Accueil Blog Page 348

Forum de la diaspora burkinabè : Le CFOP y participe et décline ses attentes

0
Zéphirin Diabré, chef de file de l'opposition politique burkinabè, salue la tenue du forum national de la diaspora

Le communiqué ci-après du Chef de file de l’opposition politique burkinabè est relatif au forum national de la diaspora burkinabè qui se tient du 11 au 13 juillet 2018 à Ouagadougou et auquel des représentants du CFOP.

Pour Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition politique, salue la tenue du forum national de la diaspora

«Communiqué de presse

Du 11 au 13 juillet 2018 se tient à Ouagadougou, le Forum national de la diaspora burkinabè. C’est une excellente initiative de nos autorités qu’il convient de saluer à sa juste valeur. L’Opposition politique a désigné cinq (05) représentants qui participeront à l’ensemble des travaux.

Le forum regroupera plus de trois cents(300) participants autour du thème : « La contribution des Burkinabè de l’extérieur à la construction nationale ».

Au nom de l’Opposition politique et en mon nom propre, je souhaite une chaleureuse bienvenue à nos frères et sœurs dans notre maison commune qu’est le Burkina Faso.

La diaspora burkinabè participe déjà, de manière remarquable, à l’effort de construction de notre chère patrie, en transférant par exemple, selon les circuits officiels, plus de 100 milliards de francs CFA par an. C’est le lieu de l’en remercier, et l’Opposition politique s’associe d’ores et déjà à l’idée de récompenser ceux des nôtres qui se distinguent dans le soutien à la mère patrie, ou dont la réussite professionnelle honore notre pays.

Mais cette participation est encore loin d’être optimale. Il faut donc l’encourager et la développer. L’Opposition politique espère vivement que les recommandations qui seront issues de ces assises ne dormiront pas dans les tiroirs comme c’est malheureusement devenu l’habitude au Faso. En effet, on a encore souvenance qu’en 2010, le vote des Burkinabè de l’étranger a été enchâssé dans le Code électoral puis reporté. Il a encore été, en 2010, inscrit dans le Code électoral  puis de nouveau reporté. Une des principales revendications de notre diaspora, vieille comme le temps,  c’est de pouvoir participer à la vie démocratique de son pays, en votant enfin en 2020.

L’opposition politique, qui a fait sienne depuis longtemps cette revendication, est heureuse de constater que les autorités actuelles proclament leur intention  d’en  faire une réalité en 2020.

C’est ce sentiment qui a conduit l’opposition politique  à répondre positivement à l’invitation récente du Président du Faso pour en discuter.

Malheureusement, sur cette question, des divergences profondes nous séparent du gouvernement. Celles-ci portent essentiellement sur :

-Premièrement, la nature  des documents devant permettre aux Burkinabè de la diaspora de voter ;

– Et deuxièmement, sur l’organisation pratique du vote.

Le Code électoral actuellement en vigueur, dispose que les trois documents permettant aux Burkinabè de l’extérieur de voter sont :

  • La carte nationale d’identité burkinabè ;
  • Le passeport ;
  • La carte consulaire biométrique.

L’Opposition politique trouve cette  disposition pertinente. Or, pour des raisons que lui seul connait, le Gouvernement veut modifier ces dispositions. Désormais, il veut que la Carte nationale d’identité soit le  seul document permettant le vote. Il récuse donc le Passeport et la Carte consulaire biométrique.

Pire, il veut établir des conditions draconiennes pour l’obtention de la CNIB.

En effet, l’article 52 de l’avant-projet de modification du Code électoral dispose : « Pour justifier son identité au niveau national ou à l’étranger, l’électeur produit la carte nationale d’identité du Burkina Faso en cours de validité.La carte nationale d’identité du Burkina Faso est délivrée suivant les conditions fixées par la loi. »

Pour les Burkinabè nés au Burkina Faso et résidant à l’étranger, la délivrance de la carte nationale d’identité est subordonnée à la présentation des pièces suivantes :

–        Un extrait d’acte de naissance délivré par une autorité compétente burkinabè ;

–        Un certificat de résidence délivré par les autorités compétentes du pays d’accueil ;

–        Un document attestant la preuve de son immatriculation à la représentation diplomatique du ressort de son lieu de résidence.

Pour les Burkinabè nés à l’extérieur et y résidant, la délivrance de la carte d’identité est subordonnée à la présentation des pièces suivantes :

–        Un extrait d’acte de naissance ;

–        Un certificat de résidence délivré par les autorités compétentes du pays d’accueil ;

–        Un document attestant la preuve de son immatriculation à la représentation diplomatique du ressort de son lieu de résidence.

Pour l’Opposition politique, il n’appartient pas au Code électoral de fixer les conditions d’obtention de la CNIB.

Ensuite, la fixation de ces conditions conduirait indubitablement à limiter de manière drastique la participation des Burkinabè de l’extérieur aux échéances électorales de 2020. S’il faut se déplacer souvent à des centaines de kilomètres pour suivre des procédures complexes afin d’établir sa pièce de votation et parcourir des centaines d’autres kilomètres pour voter, le vote des Burkinabè de l’extérieur se réduirait à un ridicule acte symbolique de pure forme.

Un proverbe de chez nous dit que pour priver le crapaud de sa part de nourriture, on l’invite à dîner sur un arbre.

L’un des arguments brandis par le Gouvernement, est que seule une CNIB délivrée dans les nouvelles conditions, permet d’attester de la nationalité.

