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Campagne cotonnière 2017-2018 au Burkina : IFC participe au financement pour 28,5 millions d’euros

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IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec la Société Générale et BNP Paribas, financent la campagne cotonnière au Burkina Faso.

Paris, France, 15 janvier 2018 – IFC, un membre du Groupe de la Banque mondiale, a annoncé la signature, le vendredi 12 janvier 2018, d’une convention de financement de la campagne cotonnière 2017-2018 au Burkina Faso. Le montant de la convention est de 65 millions d’Euros. IFC contribue 28,5 millions d’Euros au financement, tandis que la Société Générale et BNP Paribas contribuent respectivement 28,5 millions d’Euros et 10 millions d’Euros.

Le financement permettra à la SOFITEX d’assurer l’achat du coton aux producteurs, puis son égrenage et son acheminement vers les ports d’Abidjan, de Cotonou et de Lomé pour exportation vers les marchés internationaux.

Cette facilité permet également de financer le stockage plus efficace du coton, ce qui contribue à réduire le niveau de pertes après les récoltes. L’amélioration de la productivité agricole et la réduction des pertes après les récoltes sont des points essentiels dans la stratégie de l’IFC en matière d’agriculture favorable au climat.

«IFC croit en la SOFITEX et au Burkina Faso » a déclaré Mr. Samuel Dzotefe, Manager de IFC pour l’Agro-Industrie en Afrique Sub-Saharienne. « Nous nous réjouissons de la qualité de notre partenariat avec la SOFITEX, la Société Générale et BNP Paribas. Quand on sait que le coton fait vivre plus de trois millions de Burkinabè et représente la seconde source de devises pour le pays, l’IFC est particulièrement heureuse de contribuer, à travers diverses initiatives, à préserver un secteur vital pour la croissance économique du pays ».

IFC finance depuis 2015

IFC finance la SOFITEX depuis 2015. Cette année-là, en partenariat avec la Société Générale, l’IFC a contribué à une facilité de crédit de 70 million d’Euros pour la campagne cotonnière. Ce financement a été renouvelé une troisième fois en 2017 pour un montant de 90 million d’Euros, avec la participation de la BNP Paribas.

Depuis novembre 2016, IFC, la Banque Mondiale et la SOFITEX collaborent pour la mise en œuvre du Projet sur la gestion de l’eau et l’irrigation pour les petits producteurs. Le projet accompagne les producteurs de la SOFITEX dans une meilleure gestion de l’eau et des sols grâce notamment à des aménagements antiérosifs et à l’utilisation des eaux pluviales pour une irrigation d’appoint. A terme, il permettra aux producteurs d’augmenter le rendement de leur coton et ainsi leurs revenus.

Les investissements et les services conseils au Burkina Faso font partie des efforts d’IFC pour encourager le développement d’une agriculture favorable au climat dans la région du sahel. Ils font également partie des engagements du Groupe de la Banque mondiale pour soutenir le Programme National de Développement Economique et Social du Burkina Faso.

Source : Banque mondiale

Houndé : Le MPP à la rencontre de ses militants du Tuy !

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La délégation était conduite par Issa Dominique Konaté, vice-président du Bureau exécutif national du MPP

Une mission du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), conduite par Issa Dominique Konaté, vice-président du Bureau exécutif national dudit parti, accompagné d’une forte délégation, a échangé avec les militants MPP de la province du Tuy, ce vendredi 12 janvier 2018 à Houndé.

La délégation était conduite par Issa Dominique Konaté (micro), vice-président du Bureau exécutif national du MPP

La délégation conduite par Issa Dominique Konaté comprenait par des membres du Bureau exécutif national du MPP ressortissant de la région des Hauts Bassins, des membres du gouvernement et députés ressortissants de la région. Cette prise de contact entre dans le cadre des tournées du bureau politique MPP dans les 13 régions du pays.

La délégation avait pour mission de faire le point depuis la rentrée politique du parti, d’aborder la question de la réorganisation de ses structures, d’expliquer notamment la directive prise par le parti pour les renouvellements de ces structures, de faire le bilan des réalisations du programme du parti MPP et du gouvernement.

