Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 04 janvier 2018, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Une session du conseil des ministres burkinabè
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I.DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE QUATRE (04) RAPPORTS.
I.1.1. Pour le compte du ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique :
undécret portant nomination de greffiers en chef.
L’adoption de ce décret permet la nomination d’un greffier en chef à la Direction du développement institutionnel et de l’innovation, d’un greffier en chef au Conseil d’Etat et d’un greffier en chef au Tribunal administratif de Ouagadougou.
unprojet de loi portant modification de la loi n° 004-2015/CNT du 3 mars 2015 portant prévention et répression de la corruption au Burkina Faso.
La modification de cette loi permet :
d’instituer le principe de la déclaration électronique des biens des personnes assujetties ;
de consacrer le principe de l’inopposabilité du secret professionnel ou bancaire dans la lutte contre la corruption ;
de corriger des éléments de forme.
Le conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.
undécret portant nomination des Commissaires de la Commission nationale des droits humains (CNDH).
L’adoption de ce décret permet la nomination de ces commissaires et de rendre opérationnelle la CNDH conformément à l’article 16 de la Loi N°001-2016/AN du 24 mars 2016 portant création d’une Commission nationale des droits humains.
I.1.2. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
un décret relatif à la nomination des membres du Haut conseil du dialogue social.
Le Haut conseil du dialogue social se fonde sur l’importance et la nécessité d’instaurer un cadre participatif de concertation qui implique tous les acteurs en vue de faire face aux défis du développement économique et du progrès social.
L’adoption de ce décret consacre la nomination des membres du Haut conseil du dialogue social et la mise en place effective de l’institution.
II.COMMUNICATION ORALE
II. Le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants a fait au Conseil une communication relative à une tournée qu’il a effectuée dans la Première région militaire du 29 décembre 2017 au 02 janvier 2018.
Cette tournée lui a permis de visiter les garnisons et détachements de Kaya, Dori, Gorom-Gorom et Djibo.
Dans chacune de ces localités, la délégation a rendu une visite de courtoisie aux responsables administratifs, coutumiers et religieux qui ont été exhortés à aider les Forces de défense et de sécurité et à travailler au renforcement de la cohésion sociale.
III. NOMINATIONS
III.2. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
Monsieur Barké Ibrahima TALL, Mle 111 486 E, Commissaire principal de Police, est nommé Directeur de la Sureté de l’Etat ;
Monsieur Banga Michel AHOUE, Mle 27 571 R, Commissaire Principal de Police, 3ème Grade, 1er échelon, est nommé Directeur régional de la Police nationale du Centre-Est.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PRMOTION CIVIQUE
Monsieur Souleymane OUALBEOGO, Mle 212 393 Y, Greffier en chef, est nommé Membre à la Direction du développement institutionnel et de l’innovation ;
Monsieur Abdoul Aziz KAFANDO, Mle 200 329 M, Greffier en chef, est nommé au Conseil d’Etat ;
Madame Adjira DJIBOUGOU/SAWADOGO, Mle 117 329 M, Greffier en chef, est nommée au Tribunal administratif de Ouagadougou.
Les personnes dont les noms suivent sont nommées Commissaires de la Commission nationale des droits humains (CNDH) pour un premier mandat de quatre (04) ans.
Au titre des Associations et Organisations non gouvernementales nationales œuvrant dans le domaine des droits humains :
Monsieur Kalifa Yemboado Rodrigue NAMOANO ;
Madame Salamata
Au titre des Associations et Organisations des personnes en situation de handicap :
Monsieur Wamarou
Au titre des Associations et Organisations des médias :
Monsieur Touwendinda
Au titre des Associations de jeunesse :
Madame Pegdwendé Antoinette SAVADOGO/POUYA.
Au titre des Associations féminines :
Madame Gonta Alida Henriette
Au titre de l’Ordre des Avocats :
Monsieur Adrien Marie Sosthène
Au titre des Enseignants-chercheurs en droit :
Madame Valérie Edwige SOMA/KABORE.
Au titre des Enseignants-chercheurs en sociologie :
Monsieur Augustin
AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE
Les personnes dont les noms suivent sont nommées Membres du Haut conseil du dialogue social :
Au titre du Gouvernement, Présidence du Faso
Monsieur Edmond BERE, Ingénieur informaticien, Membre titulaire ;
Madame Maïmouna CISSE, Expert en relations professionnelles, Membre titulaire ;
Monsieur Oumard NABALOUM, professeur d’anglais, Membre titulaire.
Monsieur Magloire SOME, Professeur titulaire d’histoire contemporaine, Membre titulaire ;
Madame Yvonne ROUAMBA/GUIGMA, Conseiller en gestion des ressources humaines, Membre suppléant ;
Monsieur Jérôme COMPAORE, Chargé de recherches en communication, Membre titulaire ;
Monsieur Larba SAWADOGO, Professeur des lycées et collèges, Membre suppléant ;
Monsieur Salifou SANGARE, Enseignant chercheur en droit/sciences politiques, Membre titulaire ;
Monsieur Francis PARE, Conseiller en gestion des ressources humaines, Membre suppléant ;
Monsieur Tiga Jean-Marie NONGUIERMA, Inspecteur du travail, Membre titulaire ;
Madame N’Pèrè Adèle TRAORE, Inspecteur du travail, Membre suppléant ;
Monsieur Issouf TRAORE, Professeur certifié, Membre titulaire ;
Monsieur Ousmane David ZANNE, Conseiller en gestion des ressources humaines, Membre suppléant ;
Monsieur Moumounou GNAKAMBARY, Administrateur des services financiers, Membre titulaire ;
Madame Mariam HIEN/ZERBO, Maître assistant/sciences juridiques et politiques, Membre suppléant ;
Madame Aminata DJEBRE/SANOU, Conseiller en gestion des ressources humaines, Membre titulaire ;
Monsieur Komikiyoaba NAKELSE, Conseiller des affaires économiques, Membre suppléant.
Au titre des organisations professionnelles d’employeurs
Monsieur Jean-Baptiste YAMEOGO, Pharmacien, Membre titulaire ;
Monsieur Harouna TOGUYENI, Enseignant, Membre suppléant ;
Monsieur B. Pierre KABORE, Juriste, Directeur de société, Membre titulaire ;
Madame Georgette NASSA, Juriste, Directrice de société, Membre suppléant ;
Madame Victoire BENAO, Pharmacien, Membre titulaire ;
Madame Raymonde Baptiste Pétronille TAPSOBA, Directrice de société, Membre suppléant ;
Madame Philomène YAMEOGO, Juriste, Membre titulaire ;
Monsieur Alphonse GUIGUEMDE, Economiste, Membre suppléant ;
Monsieur P. Romuald YARO, Pharmacien, Membre titulaire ;
Monsieur Moumouni BOUGOUM, Pharmacien, Membre suppléant ;
Monsieur Joseph HAGE, Administrateur de Société, Membre titulaire ;
Monsieur Ali COMPAORE, Ingénieur des techniques de développement rural, Membre suppléant ;
Monsieur Goama Raphaël ZOUNGRANA, Comptable, Membre titulaire ;
Monsieur Oussénni DERRA, Géologue, Membre suppléant ;
Monsieur Augustin BAMBARA, Juriste, Membre titulaire ;
Monsieur Sékou HAIDARA, Administrateur de société, Membre suppléant ;
Madame Orokia OUATTARA, Avocat à la cour, Membre titulaire ;
Madame Antoinette BOUSSIM, Avocat à la cour, Membre suppléant ;
Monsieur W. Jean Florent KERE, Directeur des ressources humaines, Membre titulaire ;
Monsieur Ibrahim TRAORE, Directeur des ressources humaines, Membre suppléant.
Au titre des organisations syndicales de travailleurs
Monsieur Toussaint BATHIONO, Contrôleur de recouvrement et de contentieux, Membre titulaire ;
Monsieur Thomas OUEDRAOGO, Agent de bureau à la retraite, Membre suppléant ;
Monsieur Guy Olivier OUEDRAOGO, Professeur technique, Membre titulaire ;
Madame Alima Maris GANSORE/ZAGRE, Institutrice à la retraite, Membre suppléant ;
Madame Inès KABORE/MANO, Sage-femme d’Etat, Membre titulaire ;
Madame Damata GANOU, Cadre commercial, Membre suppléant ;
Monsieur Inoussa NANA, Comptable, Membre titulaire ;
Madame Sabine SANOU, Communicatrice, Membre suppléant ;
Monsieur Anatole ZONGO, Professeur certifié, Membre titulaire ;
Monsieur K. Adama TRAORE, Gérant de station-service, Membre suppléant ;
Monsieur N. Paul KABORE, Agent de maîtrise de l’aviation civile à la retraite, Membre titulaire ;
Monsieur Claver BOUSSIM, Déclarant en douane, Membre suppléant ;
Monsieur Jean-Baptiste OUEDRAOGO, Imprimeur, Membre titulaire ;
Monsieur Ernest TAGNABOU, Technicien de bâtiment, Membre suppléant ;
Monsieur Yamba Georges KOANDA, Technicien supérieur à la retraite, Membre titulaire ;
Madame Salimata BOUGOUMA, Gestionnaire, Membre suppléant ;
Monsieur Boubié BAZEMO, Inspecteur des douanes, Membre titulaire ;
Monsieur François Xavier YAMPONI, Professeur de centre de formation, Membre suppléant.
III.3. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à des nominations d’un Membre de cellule, d’Administrateurs et de Présidents aux Conseils d’administration :
de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASIM) au titre du ministère de la Sécurité ;
de l’Université Ouaga II au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ;
de la Société nationale d’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER) et du Bureau national des sols (BUNASOLS) au titre du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques ;
de la Société des mines de Belahouro (SMB) SA au titre du ministère des Mines et des carrières ;
de l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA) au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques ;
de l’Institut d’éducation et de formation professionnelle (INEFPRO) au titre du ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille ;
du Centre régional pour les arts vivants en Afrique (CERA/Afrique) au titre du ministère de la Culture, des arts et du tourisme ;
de l’Office de gestion du Palais des sports de Ouaga 2000 au titre du ministère des Sports et des loisirs.
La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Faso.
Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,
Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national
Le président Alassane Ouattara, patron en chef de la diplomatie en septembre dernier à la tribune des Nations-unies
His Excellency Alassane Ouattara, President of the Republic of Côte d’Ivoire
La Côte d’Ivoire dont l’image à l’international a quelque peu été assombrie au cours de l’année 2017 à cause des mutineries à répétitions, va pouvoir en cette année 2018, si tout se passe bien, redorer son blason avec son entrée officielle ce mardi 2 janvier au conseil de sécurité de l’ONU comme membre non permanent, cela en attendant la prise, dans quelques mois, de la présidence de la commission de la CEDEAO.
Le président Alassane Ouattara, patron en chef de la diplomatie en septembre dernier à la tribune des Nations-unies
Avec son entrée officielle ce 2 janvier comme membre non permanent du conseil de sécurité de l’ONU, la Côte d’Ivoire devient un acteur plus important de la scène diplomatique internationale. Elle sera ainsi constamment sollicitée sur les questions brûlantes de la planète : nord-coréenne, israélo-palestinienne, syrienne, etc.
Cette admission officielle du pays au conseil de sécurité fait suite à son élection intervenue le 2 juin 2017. «C’est une victoire de la diplomatie ivoirienne», s’était exulté le ministre des Affaires étrangères, Marcel Amon Tanoh, à l’occasion de cette élection.
Plus tard, c’est le président ivoirien Alassane Ouattara himself qui exprimera sa gratitude, en septembre au cours de la dernière assemblée générale de l’ONU, aux Etats membres de l’assemblée générale des Nations Unies qui s’étaient mobilisés pour assurer l’élection de son pays au Conseil de sécurité.
Un retour en force au-devant de la diplomatie
La Côte d’Ivoire et la Guinée Equatoriale sont les 2 pays africains nouveaux membres non permanents du conseil de sécurité de l’ONU
Ce n’est pas la première fois que la Côte d’Ivoire est élue membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. En effet, le pays de Félix Houphouët Boigny l’a été à plusieurs reprises par le passé : 1964 – 1965, 1990 – 1991.
Cette nouvelle élection marque donc un retour en force au-devant de la diplomatie mondiale et même sous-régionale avec notamment l’élection d’un ivoirien, en l’occurrence, Jean-Claude Brou, à la présidence de la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique (CEDEAO). Jean-Claude Brou prendra fonctions le 1er mars 2018 en remplacement du Béninois Marcel De Souza.
Le 1er janvier a toujours été un jour particulier. A Brazzaville, le nouvel an 2018 a été vécu dans cet esprit : jubilation, promenade et jeux dans la joie, sans inquiétude. Les grandes artères de la ville- capitale, les débits de boissons ont été, dès 17 h, pris d’assaut par les Brazzavillois qui festoyaient, en toute liberté, dans la paix !
