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Me Titinga alias Naaba Panantugri : «J’ai travaillé 45 ans sans prendre un jour de repos»

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Naaba Panantugri, grand poète et homme de culture, se définit aussi comme un grand travailleur

Le travail était l’une des valeurs reconnues au Voltaïque, aujourd’hui Burkinabè. Me Pacéré Frédéric Titinga, devenu Naaba Panantugri de Manega, reste l’un des grands dépositaires de ces valeurs caractéristiques du Burkinabè d’antan. Ce week-end à l’occasion des festivités de sa première année de pouvoir traditionnel, le grand poète et homme de culture s’est fait le devoir d’inviter la jeune génération à toujours s’adonner au travail.

Naaba Panantugri, grand poète et homme de culture, se définit aussi comme un grand travailleur

En ce début d’année où l’on souhaite les vœux à tout vent, Naaba Panantugri de Manega, plus connu sous le nom de Pacéré Frédéric Titinga a tenu pour sa part à insister sur un fait : «le travail, le travail, le travail ».

Naaba Panantugri de Manega s’exprimait à l’occasion du premier anniversaire de son intronisation qui a eu lieu le 6 janvier 2018.

Et de faire cette confidence : «De 1973 à maintenant, j’ai travaillé sans prendre un jour de congé».

Comme quoi, être homme de culture comme il est, ne rime pas, comme certains pourraient le croire, avec inactivité, oisiveté.

Christian Tas

Burkina Demain

Affaire Auguste Denise Barry : « ceux qui veulent voir clair, verront… », dixit Simon Compaoré

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Le ministre de la sécurité, Simon Compaoré, promet de grand déballage à propos de l'affaire Auguste Denise Barry

Simon Compaoré, ministre de la sécurité était ce matin 8 janvier face à la presse pour faire le point des actions de son ministère de l’année écoulée. A coup sûr, tous l’attendaient sur les précisions dans l’affaire Auguste Denise Barry. Peine perdue, car « rien de bon » ne sera communiqué à la presse à ce sujet.

Le ministre de la sécurité, Simon Compaoré, promet de grand déballage à propos de l’affaire Auguste Denise Barry

Alors qu’on croyait que cette conférence de presse était l’occasion pour le ministre de la sécurité d’apporter plus de précisions dans l’affaire Auguste Denise Barry, hélas, il faudra encore attendre, fera noter le ministre de la sécurité. Il affirme « vous serez édifiés, en tout cas ceux qui veulent voir claire le verront dans cette affaire ». Il ajoute s’en tenir aux informations du tribunal militaire.

On constate ainsi que les faits de l’inculpation de Denis Barry, resteront encore sujet à caution. Il faudra attendre peut-être le tribunal militaire pour en savoir davantage. « Ne vous pressez pas » tente de convaincre le ministre, au regard de l’insatisfaction des journalistes sur la question.

Pour Simon le Burkina est un pays de droit dont on ne peut plus arrêter un citoyen sans raison valable.

L’autre temps fort de cette rencontre avec la presse, c’est la plainte du chef de file de l’opposition Zéphirin Diabré contre le ministre Simon Compaoré dans l’affaire « tranquilos ».

Cette plainte contre lui serait un non évènement à entendre le ministre Simon. Pour lui, il y a des convocations chaque jour à la gendarmerie, donc  « Si c’est une préoccupation pour vous, pour moi ce n’est pas une préoccupation », a-t-il conclu sur ce point.

Joachim Batao

Burkina Demain

Armée ivoirienne : Qui sont ceux qui veulent faire mentir la hiérarchie ?

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Va-t-on assister à des mutineries comme en 2017 ?

Fort des purges opérées en 2017 -230 militaires et gendarmes radiés- la hiérarchie de l’armée ivoirienne était apparue on ne peut plus à l’aise face aux plus hautes autorités du pays le 4 janvier dernier, à l’occasion de la cérémonie de présentation de vœux à leur chef suprême, le président Alassane Ouattara, allant jusqu’à lui promettre la tolérance zéro aux mutineries en 2018. Seulement, des heures après, des tirs se font entendre en pleine nuit dans l’emblématique camp de gendarmerie d’Agban à Abidjan. Jusqu’au moment où nous tracions ces lignes, l’on ne sait pas encore grand-chose sur les tenants et les aboutissants de ces tirs qui tentent visiblement de faire mentir la hiérarchie de la grande muette ivoirienne, à commencer par le chef d’état-major général des armées, le Général Sékou Touré qui avait assuré qu’«il n’y aura plus de mutineries en 2018».

L’embarras doit être au paroxysme au sein de la haute hiérarchie militaire ivoirienne

L’embarras doit être à son paroxysme dans les rangs de la hiérarchie militaire ivoirienne après les tirs de vendredi dernier dans le camp de gendarmerie d’Agban, elle qui avait déclaré devant le chef de l’Etat Alassane Ouattara la tolérance zéro aux mutineries en 2018. L’on ne sait pas encore grand-chose sur les tenants et les aboutissants de ces tirs qui tentent visiblement de faire mentir cette hiérarchie de la grande muette ivoirienne, notamment le chef d’état-major général des armées, le Général Sékou Touré qui avait indiqué qu’«il n’y aura plus de mutineries en 2018». Qui sont ceux qui veulent faire mentir la hiérarchie ?

