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Compte rendu du Conseil des ministres du 25 avril 2018

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A une session du conseil des ministres burkinabè

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 25 avril 2018, en séance ordinaire, de  10 H 00 mn à 14 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE,  Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Le conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 25 avril 2018

Le Conseil  a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE   DIX (10) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère des Affaires étrangères et de la coopération :

– un projet de loi portant autorisation de ratification des amendements au statut de Rome, adoptés à Kampala en Ouganda, le 11 juin 2010.

Cette ratification permettra à notre pays d’affirmer son engagement à œuvrer pour des relations internationales pacifiques bannissant tout recours à la force.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi  à l’Assemblée nationale.

  • un projet de loi portant autorisation d’adhésion du Burkina Faso à l’Accord de coopération judiciaire entre la République du Mali, la République du Niger et la République du Tchad, signé à Niamey le 09 mai 2017.

Cette adhésion permettra à la justice burkinabè de bénéficier d’une meilleure coopération des autres Etats Parties dans la répression des crimes transfrontaliers ainsi que ceux liés au terrorisme.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi  à l’Assemblée nationale.

  • un projet de loi portant autorisation de ratification du statut de l’Organisation pour le développement de la femme dans les Etats membres de l’Organisation de la coopération Islamique (OCI), adopté en mai 2010 à Douchanbe au Tadjikistan.

Cette ratification permettra d’élaborer des plans, programmes et projets nécessaires à la mise en œuvre des politiques, orientations et décisions de l’OCI dans les domaines de la promotion, de la protection et de l’autonomisation de la femme au sein des Etats membres.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

  • un projet de loi portant autorisation de ratification de la Charte Africaine des valeurs et des principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local, adopté à Malabo en Guinée Equatoriale, le 27 juin 2014.

Cette ratification permettra à notre pays de consolider son cadre juridique en matière de décentralisation et de mettre à la disposition des collectivités locales un référentiel et des mécanismes appropriés pour les aider à renforcer leur contribution au développement à travers la mobilisation endogène des ressources.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

  • un rapport relatif à la Politique sectorielle de la recherche et de l’innovation (PSRI) 2018-2027.

Cette politique vise à renforcer le système productif par l’augmentation du nombre de technologies générées et l’utilisation intensive des résultats de la recherche et de l’innovation. Sa vision est qu’à l’horizon 2027, « le Burkina Faso dispose d’un système de recherche et d’innovation performant au service du développement socioéconomique ».

L’adoption de la Politique sectorielle de la recherche et de l’innovation permet à notre pays de disposer d’un référentiel en matière de recherche et d’innovation.

  • un décret portant conditions de participation du public à la prise de décision en matière de biotechnologie.

La loi n°064-2012/AN du 20 décembre 2012 portant régime de sécurité en matière de biotechnologie dispose que le public doit être consulté lors du processus d’autorisation de tout produit OGM destiné à être utilisé dans l’environnement ou mis sur le marché.

L’adoption de ce décret permet aux populations de participer au mieux à la promotion de la biosécurité à l’échelle nationale à travers une veille stratégique plus responsable.

I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation :

  • un rapport sur la réouverture des écoles fermées dans les régions du Sahel et du Nord.

L’adoption de ce rapport permet de disposer d’une feuille de route crédible pour assurer la participation des élèves aux examens de fin d’année.

I.1.4. Pour le compte du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques :

  • un rapport relatif aux résultats des travaux de la commission chargée de l’analyse technique et financière des propositions des partenaires du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques (COMATEF/MAAH) relatifs à la réalisation d’une unité de montage de tracteurs agricoles au Burkina Faso.

Le Conseil a validé les résultats des travaux de la COMATEF/MAAH et a instruit le ministre concerné  d’ouvrir les négociations avec l’entreprise TROPIC AGRO INDUSTRIE en vue de la réalisation de l’unité de montage de tracteurs agricoles au Burkina Faso.

