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Présidentielle malienne : Bientôt les résultats du duel Kéita – Cissé

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L'un des deux hommes sera proclamé président du Mali pour la période 2018-2023

Trois à quatre jours. C’est le temps qu’il faudra encore attendre pour connaître les résultats du second tour de l’élection présidentielle qui a eu lieu dimanche 12 août. Second tour émaillé de violences dans certaines localités, avec même mort d’homme dans la zone de Tombouctou où un président de bureau a été abattu par des assaillants.

L’un des deux hommes sera proclamé président du Mali pour la période 2018-2023

Qui d’Ibrahim Boubacar Kéita, président sortant du Mali et Soumaila Cissé, chef de file de l’opposition politique, remportera le second tour de la présidentielle malienne qui s’est déroulé dimanche dernier ? Avec la faible affluence qui a caractérisé ce second tour, le président sortant part avec un léger avantage, au regard des résultats du premier tour où il a franchi la barre des 40%. Il suffirait pour lui de remobiliser ses électeurs pour assurer sa victoire au second tour, surtout que la plupart des candidats éliminés au premier tour n’ont pas donné de consignes de vote. IBK aurait beaucoup à craindre si tous les 23 candidats à sa succession s’étaient ralliés à son challenger, Soumaila Cissé, crédité de 18% des voix du premier tour. Si surprise il devrait y avoir dans ce second tour de la présidentielle malienne, elle viendrait de Cissé. Une victoire au second tour de Kéita ne surprendra personne. Comme on le dit souvent, on n’organise pas des élections pour les perdre.

Reste maintenant à savoir dans quelles conditions la victoire de l’un ou l’autre candidat sera accueillie. Pourvu que l’intérêt supérieur du Mali l’emporte sur les considérations partisanes.

Christian Tas

Burkina Demain

Tournoi triangulaire international : Les Etalons cadets tenus en échec 1-1 par le Mena du Niger

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Les étalons cadets du Burkina ont fait match nul 1 à 1 face aux cadets nigériens ce dimanche 12 août 2018 au stade Wobi de Bobo, lors de leur 2e sortie dans le tournoi triangulaire international. Ce tournoi qui s’est tenu du 7 au 12 août 2018 a été organisé par la Fédération burkinabè de Football. Il entre dans le cadre de la préparation des U-17 en vue des éliminatoires de la CAN Zambie 2019.

Ce tournoi triangulaire international réservé au moins de 17 ans a regroupé les équipes nationales cadettes du Niger, du Mali et du Burkina Faso. Les cadets Maliens ont survolé la compétition avec 2 victoires en 2 matchs. Les étalons cadets, quant à eux, ont débuté la compétition par une défaite 3 à 0 face au Mali. La 2e sortie des poulains de Daouda Sanou dit Famouzo face aux Cadets nigériens s’est soldé par un score de 1 à 1.

Ce sont les Nigériens qui ouvrent le score dans les arrêts de jeu de la 1re mi-temps. En seconde période, le capitaine Jean Fiacre Botué et ses camarades montrent un autre visage dans le jeu. Ils réussissent à égaliser à la 60e minutes par l’entremise de Aziz Siribié sur une action solitaire. Le Mali termine seul en tête avec 6 points + 9 pour 0 buts encaissé. Le Burkina vient en 2e position avec 1 point -3 et le Niger ferme la marque avec 1 point – 6.

Les 2 encadreurs satisfaits du parcours de leurs équipes

Pour l’entraîneur des U-17 du Niger Issa Abdramane, cette compétition a permis à sa sélection de se mettre en jambes avant le début des éliminatoires pour la Can des U-17 en 2019 en Zambie. Il dit être satisfait aussi de la performance de ses gamins qui ont « mouillé le maillot ».

Pour Moctar Barro le coach adjoint des étalons cadets, ses garçons ont montré un bien meilleur visage face au Niger par rapport à leur première sortie. Moctar Barro affirme que son équipe était beaucoup plus libérée dans le jeu que lors  du 1er match perdu face au Mali.

Avec ce match nul face au Niger, la préparation des étalons cadets du Burkina reste encore à parfaire avant le début des éliminatoires. Le coach des étalons cadets Daouda Sanou dit Famouzo et ses poulains poursuivront donc leur préparation à l’Institut de Formation du Footballeur Africain  (Iffa) de Matroukou  où ils sont internés depuis le mois de juillet.