Exercice de redevabilité vis-à-vis de la base

Issa Dominique Konaté et ses camarades ont eu donc l’occasion amplement de donner à leurs militants des détails sur ce qui a pu être fait dans la région des Hauts Bassins et particulièrement dans la province du Tuy.  Cela participe de redevabilité du bureau national du parti vis-à-vis de leur base afin de rendre compte de ce qui se fait. « Car le manque d’information ou la mauvaise circulation de l’information fait que par fois l’intoxication prend le pas sur la vérité ».

Pour la mise en place des structures, M. Konaté rappelle à tous que le parti MPP est démocratique et qu’il y a des critères pour être éligible ou occuper un certain nombre de responsabilités.  Ces critères, dit-il, sont très clairs et il faut sensibiliser les militants à la base pour plus de transparence.

Abordant la question du bilan, il dira que «pleines de choses sont faites dans la région, malheureusement la communication n’est pas assez ». La présente rencontre a été l’occasion pour les participants locaux de s’exprimer, d’exprimer leurs attentes.

«Tout le monde en ressort comblé et très satisfait »

Les habitants des zones non loties de la ville de Houndé ont exprimé leurs besoins et ont eu des réponses claires qui sont entre autres la canalisation d’eau et l’électrification.

«Houndé est appelée à devenir un véritable pôle de développement à côté de Bobo Dioulasso et sa croissance urbaine mérite d’être planifiée, il faut de  la patience pour faire de Houndé une référence de développement », a confié M. Konaté.

Pour les responsables de la présente mission du MPP à Tuy, tout le monde en ressort comblé et très satisfait.

Par ailleurs, une rencontre extraordinaire a été convoquée par le 1er vice-président, ce dimanche 14 Janvier 2018, sur instruction du Bureau national, pour résoudre un certain nombre de préoccupations et rassurer les uns et les autres.

Gafoura Guiro/Houndé

Burkina Demain

UPC : Les structures de la Kossi renaissent de leurs cendres

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Dans la cadre de la réorganisation de l’UPC dans la province de la Kossi, le député Adama SOSSO, Secrétaire général national du parti et Correspondant de ladite province, a tenu une séance de travail avec les cadres de la localité. C’était le samedi 13 janvier 2018 à Nouna.

Au présidium, le député Adama Sosso au milieu

Pour planter le décor, l’honorable SOSSO a présenté ses vœux du nouvel an aux cadres et personnes ressources de l’UPC/Kossi. Il a notamment souhaité paix, cohésion, santé et succès à ses camarades de la province.

Adama SOSSO a également transmis les salutations militantes du Président du parti, Zéphirin DIABRE, aux cadres et personnes ressources.

Le premier sujet à l’ordre du jour avait trait à la vie de l’UPC. Le Secrétaire général national a retracé le contexte de naissance du parti, les succès et les limites de l’organisation, ainsi que l’origine de la crise au sein du groupe parlementaire UPC. M. SOSSO a rassuré les cadres de la Kossi, que le parti avance malgré cette dernière épreuve.

Les cadres ont posé des questions pour plus d’éclaircissements sur certains points évoqués. Ils ont aussi réaffirmé, à l’unanimité, leur appartenance à l’UPC, et salué l’engagement et le leadership du Président Zéphirin DIABRE.

Le second sujet était relatif à la réorganisation de l’UPC/Kossi. Toutes les structures du parti dans la province ayant été dissoutes, le député Adama SOSSO avait été nommé Correspondant pour superviser la mise en place rapide d’autres structures plus solides.

Dans ce sens, Adama SOSSO a informé les cadres que d’autres réunions seront convoquées en vue de désigner de nouveaux correspondants communaux et les responsables des unions communales et provinciales (femmes, anciens, marchés et yaars, secteurs structurés).

D’ici la date du congrès, les participants à la séance de travail comptent terminer la mise en place de nouvelles structures prêtes à relever les défis de l’UPC dans la Kossi.

Avant de quitter Nouna, le député SOSSO et une délégation de cadres sont allés rendre une visite de courtoisie au Chef de canton.