Va-t-on assister à des mutineries comme en 2017 ?

Certes, il est encore très tôt pour parler véritablement de mutinerie, mais rien n’indique que tout se résumera à ce seul incident. Ce qui évidemment en rajoute à l’embarras et au manquement d’empressement des autorités de la défense à communiquer sur le sujet. Elles avaient annoncé une conférence de presse pour samedi mais celle-ci a été finalement reportée sine die. Une situation qui ne manquera d’alimenter les rumeurs. Affaire… à suivre.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Sahel Burkina : Quel remède au harcèlement de nos FDS ?

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La nouvelle année commence dans le Sahel Burkina avec son lot d’attaques terroristes perpétrées contre nos Forces de défense et de sécurité (FDS). La dernière en date étant celle de la gendarmerie de Kelbo, commune rurale de la province du Soum, dans la soirée du vendredi 5 janvier 2018.

Sauf à vouloir banaliser la situation, la question de la récurrence des attaques terroristes dans le Sahel est devenue plus que préoccupante. La dernière en date étant celle de la gendarmerie de Kelbo, commune rurale de la province du Soum, dans la soirée du vendredi 5 janvier 2018. Même si cette dernière attaque n’a pas fait de victimes, les assaillants ayant pris la pris fuite, elle en rajoute tout de même à l’inquiétude sécuritaire. La situation est devenue un véritable casse-tête chinois aussi bien pour les Forces de défense et de sécurité (FDS) que pour les populations locales qui visiblement ne savent plus à quel saint se vouer.

Le chef suprême des armées va-t-il siffler la fin des attaques ?

Il y a quelques mois, le ministre de la sécurité, Simon Compaoré, avait effectué une tournée dans la région pour, disait-il, remonter le moral des troupes et rassurer la population sur leur sécurité. Mais, avec ce qui vient de se passer, les choses risquent de se détériorer. Et l’on se demande si le président du Faso, le chef suprême des armées, Roch Marc Christian Kaboré, fera lui-même le déplacement du Sahel pour mettre le holà, siffler la fin des attaques terroristes.

Christian Tas

Burkina Demain

Mohamed Salah : Le Pharaon élu Ballon d’or africain de 2017

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Ce sacre vient couronner une année exceptionnelle pour le virevoltant milieu de terrain des Pharaons

Le virevoltant ailier droit du club anglais de Liverpool FC et vedette des Pharaons, Mohamed Salah (25 ans)  a été sacré, ce jeudi 4 janvier 2018 Accra,  ballon d’or africain de l’année 2017. C’était au cours de la cérémonie des Aiteo Awards 2017. Les deux autres concurrents que sont sénégalais Sadio Mane et du gabonais Pierre Emerick Obameyang n’ont pas réussi à déjouer les pronostics.

Ce sacre vient couronner une année exceptionnelle pour le virevoltant milieu de terrain des Pharaons

D’autres prix ont été décernés au cours de cette cérémonie de récompenses footballistique, comme suit.

Joueur de l’année : Mohamed Salah (Egypte)

Joueuse de l’année : Asisat Oshoala (Nigeria)

Entraîneur de l’année : Hector Cuper (Egypte)

Equipe masculine de l’année : Egypte

Equipe féminine de l’année : Afrique du Sud

Club de l’année : Wydad de Casablanca (Maroc)

Légende : Ibrahim Sunday (Ghana)

Meilleur dirigeant : Ahmed Yaya (Mauritanie)

Prix spéciaux platine : Nana Akufo-Addo (Président du Ghana) et George Weah (Président du Liberia)

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 4 janvier 2018

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Une session du conseil des ministres burkinabè

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 04 janvier 2018, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à  11 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE,  Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Une session du conseil des ministres burkinabè

Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I.DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE QUATRE (04) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique :

  • un décret portant nomination de greffiers en chef.

L’adoption de ce décret permet la nomination d’un greffier en chef à la Direction du développement institutionnel et de l’innovation, d’un greffier en chef au Conseil d’Etat et d’un greffier en chef au Tribunal administratif de Ouagadougou.

  • un projet de loi portant modification de la loi n° 004-2015/CNT du 3 mars 2015 portant prévention et répression de la corruption au Burkina Faso.

La modification de cette loi permet :

  • d’instituer le principe de la déclaration électronique des biens des personnes assujetties ;
  • de consacrer le principe de l’inopposabilité du secret professionnel ou bancaire dans la lutte contre la corruption ;
  • de corriger des éléments de forme.

Le conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

  • un décret portant nomination des Commissaires de la Commission nationale des droits humains (CNDH).

L’adoption de ce décret permet la nomination de ces commissaires et de rendre opérationnelle la CNDH conformément à l’article 16 de la Loi N°001-2016/AN du 24 mars 2016 portant création d’une Commission nationale des droits humains.

