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Politique burkinabè : le PUR officiellement dans l’arène !

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Le landerneau politique burkinabè s’est agrandi le samedi dernier avec la naissance d’une nouvelle formation politique, les Progressistes unis pour le renouveau (PUR). A l’issue de l’assemblée générale constitutive, c’est le sociologue Wahir Justin Somé qui a été désigné président de ce nouveau parti d’obédience sankariste.

Voulant affichant leur sankarisme, les membres du parti PUR porté sur les fonts baptismaux,  ont fait  le serment «d’incarner dans (leur) comportement les valeurs d’éthique et d’intégrité, de cultiver la compétence et l’amour du travail bien fait, faire preuve d’un dévouement exclusif à l’intérêt général».

Mais, contrairement à ce qui se disait, c’est le sociologue Wahir Justin Somé, ex-secrétaire national à la planification de l’UNIR/PS, qui a été porté à la tête du PUR, en lieu et place d’Alexandre Sankara, pressenti géniteur de la formation politique. Si M. Sankara était bien là dans la salle, en revanche son nom n’a figuré nullement sur la liste des 23 membres du bureau exécutif du PUR. D’ailleurs,  sur cette question de l’appartenance d’Alexandre Sankara au PUR, le président Somé s’est voulu on ne peut plus clair : il est de l’UNIR/PS dont il est le député à l’Assemblée nationale et ne saurait être membre du PUR.

Naturellement, la nouvelle formation politique doit se préparer déjà à aller à la conquête des futures échéances électorales, notamment la présidentielle de 2015.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Adoption de la Constitution de la 5e République : Le comité de veille du CNT pour la voie référendaire

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Un groupe d’anciens députés du Conseil national de la transition réuni au sein du Comité de veille parlementaire du Conseil national de la transition (CV/CNT) était face à la presse le 25 avril dernier. Ils ont dénoncé ce qu’ils qualifient de mépris du gouvernement dans l’adoption de décret d’application sur la loi portant statut de pupille de la nation. Ils ont aussi affirmé leur préférence pour l’adoption de la nouvelle Constitution par voie référendaire.

La loi n°62/CNT portant statut de la pupille de la nation votée sous la transition peine à être mis en application pour absence de décret d’application. C’est cet état de fait qu’a dénoncé le Comité de veille du CNT, le mercredi dernier face aux journalistes au centre national de presse Norbert Zongo.

En effet cette loi consacre la prise en charge des ayants droits de l’insurrection populaire, du putsch de septembre 2015 et de toute autre situation où des Burkinabè sont tombés au nom de la nation.

Le porte-parole du Comité David Moyenga a expliqué qu’il s’agit de « la reconnaissance de l’Etat vis-à-vis des personnes décédées au nom de la nation ». Avant de faire constater que « malheureusement cette disposition souffre d’ineffectivité » et cela « au grand dam des enfants mineurs qui ont besoin du soutien social de l’Etat au nom du sacrifice suprême consenti par leurs parents défunts ». a-t-il fait remarquer.

A entendre Wilfried Zoundi, membre du comité, le gouvernement Kaba ne doit pas se déroger à l’obligation de prendre des décrets pour opérationnaliser cette loi, au nom de la continuité de l’Etat. Pour lui, le « contexte de terrorisme avec son bilan humain de plus en plus lourd» devrait amener l’Etat à vite agir sur ce dossier.

«le peuple ne doit pas être privé de son droit au referendum»

Sur la question de la voie d’adoption de la nouvelle constitution, Zoundi, se fondant sur plusieurs dispositions légales pense qu’il ne devrait pas y avoir de débat. «La voie référendaire est la meilleure car étant l’expression démocratique par excellence » à t-il déclaré. Aussi, dit-il l’article 194 du projet de constitution a acté de façon consensuelle pour le référendum. Et de conclure que « toutes les constitutions adoptées au Burkina Faso l’ont été par voie référendaire ».

Au regard de ces arguments, et sans doute des concertations entreprises par le chef de l’Etat Roch marc Kaboré avec les acteurs politiques sur la voie d’adoption de la nouvelle constitution David Moyenga, le porte-parole du comité de veille se veut clair.  « Les acteurs politiques ne doivent en aucun cas virer dans une entente entre eux, et priver le peuple de son referendum légitime », prévient-il.