I.1.5. Pour le compte du ministère des Infrastructures :

  • deux décrets portant respectivement changement de dénomination de l’Ecole de formation et de perfectionnement des travaux publics (EFP-TP) en Ecole nationale des travaux publics (ENTP) et adoption de ses nouveaux statuts.

L’adoption de ces décrets permet à l’Ecole nationale des travaux publics de mieux assurer ses missions et de conformer ses statuts aux dispositions du décret N°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des établissements publics de l’Etat à caractère administratif (EPA).

I.1.6. Pour le compte du ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille :

  • un rapport relatif à l’organisation du Forum national des personnes vivant avec un handicap.

Ce Forum se tiendra les 4 et 5 juin 2018 à Ouagadougou, sous le thème « Autonomisation sociale et économique des personnes vivant avec un handicap : état des lieux et perspectives ».

Il sera marqué notamment par des fora régionaux, le lancement d’un appel à projets pour le financement de projets individuels au profit des personnes vivant avec un handicap, l’organisation d’une opération de délivrance de cartes d’invalidité et la tenue d’un dialogue direct entre les personnes vivant avec un handicap et Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso.

  1. NOMINATIONS
  2. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
  3. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
  • Madame Lucienne Ariane ZOMA, Socio-anthropologue, est nommée Premier vice-président du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) ;
  • Monsieur Issaka SAM, Cadre de banque à la retraite, est nommé Deuxième vice-président du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN).
  1. AU TITRE DU PREMIER MINISTERE
  • Monsieur Nonguema Désire YAMEOGO, Mle 32 287 W, Inspecteur des eaux et forêts, échelle 2, grade 5, est nommé Expert en performance environnementale et sociale de l’Unité de coordination et de formulation du Second compact du Burkina Faso (UCF-BF) ;
  • Monsieur Gervais OUOBA, Mle 82 88 F, Ingénieur électromécanique, est nommé Expert en énergie de l’Unité de coordination et de formulation du second compact du Burkina Faso (UCF-BF) ;
  • Monsieur Marcel KABORE, Mle 28 544, Statisticien, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Expert en suivi évaluation de l’Unité de coordination et de formulation du Second compact du Burkina Faso (UCF-BF) ;
  • Monsieur Michaël Guibougna Lawakiléa FOLANE, Mle 113 245 F, Ingénieur informaticien, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

           

 Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

                                  Porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance DANDJINOU

                                      Officier de l’ordre national

Des opportunités pour étudiants africains désirant étudier à l’étranger

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Ce premier salon offrira des opportunités aux étudiants africains

Si ces promesses de bourses sont tenues, le nombre d’étudiants africains étudiant à l’étranger à travers le monde pourrait encore prendre de l’ampleur. L’année dernière, le seul empire du milieu, la Chine, recevait près de 50 000 étudiants en provenance du continent, soit vingt fois plus nombreux qu’il y a une dizaines d’années.

Des opportunités à saisir pour les étudiants africains désirant étudier à l’étranger

Cela dit,  voici la liste des offres de bourses d’études pour étudiants africains. Etudiants africains de tous les pays, à vos claviers !

1- Bourses médicales du Commonwealth pour les étudiants dans les pays en développement 2018 (entièrement financé)

https://goo.gl/8YW5NH

2- Ashinaga Bourses de premier cycle entièrement financées pour les orphelins des pays africains francophones 2018

https://goo.gl/mGnmqY

3- Bourses d’enseignement à distance pour les pays en développement à l’Université de Londres 2018/2019

https://goo.gl/bkaNVp

4- Programme de bourses de l’ONU pour les droits de l’homme destiné aux personnes d’ascendance africaine 2018

https://goo.gl/tkwYv3

5- Bourse Alibaba eFounders pour les entrepreneurs africains (financée à Hangzhou, Chine) 2018

https://goo.gl/vebP2g

6- Programme des bourses Fulbright pour 4 000 étudiants étrangers aux États-Unis (maîtrise / doctorat) 2018