I.1.2. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

  • un décret relatif à la nomination des membres du Haut conseil du dialogue social.

Le Haut conseil du dialogue social se fonde sur l’importance et la nécessité d’instaurer un cadre participatif  de concertation qui implique tous les acteurs en vue de faire face aux défis du développement économique et du progrès social.

L’adoption de ce décret consacre la nomination des membres du Haut conseil du dialogue social et la mise en place effective de l’institution.

 II.COMMUNICATION ORALE

II. Le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants a fait au Conseil une communication relative à une tournée qu’il a effectuée dans la Première région militaire du 29 décembre 2017 au 02 janvier 2018.

Cette tournée lui a permis de visiter les garnisons et détachements de Kaya, Dori, Gorom-Gorom et Djibo.

Dans chacune de ces localités, la délégation a rendu une visite de courtoisie aux responsables administratifs, coutumiers et religieux qui ont été exhortés à aider les Forces de défense et de sécurité et à travailler au renforcement de la cohésion sociale.

III. NOMINATIONS

III.2. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

  • Monsieur Barké Ibrahima TALL, Mle 111 486 E, Commissaire principal de Police, est nommé Directeur de la Sureté de l’Etat ;
  • Monsieur Banga Michel AHOUE, Mle 27 571 R, Commissaire Principal de Police, 3ème Grade, 1er échelon, est nommé Directeur régional de la Police nationale du Centre-Est.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PRMOTION CIVIQUE

  • Monsieur Souleymane OUALBEOGO, Mle 212 393 Y, Greffier en chef, est nommé Membre à la Direction du développement institutionnel et de l’innovation ;
  • Monsieur Abdoul Aziz KAFANDO, Mle 200 329 M, Greffier en chef, est nommé au Conseil d’Etat ;
  • Madame Adjira DJIBOUGOU/SAWADOGO, Mle 117 329 M, Greffier en chef, est nommée au Tribunal administratif de Ouagadougou.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Commissaires de la Commission nationale des droits humains (CNDH) pour un premier mandat de quatre (04) ans.

Au titre des Associations et Organisations non gouvernementales nationales œuvrant dans le domaine des droits humains :

  • Monsieur Kalifa Yemboado Rodrigue NAMOANO ;
  • Madame Salamata

Au titre des Associations et Organisations des personnes en situation de handicap :

  • Monsieur Wamarou

Au titre des Associations et Organisations des médias :

  • Monsieur Touwendinda

Au titre des Associations de jeunesse :

  • Madame Pegdwendé Antoinette SAVADOGO/POUYA.

Au titre des Associations féminines :

  • Madame Gonta Alida Henriette

Au titre de l’Ordre des Avocats :

  • Monsieur Adrien Marie Sosthène

Au titre des Enseignants-chercheurs en droit :

  • Madame Valérie Edwige SOMA/KABORE.

Au titre des Enseignants-chercheurs en sociologie :

  • Monsieur Augustin

AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Membres du Haut conseil du dialogue social :

Au titre du Gouvernement, Présidence du Faso

  • Monsieur Edmond BERE, Ingénieur informaticien, Membre titulaire ;
  • Madame Maïmouna CISSE, Expert en relations professionnelles, Membre titulaire ;
  • Monsieur Oumard NABALOUM, professeur d’anglais, Membre titulaire.
  • Monsieur Magloire SOME, Professeur titulaire d’histoire contemporaine, Membre titulaire ;
  • Madame Yvonne ROUAMBA/GUIGMA, Conseiller en gestion des ressources humaines, Membre suppléant ;
  • Monsieur Jérôme COMPAORE, Chargé de recherches en communication, Membre titulaire ;
  • Monsieur Larba SAWADOGO, Professeur des lycées et collèges, Membre suppléant ;
  • Monsieur Salifou SANGARE, Enseignant chercheur en droit/sciences politiques, Membre titulaire ;
  • Monsieur Francis PARE, Conseiller en gestion des ressources humaines, Membre suppléant ;
  • Monsieur Tiga Jean-Marie NONGUIERMA, Inspecteur du travail, Membre titulaire ;
  • Madame N’Pèrè Adèle TRAORE, Inspecteur du travail, Membre suppléant ;
  • Monsieur Issouf TRAORE, Professeur certifié, Membre titulaire ;
  • Monsieur Ousmane David ZANNE, Conseiller en gestion des ressources humaines, Membre suppléant ;
  • Monsieur Moumounou GNAKAMBARY, Administrateur des services financiers, Membre titulaire ;
  • Madame Mariam HIEN/ZERBO, Maître assistant/sciences juridiques et politiques, Membre suppléant ;
  • Madame Aminata DJEBRE/SANOU, Conseiller en gestion des ressources humaines, Membre titulaire ;
  • Monsieur Komikiyoaba NAKELSE, Conseiller des affaires économiques, Membre suppléant.

