nationaux s’avèrent incapables de donner aux victimes leur droit à la justice. Faisons en sorte de ne pas abandonner ceux qui ont travaillé si dur pour faire du Statut d’une Cour pénale internationale une réalité» a plaidé –ce n’est pas de coutume pour lui-, le président de la CPI, le juge Eboe-Osuji.
Une cour contre les Africains
Cette commémoration du 20è anniversaire de la CPI a été marquée par un symposium au cours duquel les débats ont tourné autour du droit des victimes, du financement de la Cour dont le budget stagne depuis cinq ans. Les idées reçues sur une CPI qui serait tournée «uniquement contre les Africains», ou «une justice des blancs» ou des «vainqueurs contre les vaincus» a fait l’objet de vifs échanges. Il en ressort que dans quasiment tous les dossiers traités par la Cour, ce sont les Etats africains qui ont, de leurs propres chefs, saisi la CPI.
La récente libération de Jean-Pierre Bemba Gombo, le leader de l’ex rébellion congolaise du Mouvement de libération du Congo (MLC) alors poursuivi pour des crimes de guerre commis en République centrafricaine au début des années 2000 a fait l’objet d’échanges, chacun y allant de ses argumentaires sur la décision des juges de la CPI, qui se sont naturellement bien gardés de revenir publiquement sur les débats qui ont conduit à cette décision.
Le fait que certains Etats surtout ceux membres du Conseil de sécurité des Nations Unies comme les Etats-Unis, la Russie ou la Chine se soient soustraits à la Cour fait aussi l’objet de débats. Un des juges de la Cour, a fait observer que par le truchement du Conseil de sécurité, ces Etats continuent d’instruire à la Cour d’engager des poursuites contre des citoyens d’autres Etats alors qu’eux-mêmes ne sont parties au Statut de Rome. Cela, se désole, le juge, nourrit légitimement les critiques contre la Cour qui fait parfaitement son travail.
A la veille de l’audience solennelle commémorative du Statut de Rome, la CPI a organisé le 16 juillet 2018, dans les locaux de la Cour suprême des Pays-Bas, à La Haye, un procès fictif dans lequel un jeune capitaine est attrait devant elle pour crimes de guerre. Le jeune pilote est accusé d’avoir commis un crime de guerre en dirigeant un raid aérien contre un village sans défense le réduisant complètement en décombre. Il s’agissait pour le tribunal fictif, de déterminer si le jeune officier subalterne a agi sous la contrainte, en obéissant aux ordres de ses supérieurs, s’il souffrait de déficit ou de déficience mentale au moment des faits comme il le prétend et méritait à ce titre de circonstances atténuantes. En effet, le jeune pilote, affirme avoir agi sous l’autorité de ses chefs militaires qu’il n’aimait pas par ailleurs, et qui le lui rendait bien, qu’en outre, il s’était engagé dans l’armée sans savoir qu’on l’enverrait tuer des populations civiles et qu’il redoutait la Cour martiale s’il désobéissait aux ordres. Au final, le jury composé d’ambassadeurs en poste à La Haye, a relaxé le jeune pilote de guerre. Quoiqu’il qu’il convienne de noter que la CPI n’a pas de jury.
Le Statut de Rome, le traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI) a été adopté le 17 juillet 1998 dans la capitale italienne. Reconnue aujourd’hui par 120 pays, la CPI est la première cour pénale internationale permanente créée pour mettre fin à l’impunité des auteurs des crimes liés notamment au génocide, aux crimes contre l’humanité, aux crimes de guerre et au crime d’agression.
Le Statut de Rome, fondateur de la CPI, a aussi créé un Fonds au profit des victimes qui dispose d’un double mandat : mettre en œuvre les réparations ordonnées par la Cour et apporter une réhabilitation physique, psychologique et matérielle aux victimes survivantes, à leurs familles et aux communautés affectées. Le FPV assiste les survivants afin qu’ils puissent commencer le processus de guérison et reconstruire leur vie, et puissent promouvoir la réconciliation et la paix. Le japonais Motoo Noguchi est l’actuel président du Conseil de direction du Fonds.
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 18 juillet 2018,en séance ordinaire, de 09 H 45 mn à 16 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE HUIT (08) RAPPORTS.
I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
un décret portant création de l’Agence nationale de régulation pharmaceutique (ANRP).