https://goo.gl/NzrFi3

7- Bourses du gouvernement chinois – Programme bilatéral pour les étudiants internationaux (premier cycle, maîtrise, doctorat) 2018

https://goo.gl/oaLgXL

8- Concours d’arts pour les jeunes artistes africains (entièrement financé à Paris, France) 2018

https://goo.gl/UWp8V9

9- Bourses d’études de l’École de médias, d’arts et de design de l’Université de Westminster pour les pays en développement 2018/2019

https://goo.gl/GqPrKe

10- Volontaires des Nations Unies et Programme des défenseurs des jeunes de l’UNICEF 2018

https://goo.gl/z3Kzt5

11- DEMO Africa 2018 pour les startups technologiques innovantes en Afrique – Maroc

https://goo.gl/U3Ce5D

12- Bourses d’études OPEC/OFID pour les étudiants ressortissant des pays en développement 2018/2019

https://goo.gl/nPVUsS

 

13- Programme des stages de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) 2018

https://goo.gl/5g1Uk5

14- Bourses d’Etudes de l’Université Pan Africaine (maîtrise – doctorat), 2018-2019

https://goo.gl/SjtMD3

15- L’OREAL-UNESCO pour les femmes en science 2018

https://goo.gl/Tg9hRZ

16- Prix UNESCO de l’éducation des filles et des femmes 2018

https://goo.gl/yZimkk

Burkina Demain

Burkina : Formation de journalistes sur la lutte contre la Corruption

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Du mercredi 25 au vendredi 27 avril 2018, des journalistes influents issus de plusieurs médias au Burkina Faso bénéficieront d’une formation au cours d’un atelier sur les questions de redevabilité, de gouvernance et de lutte contre la corruption.Organisée par la Fondation des Médias pour l’Afrique de l’Ouest (MFWA) en collaboration avec son partenaire nationale, le Centre National de Presse – Norbert Zongo (CNP-NZ), cette formation aura lieu à l’Hôtel Amiso à Ouagadougou.

La formation  vise à équiper les journalistes de connaissances améliorées sur les cadres liées à la gouvernance et à la lutte contre la corruption au Burkina Faso.  Elle permettra également d’accroitre les compétences des professionnels des médias en vue de leur permettre d’effectuer des reportages efficaces et des enquêtes approfondies sur les questions de transparence et de redevabilité dans leur pays. Les journalistes sélectionnés pour la formation sont issus des médias en ligne, de la presse écrite, de la télévision et de la radio. Ils bénéficieront de soutiens pour produire des reportages critiques et des articles d’investigation sur des sujets liés à la corruption et à la redevabilité,ainsi que de la création de programmes dédiés aux discussions sur les questions de transparence et de redevabilité.

En l’instar des journalistes, plusieurs Organisations de la Société Civile œuvrant dans le domaine de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption participeront également à un atelier de formation de deux jours les 26 et 27 avril 2018sur l’engagement médiatique efficace et les stratégies de plaidoyer. Elles s’enrichiront de connaissances et compétences pratiques en vue de collaborer de façon plus effective avec les médias sur les questions de gouvernance et de redevabilité.

Ces deux ateliers de formations au profit des hommes de médias ainsi que des acteurs de la société civile qui se tiendront simultanément  les 26, 27 et 28 avril 2018  s’inscrivent dans le cadre des activités du projet « Médias et Gouvernance » de la MFWA et du CNP-NZ. A terme,  ce projet vise à renforcer la participation du public en matière de gouvernance à travers la consolidation des capacités des medias et des institutions clés de lutte contre la corruption.

Le projet est mis œuvre au Sénégal, au Ghana et au Burkina Faso avec l’appui financier de la William and Flora Hewlette Foundation.