Au titre des organisations professionnelles d’employeurs

  • Monsieur Jean-Baptiste YAMEOGO, Pharmacien, Membre titulaire ;
  • Monsieur Harouna TOGUYENI, Enseignant, Membre suppléant ;
  • Monsieur B. Pierre KABORE, Juriste, Directeur de société, Membre titulaire ;
  • Madame Georgette NASSA, Juriste, Directrice de société, Membre suppléant ;
  • Madame Victoire BENAO, Pharmacien, Membre titulaire ;
  • Madame Raymonde Baptiste Pétronille TAPSOBA, Directrice de société, Membre suppléant ;
  • Madame Philomène YAMEOGO, Juriste, Membre titulaire ;
  • Monsieur Alphonse GUIGUEMDE, Economiste, Membre suppléant ;
  • Monsieur P. Romuald YARO, Pharmacien, Membre titulaire ;
  • Monsieur Moumouni BOUGOUM, Pharmacien, Membre suppléant ;
  • Monsieur Joseph HAGE, Administrateur de Société, Membre titulaire ;
  • Monsieur Ali COMPAORE, Ingénieur des techniques de développement rural, Membre suppléant ;
  • Monsieur Goama Raphaël ZOUNGRANA, Comptable, Membre titulaire ;
  • Monsieur Oussénni DERRA, Géologue, Membre suppléant ;
  • Monsieur Augustin BAMBARA, Juriste, Membre titulaire ;
  • Monsieur Sékou HAIDARA, Administrateur de société, Membre suppléant ;
  • Madame Orokia OUATTARA, Avocat à la cour, Membre titulaire ;
  • Madame Antoinette BOUSSIM, Avocat à la cour, Membre suppléant ;
  • Monsieur W. Jean Florent KERE, Directeur des ressources humaines, Membre titulaire ;
  • Monsieur Ibrahim TRAORE, Directeur des ressources humaines, Membre suppléant.

Au titre des organisations syndicales de travailleurs

  • Monsieur Toussaint BATHIONO, Contrôleur de recouvrement et de contentieux, Membre titulaire ;
  • Monsieur Thomas OUEDRAOGO, Agent de bureau à la retraite, Membre suppléant ;
  • Monsieur Guy Olivier OUEDRAOGO, Professeur technique, Membre titulaire ;
  • Madame Alima Maris GANSORE/ZAGRE, Institutrice à la retraite, Membre suppléant ;
  • Madame Inès KABORE/MANO, Sage-femme d’Etat, Membre titulaire ;
  • Madame Damata GANOU, Cadre commercial, Membre suppléant ;
  • Monsieur Inoussa NANA, Comptable, Membre titulaire ;
  • Madame Sabine SANOU, Communicatrice, Membre suppléant ;
  • Monsieur Anatole ZONGO, Professeur certifié, Membre titulaire ;
  • Monsieur K. Adama TRAORE, Gérant de station-service, Membre suppléant ;
  • Monsieur N. Paul KABORE, Agent de maîtrise de l’aviation civile à la retraite, Membre titulaire ;
  • Monsieur Claver BOUSSIM, Déclarant en douane, Membre suppléant ;
  • Monsieur Jean-Baptiste OUEDRAOGO, Imprimeur, Membre titulaire ;
  • Monsieur Ernest TAGNABOU, Technicien de bâtiment, Membre suppléant ;
  • Monsieur Yamba Georges KOANDA, Technicien supérieur à la retraite, Membre titulaire ;
  • Madame Salimata BOUGOUMA, Gestionnaire, Membre suppléant ;
  • Monsieur Boubié BAZEMO, Inspecteur des douanes, Membre titulaire ;
  • Monsieur François Xavier YAMPONI, Professeur de centre de formation, Membre suppléant.

III.3. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à des nominations d’un Membre de cellule, d’Administrateurs et de Présidents aux Conseils d’administration :

  • de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASIM) au titre du ministère de la Sécurité ;
  • de l’Université Ouaga II au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ;
  • de la Société nationale d’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER) et du Bureau national des sols (BUNASOLS) au titre du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques ;
  • de la Société des mines de Belahouro (SMB) SA au titre du ministère des Mines et des carrières ;
  • de l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA) au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques ;
  • de l’Institut d’éducation et de formation professionnelle (INEFPRO) au titre du ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille ;
  • du Centre régional pour les arts vivants en Afrique (CERA/Afrique) au titre du ministère de la Culture, des arts et du tourisme ;
  • de l’Office de gestion du Palais des sports de Ouaga 2000 au titre du ministère des Sports et des loisirs.

La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Faso.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

       Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national

Côte d’Ivoire : une diplomatie sous de bons auspices en 2018

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Le président Alassane Ouattara, patron en chef de la diplomatie en septembre dernier à la tribune des Nations-unies His Excellency Alassane Ouattara, President of the Republic of Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire dont l’image à l’international a quelque peu été assombrie au cours de l’année 2017 à cause des mutineries à répétitions, va pouvoir en cette année 2018, si tout se passe bien, redorer son blason avec son entrée officielle ce mardi 2 janvier au conseil de sécurité de l’ONU comme membre non permanent, cela en attendant la prise, dans quelques mois, de la présidence de la commission de la CEDEAO.