Le Secrétariat national à l’Information et à la Communication de l’UPC

 

«Pays de merde» : le Nobel Wole Soyinka l’a vu venir et a pris les devant!

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Wole Soyinka, une véritable force morale vivante du continent

«Un vieux assis voit plus loin qu’un jeune débout», dit-on. S’il y a quelqu’un qui incarne aujourd’hui mieux ce dicton africain, en ce moment face à la vague d’indignation suscitée par les propos «pays de merde» de Donald Trump, c’est bien le prix Nobel de littérature, Wole Soyinka (84 ans), force morale vivante du continent, lui qui n’a pas hésité à déserter les Etats-unis avec l’avènement de Donald Trump à la Maison Blanche.

Wole Soyinka, une véritable force morale vivante du continent

Dans nombre de milieux africains ou afro-africains, on s’agite, condamne, proteste ou appelle à des excuses publiques suite à l’annonce des propos du président américain Donald Trump qui a qualifié jeudi dernier, les pays d’immigration vers les Etats-unis dont Haïti et des Etats africains, de «pays de merde».

Tout se passe comme si toutes ces personnes qui crient aujourd’hui leur indignation étaient surprises des propos de Donald Trump qui  n’a jamais caché dès le départ, ses intentions de privilégier à n’importe quel prix les intérêts des Etats-unis. Il l’a toujours répété «L’Amérique d’abord».

Et peut-être même, à y voir de près, parmi ceux qui se plaignent aujourd’hui de Trump, sont ceux-là mêmes qui l’applaudissaient hier pour ses virulents diatribes. Et maintenant que le venin trumpiste s’est dirigé sur leur pays, voilà qu’ils le traitent de tous les noms d’oiseau.

Soyinka voyait venir le risque

Face cette attitude ambivalente des Africains et Afro-africains d’ici et d’ailleurs, l’on ne peut s’empêcher de penser à ce digne fils de l’Afrique, une incontestable force morale vivante, un «trésor humain vivant» comme on dirait chez nous. Il s’agit du prix Nobel africain, le célèbre écrivain et dramaturge nigérian, Wole Soyinka. A 84 ans, Soyinka incarne bien cet adage africain «un vieux assis, voit plus loin qu’un jeune débout».

Ainsi, voyant d’un mauvais œil, pendant la dernière campagne présidentielle américaine, une éventuelle élection de Donald Trump à la Maison Blanche, le prix Nobel de littérature 1986, n’avait pas hésité à exprimer ses inquiétudes et à alerter les Américains et l’opinion internationale sur le danger que cela représentait. «Je suis contre l’érection de murs, particulièrement dans les esprits des gens», soutenait-il.

Sur ce coup, Soyinka jouait parfaitement son rôle d’éveilleur de conscience et c’était aux électeurs américains de choisir leur président en dernier ressort. Et ils l’ont fait au grand dam de l’écrivain : Donald Trump. A l’annonce de la victoire de Donald Trump, le Soyinka avait deux options de vie à faire : rester aux Etats-unis et vivre ce qu’il craignait de voir, entendre ou quitter les Etats-unis afin de ne pas assister à ce qui adviendrait.

Il a opté de quitter les USA à temps

Wole Soyinka choisira la dernière option qui n’était pas la plus facile. Il fera même dans le spectacle en annonçant le 1er décembre 2016 avoir déchiré sa « carte verte » qui lui a permis de travailler toutes ces années (près de 20 ans)  aux États-Unis, notamment au département des Affaires afro-américaines de l’université de New-York où il était attaché. Dans la foulée, Wole Soyinka annonçait qu’il retournerait dans son pays, le Nigéria. Finalement, cinq mois plus tard, en avril 2017, le grand homme de lettres va s’installer en Afrique du Sud où un poste de professeur lui a été confié à l’université de Johannesbourg.

Avec ce qui se passe aujourd’hui, notamment les propos choquants de «pays de merde» prononcés par le locataire de la Maison Blanche ; ces paroles de Wole Soyinka, «ça me faisait horreur de penser à ce qui allait se passer avec Trump», sonnent comme une prémonition.  Et c’est cela aussi la sagesse africaine merveilleusement incarnée par le Prix Nobel.