La création de l’ANRP permet de renforcer le cadre réglementaire du secteur pharmaceutique au Burkina Faso et de se conformer aux recommandations de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt n° CBF 1291 01 C conclu le 29 mars 2018 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l’Agence française de développement (AFD) pour le financement du Projet d’agriculture contractuelle et transition écologique (PACTE).
Le PACTE vise à satisfaire la demande alimentaire par le développement de l’agriculture contractuelle, l’intensification agro-écologique et la professionnalisation des acteurs.
D’un coût global de 38,5 millions d’euros soit 25,254 milliards de FCFA, ce projet est financé par l’Etat burkinabè, les bénéficiaires, l’AFD et l’Union européenne.
I.1.3. Pour le compte du ministère de la Santé :
un décret portant approbation des statuts particuliers de l’Agence nationale de régulation pharmaceutique (ANRP).
L’adoption de ce décret permet à l’ANRP de remplir efficacement ses missions et de se conformer aux dispositions du décret n°010-2014-615/PRES/PM/MEF/MS du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de santé (EPS).
un rapport relatif à l’adoption du document de Politique sectorielle santé (PSS) 2018-2027.
La PSS se décline selon la vision suivante : « un meilleur état de santé possible pour l’ensemble de la population à travers un système de santé nationale accessible, performant et résilient à l’horizon 2027 ». Elle vise l’amélioration de l’accès aux services de santé et aux soins de qualité, la disponibilité et la bonne gestion des ressources en santé, la baisse significative des morbidités liées aux maladies transmissibles et non transmissibles ainsi que la réduction de la mortalité maternelle et infantile.
I.1.4. Pour le compte du ministère de l’Energie :
un rapport relatif à un projet d’acquisition et d’installation de « Backups solaires » en faveur des ménages, PME/PMI : prêt solaire à taux zéro-crédit revolving.
Les « Backups solaires » sont des armoires énergétiques hybrides, mobiles et faciles à installer. Ce projet vise à compléter l’approche « constructions de grandes centrales photovoltaïques raccordées au réseau et projets dans le milieu rural à travers l’électrification solaire décentralisée par des systèmes in/off Grid ».
Ce projet permettra à terme de réduire la subvention de l’Etat à la SONABEL et de créer des conditions d’équilibre des comptes de cette société.
Le coût global du projet dans sa phase pilote est estimé à deux milliards cinq cent dix millions trente-quatre mille quatre cent quatre-vingt-dix-huit (2 510 034 498) FCFA HT.
I.1.6. Pour le compte du ministère des Ressources animales et halieutiques :
un décret portant création, attributions, composition et fonctionnement du Comité national de la pêche et de l’aquaculture.
L’adoption de ce décret permet au Comité national de la pêche et de l’aquaculture de remplir efficacement ses missions.
un décret portant classement du Plan d’eau de Samendéni en périmètre halieutique d’intérêt économique (PHIE) et modalités de sa gestion.
Ce décret vise à assurer une gestion durable des ressources halieutiques du Plan d’eau de Samendéni à travers la cogestion.
L’adoption de ce décret permet de conformer le Plan d’eau de Samendéni au décret n°2012-1065/PRES/PM/MEDD/MATDS du 31 décembre 2012 portant classement de plans d’eau en Périmètres halieutiques d’intérêt économique et modalités de leur gestion.
I.1.7. Pour le compte du ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille :
un décret portant attributions, organisation et fonctionnement du Comité national de lutte contre la pratique de l’excision.
L’adoption de ce décret permet au Comité national de lutte contre la pratique de l’excision de remplir efficacement ses missions.
I.2. AU TITRE DE LA DYNAMISATION DES SECTEURS PORTEURS POUR L’ECONOMIE ET L’EMPLOI, LE CONSEIL A ADOPTE
Pour le compte du ministère de l’Eau et de l’assainissement :
un rapport relatif à l’approbation des résultats de l’appel d’offres international n°2017-013T/MEA/SG/DMP du 20/12/2017 pour le recrutement d’entreprises en vue des travaux d’aménagement de 1500 ha de périmètres irrigués sur les sites de Séguéré, de Niéguéma et de Bossora pour le compte du Programme de développement intégré de la vallée de Samendéni (PDIS).