Vue aérienne du pont 15 août 1960 à Brazzaville
Le jour du nouvel an 2018, nouveau jour de la nouvelle année, les Brazzavillois, l’ont caractérisé par une ambiance exceptionnelle. Les grandes artères de la ville capitale, les débits de boissons ont été, dès 17 heures ce, jusqu’à tard dans la nuit, bondés du monde venu festoyer, dans la paix et en toute liberté. « C’est la preuve que je suis chez moi. Je sors pour m’amuse même jusqu’à l’aube. Personne ne me l’empêche », s’est exclamé un brazzavillois ivre de joie, comme s’il venait de découvrir la vie.
En fait, cette ambiance a commencé dès la soirée du 31 décembre 2017, avant d’être interrompue par une pluie que d’aucuns ont pu considérer comme bénédiction, quand bien même celle-ci a interrompu leur élan. Rassurés par la circulation les patrouilles motorisées de la police nationale qui jouait ainsi à la dissuasion des potentiels braqueurs et autres « Koulouna » (Ndlr : les bandits armés de machettes), les brazzavillois ont envahi les débits de boissons, seuls, en couple ou en famille, pour savourer cette journée inoubliable pas comme les autres, qui inaugure une nouvelle année. Ils ont aussi pris d’assaut les sites touristiques, notamment : l’esplanade du Centre national de Radio et de Télévision dans 9ème arrondissement de Brazzaville, la corniche, au centre-ville, devenu lieu emblématique depuis la construction du Pont du 15 Août 1963, lui-même objet d’admiration, de jour comme de nuit. Les jeunes, les moins jeunes n’ont pas eu envie de quitter ce site, surtout ceux qui y sont arrivés pour la première fois.
Certains Brazzavillois rencontré sur le pont du 15 Août, par exemple, sont venus des périphéries de la Ville, à 13, 15 voire 20 kilomètres du centre-ville de Brazzaville. Le cas de M. Claude Molangui qui habite le quartier Massengo (plus de 13 kilomètres). « Je suis venu avec toute ma famille sur le plus bel endroit de Brazzaville. Il est 23 heures, cela témoigne que la paix, la sécurité règne dans la ville. Donc, ceux qui ont dit que les fêtes devraient se passer dans l’insécurité totale ont échoué dans leur plan machiavélique», déclare-t-il avec une mai sur l’un de ses garçons d’environ 12 ans.
Qui dit fête, dit argent
Habitant du quartier Massengo
Pour faire la fête selon ses vœux, il faut avoir les moyens y relatifs, donc l’argent. Or, quelques jours avant le 25 décembre 2017, plus d’un congolais étaient inquiets. Certains, notamment les fonctionnaires, les retraités, les agents du CHU ou de l’Université Marien Ngouabi pensaient finir 2017 affamés. Certains dirigeants politiques de l’opposition avaient même parié que les salaires des fonctionnaires de novembre et décembre 2107 ne pouvaient pas être payés.
Pari perdu ! Car, c’était sans compter avec la volonté manifeste du Gouvernement qui n’entendait pas concéder un arriéré de salaire ou de pension à toutes ces couches de la société congolaise. Le père de la Nation a ainsi donné les ressorts à ceux qui avaient pris pour argent comptant, les prévisions quelque peu messianiques, sans fondement économique ou technique prouvé.
En payant le salaire du mois de décembre 2017 aux fonctionnaires et au moins un mois de salaire aux agents de l’université et du CHU, le gouvernement a remis du baume au cœur y compris des retraités qui eux-aussi ont reçu au moins un mois de pension. « Le président a surpris tout le monde, en payant les salaires des fonctionnaires avant la date habituelle et, malgré la crise que subie notre pays, le Congo », a déclaré M. Freddy Ntalani, un autre brazzavillois rencontré au hasard de la route sur l’avenue de l’OUA à Bacongo. « Nous ne pouvons que saluer l’acte salvateur du président Denis Sassou N’Guesso et le remercier ainsi que le gouvernement pour sa volonté de satisfaire toujours son peuple », a-t-il poursuivi.
La fête a été belle, notamment à Brazzaville. Les Congolais ont fêté le premier jour de la nouvelle année dans l’allégresse. « Si quelqu’un vous dit que cette fête s’est mal passée, dites-vous qu’il est de mauvaise foi », a martelé Mme. Faustine qui a accompagné ses enfants à l’espace de jeux de Luna Parc à Poto-poto, 3ème arrondissement de Brazzaville.
Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) adresse ce message aux Burkinabè à l’occasion du nouvel an. Lisez plutôt !
Chers compatriotes,
Camarades militantes, militants et sympathisants du CDP,
Frères, sœurs et amis étrangers résidant au Burkina,
À l’occasion du Nouvel An, le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) vous adresse ses vœux chaleureux de bonne et heureuse année pour 2018. Pour chacune et chacun d’entre vous nous formons des vœux de santé, de bonheur et de réussite.
Notre Cher Pays, le Burkina Faso, a été soumis tout au long de l’année 2017, à de rudes épreuves au plan de la sécurité et de la situation économique, qui ont eu des répercussions sur la vie de tous nos concitoyens. Nous souhaitons que la nouvelle année procure à tous de meilleures conditions d’existence, dans un Pays réconcilié avec lui-même, où la démocratie s’exerce librement et de façon apaisée.
Les défis qui se posent à notre pays sont grands. Ils exigent une gouvernance plus éclairée, plus rigoureuse, plus responsable, plus soucieuse de Justice équitable et d’esprit de cohésion nationale que celle qu’il nous a été donné de voir et de subir, sous la direction du régime du MPP et de ses alliés. Ce message de vœux n’est pas l’occasion de dresser un réquisitoire sur la gestion du pouvoir. Nous le ferons en d’autres circonstances, de concert avec les autres partis membres de l’opposition. Pour l’heure, nous nous bornerons à rappeler l’exigence d’une meilleure administration du Pays par ceux qui en ont reçu le mandat.
Concernant notre Parti, le CDP, nous félicitons nos militants et sympathisants pour leur fidélité et leur engagement, qui ont permis à notre formation de se reconstituer et de se renforcer pour occuper la place de premier plan qui lui revient sur la scène politique. Nous vous encourageons, chers camarades, à persévérer dans vos efforts de mobilisation, dans le débat démocratique constructif et dans la recherche permanente de la cohésion de notre grand Parti. Vous avez su résister courageusement aux brimades, à l’ostracisme, aux tentatives vaines d’intimidation qui nous ont été infligés, individuellement et collectivement. Grâce à vous le CDP sort renforcé de toutes ces épreuves. Elles ne sont pas achevées du reste.
En cette veille de fête, nos pensées, notre affection et notre solidarité indéfectibles vont à tous ceux de nos camarades qui paient encore, d’une manière ou d’une autre, le prix de leur engagement politique en faveur du Parti, de la Nation et de la Démocratie. À tous nos camarades contraints à l’exil pour des motifs politiques, nous adressons nos vœux d’une fin prochaine de leur calvaire.
À ceux qui sont encore aux prises avec les affres d’une Justice politique instrumentalisée par le pouvoir, nous souhaitons du courage, pour résister victorieusement au harcèlement qui les accable.
Nous adressons également nos vœux de courage et d’endurance à tous nos alliés et partenaires de l’opposition, qu’ils appartiennent au cadre de concertation du Chef de file de l’opposition (CFOP), à la Coalition pour la Démocratie et la Réconciliation (CODER), ou aux nombreuses organisations de la société civile (OSC) qui partagent notre combat collectif pour la Démocratie et les libertés publiques.
En cette période de » trêve des confiseurs », nous formulons aussi des vœux pour nos adversaires politiques, bien qu’ils aient pris l’habitude de nous traiter en ennemis. Nous souhaitons que la nouvelle année leur inspire – s’il est encore possible- la clairvoyance dans la gestion du Pays, le sens de la Démocratie et celui de la réconciliation nationale.
Bonne et heureuse année à tous.
Que Dieu bénisse notre chère patrie, le Burkina Faso.
Favoriser l’entrepreneuriat féminin et lutter contre la pauvreté
Engagement social. Investissement économique. Epanouissement humain. Voici les leitmotivs de BUSPAD. Créée en 2005, cette association regroupe des étudiants, stagiaires, et diplômés burkinabè en Allemagne. Avec son siège à Hildesheim, ville voisine de Hannovre, Buspad, avec ses 36 membres, déploie compétences, savoir-faire, et savoir-être. Son objectif ? Rendre radieux les Burkinabè aussi bien en Allemagne qu’au Faso.
Favoriser l’entrepreneuriat féminin et lutter contre la pauvreté
Et bientôt, ce sont les étudiants burkinabè titulaire du Bac et désirant étudier en Allemagne qui seront ravis. La reconnaissance de ce diplôme universitaire est en cours. C’est le 21 mai 2016 à Cologne, lors de sa visite à la communauté burkinabè résidant dans la Rhénanie-du-Nord–Westphalie que l’ambassadeur du Burkina Faso en Allemagne, Simplice Honoré Guibila, avec l’appui de Buspad, a pris l’engagement d’œuvrer à l’acceptation de ce diplôme par les autorités allemandes. Et ce, d’autant que les Bacs de pays comme le Cameroun, le Niger, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Togo, et le Bénin sont acceptés. Et pourquoi pas celui du Burkina Faso ?
En février 2016 à Berlin, une rencontre de travail a eu lieu. Cette rencontre a regroupé, le président sortant de Buspad, depuis ce 31 décembre 2017, Mathias Balma, l’ambassadeur Simplice Honoré Guibila, l’ancien attaché culturel de l’ambassade du Burkina Faso, Alexis Bako, et le Secrétaire général de la conférence allemande des ministres de l’éducation des états fédéraux, Udo Michallik. Le but ? Lui exposer le désir de voir le Bac burkinabè reconnu. Et encore ? Obtenir son soutien. Pari accompli, assure Mathias Balma.
Ravi, l’ancien président de Buspad affirme : « Nous rassurons tous nos étudiants et la communauté burkinabè en Allemagne que ce problème est en cours de résolution. C’est aussi le lieu, de souligner l’engagement personnel de S.E.M. GUIBILA qui n’a ménagé aucun effort pour l’évolution positive de ce dossier. »
En attendant cette reconnaissance, Elisée Yameogo, étudiant en électromécanique, endure toujours les conséquences de cette non reconnaissance de son premier diplôme universitaire obtenu au Faso. « Je suis obligé de faire ce que l’on appelle « Studienkolleg » qui dure une année. Ce processus induit des coûts financiers supplémentaires pour mes études. Le pire, c’est le mépris de notre BAC par l’Allemagne. C’est ce qui me fait le plus mal. »
Ce calvaire va bientôt prendre fin. Ce 31 décembre 2017, le diplomate Guibila a affirmé que les autorités allemandes ont soumis un questionnaire à celles burkinabè. « Les réponses données par notre pays sont en cours d’examen et c’est aux allemands de les apprécier » insiste l’ambassadeur Guibila. Et tout confiant, il assure qu’il est sûr que cette reconnaissance aboutira en 2018.
Les efforts pour l’admission du Bac burkinabè dans le système éducatif allemand est seulement l’une des nombreuses actions de Buspad.
Des projets à hauteur de millions de Francs CFA
Séance de travail réunissant l’ancien président de Buspad, Mathias Balma, l’ambassadeur Simplice Honoré Guibila et Udo Michallik
Avec des membres hautement qualifiés en télécommunication, en médicine, en sociologie, en journalisme, en ingénierie, etc., Buspad mène des réalisations utilitaires au Burkina Faso. Elles sont environnementales : améliorer les performances énergétiques des bâtiments réalisés. Mieux, maîtriser les coûts permettant d’allier confort et économies d’énergies à travers le solaire. Elles s’orientent vers l’entreprenariat avec la construction d’une savonnerie avec l’association des femmes Pugwissinga de Ouargaye dans la province du Koulpelogo.
Elles se veulent éducationnelles. Et elles s’affichent comme socle pour une jeunesse épanouie et instruite. Et pour ce faire, Buspad construit. Elle construit. Elle a construit dans différentes régions du Burkina Faso des établissements scolaires.
A Nandiala, dans la province du Boulkiemdé, au Centre-Ouest du Faso, elle a fait érige en 2011, une école de trois classes avec latrines, magasin, et bureau d’enseignants. Pour l’année scolaire 2015-2016, 170 élèves ont eu le privilège de s’y instruire. Le directeur de l’école, Belibi Nébié, confie : « avec l’électricité solaire, installée et fonctionnelle depuis le 12 avril 2011, Buspad a fait de Nandiala « D », une école de différence et de référence dans la commune rurale de Nandiala. Ce système composé de quatre plaques et de deux grandes batteries de conservations d’énergie aliment régulièrement l’école. »
La réalisation de ces œuvres a couté 45 424 € euros soit environ 30 millions de FCFA. Et pour la construction du collège d’enseignement général de Kampoaga dans la province du Boulgou dans le sud-est du Burkina Faso, l’association a investi 30 000 € soit 20 millions FCFA.
Mais comment cette association arrive-t-elle à mobiliser tant de fonds pour ces projets ? « La collecte des fonds se fait lors de nos activités culturelles, la promotion de nos activités auprès de nos amis et collègues, par des actions ponctuelles de vente de produits importés du Burkina Faso comme les mangues fraiches, séchées, surtout les produits biologiques de très haute qualité, » lâche d’un trait l’ingénieur en génie civil et en imagerie médicale, Jean-Eric Yanna, Secrétaire général sortant de Buspad. Puis, d’ajouter : « la plus grande partie des fonds, hors subvention du gouvernement allemand à travers le ministère de la coopération (BMZ), vient de nos propres membres qui font des dons aussi bien en nature qu’en espèce. »
Le transfert du savoir-faire
Des infrastructures scolaires réalisées comme ici à Nandala
Buspad, c’est aussi les actions dans le transfert de connaissances et des compétences. Depuis 2017, elle co-organise le Salon Business on Technology à Ouagadougou, si elle n’organise pas des conférence- débats sur les efforts de développement endogènes au Burkina. Egalement, elle exhorte les universités allemandes et burkinabè à consolider leurs expertises. C’est le cas depuis 2008 entre celle du Hochschule Niederrheine et celle de Bobo-Dioulasso et depuis 2011 entre l’université de Erlangen-Nuernberg et celle de Koudougou.
Entre autres, le transfert du savoir-faire de Buspad se fait en son sein. C’est ainsi que lors de son assemblée générale annuelle du 11 au12 novembre 2017 à Mönchengladbach dans la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Mathias Balma, ingénieur en mécanique générale a passé le témoin à Samuel Ouédraogo, ingénieur en télécommunication.
Le président sortant assure que : « durant mon mandat, nous avons pu consolider nos liens de solidarité et présenter une image positive de BUSPAD à travers des actions concrètes. Ce qui nous a permis de mobiliser de nouveaux membres. Ma vision pour un Burkina émergeant est que nous renforcions la coopération surtout dans le domaine académique. Pour cela, je suggère qu’il y ait une plus grande mobilisation de nos compétences afin que nous puissions en effectuer un transfert en faveur du Burkina Faso. »
Le nouveau bureau de Buspad
Le nouveau président, Samuel Ouédraogo, a pris fonction ce 01.01.2018. Son mandat ? deux ans, renouvelable, une seule fois. Ses actions, parmi tant d’autres, continuer les projets identifiés et non encore achevés de son prédécesseur. Ces projets d’envergures sont, entre autres, permettre la construction d´un forage à Zomtoega au Nord-Ouest de la province du Boulgou à 45 Km de Tenkodogo, d´un orphélinat multi-fonctionel à Banfora, dans la Comoé au sud-ouest du Faso, d´un centre d´éveil artistique ou « Kinderhaus » à Ouagadougou, dans le Plateau central…
Par ailleurs, Samuel Ouédraogo assure que son mandat, il fera tout : « consolider les acquis et la cohérence sociale au sein de l’association. Et pérenniser nos partenariats à tous les niveaux.»
Buspad, divisé en 4 régions, a vu ses différents membres élire le 11 novembre dernier un nouveau Bureau :
Président : Ing. Samuel Ouédraogo, Dinslaken
Vice-Président : Dr. med. Romuald Yanna, Pirmasens
Secrétaire Générale : Alimata Zanga, Erlangen
Trésorier : Ing. Jean-Eric Yanna, Nüremberg
Responsable de la région de l´Ouest : Dr. med. Valérie Nuhn, Haan
Responsable de la région du sud : Ing. Fanta Coulibaly-Yanna, Nüremberg
Responsable de la région duNord : Salfo Ouédraogo, Hamburg
Dans sa vision d’inventer le Burkina radieux de demain, Buspad, comme acteur d’émergence, prend en considération les aspirations de ses membres. Ses aspirations s’articulent autour de l’accompagnement et de l’épanouissement des étudiants en Allemagne. La solidarité, sacrée, au sein cette famille permet d’impulser des idées et de réaliser des projets utiles au Burkina Faso.
Selon le président Roch Marc Christian Kaboré, l'adversité a renforcé sa détermination
Ceci est un message du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, à l’occasion du nouvel.
Selon le président Roch Marc Christian Kaboré, l’adversité a renforcé sa détermination
Message à la nation de Roch Marc Christian Kaboré, président du Faso, chef de l’Etat à l’occasion du nouvel an 2018
Peuple du Burkina Faso
Chers Compatriotes de l’intérieur et de l’extérieur
Dans quelques heures, l’année 2017 va s’achever pour faire place à 2018.
Au moment de m’adresser à vous, j’ai en mémoire que cela fait deux ans que je suis en fonction en tant que Président du Faso, grâce à la confiance que vous m’avez accordée pour présider aux destinées de notre chère patrie.
Permettez-moi de vous renouveler ma gratitude et de vous rassurer que cette confiance ne sera pas trahie.
Avec la mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social, le référentiel sur lequel je me suis engagé à « Bâtir avec le peuple, un Burkina Faso de démocratie, de progrès économique et social, de liberté et de justice », nous avons de solides raisons d’espérer.
La relance économique s’opère et est porteuse de perspectives meilleures.
Le contexte particulièrement hostile dans lequel j’ai démarré mon mandat n’a nullement entamé mes ambitions pour notre pays.
L’adversité a plutôt renforcé ma détermination, car rien de grand, de bien et de durable ne peut se réaliser sans un minimum d’épreuves et donc d’effort et de sacrifices individuels et collectifs.
Il n’est pas ici le lieu pour moi de me livrer à un quelconque bilan exhaustif des actions multiformes du Gouvernement, mais il convient de saluer à sa juste valeur, la construction de nombreux logements sociaux, les chantiers d’infrastructures routières, scolaires et sanitaires, les efforts déployés pour la création d’emplois en faveur des jeunes et des femmes, l’augmentation du nombre de forages, le renforcement du système d’adduction d‘eau potable, la multiplication du nombre de localités raccordées à la SONABEL ou à l’éclairage solaire. Ces avancées ont été réalisées, malgré toutes les vicissitudes qui ont jalonné l’année qui s’achève.
Au regard des attentes des Burkinabè au plan national, tout cela peut paraitre insuffisant, mais ce qui n’a pas pu se réaliser dans les secteurs sociaux et du développement depuis 57 ans, ne peut l’être en deux ans de mandat.
C’est pourquoi, j’en appelle à la patience et à davantage d’optimisme sur l’avenir. L’urgence nous commande de mettre fin à l’incivisme et aux actes de défiance vis-à-vis des institutions de l’Etat et des autorités qui les incarnent.
Ces attitudes ne sauraient perdurer sans remettre dangereusement en cause les fondements même de notre Nation, de notre progrès social et de nos acquis démocratiques.
Peuple du Burkina Faso
Chers Compatriotes
L’année 2017 aura été marquée par une certaine agitation sur le front social, dans plusieurs secteurs, avec de fortes attentes quelques fois teintées d’irréalisme et d’impatience.
Nous devons nous convaincre que nous ne pourrons réformer efficacement nos institutions et moderniser notre administration sans nous départir des mauvaises pratiques et habitudes qui pèsent sur la qualité des services publics et la gouvernance vertueuse que nous souhaitons de tous nos vœux.
Ce n’est pas en nous enlisant dans l’incivisme, dans les grèves perlées et le dialogue de sourd que nous pourrons accélérer le développement au profit de tous.
La persistance des revendications salariales et les demandes d’amélioration des conditions de vie des travailleurs dans les différents secteurs posent avec acuité et urgence la nécessité d’une réforme du système des rémunérations dans la fonction publique pour plus d’équité et de justice sociale.
Il importe de mettre fin à la méthode qui consiste à régler les revendications de travailleurs au cas par cas. Une telle démarche ne prend pas en compte la nécessaire vision d’ensemble qui devrait présider à toute initiative destinée à satisfaire les revendications des fonctionnaires.
Cette approche a eu entres autres pour conséquence d’entrainer des distorsions énormes de traitements qui doivent être corrigées.
Force est de reconnaitre qu’en matière salariale, quelles que soient la pertinence et la réalité des revendications, il n’est plus possible de continuer à avoir une approche sectorielle qui a conduit à l’impasse dans laquelle se trouvent notre fonction publique et notre économie dont les capacités internes d’investissement en faveur de la grande majorité des Burkinabè sont mises à rude épreuve.
C’est pourquoi, j’annonce que dès le mois de Février, le Gouvernement engagera cette réforme du système des rémunérations en concertation avec les partenaires sociaux et les autres composantes de la Nation pour donner naissance à une fonction publique moderne, dynamique, tournée vers le développement et au service exclusif des usagers.
Peuple du Burkina Faso
Chers Concitoyens de l’intérieur et de l’extérieur
A l’aube de l’année nouvelle, j’ai une pensée particulière pour toutes les victimes civiles et militaires du terrorisme. Je compatis à la douleur de leurs familles meurtries par leur disparition.
Je salue nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité et leur réitère mes encouragements et mon soutien indéfectible. Leur diligence et leur montée en puissance sur le front de la lutte contre le terrorisme et l’insécurité nous rassurent.
Grâce à notre détermination commune à rester debout, nous reprenons progressivement le dessus sur les forces du mal qui profitent des rancœurs de certains de nos compatriotes pour s’en prendre à notre Nation, à notre vivre ensemble et à notre unité. Quels que soient nos désaccords sur la manière de gérer nos affaires communes, rien ne peut justifier que l’on jette en pâture notre patrie aux marchands d’illusions et de la mort.
Le Burkina Faso ne cèdera pas à la terreur, d’où qu’elle vienne.
L’opérationnalisation en cours de la force conjointe du G5 sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et les trafics illégaux de tous genres, grâce à l’aide de nos partenaires, participera sans nul doute à anéantir ces forces du mal.
Toujours sur le front de la paix et de la stabilité, je me réjouis qu’à la suite du Forum sur la sécurité qui s’est tenu du 24 au 26 octobre dernier, nous ayons désormais une feuille de route claire et consensuelle, dont la mise en œuvre devrait permettre d’instaurer un système de sécurité efficace et responsable.
Par ailleurs, l’adoption de la loi de programmation militaire quinquennale permettra d’impacter non seulement les conditions de vie, et de travail de nos forces, tout en assurant la permanence de l’opérationnalité et l’efficacité de nos hommes sur le terrain.
Peuple du Burkina Faso
Chers Compatriotes
Garant de l’indépendance de la justice, j’invite particulièrement les acteurs de la justice à répondre aux attentes légitimes de lumière et de vérité pour les martyrs de toutes nos luttes, mais aussi pour tous ceux qui ont soif de justice dans notre pays. La fierté que nous éprouvons d’avoir un système judiciaire indépendant n’a de sens que s’il permet à tous les justiciables de pouvoir compter sur des juges intègres, impartiaux et soucieux de contribuer à l’avènement d’une société où la règle de droit s’impose comme la principale boussole.
C’est à ces conditions que les attentes pressantes sur l’ensemble des dossiers pendants devant les juridictions pourront connaitre un aboutissement diligent pour la plus grande satisfaction de tous.
C’est le lieu pour moi de saluer les efforts de la communauté des magistrats et du monde judiciaire pour la quête d’un système judiciaire efficace.
De même, le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale devra tout mettre en œuvre pour formuler, le plus rapidement possible, des solutions aux dossiers dont il a été saisi.
Je réitère mon engagement à faire de la vérité, de la justice et de la réconciliation nationale, les pierres angulaires de notre commune volonté de rassembler tous les fils et filles du Burkina Faso autour et dans l’œuvre de construction nationale.
Peuple du Burkina Faso
Chers Compatriotes
Je m’étais engagé à doter notre pays d’une nouvelle Constitution, celle qui marquera le passage de la quatrième République à la cinquième.
En effet, la commission chargée de l’élaboration du projet de constitution m’a remis son rapport au cours du mois de novembre.
Je voudrais adresser mes félicitations aux membres de cette commission et à son président qui ont mis l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus de toutes autres considérations, pour aboutir à un projet consensuel.
Pour ce qui concerne son adoption, j’entamerai dans les jours à venir, des rencontres de concertation avec toutes les forces vives de la Nation afin de dégager un consensus fécond sur son mode d’adoption. La validation de ce nouveau contrat social permettra d’approfondir la démocratie et de garantir notre marche commune vers le progrès social et la justice pour tous.
Peuple du Burkina Faso
Chers Compatriotes
L’année 2018 verra également l’opérationnalisation du Régime d’Assurance-Maladie Universelle dont la mise en œuvre graduelle renforcera la prise en charge des questions de santé au profit de nos populations.
A cet effet, je voudrais encourager tous les bénéficiaires à développer les bonnes pratiques afin de pérenniser ce système de prise en charge collective de la santé de tous et de chacun.
L’année nouvelle connaitra en outre la mise en place du Haut Conseil du dialogue social, instrument par excellence de la concertation permanente avec les partenaires sociaux.
Conformément à mon engagement d’impliquer la diaspora dans l’œuvre de construction nationale, j’annonce la tenue du premier forum de la diaspora dans le courant du premier semestre 2018.