Source : Le MFWA et le CNP-NZ

Concert de Donsharp de Batoro : à 10.000f CFA le ticket, il fait le plein du Cenasa

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Le public sorti nombreux au concert de l'artiste

Pour un prix d’entrée fixé à 10.000f CFA, le concert dénommé ‘’prestige’’ de l’artiste au multiple talent, par ailleurs nominé au Kundé d’or 2018 Donsharp de Batoro, aura tenu toutes ces promesses. Promesse de remplir les 600 places de la salle de Cenasa, celle de jouer 100% en live et celle de récolter des dons en sa qualité d’ambassadeur de l’Association pour l’utilisation du rein artificiel et la transplantation en Afrique (AURAF) pour le soutien des malades souffrant de l’insuffisance rénale. Le parrain de la soirée, sa majesté Me PacéréTitinga ne pouvait qu’être émus en cette soirée du 20 avril 2018.

Donsharp de Batoro peut être fier du coup de maître réussi au CENASA

Le showbiz Burkinabè et les fanatiques de l’artiste n’oublieront pas de sitôt cette soirée du 20 avril au Cenasa. Un concert à 10.000 f ici au Burkina Faso, et penser pouvoir remplir une salle de spectacle, il fallait oser et y croire de la part de l’artiste.

Un spectacle à la hauteur des qualités de l’artiste

Donsharp de Batoro, le parolier, le slameur, le conteur etc. l’a réussi avec brio, en témoigne la plénitude de la salle.  Pour un premier essai, on peut conclure sans risque de se tromper, que ce fut un coup de maître, de quoi à forcer l’admiration sans doute des pessimistes à l’annonce de l’évènement.

L’ambiance était à la hauteur de la qualité de l’artiste. Avec ce qu’il sait bien faire, c’est-à-dire, manipuler les mots pour leur donner une image et une sonorité rythmé, il faisait danser son public. Mais par moment l’homme plongeait son public ou l’invitait à la réflexion avec ses paroles. C’est le cas des chants relatif aux enfants de la rue et aux dangers du changement climatique.

Pour ceux qui voulaient voir les vrais pas de la danse binon, ils ont été agréablement servis. Des danseurs ivoiriens (Bété et Baoulé) à côté de leurs frères Burkinabè ont exécuté majestueusement le binon comme de vrais Gurunssi de Kordié ou de Réo.

« Ce que nous avons vu est impressionnant »

Le public sorti nombreux au concert de l’artiste

Le parrain, sa majesté Me Pacéré Titinga, ne tarissait pas d’éloges à l’égard de son filleul. Présent dès l’entame du concert malgré le poids de son âge, il tiendra pendant plus de 4 heures d’horloge.

Pour le parrain il ne pouvait manquer à ce grand rendez-vous culturel. « Ce que nous avons vu ce soir est impressionnant, c’est à la grandeur de la culture africaine » a-t-il dit. De l’avis du parrain, avec son filleul, la culture Burkinabè dispose « de valeur sure » pour son rayonnement international.

« Le pari pour moi, il est relevé »

A la fin de son spectacle, c’est à un artiste comblé que nous avons tendu notre micro. Mais à la question de savoir s’il avait réussi à relever le défi, (humilité quand tu nous tiens), il répond « il vous appartient de faire le constat ».

Toutefois, ne pouvant dissimuler toute cette satisfaction il lâchera un sourire avant d’affirmer que « pour une première, c’est un coup de maître ».

Mais, l’artiste ne veut pas paraître prétentieux. Il ajoute que « mais l’auto-satisfaction n’est pas chose facile », avant de conclure tout en soupirant que « je dirai que je suis satisfait » et même que « le pari pour moi, il est relevé » aussi bien « pour le concert que pour les dons » conclu l’artiste.

Il a traduit sa reconnaissance au public et aux personnes qui l’on soutenu, car « faire un concert sans un sponsor sur fond propre cela n’est pas facile », confie-t-il.

Des artistes tels Daisy Boffola et Roger Wango ont apporté leur touche de prestation à la soirée.

