Simon Compaoré (micro), président par intérim du MPP, face à la presse ce mardi 7 août 2018 au siège du parti, à Ouagadougou
Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a animé une conférence de presse ce mardi 7 août 2018 au siège du parti. Le président par intérim du MPP, Simon Compaoré, principal animateur de la conférence a fustigé l’attitude de l’opposition qu’il qualifie de manipulatrice.
Simon Compaoré (micro), président par intérim du MPP, face à la presse ce mardi 7 août 2018 au siège du parti, à Ouagadougou
Après la contestation de la loi portant modification du code électoral par l’opposition politique, c’est au tour du parti au pouvoir le MPP de monter au créneau. Simon Compaoré, entouré de deux de ses camarades ont dit ne pas comprendre l’attitude de l’opposition.
Selon le président par intérim du MPP, l’opposition politique est de « mauvaise foi » lorsqu’elle conteste la nouvelle loi portant modification du code électoral. C’est pourquoi, « le MPP demande à ses adversaires de cesser cette manipulation stérile et puérile », a déclaré Simon.
« L’opposition ne fait pas peur au MPP »
Puis d’ajouter que « l’opposition dans ce dossier nous sert un film western de mauvaise qualité ». D’ailleurs, le MPP estime que la diaspora n’est pas l’apanage d’un parti politique. Pour eux, c’est une erreur de la part de l’opposition de croire qu’elle gagnerait les élections en Côte d’Ivoire.
Le président par intérim du MPP a annoncé que le parti ira en Côte d’Ivoire rencontrer les compatriotes pour leur expliquer le bien-fondé de cette nouvelle loi.
De l’avis de Simon Compaoré, l’opposition politique pris individuellement ou collectivement « ne fait pas peur au MPP » et même le MPP « maintient le cap ».
L’affaire de la démission de Madi de Goughin et 300 jeunes du MPP s’est invitée à la conférence. Simon déclare ne pas connaitre Madi. Il ajoute que « moi je suis de Goughin mais je ne connais pas qui on appelle Madi de Goughin ». A l’entendre, il est inutile d’accorder de l’importance à ce qu’il qualifie «d’épiphénomène ».
Tous les 27 ans de pouvoir de Blaise n’étaient pas négatifs
S’agissant de la rebaptisation de l’hôpital Blaise Compaoré, le président du MPP affirme que cela y va du « dynamisme de l’histoire ». Cela ne s’agit pas d’effacer les actions de l’ancien président a-t-il tenté d’expliquer avant de préciser que « nous n’avons jamais dit que durant les 27 ans rien n’a été fait » mais « ainsi va la vie », a-t-il conclu.
Une délégation du Bureau national (BN) du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), procède à la mise en place des structures de base du parti dans les différentes provinces du pays. Dans ce cadre, Simon Compaoré à la tête d’une délégation, a rencontré ce dimanche 5 août 2018 à Bobo-Dioulasso, les militants du MPP Houet au cours d’une assemblée générale.
Si dans les autres localités visitées par le bureau national, la mise en place des structures du MPP se passe relativement « bien » ; dans la province du Houet des difficultés se posent toujours dans le choix du secrétaire général.
Ainsi, après Boromo, Pa, Houndé, Sindou et Banfora, c’était le tour des militants provinciaux du MPP Houet de recevoir ce 5 août à Bobo-Dioulasso, une délégation du BN du Mouvement du peuple pour le progrès avec à sa tête Simon Compaoré, président par intérim, en vue de la mise en place des structures du parti au pouvoir dans les provinces. Selon les propos du président par intérim du MPP, des difficultés se posent dans la mise en place des structures du parti dans certaines localités comme celle de la province du Houet.
Dans cette province, des dissensions énormes existent entre les militants du MPP à la base dans le Houet et entre des militants et certains membres du bureau national reconnait, Simon Compaoré. Si un consensus n’est pas trouvé à la base, promet-il, le BN se réunira très bientôt pour désigner lui-même, le secrétaire général et les membres de la section provinciale dans le Houet.
Par ailleurs, la présente AG, a été l’occasion pour le président par intérim du MPP de se prononcer d’autres sujets d’actualité dont l’adoption du nouveau code électoral qui fait toujours couler beaucoup d’encre et de salive.
«On ne doit pas laisser n’importe qui s’amuser à rentrer de ce vote»
Malgré des dissensions au sein du parti au pouvoir dans la mise en place des structures de base, le premier responsable par intérim du MPP se réjouit de sa bonne « santé vitale ». Il invite par ailleurs, les militants du Houet à la mobilisation et au rassemblement à travers la discipline au sein du parti pour dit-il travailler à revitaliser le parti dans la province.