De notre point de vue, les  trois (03) documents de vote autorisés par  l’actuel code électoral, attestent déjà de cette nationalité :

–              La Carte nationale d’identité burkinabè,  atteste elle-même de la nationalité burkinabè ;

–              Le Passeport,  porte déjà la mention « nationalité burkinabè », et  est aussi une preuve d’identité ;

–              La carte Consulaire est assimilée par l’Etat burkinabè à la CNIB. En effet, si l’on prend l’exemple de la carte consulaire délivrée à nos compatriotes vivant en Côte d’Ivoire, il est mentionné très clairement à son verso ce qui suit : « Recommandation : La présente carte délivrée aux résidents en Côte d’Ivoire, tient lieu de la Carte nationale d’identité burkinabè». Le caractère biométrique de cette carte n’est pas remis en cause. Elle comporte toutes les informations relatives à son titulaire (nom, prénom, date et lieu de naissance, taille, nom du père, nom de la mère, résidence, dates de naissance du père et de la mère, lieu de résidence, profession, etc.) Elle mentionne même le groupe sanguin. La carte consulaire étant reconnue par l’Etat burkinabè comme étant une carte d’identité nationale burkinabè, elle satisfait pleinement aux conditions relatives au vote.

L’Opposition a déjà attiré la haute attention du Président du Faso  sur les implications légales de toute décision qui tendrait à interdire à un titulaire de la carte consulaire de pouvoir voter à une élection où il est dit que le document requis est la Carte d’identité : Et si un jour, dans la même logique, un pays d’accueil décidait de ne plus reconnaître sur cette base la carte consulaire burkinabè ? Pour des questions électoralistes, le  Gouvernement exposera ainsi nos compatriotes de l’extérieur à d’énormes risques.

Autre question qui nous oppose au gouvernement, c’est celui des lieux de vote.

Le Gouvernement veut limiter les bureaux de vote à l’enceinte de l’Ambassade et des consulats. Or, tout le monde sait que dans leurs pays d’accueil, l’écrasante majorité de nos compatriotes résident loin de l’Ambassade et des consulats.

L’expérience des autres pays fournit des pistes intéressantes à explorer pour résoudre cette question. Pour les élections présidentielles du 29 juillet 2018, les électeurs maliens résidant au Burkina Faso voteront dans des écoles mises gracieusement à leur disposition par les mairies de Ouagadougou et Bobo Dioulasso. Pour ceux résidant en Côte d’Ivoire, le scénario sera le même et résulte d’un accord conclu entre leur gouvernement et celui de la Cote d’Ivoire.

L’Opposition politique encourage nos autorités à faire preuve de la même imagination créatrice, et à nouer des accords avec les gouvernements des pays où résident nos compatriotes, pour obtenir une multiplication des bureaux de vote.

L’Opposition politique tient à rassurer nos compatriotes de la diaspora, qu’elle ne laissera pas les proclamations verbales de notre gouvernement en faveur du vote des Burkinabè de l’étranger, être contournées  par des entraves subtiles, qui auront pour résultat d’empêcher dans les faits nos compatriotes de s’acquitter de leur devoir citoyen.

Les délégués au Forum ont là une occasion unique pour obtenir de nos plus hautes autorités :

-Le respect des engagements pris, mainte fois renouvelés, pour le vote des Burkinabè de l’extérieur ;

-Le respect intégral des prescriptions de l’article 52 du Code électoral en vigueur, qui favorise une participation optimale au vote des Burkinabè de l’extérieur.

L’Opposition politique les encourage donc à engager le débat.

Je  souhaite de fructueux échanges et d’excellents travaux à l’ensemble des participants et un bon retour dans leurs pays d’accueil respectifs.

Vive le  Burkina Faso uni et fort !

Ouagadougou, le 11 juillet 2018″

Le Chef de file de l’Opposition politique,

Zéphirin DIABRE

Marchés publics : Formation du 23 au 27 juillet à Ouaga sur les procédures de passation

0

Pour permettre à un plus grand nombre d’acteurs potentiels de la commande publique de maîtriser les mécanismes et procédures de passation des marchés publics, Global Green Consulting Afrique (GGC Africa) organise du 23 au 27 juillet 2018 à Ouagadougou, une session de formation. Plus de précisions dans la présentation suivante de l’initiative.

«FORMATION SUR LES PROCEDURES DE PASSATION DES MARCHES PUBLICS

OBJECTIF

La formation sur les procédures de passation des marchés publics vise à donner aux bénéficiaires les compétences nécessaires dans le domaine des marchés publics.

PUBLIC CIBLE

Directeurs et Chefs d’entreprises, DAF, Directeurs Financiers, Comptables, Personnes Responsables des Marchés, Directeurs des études, Personnels des Cabinets et Bureaux d’études, Consultants individuels, Assistants, Etudiants et toute personne intéressée par les marchés publics.

 

CONTENU DES COURS

Module 0 : Enjeux et principes des marchés publics

 

Module préliminaire : Le système des marchés publics, des délégations de services publics et du Partenariat Public Privé

 

Module 1 : Le nouveau cadre règlementaire des marchés publics

 

Module 2 : Le montage des dossiers d’appel d’offres

 

Module 3 : Les procédures de passation des marchés publics

 

Module 4 : La fiscalité des marchés publics

 

Module 5 : L’exécution des marchés publics

 

Module 6 : L’audit des marchés publics

 

Module 7 : Le contentieux des marchés publics

 

Module 8 : Les opportunités offertes par les marchés publics

 

LIEU : Ouagadougou (ABMAQ)

PERIODE : du 23 au 27 juillet 2018 (en cours du soir)

FRAIS : 100 000 FCFA

Donnant droit à : 1 Attestation de Formation + Supports + Références utiles + Pauses et Repas

 

POUR NOUS JOINDRE

GLOBAL GREEN CONSULTING AFRIQUE

Tél : +226  72 70 80 33 -78 84 34 67 – 74 86 53 05

E-mail : cabinetgreen@gmail.com»

Enregistrer

Mine-énergie : Des débats ouverts et porteurs d’espoir !

0
Les panélistes ont planché sur la problématique des JACE 2018

L’ouverture, ce jeudi 5 juillet à Ouagadougou, des cinquièmes Journées des acteurs de la communication sur les Energies (JACE), a été suivie d’un panel de haut niveau ayant porté sur le thème desdites Journées : «Place et contribution des acteurs miniers dans la lutte pour l’accès des populations aux services énergétiques au Burkina Faso». Les panélistes avaient pour noms René Tidiane Barry, président de la chambre des mines ; Adama Ouiya de l’Organisation de renforcement des capacités de développement (ORCADE) ; Osée Yelkouni de la Coalition nationale pour la promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (CNPDER) et Larba Ouédraogo du Réseau national des communes minières du Burkina Faso.

Les panélistes, de gauche à droite : Adama Ouiya, Larba Ouédraogo, René Tidiane Barry et Osée Yelkouni à l’extrême droite. A la droite de M. Yelkouni, le modérateur, Boukary Nébié, SG de la JED

«Place et contribution des acteurs miniers dans la lutte pour l’accès des populations aux services énergétiques au Burkina Faso».

C’est le thème du panel organisé le 5 juillet dernier à Ouagadougou par les membres de l’association des Journalistes et communicateurs pour les énergies renouvelables et le développement durable (JED), à l’occasion des cinquièmes Journées des acteurs de la communication sur les énergies (JACE).

Pour décortiquer ce thème qualifié de pertinent par le ministre de l’Energie Dr Ismaël Bachir Ouédraogo et les autres officiels au cours de la cérémonie d’ouverture et faire des propositions à même de favoriser une meilleure contribution des acteurs miniers à la production et énergétique ;  quatre experts ont répondu à l’invitation des responsables de la JED.

Il s’agit notamment de René Tidiane Barry, président de la chambre des mines ;Adama Ouiya de l’Organisation de renforcement des capacités de développement (ORCADE) ; Osée Yelkouni de la Coalition nationale pour la promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (CNPDER) et de Larba Ouédraogo du Réseau national des communes minières du Burkina Faso.

Le surplus de mégawatts aux populations

Le président de la chambre des mines, Réné Tidiane Barry souhaite des discussions entre l’Etat et les miniers

Au cours de ces échanges ouverts et porteurs d’espoir modérés par le secrétaire général de la JED Boukary Nébié ; chacun des panélistes, dans un esprit constructif, y est allé de son analyse de la situation et de ses suggestions.

Selon Réné Tidiane Barry, président de la chambre des mines, il faudrait que l’Etat discute avec les sociétés minières sur la production de l’électricité. Et ces débats auraient même dû avoir lieu en amont  au début des années 2000. Les mines pourront par exemple, si les discussions aboutissent,produire de l’électricité au-delà de leurs besoins afin que le surplus soit mis au service des populations riveraines. Ainsi,une mine qui consomme 50MW, pourrait produire 60 MW afin que les 10MGW profitent à la population.

Inciter les compagnies minières à investir dans le solaire

Adama Ouiya de l’ORCADE veut une loi qui incite les miniers à investir dans le secteur énergétique

Pour Adama Ouiya de l’ORCADE, «il appartient à l’Etat de dégager les pistes pour permettre au secteur minier d’investir dans l’énergie ». Il soutient également qu’une loi pourrait, doit être votée pour inciter  les compagnies minières à investir  la production d’énergie solaire.

Osée Yelkouni de la Coalition CNPDER pense pour sa part que les zones minières doivent mettre en place des plans de développement  des énergies renouvelables. Une fois que ces outils seront disponibles, elles pourraient  être mieux accompagnées.

«Le fonds minier de développement n’est pas encore perçu»

Quant à Larba Ouédraogo du Réseau national des communes minières du Burkina Faso, il s’est félicité de l’initiative de la JED, souhaitant qu’elle contribue à une meilleure prise en compte des préoccupations des populations en matière d’accès aux services énergétiques au niveau des collectivités.

A la question d’un journaliste de savoir si le fonds minier de développement est effectivement perçu par les communes, M. Ouédraogo  répond : «Depuis 2016 le fonds minier  n’a pas encore  été perçu.» Pourtant c’est un fonds qui devrait contribuer au développement des zones minières.

Boureima Ouédraogo, un participant du panel souhaite que les jeunes des campagnes  soient bien formés pour pallier le problème de la main d’œuvre en matière de réalisations énergétiques.

Abdoul Gafar Nignan

Burkina Demain

Enregistrer

Electricité : Les préoccupations des consommateurs portées à la Présidente de l’ARSE

0
Les responsables de la Ligue des consommateurs ont été reçus par la présidente de l'ARSE, Mariam Nikièma

La présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) Mariam Gui Nikiéma a reçu en audience ce vendredi 6 juillet 2018 une délégation de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB). Forte de six membres et conduite par le président de la LCB Pierre Nacoulma, la délégation est venue échanger avec la présidente de l’ARSE sur des sujets liés aux droits des consommateurs d’électricité et des missions du régulateur de l’énergie.

Les responsables de la Ligue des consommateurs ont été reçus par la présidente de l’ARSE, Mariam Nikièma

La gestion des litiges qui opposent les consommateurs et la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) dans leur relation contractuelle et la problématique des pénalités de retard, tels sont les sujets qui ont été abordés d’entrée de jeu par le Président de la LCB. « Quand notamment les consommateurs ont des litiges dans le cadre de leur relation contractuelle avec la SONABEL, comment l’ARSE peut-elle aider à les résoudre » ?