Plus de 2 millions récolté pour l’AURAF

Si ce concert avait pour thème « la lutte contre l’insuffisance rénale » c’est parce que l’artiste lui-même est l’ambassadeur de l’Association pour l’utilisation du rein artificiel et la transplantation en Afrique (AURAF).

Ainsi, à cette soirée festive, il y avait une dose d’humanité. En effet des fonds ont été récoltés afin de venir en aide aux personnes souffrant de l’insuffisance rénale.

Le geste symbolique a été celui du président du Faso. Représenté par son conseiller spécial aux affaires culturelles, Patrice Kouraogo le président a fait don de 2 million à l’association puis un autre million à l’artiste. Il faut dire qu’aussi des personnes présentes au spectacle ont aussi fait parler leur cœur.

C’est un montant de plus de 2 millions au total qui a été récolté. De quoi rendre heureux l’ambassadeur et la représentante de l’association.

« J’ai fait ce concert pour attirer et susciter la solidarité des Burkinabè afin d’avoir des fonds pour soutenir nos frères malades » dira l’artiste.

Notons qu’une dizaine d’appareil dialyseur et une vingtaine de lits sont déjà acquis et seront acheminés bientôt à l’hôpital Sourou Sanou de Bobo pour soutenir les patients.

Joachim Batao

Burkiana Demain

Constitution de la 5e république : la majorité à Kosyam pour en parler avec le président

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Les responsables de la majorité face à la presse à l'issue de leur audience avec le président du Faso

Le président du Faso a reçu une délégation de la majorité présidentielle ce matin du 20 avril 2018 au palais présidentiel. Les discussions entre le chef de l’Etat et la majorité ont porté sur le vote des Burkinabè de l’extérieur et le mode d’adoption de la nouvelle constitution.

Les responsables de la majorité face à la presse à l’issue de leur audience avec le président du Faso

Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a engagé une série de concertations avec les acteurs politiques du Burkina Faso. Une concertation qui vise à recueillir les propositions de ces acteurs à savoir l’opposition politique et la majorité présidentielle sur deux questions essentielles.

Il s’agit du vote des Burkinabè de l’extérieur et la voie d’adoption de la nouvelle constitution pour le passage à la 5e république. Après l’opposition hier ce fut au tour de la majorité présidentielle d’être reçue par le président du Faso ce vendredi matin dans la salle polyvalente du palais présidentiel pour des échanges sur des questions qui touchent à la vie de la nation.

« Le président du Faso nous a invité à un processus de dialogue et de concertation » dira le ministre à la sortie de l’audience.

Il a expliqué que la rencontre a porté sur des points importants contenus dans le document de la nouvelle constitution.  « Cette constitution est essentielle pour notre pays car c’est elle qui va refonder le Burkina Faso nouveau » déclare-t-il tout en se réjouissant de l’initiative du Chef d’Etat.

Le vote des Burkinabè de l’étranger

Le deuxième point de l’ordre du jour de cette rencontre, porte sur les dispositions pour rendre « opérationnelle le vote des burkinabè de l’étranger » informe le ministre.

Sur ce point le ministre a annoncé que le président du Faso « a donné des orientations et sa vision ». Il appartient par la suite donc « d’engager le dialogue au sein des partis politiques pour « la mise en œuvre de cette orientation ». Et au porte-parole de la majorité présidentielle de conclure que « nous avons pris acte et nous travaillerons pour que cette vision puisse approfondir et renforcer notre démocratie ».

Mais il est impossible de connaitre cette vision pour l’instant, toutefois elle sera dans l’intérêt du Burkina rassure-t-il.

Joachim Batao                                                             

Burkina Demain

Economie africaine : la Banque mondiale annonce une croissance de 3,1% pour 2018

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Des journalistes burkinabè ayant suivi la présentation du rapport Africa's Pulse 2018

La Banque mondiale a rendu public son rapport trimestriel sur l’état des économies africaines. Il a été présenté à la presse burkinabè ce matin du 18 avril 2018. On note que la croissance économique en Afrique subsaharienne devrait atteindre 3,1% en cette année 2018. Le rapport aborde aussi la question de la dette publique et le faible taux de couverture en électricité qui est de 42% dans cette partie de l’Afrique.

