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François Hollande : «Le temps de la Françafrique est révolu»

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Le président François Hollande

Pour savoir où l’on va, il est recommandé de savoir d’où l’on vient. Alors que l’on attend de savoir  le discours que prononcera le président français Emmanuel Macron prononcera, ce mardi à l’Université Ouaga I Joseph Ki-Zerbo, sur les relations franco-africaines ; il n’est pas inopportun de revisiter le discours de son prédécesseur François Hollande. Discours prononcé le 12 octobre 2012 à Dakar.

Le président François Hollande

«Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement,

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique,

Mesdames et Messieurs,

Je mesure l’honneur que vous me faites en m’invitant à m’exprimer au sein de votre Assemblée. J’y vois un double symbole, celui de la vitalité de votre démocratie et celui de la force du lien qui unit nos deux pays.

J’effectue ici, à Dakar, mon premier déplacement en Afrique depuis l’élection qui m’a porté à la présidence de la République française. Ce choix est celui de l’amitié. Il est aussi et surtout celui de l’avenir.

Note amitié est fondée sur notre histoire. Une histoire belle, cruelle, rebelle.

Une histoire qui nous lègue une langue en partage, mais aussi une culture politique en commun.

Je pense en cet instant à Blaise Diagne, et à ses successeurs, qui ont activement participé aux travaux du parlement français après la guerre. Je pense à Léopold Sédar Senghor qui fit partie du comité chargé d’élaborer la Constitution de la Ve République.

L’histoire d’une fraternité, aussi. Celle de combats menés ensemble.

La France se souvient qu’en 1914 et en 1940, elle a pu compter sur le concours de nombreux Sénégalais enrôlés de gré ou de force sous le drapeau tricolore et dont le courage a permis à la France d’être ce qu’elle est aujourd’hui. Par deux fois au cours du siècle dernier, le sang africain a été versé pour la liberté du monde. Nous ne l’oublierons jamais.

Cette histoire a aussi sa part d’ombre. Comme toute nation, la France se grandit lorsqu’elle porte un regard lucide sur son passé.

Je serai cet après-midi sur l’île de Gorée pour rendre hommage à la mémoire des victimes de l’esclavage et de la traite, en présence d’élus des outre-mer français dont j’ai souhaité la présence à mes côtés. L’histoire de l’esclavage, nous devons la connaître, l’enseigner et en tirer toutes les leçons, parce que l’exploitation des êtres humains continue de souiller l’idée même d’humanité. Il nous revient de poursuivre le combat contre ceux qui exploitent la misère et la détresse de jeunes filles, d’enfants, de réfugiés, de migrants. À la Maison des esclaves, qui fait face à l’océan Atlantique, je ne m’inclinerai pas seulement devant l’histoire, je m’engagerai pour la défense de la dignité humaine.

La part d’ombre de notre histoire, c’est aussi la répression sanglante qui, en 1944, au camp de Thiaroye provoqua la mort de 35 soldats africains qui s’étaient battus pour la France. J’ai décidé de donner au Sénégal toutes les archives dont la France dispose sur ce drame afin qu’il puisse les exposer au mémorial sur Thiaroye.

***

Mais la meilleure raison de ma présence ici est que je veux vous parler de l’avenir et d’une valeur universelle que nous défendons ensemble : la démocratie.

Le Sénégal est un exemple pour l’Afrique.

Les trois premiers présidents sénégalais ont su, dans leur diversité, transmettre, tous, le flambeau à leur successeur, permettant à votre pays de réussir des alternances sans déchirement.

Votre Assemblée nationale, devant laquelle je m’exprime, est l’une des seules du continent à avoir exercé la totalité de ses droits, sans interruption, depuis l’indépendance.

Et quand je vois le nombre de femmes, ici, du peuple sénégalais – un nombre qui a doublé par rapport aux dernières élections -, cela m’inspire, au regard de la situation pourtant récemment améliorée en France, une nécessaire modestie…

Voilà ce que nous portons ensemble.

Le respect des droits de l’homme, l’égalité devant la loi, la garantie de l’alternance, les droits des minorités, la liberté religieuse : autant de valeurs universelles ancrées chez vous et qui doivent s’épanouir dans toute l’Afrique.

Je ne suis pas venu en Afrique pour imposer un exemple, ni pour délivrer des leçons de morale. Je considère les Africains comme des partenaires et des amis. L’amitié crée des devoirs : le premier d’entre eux est la sincérité. Nous devons nous parler librement. Nous devons tout nous dire, sans ingérence, mais avec exigence.

La démocratie vaut pour elle-même. Mais elle vaut aussi pour ce qu’elle permet. Il n’y a pas de vrai développement économique ni de vrai progrès social sans pluralisme.

J’ai une conviction profonde : si l’Afrique, berceau de l’humanité, parvient à faire vivre pleinement la démocratie, partout et pour tous, si elle réussit à surmonter les démons de la division, alors, elle sera le continent où se jouera l’avenir de la planète.

L’Afrique est portée par une dynamique démographique sans précédent : la population au sud du Sahara doublera en l’espace de quarante ans – pour atteindre près de 2 milliards de femmes et d’hommes en 2050. Le nombre d’habitants aura été multiplié par dix en un siècle : c’est un changement sans équivalent dans l’histoire humaine. L’Afrique est la jeunesse du monde.

Elle est aussi une terre d’avenir pour l’économie mondiale. Sa croissance, ces dix dernières années, a été supérieure à celle de beaucoup d’autres régions émergentes. Les besoins d’infrastructure sont énormes. La qualité de son agriculture, ses ressources naturelles, ses richesses minières recèlent des possibilités immenses et encore largement inexploitées. Ses paysans, ses artisans, ses étudiants, ses entrepreneurs, ses savants constituent une ressource humaine exceptionnelle.

Les grands pays émergents se tournent vers vous et investissent massivement. Vous n’avez pas à avoir peur de cet intérêt nouveau, à la condition expresse que vous sachiez, grâce à vos institutions et vos pratiques, guider et orienter cet afflux d’hommes et de capitaux, et écarter les prédateurs.

Votre défi, c’est de renforcer la place de votre continent dans la mondialisation. De lui donner une finalité plus humaine, d’y prendre la place qui doit être la vôtre, d’assumer une nouvelle responsabilité. Aucun enjeu planétaire ne pourra être traité sans l’Afrique. Toutes les réponses essentielles passent déjà par votre continent : l’économie, les matières premières, l’environnement, l’énergie, la gouvernance mondiale. Dans toutes les négociations internationales sur ces sujets, la France – et au-delà l’Union européenne, et l’Afrique partagent la même vision de l’avenir. Dans ces négociations, vous êtes notre premier partenaire. Nous sommes votre premier allié. Et notre devoir, c’est de vous accompagner dans les domaines d’avenir : l’agroalimentaire, les télécommunications, les services financiers…

 

***

C’est vers cette Afrique de demain que je regarde en venant ici au Sénégal.

Le changement viendra d’abord et avant tout des peuples. Les Africains ont pris leur destin en main et ce mouvement ne s’arrêtera pas.

Chaque pays connaît sa propre dynamique et parfois ses rechutes. Chaque pays adapte ses institutions à son histoire ou à ses réalités. Chaque pays est chahuté par des mouvements qui contestent les frontières issues de la colonisation. Mais j’ai confiance, l’Afrique est en marche et les principes sur lesquels elle peut fonder son développement sont ceux que vous portez.

La transparence, vous avez raison de l’exiger de toutes les entreprises qui viennent investir chez vous ou occuper des positions, et notamment dans le secteur minier et forestier.

La bonne gouvernance, car c’est une condition de la stabilité, de la sécurité et de la probité. C’est pourquoi je salue l’initiative du président Sall de lancer une opération de récupération des biens mal acquis. La lutte contre la corruption, les abus financiers et contre l’impunité est l’affaire de tous. Nous devons être intraitables face à ceux qui pourraient se croire autorisés à voler les deniers de leur propre pays ou face à ceux qui viennent chercher des contrats en ne négligeant aucun moyen de pression ou d’influence.

L’égalité, car, si l’Afrique se développe, le nombre de pauvres ne cesse de progresser. Près de la moitié des pays du continent sont en passe d’atteindre les Objectifs du millénaire. Mais trop nombreux sont ceux qui restent au bord du chemin. La question des inégalités est, pour vous comme pour nous, au coeur du message que nos peuples attendent de nous.

Et notamment les femmes, qui, en Afrique, constituent une formidable force de changement et de transformation. Elles sont de plus en plus nombreuses à s’impliquer dans la vie économique et sociale. Elles jouent un rôle majeur auprès de la jeunesse africaine qui représente les deux tiers de la population du continent.

Mais je n’ignore pas les menaces auxquelles vous faites face et les périls que vous affrontez : les crises alimentaires, les changements climatiques, les trafics de toutes sortes, les conflits, les fondamentalistes.

Car nous sommes confrontés au même combat, celui de la dérive identitaire, celui du terrorisme.

Je pense particulièrement au Mali, victime de groupes extrémistes qui font régner la terreur dans le Nord. C’est votre sécurité qui est en jeu, c’est aussi la nôtre, celle de l’Europe qui connaît la valeur inestimable de la paix pour laquelle elle a obtenu aujourd’hui l’illustre récompense du prix Nobel.

Le futur de l’Afrique se bâtira par le renforcement de la capacité des Africains à gérer eux-mêmes les crises africaines.

Les organisations telles que la Cedeao et l’Union africaine se sont imposées dans le traitement des situations de crise en Afrique. C’est encourageant. L’engagement des armées africaines dans le maintien de la paix, au sein des Casques bleus, en est la preuve, je pense au courage des Burundais, Djiboutiens, Éthiopiens, Kényans et Ougandais qui payent un lourd tribut pour libérer la Somalie. Je salue aussi ici les soldats sénégalais engagés dans des opérations de maintien de la paix difficiles, en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau, en RDC ou au Soudan.

Aujourd’hui, c’est la crise que connaît le nord du Mali, occupé et violenté, qui doit nous fédérer. On en connaît les causes, elles sont multiples. Les pratiques mafieuses de groupes terroristes, les erreurs qui ont marqué la fin de l’intervention en Libye, et notamment le manque de contrôle des armes. Le trafic de drogue qui a corrompu l’économie malienne, mais qui menace aussi, chacun en est conscient, toute l’Afrique d’ouest en est. L’insuffisance du développement économique et social du Sahel, qui a nourri le désespoir. L’absence de mise en œuvre effective des accords passés qui auraient dû conduire à une coexistence harmonieuse de toutes les communautés maliennes.

Mais au-delà de l’analyse de ces causes, nous devons prendre nos responsabilités. Les horreurs actuelles ne peuvent plus se poursuivre. Comment accepter ces mausolées profanés, ces mains coupées, ces femmes violées ? Comment tolérer que des enfants soient enrôlés de force dans des milices, que des terroristes viennent dans cette région pour y semer la terreur ? La France aussi, à travers ses ressortissants dans la région, a été attaquée.

Le Mali a fait appel à la communauté internationale et demande un soutien. Nous devons le lui apporter, avec la Cedeao, avec l’Union africaine, avec l’Union européenne, avec les Nations unies, car la responsabilité première reviendra aux Africains. La France apportera un appui logistique. Mais à sa place. C’est dans cet esprit que je conçois la résolution de la crise malienne.

***

Chers amis,

Je veux ici dire ma volonté de renouveler la relation entre la France et l’Afrique.

Le temps de la Françafrique est révolu. Il y a la France et il y a l’Afrique. Il y a le partenariat entre la France et l’Afrique, avec des relations fondées sur le respect, la clarté et la solidarité.

La clarté, c’est la simplicité dans nos rapports d’État à État.

Les émissaires, les intermédiaires et les officines trouvent désormais porte close à la présidence de la République française comme dans les Ministères.

La clarté, c’est dans la constitution du gouvernement d’avoir remplacé le ministère de la Coopération par celui du Développement auprès du Quai d’Orsay, indiquant ma conviction que nous devons affronter ensemble les grands défis de l’humanité, changements climatiques, pandémies et autres crises.

Le respect, c’est la franchise. Elle doit être réciproque. Je ne céderai pas à la tentation de la complaisance, et je n’en attends pas non plus en retour. Nous devons tout nous dire.

Cette sincérité vaut en particulier pour le respect des valeurs fondamentales : la liberté des médias, l’indépendance de la justice, la protection des minorités. Car, sans État de droit, il ne peut y avoir de fonctionnement normal de l’État, ni d’investissement durable des entreprises, ni de société en paix. Nous devons enfin être particulièrement engagés dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

Le respect, c’est une définition parfaitement claire de la présence militaire française en Afrique. Celle-ci ne pourra se poursuivre que dans un cadre légal et dans la transparence. Ainsi, l’accord de défense entre la France et le Sénégal a récemment été revu. Il sera rapidement ratifié dans nos deux pays. Il en sera de même partout, et ces accords ne contiendront plus de clauses secrètes. J’irai au bout de cette démarche. Je tire les enseignements des crises que nous avons à affronter : un dispositif ne doit pas être figé, il doit s’adapter, et privilégier la réactivité plutôt qu’une présence statique. C’est dans cet esprit que sera définie la nouvelle politique de défense de la France.

La solidarité, c’est le développement.

L’Afrique subsaharienne est la première priorité de la politique de la France, puisqu’elle concentre plus de la moitié de notre effort budgétaire. Mon pays est particulièrement actif pour défendre les intérêts de l’Afrique dans les institutions multilatérales. Mais le partenariat franco-africain ne se réduit pas à l’action des États. Il associe et associera aussi des entreprises de nombreuses collectivités territoriales françaises, des ONG, des associations de migrants, et tout le tissu vivant de nos sociétés civiles

La solidarité, c’est l’introduction des financements innovants pour trouver de nouvelles ressources. Au niveau européen, une taxe sur les transactions financières sera bientôt en place avec onze pays. Pour la France, 10 pour cent au moins de son produit ira au développement et à la lutte contre les pandémies qui meurtrissent votre continent : le paludisme, la tuberculose, le sida. La part de l’aide française allant aux ONG sera par ailleurs doublée.

La solidarité, c’est le co-développement, qui ne peut être réduite à la seule question migratoire. J’entends mettre fin à ce paradoxe absurde, qui fait que la France dans un passé récent a trop souvent fermé la porte à ceux-là mêmes qui voulaient y créer des emplois, y développer les échanges, participer à l’effort de recherche ou de création artistique ! Je souhaite que les procédures administratives soient simplifiées pour les étudiants, dès lors qu’ils sont motivés, talentueux, capables de subvenir à leurs besoins, mais aussi pour les artistes et les créateurs. Votre ministre de la Culture, Youssou N’Dour m’a alerté. J’ai entendu son appel.

La solidarité, c’est, enfin, la consolidation de la zone franc. Que l’on me comprenne bien, les monnaies communes à l’Afrique de l’Ouest et à l’Afrique centrale constituent un véritable atout, notamment en matière d’intégration régionale, et la stabilité monétaire est un avantage économique précieux. Mais je suis convaincu que les pays de la zone franc doivent pouvoir assurer de manière active la gestion de leurs monnaies et mobiliser davantage leurs réserves pour la croissance et l’emploi.

Pour amplifier encore la croissance africaine, je veux aussi établir entre l’Europe et l’Afrique des relations commerciales plus équitables. Je considère que la position des pays africains dans la négociation des accords de partenariat économique n’a pas été assez prise en compte. Cette discussion s’est enlisée. Je suis favorable à ce que nous la relancions sur de nouvelles bases, avec des conditions de calendrier et de contenu plus favorables pour les pays africains.

Nous voulons permettre aux États africains de négocier de meilleurs contrats avec les multinationales étrangères, par exemple dans le secteur minier. C’est pourquoi la France mettra en place, avec la Banque mondiale, une facilité financière pour renforcer l’assistance juridique aux pays africains dans la négociation de leurs contrats. Il s’agit de permettre aux pays africains de percevoir un juste prix pour leurs ressources.

Nous soutiendrons donc un renforcement de la réglementation européenne en faveur de la transparence des comptes des entreprises extractives. Une transparence réelle, avec des comptes publiés pays par pays, et projet par projet.

Ici, au Sénégal, ces principes se traduisent par la volonté de la France d’être toujours à vos côtés.

C’est la raison pour laquelle la France a accordé en juillet dernier à votre pays une aide budgétaire exceptionnelle de 130 millions d’euros, répondre aux urgences.

Je sais aussi l’importance que vous accordez à la jeunesse. Je partage pleinement cette priorité. Avec le président Sall, nous visiterons, cet après-midi, l’un des trois centres de formation professionnelle que l’Agence française de développement a récemment financés à Dakar. La France soutiendra aussi la construction et la rénovation de collèges publics dans l’académie de Dakar. C’est par l’éducation, de l’école primaire à la formation professionnelle, que les jeunes Africains pourront, à leur tour, imaginer et construire l’Afrique de demain. Ce faisant, nous construisons aussi la Francophonie de demain. Communauté de langue, d’initiatives et de valeurs promises à un grand avenir.

Cet investissement humain devra être complété d’un investissement dans les infrastructures, dont l’état actuel constitue un frein au développement durable du continent africain.

Votre croissance est d’abord celle de vos villes. Mais je suis conscient que votre pays a l’ambition, comme beaucoup d’autres, d’assurer un développement inclusif, qui ne laisse pas de côté ses campagnes. Il existe dans le domaine agricole de grandes marges de productivité. Partout en Afrique, et évidemment ici aussi au Sénégal, nous serons avec vous pour réduire la dépendance aux importations de produits alimentaires, afin que les Africains puissent nourrir les Africains.

 

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Mesdames et messieurs, chers amis,

Je remercie le Sénégal pour la chaleur de son accueil. Il me touche et m’encourage à penser que nous avons encore tant à faire ensemble. Pour nos pays et pour l’Afrique.

Une grande histoire commune nous lie. Il nous revient maintenant d’écrire un nouveau récit, celui de notre avenir. C’est « épaule contre épaule », pour reprendre les mots donnés par Senghor à votre hymne national que la France et l’Afrique avanceront ensemble.

Vive le Sénégal.

Vive la France.

Vive l’amitié entre le Sénégal et la France ».

Burkina Demain

La majorité présidentielle souhaite la bienvenue à Emmanuel Macron !

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Les conférenciers de l'APMP face aux journalistes ce 25 novembre au siège du MPP

Au cours d’une conférence de presse animée ce samedi 25 novembre, les responsables de l’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle (APMP) ont dit tout le bien qu’ils pensent de la visite controversée du président français, Emmanuel Macron au Burkina Faso.

Les conférenciers de l’APMP face aux journalistes ce 25 novembre au siège du MPP

Attendu ce lundi 27 novembre 2017 à Ouagadougou pour une première visite, Emmanuel Macron est ces derniers jours au cœur des activités politiques et même de la société civile, chaque partie y allant de sa position. Ainsi il y a les anti dont certains prévoient même de manifester et les pro qui y voient une opportunité de renforcement de la coopération franco-burkinabè.

L’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle (APMP) est à ranger dans cette dernière catégorie. Ses responsables ont exprimé ce samedi 25 novembre 2017, au cours d’une conférence de presse, tout le bien qu’ils pensent de cette visite du nouveau locataire de l’Elysée.

Maitre Bénéwendé Sankaria de l’Unir/Ps, Philippe Ouédraogo du PDS/Metba, Vincent Dabilgou du NTD, Mme Ilboudo Elise du MPP et Aly Badra Ouédraogo du RPR sont les principaux acteurs étaient les animateurs de cette conférence de presse.

Dans sa déclaration liminaire, le président de Unir/Ps dira que les associations et syndicats qui expriment leur opposition à cette arrivée de Macron sont « des populistes des temps modernes » qui « confondent les lieux et les époques ».

C’est pourquoi, assure- t-il, la majorité présidentielle élève sa voix  pour protester et condamner « tous ces agissements moyenâgeux qui discréditent  notre pays et infantilisent notre peuple ».

Les anti-Macron invités à ne pas s’exciter

Pour la majorité, cette venue de Macron est une « opportunité politique pour poser avec acuité et clairvoyance nos préoccupations aux autorités françaises ». Aux nombres des préoccupations Bénéwendé citera l’extradition de François Compaoré, la levée du secret défense dans l’affaire Thomas Sankara, le financement du PNDES, le problème libyen etc.

Selon Vincent Dabilgou, la France est un passage obligatoire pour la recherche de financement. Il invite donc les anti-Macron à ne pas « s’exciter comme des gens qui sont pas mûrs ». « Nous avons besoin de cette visite », a-t-il conclu. Et parlant de ceux qui ne souhaitent pas cette venue, Aly Badra d’ajouter qu’il y a « d’autres qui font comme s’ils sont plus  révolutionnaires que tous ».

Les établissements fermés pour raison de sécurité

Les travaux effectués dans la ville de Ouagadougou et la venue de Macron ne sont pas liés, affirme Philippe Ouédraogo du PDS/Metba. Puis d’ajouter que si telle était le cas « c’est même une bonne chose ».

La décision du ministre de l’éducation de suspendre les cours durant cette venue de Macron est pour des questions de « sécurité », parce que les élèves sont facilement manipulables, expliquera Philippe Ouédraogo.

Joachim Batao

Burkina Demain

 

La Coalition Ditanyè attend que Macron siffle la fin de la françafrique

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La Coalition Ditanyè est parmi les organisations de la société civile burkinabè qui attendent ou du moins, espèrent que la visite du président Emmanuel Macron contribue effectivement à une nouvelle ère dans les relations franco-africaines gangrenées par ce que l’on a appelé la «françafrique». «Nous osons espérer que votre passage à la tête de la France marquera aussi une nouvelle étape dans la politique française vis-à-vis de l’Afrique en général et du Burkina Faso en particulier», lance la Coalition dans une adresse au président Macron et dont voici l’intégralité.

«Monsieur le Président, le peuple français a choisi de vous hisser à la magistrature suprême en mai 2017. Six mois après, vous avez décidé de fouler le sol de Ouagadougou, la capitale du pays des « hommes intègres ». Comment ne pas saluer et remercier tous ceux qui viennent au Burkina Faso pour entendre, voir et surtout témoigner des vertus de notre peuple mais aussi de tout peuple qui décide de prendre son destin en main ? Ici, sur la terre libre du Burkina Faso, le peuple a décidé de ne plus subir son destin, mais de l’assumer et de le chérir à jamais. L’historique insurrection populaire d’Octobre 2014 a constitué pour notre peuple une étape qualitative nouvelle dans sa marche en avant pour la liberté et la dignité.

Monsieur le Président, la France a une histoire commune avec l’Afrique, vieille de plusieurs siècles. Il est temps de solder le passif afin de permettre à nos deux peuples des relations saines et dépassionnées. En effet, de nombreux africains de l’espace francophone ont le sentiment que des faits historiques comme la colonisation, le néocolonialisme avec son corollaire la françafrique expliquent la condition actuelle de leurs Etats qui est faite de souffrances des peuples au niveau socio-économique et d’une gouvernance politique loin d’être au service des citoyens. Les relations de nos Etats avec la France ou plus précisément les relations des dirigeants de nos Etats et des dirigeants français ont longtemps permis à des individus de s’éterniser au pouvoir, de faire de la prédation des ressources publiques et la patrimonialisation du pouvoir des modes de gestion de l’Etat. Tout cela, bien souvent avec la bénédiction des réseaux de la françafrique. Cette réalité a constitué et constitue encore un frein à la démocratisation réelle de nos pays. Dire cela n’est pas renier la part de responsabilité des Africains dans la marche de leur histoire. Mais c’est mettre en lumière une vérité historique qui doit être assumée avec courage, de sorte que l’on ouvre une nouvelle ère des relations entre nos pays et la France. Relations fondées sur le respect mutuel et un partenariat où aucune des parties n’est lésée, voire humiliée. Voilà pourquoi, au moment où nos peuples élèvent la voix contre les régimes autocratiques au Togo, au Burundi, au Tchad, au Congo Brazzaville, en République démocratique du Congo, au Cameroun, au Gabon, à Djibouti, … il est du devoir de ceux qui, comme la France, prétendent être nos alliés historiques, de se démarquer de ces régimes qui ont fini de prouver qu’ils ne sont pas là pour le bien-être des peuples. Nous voulons la fin du paternalisme qui étouffe les efforts de certains peuples pour se débarrasser des dictatures.

Monsieur le Président, la lutte contre l’impunité a constitué un des moteurs de l’insurrection populaire d’Octobre 2014 au Burkina Faso. Trois ans après cette victoire du peuple sur la dictature Compaoré, le peuple attend que justice lui soit rendue. A ce sujet, il est urgent que l’on se parle un langage de vérité, car de cela dépend l’harmonie de nos relations futures. Nous pensons ici à certains dossiers de justice parmi tant d’autres et dont le traitement est cher à notre peuple. Un des dossiers judiciaires qui constitue une tâche dans les relations entre le Burkina Faso et la France est le dossier Thomas Sankara.

Des informations collectées, il ressort des faisceaux d’indices sur une probable responsabilité de la France dans l’assassinat du Président Thomas Sankara. Pour lever tout doute, le juge en charge du dossier a demandé une commission rogatoire à la justice française et l’ouverture des archives sur la période Sankara. Le temps passe et la France se mure dans un silence assourdissant. Devons-nous comprendre que la France « si belle et si propre », pays des droits de l’Homme, a quelque chose à se reprocher dans cet horrible assassinat ? Une fois de plus, le peuple burkinabè s’impatiente de voir une franche collaboration des autorités politiques et judiciaires françaises pour permettre d’élucider l’un des crimes politiques les plus effroyables du siècle passé. Monsieur le Président, à l’instar de la Belgique sur le dossier Lumumba, il est nécessaire que la France ouvre enfin ses archives sur celui de Thomas Sankara ; afin que la vérité et la justice triomphent pour les générations présentes et futures. Cette France -là n’en sortira que grandie, l’amitié et le partenariat s’accommodant mal de la suspicion.

Monsieur le Président, ce sentiment que la France constitue un frein à la justice est le même qui nous anime en ce qui concerne Monsieur François Compaoré. En tant que suspect sérieux dans l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, nous avons été tristes de constater que François Compaoré pouvait aller et venir en toute quiétude sur le territoire français. Il trouve d’ailleurs encore gîte et couvert en France. Il n’était aucunement inquiété jusqu’à une période très récente où il fut mis aux arrêts par la police des frontières françaises avant d’être remis en liberté conditionnelle. L’extradition de monsieur François COMPAORE est pour nous une composante nécessaire à la bonne marche des relations franco-burkinabè. Nul n’ignore que pendant les évènements d’Octobre 2014, c’est l’armée française qui a exfiltré Blaise Compaoré et son frère cadet François Compaoré alors qu’ils avaient des comptes à rendre aux Burkinabè après 27 ans de gestion du pouvoir ponctuée par des crimes économiques et de sang. Les démocrates burkinabè souhaitent qu’il soit remis aux autorités judiciaires burkinabè afin qu’il puisse aider à élucider le dossier de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses trois compagnons d’infortune.

Toute manœuvre tendant à empêcher le triomphe de la vérité et la justice sur les dossiers sus-cités ne sera purement et simplement qu’une caution à l’impunité et l’histoire s’en rappellera.

Monsieur le président, vous avez un rôle historique à jouer ici. Un rôle qui est décisif et qui mettra les relations franco-burkinabè sur de possibles nouveaux rails.

Monsieur le Président, à propos de notre monnaie, le Franc CFA, vous savez bien qu’il est le legs d’une histoire coloniale. Elle a survécu à la décolonisation et même à la création d’une monnaie unique européenne. Aujourd’hui, une bonne partie des réserves des États africains de l’espace CFA est déposée dans la Banque de France. Vous avez des compatriotes dans les conseils d’administration de nos deux banques centrales. Monsieur le Président, cette situation soulève toute l’incongruité du discours politique qui veut sonner la fin de la françafrique. La monnaie étant un signe d’indépendance, nous souhaitons enfin assumer notre indépendance. À quand la fin de cette domination monétaire ?

Monsieur le Président, la présence militaire française s’est renforcée ces dernières années avec la montée de l’extrémisme violent dans certaines régions du continent dont le sahel burkinabè. Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, votre pays appuie les forces de défense et de sécurité burkinabè dans le cadre de la mise en place du G5 sahel. Nous sommes conscients que le terrorisme et le crime organisé constituent des menaces réelles pour nos Etats déjà fragiles. Ils constituent aussi une menace pour la paix internationale. Voilà pourquoi, toute aide d’où qu’elle vienne, tant qu’elle est dépouillée de toute intention néo impérialiste est la bienvenue. Mais au-delà des efforts déployés pour la mise en place du G5 sahel, censé freiner la montée en puissance du terrorisme dans le sahel, ce G5 sahel en lui-même suscite des interrogations légitimes au niveau des opinions publiques dans nos pays ; et ces interrogations méritent d’être clarifiées. Cela d’autant plus que les instances régionales comme la CEDEAO étaient à pied d’œuvre pour travailler à endiguer le phénomène du terrorisme. Le G5 sahel, en ne tenant pas compte de l’ensemble des pays de la CEDEAO, ne fragilise-t-il pas les efforts régionaux de lutte contre le terrorisme ? Les dynamiques continentales et régionales en cours en vue de consolider les Etats particuliers de la sous-région ne sont-elles pas là face à une concurrence qui risque de faire piétiner davantage l’intégration régionale, gage d’une paix durable dans la région ? Ces questions doivent être résolues et la dynamique du G5 sahel doit en tenir compte afin de ne pas constituer une solution éphémère pour les Etats du sahel et pour la sous-région ouest-africaine en général.

Monsieur le président, vu de l’Afrique et plus particulièrement de l’Afrique francophone, votre élection apparait comme le signe d’une nouvelle ère politique dans la vie du peuple français. Nous osons espérer que votre passage à la tête de la France marquera aussi une nouvelle étape dans la politique française vis-à-vis de l’Afrique en général et du Burkina Faso en particulier.

Vive l’amitié entre les peuples !

Gloire éternelle aux peuples en lutte pour leur dignité !

La patrie ou la mort, nous vaincrons !

Pour la Coalition

Le Balai Citoyen, le Repère, la Génération Cheikh Anta Diop, la Génération Joseph Ki-Zerbo, Cadre deux Heures pour nous, deux Heure pour Kamita, le Mouvement des Sans Voix Burkina, la Ligue panafricaniste.

FofiJeune 2017 : le carrefour des sources de financement aux projets des jeunes

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L’Association professionnelle des jeunes entrepreneurs du Faso (APJEF) veut trouver des solutions aux problèmes de financement des projets de jeunes. C’est pour cela qu’elle organise ce 02 décembre 2017, la Foire du financement de l’entreprenariat jeunesse (FOFIJEUNE). L’information a été donnée à la presse ce matin 25 novembre 2017, au cours d’une conférence de presse. L’activité est placée sous le parrainage du ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat Stéphane Sanou.

A une semaine de l’activité, les organisateurs de Fofijeune ont convié les hommes de média afin de livrer les ambitions de tenir cette foire qui est à sa 1re édition. Cette foire qui va s’ouvrir le 02 décembre, se déroulera ici à Ouagadougou, précisément dans l’enceinte de l’université Aube Nouvelle, ex ISIG.

Les ambitions de la foire Fofijeunes 2017

Placée, sous le thème « Le jeune entrepreneur face aux contraintes du système de financement », cette foire ambitionne « lever les contraintes liées au financement des projets innovants dans le financement des projets  des jeunes burkinabè », dira Limaba Lompo, secrétaire exécutif de l’APJEF. Pour y arriver, les organisateurs pensent avoir trouvé la solution : il faut mettre face à face les jeunes promoteurs d’entreprises et les institutions spécialisées dans le financement des projets.

Pour Mahamady Zango, l’un des organisateurs, il s’agit de faire en sorte que cette foire soit « un carrefour de financement des projets de jeunes » et un cadre où les jeunes pourront établir un contact direct avec des partenaires financiers.