Le président Alassane Ouattara, patron en chef de la diplomatie en septembre dernier à la tribune des Nations-unies

Avec son entrée officielle ce 2 janvier comme membre non permanent du conseil de sécurité de l’ONU, la Côte d’Ivoire devient un acteur plus important de la scène diplomatique internationale. Elle sera ainsi constamment sollicitée sur les questions brûlantes de la planète : nord-coréenne, israélo-palestinienne, syrienne, etc.

Cette admission officielle du pays au conseil de sécurité fait suite à son élection intervenue le 2 juin 2017. «C’est une victoire de la diplomatie ivoirienne», s’était exulté le ministre des Affaires étrangères, Marcel Amon Tanoh, à l’occasion de cette élection.

Plus tard, c’est le président ivoirien Alassane Ouattara himself qui exprimera sa gratitude, en septembre au cours de la dernière assemblée générale de l’ONU, aux Etats membres de l’assemblée générale des Nations Unies qui s’étaient mobilisés pour assurer l’élection de son pays au Conseil de sécurité.

Un retour en force au-devant de la diplomatie

La Côte d’Ivoire et la Guinée Equatoriale sont les 2 pays africains nouveaux membres non permanents du conseil de sécurité de l’ONU

Ce n’est pas la première fois que la Côte d’Ivoire est élue membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. En effet, le pays de Félix Houphouët Boigny l’a été à plusieurs reprises par le passé : 1964 – 1965, 1990 – 1991.

Cette nouvelle élection marque donc un retour en force au-devant de la diplomatie mondiale et même sous-régionale avec notamment l’élection d’un ivoirien, en l’occurrence, Jean-Claude Brou, à la présidence de la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique (CEDEAO). Jean-Claude Brou prendra fonctions le 1er mars 2018 en remplacement du Béninois Marcel De Souza.

Victor Bassolé/New York

Burkina Demain

Congo : les Brazzavillois ont fêté le nouvel an avec faste !

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Vue aérienne du pont 15 août 1960 à Brazzaville

Le 1er janvier a toujours été un jour particulier. A Brazzaville, le nouvel an 2018 a été vécu dans cet esprit : jubilation, promenade et jeux dans la joie, sans inquiétude. Les grandes artères de la ville- capitale, les débits de boissons ont été, dès 17 h, pris d’assaut par les Brazzavillois qui festoyaient, en toute liberté, dans la paix !

Vue aérienne du pont 15 août 1960 à Brazzaville

Le jour du nouvel an 2018, nouveau jour de la nouvelle année, les Brazzavillois, l’ont caractérisé par une ambiance exceptionnelle. Les grandes artères de la ville capitale, les débits de boissons ont été, dès 17 heures ce, jusqu’à tard dans la nuit, bondés du monde venu festoyer, dans la paix et en toute liberté. « C’est la preuve que je suis chez moi. Je sors pour m’amuse même jusqu’à l’aube. Personne ne me l’empêche », s’est exclamé un brazzavillois ivre de joie, comme s’il venait de découvrir la vie.

En fait, cette ambiance a commencé dès la soirée du 31 décembre 2017, avant d’être interrompue par une pluie que d’aucuns ont pu considérer comme bénédiction, quand bien même celle-ci a interrompu leur élan. Rassurés par la circulation les patrouilles motorisées de la police nationale qui jouait ainsi à la dissuasion des potentiels braqueurs et autres « Koulouna » (Ndlr : les bandits armés de machettes), les brazzavillois ont envahi les débits de boissons, seuls, en couple ou en famille, pour savourer cette journée inoubliable pas comme les autres, qui inaugure une nouvelle année. Ils ont aussi pris d’assaut les sites touristiques, notamment : l’esplanade du Centre national de Radio et de Télévision dans 9ème arrondissement de Brazzaville, la corniche, au centre-ville, devenu lieu emblématique depuis la construction du Pont du 15 Août 1963, lui-même objet d’admiration, de jour comme de nuit. Les jeunes, les moins jeunes n’ont pas eu envie de quitter ce site, surtout ceux qui y sont arrivés pour la première fois.

Certains Brazzavillois rencontré sur le pont du 15 Août, par exemple, sont venus des périphéries de la Ville, à 13, 15 voire 20 kilomètres du centre-ville de Brazzaville. Le cas de M. Claude Molangui qui habite le quartier Massengo (plus de 13 kilomètres). « Je suis venu avec toute ma famille sur le plus bel endroit de Brazzaville. Il est 23 heures, cela témoigne que la paix, la sécurité règne dans la ville. Donc, ceux qui ont dit que les fêtes devraient se passer dans l’insécurité totale ont échoué dans leur plan machiavélique», déclare-t-il avec une mai sur l’un de ses garçons d’environ 12 ans.