Des journalistes burkinabè ayant suivi la présentation du rapport Africa’s Pulse 2018

Chaque trimestre, la banque mondiale à travers sa publication dénommée ‘’Africa’s Pulse’’ présente un rapport qui donne le pool de l’économie des pays africains. Pour ce trimestre, trois grands points font l’objet du rapport. Il s’agit de la croissance économique, de la question de la dette publique et l’accès à l’énergie.

Le rapport indique que cette année 2018, la croissance en Afrique subsaharienne atteindra 3,1% et s’établira à 3,6% en moyenne durant la période 2019-2020. Les raisons de cette croissance résultent de la stabilité des cours des hydrocarbures et des métaux puis des réformes entreprises par les pays de cette partie de l’Afrique.

Pour Albert Zeufack, l’économiste en chef de la Banque mondiale pour la Région Afrique, «  la croissance a rebondi en Afrique subsaharienne, mais pas assez rapidement ». En conséquence il invite les pays africains à « intensifier et approfondir les reformes macroéconomie et structurelles » afin de parvenir à des « croissances élevées et soutenues».

Des menaces sur plusieurs pays

Si l’espoir renaît au regard de la croissance qui s’affiche à compter de 2018,  Punam Chuhan, l’auteur du rapport fait observer que ce « redressement économique est menacée ». Cette menace concerne plusieurs pays au regard des « fluctuations des cours et production des matières premières », indique-t-elle.

S’agissant de la dette publique sur le PIB, elle connaît une augmentation selon le rapport. Selon Moussa Blimpo, économiste à la Banque mondiale, « les pays ont accéléré leur rythme d’endettement ». Albert Zeufack a expliqué à ce propos que le fardeau de la dette et l’exposition des pays aux risques de marché font craindre un accroissement  de la dette. A titre d’illustration il a indiqué que le nombre des pays exposés au risque de surendettement est passé de 8 pays en 2013, à 18 pays en 2018.

Pour y faire face, Zeufack a invité les pays africains à fonder leurs actions sur « l’innovation et la technologie » afin d’accroître la « productivité et accélérer la croissance ».

Accélérer l’électrification en Afrique subsaharienne par l’innovation

Le troisième point évoqué dans le rapport est la question de l’accès à l’électricité. Selon l’économiste en chef de la Banque mondiale, «seulement 42% des ménages ont accès à l’énergie en Afrique subsaharienne ». La solution à une hausse de ce taux passe par l’innovation.

Ainsi, on note selon le rapport que, pour un accès « universel » à l’énergie dans cette région de l’Afrique il faut combiner plusieurs solutions. Il s’agit de combiner le réseau national au mini et micro-réseau sans oublier les systèmes domestiques hors réseau. Albert Zeufack ajoutera qu’il faut mettre en place un mix énergétique qui associe les sources traditionnelles et le solaire.

Moussa Blimpo dira sur ce point que l’innovation sera la clé du futur si on veut atteindre l’objectif de l’accès durable des populations à l’énergie.

Joachim Batao

Burkina Demain

Kundé 2018 : La barre mise assez haute pour émerveiller le public

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La 18e édition des Kundé d’or aura lieu le 27 avril 2018 au palais des sports de Ouaga 2000. Les détails de la cérémonie ont été fournis aux hommes de média le lundi 16 avril 2018. Sont attendus à cette édition les artistes de renom tels que Fally Ipupa, Hiro, Chidinma et Charlotte Dipanda. Si les artistes invités incitent à prendre part à cette soirée, il va falloir tout d’abord débourser la coquette somme de 50 000f cfa pour prendre part à la soirée.

Le commissariat général de la prestigieuse récompense des artistes au Burkina Faso était face à la presse. Salfo Soré dit Djapress, le commissaire général des Kundé et son équipe ont donné les précisions et les innovations de cette 18e édition. A entendre Salfo Soré, les Kundé se succèdent mais ne se ressemblent pas. Cette année, la soirée sera de taille. « On a mis la barre assez haute pour que le public burkinabè soit émerveillé», a-t-il annoncé avec un air de confiance.

L’une des grandes innovations de cette année, c’est la parade des sapeurs venus du Congo, pays de la SAPE (société des ambianceurs et des personnes élégantes) assurée par Norbat de Paris, de la Côte D’Ivoire et la famille Macoco du Burkina Faso.

Des artistes africains de renommé international seront de la fête. Il s’agit de Chidinma, Fally Ippupa, Hiro et Charloppe Dipanda.

Une quinzaine de trophées seront décernés aux lauréats répartis en prix principaux et prix spéciaux. Des prix d’honneur et d’hommages seront également décernés.

Pour cette édition, les nominés au kundé d’or sont Habibou Sawadogo, Donsharp de Batoro et Awa Boussim.

Le prix d’entrée à la soirée est fixée à 50 000f cfa a indiqué Maguy Lesli Oka, membre du comité d’organisation.

A la conférence d’hier, les tendances des votes par SMS indiquaient Habibou Sawadogo en tête (49,02%), suivi de Donsharp de Batoro (34,01%) et Awa Boussim (16,79%).

Joachim Batao

Burkina Demain

5e SIMC : le Burkina sera fortement représenté

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A Casablanca, au Maroc, se déroulera du 17 au 19 avril 2018,  le cinquième Salon international des mines et des carrières (SIMC). Le ministère burkinabè des mines et des carrières sera fortement représenté à cette 5e édition du SIMC. En l’absence du ministre des mines et des carrières Oumarou Idani, c’est le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré, qui conduira la forte délégation burkinabè dans la capitale économique marocaine pour ce 5e  SIMC.  Plus d’informations dans ce communiqué de presse du ministère des mines.

«Promotion des potentialités géologiques et minières

LE MINISTERE DES MINES ET DES CARRIERES A LA 5ème EDITION DU SALON INTERNATIONAL DES MINES ET CARRIERES AU MAROC

Du 17 au 19 Avril 2018, Monsieur Harouna KABORE, le Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat représentant Monsieur Oumarou IDANI, Ministre des Mines et des Carrières, se rendra à Casablanca à la tête d’une délégation du Burkina Faso, pour prendre part au Salon International des Mines et des Carrières (SIMC).

Organisé sous l’égide du Ministère marocain de l’Energie, des Mines et du Développement Durable, le SIMC vise à promouvoir la concertation et l’échange d’expériences entre les participants, à présenter les potentialités du secteur minier africain et à appréhender les avancées et les changements intervenus dans le domaine des mines et des carrières.

Sont attendus à ce salon, des délégations gouvernementales, des institutions d’intégration africaine, des professionnels du secteur des mines et des carrières, des institutions financières, des fournisseurs de services miniers, des chercheurs et des étudiants.

Outre le Ministre en charge du commerce, la délégation burkinabè se compose de Brahima SORGHO (Secrétaire Permanent de la Semaine des Activités Minières d’Afrique de l’Ouest), Sylvain SOME (Directeur Général des Mines et de la Géologie), Abdoulaye SAMBARE (Directeur Général des Carrières) et Aimé Aristide ZONGO (Directeur Général du Bureau des Mines et de la Géologie du Burkina).

En marge du SIMC qui offre l’opportunité d’exposer et de promouvoir les potentialités géologiques et minières du Burkina Faso, se tiendra une cérémonie officielle de signature d’un accord-cadredans le domaine des mines et de la géologie entre le gouvernement burkinabè et celui marocain.

