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Forum Chine-Afrique : Un nouveau financement de 60 milliards de dollars

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Dans son discours d’ouverture du 3ème Forum de coopération Chine-Afrique, ce lundi, 03 septembre 2018, à Beijing, le président chinois, Xi Jinping, a annoncé que la Chine entend débloquer une enveloppe de 60 milliards de dollars pour le développement du continent africain.

Cet engagement sous-tendu par la nécessité entre les deux parties de « construire une communauté de destin encore plus solide ».  Environ 54 délégations gouvernementales africaines, représentées au plus haut niveau, dont celle de la République du Congo, conduite par le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso ont assisté à la cérémonie d’ouverture qui a, également, connu la participation du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ainsi que de l’Union Africaine et 26 organisations africaines.

L’initiative du président chinois, Xi Jinping baptisée « la ceinture et la route » est au centre des débats au cours de ce sommet. Ainsi, dès l’ouverture des travaux, devant plus d’une dizaine des chefs d’État africains, le président chinois a fait le tour d’horizon de la coopération entre son pays et le continent noir, à travers les projets de développement réalisés par son en Afrique, depuis le dernier sommet de Johannesburg, en Afrique du Sud, en 2015.

Au terme de ce point, le dirigeant chinois a annoncé de nouveaux engagements de la Chine en faveur du continent. En effet, la Chine, a-t-il déclaré va débloquer une enveloppe de 60 milliards de dollars pour le développement du continent africain. Le chef de l’Etat chinois n’a pas manqué de saluer l’adhésion de trois nouveaux Etats africains au forum, en l’occurrence la Gambie, le Sao Tomé et Principe et le Burkina Faso.

L’Afrique que Xi Jinping a qualifié de terre généreuse, d’amitié, de richesses et de dynamisme, est un continent dans lequel le peuple aspire à un meilleur avenir, selon le chef de l’Etat chinois. Pour lui, l’aide de 60 milliards de dollars qu’il a annoncé au profit de des projets de développement sur le continent est en relation avec le principe du développement partagé. Il s’agit selon Xi Jinping de donner plus et sans prendre. « Nous accueillons l’Afrique à bras ouvert et personne ne pourra entraver la marche de l’Afrique vers développement », a déclaré le président chinois, qui a rappelé huit principes de la coopération entre son pays et l’Afrique, en relation avec l’initiative de la ceinture et la route qui intègre l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.

Annulation totale de la dette non remboursée des pays africains

La coopération sino-africaine doit apporter aux peuples des résultats tangibles à travers la création d’emplois, a martelé le président Xi Jinping qui a également mis la jeunesse au cœur de son propos, avant de souligner plusieurs mesures prises en faveur de cette couche en devenir. Le dirigeant chinois a en outre annoncé l’annulation totale de la dette non remboursée des pays africains liés aux prêts globaux sans intérêts arrivées à échéance en fin 2018.

Quatre autres intervenants se sont succédés à la tribune du forum pour saluer le partenariat stratégique mutuellement bénéfique pour les pays africains et la Chine. Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, co-président du Forum, le rwandais Paul Kagamé, président en exercice de l’Union Africaine, Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, invité spécial du Forum et Moussa Faaki Mahamat, président de la Commission de l’Union Africaine ont, tous, salué ces assises qui renvoient à un passé glorieux et annoncent, selon eux, un monde radieux.

La fin de ces assises est prévue pour ce mardi 4 septembre 2018. Ce forum est un multilatéralisme conduisant à l’émergence d’un ordre mondial plus équitable et plus juste, épousant les idéaux des Nations unies et de l’Agenda 2063 de l’UA. Le but étant la gestion du destin de l’Afrique par elle-même.

Wilfrid Lawilla                         

Burkina Demain

Huawei pour la transformation de l’économie numérique du Burkina Faso

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Pékin, 2 septembre 2018. Le président du Faso Roch Marc Christian KABORE, a visité ce jour l’Institut de recherche de Huawei à Béijing,  et s’est entretenu avec Li Dafeng, vice –Président Directeur Général supérieur du groupe HUAWEI. Les parties ont procédé à des échanges approfondis sur des sujets  tels que le renforcement de la coopération dans le domaine des TIC, la construction d’une bonne infrastructure TIC au Burkina Faso, et la construction d’une ville intelligente.