Joachim Batao

Burkina Demain

Kundé : Tous les lauréats de l’édition 2018

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Awa Boussim, la grande lauréate de Kundé 2018, tenant son Kundé d'or aux côtés des officiels dont l'épouse du président du Faso

Le Kundé 2018 s’est achevé ce vendredi 27 avril à Ouagadougou avec le sacre d’Awa Boussim. 15 prix dont 10 spéciaux et 5 secondaires, ont été décernés au total. Voici la liste complète des lauréats aussi bien pour les officiels que les prix spéciaux :

Awa Boussim, la grande lauréate de Kundé 2018, tenant son Kundé d’or aux côtés des officiels dont l’épouse du président du Faso et du ministre de la Culture, Abdoul Karim Sango

PRIX OFFICIELS

– Kundé d’or
AWA BOUSSIM

– Kundé du meilleur artiste traditionnel
HABIBOU SAWADOGO

– Kundé du meilleur artiste de musique religieuse.
ADAMA SIMON KOLOGO

– Kundé de la meilleure chanson moderne d’inspiration traditionnelle
Korégoré (HAWA BOUSSIM)

– Kundé de l’artiste le plus joué en discothèque
IMILO LECHANCEUX

– Kundé du meilleur clip vidéo
Korégoré (HAWA BOUSSIM)

– Kundé de la révélation
EUNICE GOULA

– Kundé de l’espoir
EUNICE GOULA

– Kundé du meilleur featuring burkinabè
Zida ne va plus au Zoo (ASKOY Feat SMARTY)

– Kundé du meilleur artiste féminin
HAWA BOUSSIM

PRIX SPECIAUX

-Kundé du meilleur artiste burkinabè de la diaspora

ADELE ROUAMBA (France)

-Kundé du meilleur artiste étranger vivant au Burkina

WEEZY (Nigéria)

-Kundé du meilleur artiste de l’Afrique de l’Ouest

SIDIKI DIABATE (Mali)

-Kundé du meilleur artiste de l’Afrique centrale

DAPHNE (Cameroun)

– Kundé du meilleur featuring de l’intégration africaine

La copine à mon Ex (DUDEN-J, MALIKA/BF feat NASH/RCI)

Burkina Demain

ONEA : Baisse de pression, voire coupure à Ouaga, suite à une fuite d’eau

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Une fuite d’eau sur la conduite sur la conduite d’amenée d’eau de Ziga intervenue ce samedi 28 avril 2018, a entraîné une baisse de pression voire coupure d’eau dans la ville de Ouagadougou et environnants. C’est la teneur du présent communiqué de presse de l’Office national de l’eau (ONEA).

« Communiqué

Fuite d’eau sur la conduite d’amenée d’eau de Ziga, le samedi 28 avril 2018 : Baisse de pression voire coupure d’eau dans la ville de Ouagadougou et environnants.

L’ONEA informe son aimable clientèle de la ville de Ouagadougou et environnants qu’il effectue des travaux de réparation d’une fuite d’eau intervenue dans la nuit du 27 au 28 avril 2018 sur la conduite d’amenée d’eau de Ziga alimentant une grande partie de la ville de Ouagadougou.
Des baisses de pression, voire des coupures d’eau seront constatées du samedi 28 au dimanche 29 avril 2018.
L’ONEA invite par conséquent son aimable clientèle de la ville de Ouagadougou et environnants à faire des réserves minimales d’eau pour la durée de cette perturbation.
Chers clients, l’ONEA vous remercie de votre compréhension et vous renouvelle ses sincères excuses pour les désagréments que cette situation pourrait causer.
L’ONEA à votre service ! »

Le département communication

IFC et SECO : 80 milliards de dollars pour promouvoir le crédit-bail en Afrique

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Le communiqué de presse ci-après est relatif au lancement, par la Société Financière Internationale (IFC) et le Secrétariat d’Etat à l’Economie suisse (SECO), de Africalease, une association qui fera la promotion du crédit-bail en Afrique subsaharienne et aidera les petites entreprises  à accéder aux financements. C’était le 26 avril dernier à Accra au Ghana.

«IFC et SECO lancent l’Association Africaine de crédit-bail pour transformer un marché potentiel

Accra, Ghana, 26 avril 2018 – La Société Financière Internationale (IFC), un membre du Groupe de la Banque mondiale, a annoncé aujourd’hui le lancement official de Africalease, une association qui fera la promotion du crédit-bail en Afrique subsaharienne et aidera les petites entreprises – des compagnies de transport aux agriculteurs ou encore aux détaillants – à accéder aux financements dont ils ont besoin pour se développer et créer des emplois.