L’équipe nationale cadette du Burkina participera aux éliminatoires de la Can Zambie 2019 au Niger du 2 au 15 septembre 2018. Ils sont logés dans la zone UFOA B avec le Nigeria, la Côte-Ivoire et le Bénin. Une seule national de cette zone sera qualifiée à la Can prévue en Zambie en 2019.

Sotouo Justin Dabiré / Bobo

Burkina Demain

 

L’UNIR-PS réaffirme ses options politiques et son soutien au code électoral

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L’Union pour la renaissance, Parti sankariste (UNIR-PS), a tenu sa conférence nationale des cadres ce samedi 11 août 2018. La cérémonie de clôture des travaux qui s’est déroulée au Comptoir burkinabè des chargeurs (CBC) été présidée par le président du parti Me Bénéwendé Sankara. Le parti a apporté son soutien au nouveau code électoral et a rappelé que son alliance avec le parti au pouvoir MPP, n’est nullement pas une question de ‘’soupe’’.

Me Bénéwendé Sankara, président de l’UNIR-PS, expliquant à la presse les options de son parti

Après Banfora le 4 août de l’année dernière, c’est Ouagadougou qui a abrité ce samedi 11 août 2018, la 2e conférence nationale des cadres du parti de l’œuf, l’UNIR-PS.

Cette conférence a été le lieu d’invités les cadres du parti à plus d’action et d’engagement. C’est pourquoi, elle a porté sur le thème « la responsabilité du cadre de l’UNIR/PS pour le rayonnement du parti ».

L’appel à l’engagement des cadres de l’UNIR -PS

Selon Me Bénéwendé Sankara, président de l’UNIR-PS, cette conférence a été l’occasion de faire une « introspection et de poser la question de la responsabilité individuelle et personnelle de chaque cadre, sa place et son rôle dans le rayonnement du parti ». Me Sankara a invité les cadres du parti à être « politiquement conscient et techniquement compétent dans leur domaine ».

Me Sankara à une fois de plus répondu à ceux qui taxe le parti d’avoir fait une alliance contre nature. « Nous n’avons pas fait une alliance avec le MPP, avec les partis de la majorité présidentielle parce qu’il y a de la soupe à boire ? Non, lance-t-il avec force, sous des applaudissements de la salle.

Le soutien de l’UNIR-PS au nouveau code électoral

« Nous nous somme engagés dans un combat parce que nous avons foi à la démocratie » et aussi « pour que Blaise Compaoré fuit le pays pour qu’il ait une alternance », a-t-il martelé.

L’une des grandes décisions de cette conférence, a été la motion de soutien de l’UNIR-PS au nouveau code électoral qui divise actuellement la majorité présidentielle et l’opposition politique.  L’UNIR-PS dit encourager le gouvernement et l’exhorte à l’opérationnalisation de ce code.

Me Sankara a expliqué qu’il faut une rupture pour permettre au Burkina Faso d’amorcer une véritable croissance. Et d’affirmé que « Nous avons fait un saut dans le feu et il reste un deuxième saut à faire ». A entendre Me, la présence de l’UNIR-PS dans gouvernement n’exclu pas que le parti fasse des critiques au gouvernement. Car dit-il « si le gouvernement échoue, nous aurons échoué ».

«Cette question sera débattue dans le congrès du parti », c’est la réponse du président de l’UNIR-PS, Me Sankara quand on lui a demandé s’il sera candidat en 2020.

 

Joachim Batao

Burkina Demain

Nouveau code électoral : l’UPC s’inquiète d’une « fraude électronique »

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L’Union pour le Progrès et le Changement a animé dans la matinée du samedi 11 août 2018, une conférence de presse au siège du parti. Les animateurs de la conférence ont protesté contre le nouveau code électoral qu’ils trouvent taillé selon les directives du parti au pouvoir MPP.

Moussa Zerbo (micro en main) et ses camarades ont défendu la position de leur parti sur le code électoral

Le débat qui divise la classe politique burkinabè est loin d’être clos. Après les contestions d’une part, de l’opposition réunie au sein du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) et des motions de soutien d’autre part de la majorité présidentielle, réunie au sein de l’Alliance des partis politiques de la majorité (APMP), c’est au tour des partis politiques de se faire entendre individuellement.

Le Mardi 07 aout dernier, c’était le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) parti au pouvoir qui qualifiait le code « d’avancée démocratique ». Ce 11 août, Moussa Zerbo et ses camarades de l’UPC trouvent que ce code « tripatouillé par le MPP et ses alliés » visent à orchestrer « des fraudes massives aux élections de 2020 ».

L’UPC trouve que l’arrimage du fichier électoral de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) au fichier de l’Office national d’identification (ONI) pose un problème de crédibilité. Pour eux, la suppression de l’enrôlement en lieu et place d’envois d’SMS par l’ONI à ceux qui ont l’âge de voter et qui voudraient exercer leur droit de vote, pour délivrance de carte CNIB « cache du flou ».

Adama Sosso, lui s’inquiète et s’interroge de savoir, à qui est-ce qui ces SMS seront envoyés ? Comment pourrait-on s’assurer que les SMS seront envoyés réellement à ceux qu’il faut ? Ce «cafouillage » renchérit le député Moussa Zerbo va permettre au MPP en « complicité » avec l’ONI de délivrer plusieurs CNIB à leurs militants, qui pourront voter plusieurs fois. « C’est de la fraude électronique qui se prépare », s’inquiète le député.

Aussi, les contestataires du nouveau code mettent en cause l’impartialité de l’ONI dans l’envoie des SMS. Ils craignent de la discrimination dans l’envoie des SMS. A les entendre, l’ONI en connivence avec le MPP pourrait choisir d’envoyer les SMS selon la prédominance politiques des zones.

Joachim Batao

Burkina Demain

Lonsili productions : 2 concerts géants pour le lancement

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Sur ce scène à la maison de la culture de Bobo à l'occasion du concert de lancement de Lonsili Productions

L’artiste burkinabè Lonsili Bebeto lance officiellement sa structure Lonsili production à travers deux concerts live, l’un à Bobo-Dioulasso et l’autre à Ouagadougou. Celui de Bobo-Dioulasso a eu lieu ce vendredi 10 août à la maison de la culture Anselme Titiama Sanou. C’était en présence d’artistes burkinabè et internationaux.

Sur ce scène à la maison de la culture de Bobo à l’occasion du concert de lancement de Lonsili Productions

C’est une dizaine d’artistes venus de la Côte-Ivoire, de la Guinée Conakry, du Bénin et du Burkina Faso qui ont presté en live durant près 3 heures d’affilée. Ahissia de la Côte-Ivoire, Sira Condé de la Guinée Conakry et Nayel Hoxo du Bénin ont réussi a fait vibrer le public de la maison de la culture à travers des pas de danse et des chansons de leurs terroirs.

Les artistes burkinabè ont aussi fait le show

Saly-z du Burkina, Kanzé de Bobo-Dioulasso, Soli ce Clay de Banfora et des artistes bien connus de la scène musicale burkinabè comme Maï Linganie, Mandowe et Eldj ont eux aussi fait montre de leurs talents à travers leurs chansons et leurs pas de danse. Mandowe à l’image des autres artistes ont salué l’initiative de Lonsili Bebeto. Pour lui, ce genre d’initiative participe à la promotion et au développement de la culture.

Un public qui s’est fait beaucoup attendre

Prévu pour débuter à 19h, c’est autour de 22h30 que le concert a commencé. La faute à un public qui a brillé par son retard et sa quasi-absence. Un coup dur pour les organisateurs qui comptaient faire salle pleine de la maison culture.

Bebeto Lonsili se félicite d’avoir tenu le concert de Bobo

Toutefois, l’essentiel est fait selon Lonsili Bebeto. Pour lui, le plus dur était d’organiser le lancement officiel de sa maison de Production. Après Bobo-Dioulasso, c’est au tour de Ouagadougou d’accueillir une pléiade d’artistes internationaux et burkinabè en concert live ce samedi 11 août 2018 toujours dans le cadre du lancement officiel de la structure Lonsili production.