Pour le président Kaboré, l’Innovation et la révolution des technologies introduiront des bénéfices non seulement pour les autorités publiques, mais aussi pour les secteurs privés et notre peuple.

Huawei et le gouvernement burkinabè ont signé un mémorandum de coopération sur le projet «Graine de future». Ce projet est l’implication de Huawei en matière de RSE. Grâce à ce projet, Huawei assistera le Burkina Faso pour la formation de talents locaux en TIC, le transfert de connaissance, et l’émergence de communautés numériques. Déjà, en matière de surveillance et de sécurité, Huawei appuie le Burkina Faso pour la mise sur pied de centres  de surveillance vidéo intégrés, et de Data Centers, pour une meilleure fluidité de la bande passante.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Forum de coopération Chine-Afrique : les grands enjeux !

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Beijing, la capitale chinoise, accueille les 3 et 4  septembre courant, le sommet du forum de coopération Chine-Afrique. Une rencontre à enjeux multiple qui se tient sous le thème «Construire une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide». 

Le sommet Beijing concentre cinq objectifs et vise à faire à renforcer l’amitié séculaire entre la Chine et l’Afrique. Il s’agira pour la Chine et l’Afrique de renforcer le consensus stratégique entre les deux parties pour maintenir leur amitié, consolider les bases politiques de leur unité et de leur coopération et insuffler une forte impulsion au développement des relations bilatérales dans la nouvelle ère.

Ces assises de Beijing permettront aussi de tracer la voie pour développer les relations futures, s’inscrivant dans l’optique de l’initiative chinoise visant à construire une communauté de destin plus forte et un avenir partagé entre la Chine et les pays africains. Ce sommet entre les pays africains et la Chine devra notamment renforcer une synergie entre l’initiative La ceinture et route, le Programme 2030 des Nations Unies pour le développement durable, ainsi que l’agenda 2063 de l’Union africaine.

La Chine et l’Afrique saisiront l’occasion de ce sommet pour chercher à renforcer le soutien et la compréhension, afin d’encourager la communauté internationale à avoir un regard juste et objectif sur le développement des relations sino-africaines

Promouvoir la coopération économique et commerciale, en tenant compte des avantages à long terme figure parmi les objectifs .que les Chinois collent à ce sommet. Selon l’agence officielle chinoise, les mesures plus ciblées et efficaces devraient aligner les ressources naturelles, les dividendes démographiques et le potentiel du marché avec les investissements, l’équipement et la technologie de la Chine, afin que leur coopération soit orientée vers le marché plutôt que vers le gouvernement, élargie aux capacités de production avec plus d’investissements que de projets contractés.

Par ailleurs, les dirigeants chinois et africains devraient également discuter d’un développement coordonné et équilibré de la coopération sino-africaine. Pour renforcer le partenariat stratégique et de coopération globale entre la Chine et l’Afrique, les deux parties chercheront à progresser dans les domaines existants tels que les infrastructures, le commerce, le financement, la santé et le développement des ressources humaines. Ils chercheront également de nouveaux points de croissance dans des domaines allant de la réduction de la pauvreté, de l’amélioration des conditions de vie et des échanges interpersonnels, à la paix et à la sécurité et à la protection de l’environnement. Un Plan d’actions conjoint entre la Chine et l’Afrique 2019-2021 sortira de ce forum sur la coopération Chine-Afrique.

La présence du chef de l’Etat congolais à ce sommet est la preuve de l’excellence des relations entre les deux pays. Denis Sassou N’Guesso saisira cette opportunité pour renforcer les relations qui existent entre la Chine et le Congo ; le Congo, on le sait est parmi les quatre pays africains avec lesquels la Chine a hissé la coopération au niveau de coopération stratégique globale.

 

Wilfrid Lawilla / Brazzaville

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3e Sommet Afrique-Chine à Pékin : Les grands absents sont de l’Afrique australe

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Les anciens présidents Robert Mugabe et Jacob Zuma saluant avec ferveur l'annonce en décembre de 2015 du président Xi Jinping d'octroyer 60 milliards de dollars aux pays africains

En principe, c’est ce 3 septembre que s’ouvre à Pékin, le 3e sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA). «La Chine et l’Afrique : communauté de destin et partenariat mutuellement profitable». C’est le thème de ce sommet sino- africain qui connaîtra l’absence, côté africain, de quelques figures emblématiques du resserrement des liens du continent noir avec l’empire du milieu. C’est notamment le cas de Robert Mugabé du Zimbabwe, Jacob Zuma dont le pays l’Afrique du Sud avait accueilli en décembre  2015 à Johannesbourg le précédent sommet Chine Afrique, sans oublier l’angolais Edouard Dos Santos.

Les anciens présidents Robert Mugabe et Jacob Zuma saluant avec ferveur l’annonce en décembre 2015 du président Xi Jinping d’octroyer 60 milliards de dollars aux pays africains

S’ils étaient encore en fonctions dans leurs palais présidentiels, les présidents Jacob Zuma de l’Afrique du Sud, Robert Mugabe du Zimbabwe ou Edouard Dos Santos d’Angola, seraient présentement en route et même déjà sur place à Pékin pour participer au 3e sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) qui se tient du 3 au 4 septembre 2018 sous le thème : «La Chine et l’Afrique : communauté de destin et partenariat mutuellement profitable».

Pour les raisons que l’on sait (investissements chinois sans conditions politiques), chacun des trois  présidents de l’Afrique australe avaient fini par faire des relations avec la Chine populaire de Xi Jinping l’axe majeur des relations diplomatiques. Aujourd’hui ayant cédé leurs fauteuils présidentiels, c’est désormais à la télé qu’ils vont devoir suivre les évènements.

En leur absence, le  président congolais, auteur déjà de deux visites d’Etat en Chine, pourrait jouer les premiers rôles aux côtés d’autres chefs d’Etat africains initiés.

Pour les grands absents, ce sera désormais à leurs successeurs de confirmer ou de changer de cap avec les autorités chinoises. Pour ceux qui feront effectivement le déplacement de Pékin, ce sera le baptême de feu, à l’image du président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, présent depuis quelques jours à Béijing dans le cadre d’une première visite d’Etat à la faveur de la reprise des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la Chine populaire.

Une autre bonne annonce de Pékin aux dirigeants africains ?

Le président Kaboré, passant ici en revue des troupes en compagnie du président Jinping, fera son baptême de feu

Au moment où l’on s’apprête à assister à ce 3e sommet, l’on se demande si Pékin va faire une autre bonne annonce aux dirigeants africains, qui avaient déjà eu droit le 4 décembre 2015 à Johannesbourg à une annonce palpitante à l’ouverture du précédent sommet. A cette occasion le président Xi Jinping avait en effet annoncé à la surprise générale, une enveloppe substantielle de 60 milliards de dollars, une somme trois fois supérieure aux aides promises lors du précédent sommet en 2012. Annonce saluée à sa juste valeur à l’époque par l’ex-président Zimbabwéen Robert Mugabe, alors président en exercice de l’Union africaine et son homologue sud-africain, Jacob Zuma. Pour susciter davantage l’intérêt des dirigeants africains, Pékin pourrait faire d’autres annonces alléchantes. Wait and See.

Martin Philippe

Burkina Demain

 

Le CFOP sur l’arrestation de Lopez : «Un malheur guette toujours ceux qui bâillonnent leurs peuples»

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Le  communiqué de presse ci-après  du chef de file de l’opposition du Burkina Faso est relatif à l’arrestation de Safiatou Lopez.

«Communiqué de presse

 Arrestation de Mme Safiatou Lopez : « Il y a toujours un malheur qui guette ceux qui bâillonnent leurs peuples »

Comme tous les Burkinabè, l’Opposition politique a été informée, que Mme Safiatou Lopez, militante de la société civile,  a été interpellée dans la soirée du mercredi 29 août  par la Gendarmerie nationale, après que celle-ci ait forcé la porte de son domicile.

Jusqu’à présent, nos autorités n’ont pas expliqué à l’opinion nationale les mobiles de  cette arrestation.  Des informations parues dans la presse, notamment sur Radio Oméga, et des déclarations faites lors de leur conférence de presse du jeudi 30 août  par les membres du collectif créé pour assurer la défense de Safiatou Lopez, il ressort que les autorités l’accusent d’être à la tête d’un complot visant à déstabiliser le Gouvernement.