Le lancement de Africalease a eu lieu au cours d’une conférence régionale sur le crédit-bail organisée à Accra par IFC et le Secrétariat d’Etat à l’Economie suisse (SECO). La conférence a réuni les principaux experts et investisseurs dans le secteur du crédit-bail en Afrique pour discuter du marché potentiel de 80 milliards de dollars qu’offre ce secteur.

Alejandro Alvarez de la Campa, manager de l’unité Finance, Compétitivité, et Innovation du Groupe de la Banque mondiale, a déclaré, « Le crédit-bail offre aux petites entreprises africaines la capacité d’acquérir et d’exploiter des équipements pour une activité économique. Notre programme Africa Leasing, qui facilite le financement du crédit-bail, intervient dans 25 pays en Afrique sub-saharienne et a pu mobiliser 257 millions de dollars d’investissement dans ce secteur, tout en renforçant les capacités de 24,000 personnes parmi lesquelles figurent des représentants des gouvernements, des institutions financières et des chefs de petites entreprises ».

Pour Abdallah Benhamida, le Président de Africalease, «Le marché régional de la location d’équipements est mûr pour l’investissement, en particulier dans les secteurs de l’agriculture, des infrastructures, des équipements médicaux et des énergies renouvelables. Africalease s’emploiera et fera tout ce qui est possible pour construire un réseau cohérent pour aider à libérer le potentiel de 80 milliards de dollars de la région ».

Bien qu’elles créent environ 60 pourcent des emplois dans les économies en voie de développement, les petites entreprises accèdent difficilement à des financements. Depuis 2008, IFC et SECO œuvrent à rendre le secteur du crédit-bail viable et pérenne, afin que ce produit soit une solution de financement fiable.

Au cours de la conférence d’Accra, IFC a également lancé le premier manuel sur le financement d’équipement par crédit-bail en Afrique. Le manuel indique que le marché du crédit-bail représente actuellement des investissements de 40 milliards de dollars et qu’il devrait au moins doubler.

Africa Leasing d’IFC a œuvré de 2008 à la fin 2017 et a contribué à promouvoir le crédit-bail en Afrique. Le programme continuera à soutenir plusieurs initiatives. Dans ce cadre, il appuiera l’association Africalease, qui regroupe les principaux intervenants dans le crédit-bail pour renforcer leur collaboration et harmoniser opérations et les règlementations dans ce secteur à travers le continent.

A propos d’IFC

IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, est la plus grande institution mondiale de développement dédiée au secteur privé au sein de pays émergents. En collaboration avec plus de 2 000 entreprises à travers le monde, nous utilisons notre capital, notre expertise et notre influence pour créer des opportunités et des marchés là où le besoin se fait le plus sentir. Au cours de l’exercice 2017, nos investissements à long terme dans les pays en développement ont atteint le montant record de 19,3 milliards de dollars, et ont permis d’engager le secteur privé dans l’éradication de l’extrême pauvreté et la promotion d’une prospérité partagée. Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.ifc.org/french»

Sécurité aéroportuaire : Une délégation de l’OACI chez le Premier ministre

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La délégation de l'OACI chez le Premier ministre burkinabè était conduite par son directeur régional Man Sait Jallow

Le premier ministre Paul Kaba Thiéba a reçu en audience ce 26 avril 2018 une délégation de l’Organisation de l’aviation civile internationale(OACI), conduite par son  Directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest, Man Sait Jallow. L’ordre du jour de cette rencontre a porté sur le processus de certification de l’aéroport de Ouagadougou.

La délégation de l’OACI chez le Premier ministre burkinabè était conduite par son directeur régional Man Sait Jallow

Le Burkina Faso, on le sait est confronté à la question de certification de l’aéroport de Ouagadougou. C’est dans la perspective de résorber cette contrainte que le Directeur régional Ouest africain de l’OACI est venu s’entretenir avec le chef du gouvernement burkinabè Paul Kaba.

A la fin de cette rencontre qui s’est tenu à huit clos, Mam Sait Jallow a livré à la presse l’objet de sa venue.  Il a déclaré être venu au Burkina Faso pour « faire le suivi d’un projet sur la certification de l’aéroport international de Ouagadougou ».  Il a poursuivi en disant que « L’organisation de l’aviation civile internationale a lancé depuis 2016 un projet de certification des aéroports de certains Etats en Afrique ».

Selon les propos du Directeur régional, le processus de certification est soumis à des préalables dont « l’aspect de supervision qui doit être renforcé au niveau de l’aviation civile mais aussi l’aspect international autour de l’Aéroport » afin   d’ « assurer la sécurité des opérations » a-t-il expliqué.