« C’est une question légitime de la part de votre association dont le but est de rechercher les solutions aux préoccupations des consommateurs en général et celles liées au service public de l’électricité en particulier », a fait remarquer la Présidente. Aussi, entourée de ses proches collaborateurs, elle a indiqué que hormis les missions relatives au respect des textes législatifs et réglementaires régissant le secteur de l’énergie, à l’équilibre financier du secteur et à la proposition à l’Etat des tarifs applicables dans le secteur de l’énergie, l’ARSE est chargée de préserver les intérêts des usagers du service public de l’énergie, de protéger les droits des opérateurs du secteur et de régler les litiges dans le secteur de l’énergie entre les différents acteurs.

Les membres de la délégation de la ligue des consommateurs

A cet égard, l’ARSE est le recours des usagers et des consommateurs lorsqu’ils ont des litiges qui n’ont pas eu de solutions de la part de l’opérateur, en l’occurrence la SONABEL. « Tous, tous ceux qui à ce jour nous ont saisis par rapport à leurs litiges ont été satisfaits », a-t-elle relevé.

Pour ce qui concerne la question des pénalités de retard, notamment leur mode opératoire dans le but d’insuffler plus d’équité et de justice dans ce domaine, « C’est l’un des objectifs du Gouvernement à travers le Ministère de l’Energie dans le cadre de l’adoption des textes d’application de la nouvelle loi portant réglementation générale du secteur de l’énergie au Burkina Faso », a souligné la Présidente de l’ARSE.

D’autres sujets liés aux capacités de la SONABEL, aux modalités de dédommagements des abonnés en cas de sinistres et au respect des calendriers des délestages ont fait l’objet d’échanges entre la délégation de la LCB et l’ARSE. Au terme de cette rencontre qui intervenait pour la première fois entre la LCB et l’ARSE, c’est avec une réelle satisfaction que la Présidente et son hôte se sont quittés en prenant l’engagement de retenir à l’avenir cette forme de rencontres comme cadre d’échanges autour des préoccupations des consommateurs de l’électricité.

Joachim Batao

Burkina Demain

Accès à l’énergie : La JED Crée le débat pour une meilleure contribution des acteurs miniers

0
Le présidium à l'ouverture des JACE 2018 ce 5 juillet à Ouagadougou

L’Association des Journalistes  et Communicateurs pour les Energies et Développement Durables(JED) a lancé ce jeudi 5 juillet 2018 à Ouagadougou, les activités de la 5e édition des Journées des acteurs de la communication sur les énergies (JACE). C’est Dr Ismaël Bachir Ouédraogo, ministre de l’Energie, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, en présence du président de la Chambre des Mines du Burkina (CMB) René Tidiane Barry et de la présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie, Mariam Nikièma.

Le présidium à l’ouverture des JACE 2018 ce 5 juillet à Ouagadougou

Ce jeudi 5 juillet 2018  la Direction Générale de la Coopération (DGCOOP) à Ouagadougou, a abrité le lancement des cinquièmes journées de l’Association des Journalistes et Communicateurs pour les Energies et Développement durable (JACE) sous le thème : «Place et contribution des acteurs miniers dans la lutte pour l’accès des populations aux services énergétiques au Burkina Faso ». Ces JACE  se tiennent du 5 au 8 juillet 2018.

«L’importance de l’énergie pour le développement»

Le ministre de l’énergie, Ismaël Bachir Ouédraogo

Le ministre de l’énergie, Ismaël Bachir Ouédraogo, président des cinquièmes Journées de l’Association des Journalistes et des Communicateurs pour les Energies et Développement Durable (JACE), a encouragé les organisateurs de ces journées en rehaussant de sa présence la cérémonie de lancement des présentes JACE. Il a félicité la JED pour la tenue des JACE et rappelé l’importance de l’énergie pour le développement de notre pays.

En outre, le ministre de l’énergie a souligné la pertinence du thème des JACE et a  profité dévoiler les discussions entre l’Etat et le secteur minier pour une bonne gestion des énergies renouvelables. « Nous sommes en discussion avec les miniers pour voir comment nous allons manifester et matérialiser cette relation pour permettre d’avoir une relation gagnant-gagnant entre la mine et l’Etat», a laissé entendre le chef  du département de l’énergie.

«Une excellente aubaine pour le développement durable»

Le président de la chambre des mines, Réné Tidiane Barry

Le président de la chambre des mines, Réné Tidiane Barry, par ailleurs co-parrain avec la présidente de l’autorité de régulation du secteur de l’énergie,  a exposé la vision de la contribution du secteur minier au développement du pays en général et à celui du secteur de l’énergie en particulier.

«Notre souhait, c’est qu’une mine, quel que soit son lieu d’opération, soit un levier de développement pour sa zone et même au-delà. L’implantation d’une mine dans une zone ne doit plus être source d’inquiétude mais plutôt une excellente aubaine pour le développement durable», dixit René Tidiane Barry.

21% de taux d’accès à l’électricité

Le président de la JED, Grégoire Bazié

 

Pour Grégoire  Bazié et ses camarades le choix du thème des JACE 2018  se justifie par le fait que notre pays connait un faible taux d’accès aux services énergétiques. «Selon les derniers chiffres nous sommes à 21% du taux d’accès à l’électricité contre un taux d’accès régional moyen de 40%. Pire, notre situation est encore dramatique en milieu rural avec un taux d’accès de seulement 3%», a-t-il relevé. Et de souhaiter que les échanges entre acteurs miniers, énergétiques, de la société civile et des pouvoirs publics aboutissent à une meilleure mise à contribution du secteur minier dans la lutte pour l’accès des populations aux services énergétiques au Burkina Faso.

La cérémonie d’ouverture des JACE 2018 a été suivie d’un panel sur le thème des Journées. Nous y reviendrons.

Abdoul Gafar Nignan

Burkina demain

Banque mondiale –Burkina Faso : Adoption d’un nouveau cadre de partenariat 2018-2023

0

WASHINGTON, 5 juillet 2018 – Le Groupe de la Banque mondiale a adopté aujourd’hui son Cadre de partenariat (CPF) avec le Burkina Faso pour la période 2018-2023. Ce cadre guidera l’action du Groupe de la Banque mondiale pour accompagner le pays dans la mise en œuvre de son Plan national de développement économique et social (PNDES).

«Les objectifs du Groupe de la Banque mondiale et ceux du PNDES sont concordants. Ce cadre aidera le Burkina Faso à accélérer la transformation structurelle de son économie afin de créer des emplois productifs et à relever ses défis de développement » souligne Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Togo.

Au cours des six prochaines années, le CPF prévoit de contribuer à la création d’emplois et à l’accélération de la croissance, au renforcement des investissements dans le capital humain et au développement de la protection sociale.

Fruit de larges consultations auprès des secteurs public et privé, de la société civile, y compris des jeunes, des femmes et des partenaires au développement, le CPF entend aussi aider le Burkina à renforcer la gouvernance économique et la participation citoyenne.

«Lors de la table ronde sur le financement du PNDES à Paris en décembre 2016, le Groupe de la Banque mondiale avait pris l’engament d’accompagner le Burkina Faso dans la mise en œuvre de son plan de développement ambitieux. À ce jour ce sont plus de 800 millions de dollars qui ont été alloués au pays.  Au total, grâce à ce nouveau cadre, plus de 2000 millions de dollars en dons et crédits concessionnels seront injectés dans l’économie burkinabè, avec notamment un financement record de 300 millions de dollars récemment alloué au secteur stratégique de l’eau et de l’assainissement », explique Cheick Kanté, responsable des programmes de la Banque mondiale pour le Burkina Faso.

Le CPF s’organise autour de l’intervention coordonnée de toutes les institutions du Groupe de la Banque mondiale. L’Association internationale de développement (IDA) apportera les financements nécessaires. La Société financière internationale (IFC) servira de levier pour attirer le secteur privé et l’Agence multilatérale pour la garantie des investissements (MIGA) se chargera de promouvoir l’investissement direct étranger.

* L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à faible taux d’intérêt ou sans intérêts en faveur de projets et de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 75 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA permettent d’apporter des changements positifs dans la vie de 1,5 milliard de personnes résidant dans les pays éligibles à son aide. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 113 pays. Le volume annuel des engagements est en constante augmentation et s’est élevé en moyenne à 18 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 54 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.

Contacts:

À Washington: Ekaterina Svirina, + 1-202-468-7591, esvirina@worldbank.org

À Ouagadougou : Lionel Yaro, +226-25-49-63-00, lyaro@worldbank.org

Pour en savoir plus sur les activités de la Banque mondiale au Burkina Faso, rendez-vous sur http://www.banquemondiale.org/fr/country/burkinafaso

Pour en savoir plus sur les activités de la Banque mondiale en Afrique : http://www.banquemondiale.org/fr/region/afr

Pour en savoir plus sur l’IDA : http://ida.banquemondiale.org/

Facebook : http://www.facebook.com/worldbankafrica

Twitter : https://twitter.com/WorldBankAfrica

YouTube : http://www.worldbank.org/africa/youtube

Soundcloud : https://soundcloud.com/worldbank/sets/world-bank-africa

21e session du CIE : Sentiments de satisfaction et d’espoir à la clôture

0
Ruffino D'Almeida et Dr Dimitri Sanga félicitant les délégués nationaux pour leur participation à la réussite de la 21e session du CIE

Les rideaux sont tombés le vendredi dernier à Cotonou, sur la vingt-unième session du Comité intergouvernemental d’experts (CIE) de l’Afrique de l’Ouest. Organisée par le Bureau régional de la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA) en collaboration avec le gouvernement du Bénin ; cette 21e session a permis aux participants venus des 15 pays de la région de réfléchir sur la problématique «Intégration régionale en Afrique de l’Ouest : Nouveaux défis et perspectives» et de faire des recommandations destinées à renforcer le processus d’intégration régional.

Le Ruffino D’Almeida, directeur de cabinet d’Abdoulaye Bio Tchané (Chapeau) a présidé la cérémonie de clôture du 21e session du Comité intergouvernemental des experts

72 heures durant, du 27 au 29 juin 2018, les experts des 15 Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ont planché, à l’invitation du Bureau régional de la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA), sur le thème : «Intégration régionale en Afrique de l’Ouest : Nouveaux défis et perspectives».

Le choix de ce thème pour la vingt-unième session du Comité intergouvernemental d’experts (CIE) intervient dans un contexte marqué par l’enregistrement de demandes d’adhésion à la CEDEAO formulées par des pays d’Afrique du Nord (Maroc, Mauritanie et Tunisie). Ce qui constitue de nouveaux défis pour les Etats de la région qui devraient prendre la mesure des enjeux de la nouvelle donne et envisager les voies et moyens de réussir ce cap de l’ouverture vers le Maghreb. C’était là tout l’enjeu de la 21e session du Comité intergouvernemental des experts qui s’est achevé le 29 juin 2018 à Cotonou.

Le directeur du Bureau régional pour l’Afrique du CEA, Dr Dimiti Sanga (micro), a souhaité que les conclusions de la 21e session du CIE soient mises en oeuvre 

Et à la clôture, c’était les sentiments de satisfaction et d’espoir qui dominaient chez les officiels. Dans son mot de clôture, Ruffino d’Ameilda, directeur de cabinet du ministre d’Etat béninois chargé du plan et du développement, a parlé de grande réussite cette 21e session du CIE, rendant hommage aux différents acteurs et espérant que les conclusions serviront effectivement à l’amélioration du processus d’intégration régional. Même sentiments de satisfaction et d’espoir chez Dr Dimitri Sanga, directeur du Bureau sous- régional de la CEA pour l’Afrique de l’Ouest. En effet, exprimant sa satisfaction, Dr Sanga a dit espérer que les conclusions de la  session seront mises en œuvre en vue d’une CEDEAO, plus intégrée, plus compétitive et plus forte au grand bonheur des populations de la région.

Recommandations à la CEA, CEDEAO et Etats membres

A l’issue des travaux, des recommandations ont été formulées en vue de renforcer le processus d’intégration sous- régional. Les recommandations sont adressées soit à la CEA, soit la CEDEAO, soit aux Etats membres de la CEDEAO.

A la CEA, il est demandé d’approfondir et d’élargir les analyses sur les expériences des pays en matière diversification économique ; de promouvoir les échanges d’expériences entre pays sur la base des meilleures pratiques au niveau régional ; de renforcer les appuis aux systèmes statistiques nationaux, et accélérer en particulier le rebasage des produits intérieurs brut. En outre, à la CEA, il est recommandé :

–              Appuyer les pays à améliorer la qualité et la collecte de données afin de mesurer de manière adéquate les progrès accomplis dans la réalisation des agendas 2030 et 2063.

–              Mettre le Kit de suivi conjoint des agendas 2063 et 2030 à la disposition des Etats et renforcer leur capacité en la matière.

A la CEDEAO, il est demandé de prendre les mesures appropriées pour approfondir l’intégration sous-régionale, en particulier dans les dimensions d’interconnexion des infrastructures, d’intégration commerciale et d’intégration productive ; d’engager des réflexions sur les critères de convergence dans le cadre du rebasage du PIB.

Ruffino D’Almeida et Dr Dimitri Sanga félicitant les délégués nationaux pour leur participation à la réussite de la 21e session du CIE

A la CEDEAO et aux Etats membres, il est demandé de :

-Eliminer les entraves à la libre-circulation effective des biens et personnes ; de renforcer les infrastructures d’interconnexion sous-régionale ;

-Renforcer le dispositif commun de paix et sécurité au regard des menaces sécuritaires dans la sous- région ;

-Renforcer le mécanisme de consultation préalable et d’implication  des acteurs directement concernés par la mise en place de la ZLECA (population, secteur privé, parlementaires) avant la phase de négociation.

Par ailleurs, aux Etats membres de la CEDEAO, il est demandé de doter leurs systèmes statistiques de ressources nécessaires pour assurer la domestication des ODD (Objectifs de développement durable) afin de mieux évaluer les progrès dans l’atteinte des objectifs de l’agenda 2030 ; de rendre disponibles des données récentes avec l’appui des institutions de développement afin de permettre un suivi-évaluation des ODD à temps.

Le Liberia accueillera en 2019 la 22ème session du Comité intergouvernemental des experts de la CEDEAO.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Enregistrer

Zone CEDEAO : L’intégration régionale au cœur de la 21e session du CIE

0

Il s’est ouvert ce mercredi 27 juin à Cotonou, la vingt-unième session du Comité intergouvernemental des experts (CIE) de l’Afrique de l’Ouest, sur la problématique de l’intégration régionale. Intégration régionale marquée notamment par 3 dynamiques de grands enjeux et défis : la démarche d’élargissement en cours de la CEDEAO avec la demande d’adhésion d’autres pays (Maroc, Mauritanie, Tunisie) ; le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) ; la réalisation de la monnaie unique régionale d’ici à l’horizon 2020.

Le présidium à l’ouverture de la 21e session de la CEA

 

«Intégration régionale en Afrique de l’Ouest : Nouveaux défis et perspectives». C’est le thème la vingt-unième session du Comité intergouvernemental des experts (CIE) de l’Afrique de l’Ouest qui a débuté ce mercredi 27 juin 2018 à Cotonou. L’évènement est organisé par la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA) en collaboration avec le gouvernement du Bénin.

Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat béninois en charge du plan et du développement, en a profité à l’ouverture pour réaffirmer l’engagement total de son pays en faveur de l’intégration. Ainsi, les ressortissants de tous les pays africains peuvent se rendre au Bénin sans visa.

Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat béninois en charge du plan et du développement, a réaffirmé l’engagement du Bénin en faveur de l’intégration

Et Bio Tchané d’évoquer le contexte actuel du processus d’intégration régional marqué par :

-l’influence du poids économique du Nigéria sur ses pays voisins ;

-la recomposition probable de la CEDEAO avec la demande d’adhésion du Maroc, de la Tunisie et de la Mauritanie ;

-la création annoncée de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) ;

-la problématique de la monnaie unique de la CEDEAO ;

-les défis sécuritaires ;

– et les problèmes démographiques et migratoires.

-les crises sociales ou politiques.

D’où toute la pertinence du thème de cette 21e session du CIE.

Dr Dimitri Sanga, directeur du Bureau sous- régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique

«C’est donc à la lumière de tous ces défis et perspectives que la CEA, votre Institution, a décidé d’engager les éminents délégués ici représentés dans les réflexions et analyses en vue de mieux orienter et guider la Commission de la CEDEAO et ses Etats membres vers des approches et réponses novatrices aux différents défis au bénéfice des populations ouest-africaines», a indiqué Dr Dimitri Sanga, directeur du Bureau sous- régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA).