Qui dit fête, dit argent

Habitant du quartier Massengo

Pour faire la fête selon ses vœux, il faut avoir les moyens y relatifs, donc l’argent. Or, quelques jours avant le 25 décembre 2017, plus d’un congolais étaient inquiets. Certains, notamment les fonctionnaires, les retraités, les agents du CHU ou de l’Université Marien Ngouabi pensaient finir 2017 affamés. Certains dirigeants politiques de l’opposition avaient même parié que les salaires des fonctionnaires de novembre et décembre 2107 ne pouvaient pas être payés.

Pari perdu ! Car, c’était sans compter avec la volonté manifeste du Gouvernement qui n’entendait pas concéder un arriéré de salaire ou de pension à toutes ces couches de la société congolaise. Le père de la Nation a ainsi donné les ressorts à ceux qui avaient pris pour argent comptant, les prévisions quelque peu messianiques, sans fondement économique ou technique prouvé.

En payant le salaire du mois de décembre 2017 aux fonctionnaires et au moins un mois de salaire aux agents de l’université et du CHU, le gouvernement a remis du baume au cœur y compris des retraités qui eux-aussi ont reçu au moins un mois de pension. « Le président a surpris tout le monde, en payant les salaires des fonctionnaires avant la date habituelle et, malgré la crise que subie notre pays, le Congo », a déclaré M. Freddy Ntalani, un autre brazzavillois rencontré au hasard de la route sur l’avenue de l’OUA à Bacongo. « Nous ne pouvons que saluer l’acte salvateur du président Denis Sassou N’Guesso et le remercier ainsi que le gouvernement pour sa volonté de satisfaire toujours son peuple », a-t-il poursuivi.

 

La fête a été belle, notamment à Brazzaville. Les Congolais ont fêté le premier jour de la nouvelle année dans l’allégresse. « Si quelqu’un vous dit que cette fête s’est mal passée, dites-vous qu’il est de mauvaise foi », a martelé Mme. Faustine qui a accompagné ses enfants à l’espace de jeux de Luna Parc à Poto-poto, 3ème arrondissement de Brazzaville.

Wilfrid Lawilla/Brazzaville

Burkina Demain

Nouvel an : Le message du CDP

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Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) adresse ce message aux Burkinabè à l’occasion du nouvel an. Lisez plutôt !

Chers compatriotes,

Camarades militantes, militants et sympathisants du CDP,

Frères, sœurs et amis étrangers résidant au Burkina,

À l’occasion du Nouvel An, le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) vous adresse ses vœux chaleureux de bonne et heureuse année pour 2018. Pour chacune et chacun d’entre vous nous formons des vœux de santé, de bonheur et de réussite.

Notre Cher Pays, le Burkina Faso, a été soumis tout au long de l’année 2017, à de rudes épreuves au plan de la sécurité et de la situation économique, qui ont eu des répercussions sur la vie de tous nos concitoyens. Nous souhaitons que la nouvelle année procure à tous de meilleures conditions d’existence, dans un Pays réconcilié avec lui-même, où la démocratie s’exerce librement et de façon apaisée.

Les défis qui se posent à notre pays sont grands. Ils exigent une gouvernance plus éclairée, plus rigoureuse, plus responsable, plus soucieuse de Justice équitable et d’esprit de cohésion nationale que celle qu’il nous a été donné de voir et de subir, sous la direction du régime du MPP et de ses alliés. Ce message de vœux n’est pas l’occasion de dresser un réquisitoire sur la gestion du pouvoir. Nous le ferons en d’autres circonstances, de concert avec les autres partis membres de l’opposition. Pour l’heure, nous nous bornerons à rappeler l’exigence d’une meilleure administration du Pays par ceux qui en ont reçu le mandat.

Concernant notre Parti, le CDP, nous félicitons nos militants et sympathisants pour leur fidélité et leur engagement, qui ont permis à notre formation de se reconstituer et de se renforcer pour occuper la place de premier plan qui lui revient sur la scène politique. Nous vous encourageons, chers camarades, à persévérer dans vos efforts de mobilisation, dans le débat démocratique constructif et dans la recherche permanente de la cohésion de notre grand Parti. Vous avez su résister courageusement aux brimades, à l’ostracisme, aux tentatives vaines d’intimidation qui nous ont été infligés, individuellement et collectivement. Grâce à vous le CDP sort renforcé de toutes ces épreuves. Elles ne sont pas achevées du reste.

En cette veille de fête, nos pensées, notre affection et notre solidarité indéfectibles vont à tous ceux de nos camarades qui paient encore, d’une manière ou d’une autre, le prix de leur engagement politique en faveur du Parti, de la Nation et de la Démocratie. À tous nos camarades contraints à l’exil pour des motifs politiques, nous adressons nos vœux d’une fin prochaine de leur calvaire.

À ceux qui sont encore aux prises avec les affres d’une Justice politique instrumentalisée par le pouvoir, nous souhaitons du courage, pour résister victorieusement au harcèlement qui les accable.

Nous adressons également nos vœux de courage et d’endurance à tous nos alliés et partenaires de l’opposition, qu’ils appartiennent au cadre de concertation du Chef de file de l’opposition (CFOP), à la Coalition pour la Démocratie et la Réconciliation (CODER), ou aux nombreuses organisations de la société civile (OSC) qui partagent notre combat collectif pour la Démocratie et les libertés publiques.