Christian Tas

Burkina Demain

Propos de Donald Trump : Réaction de Jean-Baptiste Natama

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Jean Baptiste Natama a condamné les ces écarts de langage du président Trump

Jean Baptiste Natama, ancien candidat à l’élection présidentielle burkinabè de 2015 et ex-directeur de cabinet de l’ancienne présidente de la Commission de l’Union africaine ; a réagi sur sa page Facebook aux propos « pays de merde » du président américain. Sa réaction.

Jean Baptiste Natama a condamné ces écarts de langage du président Trump

«Au nom de quels droit et principe un chef d’état, en l’occurrence, le président des États Unis d’Amérique, se permet-il un écart de langage aussi discourtois que méprisant, en traitant d’autres pays, notamment africains, de « merde »?

Qu’on ne s’y méprenne car nous connaissons ceux qui, foutent la merde à travers le monde, au nom d’une certaine hégémonie qui a été bâtie sur l’exploitation des ressources économiques et sociales de l’Afrique grâce à la traite négrière et au pillage de nos matières premières.

Faits qui, face à la conscience humaine, représentent des crimes ignominieux et abominables contre l’humanité qui ont été commis sous le voile d’une prétendue œuvre de civilisation et d’une morale douteuse et qui ne leur donnent pas le droit de continuer de jouer aux objecteurs de conscience vis-à-vis des autres peuples au nom d’une morale dite universelle totalement aux antipodes de la leur.

Ces écarts de langage que je condamne fermement sont de nature à porter préjudice au devoir de promotion de la paix universelle et de la cohabitation pacifique entre tous les peuples du monde qui, incombe à toutes les nations sensées et responsables, dans l’intérêt de l’humanité.

Je salue les concitoyens de ce dirigeant qui se sont démarqués de lui et condamné avec fermeté ses déclarations, tout en les rassurant du sens de discernement que nous avons, en tant qu’africains, quant à l’appréciation que nous faisons desdites déclarations. Je les exhorte à demeurer dans le camp de ceux qui, œuvrent inlassablement pour l’avènement d’un monde meilleur, indépendamment des conjonctures et contingences qui rythment notre existence quotidienne d’humains.

Je me félicite de la réaction du gouvernement du Botswana qui, en tant que premier pays africain, a émis une vive protestation par voie diplomatique et invité la SADC, l’Union africaine ainsi que tous les pays progressistes du monde à condamner sans réserve les propos hautement irresponsables, répréhensibles et racistes de ce dirigeant et à exiger des excuses de sa part.

Il importe, par ailleurs, de lui rappeler qu’en tant que dirigeant de cette grande et noble nation qu’est la nation américaine, il a le devoir d’appliquer et de faire appliquer ce principe de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme selon lequel « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. »

Vive l’amitié entre les peuples!
Vive la cohabitation pacifique entre les peuples!
Vive l’égalité des races et des peuples!
Vive le respect entre les races et les peuples!
Vive la paix universelle! »

JBN

Assurance au Burkina : L’UAB lance  »Auto Sécure »

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Le présidium au lancement du nouveau produit de l'UAB

La société d’assurance UAB a présenté ce matin à la presse, son nouveau produit d’assurance dénommé ‘’Auto Sécure’’. Cette présentation qui fait office de lancement officiel de ce produit, s’est déroulée ce vendredi 12 janvier 2018 à Ouagadougou, en présence de son directeur général Soumaila Sorgho, accompagné de ses proches collaborateurs.

Le présidium au lancement du nouveau produit de l’UAB

Répondre aux besoins de sa clientèle dans un secteur très concurrentiel. C’est l’objectif poursuivit par cette nouveauté dans la gamme de produit d’assurance proposée par l’UAB IARDT.

Qu’est ce que ‘’Auto Sécure’’ ?