Ce cadre permettra d’échanger de façon approfondie avec nos compatriotes sur les défis à relever ensemble.
Dans le même sens, le Gouvernement rendra opérationnel le dispositif du vote des Burkinabè de l’étranger.
Peuple du Burkina Faso
Chers Compatriotes
Mon engagement pour le changement n’est pas à négocier avec les forces rétrogrades qui tentent de déstabiliser notre pays. Avec le peuple burkinabè, j’ai la lourde responsabilité de bâtir un Burkina Faso d’opportunités pour tous.
C’est pourquoi j’en appelle à la responsabilité citoyenne de chacun et de chacune pour la consolidation de la démocratie et du progrès.
C’est ensemble que nous pourrons relever les nombreux défis qui se posent à nous dans le respect de l’autorité de l’Etat et des lois de la République.
Je voudrais solennellement inviter les familles burkinabè à s’impliquer davantage pour la culture et la promotion des valeurs citoyennes.
Je voudrais saluer l’implication du monde paysan et des travailleurs des secteurs publics et privés qui a permis à notre économie de renouer avec la croissance malgré une campagne agricole et un contexte international, particulièrement difficiles.
Peuple du Burkina Faso
Chers Compatriotes
En ces périodes de fin d’année, je pense aux malades et aux personnes en difficultés qui attendent ou poursuivent des soins à domicile ou dans nos formations sanitaires. Je leur souhaite un prompt rétablissement tout en adressant mes encouragements au corps médical qui se dévoue pour leur apporter les soins adéquats.
Je voudrais exprimer aux autorités coutumières et religieuses qui sans cesse portent le Burkina Faso dans leurs prières, la reconnaissance de la Nation pour toutes leurs initiatives de conservation de nos valeurs fondamentales et celles en faveur de la paix, et de la cohésion sociale.
J’ai également, en ces périodes de fête, une pensée pour les personnes vivant avec un handicap.
A toutes les composantes de la Nation, aux Burkinabè des villes et des campagnes, à nos compatriotes de la diaspora, aux travailleurs du secteur public et du privé, aux paysans, aux élèves, aux étudiants, aux enseignants, aux commerçants, je salue leurs efforts et je leur souhaite une excellente année 2018.
Aux soldats qui sont en mission sur le théâtre des opérations, aux Forces de défense et de sécurité mobilisées partout pour l’exécution de leurs missions, à tous les volontaires qui règlementent la circulation, particulièrement en ces derniers jours de l’année, je salue la bravoure et le courage.
Aux partenaires techniques et financiers du Burkina Faso, je renouvelle ma gratitude et je leur adresse mes meilleurs voeux pour l’année nouvelle.
Enfin, je salue les membres des communautés étrangères qui nous ont fait l’honneur de s’établir sur la terre libre et hospitalière du Burkina Faso.
Je leur adresse mes vœux de paix, de santé, de partage, de bonheur et de prospérité pour 2018.
Zéphirin Diabré, CFOP, s'est adressé à ses compatriotes
Ceci est une déclaration du Chef de file de l’opposition politique burkinabè, Zéphirin Diabré, à l’occasion du nouvel an.
Zéphirin Diabré, CFOP, s’est adressé à ses compatriotes
DECLARATION DU CHEF DE FILE DE L’OPPOSITION POLITIQUE A L’OCCASION DU NOUVEL AN 2018
Très chers compatriotes,
Filles et fils du Pays des hommes intègres,
Frères et sœurs de la Diaspora,
Frères africains et amis étrangers vivant au Burkina Faso,
Peuple du Burkina Faso,
L’Opposition politique est heureuse de vous souhaiter une très bonne et très heureuse année 2018.
A chacune et à chacun d’entre vous, à vos familles, à vos amis, à vos connaissances et à vos collègues de travail, nous souhaitons une nouvelle année porteuse de santé, de longévité, de succès, et de prospérité.
A notre cher pays, le Burkina, nous souhaitons une année de sécurité, de concorde, de paix et de progrès mieux partagé.
L’Opposition politique a une pensée toute particulière pour nos compatriotes de la diaspora, eux qui, de Paris à Abidjan, de Rome à Libreville, de Dakar à New York, portent au plus haut le flambeau du Burkina sur la scène mondiale.
Enfin, A tous ceux qui, venus d’autres pays, ont choisi de vivre et lutter avec nous, nous disons, soyez comme chez vous, et nous souhaitons une bonne année 2018.
2017 a été une année très difficile pour les burkinabé !
A cause de la gestion chaotique du pouvoir du MPP, notre pays est devenu un pays « yada yada » où tout va à reculons !
Ainsi que le révèlent les dernières enquêtes d’opinion, notre pays est dirigé par un gouvernement paresseux et incompétent en qui vous ne faites nullement confiance pour régler vos problèmes, et qui du reste n’a rien fait pour régler vos problèmes.
2017 aura encore été une année d’attaques terroristes tous azimuts, dont la plus meurtrière aura été celle du café Aziz. Ces attaques sont devenues si fréquentes qu’elles ne semblent plus étonner personne. Face à ces actes barbares et ignobles, nos premières pensées sont pour les victimes. Que Dieu, dans son immense bonté, accorde le repos à ces êtres chers arrachés si brutalement à leurs familles, et console les cœurs meurtris.
C’est le lieu pour l’Opposition politique de saluer le courage, le professionnalisme et le sens élevé du sacrifice de nos forces de défense et de sécurité, qui veillent sur la nation au péril de leur vie.
A tous nos valeureux officiers, sous officiers et soldats qui sillonnent actuellement les pistes désertiques du sahel, dans la nuit noire, la poussière et le froid, nous disons avec admiration et humilité: Bonne et heureuse année 2018 !
Très chers compatriotes,
Toute notre histoire a démontré que le Burkinabé est un homme de bravoure, un homme de courage
L’opposition politique sait très bien, que nos forces de défense et de sécurité travaillent dans des conditions très difficiles, et qu’elles consentent d’énormes sacrifices pour assurer notre quiétude à tous.
Nos officiers et nos soldats sont à l’image de nos parents et grands parents qui ont laissé des souvenirs glorieux sur les champs de bataille d’Europe et d’Indochine. L’Opposition politique sait que notre armée peut vaincre n’importe quel ennemi .Les récentes victoires obtenues sur les forces de la terreur en témoignent.
Mais nous avons un problème ! Et ce problème, disons le tout net, c’est la manière dont les secteurs de la Défense et de la Sécurité sont gérés aujourd’hui.
Nous ne gagnerons jamais cette guerre asymétrique si notre Défense et notre sécurité continuent à être gérées avec légèreté, et improvisation. Pour gagner cette guerre, nous avons besoin de compétence, de vision et de crédibilité à la tète de ces secteurs. Or, ceux qui gèrent aujourd’hui ces départements ne sont pas à la hauteur des enjeux.
L’opposition politique a déjà demandé au Président Kaboré le départ du ministre Simon Compaoré. Nous insistons, car pour nous, il n’a ni les compétences, ni la stature, ni la crédibilité pour mener ce combat. Notre jugement est le même pour ce qui concerne le secteur de la défense nationale. Et cette opinion rencontre celle de l’écrasante majorité des burkinabé.
Si les attaques terroristes sont imputables aux ennemis de la nation, l’organisation de la riposte relève du devoir de l’Etat.
Il est donc plus qu’ urgent que des mesures énergiques soient prises, pour redonner confiance à nos troupes, les galvaniser et engager l’assaut final contre les forces du mal !
Il est également crucial que nos compatriotes, y compris les agents de l’Etat, qui vivent au plus prés les angoisses, les dangers et les répercussions néfastes du terrorisme, dans les régions les plus exposées, soient assurés de la solidarité active de la Nation.
Très Chèrs compatriotes,
Le front social n’a jamais été aussi bouillant qu’en 2017. L’année qui s’achève aura été marquée par des grèves à répétions dans les secteurs public et privé. Ces derniers jours, c’est le secteur de l’éducation qui vit une crise grave.
L’Opposition politique est pleinement solidaire de tous les travailleurs Burkinabé qui luttent pour de meilleures conditions de vie. Cette solidarité est un devoir pour nous, car nos militants et sympathisants sont avant tout des citoyens et des travailleurs qui font face aux mêmes difficultés que l’ensemble de leurs compatriotes.
Un travailleur ne va en grève par plaisir. Il le fait parce qu’il n’a pas le choix.
C’est pourquoi nous interpellons vigoureusement nos autorités. Au lieu de passer leur temps à voir la main des opposants derrière les conflits sociaux, elles devraient plutôt accorder une oreille plus attentive aux doléances des travailleurs, et œuvrer dans le cadre d’un dialogue franc, à satisfaire leurs aspirations à de meilleures conditions de vie et de travail. C’est pour cela que le peuple les a élues !
C’est le lieu pour l’’Opposition de reconnaitre et de saluer l’ardeur au travail des Burkinabè. Nous rendons hommage à l’enseignant qui combat les mitrailleuses de l’obscurantisme, armé de son stylo, de sa craie et de sa foi en l’avenir du pays.
Nous encourageons les efforts de l’agent de santé, sans matériel et sans infrastructures adéquates, qui lutte pour sauver des vies. Nous saluons la bravoure du paysan, qui remue la terre et en cueille les fruits pour tous, malgré une pluie qui se fait rare.
Nous sommes reconnaissants aux ouvriers, aux commerçants, aux élèves et étudiants, aux particuliers, pour les efforts qu’ils déploient quotidiennement en faveur de la construction du Burkina Faso.
Nous saluons l’engagement de notre secteur privé, ces hommes qui entreprennent, qui construisent, qui créent et développent des entreprises, et qui offrent ainsi du travail à notre jeunesse et des salaires à leurs employés pour faire vivre leurs familles.
2017 n’a malheureusement pas apporté une amélioration au sort des centaines de milliers de jeunes plongés dans le chômage, ces travailleurs qui ont perdu leur emploi du fait de la fermeture d’usines ou de la perte de leur outil de travail.
L’éléphant PNDES tant annoncé depuis Paris est arrivé au Burkina avec tous les pieds cassés. Comme vous, nous entendons chaque jour siffler les milliards. Comme vous, nous ne voyons pas un seul franc !
L’Opposition invite instamment le pouvoir à se mettre réellement au travail en 2018, pour relancer véritablement l’économie, réveiller notre industrie, afin d’offrir des emplois décents à notre brave jeunesse, et permettre aux ménages de faire face à la vie chère.
Vous le reconnaitrez avec nous, la gouvernance qui nous été servie en 2017 laisse à désirer.
Le MPP a poursuivi sa politisation de la fonction publique, en privilégiant la nomination de ses militants incompétents, toute chose qui a considérablement diminué la réactivité de notre administration et sa capacité à concevoir et mettre en œuvre les projets de développement.
L’autorité de l’Etat a continué de se dégrader et l’incivisme des faibles, nourri par l’impunité des puissants, continue de plus belle. Le Burkina est devenu comme un pays laisse-guidon dont on ne sait pas où il va, et dont on se demande parfois s’il est même dirigé.
En 2017, la mauvaise gestion de la chose publique et la corruption ont connu des jours heureux, alimentés par le laxisme dans les nominations, et par la distribution des marchés de gré à gré que le vote de loi sur les PPP a autorisé. Des hommes d’affaires proches du MPP se sont enrichis, pendant que les hommes d’affaires honnêtes continuent de pleurer. Et notre économie est prise en otage par un clan de nouveaux riches créés de toutes pièces par le pouvoir actuel, et qu’il enrichit à chaque conseil de ministres.
Malgré les discours officiels qui célèbrent son indépendance, la justice de notre pays donne l’image d’une institution manipulée et instrumentalisée au profit de la stratégie électorale du MPP pour 2020.
Or, la justice doit dire le droit, en toute indépendance. Elle ne doit pas servir d’instrument de règlement de compte politiques, ou de moyen de neutralisation des adversaires politiques.
Enfin plus que jamais, le Burkina Faso reste un pays divisé. Les burkinabé espéraient qu’en 2017, le Président du Faso allait engager des initiatives fortes en faveur de la réconciliation nationale. Rien n’a été fait !
Les peuples avancent quand ils sont capables de solder leur passé quel qu’il soit. L’Opposition politique a toujours réaffirmé son attachement au tryptique Vérité-Justice- Réconciliation, étant entendu que notre justice doit être dépolitisée, juste, et être équitable pour tous.
Mais par-dessus tout, l’impératif de réconciliation est aujourd’hui plus fort que jamais. Nous sommes convaincus que seul un peuple réconcilié peut affronter sereinement les défis de la vie. Sans réconciliation nationale, il nous sera difficile de surmonter nos difficultés actuelles et encore moins de bâtir un avenir prospère pour nos enfants.
Dans un contexte de forte déprime, nos sportifs ont réussi à nous donner le sourire. L’Opposition politique est fière de nos sportifs de toutes les catégories, qui ont bataillé avec patriotisme pour arracher des victoires, particulièrement à la CAN 2017, aux Jeux de la Francophonie à Abidjan et au Tour du Faso. Aux artistes et autres professionnels de la culture qui ont bercé 2017 de leurs mélodies, de leurs touches et de leurs créativités, nous exprimons notre profond respect et nos vœux de succès.