Intégration régionale, vecteur important du développement

Siaka Coulibaly, représentant résident du PNUD et coordonnateur du système des Nations unies au Bénin

Saluant lui aussi la pertinence du thème de la présente session du CIE, Siaka Coulibaly, représentant résident du PNUD et coordonnateur du système des Nations unies au Bénin, voit en l’intégration régionale un vecteur important pour aller au développement dans la région.

«La présente session de notre Comité nous offre encore une fois l’occasion d’échanger sur les questions d’importance pour notre sous-région», soulignera pour sa part Souabou Diallo, président de la 20e session du CIE.

Bref, «à la lumière des points inscrits au programme et au regard des résultats attendus, les travaux de cette session du Comité Intergouvernemental des Experts (CIE) permettront de formuler des recommandations pertinentes aux Etats, à la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique et aux institutions régionales pour une accélération de l’intégration régionale et une amélioration des conditions de vie des populations», conclura le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané.

Bilan de la 20e session de la CIE

Souabou Diallo, président de la 20e session du Comité intergouvernemental des experts

L’ouverture de cette 21e session de la CIE a été l’occasion pour le président de la précédente session, Souabou Diallo, de dresser un bilan des actions menées au cours de l’année passées.

Ainsi, entre autres, 7 profils pays ont été publiés pour aider les Etats membres à mener des politiques fondées sur des données empiriques. Un rapport sur les financements innovants pour la transformation structurelles des économies ouest-africaines et un autre rapport «Nouveau pastoralisme marginal : Conflits, insécurité et développement dans la Corne de l’Afrique et le Sahel’ ont été produits.

Des institutions sous- régionales et des Etats membres ont bénéficié de nombreux service conseil de la CEA ou de son  Bureau sous- régional Afrique de l’Ouest qui a organisé aussi la réunion annuelle du mécanisme sous régional de coordination pour l’appui à la mise en œuvre des programmes Union africaine/NEPAD.

En outre, le BSR AO de la CEA a initié une série de dialogues politiques de haut niveau et des débats afin d’étayer les différentes recherches sur les questions pertinentes de développement économique et social et approfondir la réflexion sur la transformation structurelle des économies en Afrique de l’Ouest.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

L’UPC prépare son deuxième congrès ordinaire

0

« UPC : stratégies pour une victoire éclatante en 2020 synonyme de paix, d’unité nationale, de sécurité et de prospérité ». C’est sous ce thème central que se dérouleront les travaux du deuxième congrès ordinaire de l’Union pour le Progrès et le changement prévu du 20 au 22 juillet 2018 au palais des sports de Ouaga 2000 à Ouagadougou. La décision a été prise au cours d’une session extraordinaire du Bureau politique national (BPN) tenue le samedi 23 juin 2018 à Ouagadougou.

Cette rencontre présidée par le président du parti Zéphirin DIABRE a permis aux responsables du bureau d’amender et d’adopter les travaux préparatoires du Comité national d’organisation dont les membres ont été installé le 6 mai 2018. Les cadres du parti se sont appesanti sur la formulation du thème central afin d’orienter de manière judicieuse les réflexions du congrès sur les  préoccupations profondes et actuelles du peuple burkinabè. Ils ont noté que la grande majorité des Burkinabè aspire à la paix, à l’unité nationale, à la sécurité et à la prospérité. Ces aspirations ne pourront être une réalité qu’avec l’accession de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) au pouvoir, un parti capable d’imprimer le vrai changement dans le pays car n’étant mêlé ni de près ni de loin à la tourmente en cours dans le pays.

Au-delà des réflexions sur la vie de la nation, les congressistes qui sont estimés à environ 5000 participants, se pencheront également sur la vie du parti. Ces préoccupations internes porteront entre autres sur l’examen du rapport moral et financier du BPN sortant, sur la relecture des statuts et règlement intérieur du parti et procédera au renouvellement et à la mise en place d’un nouveau bureau politique national pour les quatre ans à venir.

Les membres du BPN ont également arrêté la composition des délégations provinciales et des fédérations du parti à l’extérieur du Burkina Faso. Ils ont invité le Comité d’organisation à tout mettre en œuvre pour faire de ce deuxième grand rendez-vous ordinaire du parti un grand succès. A cet effet, un vibrant appel a été lancé aux militants et sympathisants du parti notamment ceux de la province du kadiogo à prendre massivement d’assaut le palais des sports de Ouaga 2000 pour assister aux cérémonies d’ouverture et de clôture des travaux pour prouver à tous que le grand lion n’a perdu aucun crin de sa crinière.

Débuté à 9 heures, les échanges ont pris fin aux environs de 13 heures.

Ouagadougou, le 25 juin 2018»

Le Secrétariat national à l’Information

 et à la Communication (SNIC)

Adhésion du Maroc à la CEDEAO : Débats nourris d’ experts à Cotonou

0
Le présidium à l'ouverture de la réunion. Le directeur du Bureau sous- régional de la CEA, Dimitri Sanga (micro) souhaitant la bienvenue aux experts

Du Maroc, qui a livré son dernier match du mondial russe de 2018 soldé par un score nul avec l’Espagne (2-2) ;  il en a été également beaucoup question ce lundi 25 juin à Cotonou où s’est ouvert une réunion ad-hoc de 48 heures du groupe d’experts du bureau régional ouest-africain de la Commission économique des Nations pour l’Afrique. Sur le thème : «Les implications du potentiel élargissement de la CEDEAO et la zone de libre-échange continental africaine (ZLECA)».