C’est un produit d’assurance qui offre trois solutions au souscripteur afin d’alléger sa souffrance en cas d’accident de son véhicule a expliqué le directeur général Soumaila Sorgho.  Elle comporte deux formules. Ainsi, Selon la formule choisie, les garanties consistent d’abord au remorquage de la voiture endommagée. Il se fait même sur demande téléphonique. Mais cela n’est possible que si le véhicule endommagé est situé dans un rayon de 120 km de Ouagadougou ou de Bobo-Dioulasso.

Ensuite, le remplacement momentané de la voiture endommagée par un véhicule du même standing. Le directeur général dira sur ce point que « nous mettons à la disposition de l’assuré un véhicule de remplacement pour lui permettre de faire ses courses ».

La mise à disposition du véhicule à l’endroit de l’assuré a une « durée maximale de 7 jours et un kilométrage de 120 km/jour », au-delà, l’assuré s’en charge  des frais supplémentaires.

Enfin, le constat de l’accident à l’amiable, fait par un représentant de UAB. Cette garantie précise le directeur technique Benoît Sana, « n’est mise en œuvre qu’en cas d’accident de circulation entre le véhicule assuré UAB IARDT et un autre véhicule ». Cependant, ajoute t-il que, dans le cas où aucun accord n’est trouvé entre les deux sinistrés le conducteur du véhicule assuré peut faire recours aux agents pour le constat.

En tout état de cause, il faut noter que l’assurance à ‘’Auto Sécure’’,  concerne les clients ayant déjà souscrit à l’assurance ‘’ Tout Risque Automobile’’ de UAB précise Benoît Sana.

L’innovation de UAB IARDT  à travers ‘’Auto Sécure’’

Selon le directeur commercial Patrice Compaoré, ‘’ Auto Sécure’’ vient apporter deux grandes différences dans le milieu actuel des assurances. L’une c’est la distance du lieu du sinistre. Sur le marché actuel fera t-il noter, « la distance est de 100 km, alors que nous, nous proposons 120 km ». L’autre chose c’est la tarification. « Notre supprime est la plus faible par rapport à ce qui est proposée sur le marché », argumente le directeur commercial.

Notons qu’il s’agit de deux formules qui sont proposées dans ce nouveau produit. On a la formule classique avec une supprime de 25.000f cfa et la formule privilège avec une supprime de 45.000f.

Joachim Batao

Burkina Demain

Propos « blessants » de Trump : La colère du Sénégal exprimée à l’ambassadeur américain à Dakar

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Le chef de la diplomatie sénégalaise, Sidiki Kaba, a protesté contre les propos de Trump

Suites aux propos d’hier de Donald Trump qualifiés de  «blessants et dérangeants » par la présidence de la Commission de l’Union africaine ; le Sénégal est monté au créneau ce vendredi par le biais de son chef de la diplomatie Sidiki Kaba, instruit par le président Macky Sall. Me Kaba a en effet convoqué ce 12 janvier l’ambassadeur des Etats-unis à Dakar, Tulinabo Mushingi, bien connu au Burkina Faso, pour comprendre et lui passer ce message de protestation et plein d’indignation.

Le chef de la diplomatie sénégalaise, Sidiki Kaba, a protesté contre les propos de Trump

«Le gouvernement de la République du Sénégal a appris avec une vive indignation les propos outrageants et racistes contre Haïti et l’Afrique, tenus par le Président Donald Trump lors d’une réunion le 11 janvier 2018 à la Maison Blanche.

Le Gouvernement de la République du Sénégal dénonce et condamne fermement ces propos inacceptables qui portent atteinte à la dignité humaine, celle de l’Afrique et de sa diaspora en particulier, ainsi qu’à la coexistence pacifique et aux bonnes relations entre les peuples.

En conséquence, sur instructions de SEM le Président Macky SALL, l’Ambassadeur des Etats-Unis à Dakar a été convoqué ce jour par le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur qui lui a formellement remis la présente note de protestation du Sénégal.

Fait à Dakar le 12 janvier 2018»

Tulinabo Mushingi, ambassadeur des Etats-unis au Sénégal a été convoqué pour qu’il donne des explications sur la sortie blessante de son président

Burkina Demain

Comment la gendarmerie burkinabè a refusé de se faire embarquer dans une affaire de Face….