En cette période de  » trêve des confiseurs », nous formulons aussi des vœux pour nos adversaires politiques, bien qu’ils aient pris l’habitude de nous traiter en ennemis. Nous souhaitons que la nouvelle année leur inspire – s’il est encore possible- la clairvoyance dans la gestion du Pays, le sens de la Démocratie et celui de la réconciliation nationale.

Bonne et heureuse année à tous.

Que Dieu bénisse notre chère patrie, le Burkina Faso.

Démocratie Progrès Justice »

Le secrétariat chargé de la communication du CDP

Lutte contre la pauvreté : BUSPAD ose inventer l’avenir

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Favoriser l’entrepreneuriat féminin et lutter contre la pauvreté

Engagement social. Investissement économique. Epanouissement humain. Voici les leitmotivs de BUSPAD. Créée en 2005, cette association regroupe des étudiants, stagiaires, et diplômés burkinabè en Allemagne. Avec son siège à Hildesheim, ville voisine de Hannovre, Buspad, avec ses 36 membres, déploie compétences, savoir-faire, et savoir-être. Son objectif ? Rendre radieux les Burkinabè aussi bien en Allemagne qu’au Faso.

Favoriser l’entrepreneuriat féminin et lutter contre la pauvreté

Et bientôt, ce sont les étudiants burkinabè titulaire du Bac et désirant étudier en Allemagne qui seront ravis. La reconnaissance de ce diplôme universitaire est en cours. C’est le 21 mai 2016 à Cologne, lors de sa visite à la communauté burkinabè résidant dans la Rhénanie-du-Nord–Westphalie que l’ambassadeur du Burkina Faso en Allemagne, Simplice Honoré Guibila, avec l’appui de Buspad, a pris l’engagement d’œuvrer à l’acceptation de ce diplôme par les autorités allemandes. Et ce, d’autant que les Bacs de pays comme le Cameroun, le Niger, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Togo, et le Bénin sont acceptés. Et pourquoi pas celui du Burkina Faso ?

En février 2016 à Berlin, une rencontre de travail a eu lieu. Cette rencontre a regroupé, le président sortant de Buspad, depuis ce 31 décembre 2017, Mathias Balma, l’ambassadeur Simplice Honoré Guibila, l’ancien attaché culturel de l’ambassade du Burkina Faso, Alexis Bako, et le Secrétaire général de la conférence allemande des ministres de l’éducation des états fédéraux, Udo Michallik. Le but ? Lui exposer le désir de voir le Bac burkinabè reconnu. Et encore ? Obtenir son soutien. Pari accompli, assure Mathias Balma.

Ravi, l’ancien président de Buspad affirme : « Nous rassurons tous nos étudiants et la communauté burkinabè en Allemagne que ce problème est en cours de résolution. C’est aussi le lieu, de souligner l’engagement personnel de S.E.M. GUIBILA qui n’a ménagé aucun effort pour l’évolution positive de ce dossier. »

En attendant cette reconnaissance, Elisée Yameogo, étudiant en électromécanique, endure toujours les conséquences de cette non reconnaissance de son premier diplôme universitaire obtenu au Faso. « Je suis obligé de faire ce que l’on appelle « Studienkolleg » qui dure une année. Ce processus induit des coûts financiers supplémentaires pour mes études. Le pire, c’est le mépris de notre BAC par l’Allemagne. C’est ce qui me fait le plus mal. »

Ce calvaire va bientôt prendre fin. Ce 31 décembre 2017, le diplomate Guibila a affirmé que les autorités allemandes ont soumis un questionnaire à celles burkinabè. « Les réponses données par notre pays sont en cours d’examen et c’est aux allemands de les apprécier » insiste l’ambassadeur Guibila. Et tout confiant, il assure qu’il est sûr que cette reconnaissance aboutira en 2018.

Les efforts pour l’admission du Bac burkinabè dans le système éducatif allemand est seulement l’une des nombreuses actions de Buspad.

Des projets à hauteur de millions de Francs CFA

Séance de travail réunissant l’ancien président de Buspad, Mathias Balma, l’ambassadeur Simplice Honoré Guibila et Udo Michallik

Avec des membres hautement qualifiés en télécommunication, en médicine, en sociologie, en journalisme, en ingénierie, etc., Buspad mène des réalisations utilitaires au Burkina Faso. Elles sont environnementales : améliorer les performances énergétiques des bâtiments réalisés. Mieux, maîtriser les coûts permettant d’allier confort et économies d’énergies à travers le solaire. Elles s’orientent vers l’entreprenariat avec la construction d’une savonnerie avec l’association des femmes Pugwissinga de Ouargaye dans la province du Koulpelogo.

Elles se veulent éducationnelles. Et elles s’affichent comme socle pour une jeunesse épanouie et instruite. Et pour ce faire, Buspad construit. Elle construit. Elle a construit dans différentes régions du Burkina Faso des établissements scolaires.