A entendre le Directeur Régional de l’OACI, la certification des aéroports  est devenue une exigence depuis 2003 pour son Organisation, toutefois, il fait observé que « Beaucoup de pays sont en retard par rapport à cette exigence. Et c’est la raison pour laquelle nous avons lancé ce projet pour aider ces Etats ».

Parmi  ces Etats, on comte le Burkina Faso. « C’est donc pour cela que nous sommes là pour ensemble voir quelles sont les contraintes et les difficultés pour qu’ensemble nous trouvions des solutions ». a indiqué Mam Sait.

Fort heureusement tout n’est négatif quant à notre aéroport, fait noter le Directeur de l’OACI pour la région Ouest africaine. Il a fait savoir qu’en Octobre 2017, le Burkina avait été audité sur le niveau de sa sécurité aéroportuaire. Les résultats de cet audit étaient positifs, ce qui a valu au Burkina Faso un certificat de reconnaissance du président du conseil de l’OACI et « je suis donc là d’une autre part pour féliciter le gouvernement » a-t-il conclu.

Joachim Batao

Burkina Demain

Décès du Pr. Adebayo Adedeji : «L’Afrique gardera un souvenir intarissable du fils illustre»

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Le Professeur Adebayo Adedeji est mort le 25 avril dernier à l'âge de 88 ans

L’Afrique a perdu le 25 avril dernier, un infatigable artisan de son intégration et de son développement. Il s’agit du Nigérian, Professeur Adebayo Adedeji, secrétaire exécutif de 1975 à 1991 de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA). Dans cette tribune, l’actuelle secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, lui rend un hommage mérité. Lisez plutôt !

«La Secrétaire exécutive  

Hommage au Professeur Adebayo Adedeji

Le Professeur Adebayo Adedeji est mort le 25 avril dernier à l’âge de 88 ans

L’ensemble du personnel de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) pleure la disparition du Professeur Adebayo Adedeji, décédé le 25 avril 2018.   Le Professeur Adedeji a été Secrétaire exécutif de la CEA de 1975 à 1991. Il a été grandement respecté pour son leadership et sa contribution qui a inversé le discours sur le programme de développement de l’Afrique. Il était un visionnaire et un partisan du panafricanisme. Il a vigoureusement plaidé en faveur d’une Afrique plus intégrée, dont la base de développement repose sur l’autonomie nationale et des solutions locales.   Le Professeur Adedeji était une véritable icône, un érudit, un penseur et un activiste exceptionnel, qui était passionné par le développement de l’Afrique. On se souviendra toujours de lui pour ses contributions uniques au développement durable du continent.   Pendant plus de quatre décennies, il a été l’un des principaux défenseurs de l’intégration régionale en Afrique. Au début des années 1970, en tant que ministre du développement et de la reconstruction du Nigéria, il dirigea les négociations qui donnèrent naissance à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), lui conférant le titre de « Père de la CEDEAO».

Sa foi ardente de l’intégration de l’Afrique a conduit au développement du Plan d’action de Lagos. Ses contributions à l’intégration régionale sont inscrites dans le cadre du développement de l’Afrique, l’Agenda 2063, pour la réalisation d’une « Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène internationale ».   Il a travaillé sans relâche à inverser l’impact négatif du Programme d’ajustement structurel (PAS) sur les économies et a dirigé l’élaboration du Cadre alternatif de l’Afrique aux programmes d’ajustement structurel pour le redressement socio-économique et la transformation (AAF-SAP), qui a posé les nouvelles bases de développement de l’Afrique.   Le Professeur Adedeji a également soutenu les efforts de démocratisation en Afrique. La Déclaration d’Arusha sur la Charte africaine de la participation populaire au développement et à la transformation en Afrique de 1990 a fait jouer à la CEA, un rôle majeur sous la direction d’Adedeji.

À la retraite, le Professeur Adedeji a continué à servir le continent à divers titres, notamment en tant que Président du Groupe de personnalités éminentes sur le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP). Il a continué à s’engager dans des débats et des discussions sur les voies et les stratégies concernant le développement de l’Afrique. En 2007, le Professeur Adedeji a été nommé Président d’un groupe par l’Union africaine pour auditer sur les différents organes de l’UA et faire des recommandations, une responsabilité qui a été honorée avec satisfaction.

Il manquera à l’Afrique manquera, mais celle-ci gardera un souvenir intarissable du Professeur Adedeji en tant que fils illustre, qui a donné sa vie, son énergie, sa passion et son don intellectuel au continent.