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Des citoyens burkinabè zélés, l’on en trouve encore dans ce Burkina post-insurrectionnel. C’est le cas de ce jeune Ouagalais qui est tombé, en navigant sur Facebook, sur une publication critique sur le président Roch Marc Christian Kaboré et son régime. Il décida d’en faire une affaire personnelle et se précipita dans la gendarmerie la plus proche pour formuler une plainte contre l’auteur de la publication.

Les gendarmes qui ont reçu ce citoyen apparemment plus ‘’rochiste’’ que les ‘’rochistes’’ l’ont écouté attentivement jusqu’au bout. Ils ont tout de suite compris le risque qu’ils couraient vis-à-vis de l’opinion publique s’ils se lassaient embarquer dans cette affaire de publication sur Facebook contre le président Kaboré et son pouvoir. Mais, ils décident de ménager leur interlocuteur pour ne pas le frustrer. Ils lui expliquent alors gentiment qu’ils ne s’occupaient pas de ce genre d’affaires.

Et de lui recommander la justice s’il tenait absolument à faire une plainte contre l’internaute. Or, tout le monde sait bien que le processus judiciaire peut bien démarrer à la gendarmerie qui l’un des bras opérationnels de l’appareil judiciaire. Le citoyen en question l’a lui aussi compris et a préféré renoncer à son initiative qui lui aurait peut-être permis de taper dans l’œil bienveillant du président du Faso et de son entourage.

Mais, pour lui, la déception était quand même grande puisqu’avant de se rendre à la gendarmerie il avait promis à des camarades médusés, qu’il allait faire regretter à l’internaute son crime de lèse-président. Mais, de quoi s’agit-il au juste  ?

Ce que l’internaute a écrit et qui dérangeait le citoyen

En substance, voici ce qu’a écrit l’internaute et qui a apparemment choqué le citoyen désireux de porter plainte :

«Le Burkina au bord du gouffre

Roch n’est pas entouré d’incompétents, c’est lui-même le principal incomp… ! Je suis trop déçu par sa gestion du pouvoir, après avoir vécu l’insurrection avec le peuple. A la prochaine insurrection, je crains fort que les Burkinabè ne fassent pire que le Rwanda. Les ressentiments sont forts, la déception est trop grande. Comment fait-il pour se boucher à la fois les oreilles, les yeux, la bouche et le cœur ? Cet homme a un incroyable talent dans l’immobili… et l’incomp… Puisse Dieu leur venir en aide, lui et son clan, le jour où la colère du peuple grondera… »

Post peut- être osé mais…

Le post en question est peut-être osé mais ce n’est pas nouveau dans le ciel burkinabè. Les charges de l’ancien ministre de la culture, Tahirou Barry, à sa démission du gouvernement, ne sont pas très éloignées de ces propos de l’internaute, même si Barry n’est pas allé jusqu’à la comparaison avec le Rwanda. Laurent Bado, président du PAREN a prédit aussi le pire pour le régime Kaboré si la gestion du pays ne changeait pas. Mais, ces personnages publics qui se sont exprimés dans des médias, n’ont jamais fait l’objet de poursuite judiciaire. Où était notre citoyen quand Barry et Bado s’exprimaient au vu et au su de tout le monde ? Si eux ils peuvent s’exprimer sans être inquiétés, l’internaute peut s’exprimer aussi sans être inquiété. La liberté d’expression doit être la même pour tout le monde. C’est bien inscrit dans notre Constitution.  En cela, on pourrait dire que les gendarmes ont su se montrer garants de notre loi fondamentale en refusant de s’engager dans une initiative à la limite partisane.

Christian Tas

Burkina Demain

Vidéos de gendarmes racketteurs : Des sanctions de complaisance ?

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L’on se souvient qu’au mois de décembre dernier, deux vidéos montrant des gendarmes burkinabè rackettant des individus aux postes de contrôle ont beaucoup circulé sur les réseaux sociaux. Il fallait sans doute réagir au sein de la hiérarchie pour préserver l’image d’intégrité du corps aux yeux des populations. Cependant, la réponse apportée par la hiérarchie de la gendarmerie à  cet ‘’incident’’ n’est pas de nature à convaincre.