En attendant que nos autorités nous informent  de manière officielle sur le fond du dossier, l’Opposition politique s’étonne d’abord  que pour une enquête impliquant une personnalité comme Safiatou Lopez,  le pouvoir du MPP ait besoin de déployer une armada guerrière d’un tel calibre.  Mme Lopez a-t-elle refusé de répondre à une convocation de la gendarmerie ? A-t-on besoin de mobiliser tant de force, de barrer des routes, d’actionner des drones, de fermer les commerces  environnants et de dévier la circulation pour interpeller une  actrice  bien connue  de notre société civile qui  ne vit pas dans la clandestinité,  dont les activités sont publiques et qui ne s’est jamais cachée pour dire  ce qu’elle pense ?

Ensuite, il est difficile de  comprendre qu’au moment où nous subissons des attaques répétées et lourdement meurtrières  des terroristes au nord et à l’est, conséquence entre autres du manque d’équipement de nos FDS, le pouvoir du MPP a l’idée géniale d’affecter tant de moyens de défense à  des opérations urbaines d’interpellation de leaders de la société civile.

Enfin et surtout, cette  manière d’agir  qui consiste à arrêter les leaders d’opinions sur la base de suspicions venant d’on ne sait où, met clairement en danger nos libertés fondamentales. En effet, si  nos autorités peuvent quand elles le veulent,  faire encercler nuitamment les domiciles et  enlever des citoyens  acteurs du  débat démocratique, sous quelque prétexte que ce soit,  alors, nous ne sommes plus  dans Etat de  droit.

C’est pourquoi  l’Opposition réitère son exigence ferme, que nos autorités situent très rapidement l’opinion nationale sur le fond de ce dossier.  Le pouvoir du MPP doit dire clairement aux Burkinabè  ce qui est reproché à Mme Lopez, preuves à l’appui. Il est aussi important que les Burkinabè soient informés sur la régularité juridique de la procédure en cours, au regard des informations la mettant en doute.

Les Burkinabè commencent à s’habituer au mode opératoire de ce régime, qui a fait de la déstabilisation des institutions un alibi facile pour mettre en détention ceux qui le gênent..  L’arrestation de Safiatou Lopez s’inscrit dans une liste de détentions  arbitraires  d’acteurs de la société et dans laquelle figurent  celle de Pascal Zaida et Naim Touré pour ne citer que les plus récents. Elle survient aussi au moment où le même régime vient d’accorder une liberté provisoire au Colonel  Barry, embastillé depuis des mois sous la même accusation de déstabilisation, et dont l’opinion attend toujours d’être « édifiée» par les preuves de culpabilité que le ministre d’Etat Simon Compaoré a promis de manière théâtrale.

Elle survient enfin dans un contexte général de remise en cause des libertés fondamentales, par un régime qui,  tout en tentant  de  salir la renommée des syndicats et de restreindre leurs libertés, s’en prend à toute voix qui ose le critiquer.

L’Opposition  politique s’associe aux organisations de notre société civile pour  exiger  la  libération immédiate de Safiatou Lopez dès l’expiration de délai légal de la garde à vue.

Elle met en garde le pouvoir du MPP contre toute tentative de musellement des acteurs du débat démocratique, notamment par l’instrumentalisation des fausses accusations de déstabilisation des institutions.

Elle appelle tous les démocrates  de notre pays à la vigilance, et au rassemblement pour la défense de nos libertés fondamentales qui sont clairement en danger sous le règne du MPP, car ce  qui arrive à un citoyen  aujourd’hui peut arriver à un autre demain.  Cette mobilisation est nécessaire et urgente, car visiblement, le pouvoir du MPP est en train de sombrer  dans une panique qui l’amène à voir des complots partout, ou à instrumentaliser les accusations de complot contre ceux qui le gênent.

Mis à mal par son incapacité  à résoudre  les problèmes du pays et  en butte aux critiques féroces venant de toutes parts, le pouvoir du MPP est devenu fébrile et croit que la répression des opposants va lui garantir des jours paisibles. Il oublie que,  comme l’a clamé feu le Président Thomas Sankara,  il y a toujours un malheur qui guette ceux qui bâillonnent leurs peuples.

Ouagadougou, le 31 août 2018»

Le Chef de file  de l’Opposition,

Zéphirin DIABRE

Décès du journaliste Drissa Séré : Les condoléances du ministre de la communication

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Ceci est une réaction du ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Remi Fulgance Dandjinou au décès de notre confrère Drissa Séré, journaliste à la RTB et ancien directeur de la communication et de la presse ministérielle (DCPM) du ministère des transports et de la mobilité urbaine.

«C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès ce jour de Drissa  Séré. Journaliste professionnel, avenant et efficace. J’ai eu du plaisir à l’avoir comme confrère puis comme collaborateur au titre de la communication gouvernementale et au sein de la Direction générale des médias.

Au nom du Ministère de la communication et des relations avec le parlement, de toute la presse nationale et en mon nom personnel je présente à la famille éplorée, à ses collaborateurs et au monde de la presse  mes condoléances les plus attristées».

France : Nicolas Hulot lâche Macron

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Après 15 mois de bons et loyaux services, Nicolas Hulot a démissionné ce mardi du gouvernement Edouard Philippe

En déplacement au Danemark, le président français Emmanuel Macron a appris comme tout le monde sur les ondes la démission de son ministre de la Transition écologique et solidaire. Invoquant le fait que la France n’était pas encore à la hauteur des enjeux de la lutte contre le réchauffement et qu’il n’allait plus continuer à se mentir, Hulot a lâché ainsi le gouvernement  Edouard Philippe.

Après 15 mois de bons et loyaux services, Nicolas Hulot a démissionné ce mardi du gouvernement Edouard Philippe

Du côté de l’exécutif français,  l’on se veut rassurant malgré le caractère déstabilisant  de cette démission inattendue de Nicolas Hulot. Depuis Copenhague d’où il a appris la démission de son ministre, Emmanuel Macron a choisi de saluer l’action abattue par le démissionnaire, assurant respecter la décision d’un «homme libre».

Et Edouard Philippe, resté à Paris, de rassurer lui aussi que son gouvernement « va continuer à avoir » un ministre en charge de la Transition écologique et « ne changera pas de cap » après la démission surprise de Hulot. Il n’en fallait pas plus pour que le nom de Ségolène Royal, ancien ministre de l’Ecologie sous François Hollande, circule comme son éventuel remplaçant.  Et l’intéressant de réagir en laissant entendre qu’elle n’était candidate à rien.

En tous les cas, cette démission de Nicolas Hulot, constitue une grave fissure dans le dispositif français sur le front de  la lutte contre le réchauffement climatique.  Faut-il le rappeler, la France reste en pointe sur la question des engagements sur le climat pris en 2015 lors de l’Accord de Paris, surtout après le retrait des Etats-unis. Notons que 55% des Français regretteraient déjà la démission de Nicolas Hulot, selon un sondage.

Philippe Martin

Burkina Demain

PADEL : l’extension à 6 nouvelles régions

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L’Unité de coordination nationale (UCN) a tenu la 1ère session 2018, du Comité national de pilotage du Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL). L’activité s’est déroulée à Kaya le 27 août 2018 sous la présidence du ministre en charge de l’économie Rosine Coulibaly. L’ordre du jour a porté sur la validation des outils de gestion et l’adoption d’orientation du PADEL pour l’année 2018. Cette année, 6 nouvelles régions bénéficieront du programme.

Kaya, chef-lieu de la région du Centre Nord a abrité les travaux de la première session 2018 du Comité national de pilotage du Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL).

C’est sous la houlette de l’Unité nationale de coordination (UCN) et la présidence de la ministre de l’économie Rosine Coulibaly que les travaux se sont déroulés.

Les 26 communes du Sahel dotées en infrastructures

Martial Wilfried Bassolé, coordonnateur de l’unité nationale de coordination du PADEL, au cours de sa présentation sur le bilan des activités 2017

Le rapport d’activité 2017 et le point des réalisations des infrastructures dans la région du Sahel ont fait l’objet d’une communication par le Coordonateur de l’UCN, Martial Wilfried Bassolé. Il a expliqué qu’ « en six mois, ce sont en tout 45 infrastructures qui ont été réalisées ». Elles se composent de gares routières, de boutiques, d’hangars, de marché de bétail etc., repartis dans les 26 communes de la région du Sahel.

Ces réalisations n’ont pas laissé indifférent le représentant du gouverneur du Sahel, Vincent Sawadogo. Il a affirmé que « le PADEL est une réalité depuis 2017 dans la région du sahel en témoigne l’engouement des populations » et cela a apporté un plus, se réjouit-il. Toutes les 26 communes de la région du Sahel sont couvertes par des infrastructures, a-t-il ajouté.