Pour nous, à la CEA, il nous a inspiré pour la production de nos publications phares, tels que celle sur l’État d’intégration régional et le Rapport sur la gouvernance en Afrique. En tant que Secrétaire exécutif de la CEA de 1975 à 1991, il a activement encouragé la création d’autres initiatives régionales, y compris la Zone d’échanges préférentiels (PTA), qui est devenue par la suite le COMESA. Parmi les autres réalisations remarquables de la CEA sous sa direction figurent l’Acte final de Lagos (1980). Son mandat à la CEA a vu l’institution devenir une plate-forme panafricaine de premier plan et un groupe de réflexion intellectuel.   Il va donc sans dire que nous devons reconnaître la signature historique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) le 21 mars 2018, grâce au leadership influent du Professeur Adedeji.   La série de conférences annuelles Adebayo Adedeji, un discours annuel sur les questions contemporaines qui encadrent sa vision, est une commémoration de sa contribution au développement sur le continent africain.   Alors que nous pleurons cette perte immense, nous nous engageons à honorer son héritage et à poursuivre le travail qu’il a commencé.   Nous, à la CEA, offrons nos plus sincères condoléances à sa famille, au gouvernement, au peuple nigérian, ainsi qu’aux peuples d’Afrique et à tous ceux qui ont été touchés par sa vie et sont en deuil avec nous»

                                                             Vera Songwe, Secrétaire Exécutive de la CEA

Constitution de la 5e république : Le CFOP pour l’adoption par référendum

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Pour Zéphirin Diabré, chef de file de l'opposition politique, salue la tenue du forum national de la diaspora

Ces derniers temps la question du vote des Burkinabè de l’étranger et la voie d’adoption de la nouvelle constitution sont les sujets qui alimentent les réseaux sociaux et défraient la chronique. Une semaine après la rencontre du président du Faso avec les acteurs politiques (majorité présidentielle et opposition politique), l’on en sait un peu plus sur la position du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) sur ces questions. Au sortir ce 25 avril d’une rencontre avec l’artiste chanteur burkinabè résidant au Canada Bebeto Lonsili ; le CFOP a décliné les options de l’opposition sur ces 2 sujets de grands enjeux démocratiques pour notre pays.

Pour Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition politique, l’adoption de la nouvelle Constitution doit passer par un referendum

Le 18 avril dernier le chef de file de l’opposition était reçu par le président du Faso. L’objet de la rencontre avait porté sur le vote des Burkinabè de l’étranger et la voie d’adoption de la nouvelle constitution.

Si pour le premier point la position de l’opposition semblait plus ou moins connue, cela n’était pas le cas pour le deuxième point, à savoir la voie par laquelle il faudra adopter la Constitution de la 5e République. Là-dessus, Zéphirin Diabré a été on ne peut plus clair. Il faut, dit-il, consulter le peuple, c’est-à-dire passer par la voie référendaire pour l’adoption de la nouvelle constitution.

Se fondant sur les dispositions de droit, Diabré a déclaré que cette « nouvelle constitution ne peut être adoptée que par référendum ». Et de marteler que « la position de l’opposition est très claire». Pour lui, ceux qui militent pour l’adoption par la voie parlementaire de la nouvelle constitution se sont « trompés d’époque et il faut qu’ils relisent un peu leur document de droit ». Pour le CFOP, il n’y a pas de débat à mener sur ce qui est clair.

« Les Burkinabè de l’étranger sont à l’image du Burkina Faso, il y a toutes les sensibilités »

En ce qui concerne le vote des Burkinabè de l’extérieur, Zéphirin lance aussi : « notre position est très claire depuis toujours ». Il estime qu’il y a eu trop de rendez-vous manqués et qu’il est temps que les Burkinabè de l’étranger votent. En cela, Zéphirin pense  qu’il faudra « qu’on le fasse dans un esprit d’ouverture et ne pas chercher des faux-fuyants », et d’ajouter que « parfois il y a des calculs politiques ».

« Il y en a qui disent que les Burkinabè de l’extérieur vont voter dans tel sens ou dans tel autre, non, nous ne savons pas dans quel sens ils vont voter, pour nous les Burkinabè de l’étranger sont à l’image du Burkina Faso, il y a toutes les sensibilités. Donc l’idée de dire si on les laisse voter ils vont voter pour tel camps ou pour tel autre camp, il faut dépasser tout cela. Et nous pensons même que nous sommes déjà en retard ».