Très chers compatriotes,
Il vous est surement arrivé, en 2017, de vous poser cette question : « Qu’est-ce qui arrive à notre pays ? »Votre inquiétude est légitime. Parce que votre déception est générale !
2018 sera-t-il mieux ? L’Opposition politique le souhaite de tout cœur, car l’opposition ne peut pas être contre ce qui est bon pour le Burkina.
Mais à vrai dire, sur la base de ce que nous avons déjà vu, nous sommes sceptiques comme vous tous. Nous sommes sceptiques parce que nos dirigeants ne nous semblent pas capables de relever le défi. Nous souhaitons vivement que le moment venu, le pouvoir nous démontre, preuve à l’appui, que nous avons eu tord d’être sceptiques.
Malgré nos divergences, nous ne perdons jamais de vue que nous sommes des Burkinabè, des frères et sœurs d’un même pays que nous voulons voir progresser et rayonner à travers le monde.
Dans tous les cas, la véritable responsabilité d’améliorer la situation de notre pays incombe d’abord au Président du Faso et à son parti, le MPP, et leurs alliés politiques, car c’est à eux que les Burkinabé ont confié la gestion du pays. Ils doivent retrousser leurs manches et attaquer de front les problèmes, au lieu de passer le temps à accuser l’ancien régime, oubliant que tous les projets qu’ils inaugurent actuellement en grande pompe, ont été initiés par ce dernier.
C’est pour cela que l’opposition exhorte le Président du Faso :
– A s’investir pleinement et entièrement dans la lutte contre le terrorisme, en changeant radicalement la méthode de gestion de nos questions de Défense et de Sécurité
– A instruire son Gouvernement pour engager un dialogue sincère avec les organisations syndicales pour négocier une paix sociale véritable,
– A renouer avec l’esprit de l’insurrection, en gérant le pays conformément aux valeurs et aspirations qui ont conduit notre pays au soulèvement populaire des 30 et 31 Octobre 2014,
– A œuvrer sincèrement pour la réconciliation nationale, afin de raffermir la cohésion nationale et permettre à notre pays de mieux affronter les défis qui l’assaillent.
Tout comme elle l’a fait en 2017, fidèle à sa mission, l’Opposition s’engage en 2018 à continuer de jouer pleinement son rôle de contre pouvoir, en se faisant l’écho de vos attentes, de vos déceptions et de vous souffrances, et en communiant d’esprit et d’action avec toutes les forces de changement de notre pays.
En particulier, l’opposition apportera sa contribution pleine et entière à la résolution de l’épineuse question de la réconciliation nationale, car elle est convaincue que c’est le chemin de l’avenir du Burkina Faso.
Mais notre action en tant qu’opposition républicaine n’aura de sens que si la majorité politique croit vraiment aux vertus de la démocratie, et accepte le partage des rôles qu’elle implique. Or, tel n’est pas le cas. Nous sommes en face d’un nouveau ancien pouvoir pour qui la seule démocratie qui vaille, c’est celle qui garantit ses intérêts et assure son hégémonie, quelque en soient les méthodes. Déjà, depuis Juin 2016, ce pouvoir a enterré les rencontres Majorité /Opposition qui offraient un cadre où s’exprimaient nos accords et nos désaccords sur les questions touchant à la vie du pays. Récemment encore, il n’a pas hésité, à débaucher des députés félons pour se fabriquer une opposition docile alors qu’il dispose déjà d’une majorité confortable au sein de l’Assemblée nationale. Cette méthode de prostitution politique n’honore pas notre démocratie. Elle est aux antipodes des valeurs autour desquelles notre peuple s’est insurgé.
Mais plus fondamentalement, ces manières de faire posent des questions sérieuses sur le sens des rapports entre l’Opposition et la Majorité qui nous gouverne et sur les limites de notre système démocratique. Elles nous interpellent tous, en tant que démocrates et citoyens, et nous imposent de tirer les enseignements qui s’imposent, pour le salut du Burkina, notre patrie à tous.
Très chers compatriotes,
Filles et fils du Pays des hommes intègres,
Frères et sœurs de la Diaspora,
Frères africains et amis étrangers vivant au Burkina Faso,
Peuple du Burkina Faso,
Très Bonne et très heureuse année 2018 !
Que Dieu bénisse et protège notre grand pays, le Burkina Faso !
L'ancien ministre de la sécurité sous la Transition, Colonel Auguste Denise Barry a été arrêté ce vendredi par la gendarmerie pour une tentative présumée de déstabilisation du pouvoir
C’est officiel. Le colonel Auguste Denise Barry a été arrêté ce vendredi par la gendarmerie dans le cadre d’une enquête relative à une tentative présumée de déstabilisation du pouvoir. L’éminence grise de la Transition et bras-droit de l’ancien Premier ministre, Yacouba Isaac a fondé il y a quelques mois un Centre d’études stratégiques en défense et sécurité (CESDS) qui a tenu il n’y a pas longtemps un forum sur la sécurité dans la bande sahélo-saharienne.
L’ancien ministre de la sécurité sous la Transition, Colonel Auguste Denise Barry a été arrêté ce vendredi par la gendarmerie pour une tentative présumée de déstabilisation du pouvoir
La Télévision nationale du Burkina a confirmé ce samedi l’arrestation du colonel Auguste Denise Barry, tout-puissant ministre de la sécurité sous la Transition politique et fondateur du Centre d’études stratégiques en défense et sécurité (CESDS).
Cette arrestation de l’éminence grise de la Transition s’inscrit dans le cadre d’une enquête relative à une présumée tentative de déstabilisation du pouvoir.
Une arrestation qui intervient au moment où des personnes accusées dans le cadre du putsch du 16 septembre, à l’image d’Eddie Komboigo, ex-président du CDP, ont été blanchi des charges qui pesaient sur eux.
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le samedi 30 décembre 2017, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 13 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à une nomination, accordé des remises de peines et autorisé des missions à l’étranger.
I.DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE HUIT (08) RAPPORTS.
I.1.1. Pour le compte du ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique :
– un décret portant remise de peines à l’occasion du nouvel an 2018.Ce décret permet d’accorder des remises de reliquat de peines à deux cent trois (203) détenus et une remise partielle de peines allant de trois (03) à huit (08) mois à cinq cent soixante-quatre (564) détenus condamnés.Les bénéficiaires de cette remise de peines sont sélectionnés parmi les condamnés à l’emprisonnement ferme ayant accompli la moitié de leur peine au moins, et choisis en raison de leur mauvais état de santé, de l’âge, de la minorité pénale ou de la vieillesse, de l’intérêt porté aux travaux dans les unités de production agricole, les ateliers et les chantiers des établissements pénitentiaires. Ces remises de peine sont une grâce présidentielle, prévue à l’article 54 de la Constitution du 2 juin 1991 et rendue applicable par la loi N°10-2017/AN du 10 avril 2017 portant régime pénitentiaire au Burkina Faso et le décret N°160 du 18 avril 1961 réglementant le droit de grâce.
I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
– un rapport relatif à la location de bâtiments au profit de l’Administration publique.Le Conseil a marqué son accord pour la location de deux (02) bâtiments à usage de bureaux au profit des ministères en charge de la Sécurité et de l’enseignement supérieur.
– un décret portant nomination d’un membre de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). L’adoption de ce décret permet la nomination de Monsieur Yssouf TOE, Mle 51 932 M, Inspecteur central des Douanes, Membre représentant l’Etat au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement à la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) pour un premier mandat de trois (03) ans.Cette nomination permet à la CENTIF de disposer de l’ensemble de ses membres statutaires afin de pouvoir délibérer valablement, conformément aux dispositions du décret N°2007-449/PRES/PM/MEF/MJ du 18 juillet 2007 portant attribution, composition et fonctionnement de la CENTIF.
– un décret portant approbation de la garantie autonome entre le Gouvernement du Burkina Faso et la société Zina solaire SA dans le cadre du projet de construction de la centrale électrique solaire de Zina. Cette garantie, régie par le Droit burkinabè couvre les obligations financières de la SONABEL et de l’Etat dans la convention spécifique et le contrat d’achat d’électricité.
– une ordonnance portant autorisation de ratification des accords de financement entre le Burkina Faso et la Banque africaine de développement (BAD). Ce financement de la Banque africaine de développement, d’un montant de 60,16 milliards de FCFA HT, est destiné au Projet de renforcement de la route communautaire Cu2a section Gounghin-Fada N’Gourma—Piega-frontière du Niger, d’un coût total de 125,75 milliards de F CFA HT. Le reste du financement est assuré par l’Union Européenne (18,370 milliards de francs CFA), la JICA (28,630 milliards de FCFA), la Commission de l’UEMOA (1,165 milliards de francs CFA) et l’Etat burkinabè (17,425 milliards de FCFA).
– une ordonnance portant autorisation de ratification d’un accord de don N°200 0002 115 et d’un accord de prêt N°200 0002 116 conclus le 18 décembre 2017 entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Fonds international de développement agricole (FIDA). D’un montant de 71,7 millions de dollars US, soit 40,1 milliards de FCFA, ce financement est destiné au Projet d’appui à la promotion des filières agricoles (PAPFA). Il vise à améliorer durablement la sécurité alimentaire et les revenus des exploitants agricoles intervenant dans la production et la valorisation de produits dans les filières riz, maraîchage, sésame et niébé dans les régions de la Boucle du Mouhoun, des Cascades et des Hauts-Bassins.
I.1.3. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :
– un décret portant création, attributions, composition, organisation et fonctionnement du Comité national de négociations commerciales (CNNC) au Burkina Faso.Le Gouvernement avait créé deux comités de négociations commerciales que sont :
– la Cellule nationale de suivi et de coordination de la mise en œuvre des accords de l’OMC créée par décret N°2000-400/PRES/PM/MCIA du 13 septembre 2000 ;
– la Commission nationale de mise en œuvre des Accords de partenariat économique (APE) dans le cadre des négociations entre l’Union européenne et la région de l’Afrique de l’Ouest créée par l’arrêté N°05-082/MCPEA du 05 septembre 2005.L’adoption de ce décret permet de fusionner ces deux organes ci-dessus cités en un seul dénommé : Comité national de négociations commerciales (CNNC) pour servir de cadre d’échanges et de réflexions sur toutes les questions relatives aux négociations commerciales.
I.1.4. Pour le compte du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique :
– un rapport relatif à une demande d’autorisation de négociation avec l’ONG African parks network pour la gestion durable et le financement du Parc national W. Le continuum écologique « W-ARLY-PENDJARI » est formé par les zones couvertes par la Réserve de biosphère transfrontalière du W, la réserve de biosphère de la Pendjari, le Parc national d’Arly ainsi que les réserves partielles attenantes et les zones villageoises de chasse.
Le Conseil a marqué son accord pour engager des négociations avec l’ONG African parks network dont les conclusions devront être soumises à son approbation.
I.2. AU TITRE DE LA DYNAMISATION DES SECTEURS PORTEURS POUR L’ECONOMIE ET L’EMPLOI, LE CONSEIL A ADOPTE TROIS (03) RAPPORTS.
I.2.1. Pour le compte du ministère des Infrastructures :
– un rapport relatif aux marchés des travaux d’aménagement de 117,95 Km de pistes dans le cadre du Programme d’urgence du Sahel (PUS-BF) par la procédure d’entente directe.
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :
– lot 1 : Entreprise Kangala, pour les travaux d’aménagement du tronçon Gorgadji (Emb. RN 23) Tasmakat (Emb. RR 03), d’un linéaire de 38,53 Km, pour un montant de un milliard cent quarante-sept millions quatre cent onze mille neuf cent quatre-vingt (1 147 411 980) F CFA TTC et le contrôle, assuré par TECHNI CONSULT, d’un montant de quatre-vingt-dix-sept millions cinq cent trente mille dix-huit (97 530 018) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de 8 mois ;
– Lot 2 : GECAUMINE, pour les travaux d’aménagement du tronçon Arbinda (Emb. RN 23) Gassiliki (marché) et Yebelga (Emb. RN 23) – Weldé – Kachirga, d’un linéaire de 32,63 Km, pour un montant de neuf cent soixante-dix-sept millions cent quarante-sept mille huit cent vingt-quatre (977 147 824) F CFA TTC et le contrôle, assuré par MEMO, d’un montant de quatre-vingt-trois millions cinquante-sept mille cinq cent soixante-cinq (83 057 565) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de 7 mois ;
– Lot 3 : ESDP, pour les travaux d’aménagement du tronçon Oursi (Emb. RN 04) Soukoundou, d’un linéaire de 25,02 Km, pour un montant de sept cent douze millions cinq cent vingt-cinq mille trois cent vingt-trois (712 525 323) F CFA TTC et le contrôle assuré par GIE, d’un montant de soixante millions cinq cent soixante-quatre mille six cent cinquante-trois (60 564 653) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de 6 mois ;
– Lot 4 : JOCER, pour les travaux d’aménagement du tronçon Boundoré (Emb. RD 04) Tankougounadié (Emb. RD 01), d’un linéaire de 21,77 Km, pour un montant de six cent soixante-douze millions sept cent cinquante-six mille cent soixante-treize (672 756 173) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de 6 mois ;
– Lot 5 : ACGI Sarl, pour les travaux d’aménagement du tronçon Markoye-Damban, d’un linéaire de 14 Km, pour un montant de quatre cent vingt millions (420 000 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de 5 mois ;
– Le contrôle des lots 4 et 5 est assuré par le Groupement BECTGC/BEGAT pour un montant de quatre-vingt-quatorze millions neuf cent quatre-vingt-quatre mille deux cent soixante-quinze (94 984 275) F CFA TTC avec des délais respectifs de 6 et 5 mois. Le montant global des attributions s’élève à trois milliards cinq cent neuf millions huit cent quarante un mille trois cent (3 509 841 300) F CFA TTC pour les travaux et de trois cent trente-six millions cent trente-six mille cinq cent onze (336 136 511) F CFA TTC pour le contrôle desdits travaux.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat, gestion 2017.
– un rapport portant approbation des propositions d’attribution de marchés de travaux complémentaires de réhabilitation de voiries dans la ville de Ouagadougou par la procédure d’entente directe.
Le conseil a marqué son accord pour l’attribution desdits marchés aux entreprises suivantes :
– Lot 1 : GLOBEX CONSTRUCTION pour les travaux de réhabilitation des sections urbaines de la route nationale RN 2, allant du rond-point du 2 octobre au début des travaux de raccordement de l’échangeur du Nord et de la route national RN 1, allant du rond-point des cinéastes au rond-point de la Bataille du rail d’une distance de 4,802 Km pour un montant de un milliard trois cent soixante-dix-sept millions deux cent treize mille six cent quatre-vingt-quinze (1 377 213 695) FCFA TTC, avec un délai d’exécution de quatre (04) mois.
Le contrôle des travaux est assuré par le bureau CAEM pour un montant de cent millions (100 000 000) FCFA TTC, avec un délai de cinq (05) mois.
– Lot 2 : Entreprise COGEB INTERNATIONAL pour les travaux de réhabilitation de la section de la rue Guillaume OUEDRAOGO, allant de l’avenue de l’Indépendance à l’avenue de la Liberté, de la section de l’avenue Houari BOUMEDIENE allant de la station Total de Koulouba à l’avenue Kwame N’KRUMAH, pour une longueur de 1,595 km, et les travaux d’assainissement complémentaire desdites voies, de la voie d’accès à la cité universitaire de Kossodo et de l’avenue DIMDOLOBSOM, pour un montant de un milliard cent soixante un millions quatre cent dix mille six cent soixante un (1 161 410 661) FCFA TTC, avec un délai d’exécution de quatre (04) mois.
Le contrôle des travaux est assuré par le bureau AGEIM pour un montant de quatre cinq millions (85 000 000) FCFA TTC, avec un délai de cinq (05) mois.Le financement est assuré par le budget de l’Etat, gestion 2017-2018.
I.2.2. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :
– un rapport relatif au projet d’aménagement de nouvelles zones industrielles aux sorties des villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso.
Le Conseil a marqué son accord pour le démarrage des activités de la phase I, relatives à la « déclaration d’utilité publique » des zones concernées.
II. COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre de l’Economie, des finances et du développement a fait au Conseil une communication relative aux résultats des estimations de la croissance en 2017 et des perspectives pour la période 2018-2020.
En ce qui concerne les résultats, il ressort qu’au plan interne, en dépit de la situation sécuritaire sous régionale et nationale préoccupante, de la persistance des revendications sociales, de la faible pluviosité et de son arrêt précoce combinés aux attaques des insectes nuisibles sur les cultures, l’activité économique en 2017 enregistre une accélération de son rythme de croissance.
Quant aux perspectives de croissance, elles restent solides sur la période 2018-2020. L’activité économique devrait donc maintenir son dynamisme en 2018. Elle pourrait connaître une tendance à la hausse en raison d’un environnement interne propice aux affaires et à la poursuite des investissements structurants dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES).
II.2. Le ministre de l’Energie a fait au Conseil une communication relative aux accords directs conclus entre l’Etat, Zina Solaire SA et les prêteurs, entre SONABEL, Zina Solaire SA et prêteurs et l’ensemble des documents contractuels du Projet Zina Solaire SA.
Le Conseil a marqué son accord pour l’approbation desdits accords.
III. REMISES DE PEINES
III. Il est fait remise du reliquat de leurs peines privatives de liberté aux condamnés ci-après désignés, soit pour des raisons de santé, soit pour leur ardeur au travail pénitentiaire, soit pour leur bon comportement ou en raison de leur minorité :
CENTRE PENITENTIAIRE AGRICOLE DE BAPORO
BELEM Zakaria
BOGNINI Bidian
KABORE Nogma dit Ali Halidou
NOMBRE Ali
TRAORE Boureima
ZOUNGRANA Issouf
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE BANFORA
BARRY Karim
BATIONO François
BOLY Alaya
BOLY Oumarou
KOAMA Zoyandé Ali
KONE Dramane
OUEDRAOGO Moumouni
SAWADOGO Alimatou
SIDIBE Demba
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE BOBO – DIOULASSO
AMUANCHUKINU Alex Amaechi Udogu
BANAO Sépilé
DABIRE Stéphane
DAVID Obasohan
DICKO Moussa
KAFANDO Issaka
LAMIZANA Boureima
NOMBRE Ali
OUATTARA Issaka
OUATTARA Moussa
OUEDRAOGO Hamidou
PORGO Moussa
SANFO Oumar
SANGARE Ernest
SANOU Abdoulaye
SANOU Kevin
SAWADOGO Adama
SINON Rasmané
SOUMADA Oumarou
TOE Adama
ZERBO Moustapha
ZOUNGRANA Issouf
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE BOGANDE
DABOURGOU Kiépandaga
HARO Marc
KOMONDI Sambo
TIABONDOU Biahonaba
TINDANO Namousdjari
TINDANO Tilbain
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE BOROMO
BADO Pierre
KOUSSOUBE Zalissa
TIANOU Boukary
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE DEDOUGOU
DIALLO Boureima
DIENDERE Nongba Daniel
HONKUY Prudence
KIENOU Jerome
KONDE Romain
ROMBA Alasane
SAWADOGO Lassina
SERE Issa
SEREPE Moumouni
TRAORE Karim
TRAORE Vérè Richard
ZINA Madou de Boureima
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE DIAPAGA
KANDE Tidiani
OUOBA Kamirini
SONDE Daouda
TANKOANO Oumboani
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE DIEBOUGOU
DABIRE Gislain
KABORE Yaya
KAMBOULE Bayolo
SOMDA Georges
SOME Kalice
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE DJIBO
DICKO Alou Amadou
MAIGA Hamidou
O70. ONGOIBA Aissétou Boukari
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE DORI
HAMA Kadri
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE FADA N’GOURMA
LANKOANDE Souleymane
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE GAOUA
DAH Bèbè Hubert
DEMBELE Yacouba
PALE Tihalè
PALE Tiéra
SOMA Oscar
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE KAYA
BARRY Moumouni
BEMBAMBA W. Thomas
DIALLO Allaye
DIALLO Mamoudou
DIANDE Oumarou
OUANGRAWA Madi
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE KONGOUSSI
BOENA Inoussa
DIALLO Oumarou
DIALLO Sayouba
OUEDRAOGO Adama dit Kaossi
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE KOUDOUGOU
BAZO Charles
COULIBALY Soumaila
KABORE Laurent
ROUAMBA Madi
ZIDA Alphonse
ZOMA Cyrille
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE KOUPELA
KANAZOE Mariam
RAMDE Roger
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE LEO
BARRY Adama
ZONGO Boukaré
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE MANGA
BONKOUNGOU David
DIMZOURE Ablassé dit Yang
KONDITAMDE Judicaël
PAKRE Adaro Alias Ange
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE NOUNA
COULIBALY Dami
DAKUO Bertin
SIABANA Siaka
SIGSAMA Adama
SOUMTOURA Issa
TERRA Amadou
TONDE Souleymane
TRAORE Célestin
TRAORE Cléopas
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE ORODARA
BALLO Salif
BAMABA Seydou de Badary
BARRO Bakari
BORE Adama
DIABAGATE PléGaoussou
SOUNTRA Siguignimé
TRAORE Eric Clément
TRAORE Ousmane de Issouf
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE OUAGADOUGOU
AGBEHEHIN Juled Razack
AZIZ Lokman
BADINI Salifou
BADOLO Joel
BAKO Emile
BAMBARA Fulbert
BAMBARA Stéphanie
BANDE Hamado
BASSEMA Youssouf
BONANET Salif
COMPAORE Sita
CONGO Issouf
COULABALY Sié Wilfried
DERRA Souleymane
DERME Idrissa
FATCHAO Kodjo Jules
ILBOUDO Antoine
ILBOUDO Modeste
ILBOUDO Moussa
KAFANDO Lassané
KINDA Grégoire
KOALA Wendlaboum Hilaire
KOMBASSERE Firmin
LENDE Assami alias Toni
LINGANI Halidou
MANDE Bassirou
MOROGO Adama
NANA Omar
NIKIEMA Adama
NIKIEMA Omar
NOMBO Wendpousdé
OUALI Soali
OUEDRAOGO Ali
OUEDRAOGO abdoulaye
OUEDRAOGO Adama
OUEDRAOGO Amado
OUEDRAOGO Harouna
OUEDRAOGO Idrissa
OUEDRAOGO Ismael
OUEDRAOGO Yéro
OUEDRAOGO Zamma
PAGMOGDA Hamed Daniel
RABO Ali
SALIM Djibril
SAMANDOULGOU Ibrahim
SANKARA Hamed
SAWADOGO Abdoul Raouf
SAWADOGO Rasmané
SEBGO Salif
SINARE Serges Gislain
SONDE Sayouba
TANDAMA Bassirou
TAPSOBA Pascal Amsa
TIEMTORE Souleymane
TIENDREBEOGO Hamed
TIENDREBEOGO Geoffroy
TIENDREBEOGO Omar
TONDE Raogo françois
TONTEPAMBO Souleymane
TRAORE Moussa
TRAORE Sidpasamdé Arnaud
TRAORE Zégué Aboubacar
ZAGRE Adama
ZONGO Abdoul Aziz
ZOUNGRANA Hamidou alias Diaz
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE OUAHIGOUYA
BOULO Harouna
OUEDRAOGO Lassané
OUEDRAOGO Rahim
OUEDRAGO Souleymane
SAWADOGO Bouba
SAWADOGO Boureima de Ousséni
TALL Issouf
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE TENKODOGO
DICKO Hamadou Hamadou
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE TOUGAN
BADO Bagnon
KIENTEGA Ibrahim
NIAMOUKARA Jerome
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE YAKO
BELEMSIGRI Eric
KABORE Issouf
NACOULAMA Nabasrogo Casimir
SONDO Soumaïla
SONDO Djibrila
SONDO Guédé
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE ZINIARE
COMPAORE Boukaré
CONGO Abdoulaye
SAWADOGO Abdou
La peine d’emprisonnement des condamnés dont les noms suivent qui ont montré une ardeur au travail dans les champs, chantiers et ateliers est réduite en raison de la durée inscrite au regard de leurs noms :
CENTRE PENITENTIAIRE AGRICOLE DE BAPORO
KAREMBIRI Bonaventure 4 mois
SAWADOGO Abdoulaye 4 mois
KAGAMBEGA Kuilga Aimé 5 mois
KONE Issa 5 mois
SAWADOGO Moubarak 5 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE BANFORA
BARRY Salif 3 mois
OO7. BARRY Ousmane 3 mois
HEMA Moussa 3 mois
KALMOGO Pato alias Jean-Pierre 3 mois
SOMA Doumabaina 3 mois
SOMA Sory 3 mois
SOMDA Bertin 4 mois
SOMDA Hypolyte 3 mois
ZONGO Alassane 3 mois
CISSE Amadou 4 mois
KARA Hamidou 4 mois
OUATTARA Drissa 4 mois
OUEDRAODO Iliasse 4 mois
SANGARE Sita alias Daïba 4 mois
SANOU Samson 4 mois
SAWADOGO Drissa 4 mois
SOURABIE Yacouba 4 mois
TAMBOURA Boukaré 4 mois
TINTO Ali 4 mois
BALLO Drissa 5 mois
FAYAMA Sylvain 5 mois
SANKARA Zakaria 5 mois
SIDIBE Alaye ….mois
SOMDA Nab 5 mois
SOULAMA Souleymane 5 mois
ANGO Boubacar 8 mois
SIDIBE Amadou 8 mois
SIDIBE Amidou dit Nafa 8 mois
O34. SOMA Diapo 8 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE BOBO–DIOULASSO
BARRY Faiçal 3 mois
DIALLO Adama 3 mois
BATIONO Robert 3 mois
NIAMPA Ibrahim 3 mois
SANOGO Mahama 3 mois
SANOU Moussa 3 mois
TONI Fatimata 3 mois
BOLY Djibril 4 mois
DABO SIdiki 4 mois
DIALLO Saadou 4 mois
DIBLONGO Souleymane 4 mois
DAO Arouna 4 mois
KABRE Issa 4 mois
KABORE Issa 4 mois
KIENOU Zakaria 4 mois
KINDO Amadé 4 mois
KUENAE Ivonne 4 mois
MILLOGO Issa 4 mois
NEBIE Dramane 4 mois
OUATTARA Madou 4 mois
OUATTARA Moussa 4 mois
OUEDRAOGO Boukaré 4 mois
OUEDRAOGO Djibril 4 mois
OUEDRAOGO Souleymane dit Wendsongnamba 4 mois
OULE Madou 4 mois
SANKARA Souleymane 4 mois
SANOU Souleymane 4 mois
SAWADOGO Abdoulaye 4 mois
TALL Issa 4 mois
TRAORE Abdoul Aziz 4 mois
TRAORE Konde Oumar 4 mois
TRAORE Moussa 5 mois
BATIENE Moumouni 5 mois
DEME Ragnangnéwendé Wenceslas 5 mois
KABORE Harouna 5 mois
KOUADIO Konan 5 mois
OUEDRAOGO Zakaria 5 mois
ROUAMBA Abdoul Razak 5 mois
SANOU Amadou dit Michel 5 mois
SAWADOGO Souleymane alias Solo 5 mois
TCHOUMKEU Emmanuel 5 mois
BARRO Adama 6 mois
BELEM Abdoulaye 6 mois
DAO Arouna 6 mois
DAKUYO Olivier alias Sam 6 mois
SABA Issaka 6 mois
SIRIBIE Souleymane 6 mois
TRAORE Toufam 6 mois
OUATTARA Aboubacar 8 mois
SAWADOGO Boukari 8 mois
SAWADOGO Boureima 8 mois
SEREME Moussa 8 mois
SOLGA Wodi Davy 8 mois
TRAORE Aboubacar 8 mois
DICKO Missana 8 mois
KAMBOUA Lonhoua 8 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE BOGANDE
DIABOUGA Liyaba 4 mois
YARGA Soukou 4 mois
BIKIENGA Saidou 5 mois
LANKOANDE Ardjima de Harba 5 mois
LANKOANDE Thimothé 5 mois
NAMOUNTOUGOU Diagnoagou 5 mois
TAMBIGA Bandiba 5 mois
GAYERI B. Victor 6 mois
NADINGA Domanipo 6 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE BOROMO
BARRY Abdoulaye 3 mois
BARRY Pathé 3 mois
BOLY Noufou 3 mois
PINDE Loté 3 mois
SANKARA Oumar 3 mois
TAMBOURA Ousmane 3 mois
BAMOGO Daniel 4 mois
BARRY Djibrina 4 mois
BARRY Ramata 4 mois
SANKARA Tamingsom 4 mois
SAWADOGO Maurou 4 mois
SOMA Ernest 4 mois
BOLY Hassim 5 mois
GUIRA Abdoul Ouahab 5 mois
SANFO Harouna 5 mois
OUEDRAOGO Seydou 6 mois
BANDE Yacouba 8 mois
BARRY Zakaria 8 mois
DA Thierry 8 mois
KONE Bakari 8 mois
SIDIBE Sita 8 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE DEDOUGOU
BIDIGA Alassane 4 mois
BLA Simoke 4 mois
DAYO Pascal 4 mois
DICKO Aida 4 mois
OUEDRAOGO Malicky 4 mois
SAWADOGO Ibrahim 4 mois
ZOUNGRANA Rasmané 4 mois
BORO Soumaila 5 mois
DIALLO Issa 5 mois
KIENOU Kiri 5 mois
PARE Dramane 5 mois
DAO Alassane 6 mois
KOMI Malick 6 mois
MOUKORO Sabéré 6 mois
TIAHOUN Bozimavo 6 mois
COULIBALY Bonaventure 8 mois
COULIBALY Dimbabi 8 mois
COULIBALY Samou 8 mois
DAKUYO Jean 8 mois
ZIE Harouna Roland 8 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE DIAPAGA
BAHADJO Moussa 4 mois
BARRY Ali de Hamadou 4 mois
COULIDIATI Boama 4 mois
NIOULA Kouma 4 mois
NIOULA Yempabou 4 mois
BARRY Hamadou 5 mois
DIALLO Ousmane 5 mois
DAMBRE Issouf 8 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE DIEBOUGOU
BATIONO YiriZonon Fabrice 3 mois
KAMBOULE Ganwane 3 mois
KIENTEGA Daouda 3 mois
TRAORE Sidiki 3 mois
DABIRE Achiraf 4 mois
DIALLO Tahirou 4 mois
FARMA Karim 4 mois
KAMBIRE Sowor 4 mois
TALL Hamadou 4 mois
BENAO Harouna 5 mois
KAM Bonkounté 5 mois
OUATTARA Honoré 6 mois
SOMDA Koun-win dit Romaric 6 mois
SOME Jean claude 6 mois
TRAORE Issa 6 mois
PALENFO Sami Mabongno 8 mois
TOURE Tahirou 8 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE DJIBO
KIENI Hamadoum 3 mois
DICKO Amadou Idrissa 4 mois
DICKO Hamadou HAMADOUM 4 mois
DICKO Ousmane Djibrilou 4 mois
DICKO Tidiane 4 mois
KABORE Issa 4 mois
CISSE Hamadoum 5 mois
DIA Abdoulaye 5 mois
DICKO Abdoulaye Amadou 5 mois
DICKO Abdoulaye Yéro 5 mois
DICKO Hamidou Adama 5 mois
DICKO Sitta 5 mois
DICKO Hassane Sita 6 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE DORI
DICKO Boubacar Amadou alias Rasta 3 mois
DIALLO Alou Mamoudou 3 mois
HAMA Ag Ibhalamag 4 mois
BOUBACAR Séni 5 mois
DASSONDA Koka 6 mois
RAMDE Yemdaogo alias Job 6 mois
TINDANO Aldjouma Alfa alias Domaye 6 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE FADA N’GOURMA
BANDE Abdoulaye 4 mois
KONDIA Yempabou 4 mois
ZONGO Oualiyou 4 mois
BOLY Mahamoudou 5 mois
DIALLO Saydou 6 mois
KOUARA Adiaradara Barthélémy 6 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE GAOUA
DA Tounondiré 3 mois
DEME Mamoudou 3 mois
KAMBOU Aimé 3 mois
KAMBOU Oho Akissi 3 mois
OUEDRAOGO Hamidou 3 mois
SOME Dabouo 3 mois
COULIBALY Adama 4 mois
DIALLO Issouf 4 mois
GOUBA David 4 mois
HIEN Daguité 4 mois
PALENFO Jean de Dieu 4 mois
SANKARA Salif 4 mois
SOME Banhoro 4 mois
TIOYE Fliman 4 mois
DA Sié Samuel 5 mois
DA Too 5 mois
DA Dieudonné 5 mois
DIABATE Aboubacar 5 mois
KABRE Nassirou 5 mois
KAMBOU Aristide 5 mois
SANOU Adama 5 mois
YOUI Bienvenu Bèbè 5 mois
SOME Kodjo dit Goba 8 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE KAYA
KANDE Kotido 3 mois
KOURAOGO Mahamadi 3 mois
OUEDRAOGO Emilien 3 mois
OUEDRAOGO G. Eric 3 mois
PAFADNAM Mahamado 3 mois
TRAORE Amadou 3 mois
SIMPORE Wahabou 3 mois
ZONGO Barthélémy 3 mois
BAMOGO Sayouba 4 mois
OUEDRAOGO Harouna 4 mois
SAWADOGO Pamoussa 4 mois
SEBGO Boukaré 4 mois
SONDE Boureima Hamado 4 mois
YAMEOGO Soumaila 4 mois
CISSE Ousséni 5 mois
KOMBASSERE Issaka Eli 5 mois
MONE Santara 5 mois
NAGABILA Oumarou 5 mois
SORE Seydou 5 mois
OUEDRAOGO Assami 6 mois
OUEDRAOGO Hamado 8 mois
OUEDRAOGO Nagabila 8 mois
OUIMINGA Wendatta 8 mois
SAWADOGO Rasmané 8 mois
Et
OUEDRAOGO Harouna (condamné à vie) 20 ans
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE KONGOUSSI
KAGOYE Issa 3 mois
BADINI Boukaré 4 mois
OUEDRAOGO Seydou 4 mois
BOUGMA Emmanuel 4 mois
DIALLO Issa 4 mois
DIANDE Issaka 4 mois
DICKO Boura 4 mois
DIALLO Amado 5 mois
OUEDRAOGO Hamidou 5 mois
AWA Alpha Seydou 6 mois
BANDE Alidou 6 mois
DAKISSAGA Ismaël 6 mois
SAWADOGO Jean Marie 6 mois
ZOUNGRANA Sougri-Nooma Romaric 6 mois
DICKO Sidi dit Anga 8 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE KOUDOUGOU
BADO Madou 3 mois
BAMOUNI Ossolo Félix 3 mois
GANDEMA Dramane 3 mois
GUE Ibié de Yalayon 3 mois
SAWADOGO Issaka 3 mois
YAMEOGO Bertrand 3 mois
BAKOUALA Pierre 4 mois
BAYILI Bazona 4 mois
BATIONO Baoma 4 mois
IDO Bession 4 mois
NASSA Bassirou 4 mois
SORGHO Bertrand 4 mois
ZOMA Richard 4 mois
KONDOMBO Madi 5 mois
BARRY Oumarou 6 mois
KIENTEGA Félix 8 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE LEO
KONATE Nafion 3 mois
NACRO Ayouba 3 mois
NACRO B. Yacouba 3 mois
NAPON Kwamé Ahmed Marius 3 mois
KIEMDE Adama 4 mois
BARRY Souleymane 5 mois
BONKOUNGOU Albert 5 mois
DIALLO Ousséni 6 mois
KABORE Koudbi 6 mois
BARRY Amidou 8 mois
BARRY Idrissa de Abdoulaye 8 mois
BARRY Idrissa de Yamba 8 mois
BARRY Moussa 8 mois
DADJAN Akim 8 mois
DIALLO Moumouni 8 mois
NIGNAN Djamel 8 mois
NIGNAN Mamourou 8 mois
SAKANDE Adama 8 mois
SAKANDE Issaka 8 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE MANGA
CONGO Saidou 3 mois
BADO Doviayi Sylvain 4 mois
CONGO Koumyagna Dieudonné Mohamed 4 mois
CONGO Souleymane 4 mois
DIPAMA Victor 4 mois
ILBOUDO Pibi Honoré 4 mois
SIMPORE Harouna 4 mois
SEDOGO Yacouba 4 mois
TIEMTORE Adama 4 mois
TIEMTORE Harouna 4 mois
YAGUIBOU Sékoari alias Kaba 4 mois
ZOUNGRANA Kiswensida 4 mois
ZOUNDI Jean Aziz 4 mois
BAGA Mohamed 5 mois
BILGO Salfo 5 mois
COMPAORE Abdou 5 mois
OUEDRAOGO Rasmané 5 mois
TIETIEMBOU Aouchagué 5 mois
KAMPA Issouf 6 mois
OUEDRAOGO Adama 6 mois
BARRY Idrissa 8 mois
HAOUYA Boukaré 8 mois
OUENA Korsè 8 mois
RECTOUMDA Abdoul Fatao 8 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE NOUNA
ROMBA Thomas 3 mois
KOETA Tahirou 4 mois
SANGARE Salifou 4 mois
TRAORE Bertin 4 mois
TRAORE Cyriaque Hiabé 4 mois
SIDIBE Dramane 5 mois
SOUMTOURA Sadou 5 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE ORODARA
BARRO Moussa 3 mois
BARRO Souleymane 3 mois
COULIBALY Sié dit Fatogoma 3 mois
DAO Daouda 3 mois
TRAORE Moussa 3 mois
TRAORE Salif 3 mois
KONATE Boukary 4 mois
OUATTARA Fousseni 4 mois
SANKARA Adama 4 mois
TRAORE Seydou 4 mois
BARRY Boukari 5 mois
BARRY Sibiri 5 mois
OUATTARA Brahima 8 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE OUAGADOUGOU
AMOUSSOU Malherbe C.N.T Sékou 3 mois
BADO Boureima 3 mois
BAMOGO Oumarou 3 mois
BONKOUNGOU Gaston 3 mois
BOUNDE Boubacar 3 mois
COMPAORE Fabrice de Hamidou 3 mois
DAKOURE Gueswendé 3 mois
GUINKO Abdoul Fataf 3 mois
IBRANGO Noufou 3 mois
KABORE Aboubacar 3 mois
KABORE Romaric 3 mois
KIENDREBEOGO Mohamed 3 mois
LANKOANDE Moussa alias Souleymane 3 mois
LINGA Mohamed 3 mois
MARANGA Alidou 3 mois
NIKIEMA Hermann 3 mois
OUEDRAOGO Faicale 3 mois
OUEDRAOGO Madi 3 mois
OUEDRAOGO Patindé 3 mois
OUEDRAOGO Salifou 3 mois
SAMUEL Loveth 3 mois
SEDOGO Zakari 3 mois
SINARE Kader 3 mois
SORO Kolo 3 mois
SOUDRE Hayatou 3 mois
TAPSOBA Adama 3 mois
TAPSOBA Mohamed Lamine 3 mois
TIENDREBEOGO Amado 3 mois
TIENDREBEOGO Hervé 3 mois
WELGO Souleymane 3 mois
YANGANI Edmond 3 mois
YOUGBARE Bertrand 3 mois
ZIDA Mahamadi 3 mois
ZONGO Souleymane 3 mois
ZOUNGRANA Jean Yves 3 mois
AKOUWERABOU Pohssé Azdine 4 mois
ALADIPO Adekunie Ibrahim 4 mois
ANEYAN Sylvain 4 mois
BAGUIAN Adama 4 mois
BAMOGO Adama 4 mois
BAMBARA B. Prospère 4 mois
BAMBIO Julien 4 mois
BANCE Amidou 4 mois
BARRO Abdoul Aziz 4 mois
BATIONO Judicael 4 mois
BAYALA Bruno 4 mois
BERE Téwendé Raoul Ulrich 4 mois
BIKIENGA Boukaré 4 mois
COMPAORE Fabrice 4 mois
CONVOLBO Ibrahim 4 mois
COMPAORE Kouka Sayouba 4 mois
DIALLO Abou 4 mois
DIALLO Alassane 4 mois
DIALLO Souleymane 4 mois
DICKO Hama 4 mois
DRABO Souleymane 4 mois
FOFANA Alassane 4 mois
GUIRA Adama 4 mois
GOUBA Isaac 4 mois
GUIGMA Karim 4 mois
ILBOUDO Abdou 4 mois
ILBOUDO Hamado 4 mois
ILBOUDO Ousmane 4 mois
ILBOUDO Saïdou 4 mois
KABORE Issouf 4 mois
KABORE Mathieu 4 mois
KABORE Abdoulaye 4 mois
KABORE Ousmane Mouni 4 mois
LOUGUE Karim 4 mois
MANDE Yassia 4 mois
MAMA Soumaila 4 mois
MINOUNGOU Roger 4 mois
MOYENGA Noel 4 mois
NACOULMA Patrice 4 mois
NANA Issaka 4 mois
NANA Norbert 4 mois
NIKIEMA Benjamin 4 mois
NAYAGA Arba Etienne 4 mois
NIKIEMA Denis 4 mois
NIKIEMA Nébila Arouna 4 mois
NIKIEMA Pierre 4 mois
NIKIEMA Rasmané 4 mois
ONADJA Karim 4 mois
OUANDAOGO Mahamoudou 4 mois
OUANGRAWA Souleymane 4 mois
OUEDRAOGO Abdoulaye 4 mois
OUEDRAOGO Abdou 4 mois
OUEDRAOGO Aboubacar 4 mois
OUEDRAOGO Adama de Karim 4 mois
OUEDRAOGO Amadou 4 mois
OUEDRAOGO Hamed 4 mois
OUEDRAOGO Assami 4 mois
OUEDRAOGO Boureima 4 mois
OUEDRAOGO Eustache 4 mois
OUEDRAOGO Issa 4 mois
OUEDRAOGO Issaka 4 mois
OUEDRAOGO Issaka de Hamado 4 mois
OUEDRAOGO Michel 4 mois
OUEDRAOGO Thierry Oswald Christian 4 mois
PODA Samuel 4 mois
SALOU Eric Gilles 4 mois
SAMARA Jacques 4 mois
SAMANDOULGOU Issouf 4 mois
SANKARA Adama alias SANFO Issa 4 mois
SAWADOGO Daouda 4 mois
SAWADOGO Lassané 4 mois
SAWADOGO Ousmane 4 mois
SEDOGO Tikuiga dit Adama 4 mois
SIMPORE Kader 4 mois
SOKOUNDO Souleymane 4 mois
SYLLA Soriba 4 mois
TALL Salifou 4 mois
TAPSOBA A wendgomdé 4 mois
TAPSOBA Issaka 4 mois
TAPSOBA Mahamadi 4 mois
TAPSOBA Oumarou 4 mois
TARGUIMA Silvain 4 mois
TEGUERA Adama 4 mois
TONDE Ablassé 4 mois
TOUGMA Ibrahim 4 mois
TRAORE Moustapha 4 mois
TRAORE Moustapha 4 mois
YAMEOGO Mohamed 4 mois
ZARE Aziz 4 mois
ZIDA Adama alias Adama édenté 4 mois
ZONGO Abdoulaye 4 mois
ZOURE Joel 4 mois
ZOUNGRANA Harouna 4 mois
ANDANI Aboubacar 5 mois
BILLO A Moumouni 5 mois
BLEDOU Kouamé Philippe 5 mois
DABO Bassirou 5 mois
DIARRA Mahamadi 5 mois
DICKO Hamidou 5 mois
DONYIRE Amado 5 mois
KABORE Simplice 5 mois
MOUSSAVOU Dan Wilfried 5 mois
OKORO Ukudu Asika 5 mois
OSAS Bose 5 mois
OUEDRAOGO Guetawendé Isinore 5 mois
OUEDRAOGO Kassoum 5 mois
OUENA Koudongon 5 mois
SAWADOGO Mahamadi 5 mois
SAWADOGO Saïdou 5 mois
SORGHO Pascal 5 mois
TOE Gnoussou 5 mois
TONDE Fayçal 5 mois
YAGO Issa 5 mois
ZOMA Christophe 5 mois
ZONGO Malik 5 mois
BICABA Arnaud 6 mois
GUENE Abdoulaye 6 mois
OUEDRAOGO Abdoul Sibiri 6 mois
SANKARA Abdoul Aziz 6 mois
GAGRE Lambila alias BAMOGO Issa 8 mois
KABORE T Vincent 8 mois
OUEDRAOGO Emmanuel 8 mois
SOULI Gilbert 8 mois
TIEMTORE Soumaïla 8 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE OUAHIGOUYA
DIARRA Abel 3 mois
DICKO Issa 3 mois
GADIAGA Amadoum 3 mois
GUIRO Moussa 3 mois
IDI Zoubeirou 3 mois
KARAMBIRI Daouda 3 mois
OUEDRAOGO Boureima 3 mois
ROMBA Soumaila 3 mois
SAWADOGO Abdoul Razai 3 mois
SIMPORE Moussa 3 mois
DIALLO Saïdou de Moustapha 4 mois
OUEDRAOGO Bassirou 4 mois
OUEDRAOGO Rasmané 4 mois
OUEDRAOGO Saidou de Salam 4 mois
OUEDRAOGO Yacouba de Amadé 4 mois
GONDE salam 5 mois
KONE Yaya 5 mois
LANKOANDE Diataga 5 mois
OUEDRAOGO Rabédyam dit Papou 5 mois
ZOROME Adama 5 mois
ZOUNGRANA Ambroise 5 mois
OUEDRAOGO Félix 8 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE TENKODOGO
KABORE Mahamadi 4 mois
KOANDA Madi 4 mois
LOBANE Abdou 4 mois
LOBANE Daouda 4 mois
NANGA Ali 4 mois
NONNI Maliki 4 mois
OUEDRAOGO Ali 4 mois
OUEDRAOGO Karim 4 mois
OUEDRAOGO Ousmane 4 mois
OUEDRAOGO Simon 4 mois
SALBRE Ousmane 4 mois
SANA Kadré 4 mois
SAWADOGO Pamoussa 4 mois
YABRE Noufou 4 mois
YAMEOGO Barthélémy 4 mois
ZANNE Oumarou 4 mois
ZOUNGRANA Yliassé 4 mois
ZOURE Abdoul Souleymane 4 mois
SANDWIDI Noé 5 mois
SANDWIDI Stanislas 5 mois
SOUKA Jérome 5 mois
BANCE Sidiki 6 mois
BANDE Mamoudou 6 mois
DIALLO Yacouba 6 mois
GANDRE Jacob 8 mois
NARE Salfo 8 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE TOUGAN
FOROGO Issouf 3 mois
GORO Lanko 3 mois
CISSE Boureima 4 mois
PARE Martin 4 mois
SOW Seydou 5 mois
ZERBO Marcel 5 mois
SOW Rodrigue 8 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE YAKO
OUEDRAOGO Yassia 3 mois
SANFO Aboubacar 3 mois
KANGUI Moussa 4 mois
BAYALA Bassombié 5 mois
SONDO Dénis 5 mois
YOUGBARE Nikiemdaogo 6 mois
BARA Lamine 8 mois
LANKOANDE Jean-Paul 8 mois
MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE ZINIARE
KANAZOE Abdoul-Aziz 3 mois
OUEDRAOGO Antoine 3 mois
SODRE Halidou 3 mois
TIENDREBEOGO Abdoul-Aziz 3 mois
TIENDREBEOGO Romuald 4 mois
ZIDA Bernard 5 mois
SOURGOU Kassoum 6 mois
SONDE Oumarou dit Bébé 8 mois
SONDE Ousmane 8 mois
Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,
Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national
Le président congolais, Denis Sassou NGuesso, face aux parlementaires réunis en congrès ce 30 décembre à Brazzaville
Face à la représentation nationale, députés et sénateurs réunis en congrès, ce 30 décembre 2017, le président Denis Sassou-N’Guesso a réitéré le combat actuel du Congo, celui de la promotion de la bonne gouvernance qui a pour corollaire, son décollage économique. Pour cela, sanctionner restera la pierre angulaire de la gouvernance face à la fraude, la corruption, la concussion, le trafic d’influence, le laxisme.
Le président congolais, Denis Sassou NGuesso, face…
A travers les parlementaires, le président de la République avait rendez-vous avec son peuple ce jour. Faisant l’Etat de la Nation en 2017 devant le parlement réuni en congrès, Denis Sassou N’Guesso a martelé sur la nécessité de rompre avec les comportements déviants, parlant ainsi de la « rupture », sa directive d’avril 2016.
En effet, dans son discours d’investiture en avril 2016, le chef de l’Etat congolais invitait ses compatriotes à la « dénonciation et à la cessation avec les anti-valeurs, qui constituent un véritable frein à la marche vers le développement ». Mais, « près de deux ans après l’énoncé de cette directive (rupture), je réitère mes propos pour dire que la rupture concerne la lutte contre les anti-valeurs. C’est la primauté du droit et de la justice sur l’arbitraire et l’impunité », a expliqué le chef de l’Etat. Pour lui, « ce postulat tire son objectivité de l’application du principe de la sanction ».
Denis Sassou N’Guesso a fait observer que cette directive a été très vite « tourné en dérision, même à des niveaux responsables ». Le président de la République invite en fait tous les Congolais, notamment ceux qui ont le pouvoir de décision à mettre un terme au laxisme, source de la perpétuation de l’impunité. La recherche effrénée d’assises par les hommes politiques, notamment est à l’origine des comportements décriés, selon Denis Sassou N’Guesso. « L’expression de l’impunité tient assurément du clientélisme et du fait électoraliste exacerbés, au nom d’une interprétation erronée de l’exercice démocratique, par la mauvaise gestion du pluralisme politique dans notre pays, la recherche effrénée d’assise, d’influence et de leadership qui consacrent la faiblesse des uns et des autres devant la nécessité de la sanction », a-t-il estimé.
Dans l’optique d’’atteindre les résultats dans le combat contre les anti-valeurs, le chef de l’Etat congolais enjoint aux décideurs de faire « la rupture doit se compléter de la rigueur, afin que la sanction s’impose à tous les échelons de la hiérarchie sociale, économique et administrative ». Il s’agit d’appliquer la loi de façon stricte et donner à la « rupture » son sens le plus profond et l’Etat se chargera, chaque jour de traquer les anti-valeurs, a promis le président congolais.
…aux parlementaires congolais réunis en congrès ce 30 décembre à Brazzaville
Le Procureur de la République et les parlementaires ont été pris pour exemples dans la perpétuation de l’impunité. « Dans notre pays, aucune disposition n’interdit aux procureurs de la République de se saisir des dossiers délictueux, y compris ceux portant sur des crimes économiques », a déclaré Denis Sassou N’Guesso qui s’est interrogé sur ce pourrait bien justifier le fait que les Députés et Sénateurs ne soient pas capables de mener une enquête parlementaire. « Qui donc empêche, par exemple, aux représentants du peuple que sont les députés et les Sénateurs d’exercer une prorogative constitutionnelle, l’enquête parlementaire », a ajouté le chef de l’Etat qui a décliné sa responsabilité dans cette espèce de démission collective des élus du peuple.
Invitant les Congolais au travail, le président de la République a appelé ses compatriotes au changement de comportement : « La crise doit nous aider à changer certains comportements», a-t-il renchéri.