Accueil Blog Page 345

Ramadan à Ouaga : Prières pour la paix, la sécurité et la cohésion sociale !

0
Il y avait du monde à la place de la Révolution pour la grande prière du ramadan

La place de la révolution à Ouagadougou, a refusé ce  15 juin 2018 du monde à l’occasion de la grande prière  de la fête du ramadan.

Il y avait du monde à la place de la Révolution pour la grande prière du ramadan

Cette grande prière à la Place de la Nation été officiée par le guide Adama Zoungrana, 1eadjoint au grand  imam de Ouagadougou. Ils étaient donc des milliers de fidèles musulmans à respecter ce grand rendez-vous. A leurs côtés, le ministre de l’administration territoriale Siméon Sawadogo ;  une délégation de l’église catholique  conduite par  son éminence le cardinal Philippe Ouédraogo, des représentants des protestants, celui des chefs coutumiers.

«S’unir pour la paix et la sécurité»

A l’occasion de cette grande prière du ramadan, les fidèles musulmans ont  imploré le Dieu créateur pour la paix dans les familles, dans les sociétés, dans notre pays et dans le monde entier.

Adama Zoungrana a invité tous les Burkinabè à s’unir pour la paix la sécurité dans le pays. Adama et les autres  ont invoqué la miséricorde divine pour tous les malade, notamment pour le grand imam Aboubacar Sana, qui à cause de son état de santé,n’a pas  pu, dit-on, faire le déplacement de la place de la Révolution pour présider la prière.

«Vivre dans la paix et la cohésion sociale »

Pour Hatimal Demé,  2e vice-président de la communauté musulmane, ce 15 juin est une journée de partage de solidarité et de communion avec tout le monde.

Pour sa part, le cardinal Ouédraogo a salué toute la communauté musulmane et a indiqué que la communauté chrétienne était de cœur avec les fidèles musulmans. Et d’inviter tous les Burkinabè à vivre ensemble dans la paix et la cohésion sociale.

Félicité Sawadogo

Burkina demain

Ramadan : Message de l’UNIR/PS aux fidèles musulmans

0

Dans ce message, l’Union pour la renaissance/Parti sankariste souhaite une bonne fête de ramadan aux fidèles musulmans du Burkina.

«C O MM U N I Q U E  DE PRESSE

Camarades militantes et militants de l’UNIR/PS,

Frères et sœurs de la communauté musulmane vivant au Burkina Faso,

Chers compatriotes,

A la veille de la célébration  de l’Aid El Fitr marquant la fin du mois de ramadan, il me plait en mon nom et en celui du Secrétariat Exécutif National  de l’Union pour la renaissance /parti sankariste (UNIR/PS) de souhaiter une bonne fête à tout le peuple burkinabè et en particulier aux fidèles musulmans du Burkina Faso.

Après 30 jours de jeûne, de privation, de partage et surtout de prières et d’invocations, nous joignons nos vœux à ceux  de la Ouma pour que Dieu le Tout Puissant continue de veiller sur notre pays en le protégeant de toutes les forces du mal.

Nous avons noté avec une grande satisfaction l’esprit dans lequel ce mois saint s’est déroulé avec des Ifta (ruptures collectives de jeûne) réunissant les musulmans et les membres des autres communautés religieuses. C’est de ce Burkina de tolérance, de fraternité et de communion dont nous sommes tous fiers qu’il va falloir défendre bec et ongles contre les forces obscurantistes qui en veulent à notre vivre ensemble en cherchant à nous déstabiliser et à nous dresser les uns contre les autres.

Les soutiens divers de la communauté musulmane par le biais de ses différents  dons aux malades dans des hôpitaux et à des plus démunis dans les villes et campagnes montrent une fois de plus l’esprit de solidarité et d’entraide qui anime notre nation.

Nous ne nous laisserons pas divertir par ceux qui veulent amalgamer la religion et la terreur aveugle qu’ils veulent propager ici et ailleurs.

Nous en appelons à la cohésion sociale et à un soutien sans failles à nos forces de défense et de sécurité (FDS), pour que nos venions à bout de cette gangrène de notre sous-région.

Une fois de plus, bonne et heureuse fête à toutes et à tous.

Dieu bénisse le Burkina Faso

 

Fait à Ouagadougou, le 14 juin 2018»

Le Président

Maître Bénéwendé S. SANKARA

Le CERMI veut s’ancrer davantage en Afrique de l’ouest

0
A la présentation du CERMI ce 8 juin à Ouagadougou

Dans l’optique de renforcer son impact dans l’espace ouest-africain, le centre pour les énergies renouvelables et la maintenance industrielle du Cap Vert (CERMI) a tenu une rencontre d’information à Ouagadougou le vendredi, 08 juin 2018. Cette rencontre avait pour but majeur de présenter le projet du CERMI et de nouer un partenariat avec les acteurs burkinabè du secteur énergétique.

A la présentation du CERMI ce 8 juin à Ouagadougou

C’est pour informer les acteurs burkinabè de la mise en place du projet « Renforcement de l’ancrage régional du centre pour les énergies renouvelables et la maintenance industrielle », a laissé entendre Luis PINA, un des représentants du centre.Cette rencontre va permettre de jeter les bases d’un « partenariat gagnant-gagnant » entre le centre et le Burkina Faso, a-t-il poursuivi.

Francis Simporé,point focal du CERMI, l’un des animateurs de la rencontre

Francis Simporé, le point focal a ajouté que pour cela, l’institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2IE) a été choisi comme partenaire de mise en œuvre du projet au Burkina Faso.Aussi, il a mentionné que les bénéficiaires du projet sont les institutions et organisations régionales, les acteurs professionnels des secteurs des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, provenant de secteurs public et privé et de la société civile, etc.

Ce projet d’une durée de trois ans avec une enveloppe financière de 2 millions d’euros, financera la formation des formateurs dans les domaines liés aux énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique dans les installations du CERMI. Des échanges fructueux issus de la rencontre vont permettre la mise en place d’une feuille de route pour mieux coordonner les activités au Burkina Faso en matière des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, a conclu le point focal.

Ils étaient nombreux les acteurs du secteur des énergies renouvelables à assister à la rencontre de…

Pour rappel, le CERMI est une institution publique capverdienne officiellement inaugurée le 10 mars 2015. Il a pour but principal de promouvoir la diffusion de connaissances et le développement des compétences pour l’exercice d’activités professionnelles d’excellence dans le domaine des énergies renouvelables et de la maintenance industrielle.

… présentation du CERMI

En plus, le CERMI vise à devenir un centre d’excellence et de référence national et international, notamment pour le marché de la CEDEAO et des pays africains de langue officielle portugaise (PALOP) dans les domaines liés à la formation, l’audit, la certification, le contrôle, la métrologie, le suivi, l’incubation, la recherche et le développement.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Accord de Sentosa : Pyongyang est-il en train de basculer dans le camp occidental ?

0
Où ce rapprochement Corée du Nord - Etats-Unis matérialisé par ce chaud poignet entre Trump et Kim conduira ?

Sur cette terre des Hommes, seules les montagnes ne se rencontrent pas. Ainsi, après s’être haï, traité de tous les noms, le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong-Un se sont finalement rencontré ce mardi 12 juin à Singapour pour enterrer la hache de guerre. L’accord commun de dénucléarisation de la péninsule coréenne, ‘’l’Accord de Sentosa’’, comme l’appellent déjà les historiens, annonce une nouvelle ère dans les rapports entre la Corée du Nord, dernier bastion du communisme, et le reste du monde.

Où ce rapprochement Corée du Nord – Etats-Unis matérialisé par ce chaud poignet entre Trump et Kim conduira ?

Que l’on ne s’y  méprenne pas. Au-delà de la dénucléarisation de la péninsule coréenne, donc de la pacification de la péninsule ; c’est l’ultime étape des rapports conflictuels Ouest-Est, de la Guerre froide qui se joue. Avec un système politique calqué sur le modèle soviétique de l’époque, la Corée du Nord fait figure de dernier bastion du communisme dans le monde.

Vraisemblablement, avec cet accord de Sentosa, c’est le libéralisme occidental qui va prendre de l’ampleur dans le monde. Si le leader nord-coréen fait vraiment le jeu, il sera impossible pour son pays de garder le cap du communisme. Si tout se passe bien, la Corée du Nord deviendra en quelques années un nouvel eldorado pour les investisseurs internationaux qui viendront y parler affaires que d’égalité entre les peuples.

Dans le meilleur des cas, Pyongyang s’inscrira dans le registre de Pékin qui a accepté l’ouverture avec l’Occident dans les affaires mais a gardé son système politique. Reste à savoir si les Nord-coréens avec ou sans Kim Yong-un à la tête de leur Etat, auront  les mêmes moyens de préserver pendant longtemps encore leur  système politique face aux occidentaux qui après le déversement de milliards de dollars ou d’euros, vont progressivement commencer à leur exiger  de réformes politiques.

Christian Tas

Burkina Demain

Une délégation de la Coalition CNPDER chez le ministre de l’énergie

0

La Coalition nationale des organisations de la société civile pour la promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique a été reçue le mardi 5 juin 2018 par le ministre de l’énergie, Dr Ismaël Bachir Ouédraogo. La Coalition est venue se présenter et  présenter au ministre son plan d’action 2018-2021, et exprimer sa disponibilité à collaborer avec le ministère pour l’accès des populations aux énergies durables.

Une délégation de la Coalition CNPDER, conduite par Henri Ilboudo, directeur de CEAS- Burkina, a eu un tête-à-tête avec le ministre de l’énergie dans la soirée du 5 juin 2018. Les membres de la délégation CNPDER ont été chaleureusement reçus par le ministre de l’énergie. Après quelques échanges amicaux sous fond de parenté à plaisanterie, place à l’objet du jour.

Présenter la Coalition au ministre

D’entrée de jeu, le chef de la délégation CNPDER, Henri Ilboudo, a, au nom de la Coalition,salué etfélicité le ministre pour sa nomination à ce poste qu’il qualifie de « ministère stratégique » car dit-il « sans énergie on ne peut rien faire ».

Dans la suite de ses propos, le directeur de CEAS-Burkina exposera au ministre l’objet de la sollicitation de l’audience.

«Nous sommes venus vous présenter la Coalition nationale des organisations de la société civile pour la promotion des énergies renouvelables , nos perspectives et les activités que nous comptons mener afin de contribuer de façon positive à l’amélioration du secteur de l’énergie dans notre pays », a –il déclaré.

Les attentes de la Coalition

Pour plus d’éclaircissement, un bref exposé des actions et études menées  par la coalition a été fait par Osée Yelkouni. S’en est suivi une petite présentation de M. Soulama sur la caravane que compte organiser la Coalition. Les attentes de la Coalition ont été également présentées au ministre de l’énergie.

Il faut noter que les actions de la Coalition sont articulées autour d’un plan de  plaidoyer 2018-2021 dont le thème est« L’amélioration de l’accès des ménages aux services d’énergies renouvelables de qualité ».

Prenant la parole, le ministre de l’énergie Ismaël Bachir Ouédraogo a traduit sa joie vis-à-vis de cette démarche de la Coalition CNPDER. La question de l’accès à l’énergie estime-t-il, doit être une affaire de tous.

«A nous seuls, il sera difficile d’atteindre les résultats escomptés pour le secteur», affirme le ministre.

« Sans énergie, il n’y a pas de développement, il n’y a pas d’industrie, pas de création d’emplois», relèvera le ministre. C’est pourquoi, juge-t-il, «votre regard sur le secteur est louable ». Pour lui, le combat de l’accès à l’énergie nécessite un combat d’ensemble car, « si le secteur se porte bien, c’est nous tous qui en bénéficions ».

Les énergies renouvelables « nous donnent une formidable chance de rattraper notre indépendance énergétique », a déclaré le ministre.

Tout en saluant l’engagement de la Coalition pour le secteur de l’énergie, Bachir Ouédraogo a rassuré la CNPDER de sa volonté à travailleren synergie avec la Coalition.

« Mes portes sont grandement ouvertes et je reste ouvert à toutes propositions», a-t-il conclu.

Joachim Batao

Burkina Demain

Politique nationale : L’AGR décline sa vision

0

Ceci est une déclaration de l’Alliance des générations pour la renaissance (AGR). «L’AGR est né dans un contexte sociopolitique mouvementé et entend se positionner comme une réelle force politique en vue de donner une alternative de changement dans le mode de gouvernance et au renforcement de la démocratie au Burkina Faso », peut-on y lire.

« DECLARATION AGR    N°2018/005/MATD/SG/DGLPAP/DAPOE

DECLARATION DES GENERATIONS POUR LA RENAISSANCE  (AGR), est un parti politique Burkinabé reconnu officiellement le 12 avril 2018 par le MATD. L’AGR est né dans un contexte sociopolitique mouvementé et entend se positionner comme une réelle force politique en vue de donner une alternative de changement dans le mode de gouvernance et au renforcement de la démocratie au Burkina Faso. L’AGR aspire à la conquête du pouvoir d’Etat et de son exercice aux prochaines consultations électorales.

Avant tout propos, nous rendons un vibrant hommage à toutes nos forces de défenses et de sécurités qui malgré des moyens limités sacrifient leurs vie au quotidien pour assurer notre protection. Nous condamnons ces actes terroristes ignobles sans fondement qui endeuillent chaque jours des familles et met en mal notre économie si fragile. Nous présentons par la même occasion nos condoléances aux familles et collègues des FDS tombés pour la patrie et souhaitons prompte rétablissement aux blessés.

Le président du parti Monsieur Adama DOULKON et son vice-président Monsieur Nanema  Nazaire sont tous deux des démissionnaires de l’Alliance des Jeunes pour l’Indépendance et la République (AJIR). Déçus de la gestion et du non-respect des idéaux du parti d’Adama KANAZOE  qui étaient de promouvoir et de défendre les intérêts de la jeunesse Burkinabè pour lesquels ils s’étaient engagés, ces ex cadres d’AJIR accompagnés d’autres démissionnaires de ce parti ont alors décidé de continuer le combat politique à travers leur nouveau parti qu’est  L’ALLIANCE DES GENERATIONS POUR LA RENAISSANCE  (AGR).

Le bureau Exécutif de l’AGR compte cinquante-huit (58) membres. Le parti entend se rallier à l’opposition politique Burkinabè dans le maintien et le respect de son idéologie. La  gestion du pouvoir actuelle est chaotique et ne donne aucun signe d’espoir de développement de notre pays gangrené par l’insécurité, la corruption et des grèves à répétition tout azimut.

L’idéologie politique de l’AGR repose sur des valeurs de solidarité, d’intégrité et de justice pour tous. Nous réaffirmons notre attachement pour le bien-être de la jeunesse, la conscientisation des masses et une révolution des mentalités.

L’AGR est un parti d’obédience socio-démocrate. Nous nous opposons vigoureusement au mode actuel de gouvernance du président Rock Marck Christian KABORE qui est caractérisé par une mauvaise répartition des fruits de la croissance, la politisation de l’administration publique par des nominations de complaisance et un manque de clairvoyance politique entrainant un laxisme dans la gestion du pouvoir d’Etat.

A ce jour, il n’existe aucun diagnostique ou une prise en compte réelle des aspirations du peuple au slogan plus rien ne sera comme avant d’un pays post insurrectionnel.

L’incivisme et la corruption vont grandissant, et se sont généralisés à presque tous les secteurs de la société. L’insécurité et le chômage des jeunes ont atteint un niveau inquiétant. L’AGR prône pour une synergie d’action entre le politique et les acteurs de la société civile.

Ce communiqué est aussi un appel à tous les burkinabés, notamment les femmes et les jeunes, sans aucune distinction à s’engager librement et davantage dans le militantisme politique, au respect des idéologies, au respect des symboles et valeurs qui nous régissent et au respect de la parole donnée.

Un nouveau contrat social est la seule alternative pour renouer la confiance entre la population et les hommes politiques qui par attribue ont la lourde et noble tâche de conduire la destinée de la cité. Aussi l’AGR appelle la population des villes et campagnes, cadres de l’administration publique et privée à adhérer au parti de la jeunesse.

Conformément à notre calendrier, nous inviterons la presse très prochainement à une conférence pour étaler les grands axes de notre programme.

Nous souhaitons un bon mois de jeun à tous les musulmans du monde entier en général et en particulier ceux du Burkina Faso.

VIVE L’ALLIANCE DES GENERATIONS POUR LA RENAISSANCE (AGR).

QUE DIEU BENISSE LE Burkina Faso.

A tout organe de presse

07 BP 5520 OUAGADOUGOU 07

TEL 70 05 29 12

Siège social Ouagadougou arrondissement 11 secteur 46

Fait à  Ouagadougou, le 31 mai 2018 »

 

Le président

Adama DOULKON

Compte rendu du Conseil des ministres du 8 juin 2018

0
L'hebdomadaire session du Conseil des ministres s'est tenue ce vendredi 13 juillet 2018

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le vendredi 08 juin 2018,Ben séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 16 H 45 mn, sous la présidence de  Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

L’hebdomadaire session du Conseil des ministres s’est tenue ce jeudi 31 mai 2018

Le Conseil  a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale,

procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE HUIT (08) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

  • deux ordonnances portant respectivement autorisation de ratification de l’accord de prêt conclu le 20 janvier 2018 à Koudougou entre le Burkina Faso et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) et l’accord de prêt n° 13177P conclu le 23 avril 2018 à Washington entre le Burkina Faso et le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) pour le financement du projet de construction et d’équipement d’une Unité de formation et de recherche en sciences et techniques et d’une cité universitaire à l’Université Norbert ZONGO de Koudougou.

D’un coût total estimé à 32,40 millions USD, soit environ dix-sept milliards huit cent vingt millions (17 820 000 000) de FCFA HT,  les contributions de la BADEA et de l’OFID au financement du projet sont respectivement de 12,05 millions USD, soit six milliards six cent vingt-sept millions cinq cent mille (6 627 500 000) FCFA et de 16,8 millions USD, soit neuf milliards deux cent quarante millions (9 240 000 000) de FCFA. La contribution de l’Etat est de 3,55 millions USD, soit environ un milliard neuf cent cinquante-deux millions cinq cent mille (1 952 500 000) FCFA.

La durée d’exécution du projet est de quatre (04) ans.

  • une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt n° 210 015 003 86 99 conclu le 14 mars 2018 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et la Banque africaine de développement (BAD) pour le financement du Projet d’interconnexion électrique : Nigéria-Niger-Bénin-Burkina Faso.

D’un coût total estimé à 305,983 millions  USD, soit environ cent cinquante-deux milliards neuf cent quatre-vingt-onze millions quatre cent cinquante mille cinq cent (152 991 450 500) FCFA HT, ce financement est destiné à la construction d’une ligne d’interconnexion en 330 kV entre le Nigeria, le Niger, le Bénin et le Burkina Faso. Il est prévu également la réalisation d’activités connexes telles que l’électrification des localités situées dans un rayon de cinq (05) km et le renforcement des capacités du Système d’échanges d’énergie électrique ouest africaine (EEEOA), d’une part et de celui des différents pays d’autre part.

La contribution de l’Etat au financement du projet est d’environ un milliard cent trente millions cent cinquante-trois mille cinq cent (1 130 153 500) de FCFA.

La durée d’exécution du projet est de cinq (05) ans.

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Intégration africaine et des burkinabè de l’extérieur :

  • un rapport relatif à l’organisation du Forum national de la diaspora à Ouagadougou du 11 au 13 juillet 2018.

Ce forum vise à présenter les actions et les projets du gouvernement à l’endroit de la diaspora et les opportunités d’investissement qui lui sont offertes.

Prévu pour se tenir sous le thème : « la contribution des Burkinabè de l’extérieur à la construction nationale », ce forum réunira environ  trois cent cinquante (350) participants.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour la réussite de ce rendez-vous de la diaspora.

I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation :

  • un décret portant définition du régime des bourses dans les enseignements post-primaire et secondaire.

L’adoption de ce décret permet de mettre à jour le dispositif juridique existant en matière de bourses scolaires suite au protocole d’accord signé entre le gouvernement et la coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE).

I.1.4. Pour le compte du ministère des Mines et des carrières :

  • un rapport relatif à une autorisation pour l’octroi de permis d’exploitation semi-mécanisée d’or de TANWAKA à la société AXELLE BUSINESS AND TRADING Sarl.

Le gisement de TANWAKA situé dans la commune de Boudry, province du Ganzourgou, région du Plateau-central, a une réserve de 176 000 tonnes à teneur de 3,8 g/t de ressources exploitables. Sa contribution totale au budget de l’Etat est estimée à cinq cent cinquante un millions (551 000 000) de FCFA et cent huit millions (108 000 000) de FCFA au titre de la contribution au Fonds minier de développement local. D’une superficie de 1km2, le gisement de TANWAKA a une durée de vie de six (06) ans.

Le Conseil a marqué son accord pour l’octroi du permis d’exploitation semi-mécanisée d’or à la société AXELLE BUSINESS AND TRADING Sarl.

  • un rapport relatif à une autorisation pour l’octroi de permis d’exploitation semi-mécanisée d’or de SOUBEIRA NORD à la société SAWADOGO GLOBAL BUSINESS SA.

Le gisement de SOUBEIRA NORD, situé dans la commune de Ziga, province du Sanmatenga, région du Centre-Nord, a une réserve de 12 000 tonnes à teneur de 2,5 g/t de ressources exploitables. La production d’or attendue est de 25,5 kg. Sa contribution totale au budget de l’Etat est estimée à cent trente-six millions (136 000 000) de FCFA et environ vingt-cinq millions cinq cent mille (25 500 000) de FCFA au titre de la contribution au fonds minier de développement local. D’une superficie de 1km2, le gisement de SOUBEIRA NORD a une durée de vie de cinq (05) ans.

Le Conseil a marqué son accord pour l’octroi du permis d’exploitation semi-mécanisée d’or à la société SAWADOGO GLOBAL BUSINESS SA.

I.1.5. Pour le compte du ministère du Développement de l’économie numérique et des postes :

  • un décret portant modalités d’identification des abonnés des services de communications électroniques et des clients des cybercafés.

L’adoption de ce décret contribue à lutter contre l’insécurité en permettant aux structures et autorités compétentes d’accéder à des bases de données fiables des usagers des services de communication électronique dans le cadre de leurs missions.

I.1.6. Pour le compte du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat :

  • un décret portant fixation de la nature des travaux à la charge du bailleur et du locataire et modalités de révision du loyer du bail d’habitation privée au Burkina Faso.

L’adoption de ce décret permet de déterminer les modalités d’application de la loi n°103-2015/CNT du 22 décembre 2015 portant bail d’habitation privée au Burkina Faso.

I.2. AU TITRE DE LA DYNAMISATION DES SECTEURS PORTEURS POUR L’ECONOMIE ET L’EMPLOI, LE CONSEIL A ADOPTE

Pour le compte du ministère des Infrastructures :

  • un rapport portant approbation de la proposition de Partenariat public privé relatif au projet de construction et de bitumage du boulevard périphérique de la ville de Ouagadougou (voie de contournement Nord et Sud) par la procédure d’entente directe.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’Entreprise BONKOUNGOU et Frères (EBOMAF) pour la construction et le bitumage de 125 Km de route, et à l’entreprise Génie Civil Transport Aménagement Hydraulique (GTAH-Ingénieurs conseils) pour le suivi conseil, pour un montant total de cent quatre-vingt-un milliards soixante-huit millions trois cent quarante un mille deux cent dix-huit (181 068 341 218) FCFA, Hors Douane.

La durée d’exécution du marché est de trente-six (36) mois.

II. COMMUNICATION ORALE

II.Le Secrétaire général du gouvernement et du conseil des ministres a fait au Conseil une communication relative à la participation de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE aux 12ème Journées Européennes du Développement (JED), les 5 et 6 juin 2018 à Bruxelles, sur invitation de M. Juncker, Président de la Commission européenne.

En marge des travaux des Journées européennes du Développement, le Burkina Faso a signé deux accords dont un avec la Belgique relatif au transport aérien et l’autre avec l’Union européenne dans le cadre du financement du Programme d’urgence pour le Sahel.

Le Président du Faso a eu, durant son séjour un entretien avec les  Burkinabè vivant dans ce pays et des rencontres bilatérales.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A.AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

  • Monsieur Sié Tiéfi DABIRE, Mle 24 342 A, Commissaire divisionnaire de police, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de l’Ecole nationale de police ;
  • Monsieur Henri Joël SANOU, Mle 31 688 W, Commissaire de police, catégorie I, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de la police nationale du Ioba ;
  • Monsieur Madi OUEDRAOGO, Mle 119 417 T, Commissaire de police, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de la police nationale du Yagha ;
  • Monsieur Bazambouè BADO, Mle 46 686 T, Commissaire de police, 1er grade, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de la police nationale du Ziro.
  • B.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT
  • Monsieur Marcellin NANEMA, Mle 59 644 R, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur des statistiques sectorielles ;
  • Madame Lydia LOURGO/ZOMA, Mle 43 149 X, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Directrice du centre des impôts Ouaga V ;
  • Monsieur Georges BASSINGA, Mle 57 161 M, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Trésorier principal de Orodara.
  • C.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION
  • Monsieur Wendinminté OUEDRAOGO, Mle 58 780 C, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances.

Sont nommées préfets les personnes dont les noms suivent :

  • Monsieur Toumani SANGARE, Mle 105 204 M, Secrétaire Administratif, Département de Boussoukoula ;
  • Monsieur Lamine ZIDOUEMBA, Mle 212 149 N, Secrétaire Administratif, Département de Kokologho ;
  • Monsieur Abdramane NACRO, Mle 95 788 K, Secrétaire Administratif, Département de Tanghin-Dassouri ;
  • Monsieur Issouf OUEDRAOGO, Mle 229 922 H, Secrétaire Administratif, Département de Koumbia;
  • Madame Haoua ZOROME, Mle 260 581 Y, Secrétaire Administratif, Département de Kirsi ;
  • Monsieur Parbignaré Julien ZANZE, Mle 212 146 A, Administrateur civil, Département de Koubri.
  • D.AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DES AMENAGEMENTS HYDRAULIQUES
  • Monsieur Lamourdia THIOMBIANO, Mle 25 711 T, Chercheur, catégorie P3, classe exceptionnelle, 2ème échelon, est nommé Responsable du « Programme prévention et gestion des crises alimentaires et nutritionnelles » cumulativement avec ses fonctions de Secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire ;
  • Monsieur Amidou SAVADOGO, Mle 31 287 X, Ingénieur du génie rural catégorie A1, 10ème échelon, est nommé Responsable du « Programme aménagement hydro-agricoles et irrigations » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des aménagements hydrauliques et du développement de l’irrigation ;
  • Monsieur Abdelaziz OUEDRAOGO, Mle 271354 V, Assistant de recherche, catégorie PA, 1er échelon, est nommé Responsable du « Programme économie agricole » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la promotion de l’économie rurale ;
  • Monsieur André Anatole YAMEOGO, Mle 24 261 G, Ingénieur d’agriculture, 3ème classe, 5ème échelon, est nommé Responsable du « Programme sécurisation foncière en milieu rural et organisation du monde rural » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général du foncier, de la formation et de l’organisation du monde rural ;
  • Monsieur Amos KIENOU, Mle 37 37 125 W, Statisticien économiste, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Responsable du « Programme pilotage et soutien » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles.
  • E.AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES 
  • Monsieur Mathieu LOMPO, Ingénieur économiste gestionnaire, est nommé Directeur général de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina Faso (AGETIB).
  • F.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
  • Monsieur Yacouba SAWADOGO, Mle 93 809 K, Juriste, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
  • Monsieur Desiré OUEDRAOGO, Mle 46 641 W, Ingénieur d’état du génie de l’environnement, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général de la préservation de l’environnement ;
  • Monsieur Norbert SIDIBE, Mle 26 813 X, Professeur certifié spécialiste en géomatique, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Directeur du département de l’Observatoire national du développement durable ;
  • Madame Mariame KONATE/COULIBALY, Mle 97 040 F, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice de la promotion de l’éducation environnementale et de l’écocitoyenneté ;
  • Monsieur Bobodo dit Blaise SAWADOGO, Mle 26 629 M, Inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur du département des politiques du développement durable ;
  • Monsieur Pouahoulabou Joël Awouhidia KORAHIRE, Mle 11O 944 C, Chargé de recherches, catégorie P3,              2ème échelon, est nommé Directeur de la coordination des conventions internationales ;
  • Monsieur Somanegré NANA, Mle 29 253 K, Inspecteur des eaux et forêts, 4ème grade, 4ème échelon, est nommé Coordonnateur technique au Secrétariat permanant du Conseil national pour le développement durable ;
  • Monsieur Grégoire BAZIE, Mle 25 015 B, Contrôleur des eaux et forêts, 1ère classe, 4ème  échelon, est nommé Directeur provincial du Lorum ;
  • Monsieur Aly COULIBALY, Mle 42 841 T, Inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 4ème  échelon, est nommé Directeur provincial de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique du Nahouri ;
  • Monsieur Saidou Patrick THIOMBIANO, Mle 46 119 L, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie I, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique de la Tapoa.
  • G.AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
  • Madame Mariam OUEDRAOGO/ SEBEGO, Mle 18 329 V, Professeur des lycées et collèges, est nommée Chargée de missions en remplacement de Madame Aline CARAMA/FARMA ;
  • Monsieur Ousmane DJIGUEMDE, Mle 37 289 F, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
  • Madame Aline CARAMA/FARMA, Mle 78 268 N, Administrateur des services touristiques, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;
  • Monsieur Oumarou COMPAORE, Mle 104 796 Z, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur des affaires administratives et financières du FESPACO ;
  • Monsieur Emmanuel Kuilga ZONGO, Mle 87 356 P, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Musée national ;
  • Monsieur Amidou Paul BAMOGO, Mle 21 24 01 E, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de la Culture, des arts et du tourisme du Sahel ;
  • Monsieur Balili BATIONO, Mle 54 925 J, Instituteur principal,  1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Boulkiemdé ;
  • Monsieur Christophe Bienvenu ABGA, Mle 38 500 V, Enseignant du primaire, 1er grade, 6ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Koulpelgo ;
  • Monsieur Wendé Songdé Bruno KABORE, Mle 214 692 Z, Instituteur Certifié, est nommé Directeur provincial de la Culture des arts et du tourisme de la Tapoa ;
  • Monsieur Ferdinand Achille BAKOUAN, Mle 219 575 Z, Instituteur Certifié, est nommé, Directeur provincial de la Culture des arts et du tourisme du Zoundwéogo.
  • 2.NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et de présidents au Conseil d’administration :

  • des Ecoles nationales des enseignants du primaire (ENEP) de Bobo-Dioulasso, de Fada N’Gourma, de Gaoua et de Ouahigouya au titre du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation ;
  • de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) au titre du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques ;
  • de la Société NETIANA MINING COMPANY SA au titre du ministère des Mines et des carrières.

 

La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Faso.

                                                           

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement,

    Rémis Fulgance DANDJINOU,   Officier de l’ordre national

 

 

 

Le président Kaboré grand avocat du genre à Bruxelles

0

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a annoncé, mardi 05 juin 2018, à l’ouverture des 12è Journées européennes du développement (JED) à Bruxelles, des concertations avec la classe politique burkinabè pour une révision de la loi sur le «quota genre» avant 2020.

S’exprimant devant un parterre de personnalités venues prendre part aux 12è Journées européennes du développement (JED) qui se déroulent cette année sous le thème : «Les femmes et les filles au premier plan du développement : protéger, autonomiser, investir», le chef de l’Etat a décrit minutieusement une situation mi-figue mi-raisin de la femme et de la fille burkinabè.

D’abord sur le plan de la protection juridique des femmes, le président Roch Marc Christian Kaboré a indiqué que le Burkina Faso qui compte 52% de femmes a ratifié l’ensemble des instruments juridiques internationaux afin de promouvoir les droits des femmes et des filles sur tous les plans.

Il a rappelé que le pays a mis en place une politique nationale volontariste, consacrée au genre dont l’objectif est d’instaurer une société débarrassée de toutes formes d’inégalités et d’iniquités, et qui assure à l’ensemble de ses citoyens et citoyennes les sécurités essentielles pour leur épanouissement social, culturel, politique et économique.

«L’élaboration de cette politique nationale du genre qui associe la société civile, les notabilités coutumières et les autorités religieuses vise à bâtir un partenariat fort avec l’ensemble des composantes de la Nation pour donner à la femme toute la place qu’elle mérite dans la société», a dit le président Kaboré.

Concernant les mesures prises dans le cadre de la Politique nationale genre, le président du Faso a salué des progrès importants réalisés dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’accès à la terre et de la participation des femmes à la vie politique.

«Aujourd’hui, presqu’autant de filles que de garçons sont scolarisés dans le primaire avec un taux brut de scolarisation de 86,4% pour les jeunes filles», s’est-il félicité.  A ce niveau, le Président du Faso a noté les insuffisances de la scolarisation des filles au niveau du secondaire et du supérieur, car, a-t-il relevé «l’éducation reste un vecteur incontournable de la transformation de la vie des jeunes filles dans tous les secteurs de la vie d’une Nation».

Mieux, elle constitue une arme efficace de lutte contre les mariages précoces et toutes les autres pratiques qui relèvent d’une autre époque.

«Au plan de la santé, nous avons pris en 2016 la décision d’accorder la gratuité des soins aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 5 ans, ainsi que celle du dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus afin de réduire le taux de mortalité maternelle», a indiqué le président Kaboré.

Concernant l’accès des femmes au foncier, le président du Faso a affirmé que la politique nationale de sécurisation foncière qui accorde 30% de terres aménagées par l’Etat aux femmes est bien mise en œuvre. En 2016 par exemple, 38% de terres nouvellement aménagées par l’Etat sont allées aux femmes.

Quant à l’autonomisation économique des femmes et des jeunes filles, le président a cité la mise en place de mécanismes appropriés de financement de leurs activités rémunératrices et d’appui à la formation professionnelle qui ont permis la création de nombreux emplois en leur faveur.

Toutefois, a regretté le chef de l’Etat, toutes les politiques adoptées par le gouvernement n’ont pas toujours eu les effets escomptés. Par exemple, la loi sur le «quota genre» adoptée  en 2009 qui visait à accorder 30% des postes de représentativité de femmes sur les listes électorales n’a pas été véritablement appliquée. A ce niveau, le Président du Faso, garant de l’unité nationale souhaite l’ouverture de discussions avec la classe politique au regard de la modeste représentation des femmes dans les sphères de décision malgré l’existence de cette loi.

«…Des discussions seront engagées, avec les partis politiques, avant les prochaines échéances électorales en vue de réviser cette loi pour renforcer la participation des femmes aux instances de gouvernance», a annoncé le chef de l’Etat.

Autres difficultés qui entravent l’épanouissement des femmes au Burkina Faso,  les nouveaux défis sécuritaires auxquels le pays est confronté, notamment les attaques terroristes.

Ces attaques qui touchent quasiment tous les pays du Sahel dont le Burkina Faso sont des «facteurs» de dégradation de la condition des femmes sahéliennes qui paient un lourd tribut.

«C’est pourquoi il est important de développer des actions qui allient à la fois les problématiques de développement et de sécurité», a plaidé le président Kaboré.

50 millions d’euros pour le PUS

Le PF Roch Kaboré en entretien avec la Premier ministre norvegienne

Afin justement d’aider le Burkina Faso à faire face à la situation au Sahel, l’Union européenne a accordé une aide budgétaire de 50 millions d’euros à notre pays. La Convention de financement a été signée la veille de l’ouverture des JED par le chef de la diplomatie burkinabè Alpha Barry et le commissaire européen à la Coopération internationale et au Développement Neven Mimica en présence du chef de l’Etat. Cet appui entre dans le cadre du financement du Programme d’Urgence pour le Sahel (PUS).

Par ce financement, l’Union européenne veut saluer l’action du gouvernement burkinabè, seul Etat parmi les pays du sahel touchés par le terrorisme, a avoir une politique d’urgence de développement régional. En effet, on admet au Burkina Faso que la lutte contre le terrorisme n’est pas que militaire. Il faut aussi rendre accessibles les services sociaux de base aux populations locales notamment l’eau, les routes, les centres de santé et d’éducation, mettre en place des activités rémunératrices afin d’essayer de réduire le taux de sous-emploi pour protéger la population jeune surtout, contre les tentations de s’engager dans des réseaux terroristes et de criminalité transfrontalière. Le PUS du Burkina Faso d’un montant de 694 millions d’euros couvre la période 2017-2020 et reçoit donc le soutien de partenaires comme l’Union européenne.

En marge de sa participation aux Journées européennes du développement, le président Kaboré a également eu des entretiens avec de nombreuses personnalités notamment avec la Première ministre néerlandaise Erna Solberg. Les deux personnalités ont évoqué les questions de lutte contre le paludisme et de santé de façon globale, et les possibilités de coopération entre les deux pays.

Les échanges avec le Premier ministre belge Charles Michel ont aussi porté sur la lutte anti-terroriste. Touchée par les attaques terroristes, la Belgique partage avec le Burkina Faso  les mêmes douleurs mais surtout, la même détermination de vaincre l’hydre. Il s’est agi donc pour les deux pays de partager leurs expériences surtout que la Belgique a une expérience en matière de renseignements sur le retour des combattants terroristes.

La Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la Politique sécuritaire, Federica Mogherini a également eu un riche entretien avec le chef de l’Etat pour évoquer encore et justement la lutte contre le terrorisme dans le Sahel et l’opération rapide de la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) à laquelle l’UE apporte un soutien de 100 millions d’euros. Il a été question du soutien au Programme d’investissement prioritaire (PIP) du G5Sahel destiné au développement de cette région.

Romaric Ollo HIEN

Ambassade du Burkina Faso à Bruxelles

Mission auprès de l’Union européenne

Emploi et croissance en Afrique de l’Ouest : L’UE initie une conférence de haut niveau

0

Ce communiqué de presse est relatif à une conférence de haut niveau qu’organise ce jeudi 7 juin 2018 à Bruxelles l’Union européenne sur l’emploi, la croissance et la compétitivité en Afrique de l’Ouest.

« Ouagadougou, le 7 juin 2018

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’Union européenne organise une conférence de haut niveau sur l’emploi, la croissance et la compétitivité en Afrique de l’Ouest, le 7 juin à Bruxelles

A l’initiative de l’Union européenne et des Commissions de la CEDEAO et de l’UEMOA, se tient la Conférence de haut niveau sur emploi, la croissance et la compétitivité en Afrique de l’Ouest, à Bruxelles, en Belgique, le 7 juin 2018.

Cette conférence réunit, autour du Commissaire européen pour la Coopération internationale et le développement, M. Neven Mimica, et des Présidents de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), M. Abdallah Boureima, et de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), M. Jean-Claude Brou, de nombreuses sommités représentant le secteur privé, les banques de développement et les autorités gouvernementales des pays de la région. L’objet de la réunion est d’échanger sur la manière d’améliorer le climat d’investissement en appui au secteur privé afin de favoriser l’émergence de nombreuses opportunités économiques et d’emplois pour les jeunes en Afrique de l’Ouest.

A travers quatre (4) panels, les intervenants abordent les tendances, les opportunités et les défis que rencontre actuellement l’Afrique de l’Ouest pour créer de nouveaux emplois, générer de la croissance et améliorer la compétitivité. Ils abordent également la manière dont l’Union européenne peut encourager les progrès et un développement durables de façon à garantir la prospérité de tous.

  • Panel 1: Investir en Afrique de l’Ouest pour la création d’emplois, une croissance inclusive et des économies compétitives.
  • Panel 2: Promouvoir le développement des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) en Afrique de l’Ouest pour créer des emplois décents.
  • Panel 3: Promouvoir l’industrie agroalimentaire durable en Afrique de l’Ouest.
  • Panel 4: Développement de l’économie numérique en Afrique de l’Ouest pour la création d’emplois et le développement durable.

Harouna Kaboré, Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat du Burkina Faso, intervient dans le panel 1.

Cette conférence illustre la priorité de l’engagement de l’Union européenne à accompagner l’investissement et  la création d’emplois en Afrique de l’Ouest. »

L’énergie au cœur des investissements du Second Compact MCC

0

Une délégation du Millennium Challenge Corporation (MCC)a visité ce samedi 2 juin 2018,  le post 33 /15 KV de Ouaga 2000 de la Sonabel et le Centre national de conduite dans le cadre du financement du secteur énergétique pour le compte du second Compact.

Ce samedi 2 juin 2018, une délégation du  Millennium Challenge Corporation(MCC) conduite par  la vice-présidente des opérations du compact a visité le poste 33/15 kvde Ouaga 2000 et le Centre national de conduite de la Sonabel.

Cette délégation était constituée de la vice-présidente du Département des Opérations  du Compact,Kyeh Kim, de la directrice-afrique francophone, Département des opérations du compact, Alicia J. Robinson-Morgan, du directeur et chef d’équipe pays Burkina Faso et du Coordinateur national de l’Unité de coordination de la formulation du second compact.

Sur le site de Ouaga 2000

La délégation a effectué la 1re visite sur le site de Ouaga 2000. Ce fut l’occasion pour le directeur technique, Pascal  Héma et le chef de la division d’exploitation du post Ouaga Nord, Louis Ive Tapsoba  de présenter l’équipement et  du site et son fonctionnement aux membres de la délégation.

De même le personnel de la Sonabel, notamment le directeur technique, a évoqué les défis liés à la forte demande des populations en énergie.«Il faudrait que nous passons des sites de 30000V  à 90000V pour répondre à la demande des populations», a-t-il relevé.

Sur le site du centre national de conduite

Après le site de Ouaga 2000 Kyeh Kim et son équipe se sont rendus au Centre National de Conduite. Sur ce siteil s’est d’un exposé sur le SCADA (Supervisory Control And Data Acquisition) animé par l’administrateur du SCADA, Aboubacar Sanogo. Cet exposé a permis à la délégation de prendre connaissance du matériel composé d’infrastructure et de soft (logiciel).

Il a également indiqué que de nombreux défis restaient à relever. Il est en effet ressorti au cours de la présentation que le SCADA de la Sonabel était obsolète, qu’il fallait donc travailler à suivre l’évolution avec les autres pays de la sous-région.Après la présentation théorique, le dispositif opérationnel du matériel du centre a été présenté à Kyeh Kim et sa suite.

Investir dans l’énergie pour la population

La vice-présidente du département des opérations du compact s’est réjoui du partenariat entre le Burkina Faso et le MCC, à travers le 1er  compact et aréaffirmé leur engagement à investir surtout dans le secteur de l’énergie pour le bien-être des populations et le développement du pays des Hommes intègres dans le cadre du 2e  Compact.

« Dans notre programme nous allons investir dans le domaine de l’énergie pour que la population  burkinabé puisse bénéficier de notre investissement. L’énergie est également importante pour la croissance économique. Nous sommes contents du partenariat avec le gouvernement du Burkina Faso » dixit Kyeh Kim.

Abdoul Kafar Nignan

Burkina Demain