Ouagadougou le 12 Avril 2018 »

La Direction de la Communication et de la Presse Ministérielle/Ministère des Mines et des Carrières

Tombouctou : 1 soldat burkinabè tué et 6 autres blessés dans une attaque terroriste

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1 casque bleu burkinabè tué ;  13 autres soldats de la sous-région blessés  dont 6 Burkinabè, 15 assaillants tués et des soldats français blessés. C’est le bilan de l’attaque meurtrière perpétrée ce samedi  14 avril dans le camp de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) et de l’opération Barkhane à Tombouctou.

Le soldat burkinabè tué dans cette énième attaque est un Caporal du nom d’Ibrahim Yamwéogo.

« Que repose en paix le Caporal Burkinabè Ibrahim Yamwéogo, casque bleu tué samedi dans l’attaque contre les camps de la MINUSMA  et de Barkhane à Tombouctou au Mali. Je souhaite un prompt rétablissement aux blessés de cette attaque barbare«, s’est fendu le président du Faso d’un Tweet.

Sur le  mode opératoire de l’attaque, l’on parle d’une opération complexe, associant tirs de roquettes, échanges de tirs et véhicule-suicide. L’un des véhicules des assaillants était aux couleurs des forces armées maliennes et le second portait l’inscription UN  Nations Unies), ce qui certainement a contribué à détourner la vigilance des hommes de MINUSMA et de Barkhane sur place.  .

Burkina Demain

Banque mondiale : 50 millions de dollars supplémentaires pour le secteur privé et l’emploi

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La Banque mondiale a approuvé le 29 mars dernier,  un don de 50 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA)* au profit du Burkina Faso, qui vient compléter les ressources déjà allouées au Projet de pôle de croissance de Bagré

Le financement additionnel apporté à ce projet de parc agro-industriel permettra de mener des activités qui n’ont pas pu être réalisées au titre du crédit existant en raison des dépassements de coûts rencontrés dans la construction des canaux d’irrigation : approvisionnement électrique, construction de routes et études diagnostiques (évaluation des sites, enquête sur les besoins et plan directeur). Les fonds supplémentaires financeront en outre un projet pilote destiné à renforcer le régime foncier. Ils permettront également de continuer à soutenir des activités en faveur d’un meilleur climat de l’investissement, dont l’instauration de dispositifs d’encouragement à l‘investissement.

« Grâce à ce nouvel apport de fonds, les autorités du Burkina Faso vont pouvoir mettre en place les infrastructures et les services nécessaires pour créer le premier pôle de croissance abouti du pays, ce qui permettra d’attirer plus d’investissements privés en direction des filières agricoles dans la région de Bagré. Le développement d’un pôle de croissance solide va dynamiser l’emploi et contribuer à améliorer les conditions de vie de la population des environs, et notamment des petits exploitants », explique Martin Maxwell Norman, chef de l’équipe du projet à la Banque mondiale.

Le Projet de pôle de croissance de Bagré soutient des activités qui en faveur de l’actuel Plan national de développement économique et social (PNDES), qui prévoit en particulier d’utiliser le potentiel d’un secteur clé comme l’agriculture pour stimuler la croissance des emplois.

«Notre soutien en faveur de l’entrepreneuriat dans l’agriculture et l’agroalimentaire et dans le développement de chaînes de valeur a pour objectif de réduire la pauvreté dans les zones rurales, d’augmenter la part des produits manufacturés dans le PIB et les exportations, et d’accroître le nombre d’emplois productifs créés chaque année », souligne Cheick Kanté, responsable des programmes de la Banque mondiale pour le Burkina Faso.

Parallèlement à ce financement complémentaire, la date de clôture du projet, initialement fixée au 30 novembre 2018, a été repoussée au 30 novembre 2020.

* L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à faible taux d’intérêt ou sans intérêts en faveur de projets et de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 75 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA permettent d’apporter des changements positifs dans la vie de 1,5 milliard de personnes résidant dans les pays éligibles à son aide. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 113 pays. Le volume annuel des engagements est en constante augmentation et s’est élevé en moyenne à 18 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 54 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.