Lonsili productions est une structure qui œuvre à la promotion du développement culturel à travers la Formation, l’accompagnement, la production et la promotion d’artistes burkinabè et africains à l’international selon son promoteur.

Sotouo Justin Dabiré/Bobo

Burkina Demain

A la découverte du centre d’excellence pour jeunes footballeurs de Matroukou

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Le comité exécutif de la FBF à travers le département Football des jeunes de la Fédération burkinabè de football lance un projet à long terme dénommé Can Junior 2021. Ce projet consiste à détecter des talents, les encadrer et les suivre en vue d’assurer la relève de l’équipe senior dans le cadre des compétitions internationales. Pour amener le public à comprendre le bien-fondé de ce projet, les journalistes ont visité ce vendredi 10 août 2018 l’Institut de formation du footballeur africain (Iffa) à Matroukou où sont internés les Étalons cadets. Sur le site, les journalistes ont fait connaissance avec le lieu de formation des jeunes footballeurs burkinabè. Ils ont été aussi imprégnés du contenu du projet Can junior 2021 de la FBF.

Ce sont des jeunes joueurs des Etalons cadets ravis que nous avons trouvé sur place ce vendredi 10 août sur le site de   l’Institut de formation du footballeur africain (Iffa) à Matroukou situé à la sortie de la ville de Sya. Les garçons de Daouda Sanou dit Famouso, responsable du département Football de jeunes à la FBF étaient plutôt détendus à notre arrivée sur le site malgré la défaite 3 à 0 lundi face aux aiglons du Mali lors du 1er match du tournoi triangulaire entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Après une brève présentation du centre, place est faite à une visite guidée des lieux.

Les infrastructures de l’Iffa

Découverte grandeur nature pour les Hommes de média

Les hommes de médias ont fait connaissance avec les 2 terrains de l’Iffa, la salle de musculation, les dortoirs, les équipements sportifs et de préparation physique des joueurs. Des infrastructures et des équipements sportifs qui selon Daouda Sanou dit Famouso  ont  été fabriqués par les pensionnaires de l’Iffa avec des matériaux rudimentaires. Mais, le chef du département Football de jeunes et coach des étalons cadets fait vite de rassurer que ces matériels sont résistants, durables, moins coûteux et répondent selon lui aux exigences du football mondial.

Formation pour l’objectif CAN junior 2021

Le projet Can junior 2021 lancé par le comité exécutif de la FBF vise selon les initiateurs à assurer l’avenir du football burkinabè à travers la formation à la base de jeunes joueurs dans un cadre aux normes internationales. Ce projet vise également à développer la cohérence, la dynamique des régions et inciter les jeunes à la pratique du football. Pour atteindre ses objectifs, la FBF envisage mettre en place des championnats régionaux inter-clubs et internationaux réservés au U-15/ U-17 et U-20.

Des résultats prévisibles à long terme pour le projet de la FBF

La détection et l’encadrement de jeunes talents vise à mettre en place une équipe senior compétitive à l’international avec des résultats positifs. C’est pourquoi, le premier objectif de la FBF est désormais de préparer une équipe qui sera compétitive à la Can junior en 2021. Cette formation à long terme va permettre selon les initiateurs du projet, une relève sûr performante avec une grande marge de progression.

Le projet porté par Daouda Sanou dit Famouso veut permettre aussi une intégration facile des jeunes joueurs burkinabè dans les grands clubs européens. Le couronnement de tout cela passe par la formation de jeunes talents à la base et des résultats à long terme dans lequel le public sportif burkinabè doit aussi s’engager, précise Famouso.

Un travail de longue haleine

Une délégation de la FBF avec à sa tête le directeur technique national et le secrétaire général adjoint sont venus encourager les coachs chargés de l’encadrement des jeunes joueurs.  Le DTN Ousmane Sawadogo affirme que c’est un véritable chantier à long terme qui vise à développer le football en partant de la formation à la base. Il se dit donc confiant quant à l’aboutissement positif de ce projet.

L’Iffa de Matroukou a connu de grande gloire du football burkinabè à l’image du capitaine des étalons Charles Kaboré. L’ancien sociétaire de Marseille en ligue 1 française reste à en croire les responsables du centre le seul accompagnateur de l’Institut de formation du footballeur africain. Le capitaine des Etalons offrirait chaque mois à l’Iffa, la somme de 2 millions franc CFA pour son fonctionnement.

Sotouo Justin Dabiré/ Bobo

Burkina Demain

CSC : Mathias Tankoano et ses collègues ont officiellement pris fonctions

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Au Conseil supérieur de la communication (CSC), Désiré Comboïgo, président par intérim sortant a passé le témoin au nouveau président Mathias Tankoano. La cérémonie de passation de service a été présidée par le premier ministre Paul Kaba Thiéba ce 9 août 2018.

Nommé en conseil des ministres du 4 juillet dernier, c’est ce 9 août 2018 que le nouveau président du CSC, Mathias Tankoano, a officiellement pris fonctions.

La cérémonie de passation de service entre président sortant et entrant s’est déroulée sous le regard du haut représentant du chef de l’Etat Cherif Sy, du premier ministre Paul Kaba, d’anciens présidents du CSC, du monde de la presse, d’employés du CSC etc.

Avec cette passation, l’on pourrait croire que la page de difficultés qu’a connue l’institution est en train d’être tournée.

Un nouveau départ

Le premier ministre Paul Kaba Thiéba tout en félicitant le nouveau président a souhaité que ce nouveau départ permette au CSC de retrouver la sérénité. Il a aussi invité les travailleurs du CSC à la cohésion afin de relever les défis qui les attendent.

Le nouveau président Mathias Tankoano dit mesurer toute la responsabilité que requiert sa fonction. Mieux, il a affirmé être « conscient de l’ampleur de la tâche et des attentes légitimes des acteurs de la presse, de la communication et de l’ensemble du peuple burkinabè ». Il reconnait que les défis qui l’attendent sont nombreux. C’est pourquoi, il a lancé un appel à l’union autour de l’institution. Pour lui, les réactions voire contestations à la suite de sa nomination « témoignent du grand intérêt porté au CSC ».

Le coup de gueule du président sortant

Le nouveau président du CSC, Mathias Tankoano (micro), face à la presse

Mathias Tankoano n’a pas manqué de rendre hommage à son prédécesseur pour le travail abattu. Ce dernier, quant à lui, a adressé ses félicitations au président entrant en lui souhaitant plein succès dans sa nouvelle fonction à la tête du CSC.

Le président sortant Désiré Comboïgo est revenu sur les péripéties qu’a connues l’institution sous sa présidence. Il a critiqué les actes de certains conseillers qu’il a qualifié de « rébellion administrative » et de « tentative en bande organisée de saboter une institution de la République».

Joachim Batao

Burkina Demain

Coupe du maire de Houndé : le secteur n°2 remporte le trophée de la 2e édition

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Remise du trophée au capitaine du secteur 2 à la grande satisfaction du promoteur, le maire Dissan B. Gnoumou

La finale de la deuxième édition de la coupe du maire de la commune de Houndé s’est disputée le samedi 04 Août 2018 sur le terrain de stade Kiéni de Houndé. Au terme de la rencontre, l’équipe de secteur n°2 s’est adjugé le trophée, en battant le secteur n°4 aux tirs aux buts par le score de quatre buts à deux.

Au coup d’envoi de la finale par les officiels

Débutée le 10 Mars dernier avec 13 équipes de la commune, la deuxième édition de la coupe du maire de Houndé a connu son épilogue, le samedi 04 Août 2018 sur le terrain de stade Kiéni de Houndé. Elle a été placée sous le patronage du chef coutumier de Houndé, la présidence du chef coutumier de Bouahoun et le  parrainage de l’honorable Blaise Dala, député à l’assemblée  nationale, de prof. Dr Katja Werthmann, à l’université Leipzig en Allemagne et de Yarohoubalé Boni, chef de département distribution de l’Ouest à la SONABEL.

Le maire de Houndé Dissan B. Gnoumou saluant les joueurs

Le match a commencé tambour battant. Le Secteur n°4 ouvre le score, mais se fera rejoindre au score par le secteur 2 avant la mi-temps grâce à une réalisation de Tamoussi Bognana. À la reprise, aucune formation ne parvient à prendre véritablement à prendre l’ascendant sur l’autre mais elles réussissent tout de même à produire un jeu séduisant à travers leur style de jeu et surtout la rage de vaincre. Prudente, chaque équipe jouait tout de même la carte de la prudence pour aller au tir au but après plusieurs tentatives infructueuses de part et d’autre. Au coup de sifflet final de l’arbitre, c’est la partie des tirs aux buts. Deux tireurs du secteur 4 ratent leurs tirs et le secteur n°2 l’emporte, s’emparant ainsi  de la 2ème édition de la coupe du maire de Houndé.