Le président par intérim du MPP se réjouit de l’adoption du nouveau code électoral à l’Assemblée Nationale car affirme-t-il « c’est une promesse du président du Faso de permettre le vote des burkinabé de l’étranger en 2020. » Pour Simon Compaoré, « la question de nationalité est une question qui relève de la souveraineté de l’Etat burkinabé. » Donc, il convient pour lui que ce soit l’État burkinabé qui décide des documents valables dans le choix du président du Faso. « On ne doit pas laisser n’importe qui s’amuser à rentrer dans ce vote», selon Simon Compaoré. C’est pourquoi, pour le vote du président du Faso, le président par intérim du MPP estime que ce sont des burkinabé qui doivent voter. Et la Carte nationale d’identité burkinabè reste pour le MPP un document uniforme qui rassure. Quant au lieu de vote de la diaspora, Simon Compaoré a relevé des questions d’ordre économique et de sécurisation des bureaux de vote. C’est à cet effet que, le nouveau code à en croire Simon Compaoré a fait le choix des ambassades et des consulats généraux comme lieu de votation. Pour le cas de la Côte d’Ivoire, la diaspora pourra voter dans 3 villes que sont Abidjan, Soubré et Bouaké affirme le président par intérim du MPP.
Fronde sociale au Burkina
Abordant la question de la fronde sociale, les membres du BNP du MPP venus à Bobo ont fait savoir à leurs militants que le gouvernement a pris des décisions « fermes ». Il s’agit à en croire Simon Compaoré de la coupure des salaires pour les grévistes, l’interdiction d’observer la grève dans l’enceinte des services publics, la révocation des directeurs de service participants aux grèves et la non reconnaissance du Sit-in désormais considéré comme une grève par le pouvoir en place.
Echanges sans tabou avec les militants du Houet
Comme un commandant devant ses soldats, Simon Compaoré s’est tenu debout durant plus de 3 heures pour s’entretenir avec ses militants du Houet. De façon directe et sans langue de bois, plusieurs préoccupations ont été soulevées. Les dissensions au sein du parti dans le Houet, la question de l’apurement du passif, le laxisme dans les administrations publiques et le départ des pèlerins depuis Ouagadougou au lieu de Bobo-Dioulasso ont été entre autres les préoccupations des militants du Houet. À cette dernière préoccupation, Simon Compaoré a rassuré les pèlerins de Bobo qu’ils prendront leurs vols à partir de la ville de Sya. Pour la question de l’apurement passif, le président par intérim du MPP a fait savoir que l’ensemble des mesures prises pour gérer les lotissements sera levé à l’exception de deux villes.
Au cours de cette Assemblée générale provinciale, Simon Compaoré a fait part du projet de la constitution de la 5e République à se militants qui est selon lui une réalisation de la promesse faite par le président du Faso. Cette nouvelle constitution lève toutes les polémiques autour du nombre de mandats présidentiels à faire selon Simon Compaoré. Ce projet de constitution va être selon le président du MPP par intérim adopté en principe à la fin du premier trimestre de l’année 2019 par voie référendaire.
En champion de la réconciliation nationale, le président ADO a annoncé la libération d'environ 800 prisonniers
A la veille de la commémoration du 58e anniversaire de l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance, le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé ce 6 août dans son adresse à la Nation la libération d’environ 800 personnes dont des personnes politiques dont Simon Gbagbo, l’épouse de l’ancien président Laurent Gbagbo, emprisonné à la Haye.
En champion de la réconciliation nationale, le président ADO a annoncé la libération d’environ 800 prisonniers
En Côte d’Ivoire, ceux ou celles qui entendaient faire fortune politique en 2020 sur la question de la réconciliation nationale, vont devoir revoir leurs plans. Ce lundi même, le président Alassane Ouattara, prenant tout le monde de court, a annoncé une amnistie qui devrait bénéficier, dit-il, à environ 800 personnes dont des anciens dignitaires du régime Laurent Gbagbo, en l’occurrence Simone Gbagbo, épouse de l’ancien président ou Lida Kouassi, son ministre de la défense. Le protocole de Guillaume Soro, Souleymane Kamaraté Koné, dit « Soul To Soul », en prison, fait également partie des amnistiés présidentiels.
«En raison de mon attachement à la paix »
Le président Alassane Ouattara a motivé cette mesure exceptionnelle. C’est, explique-t-il, «en raison de mon attachement à la paix». «Il s’agit là d’une mesure de clémence de la Nation envers ses fils et filles», a-t-il ajouté. L’ordonnance de grâce prise par le président Ouattara entrera bientôt en vigueur. Pour l’instant, l’on ignore comment la mesure présidentielle sera accueillie par les leaders politiques ou les principaux bénéficiaires, notamment Simone Gbagbo, condamnée en 2015 à 20 ans de prison.
L'un des moments : la remise du trophée au vainqueur Salitas FC sous les applaudissements des officiels
Après la dernière coupe du Faso, la jeune formation de Salitas FC (Salimata et Tasséré football club) a réédité ce dimanche 5 août au stade municipal Joseph Issoufou Conombo, à Ouagadougou, l’exploit de battre l’expérimentée équipe de l’ASFB (Association sportive des fonctionnaires de Bobo).
L’un des moments forts : la remise du trophée au vainqueur Salitas FC sous les applaudissements des officiels
C’est finalement par de quatre tirs aux buts réussis contre un pour l’adversaire de l’ASFB que la surprenante équipe de Salitas FC a gagné ce dimanche à Ouagadougou la 25e édition de la Super Coupe AJSB (Association des journalistes sportifs du Burkina). Elle s’adjuge du trophée au détriment de la formation bobolaise qu’elle avait déjà nettement battue lors de la dernière coupe du Faso par 2 buts à zéro. L’ASFB a beau résister pendant le match mais elle a fini par craquer pendant la phase des tirs aux buts. En s’imposant, Salitas FC gagne la somme de 2 000 000 F CFA contre 1 000 000 F CFA pour l’ASFB.
La présente finale âprement disputée a connu la présence du ministre des Sports et Loisirs, du président de la Fédération burkinabè de football.
Les conférenciers de l'Alliance des partis de la majorité présidentielle
L’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) a animé une conférence de presse ce matin d2 août 2018 au siège du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Pour l’Alliance, la nouvelle loi portant modification du code électoral que conteste l’opposition politique reflète de l’avancée démocratique au Burkina Faso et appelle l’opposition à mettre fin aux ‘’agitations’’ et à mettre ‘’de l’eau dans son vin’’.
Les conférenciers de l’Alliance des partis de la majorité présidentielle
Il y a de cela trois jours, l’opposition politique burkinabè animait une conférence de presse pour protester contre la nouvelle loi fixant les conditions de vote des burkinabè résidant à l’extérieur. Ce matin, c’était au tour de la majorité présidentielle d’exprimer à contrario, face à la presse, leur soutien à cette loi.
L’Alliance, par la voix de François Kaboré a déclaré lors de la lecture de la déclaration liminaire que « l’adoption de ce code est une réelle victoire pour le renforcement de la démocratie au Burkina Faso».
« L’opposition doit mettre de l’eau dans son vin »
Pour le président du Parti pour la Renaissance Nationale (PAREN), Michel Béré, membre de la majorité présidentielle, l’opposition politique ne peut avoir adopté « un comportement de fuyards » lors de l’adoption de la loi et revenir la contester. « Je suis indigné de l’attitude de l’opposition » a-t-il lancé avec véhémence avant d’ajouter que l’opposition «doit mettre de l’eau dans son vin ».
Sur la question du retrait de la carte consulaire comme document de votation, le président du PAREN estime qu’«on ne peut pas sur la base d’un simple extrait de naissance délivré à l’étranger, décider de l’avenir du pays ».
Toutefois, le ministre Clément P. Sawadogo par ailleurs coordonnateur de l’APMP affirme que « les cartes d’identité consulaires délivrées en Côte d’Ivoire ou ailleurs, sont des cartes valables parce qu’elles sont délivrées par nos administrations à l’étranger». A entendre ces propos, on a cru que le ministre venait de mettre fin à la polémique mais il n’était pas encore au bout de développement de son idée.
La carte consulaire ne peut pas figurer sur la liste électorale
Et d’indiquer ces cartes «sont valables que pour l’utilisation pour laquelle elles ont été délivrées ». Et que « maintenant si on veut étendre leur utilisation, et faire en sorte qu’elles puissent octroyer la même possibilité qu’une carte nationale d’identité, pour figurer sur la liste électorale, un problème va se poser ».
Le combat devrait plutôt s’orienter à faire en sorte que les Burkinabè de l’étranger aient leur CNIB
En ce qui concerne les circonscriptions électorales que sont les ambassades et consulats, le ministre Sawadogo pense que «On peut pas aller assiéger un pays tiers pour le vote ». Mais, précise t-il, « s’il y a beaucoup d’inscrits en ce moment des initiatives seront prises ». Mieux, pour le député Issa Barry du Nouveau Temps pour la Démocratie (NTD), les questions sécuritaires imposent que le vote ait lieu dans des endroits sécurisés.
S’agissant de la contestation du code électoral suivi du débrayage des commissaires de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le coordonnateur de la majorité présidentielle juge qu’ils outrepassent leur pouvoir. Ce n’est pas, dit-il, aux commissaires de la CENI, d’indiquer la voix à suivre pour le vote d’une loi.
Répliquant à ce qu’il qualifie de ‘’propos d’agitation’’ au niveau de l’opposition, le ministre prévient que s’il y a des dérapages et de la ‘’pagaye’’, force devrait rester à la loi.
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 1er août 2018, en séance ordinaire, de 10 H 00 mn à 13 H 45 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales,
procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I.DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE CINQ (05) RAPPORTS.
I.1.1. Pour le compte de la Présidence du Faso :
un rapport relatif à l’élection du Président et du Vice-Président du Conseil supérieur de la communication (CSC).
Ces élections se sont tenues le 20 juillet 2018. Les membres du CSC ont élu :
Monsieur Soahanla Mathias TANKOANO, Avocat, Président ;
I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
un rapport relatif à la location de bâtiments au profit de l’Administration.
Il s’agit de :
neuf (09) bâtiments à usage de logement au profit des volontaires japonais ;
deux (02) bâtiments à usage de logement au profit du Gouverneur de la région du Centre-Sud et du Haut-Commissaire de la province du Zoundwéogo ;
neuf (09) bâtiments à usage de bureaux au profit du ministère l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, du ministère de la Communication et des relations avec le parlement, du ministère de l’Economie, des finances et du développement, du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation, du ministère de l’Eau et de l’assainissement et du Médiateur du Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la location desdits bâtiments.
I.1.3. Pour le compte du ministère de la Santé :
un décret portant changement d’appellation de l’hôpital national Blaise Compaoré.
Les différents textes existants font référence à un hôpital dénommé tantôt Hôpital national Blaise Compaoré tantôt Centre hospitalier universitaire de Tengandogo.
L’adoption de ce décret permet de fixer définitivement la dénomination de cet hôpital par l’appellation suivante : Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo.
un décret portant érection de l’Hôpital de district de Bogodogo en Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (CHU-B).
L’adoption de ce décret permet à cet hôpital de mieux assumer ses fonctions d’encadrement des étudiants et de se doter des organes indispensables à une meilleure coordination de l’activité hospitalo-universitaire.
I.1.4. Pour le compte du ministère des Infrastructures :
un décret portant adoption de la politique sectorielle « Infrastructures de transport, de Communication et d’Habitat (PS-ITCH) ».
Cette politique a pour objectif global de développer les équipements et infrastructures de transport, de communication et d’habitat durables et résilients en vue d’améliorer leur accessibilité à toutes les couches socio-professionnelles. Elle a pour vision selon laquelle : « A l’horizon 2027, les Burkinabè ont accès à des infrastructures de transport, de communication et d’habitat durables et résilientes et qui favorisent la transformation structurelle de l’économie nationale ».
L’adoption de ce décret permet à notre pays de disposer d’un document d’orientation en matière d’infrastructures de transport, de communication et d’habitat.
II COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a fait au Conseil trois (03) communications :
la première concerne le bilan du sommet conjoint des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) tenu les 30 et 31 juillet 2018 à Lomé, République togolaise.
Au cours de ce Sommet consacré à la paix, la sécurité, la radicalisation et l’extrémisme violent, des décisions majeures ont été prises par les chefs d’Etat dont l’institutionnalisation du sommet qui se tiendra chaque deux ans, de façon alternative, dans l’une ou l’autre des régions, et l’engagement de renforcer la coopération afin de lutter efficacement contre toutes les formes d’insécurité.
Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, a mis à profit son séjour pour échanger avec nos compatriotes vivant au Togo.
La deuxième communication est relative au bilan de la 20ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), tenue le 30 juillet 2018 à Lomé, République togolaise.
Au cours de cette session, le rapport sur l’état de l’UEMOA, la note sur l’état de convergence dans les Etats membres ainsi que l’avancée des grands chantiers comme l’Initiative régionale pour l’énergie durable (IRED) ont été examinés.
la troisième communication porte sur le bilan du 7ème Traité d’amitié et de coopération (TAC) tenu du 23 au 27 juillet 2018 à Yamoussoukro en république de Côte d’Ivoire.
Le Conseil remercie le gouvernement et le peuple ivoirien pour l’accueil chaleureux réservé à la délégation burkinabè.
Le 8ème TAC se tiendra au Burkina Faso en 2019.
III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
Monsieur Kito Yaya SOULAMA, Mle 101 337 A, Commissaire de police, est nommé Directeur provincial de la Police nationale du Bam ;
Monsieur Bonaventure DEMBELE, Mle 46 703 F, Commissaire de Police, catégorie 1, grade 2, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Police nationale du Namentenga ;
Monsieur Yempabou Ibrahim LOMPO, Mle 239 824 R, Commissaire de Police, catégorie 1, grade 2, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Police nationale de la Tapoa.
AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION
Monsieur Grégoire KABRE, Mle 97 968 K, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Deuxième conseiller à Tokyo ;
Madame Claudine Boampoundi SAWADOGO/DADJOUARI, Mle 104 406 A, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Directrice des passeports officiels ;
Monsieur Ibrahim KONE, Mle 28 149 N, Ministre plénipotentiaire, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur Asie-Moyen-Orient et Pacifique ;
Madame Aoua TOURE/SAKO, Mle 25 585 W, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Secrétaire générale de l’Institut national des Hautes études internationales (INHEI) ;
Monsieur Alain KOMPAORE, Mle 59 732 L, Ministre plénipotentiaire, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Consul général à New York ;
Monsieur Tihngô Sidiki TRAORE, Mle 104 417 J, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des organisations spécifiques ;
Monsieur Denis KABORE, Mle 105 218 E, Conseiller des Affaires étrangères, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Deuxième conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Pékin (République Populaire de Chine) ;
Madame Aminata OUATTARA/CISSE, Mle 118 860 Z, Conseiller des Affaires étrangères, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice des affaires stratégiques ;
Madame Djeneba Yasmine TRAORE, Mle 24 147 C, Ministre plénipotentiaire, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;
Monsieur Flavien Imah William NEZIEN, Mle 104 405 P, Conseiller des Affaires étrangères, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Secrétaire permanent de la Commission nationale pour les réfugiés (CONAREF) ;
Madame Hindétou Bouari NAMOANO, Mle 33 680 M, Interprète-traductrice, 1ère classe, 14ème échelon, est nommée Attachée interprète-traductrice à Washington DC ;
Monsieur Saïdou OUEDRAOGO, Mle 118 853 R, Conseiller des Affaires étrangères, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur Afrique ;
Monsieur Ouinibani KONATE, Mle 105 159 R, Conseiller des Affaires étrangères, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général des affaires politiques et stratégiques ;
Monsieur Oumarou KOLOGO, Mle 208 201 S, Conseiller des Affaires étrangères, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Premier conseiller à l’ambassade du Burkina Faso à Moscou ;
Madame Myriam Aman SOULAMA, Mle 105 148 D, Conseiller des affaires étrangères, est nommée Directrice des organisations internationales ;
Monsieur Hamadé BAMBARA, Mle 208 200 J, Conseiller des Affaires étrangères, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Premier conseiller près l’Ambassade, Mission permanente du Burkina Faso à Abuja au Nigéria ;
Madame Binta BAYEDIKISSA/KARGOUGOU, Mle 208 203 L, conseiller des Affaires étrangères, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Premier Conseiller à la Mission permanente du Burkina Faso a News York ;
Monsieur Mamadou ILBOUDO, Mle 59 730 X, Conseiller des Affaires Etrangères, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Ministre conseiller à l’Ambassade du Burkina Faso à Abidjan ;
Monsieur Adama KINDO, Mle 208 204 A, Conseiller des affaires Etrangères, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Premier conseiller d’Ambassade à Pretoria ;
Monsieur Souleymane TRAORE, Mle 32 107 A, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Attaché de presse à l’Ambassade du Burkina Faso à Paris.
A.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT
Madame Jacqueline Anne Marie Christiane LOMPO, Mle 47 672 J, Inspecteur du Trésor, 1ere classe, 11ème échelon, est nommée Inspecteur général des finances.
B.AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
Monsieur Der Laurent DABIRE, Mle 92 319 D, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
Monsieur Karim Ouépia IDOGO, Mle 105 154 H, Conseiller des affaires étrangères, 1ère Classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des organisations régionales et des communautés ;
Madame Noëlie Marie Thérèse OUEDRAOGO/SOBGO, Mle 28 412 X, Administrateur civil, 1ère classe, 11ème échelon, est nommée Conseiller technique ;
Monsieur Souglimpo Jean Hugues OUOBA, Mle 97 981 D, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur des organisations sous régionales et transrégionales ;
Madame Bernadette Marie Conrad NIKIEMA/TAPSOBA, Mle 92 318 C, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Directrice du Bureau national de la CEDEAO.
C.AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE ET DE LA FAMILLE
Madame Assétou SAWADOGO/KABORE, Mle 220 416 K, Conseiller d’éducation féminine, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Secrétaire permanent du Conseil national pour la promotion du genre ;
Monsieur Soumaïla ZOROM, Mle 82 024 S, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
Monsieur Isaac Alassane OUATTARA, Mle 220 406 Z, Conseiller d’éducation féminine, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général de la protection et de la promotion de la femme.
D.U TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
Monsieur Marou Lazare OUEDRAOGO, Mle 29 801 N, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Conseiller technique en remplacement de Monsieur Lassina SAWADOGO ;
Monsieur Bernard NIKIEMA, Mle 180 001 A, Gestionnaire financier, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité du Fonds d’intervention pour l’environnement (FIE).
III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et de Présidents aux Conseils d’administration :
des Centres hospitaliers régionaux de Banfora, de Dédougou, de Dori, de Fada N’Gourma, de Gaoua, de Kaya, de Koudougou, de Tenkodogo, et de la Société de gestion de l’équipement et de la maintenance biomédicale (SOGEMAB) au titre du ministère de la Santé ;
de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina (AGETIB) au titre du ministère des Infrastructures.
La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Faso.
Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,
Les groupes parlementaires de l’opposition représentés par Nicolas Dah de l’UPC, d’Alphonse Nombré du CDP et de François Bacyé du PJRN ont animé une conférence presse ce 31 juillet 2018 au siège du chef de file de l’opposition politique (CFOP). Les enjeux se rapportant au vote des burkinabè de l’extérieur, aux documents qui leur seront exigibles ainsi que les lieux de vote ont été les points majeurs de cette conférence.
Les leaders du CFOP face à la presse à l’isssue de leur point de ce mardi 31 juillet 2018
C’est désormais connu, les burkinabè de l’étranger vont devoir voter en 2020 dans les ambassades et consulats, soit avec la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) ou le passeport. C’est le contenu de la nouvelle loi votée par les députés de la majorité sans ceux de l’opposition hier 30 juillet 2018 à l’Assemblée nationale.
L’opposition politique a proteste ce matin contre cette nouvelle loi qu’elle dit contenir des germes d’exclusion des burkinabè vivant à l’étranger.
C’est « un déni de démocratie »
François Bacyé, président du groupe parlement Paix Justice et Réconciliation Nationale (PJRN) a affirmé que « le code électoral qui contient les règles qui gouvernent doit faire l’objet d’un consensus des acteurs politiques ». Et d’expliquer que, c’est le refus de la majorité parlementaire de prendre en compte leurs observations qui les ont conduit à claquer la porte lors du vote de la loi.
Cette loi, renchérit Nicolas Dah du groupe parlementaire Union pour le Progrès et le Changement (UPC) « est de nature à exclure un grand nombre de Burkinabè vivant à l’étranger ». Et cela est « un dénie de démocratie » viendra protester Alphonse Nombré du Congrès pour la Démocratie et le Progrès.
Pour Gilbert Noel Ouédraogo, président de l’ADF-RDA « si le nouveau système pose problème, il faut se référer tout simplement à l’ancien code. S’il n’y a pas d’entente sur le nouveau, c’est mieux de revenir à l’ancienne formule » préconise t-il.
« L’opposition va changer sa manière de faire »
« Jusqu’à présent et même sous le régime de Blaise Compaoré, il y a toujours eu un consensus minimum sur les pièces de votation c’est la 1ère fois qu’on veut passer en force le vote du code électoral et je pense que cela n’est bon pour le Burkina Faso », dira Gilbert.
Pour Zéphirin Diabré l’opposition s’est longtemps contentée de déclaration et de condamnation. « C’est clair que sur cette affaire là, l’opposition va changer ça manière de faire », a-t-il menacé.
Des dires de Zéphirin le pouvoir veut mettre en place un système qui consisterait à surseoir à l’enrôlement biométrique des jeunes ayant 18 ans pour le confier à l’Office nationale d’identification (ONI). Il appartiendra à l’ONI de « prendre la liste des jeunes ayant 18 ans et de leur envoyer des messages leur demandant de passer récupérer leur carte d’électeur ». Pour Zéphirin cela cache des intentions de délivrance de carte à des électeurs fictifs.
L’autre point de la loi qui met dos-à-dos opposition et majorité, c’est bien les lieux de votation. Pour les députés de l’opposition, maintenir les ambassades et consulats comme lieux de vote, « c’est empêcher nos compatriotes d’aller accomplir leur devoir » s’est offusqué l’honorable Dah de l’UPC.
L’opposition a annoncé qu’elle tiendra des concertations afin de dégager les actions à venir pour empêcher l’application de cette loi.
La déclaration ci-après de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR§/PS) est relative au projet de nouveau code électoral devant permettre aux Burkinabè de l’extérieur de voter en 2020.
«DECLARATION DE L’UNIR-PS SUR LE CODE ELECTORAL EN COURS D’ADOPTION A L’ASSEMBLEE NATIONALE
L’Union pour la Renaissance -Parti Sankariste, fidèle à sa ligne politique, voudrait rappeler au peuple et à l’ensemble de la communauté nationale et internationale que le vote des Burkinabè de l’étranger fait partie de sa lutte depuis sa création.
Aussi, elle a accueilli avec satisfaction le projet de loi portant révision du code électoral pour permettre le vote des Burkinabè vivant dans les pays amis, transmis par le gouvernement à l’Assemblée Nationale.
Ce projet de loi fait suite à l’engagement de son Excellence Monsieur le Président du Faso, engagement pris lors de sa campagne électorale en 2015.
Cette loi, qui sera votée par l’Assemblée Nationale du Burkina Faso le Lundi 30 Juillet 2018, consacrera cette volonté d’inclure tous les Burkinabè dans la gestion des affaires de notre pays, qu’ils soient de l’Extérieur ou de l’intérieur.
Au regard des avancées majeures que ce projet de loi consacre, l’Union pour la Renaissance-Parti Sankariste :
-instruit ses députés à voter en bloc avec les autres députés de la majorité présidentielle pour ce projet de loi,
– appelle le peuple du Burkina Faso aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur à soutenir massivement cette loi.»
L'ancien président zimbabwéen, Robert Mugabe, face la presse ce dimanche 29 juillet 2018
Alors que les Zimbabwéens pour se préparent à se rendre demain aux urnes dans le cadre de la présidentielle du 30 août ; l’ancien président, Robert Mugabe (94 ans), a animé ce dimanche 29 juillet une conférence de presse pour marquer clairement son désaccord avec son ex-bras droit et successeur Emmerson Mnangagwa, en lice et donné favori pour le scrutin de lundi qui opposent 23 candidats.
L’ancien président zimbabwéen, Robert Mugabe, face la presse ce dimanche 29 juillet 2018
Si Emmerson Mnangagwa (75 ans) parvenait à remporter la présidentielle zimbabwéenne de lundi 30 août pour lequel il est donné favori parmi 23 candidats ; ce ne sera pas avec la voix de son ex-mentor Robert Mugabé qui a donné de la voix ce dimanche 29 juillet à Hararé au cours d’une conférence de presse surprise. «Je ne peux pas voter pour ceux qui m’ont mal traité, je ferai mon choix parmi les 22 autres candidats», a indiqué l’ex-président Mugabé à la question de savoir qui il votera.
Les choses sont donc claires : l’ancien chef de l’Etat ne votera ni pour le parti présidentiel dont il est le fondateur, la Zanu-PF, ni naturellement pour Emmerson Mnangagwa, porte-étendard du parti à l’élection. Mugabé n’a pas encore digéré son éviction du pouvoir. Alors, tout le monde se demande si cette prise de position à la veille du scrutin suffira à faire basculer le scrutin du côté de l’opposition, notamment de Nelson Chamisa (40 ans), candidat du plus vieux parti d’opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC). Bien malin qui saura répondre à cette question à ce stade de processus électoral. Wait and see.
Des leaders de l'opposition au 2e congrès ordinaire de l'UPC tenu le week-end écoulé
Dans ce compte rendu de la dernière réunion ordinaire du Cadre de concertation du chef de file politique (CC-CFOP) ; l’opposition assure que «la majorité n’a aucune pris en compte la carte consulaire au titre des documents de votation de la diaspora». C’est entre autres, l’une de ses «profondes divergences» avec la majorité.
Zéphirin Diabré, Chef de file de l’opposition politique, le 21 juillet au palais des Sports de Ouaga 2000, à l’ouverture du 2e congrès ordinaire de son parti, l’UPC
«Compte-rendu de la réunion ordinaire du 24 juillet 2018
Le Cadre de Concertation du Chef de file de l’Opposition politique (CC-CFOP) a tenu une réunion ordinaire le mardi 24 juillet 2018 au siège du CFOP. Présidée par le Chef de file de l’Opposition, la réunion portait sur les points suivants :
-La situation nationale ;
-La vie du cadre ;
-Divers.
A l’entame de la rencontre, le Chef de file de l’Opposition a remercié les présidents de partis d’opposition pour la solidarité et le soutien dont ils ont fait preuve à l’occasion du deuxième Congrès ordinaire de son parti, l’UPC, les 20, 21 et 22 juillet derniers. Les participants ont, quant à eux, félicité M. Zéphirin DIABRE et l’UPC pour le grand succès de ce congrès, qui témoigne de la vitalité et de la force du principal parti d’opposition. Ils ont également félicité le Président DIABRE pour sa réélection à la tête de l’UPC.
Des leaders de l’opposition au 2e congrès ordinaire de l’UPC tenu le week-end écoulé
Au titre de la situation nationale,
Le cadre de Concertation a échangé sur l’examen du projet de loi portant Code électoral à l’Assemblée nationale. L’Opposition politique déclare que sur cette question, il n’y a jamais eu de consensus de la classe politique, contrairement à ce que le gouvernement a affirmé dans l’exposé des motifs du projet de loi soumis à l’Assemblée nationale.
En effet, de profondes divergences demeurent entre l’Opposition et la Majorité, notamment sur les conditions de vote des Burkinabè de l’extérieur, et sur l’enrôlement des électeurs.
Sur le premier point, la Majorité n’a aucunement pris en compte la carte consulaire au titre des documents de votation de la diaspora, malgré l’insistance de l’Opposition lors des rencontres avec les administrations techniques chargées des élections et la Présidence du Faso. Ces cartes consulaires sont biométriques et il est mentionné qu’elles « tiennent lieu de cartes nationales d’identité burkinabè ». Selon les données statistiques, 980.000 cartes consulaires sont biométriques sur un total de 985.000 détenues par l’ensemble de la diaspora. Le CFOP insiste et persiste sur la nécessité de prendre en compte cette pièce au titre des documents de vote.
En outre, le projet de loi maintient l’enceinte unique des ambassades et consulats comme lieu d’emplacement des bureaux de vote. L’Opposition a proposé l’élargissement des bureaux de vote à d’autres lieux, mais en accord avec le pays hôte. Cette pratique et déjà une réalité dans certains pays de la sous-région.
Il y a, en plus, des imprécisions dans le texte au niveau de certains articles du projet de loi, notamment l’article 53 nouveau : « Il est délivré à l’électeur un document tenant lieu de récépissé identifiant son bureau de vote ». Il est nécessaire de préciser de quel type de document il s’agit.
Une autre réforme phare divise l’Opposition et la Majorité. Il s’agit de l’introduction du nouveau système d’enrôlement proposé par la CENI.
En rappel, ce nouveau système consiste à supprimer le déploiement sur le terrain des missions d’enrôlement de la CENI tel que cela se passait jusque-là, et à s’appuyer sur le fichier de l’Office National d’Identification pour détecter chaque année les nouveaux électeurs en âge de voter, c’est à dire ceux qui ont atteint 18 ans. En utilisant ce fichier de l’ONI, la CENI enverrait des SMS à ces nouveaux électeurs pour leur indiquer leurs bureaux de vote.
Tout au long des discussions qui ont eu lieu au palais de Kossyam, l’Opposition n’a eu de cesse de faire comprendre au Gouvernement et au Président de la CENI, tous favorables à ce nouveau système, que celui-ci comporte des risques énormes de fraude informatique. Du reste, cette approche constitue un recul démocratique car in fine, c’est l’ONI, contrôlé par le Ministère de la Sécurité, qui sera la source du fichier électoral, et non la CENI, qui avait ce privilège par le biais de l’enrôlement.
Il est important pour l’opinion nationale et internationale de savoir que c’est justement cette technique-là qui est en train de poser problème à l’élection présidentielle malienne en cours. L’opposition dénonce des doublons et des électeurs fictifs glissés par le pouvoir malien dans le fichier de leur « ONI ». Cette « nouvelle technique » est donc une porte ouverte à la fraude, à la manipulation du fichier électoral, et même à l’intrusion de forces ennemies dans le processus électoral de 2020.
Le projet de loi sera examiné et voté probablement le lundi 30 juillet à l’Assemblée nationale. C’est un passage en force et un mépris vis-à-vis d’une grande partie du peuple burkinabè représentée par l’Opposition.
La révision d’une loi sensible comme le Code électoral doit se faire par consensus, pour la préservation de la paix sociale et de la confiance des acteurs politiques au système électoral. S’il n’y a pas d’accords sur des points précis, les anciennes dispositions doivent être maintenues. Mais, dans le cas d’espèce, le régime du MPP est sur le point d’opérer un passage en force.
L’Opposition affirme dès à présent qu’elle ne reconnaîtra pas un Code électoral imposé par le MPP et alliés. Par conséquent, elle combattra farouchement cette loi avec les moyens légaux si, malgré tout, le MPP venait à opérer ce passage en force.
Le second point de la vie nationale avait trait à la nomination d’un nouvel organe du Conseil supérieur de la communication (CSC). La désignation de M. Mathias S. TANKOANO, ainsi que celle de l’équipe qui l’accompagne, est censée mettre un terme à la crise institutionnelle qui avait cours au CSC.
Mais, pour l’Opposition politique, la gymnastique juridique dont a usé le MPP pour faire passer ses hommes de mains, indique que le souci de nos dirigeants n’était pas de résoudre la crise, mais plutôt d’en profiter pour contrôler cet organe de régulation.
En prélude à l’examen et au vote de la nouvelle loi portant attribution, composition et fonctionnement du Conseil supérieur de la communication, le Chef de file de file de l’Opposition avait adressé le 19 mars 2018, une lettre au Président du Faso. Dans cette correspondance, le CFOP attirait l’attention du Président sur le fait que cette loi ne tenait aucunement compte de l’Opposition politique dans la désignation des conseillers, membres permanents du CSC.
En rappel, cette loi donne au Président du Faso un quota e 03 membres, au Président de l’Assemblée 02 membres, au Conseil constitutionnel 01 membre, et aux associations professionnelles des médias 03 membres.
Le CSC joue un rôle important dans l’équilibre de la démocratie, donc de la paix sociale. Or, à cause de la nouvelle loi votée par la Majorité, cette institution ne sera plus qu’un instrument de musellement de la presse.
TANKOANO, était jusque-là conseiller spécial du Président du Faso chargé des questions juridiques du Chef de l’Etat.
Le nommer à la tête du CSC indique clairement une intention de contrôler et museler l’information au profit du pouvoir en place. Cette intention est d’autant plus visible qu’il n’est pas un spécialiste des questions d’information. Même si rien n’interdit qu’un juriste soit nommé à ce poste, la tradition a voulu que jusque-là, ce soit des spécialistes de la communication qui sont désignés pour l’occuper ( Adama Fofana, Luc Adolphe Tiao, Béatrice Damiba, Nathalie Somé).
Le MPP regorge de spécialistes de la communication, qui se sont battus pour leur parti pour la conquête du pouvoir. S’ils ont été royalement ignorés, ce qui au passage constitue une bonne leçon pour eux, c’est parce que le Président du Faso voulait d’un homme de main à ce poste.
Il appartient à la corporation des hommes de médias de se battre pour garantir l’indépendance de leur institution. En tout état de cause, l’Opposition politique les rassure de son soutien indéfectible à la liberté d’expression et de la presse.
Au titre de la vie du Cadre, les participants ont examiné la demande d’adhésion de deux partis politiques au CC-CFOP. Il s’agit du Front Patriotique pour le Renouveau (FPR) présidé par M. Aristide OUEDRAOGO et du Mouvement pour la Démocratie et la Renaissance (MDR) présidé par M. Marcel OUEDRAOGO. Les deux partis ont été acceptés par les membres du Cadre, à l’unanimité. Les partis politiques membres du Cadre de concertation sont désormais au nombre de 28.
D’autres demandes d’adhésion sont en cours d’examen.
Les participants ont aussi été informés, que M. Zacharie Sorgho, Président du PRDF, a informé par courrier le Chef de file de l’Opposition que son parti quittait le CFOP.
Débutée à 18 heures, la réunion a pris fin à 21h, après l’examen de quelques points de divers.
Ouagadougou, le 25 juillet 2018»
Le service de communication du Chef de file de l’Opposition