A entendre Zéphirin, il y a longtemps que le gouvernement devrait enclencher le processus de vote des burkinabè de l’étranger. Ce gouvernement est arrivé en Janvier 2016, et il disposait de 5 ans au cours desquels il devrait faire en sorte que le vote ait lieu, a rappelé Zéphirin. « Il n’y aura pas d’excuse s’il n’a pas lieu » a menacé le chef de file.

A la question de savoir si les conditions de ce vote des burkinabè de l’étranger étaient remplies, il répond : « c’est au gouvernement justement de faire en sorte que ces conditions soient réunies. Il avait 5 ans pour le faire. En 5 ans un gouvernement qui est sérieux et qui travail, ces genres de questions ne sont pas compliquées à résoudre, d’autant plus que depuis très longtemps des pays comme le Sénégal le Mali le Niger, le Gabon ont réussi à le faire ».

Joachim Batao

Burkina Demain

 

Lever des fonds pour sauver les vies de 38 millions de personnes dans 50 pays

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Le communiqué de presse ci-après est relatif à la co-organisation, par les gouvernements de la Norvège et du Burkina Faso, le Groupe de la Banque mondiale et la Fondation Bill & Melinda Gates, d’un évènement en faveur du réapprovisionnement du mécanisme de financement mondial en vue de sauver les vies de 38 millions de femmes, enfants et adolescents dans 50 pays. 

«Événement en faveur du Réapprovisionnement du  Mécanisme de Financement Mondial

Coorganisé par les Gouvernements de la Norvège et du Burkina Faso, le Groupe de la Banque Mondiale et la Fondation Bill & Melinda Gates 

L’événement organisé à Oslo en novembre vise à lever des fonds de façon urgente pour sauver les vies de 38 millions de femmes, d’enfants et d’adolescents dans 50 pays 

OSLO, NORVÈGE – Chaque année, dans 50 pays du monde, plus de 5 millions de mères et d’enfants meurent de causes évitables et, des milliards de dollars sont perdus pour cause de mauvaise santé et de nutrition déficiente.  Au niveau mondial, le déficit de financement est estimé à environ 33 milliards d’USD par an. Afin de mettre fin aux décès évitables de mères, de nouveau-nés et d’enfants dès 2030, les pays se mobilisent déjà pour combler le déficit de financement, et cela, en investissant dans le Mécanisme de Financement Mondial (GFF).

Les Gouvernements de la Norvège et du Burkina Faso, le Groupe de la Banque Mondiale et la Fondation Bill & Melinda Gates ont annoncé aujourd’hui qu’ils organiseront conjointement l’événement en faveur du réapprovisionnement du GFF qui se tiendra le 6 novembre 2018 à Oslo en Norvège.  A la veille de cet événement, le gouvernement de la Norvège – qui figure parmi les initiateurs du GFF et parmi ses principaux investisseurs – organisera une conférence sur le financement du développement le 5 novembre 2018, et cela, en partenariat avec le GFF.

«Permet de financer la santé et la nutrition de façon durable au Burkina»

« Le financement innovant de la santé du Mécanisme de Financement Mondial est révolutionnaire. En plus de sauver des millions de vies, nous investissons dans l’infrastructure sanitaire et dans la capacité des pays en voie de développement », a déclaré Erna Solberg, Premier Ministre de la Norvège. « Le Gouvernement de la Norvège est fier d’accueillir l’événement en faveur du réapprovisionnement du GFF, et cela, à mesure que nous travaillons ensemble pour assurer que chaque femme, chaque enfant et chaque adolescent ait l’occasion de survivre et de prospérer. » 

Le GFF appuie les pays pour qu’ils puissent pleinement et équitablement fournir et financer des services de santé aux femmes, aux enfants et aux adolescents—permettant ainsi de réaliser les Objectifs de Développement Durable et d’atteindre la couverture de santé universelle.

« Le Mécanisme de Financement Mondial est en train de changer la façon dont nous réalisons des résultats de santé et de nutrition pour nos populations, » a déclaré Roch Marc Christian Kaboré, Président du Burkina Faso. « Cette nouvelle approche permet à des pays comme le Burkina Faso de financer la santé et la nutrition de façon durable ; et, elle permettra de surcroit d’atteindre un objectif important, la couverture de santé universelle. Le Burkina Faso est heureux de figurer parmi les pays du GFF et, nous espérons que d’autres pays auront l’occasion d’intégrer le GFF. »

Le modèle du GFF a suscité des réactions importantes ainsi qu’une forte demande. Le GFF travaille actuellement dans 26 pays ; le GFF vise à atteindre un total de 50 pays confrontés aux besoins les plus urgents, et cela, dès la fin de 2018.

«Le Mécanisme de Financement Mondial est une plateforme innovante de financement qui aide les pays à optimiser leurs investissements dans le capital humain» a déclaré Jim Yong Kim, Président du Groupe de la Banque Mondiale. « Le GFF sauve et transforme la vie de femmes, d’enfants et d’adolescents — ce qui s’avère essentiel pour que les nations puissent prospérer et rivaliser avec succès au sein de l’économie mondiale du 21ème siècle. »

275 millions de dollars

Depuis le lancement du processus de réapprovisionnement du GFF en septembre 2017, les Gouvernements du Japon et du Danemark et, la Fondation Gates ont contribué au Fond Fiduciaire du GFF. La contribution de la Fondation Gates s’élève notamment à un total de 275 millions d’USD.

« Le GFF fournit l’occasion de transformer la façon dont nous finançons la santé au niveau mondial, » a déclaré Melinda Gates, co-Présidente de la Fondation Bill & Melinda Gates. « Je suis enthousiaste à l’idée que cela repose sur la conviction que des femmes et des enfants en bonne santé constituent l’énergie vitale de sociétés prospères. Le GFF met les pays aux commandes afin qu’ils identifient leurs priorités principales et les financent de manière pérenne. »

En tant que catalyseur de financement, le Fonds Fiduciaire du GFF fournit de modestes subventions qui peuvent être utilisées par les pays afin de considérablement accroitre leurs ressources nationales, et cela, en parallèle aux financements de l’IDA et de la BIRD de la Banque Mondiale, aux financements externes alignés et, aux ressources du secteur privé. Chaque investissement externe de taille relativement limité est multiplié par les engagements des pays eux-mêmes—ce qui permet de générer un important retour sur investissement et, contribue à sauver et à améliorer des vies.

« Il s’agit d’une occasion historique de progresser vers une couverture de santé universelle, et cela, en plaçant les femmes, les enfants et les adolescents au premier plan, » a déclaré Mariam Claeson, Directrice du GFF. “Ensemble, nous pouvons achever ce travail—nous pouvons, dès 2030, mettre fin aux décès évitables de mères, de nouveau-nés et d’enfants ; améliorer la vie de millions de femmes, d’enfants et d’adolescents ; et, permettre à beaucoup d’autres pays de construire un avenir durable. »

Le GFF, qui est la branche de financement de l’initiative Chaque Femme Chaque Enfant des Nations Unies, est un partenariat à multiples parties prenantes qui aide les pays à s’attaquer aux problèmes de santé et de nutrition les plus importants qui affectent les femmes, les enfants et les adolescents.

Le GFF a été lancé en juillet 2015 par la Norvège, le Groupe de la Banque Mondiale, le Canada et les Nations Unies à l’occasion de la Troisième Conférence Internationale sur le Financement du Développement organisée à Addis Ababa en Éthiopie, et cela, dans le cadre d’une conversation mondiale sur la façon de financer les Objectifs de Développement Durable. Depuis la création du GFF, la Norvège a fourni une contribution annuelle de 600 million de NOK au Fonds Fiduciaire du GFF. 

À Propos du Mécanisme de Financement Mondial

Le Mécanisme de Financement Mondial (GFF) est un partenariat à multiples parties prenantes qui aide les pays à s’attaquer aux problèmes de santé et de nutrition les plus importants qui affectent les femmes, les enfants et les adolescents.  Le GFF rassemble les gouvernements et les partenaires autour d’un plan dirigé par les pays qui priorise les domaines de santé disposant d’un fort impact, mais étant négligés.  Le Fonds Fiduciaire du GFF intervient en tant que catalyseur de financement, permettant aux pays d’utiliser ses modestes subventions pour considérablement accroitre leurs ressources nationales, et cela, en parallèle aux financements de l’IDA et de la BIRD de la Banque Mondiale, aux financements externes alignés et, aux ressources du secteur privé. Chaque investissement externe de taille relativement limité est multiplié par les engagements des pays eux-mêmes—ce qui permet de générer un important retour sur investissement et, contribue à sauver et à améliorer des vies. Le Fonds Fiduciaire du GFF est soutenu par les gouvernements du Canada, du Danemark, du Japon, de la Norvège et du Royaume-Uni ; la Fondation Bill & Melinda Gates ; et, MSD for Mothers»

Pour plus d’information : www.globalfinancingfacility.org et @theGFF

 

Bébéto Lonsili chez le CFOP pour présenter sa médaille du parlement canadien

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Bebeto Lonsili, homme de culture burkinabè et promoteur d’évènements résidant à Montréal au Canada, vient d’entamer la présentation, aux hautes autorités burkinabè, de sa médaille reçue du parlement canadien. Pour la première étape, il était ce 25 avril chez le Chef de file de l’opposition politique (CFOP), Zéphirin Diabré.