Bilan satisfaisant

Pauline Zouré, secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire

Pauline Zouré, la secrétaire exécutive du gouvernement a laissé entendre que le résultat des réalisations 2017, malgré un début tardif est « très appréciable». Ce succès s’explique par le fait « qu’au regard de la priorité nous n’avions pas le droit de faillir » a expliqué la Secrétaire exécutif. Puis d’ajouter que « nous avons mis en place une stratégie de passation de marché suivant les procédures du PNUD avec des entreprises crédibles ».

La secrétaire exécutive du gouvernement a annoncé que le PADEL va s’étendre à 6 nouvelles régions cette année 2018, puis à l’ensemble des 13 régions dès 2019. Il s’agit des régions de la Boucle du Mouhoun, Centre-Est, Centre-Nord, Nord, Centre-Sud et la région de l’Est.  Cette nouvelle n’a pas manqué d’attirer l’attention des futures bénéficiaires. C’est le cas par exemple du gouverneur du Sud -ouest, Tebysseba Nitiéma qui a salué l’engagement du gouvernement d’étendre le PADEL aux autres régions.

Toutefois, il a souhaité pour sa région, qu’il soit réalisé des infrastructures sécuritaires pour garantir la fréquentation des futures infrastructures à caractères économique. Il a justifié cette doléance par le fait que « Nous avons une région faiblement couvert par les services de sécurité ».

Mettre à profit les infrastructures

Les partenaires techniques tels la BOAD ont rassuré de leur accompagnement au PADEL. La chef de mission résidente au Burkina Faso de la BOAD, Reine Ayeva a déclaré que la banque BOAD « sera au côté du gouvernement pour continuer à améliorer  les conditions de vie des populations ».

La ministre en charge de l’économie Rosine Coulibaly a assuré la modération des échanges des travaux. Elle a, à la fin de la session souhaité que « chacun joue son partition pour que ce programme tant attendu par les populations soit une réalité ». Elle a suggéré à l’Unité de coordination de réduire les délais des rencontres préparatoires et de mise en œuvre « afin que les infrastructures attendues soient réalisées dans les délais.

A l’endroit des régions, la ministre a conseillé de « mettre à profit les différentes infrastructures et de sécuriser des ressource pour leur entretien ».

Au cours de cette session, le rapport d’activité 2017, la validation du processus d’opérationnalisation et  les recommandations des sessions ont été adoptées par acclamations.

Rappelons que l’ambition du PADEL est d’éliminer la pauvreté et réduire les inégalités entre les collectivités territoriales à l’horizon 2020. Il est doté d’un budget global d’environ 396 milliards.

Joachim Batao

Burkina Demain

Le président Kaboré attendu ce mercredi à Beijing pour sa première visite d’Etat en Chine

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La visite du président Kaboré en visite en Chine intervient dans un contexte de regain d'attaques terroristes

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, effectue du 29 août au 5 septembre 2018 une visite d’Etat à Beijing. Cette visite intervient quelques semaines après le rétablissement des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la Chine populaire. Cette première visite d’Etat en Chine, sera l’occasion pour le président Kaboré de relancer véritablement la coopération sino-burkinabè.

La visite du président Kaboré en Chine intervient dans un contexte de regain d’attaques terroristes

Ce sera également le premier tête-à-tête entre le président burkinabè et son homologue chinois Xi Jinping.

Selon le programme officiel, le président du Faso participera au troisième sommet Chine-Afrique qui aura lieu dans la capitale chinoise. Outre, le président Kaboré et sa délégation profiteront pour visiter des hauts-lieux de Beijing.

Cette visite intervenant dans un contexte de regain d’attaques contre les forces de défense de sécurité, sans doute, la partie burkinabè plaidera auprès des autorités de Pékin pour un appui sécuritaire conséquent.

Félicité Sawadogo

Burkina Demain.

Attaque de la gendarmerie de Pama : Le bilan est de 8 morts

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Les forces de sécurité et de défense burkinabè ont subi dans cette nuit du lundi  au mardi 28 août, l’une des plus meurtrières attaques. En effet, la brigade de gendarmerie de Pama, à l’est du pays, a été la cible d’individus armés non identifiés. Allant en renfort à la brigade de Pama, l’équipe mobilisée de Fada a sauté sur un engin explosif, alourdissant le bilan.

 Le bilan est désormais de huit morts : quatre gendarmes ont été tués sur le coup et les autres ont succombé à leurs blessures.

Burkina Demain