Hier lundi 8 janvier 2018, le chef d’état-major de la gendarmerie nationale, le colonel Marie Omer Bruno Tapsoba a annoncé que des sanctions ont été prises contre les « racketteurs », a-t-on appris par nos confrères de AIB.

Apparemment la question de l’authenticité des vidéos ne s’est pas posée du tout. Car, à en croire AIB, le colonel a déclaré que les pandores en cause ont été « identifiés » c’est pourquoi ils ont été « relevés de leurs fonctions » puis « sanctionnés ».

Tout ça est bien beau mon colonel et contribue à n’en point douter, à la volonté de la hiérarchie à conserver l’honneur de ce prestigieux corps.

Cependant le caractère polysémique des mesures ‘’conservatoires’’ du corps, prises à l’encontre de ces pandores donnent lieu à  trop de commentaire au sein de l’opinion publique.

On suppose que la hiérarchie a jugé utile de communiquer sur cette affaire qui n’honore pas les forces de l’ordre burkinabè en général et la gendarmerie en particulier afin d’apporter une réponse définitive à cet ‘’incident’’ et dissuader les probables futurs « racketteurs ». Le hic, c’est le fond du message. Il n’est pas à la hauteur de l’ampleur du mal causé par ces vidéos. Le premier responsable aurait dû fournir les précisions sur les sanctions.

Par exemple quand on informe l’opinion que ces gendarmes ont été relevés de leurs fonctions, que renferme cette sanction ? Que doit-on comprendre par-là ? Ils ont été sanctionnés. Quelles sanctions ? On pourrait même se demander où est allé l’argent racketté ?

En conséquence, si sanction il y a eu, pourquoi on n’est pas allé au bout de la communication en les précisant clairement ? Cela aurait contribué à tirer les choses au clair et à clore le débat sur cette affaire.

Ce qu’il ne faut pas perde de vue aussi, c’est que l’une de ces vidéos serait tournée à la frontière nigérienne, il pourrait s’agir de citoyens nigériens, donc de membre de l’espace CEDEAO où l’on prône la libre circulation des personnes et des biens. Attention donc à la réciprocité même si on n’ignore pas aussi ce qui se passe dans nos frontières avec les pays voisins.

Joachim Batao

Burkina Demain

Campagne faunique 2017-2018 : Accroître la contribution du secteur à l’économie nationale

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Le Ministère de l’Environnement, de l’Economie Verte et du Changement Climatique a procédé le mardi 19 décembre 2017 à Pama, chef-lieu de la province de la Kompienga, dans la région de l’Est, au lancement officiel de la campagne d’exploitation faunique 2017-2018. Placée sous le haut patronage du Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, cette campagne se tient sous le thème «Promotion du tourisme intérieur dans les aires protégées pour une optimisation de la valorisation économique et socio-culturelle des potentialités fauniques ».

En plaçant la campagne sous ce thème il s’agit de relever les nombreux défis qui se posent au secteur de la faune de sorte qu’elle puisse continuer de jouer ses multiples rôles, à savoir alimentaire, culturelle et socioéconomique.

Le choix de ce thème dénote également, d’une part la volonté du  ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique à  favoriser le débat sur la problématique de la valorisation de nos aires protégées, notamment celle à vocation faunique, et d’autre part à analyser la faisabilité d’une promotion du tourisme interne dans les aires protégées ; l’objectif étant de permettre à ces aires d’être viables et surtout qu’elles continuent de jouer leur rôle de créateurs d’emplois verts et de promoteur du développement socioéconomique.

En effet, la faune représente l’une des plus importantes richesses naturelles renouvelables de notre pays, mais sa gestion est minée par d’énormes difficultés dont l’une des plus importantes reste le braconnage. Au cours des dix dernières années, le Burkina Faso a enregistré un nombre important de cas de braconnage d’éléphants. A cela s’ajoute le tarissement précoce des points d’eau dans certaines aires fauniques ; toute chose qui occasionne des pertes importantes au niveau de la faune, avec des conséquences certaines.