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :
-lot 1 : Groupement d’entreprise SGTI/ATP pour l’aménagement du site de Séguéré pour un montant de sept milliards cinq cent onze millions deux cent mille six cent soixante-un (7 511 200 661) FCFA TTC avec un délai d’exécution de vingt (20) mois hors saison des pluies.
-lot 2 : Entreprise SNCE pour l’aménagement du site de Niéguéma pour un montant de onze milliards cent quatre-vingt-un millions six cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent soixante-un (11 181 699 961) FCFA TTC avec un délai d’exécution de vingt (20) mois hors saison des pluies.
-lot 3 : Groupement d’entreprises SGTM/SFT pour l’aménagement du site de Bossora pour un montant de treize milliards cinq cent quarante-cinq millions quatre-cent-trente-six mille trois cent quatre-vingt-huit (13 545 436 388) FCFA TTC avec un délai d’exécution de vingt (20) mois hors saison des pluies.
Le montant total des attributions s’élève à trente-deux milliards deux cent trente-huit millions trois cent trente-sept mille dix (32 238 337 010) FCFA TTC.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat.
II. COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a fait au Conseil une communication relative à la tenue à Ouagadougou les 1er et 2 août 2018 d’un séminaire régional de haut niveau à l’attention des premières dames des pays africains membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Ce séminaire entre dans le cadre de la sensibilisation sur la lutte contre le cancer et les programmes de plaidoyer dans les pays africains respectifs.
Il a également informé le Conseil de la tenue à Yamoussoukro du 23 au 27 juillet 2018 du 7ème Traité d’amitié de coopération (TAC) Burkina Faso – Côte d’Ivoire.
II.2. Le ministre de l’Economie, des finances et du développement a fait au Conseil une communication relative à l’optimisation de la gestion du parc automobile de l’Etat.
Le Conseil a instruit le ministre en charge du dossier à poursuivre les réflexions afin de proposer des mesures de bonne gouvernance pour une gestion efficace, rationnelle et génératrice d’économie pour le budget de l’Etat.
II.3. Le ministre de l’Intégration africaine et des burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil une communication relative aux conclusions des travaux du Forum national de la diaspora tenu du 11 au 13 juillet 2018 à Ouagadougou.
Le Conseil se réjouit de la tenue de ce rendez-vous et félicite les représentants des Burkinabè vivant à l’extérieur pour leur brillante participation.
II.4. Le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a fait au Conseil une communication relative à la réhabilitation de l’aéroport international de Ouagadougou.
Le Conseil a instruit les ministres concernés à finaliser les études afin de permettre une prise des décisions appropriées.
III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A.AU TITRE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
Monsieur Karamoko OUATTARA, Mle 225 032 F, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur d’administration des finances.
B.AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE
Monsieur Paoua N’Songo Paul NIKIEMA, Mle 41 589 C, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Président de la Chambre nationale de discipline des mandataires judiciaires ;
Madame Haoua BARRO, Mle 47 703 E, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 11ème échelon, est nommée Membre de la Commission nationale de contrôle des mandataires judiciaires.
C.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT :
Monsieur Marcel KY, Mle 19 706 U, Inspecteur du trésor, catégorie A1, 10ème échelon, est nommé Agent comptable de la Maison de la culture de Bobo-Dioulasso ;
Monsieur Léopold ZOMA, Mle 34 024 U, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Agent comptable de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC).
D.AU TITRE DU MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Monsieur Souleymane PINDE, Mle 84 774 E, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
Monsieur Brahima SOULAMA, Mle 58 226 E, Attaché de santé en épidémiologie, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
Monsieur Issa SAWADOGO, Mle 52 110 F, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur général des productions animales ;
Monsieur Lassané PERCOMA, Mle 256 984 T, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur général de l’insectarium de Bobo-Dioulasso ;
Madame Nicole Noëlie BOULSA/NIKIEMA, Mle 33 994 L, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Directeur financier et comptable du Fonds de développement de l’élevage (FODEL) ;
Monsieur Sidbéouindin KADIOGO, Mle 19 275 R, Conseiller d’élevage, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Directeur provincial des Ressources animales et halieutiques du Soum.
III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et d’un Président aux Conseils d’administration du Fonds d’appui à la promotion de l’emploi (FAPE) au titre du ministère de la Jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelles.
La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Faso.
Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,
Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national