A Nandiala, dans la province du Boulkiemdé, au Centre-Ouest du Faso, elle a fait érige en 2011, une école de trois classes avec latrines, magasin, et bureau d’enseignants. Pour l’année scolaire 2015-2016, 170 élèves ont eu le privilège de s’y instruire. Le directeur de l’école, Belibi Nébié, confie : « avec l’électricité solaire, installée et fonctionnelle depuis le 12 avril 2011, Buspad a fait de Nandiala « D », une école de différence et de référence dans la commune rurale de Nandiala. Ce système composé de quatre plaques et de deux grandes batteries de conservations d’énergie aliment régulièrement l’école. »

La réalisation de ces œuvres a couté 45 424 € euros soit environ 30 millions de FCFA. Et pour la construction du collège d’enseignement général de Kampoaga dans la province du Boulgou dans le sud-est du Burkina Faso, l’association a investi 30 000 € soit 20 millions FCFA.

Mais comment cette association arrive-t-elle à mobiliser tant de fonds pour ces projets ? « La collecte des fonds se fait lors de nos activités culturelles, la promotion de nos activités auprès de nos amis et collègues, par des actions ponctuelles de vente de produits importés du Burkina Faso comme les mangues fraiches, séchées, surtout les produits biologiques de très haute qualité, » lâche d’un trait l’ingénieur en génie civil et en imagerie médicale, Jean-Eric Yanna, Secrétaire général sortant de Buspad. Puis, d’ajouter : « la plus grande partie des fonds, hors subvention du gouvernement allemand à travers le ministère de la coopération (BMZ), vient de nos propres membres qui font des dons aussi bien en nature qu’en espèce. »

Le transfert du savoir-faire

Des infrastructures scolaires réalisées comme ici à Nandala

 

Buspad, c’est aussi les actions dans le transfert de connaissances et des compétences. Depuis 2017, elle co-organise le Salon Business on Technology à Ouagadougou, si elle n’organise pas des conférence- débats sur les efforts de développement endogènes au Burkina. Egalement, elle exhorte les universités allemandes et burkinabè à consolider leurs expertises. C’est le cas depuis 2008 entre celle du Hochschule Niederrheine et celle de Bobo-Dioulasso et depuis 2011 entre l’université de Erlangen-Nuernberg et celle de Koudougou.

Entre autres, le transfert du savoir-faire de Buspad se fait en son sein. C’est ainsi que lors de son assemblée générale annuelle du 11 au12 novembre 2017 à Mönchengladbach dans la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Mathias Balma, ingénieur en mécanique générale a passé le témoin à Samuel Ouédraogo, ingénieur en télécommunication.

Le président sortant assure que : « durant mon mandat, nous avons pu consolider nos liens de solidarité et présenter une image positive de BUSPAD à travers des actions concrètes. Ce qui nous a permis de mobiliser de nouveaux membres. Ma vision pour un Burkina émergeant est que nous renforcions la coopération surtout dans le domaine académique. Pour cela, je suggère qu’il y ait une plus grande mobilisation de nos compétences afin que nous puissions en effectuer un transfert en faveur du Burkina Faso. »

Le nouveau bureau de Buspad

Le nouveau président, Samuel Ouédraogo, a pris fonction ce 01.01.2018. Son mandat ? deux ans, renouvelable, une seule fois.  Ses actions, parmi tant d’autres, continuer les projets identifiés et non encore achevés de son prédécesseur. Ces projets d’envergures sont, entre autres, permettre la construction d´un forage à Zomtoega au Nord-Ouest de la province du Boulgou à 45 Km de Tenkodogo, d´un orphélinat multi-fonctionel à Banfora, dans la Comoé au sud-ouest du Faso, d´un centre d´éveil artistique ou « Kinderhaus » à Ouagadougou, dans le Plateau central…

Par ailleurs, Samuel Ouédraogo assure que son mandat, il fera tout : « consolider les acquis et la cohérence sociale au sein de l’association. Et pérenniser nos partenariats à tous les niveaux.»

Buspad, divisé en 4 régions, a vu ses différents membres élire le 11 novembre dernier un nouveau Bureau :

Président : Ing.  Samuel Ouédraogo, Dinslaken

Vice-Président : Dr. med. Romuald Yanna, Pirmasens

Secrétaire Générale : Alimata Zanga, Erlangen

Trésorier : Ing. Jean-Eric Yanna, Nüremberg

Responsable de la région de l´Ouest : Dr. med. Valérie Nuhn, Haan

Responsable de la région du sud : Ing. Fanta Coulibaly-Yanna, Nüremberg

Responsable de la région du Nord : Salfo Ouédraogo, Hamburg

Dans sa vision d’inventer le Burkina radieux de demain, Buspad, comme acteur d’émergence, prend en considération les aspirations de ses membres. Ses aspirations s’articulent autour de l’accompagnement et de l’épanouissement des étudiants en Allemagne. La solidarité, sacrée, au sein cette famille permet d’impulser des idées et de réaliser des projets utiles au Burkina Faso.

Ramata Soré