Ainsi, au cours de ces cinq dernières années, l’on a constaté une baisse drastique du nombre de touristes, notamment d’origine étrangère dans les aires de protection fauniques pour le tourisme de vision et la chasse sportive. Par ailleurs, il est à noter l’occupation anarchique de certaines aires fauniques par des exploitants illégaux, le développement de l’orpaillage dans les périphéries et à l’intérieur de ces aires ainsi que l’utilisation de produits chimiques très dangereux pour la faune.

Des mesures pour la réussite de la campagne d’exploitation faunique 2017-2018

Le ministère de l’Environnement de l’économie verte et du changement climatique a entrepris un certain nombre de mesures en vue de la réussite de la campagne d’exploitation faunique 2017-2018. Il s’agit du respect de la réglementation relative à l’exploitation de la faune, notamment par le recouvrement des taxes et redevances de licences annuelles de gestion des concessions, des licences de guides de chasse, des redevances de permis de chasse, la collecte des taxes d’abattage et le suivi des quotas par zone. Aussi, le département ministériel poursuivra la mise en œuvre du plan triennal du « Projet d’atténuation du stress hydrique sur la grande Faune (PASHF) » qui permettra de réaliser ou de réhabiliter les infrastructures hydrauliques dans les aires fauniques et le renforcement des capacités des acteurs de la gestion de la faune et la mise en place d’un programme de suivi de leurs activités par une équipe pluridisciplinaire.

L’application de ces mesures devrait permettre de renforcer l’état de conservation de nos ressources, d’assurer une meilleure gouvernance des aires protégées, d’améliorer les recettes publiques, et de faire la promotion du secteur faunique au Burkina Faso.

Campagne d’exploitation 2016-2017, un bilan satisfaisant

Au Burkina Faso, la faune constitue un important soutien socio-économique de la population. En effet, notre pays dispose de 78 aires classées dont 28 à vocation faunique. C’est ainsi qu’une réforme de la gestion de la faune engagée en 1995 a permis d’instituer une approche tripartite qui implique l’Etat, les communautés locales et le secteur privé afin d’améliorer la gouvernance des aires protégées, d’accroître le cheptel faunique et la contribution de ce secteur à l’économie nationale. Du reste, la campagne d’exploitation faunique 2016-2017 a enregistré un bilan satisfaisant, bien qu’elle se soit déroulée dans un contexte de crise économique et financière internationale, d’insécurité dans la sous-région ouest-africaine, de menaces terroristes, de persistance des effets des changements climatiques, et de la recrudescence du braconnage, surtout celui de l’éléphant.

Au cours de cette saison, l’on a dénombré 303 chasseurs sportifs et 3 443 touristes reçus, le prélèvement de 424 mammifères et 10 513 oiseaux gibiers, une production de venaison  évaluée à 86,398 tonnes et une recette financière directe de 542 724 544 francs CFA répartie entre le Trésor public, les Concessionnaires, les Communautés riveraines et les collectivités.

Autres acquis remarquables, c’est la participation du Burkina Faso à des rencontres de haut niveau sur la criminalité environnementale et la lutte contre le braconnage des éléphants, la finalisation du processus de reconnaissance du parc d’Arly comme patrimoine mondiale de l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), la régularisation des contrats de gestion pour 16 concessions et, le dédommagement des victimes de dégâts d’animaux sauvage suite à l’adoption du décret n° 2016-111/PRES/PM/MEEVCC/MATDSI du 23 Mars 2016 portant conditions et modalités de réparation des dommages causés par certaines espèces animales sauvages au Burkina Faso.

La chasse est la traque d’animaux dans le but de les capturer ou de les abattre. Elle est soumise à une réglementation et le braconnage est sa pratique en dehors du cadre légal. Selon les dispositions de la loi N°003-2011/AN du 05 avril 2011 portant code forestier au Burkina Faso (art 123), la saison de chasse est déterminée chaque année par arrêté du ministre en charge de la faune. C’est ainsi que la saison 2017-2018 est fixée du 1er décembre 2017 au 31 mai 2018.

Ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique