Un atelier d’information pour soutenir la mise en œuvre du nouveau Cadre environnemental et social de la Banque mondiale (CES) a débuté ce lundi 16 juillet 2018 à Ouagadougou. L’atelier réunira des représentants des départements ministériels et de la Société civile du pays et vise à fournir un aperçu global des nouvelles exigences environnementales et sociales que la Banque mondiale compte appliquer aux projets d’investissement qu’elle financera à partir d’octobre 2018.
L’atelier consistera en une présentation d’une demi-journée aux représentants des départements ministériels et une demi-journée de sensibilisation au profit d’organisations de la Société civile.
« À maintes reprises, nous avons constaté que les projets d’investissement sont plus durables et ont un plus grand impact sur le développement lorsque l’environnement est protégé et lorsque les communautés et les gens sont engagés. Le CES est une excellente occasion de travailler avec le gouvernement afin de renforcer ses systèmes environnementaux et sociaux et aider à renforcer la capacité du pays à mettre en œuvre des programmes de manière durable et à obtenir de meilleurs résultats » a déclaré Cheick Kanté, responsable des programmes de la Banque mondiale pour le Burkina Faso.
Le CES est le résultat des concertations les plus larges jamais menées par la Banque mondiale, avec près de quatre années d’analyse et d’engagement dans le monde avec gouvernements, experts du développement et organisations de la société civile. Ainsi, 8000 parties prenantes dans 63 pays ont été touchées.
Le nouveau cadre fournit une large couverture des questions environnementales et sociales, y compris des avancées importantes en matière de transparence, de non-discrimination, d’inclusion sociale, d’Hygiène-Santé-Sécurité des travailleurs et des riverains, d’acquisition des terres, de participation du public et de redevabilité. Le CES met également davantage l’accent sur la capacité des gouvernements bénéficiaires à faire face aux problèmes environnementaux et sociaux.
Les normes environnementales et sociales de la Banque mondiale visent à protéger les personnes et l’environnement contre les potentiels risques et impacts négatifs des projets qu’elle finance par des mesures d’atténuation d’une part ; d’autre part, elles tendent à bonifier au maximum les impacts positifs. Ces projets incluent la réalisation d’infrastructures administratives, éducatives, de santé, de routes/transport, de barrages, d’aménagements agricoles, de centrales thermiques ou solaire, d’eau, d’assainissement et d’Assistance technique à des secteurs clés du développement (Mines, TIC, Gouvernance, etc). Ces normes qui entreront en vigueur en octobre 2018, actuellement appelées Politiques opérationnelles/Procédures de la Banque mondiale, aident à identifier, éviter,minimiser ou compenser les dommages aux personnes et à l’environnement. Elles exigent que les gouvernements bénéficiaires des dons ou prêts prennent en compte certains risques environnementaux et sociaux afin de bénéficier du soutien de la Banque mondiale pour les projets d’investissement, tout en se fondant sur leur propre politique environnementale et sociale.
Le CES remplacera progressivement les politiques actuelles de la Banque en matière de sauvegardes.
La coupe du monde, au-delà de son aspect ludique, est un jeu économiquement et financièrement rentable. Grâce à leur victoire sur la Croatie par le score de 4-2, l’équipe de France décroche la cagnotte de 32,5 million d’euros, soit environ 21 125 000 000 F cfa.
Les Bleus vainqueurs de la coupe du monde, c’est une réalité depuis hier 15 juillet 2018. Consécration sportive avant tout, c’est aussi une récompense pour les hommes de Didier Deschamps et la Fédération française de football (FFF).
En effet le vainqueur de cette coupe du monde remporte la somme de 32,5 millions d’euros, et il appartient au pays vainqueur d’en décider de la répartition. Le président de la fédération française avait indiqué que les Bleus toucheraient 30% de la prime de la FIFA, ce qui correspondant à 400 000 euros chacun soit 260 millions Fcfa.
En plus de cette somme, les joueurs de l’équipe de France recevront au palais de l’Elysée la médaille de Légion d’honneur dès leur rentrée à Paris.
Voici le tableau des primes octroyées par la FIFA selon les rangs de cette coupe du monde 2018.
Championne : 32 500 000 d’euro soit environ 21 125 000 000 F cfa
Finaliste : 24 000 000 d’euros soit environ 15 600 000 000 F cfa
Troisième : 20 500 000 d’euros soit environ 13 325 000 000 F cfa
Quatrième : 18 800 000 d’euros soit environ 12 220 000 000 F cfa
Quarts de finalistes : 13 700 000 d’euros chacun soit environ 8 905 000 000 Fcfa
Huitièmes de finalistes : 10 300 000 d’euros chacun soit environ 6 695 000 000
Premier tour : 6 800 000 d’euros chacun soit 4 420 000 000 F cfa
Dans 4 ans, la coupe du monde se déroulera au Qatar du 21 novembre au 18 décembre 2022.
Paul Biya vient de déclarer sa candidature à présidentielle camerounaise d'octobre 2018
Plus de débat sur la candidature ou non du président camerounais à la prochaine présidentielle dans son pays. Paul Biya (85 ans), au pouvoir depuis 1982, sera bel et bien dans la course présidentielle pour briguer un septième septennat. Il l’a annoncé dans un tweet ce vendredi 13 juillet 2018.
Paul Biya vient de déclarer sa candidature à présidentielle camerounaise d’octobre 2018
«Chers Compatriotes du Cameroun et de la Diaspora Conscient des défis que nous devons ensemble relever pour un Cameroun encore plus uni, stable et prospère, j’accepte de répondre favorablement à vos appels pressants. Je serai Votre Candidat à la prochaine élection présidentielle».
C’est par ce message sur twitter que le président camerounais Paul Biya, au pouvoir depuis 36 ans, a annoncé ce vendredi 13 juillet, sa candidature à la future présidentielle camerounaise.
Fini donc le débat autour de la candidature du chef de l’Etat. Tous les regards sont désormais tournés vers Elections Cameroon (Elecam), organe en charge de l’organisation matérielle des élections au Cameroun. C’est ce d’organe qui est habileté à valider ou invalider les différentes candidatures.
L'hebdomadaire session du Conseil des ministres s'est tenue ce vendredi 13 juillet 2018
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le vendredi 13 juillet 2018, en séance ordinaire, de 15 H 00 mn à 16 H 45 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, ce vendredi 13 juillet 2018
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE QUATRE (04) RAPPORTS.
I.1.1. Pour le compte du ministère des Affaires étrangères et de la coopération :
un décret portant révocation du Consul honoraire du Burkina Faso à Naples, en République italienne.
L’adoption de ce décret permet de mettre fin aux fonctions de Monsieur Jacopo FRONZONI précédemment Consul honoraire du Burkina Faso à Naples, en République italienne, nommé par décret n°2007-585/PRES/PM/MAECR/MEF du 25 septembre 2007.
un projet de loi portant autorisation d’adhésion du Burkina Faso à l’Accord sur la création de l’Institut mondial de la croissance verte (Global Green Growth Institute (GGGI)), adopté le 20 juin 2012 à Rio de Janeiro au Brésil.
Mis en place lors de la Conférence Rio+20 des Nations Unies sur le développement durable, l’Institut mondial de la croissance verte est une organisation internationale dont l’objectif est de soutenir et de promouvoir une croissance économique forte, inclusive et durable dans les pays en développement et les économies émergentes.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.
I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation :
un projet de loi portant modification de la loi n°014-2001/AN du 03 juillet 2001 portant Code électoral.
Ce projet de loi vise à apporter des modifications relatives aux pièces servant à l’inscription sur la liste électorale et au vote, à la tenue du référendum et la mise en œuvre des dispositions relatives au vote des Burkinabè de l’extérieur.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.
I.1.5. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :
un décret relatif à la régularisation des prises de participation des sociétés d’Etat dans le capital social d’autres entreprises.
L’adoption de ce décret permet la régularisation des prises de participation des sociétés d’Etat dans le capital social d’autres entreprises conformément à l’article 4 de la loi n°25/99/AN du 16 novembre 1999 portant réglementation générale des sociétés à capitaux publics.
II. COMMUNICATION ORALE
II.1. Le ministre des Sports et des loisirs a fait au Conseil une communication relative à l’organisation du Tour cycliste international du Faso qui se déroulera du 26 octobre au 04 novembre 2018.
Neuf (09) régions vont accueillir l’édition 2018 sur une distance totale de 2 273 Km.
Cette 31ème édition connaitra deux (02) innovations majeures à savoir l’arrivée d’une étape à Bolgatanga au Ghana et l’épreuve du « contre la montre », Sabou-Koudougou sur une distance de 35 km. Ces deux innovations placent le Tour cycliste international du Faso dans la catégorie 2.1, catégorie des plus grands tours cyclistes africains.
III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A.AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
Madame Félicienne Marie Pélagie KONSEIBO/TIENDEBEOGO, Mle57 728 L, Commissaire divisionnaire de Police, catégorie I, 14ème grade, 3ème échelon, est nommée Secrétaire permanent du Comité national de lutte contre la drogue (SP/CNLD);
Monsieur Touma-Tinanté HIEN, Mle 19 338 D, Commissaire principal de Police, 4ème échelon, est nommé Directeur de la Police des frontières ;
Monsieur Zei SINARI, Mle 27 542 P, Commissaire de Police, est nommé Directeur régional de la Police nationale du Centre-Nord.
B.AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION
Madame Kissé Windé Sidar TIONO, Mle 236 369 B, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Consul adjoint du Burkina Faso à Paris ;
Monsieur Moumini GUIGUENDE, Mle 105 217 R, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé deuxième Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Tripoli en Libye.
C.AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE
Monsieur Wêndenmanegdé Yves Justin KINDA, Mle 510 619 A, Juriste, est nommé Directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU).
D.AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE L’ALPHABETISATION
Monsieur Moussa TRAORE, Mle 86 235 Z, Conseiller pédagogique de l’enseignement secondaire, catégorie P, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’enseignement général post-primaire et secondaire ;
Monsieur Wendwaoga Olivier BAGRE, Mle 247 668 P, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la prospective et de la planification opérationnelle ;
Monsieur Renaud Fulbert KORSAGA, Mle 40 646 F, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de la formulation des politiques ;
Monsieur Abdouramane Karim SERE, Mle 37 37 155 A, Ingénieur des travaux statistiques, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur du suivi, de l’évaluation et de la capitalisation.
E.AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DES AMENAGEMENTS HYDRAULIQUES
Madame Marie Joseph NITIEMA, Mle 83 972 W, Traductrice, 7ème échelon, est nommée Chargé de missions ;
Madame Aïssata WEREME/NDIAYE, Mle 24 003 U, Chargée de recherche, catégorie P3, grade terminal, classe exceptionnelle, 3ème échelon, est nommée Conseiller technique ;
Monsieur Issa SORGHO, Mle 24 166 B, Ingénieur socio-économiste, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
Monsieur Antoine COMPAORE, Mle 111 118 P, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
Monsieur Brahima SORGHO, Mle 241 858 C, Enseignant-Chercheur, catégorie P3, 2ème échelon, est nommé Directeur général de la Société d’exploitation des phosphates du Burkina ;
Monsieur Pascal SOUBEIGA, Mle 25 134 Y, Conseiller d’agriculture, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur général des productions végétales ;
Monsieur Moussa OUATTARA, Mle 31 888 N, Ingénieur agronome, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Chargé d’études ;
Monsieur Oumarou SAWADOGO, Mle 33 774 K, Ingénieur agronome, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur de la vulgarisation et de la recherche-développement ;
Monsieur Abdoulaye DAO, Mle 207 970 S, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef de département de la planification et du suivi évaluation du Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire ;
Monsieur Remy PALE, Mle 254 890 J, Conseiller en étude et analyse, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chef de département de la résilience et de l’assistance alimentaire au Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire ;
Monsieur Cyr Gustave SANON, Mle 31 897 K, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture et des aménagement hydrauliques de la Boucle du Mouhoun ;
Madame Kadidia DORO/DAO, Mle 245 345 W, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 2ème échelon, est nommée Directrice régionale de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques du Centre ;
Monsieur Ibréima OUEDRAOGO, Mle 25 156 P, Conseiller d’agriculture, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques du Centre-Est ;
Monsieur Yacouba NANGO, Mle 31 892 R, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques du Centre-Nord ;
Monsieur Dométieké John Herman HIEN, Mle 91 388 E, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques du Centre-Ouest ;
Madame Georgette OUEDRAOGO/KIENTIGA, Mle 26 852 C, Ingénieur agronome, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Directrice régionale de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques du Centre-Sud ;
Monsieur Julien OUEDRAOGO, Mle 91 385 G, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques des Hauts-Bassins ;
Monsieur Sissandébé Albert TRAORE, Mle 25 604 J, Ingénieur de conception en vulgarisation agricole, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques du Sud-Ouest.
F.AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE LA FORMATION ET DE L’INSERTION PROFESSIONNELLES
Monsieur Albert SANOU, Mle 91 689 G, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF).
G.AU TITRE MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
Monsieur Samdpawendé OUEDRAOGO, Mle 42 258 S, Instituteur principal, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
Monsieur Hamidou LOMPO, Mle 97 695 M, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Office national des aires protégées (OFINAP).
III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE) au titre du ministère de l’Energie ;
– de l’Agence nationale d’encadrement des exploitations minières artisanales et semi mécanisées (ANEEMAS) au titre du ministère des Mines et des carrières.
La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Faso.
Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,
Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national
Zéphirin Diabré, chef de file de l'opposition politique burkinabè, salue la tenue du forum national de la diaspora
Le communiqué ci-après du Chef de file de l’opposition politique burkinabè est relatif au forum national de la diaspora burkinabè qui se tient du 11 au 13 juillet 2018 à Ouagadougou et auquel des représentants du CFOP.
Pour Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition politique, salue la tenue du forum national de la diaspora
«Communiqué de presse
Du 11 au 13 juillet 2018 se tient à Ouagadougou, le Forum national de la diaspora burkinabè. C’est une excellente initiative de nos autorités qu’il convient de saluer à sa juste valeur. L’Opposition politique a désigné cinq (05) représentants qui participeront à l’ensemble des travaux.
Le forum regroupera plus de trois cents(300) participants autour du thème : « La contribution des Burkinabè de l’extérieur à la construction nationale ».
Au nom de l’Opposition politique et en mon nom propre, je souhaite une chaleureuse bienvenue à nos frères et sœurs dans notre maison commune qu’est le Burkina Faso.
La diaspora burkinabè participe déjà, de manière remarquable, à l’effort de construction de notre chère patrie, en transférant par exemple, selon les circuits officiels, plus de 100 milliards de francs CFA par an. C’est le lieu de l’en remercier, et l’Opposition politique s’associe d’ores et déjà à l’idée de récompenser ceux des nôtres qui se distinguent dans le soutien à la mère patrie, ou dont la réussite professionnelle honore notre pays.
Mais cette participation est encore loin d’être optimale. Il faut donc l’encourager et la développer. L’Opposition politique espère vivement que les recommandations qui seront issues de ces assises ne dormiront pas dans les tiroirs comme c’est malheureusement devenu l’habitude au Faso. En effet, on a encore souvenance qu’en 2010, le vote des Burkinabè de l’étranger a été enchâssé dans le Code électoral puis reporté. Il a encore été, en 2010, inscrit dans le Code électoral puis de nouveau reporté. Une des principales revendications de notre diaspora, vieille comme le temps, c’est de pouvoir participer à la vie démocratique de son pays, en votant enfin en 2020.
L’opposition politique, qui a fait sienne depuis longtemps cette revendication, est heureuse de constater que les autorités actuelles proclament leur intention d’en faire une réalité en 2020.
C’est ce sentiment qui a conduit l’opposition politique à répondre positivement à l’invitation récente du Président du Faso pour en discuter.
Malheureusement, sur cette question, des divergences profondes nous séparent du gouvernement. Celles-ci portent essentiellement sur :
-Premièrement, la nature des documents devant permettre aux Burkinabè de la diaspora de voter ;
– Et deuxièmement, sur l’organisation pratique du vote.
Le Code électoral actuellement en vigueur, dispose que les trois documents permettant aux Burkinabè de l’extérieur de voter sont :
La carte nationale d’identité burkinabè ;
Le passeport ;
La carte consulaire biométrique.
L’Opposition politique trouve cette disposition pertinente. Or, pour des raisons que lui seul connait, le Gouvernement veut modifier ces dispositions. Désormais, il veut que la Carte nationale d’identité soit le seul document permettant le vote. Il récuse donc le Passeport et la Carte consulaire biométrique.
Pire, il veut établir des conditions draconiennes pour l’obtention de la CNIB.
En effet, l’article 52 de l’avant-projet de modification du Code électoral dispose : « Pour justifier son identité au niveau national ou à l’étranger, l’électeur produit la carte nationale d’identité du Burkina Faso en cours de validité.La carte nationale d’identité du Burkina Faso est délivrée suivant les conditions fixées par la loi. »
Pour les Burkinabè nés au Burkina Faso et résidant à l’étranger, la délivrance de la carte nationale d’identité est subordonnée à la présentation des pièces suivantes :
– Un extrait d’acte de naissance délivré par une autorité compétente burkinabè ;
– Un certificat de résidence délivré par les autorités compétentes du pays d’accueil ;
– Un document attestant la preuve de son immatriculation à la représentation diplomatique du ressort de son lieu de résidence.
Pour les Burkinabè nés à l’extérieur et y résidant, la délivrance de la carte d’identité est subordonnée à la présentation des pièces suivantes :
– Un extrait d’acte de naissance ;
– Un certificat de résidence délivré par les autorités compétentes du pays d’accueil ;
– Un document attestant la preuve de son immatriculation à la représentation diplomatique du ressort de son lieu de résidence.
Pour l’Opposition politique, il n’appartient pas au Code électoral de fixer les conditions d’obtention de la CNIB.
Ensuite, la fixation de ces conditions conduirait indubitablement à limiter de manière drastique la participation des Burkinabè de l’extérieur aux échéances électorales de 2020. S’il faut se déplacer souvent à des centaines de kilomètres pour suivre des procédures complexes afin d’établir sa pièce de votation et parcourir des centaines d’autres kilomètres pour voter, le vote des Burkinabè de l’extérieur se réduirait à un ridicule acte symbolique de pure forme.
Un proverbe de chez nous dit que pour priver le crapaud de sa part de nourriture, on l’invite à dîner sur un arbre.