Le Burkina Faso a des fils qui font sa fierté au-delà de ses frontières. Parmi eux, il y a l’artiste-conteur et promoteur d’évènements Bébéto Lonsili, résident au Canada il y a plus d’une dizaine d’années. Les actions de ce vaillant représentant des pays des hommes intègres au Canada ne sont pas passées inaperçues aux yeux, du parlement canadien. Toutes choses qui lui ont valu d’être distingué et récompensé par l’Assemblée Nationale du Canada.

Cette distinction et cette fierté, pour l’artiste méritent d’être présentées aux hautes autorités du pays qui l’a vu naître à savoir le Burkina Faso. C’est donc tout le sens de cette visite de Bébéto Lonsili à l’institution Chef de file de l’opposition, qui n’est que la première étape d’une série d’audience.

‘’Rentrer au pays pour présenter la médaille’’

Accompagnée par sa délégation, Bébéto a indiqué l’objet de sa venue au siège du CFOP.  « Nous sommes venus présenter au chef de file de l’opposition dirigé par Zéphirin Diabré la médaille que l’Assemblée Nationale Canadien a décernée à ma structure et qui honore tout le Burkina Faso de par ma modeste personne ». c’est pourquoi dira l’artiste « j’ai estimé nécessaire de rentrer au pays et de la présenter aux autorités de notre pays ».

A la question de comprendre son choix de venir chez le chef de file de l’opposition politique, il répond avoir introduit des demandes d’audiences auprès de plusieurs institutions. « Le chef de file à été la première personne à accorder notre demande. C’est tout logiquement pour cela que nous avons commencé ici, rien de plus » martèle le médaillé. Il ajoute que la présentation se poursuivra auprès d’autres institutions telles que la présidence du Faso, le ministère de la culture, celui de la promotion de la femme, celui des affaires étrangères etc.

Cette médaille, explique l’artiste-conteur est décernée à une personne dont le mérite est reconnu par le parlement Canadien et la population. Cette distinction est « le résultat des actions et des 3 projets que je mène au Canada depuis 10 ans », précise le promoteur.

Faire profiter les projets aux compatriotes

En plus de la médaille Bébéto affirme avoir saisi l’occasion pour présenter également au CFOP le rapport 2018 de l’évènement ‘’hommage aux femmes’’ qui est en sa 7e édition cette année. C’est justement ce projet phare qui lui a valu la distinction. Ce projet « hommage aux femmes » célèbre et récompense l’action des femmes engagées dans l’entreprenariat féminin.

Selon Bebéto, la nouvelle vision c’est d’associer les compatriotes aux différents évènements au Canada. C’est dans cette perspective que « depuis 4 ans chaque année nous recevons une délégation du Burkina Faso qui participe à la soirée de récompense ». Cette année deux personnalités Burkinabè y ont pris part à savoir l’honorable Moussa Zerbo et madame Julie Congo de la présidence du Faso a affirmé le promoteur, avant d’ajouté que « l’année passée nous avions invité 12 personnes à Montréal venant du Burkina dont une lauréat ».

Actualité s’imposant le vote des Burkinabè de l’étranger s’est invité aux échanges. Pour Bébéto Lonsili, « voter c’est un devoir civique. Et nous serions heureux de prendre part au vote. Mais la décision finale appartient aux autorités ».

« Un signe de considération vis-à-vis de l’opposition »

Pour le Chef de file de l’opposition politique Zéphirin Diabré, cette visite est « un signe de considération vis-à-vis de l’opposition ». Après avoir félicité et rassuré l’artiste-conteur et promoteur du soutien du CFOP, il dira que « c’est le genre de comportement que nous apprécions dès lors qu’un Burkinabè va à l’extérieur,  nous souhaitons qu’il se signal par l’excellence et qu’il se distingue ».

Et cela n’est pas tout, à suivre Zéphirin qui a conclu que « lorsqu’il réussit là-bas, qu’il n’oublie pas la mère patrie et qu’il fasse que ce qu’il a appris puisse bénéficier à d’autres Burkinabè ».

Joachim Batao

Burkina Demain