Remise du trophée au capitaine du secteur 2 à la grande satisfaction du promoteur, le maire Dissan B. Gnoumou

Pour les prix, l’équipe de kari, 4e, reçoit 75 000 F CFA, un jeu de maillots plus un ballon. Le 3è prix, composé d’un jeu de maillots + 1 ballon et la somme de 100.000 francs CFA, pour l’équipe de secteur n°3. Le finaliste malheureux, secteur n°4, empoche 120 000 F CFA en plus d’un ballon et d’un jeu de maillots. Le vainqueur, secteur n°2, s’en tire avec le premier prix, composé du trophée, un jeu de maillot, un ballon et la somme de 150.000 francs CFA. A noter que toutes les autres équipes ont reçu chacune un ballon.

Mobilisation générale à l’occasion de la finale

Pour les parrains, c’est un grand honneur d’apporter leur touche au développement de la commune de Houndé en particulier et de la province du Tuy en général.

Pour le maire de ladite commune, Dissan B. Gnoumou, c’est une véritable satisfaction de réunir les jeunes autour du ballon rond car c’est un sport prisé par la jeunesse aujourd’hui. « De ce fait, nous avons trouvé qu’il était de bon ton de rassembler les différents secteurs et villages de la commune et par ricochet renforcer la cohésion sociale entre filles et fils », a-t-il expliqué. Sans cohésion, il n’y a pas de développement, a-t-il ajouté.

Les députés du Renouveau Démocratique, sont  également venus soutenir le maire de la commune de Houndé. Ils ont salué l’organisation du tournoi.

Gafoura Guiro / Houndé

Burkina Demain

Abidjan : Simone Gbagbo a regagné triomphalement son domicile

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Le président Alassane Ouattara avait, dans son discours à la Nation lundi dernier, annoncé pour bientôt la libération de l’épouse de Laurent Gbagbo, ex-président ivoirien détenu à La Haye. C’est à présente chose faite. En effet Simone Gbagbo a regagné ce mercredi même, avec un certain triomphalisme, son domicile à la Riviera Golf.

Libérée ce mercredi, l’ex-première dame Simone Gbagbo a été accueillie chez elle par des militants du FPI

Qui l’aurait crû il y a quelques jours. Simone Gbagbo, poursuivie dans plusieurs dossiers et condamné à 20 ans de prison, est libre de ses mouvements depuis ce mercredi août 2018. L’ordonnance présidentielle annoncée lundi dernier, a déjà produit ses effets chez l’ancienne première dame de Côte d’Ivoire.

Une libération qui intervient dans un contexte de division au sein du Front populaire, parti fondé par Laurent Gbagbo, avec d’un côté la faction Affi N’Guessan et de l’autre, celle de Abou Dramane Sangaré. Ayant réaffirmé dernièrement sa fidélité au fondateur Gbagbo, désigné candidat du FPI malgré sa détention de La Haye, la faction de Sangaré a plus de chance d’être adoubée par Simone Gbagbo.

Affaire à suivre…

Christian Tas

Burkina Demain

Code électoral : L’opposition a formulé un recours devant le Conseil constitutionnel

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Par ce communiqué conjoint, l’opposition parlementaire informe l’informe l’opinion de son recours devant le Conseil constitutionnel contre le nouveau code électoral. Recours formulé «depuis le jeudi 2 août 2018»

«COMMUNIQUE CONJOINT DE PRESSE DES GROUPES PARLEMENTAIRES DE L’OPPOSITION

L’Opposition parlementaire du Burkina Faso, constituée des Groupes parlementaires de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) et de Paix, Justice et Réconciliation Nationale (PJRN), porte à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale, qu’elle a introduit un recours contre la modification du code électoral auprès du Conseil constitutionnel depuis le jeudi 02 août 2018.

Par cette action, les députés, de même que les partis de l’Opposition politique à laquelle ils appartiennent, réaffirment leur attachement à la République et à la paix.

Ce recours n’exclut pas les autres actions légales que l’Opposition politique burkinabè viendrait à initier, pour protester contre ce code électoral divisionniste et dangereux, voté par la seule majorité présidentielle.

Les dispositions de ce nouveau code électoral, qui ne font pas consensus au sein de la classe politique, permettent au Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), de préparer des fraudes à grandes échelles aux prochaines échéances électorales et ce, sans laisser de trace, grâce notamment, à l’arrimage de la liste de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à celle de l’Office national d’identification (ONI), contrôlé par le Gouvernement d’une part, et d’autre part, grâce au système d’enrôlement des électeurs « par SMS et par appels téléphoniques».

C’est exactement ce système, que notre CENI a copié au Mali et qui est actuellement décrié dans le processus électoral de ce pays, où l’Opposition malienne a dénoncé l’enrôlement de plus d’un million d’électeurs fictifs par le pouvoir.

L’autre point de discorde entre l’Opposition et la Majorité, réside dans le vote des Burkinabè de l’extérieur. La Majorité gouvernante remet en cause très officiellement la fiabilité de la carte consulaire biométrique (cf les déclarations de certains ministres et le contenu de l’exposé des motifs justifiant la modification du code électoral), mettant ainsi en danger nos compatriotes vivant à l’étranger. Pour rappel, le même MPP et la plupart de ses alliés (UNIR/PS, PDS/Metba, RDS, et des dizaines d’autres partis), qui étaient représentés au Conseil national de la transition (CNT) en 2015, avaient marqué leur accord pour que les Burkinabè de l’extérieur votent avec la carte consulaire biométrique. Mieux, tous les représentants de la Majorité à la CENI ont proposé, qu’entre autres pièces, la carte consulaire biométrique serve de document de vote pour la diaspora.

Cette remise en cause de la fiabilité de la carte consulaire, n’empêche pas le régime du MPP, depuis son accession au pouvoir en 2016, de poursuivre la délivrance de cette carte dans les ambassades et consulats concernés et d’en tirer de substantiels revenues au profit du trésor public.

Cette carte tant décriée par le gouvernement, comporte pourtant clairement à son verso, la mention selon laquelle elle tient lieu de carte d’identité burkinabè.

Dans certains pays, c’est le seul document d’identification permettant à nos compatriotes de travailler, de faire des transactions diverses, de voyager, de faire toutes sortes d’opérations légales en qualité de Burkinabè. Il est d’ailleurs curieux que ce soit le gouvernement lui-même, qui remet en cause, aussi officiellement, la fiabilité d’un document administratif qu’il délivre à ses concitoyens, à partir d’un fichier établi par lui.

A cela s’ajoute le fait que, le nouveau code électoral confine les lieux de vote des électeurs burkinabè de l’étranger dans les ambassades et dans les consulats. Cette restriction entrainera, sans doute, un très faible taux de participation de nos compatriotes de l’extérieur aux prochains scrutins. Car, techniquement, ces lieux (au nombre de 04 en Côte d’Ivoire par exemple) n’ont pas et n’auront pas les capacités de recevoir tout le monde. Les distances à parcourir achèveront de décourager la participation aux scrutins de la plupart des électeurs.

Alors, nous nous posons la question suivante et nous aimerions que le pouvoir y apporte une réponse très claire : pourquoi le Burkina, qui a autorisé les résidents maliens vivant sur son sol à voter dans certaines écoles, ne pourrait-il pas négocier les mêmes possibilités avec les pays d’accueil de notre diaspora ?

On le voit aisément, les arguments du pouvoir ne résistent pas à l’analyse, ce qui explique une communication gouvernementale désastreuse en ce moment, se traduisant par les déclarations contradictoires des membres du gouvernement, qui se livrent laborieusement à des justifications ridicules dans les médias.

L’Opposition parlementaire invite les citoyens burkinabè de l’intérieur comme à l’étranger, à se mobiliser et à se tenir prêts pour la lutte engagée contre cette loi qui consacre le recul de la démocratie dans notre pays.

Ouagadougou, le 08 août 2018 »