L’un des arguments brandis par le Gouvernement, est que seule une CNIB délivrée dans les nouvelles conditions, permet d’attester de la nationalité.
De notre point de vue, les trois (03) documents de vote autorisés par l’actuel code électoral, attestent déjà de cette nationalité :
– La Carte nationale d’identité burkinabè, atteste elle-même de la nationalité burkinabè ;
– Le Passeport, porte déjà la mention « nationalité burkinabè », et est aussi une preuve d’identité ;
– La carte Consulaire est assimilée par l’Etat burkinabè à la CNIB. En effet, si l’on prend l’exemple de la carte consulaire délivrée à nos compatriotes vivant en Côte d’Ivoire, il est mentionné très clairement à son verso ce qui suit : « Recommandation : La présente carte délivrée aux résidents en Côte d’Ivoire, tient lieu de la Carte nationale d’identité burkinabè». Le caractère biométrique de cette carte n’est pas remis en cause. Elle comporte toutes les informations relatives à son titulaire (nom, prénom, date et lieu de naissance, taille, nom du père, nom de la mère, résidence, dates de naissance du père et de la mère, lieu de résidence, profession, etc.) Elle mentionne même le groupe sanguin. La carte consulaire étant reconnue par l’Etat burkinabè comme étant une carte d’identité nationale burkinabè, elle satisfait pleinement aux conditions relatives au vote.
L’Opposition a déjà attiré la haute attention du Président du Faso sur les implications légales de toute décision qui tendrait à interdire à un titulaire de la carte consulaire de pouvoir voter à une élection où il est dit que le document requis est la Carte d’identité : Et si un jour, dans la même logique, un pays d’accueil décidait de ne plus reconnaître sur cette base la carte consulaire burkinabè ? Pour des questions électoralistes, le Gouvernement exposera ainsi nos compatriotes de l’extérieur à d’énormes risques.
Autre question qui nous oppose au gouvernement, c’est celui des lieux de vote.
Le Gouvernement veut limiter les bureaux de vote à l’enceinte de l’Ambassade et des consulats. Or, tout le monde sait que dans leurs pays d’accueil, l’écrasante majorité de nos compatriotes résident loin de l’Ambassade et des consulats.
L’expérience des autres pays fournit des pistes intéressantes à explorer pour résoudre cette question. Pour les élections présidentielles du 29 juillet 2018, les électeurs maliens résidant au Burkina Faso voteront dans des écoles mises gracieusement à leur disposition par les mairies de Ouagadougou et Bobo Dioulasso. Pour ceux résidant en Côte d’Ivoire, le scénario sera le même et résulte d’un accord conclu entre leur gouvernement et celui de la Cote d’Ivoire.
L’Opposition politique encourage nos autorités à faire preuve de la même imagination créatrice, et à nouer des accords avec les gouvernements des pays où résident nos compatriotes, pour obtenir une multiplication des bureaux de vote.
L’Opposition politique tient à rassurer nos compatriotes de la diaspora, qu’elle ne laissera pas les proclamations verbales de notre gouvernement en faveur du vote des Burkinabè de l’étranger, être contournées par des entraves subtiles, qui auront pour résultat d’empêcher dans les faits nos compatriotes de s’acquitter de leur devoir citoyen.
Les délégués au Forum ont là une occasion unique pour obtenir de nos plus hautes autorités :
-Le respect des engagements pris, mainte fois renouvelés, pour le vote des Burkinabè de l’extérieur ;
-Le respect intégral des prescriptions de l’article 52 du Code électoral en vigueur, qui favorise une participation optimale au vote des Burkinabè de l’extérieur.
L’Opposition politique les encourage donc à engager le débat.
Je souhaite de fructueux échanges et d’excellents travaux à l’ensemble des participants et un bon retour dans leurs pays d’accueil respectifs.
Pour permettre à un plus grand nombre d’acteurs potentiels de la commande publique de maîtriser les mécanismes et procédures de passation des marchés publics, Global Green Consulting Afrique (GGC Africa) organise du 23 au 27 juillet 2018 à Ouagadougou, une session de formation. Plus de précisions dans la présentation suivante de l’initiative.
«FORMATION SUR LES PROCEDURES DE PASSATION DES MARCHES PUBLICS
OBJECTIF
La formation sur les procédures de passation des marchés publics vise à donner aux bénéficiaires les compétences nécessaires dans le domaine des marchés publics.
PUBLIC CIBLE
Directeurs et Chefs d’entreprises, DAF, Directeurs Financiers, Comptables, Personnes Responsables des Marchés, Directeurs des études, Personnels des Cabinets et Bureaux d’études, Consultants individuels, Assistants, Etudiants et toute personne intéressée par les marchés publics.
CONTENU DES COURS
Module 0 : Enjeux et principes des marchés publics
Module préliminaire : Le système des marchés publics, des délégations de services publics et du Partenariat Public Privé
Module 1 : Le nouveau cadre règlementaire des marchés publics
Module 2 : Le montage des dossiers d’appel d’offres
Module 3 : Les procédures de passation des marchés publics
Module 4 : La fiscalité des marchés publics
Module 5 : L’exécution des marchés publics
Module 6 : L’audit des marchés publics
Module 7 : Le contentieux des marchés publics
Module 8 : Les opportunités offertes par les marchés publics
LIEU : Ouagadougou (ABMAQ)
PERIODE : du 23 au 27 juillet 2018 (en cours du soir)
FRAIS : 100 000 FCFA
Donnant droit à : 1 Attestation de Formation + Supports + Références utiles + Pauses et Repas
Les panélistes ont planché sur la problématique des JACE 2018
L’ouverture, ce jeudi 5 juillet à Ouagadougou, des cinquièmes Journées des acteurs de la communication sur les Energies (JACE), a été suivie d’un panel de haut niveau ayant porté sur le thème desdites Journées : «Place et contribution des acteurs miniers dans la lutte pour l’accès des populations aux services énergétiques au Burkina Faso». Les panélistes avaient pour noms René Tidiane Barry, président de la chambre des mines ; Adama Ouiya de l’Organisation de renforcement des capacités de développement (ORCADE) ; Osée Yelkouni de la Coalition nationale pour la promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (CNPDER) et Larba Ouédraogo du Réseau national des communes minières du Burkina Faso.
Les panélistes, de gauche à droite : Adama Ouiya, Larba Ouédraogo, René Tidiane Barry et Osée Yelkouni à l’extrême droite. A la droite de M. Yelkouni, le modérateur, Boukary Nébié, SG de la JED
«Place et contribution des acteurs miniers dans la lutte pour l’accès des populations aux services énergétiques au Burkina Faso».
C’est le thème du panel organisé le 5 juillet dernier à Ouagadougou par les membres de l’association des Journalistes et communicateurs pour les énergies renouvelables et le développement durable (JED), à l’occasion des cinquièmes Journées des acteurs de la communication sur les énergies (JACE).
Pour décortiquer ce thème qualifié de pertinent par le ministre de l’Energie Dr Ismaël Bachir Ouédraogo et les autres officiels au cours de la cérémonie d’ouverture et faire des propositions à même de favoriser une meilleure contribution des acteurs miniers à la production et énergétique ; quatre experts ont répondu à l’invitation des responsables de la JED.
Il s’agit notamment de René Tidiane Barry, président de la chambre des mines ;Adama Ouiya de l’Organisation de renforcement des capacités de développement (ORCADE) ; Osée Yelkouni de la Coalition nationale pour la promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (CNPDER) et de Larba Ouédraogo du Réseau national des communes minières du Burkina Faso.
Le surplus de mégawatts aux populations
Le président de la chambre des mines, Réné Tidiane Barry souhaite des discussions entre l’Etat et les miniers
Au cours de ces échanges ouverts et porteurs d’espoir modérés par le secrétaire général de la JED Boukary Nébié ; chacun des panélistes, dans un esprit constructif, y est allé de son analyse de la situation et de ses suggestions.
Selon Réné Tidiane Barry, président de la chambre des mines, il faudrait que l’Etat discute avec les sociétés minières sur la production de l’électricité. Et ces débats auraient même dû avoir lieu en amont au début des années 2000. Les mines pourront par exemple, si les discussions aboutissent,produire de l’électricité au-delà de leurs besoins afin que le surplus soit mis au service des populations riveraines. Ainsi,une mine qui consomme 50MW, pourrait produire 60 MW afin que les 10MGW profitent à la population.
Inciter les compagnies minières à investir dans le solaire
Adama Ouiya de l’ORCADE veut une loi qui incite les miniers à investir dans le secteur énergétique
Pour Adama Ouiya de l’ORCADE, «il appartient à l’Etat de dégager les pistes pour permettre au secteur minier d’investir dans l’énergie ». Il soutient également qu’une loi pourrait, doit être votée pour inciter les compagnies minières à investir la production d’énergie solaire.
Osée Yelkouni de la Coalition CNPDER pense pour sa part que les zones minières doivent mettre en place des plans de développement des énergies renouvelables. Une fois que ces outils seront disponibles, elles pourraient être mieux accompagnées.
«Le fonds minier de développement n’est pas encore perçu»
Quant à Larba Ouédraogo du Réseau national des communes minières du Burkina Faso, il s’est félicité de l’initiative de la JED, souhaitant qu’elle contribue à une meilleure prise en compte des préoccupations des populations en matière d’accès aux services énergétiques au niveau des collectivités.
A la question d’un journaliste de savoir si le fonds minier de développement est effectivement perçu par les communes, M. Ouédraogo répond : «Depuis 2016 le fonds minier n’a pas encore été perçu.» Pourtant c’est un fonds qui devrait contribuer au développement des zones minières.
Boureima Ouédraogo, un participant du panel souhaite que les jeunes des campagnes soient bien formés pour pallier le problème de la main d’œuvre en matière de réalisations énergétiques.
Les responsables de la Ligue des consommateurs ont été reçus par la présidente de l'ARSE, Mariam Nikièma
La présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) Mariam Gui Nikiéma a reçu en audience ce vendredi 6 juillet 2018 une délégation de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB). Forte de six membres et conduite par le président de la LCB Pierre Nacoulma, la délégation est venue échanger avec la présidente de l’ARSE sur des sujets liés aux droits des consommateurs d’électricité et des missions du régulateur de l’énergie.
Les responsables de la Ligue des consommateurs ont été reçus par la présidente de l’ARSE, Mariam Nikièma
La gestion des litiges qui opposent les consommateurs et la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) dans leur relation contractuelle et la problématique des pénalités de retard, tels sont les sujets qui ont été abordés d’entrée de jeu par le Président de la LCB. « Quand notamment les consommateurs ont des litiges dans le cadre de leur relation contractuelle avec la SONABEL, comment l’ARSE peut-elle aider à les résoudre » ?
« C’est une question légitime de la part de votre association dont le but est de rechercher les solutions aux préoccupations des consommateurs en général et celles liées au service public de l’électricité en particulier », a fait remarquer la Présidente. Aussi, entourée de ses proches collaborateurs, elle a indiqué que hormis les missions relatives au respect des textes législatifs et réglementaires régissant le secteur de l’énergie, à l’équilibre financier du secteur et à la proposition à l’Etat des tarifs applicables dans le secteur de l’énergie, l’ARSE est chargée de préserver les intérêts des usagers du service public de l’énergie, de protéger les droits des opérateurs du secteur et de régler les litiges dans le secteur de l’énergie entre les différents acteurs.
Les membres de la délégation de la ligue des consommateurs
A cet égard, l’ARSE est le recours des usagers et des consommateurs lorsqu’ils ont des litiges qui n’ont pas eu de solutions de la part de l’opérateur, en l’occurrence la SONABEL. « Tous, tous ceux qui à ce jour nous ont saisis par rapport à leurs litiges ont été satisfaits », a-t-elle relevé.
Pour ce qui concerne la question des pénalités de retard, notamment leur mode opératoire dans le but d’insuffler plus d’équité et de justice dans ce domaine, « C’est l’un des objectifs du Gouvernement à travers le Ministère de l’Energie dans le cadre de l’adoption des textes d’application de la nouvelle loi portant réglementation générale du secteur de l’énergie au Burkina Faso », a souligné la Présidente de l’ARSE.
D’autres sujets liés aux capacités de la SONABEL, aux modalités de dédommagements des abonnés en cas de sinistres et au respect des calendriers des délestages ont fait l’objet d’échanges entre la délégation de la LCB et l’ARSE. Au terme de cette rencontre qui intervenait pour la première fois entre la LCB et l’ARSE, c’est avec une réelle satisfaction que la Présidente et son hôte se sont quittés en prenant l’engagement de retenir à l’avenir cette forme de rencontres comme cadre d’échanges autour des préoccupations des consommateurs de l’électricité.
Le présidium à l'ouverture des JACE 2018 ce 5 juillet à Ouagadougou
L’Association des Journalistes et Communicateurs pour les Energies et Développement Durables(JED) a lancé ce jeudi 5 juillet 2018 à Ouagadougou, les activités de la 5e édition des Journées des acteurs de la communication sur les énergies (JACE). C’est Dr Ismaël Bachir Ouédraogo, ministre de l’Energie, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, en présence du président de la Chambre des Mines du Burkina (CMB) René Tidiane Barry et de la présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie, Mariam Nikièma.
Le présidium à l’ouverture des JACE 2018 ce 5 juillet à Ouagadougou
Ce jeudi 5 juillet 2018 la Direction Générale de la Coopération (DGCOOP) à Ouagadougou, a abrité le lancement des cinquièmes journées de l’Association des Journalistes et Communicateurs pour les Energies et Développement durable (JACE) sous le thème : «Place et contribution des acteurs miniers dans la lutte pour l’accès des populations aux services énergétiques au Burkina Faso ». Ces JACE se tiennent du 5 au 8 juillet 2018.
«L’importance de l’énergie pour le développement»
Le ministre de l’énergie, Ismaël Bachir Ouédraogo
Le ministre de l’énergie, Ismaël Bachir Ouédraogo, président des cinquièmes Journées de l’Association des Journalistes et des Communicateurs pour les Energies et Développement Durable (JACE), a encouragé les organisateurs de ces journées en rehaussant de sa présence la cérémonie de lancement des présentes JACE. Il a félicité la JED pour la tenue des JACE et rappelé l’importance de l’énergie pour le développement de notre pays.
En outre, le ministre de l’énergie a souligné la pertinence du thème des JACE et a profité dévoiler les discussions entre l’Etat et le secteur minier pour une bonne gestion des énergies renouvelables. « Nous sommes en discussion avec les miniers pour voir comment nous allons manifester et matérialiser cette relation pour permettre d’avoir une relation gagnant-gagnant entre la mine et l’Etat», a laissé entendre le chef du département de l’énergie.
«Une excellente aubaine pour le développement durable»
Le président de la chambre des mines, Réné Tidiane Barry
Le président de la chambre des mines, Réné Tidiane Barry, par ailleurs co-parrain avec la présidente de l’autorité de régulation du secteur de l’énergie, a exposé la vision de la contribution du secteur minier au développement du pays en général et à celui du secteur de l’énergie en particulier.
«Notre souhait, c’est qu’une mine, quel que soit son lieu d’opération, soit un levier de développement pour sa zone et même au-delà. L’implantation d’une mine dans une zone ne doit plus être source d’inquiétude mais plutôt une excellente aubaine pour le développement durable», dixit René Tidiane Barry.
21% de taux d’accès à l’électricité
Le président de la JED, Grégoire Bazié
Pour Grégoire Bazié et ses camarades le choix du thème des JACE 2018 se justifie par le fait que notre pays connait un faible taux d’accès aux services énergétiques. «Selon les derniers chiffres nous sommes à 21% du taux d’accès à l’électricité contre un taux d’accès régional moyen de 40%. Pire, notre situation est encore dramatique en milieu rural avec un taux d’accès de seulement 3%», a-t-il relevé. Et de souhaiter que les échanges entre acteurs miniers, énergétiques, de la société civile et des pouvoirs publics aboutissent à une meilleure mise à contribution du secteur minier dans la lutte pour l’accès des populations aux services énergétiques au Burkina Faso.
La cérémonie d’ouverture des JACE 2018 a été suivie d’un panel sur le thème des Journées. Nous y reviendrons.
WASHINGTON, 5 juillet 2018 – Le Groupe de la Banque mondiale a adopté aujourd’hui son Cadre de partenariat (CPF) avec le Burkina Faso pour la période 2018-2023. Ce cadre guidera l’action du Groupe de la Banque mondiale pour accompagner le pays dans la mise en œuvre de son Plan national de développement économique et social (PNDES).
«Les objectifs du Groupe de la Banque mondiale et ceux du PNDES sont concordants. Ce cadre aidera le Burkina Faso à accélérer la transformation structurelle de son économie afin de créer des emplois productifs et à relever ses défis de développement » souligne Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Togo.
Au cours des six prochaines années, le CPF prévoit de contribuer à la création d’emplois et à l’accélération de la croissance, au renforcement des investissements dans le capital humain et au développement de la protection sociale.
Fruit de larges consultations auprès des secteurs public et privé, de la société civile, y compris des jeunes, des femmes et des partenaires au développement, le CPF entend aussi aider le Burkina à renforcer la gouvernance économique et la participation citoyenne.
«Lors de la table ronde sur le financement du PNDES à Paris en décembre 2016, le Groupe de la Banque mondiale avait pris l’engament d’accompagner le Burkina Faso dans la mise en œuvre de son plan de développement ambitieux. À ce jour ce sont plus de 800 millions de dollars qui ont été alloués au pays. Au total, grâce à ce nouveau cadre, plus de 2000 millions de dollars en dons et crédits concessionnels seront injectés dans l’économie burkinabè, avec notamment un financement record de 300 millions de dollars récemment alloué au secteur stratégique de l’eau et de l’assainissement », explique Cheick Kanté, responsable des programmes de la Banque mondiale pour le Burkina Faso.
Le CPF s’organise autour de l’intervention coordonnée de toutes les institutions du Groupe de la Banque mondiale. L’Association internationale de développement (IDA) apportera les financements nécessaires. La Société financière internationale (IFC) servira de levier pour attirer le secteur privé et l’Agence multilatérale pour la garantie des investissements (MIGA) se chargera de promouvoir l’investissement direct étranger.
* L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à faible taux d’intérêt ou sans intérêts en faveur de projets et de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 75 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA permettent d’apporter des changements positifs dans la vie de 1,5 milliard de personnes résidant dans les pays éligibles à son aide. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 113 pays. Le volume annuel des engagements est en constante augmentation et s’est élevé en moyenne à 18 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 54 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.