Le présidium à l’ouverture de la réunion. Le directeur du Bureau sous- régional de la CEA, Dimitri Sanga (micro) souhaitant la bienvenue aux experts. A sa droite Ruffino D’Almeida du Ministère béninois du plan et du développement

On le sait, depuis, il y a plusieurs mois, des pays de l’Afrique du Nord comme le Mauritanie, la Tunisie et surtout le Maroc ont manifesté leur intérêt de rejoindre la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

Tout est parti de la 51e session ordinaire du sommet des chefs d’Etat de juin  2017 à Monrovia. Sommet à l’issue duquel les chefs d’Etat ont donné leur accord de principe pour l’adhésion du Maroc à l’organisation sous- régional, commanditant dans la foulée une  étude devant permettre de trancher définitivement à leur prochain sommet de décembre 2017 d’Abuja. Entre-temps, c’est la Tunisie et la Mauritanie, ancien membre de la CEDEAO, qui manifestent également leur intérêt pour intégrer l’organisation régionale.

A leur sommet de décembre 2017, les chefs d’Etat suite à des résistances internes, notamment nigérianes, n’ont pas été capables d’aller plus loin sur ce dossier de l’adhésion du royaume chérifien, commanditant une étude complémentaire. Dans le même temps, ils se disent favorables à un retour de la Mauritanie dans la famille CEDEAO et confèrent à la Tunisie un statut d’observateur.

Impacts non-maîtrisés de l’adhésion du Maroc et des autres pays

Mais, jusqu’à présent, tous les impacts potentiels de l’adhésion de ces trois pays à la CEDEAO sont encore loin d’être cernés et maîtrisés.

Et c’est pour mieux cerner toutes ces questions que le Bureau sous- régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, organise du 27 au 29 juin 2018 à Cotonou, en collaboration avec le gouvernement du Bénin, la 21ème session du Comité intergouvernemental d’experts (CIE21) de la région sous le thème : «Intégration régionale en Afrique de l’Ouest : nouveaux défis et perspectives».

Cette 21ème session du CIE21 est précédée d’une réunion ad-hoc de 48 heures du groupe d’experts du bureau sous- régional Afrique de l’Ouest de la CEA dont l’ouverture est intervenue ce lundi 25 juin 2018 à Cotonou en présence de, Ruffino D’Almeida, directeur de cabinet du ministre béninois du plan et du développement et du ministre sierra leonais du plan.

«Parler librement en experts»

«Les implications du potentiel élargissement de la CEDEAO et la zone de libre-échange continental africaine (ZLECA)». C’est le thème de l’atelier qui devrait permettre d’apporter les clarifications nécessaires à même de permettre aux décideurs politiques de prendre les mesures qui s’imposent en bonne et due forme, dans l’intérêt  bien entendu de la région. Dans son mot d’ouverture, M. D’Ameilda a exprimé la joie de son pays d’abriter la réunion souhaitant que les bonnes réponses soient apportées aux préoccupations posées.

Pour sa part, Dr Dimitri Sanga, directeur du Bureau sous- régional pour l’Afrique du CEA a relevé l’importance de la présente réunion des experts avant de les inviter à aller dans le fond des problématiques en tant qu’experts indépendants et non en tant que représentants des Etats pouvant avoir des positions à défendre. Et apparemment, ses attentes pour la première journée ont été comblées par la qualité, la franchise et la profondeur des interventions.

«Qu’est-ce qui les font courir ?»

Au nombre des préoccupations abordées figuraient les motifs du Maroc, de la Tunisie et de la Mauritanie à vouloir adhérer à la CEDEAO.  «Qu’est-ce qui les font courir ?», s’est interrogée une experte. A écouter les développements faits sur le sujet, l’on retient en autres raisons, le fait que l’espace CEDEAO est un vaste marché de 350 millions de consommateurs. Une situation qui attire le Maroc, désireux de commercer davantage avec la région où ses exportations ont accru ses dernières années pour atteindre 60% de ses exportations vers l’Afrique sub-saharienne.

Le bien-être augmenterait au Burkina avec le Maroc

Une étude menée sur la question des implications de ces adhésions montre  par exemple que l’adhésion éventuelle du Maroc et de la Tunisie aurait des effets contrastés sur les pays de la CEDEAO.  Morceaux choisis dans le rapport de ladite étude : «En matière de flux commerciaux, la CEDEAO augmenterait de façon non négligeable ses exportations vers les deux pays candidats, certes dans une moindre mesure que les exportations de ces derniers à destination de la CEDEAO. En outre, contrairement au Maroc, à la Tunisie, les pays de la CEDEAO devraient observer un léger détournement de commerce, une détérioration  modeste de leurs termes de l’échange ainsi qu’une baisse modérée des recettes douanières. Si le PIB augmenterait de façon modeste pour toutes les parties à l’exception du Maroc dans l’hypothèse de l’Union douanière, le niveau de bien-être par contre devrait reculer légèrement dans les pays de la CEDEAO, à l’exception du Burkina Faso».

Implications au-delà des échanges commerciaux

Pour certains experts, l’on devrait aller  au-delà des échanges commerciaux lorsque l’on aborde les demandes d’intégrations des pays comme le Maroc à la CEDEAO.

«Si le Maroc  veut intégrer la zone, cela suppose qu’il devrait être disposé aussi  à ratifier le protocole de la CEDEAO portant sur la libre circulation des personnes et des biens, le droit d’établissement des ressortissants des pays ouest-africains au Maroc et vice-versa», fait remarquer un autre expert.  L’on devrait ainsi prendre en compte les dimensions juridiques, historiques, culturelles  ou la question de la mise en place de la zone de libre-échange continental, ZELECA. Nous y reviendrons.

Grégoire B. BAZIE

Burkina Demain