Tenir, malgré les difficultés

Cette 1re édition de Fofijeune se tient dans une situation économique assez difficile. Ce qui fait que « notre budget prévu à 16 million n’a pas été bouclé a expliqué Limaba Lompo. Du coup, « nous avons pas pu inviter certains pays pour prendre part à l’activité. Nous avons aussi choisir de tenir l’activité en une journée au regard de notre budget » a-t-il ajouté.

Au cours de cette foire, plusieurs activités sont au programme. Il s’agit entre autre des rencontres B to B, des panels, des témoignages de jeunes entrepreneurs qui ont réussi dans leur domaine d’activité etc.

Joachim Batao

Burkina Demain

Energies renouvelables : La JED maintient le cap de la mobilisation et de la sensibilisation

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Au cours du point de presse

L’association des Journalistes et communicateurs pour les Energies et le développement Durable (JED), a organisé une conférence de presse le vendredi 24 novembre 2017 à Ouagadougou. Les responsables de la structure ont fait le point des différentes activités réalisées depuis 2013  et précisé qu’ils vont intensifier les actions pour un meilleur accès aux énergies renouvelables.

La conférence a abordé des questions relatives aux énergies renouvelables et à la situation énergétique du pays

« Gagner le combat pour l’accès des populations aux services énergétiques de qualité nécessite l’engagement de tous les acteurs». Cela a toujours été  la conviction de l’association des Journalistes et communicateurs pour les Energies et le développement Durable (JED). Pour jouer sa partition, la JED mise, depuis sa création en 2013,  sur l’information et la communication. «Nous n’avons jamais cessé d’œuvrer via l’information et la communication pour l’accès des populations aux énergies propres », a soutenu Grégoire Bazié, président de la JED.

En plus de l’information, des activités sont  souvent organisées par la JED pour contribuer à la réflexion sur les problématiques du secteur de l’énergie en général et des énergies renouvelables en particulier. C’est le cas par exemple, des Journées des acteurs de la communication sur les énergies (JACE).

Contribution à une prise de conscience sur la question énergétique

Les hommes de média ont été invités à s’impliquer davantage…

Après avoir contribué au cours de ces trois dernières années à une prise de conscience sur la question énergétique, la JED n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Elle entend maintenir le cap de la mobilisation, de la sensibilisation, de l’interpellation et du plaidoyer en vue contribuer davantage aux côtés des autres organisations de la société civile à la lutte pour l’accès des populations aux services énergétiques de qualité.

Dans cette dynamique, la JED se prépare à organiser la 4e édition des Journées des acteurs de la communication sur les énergies. « Au cours de cette édition prévue pour les 27 et 28 décembre 2017, nous allons mener la réflexion sur le rôle que peuvent jouer les acteurs de la société civile pour un meilleur accès des populations aux services énergétiques de qualité », a expliqué Grégoire Bazié.

Une coalition des organisations de la  société civile pour la promotion  des énergies renouvelables

… sur la question de l’accès des populations aux énergies renouvelables de qualité

La JED est par ailleurs membre d’une coalition des organisations des OSC pour la promotion des énergies renouvelables et l’accès à l’énergie durable au Burkina Faso (CNPDER-BF) qui a été mise place en août dernier avec le parrainage du ministre de l’énergie, le Pr Alfa Oumar Dissa. Cette Coalition comprend 19 OSC dont CEAS Burkina, SNV, SPONG, OCADES Dedougou, AGEREF/CL.

L’engagement de la JED, à en croire son président, tient au  fait que le taux d’accès des Burkinabè  aux énergies propres reste encore très faible. « Notre pays n’est pas indépendant sur le plan énergétique. Le taux d’électrification est de 19%. Il est de 3% en milieu rural. Seuls 2% des Burkinabè ont accès à l’électricité pendant que 82% restent dépendants de la biomasse avec toutes les conséquences néfastes » a rappelé M. Bazié.

Dans leur combat pour un Burkina Faso énergétiquement viable, les responsables de la JED ne perdent pas de vue le rôle que peut jouer un environnement institutionnel et juridique favorable. « Nous espérons que la constitution de la cinquième République qui va être adoptée avant la fin de cette année a bien pris en compte la question de l’accès aux énergies propres et de la protection de l’environnement dans notre pays », a laissé entendre le président de la JED.

«Pour un renforcement de la coopération énergétique avec la visite du président Macron»

Le président de la JED, Grégoire B. Bazié, se prêtant aux questions de ses confrères

Etienne Mouni Kaboré, membre fondateur de la JED, s’est félicité de cet engagement constant de la JED et l’a encouragé à poursuivre sur cette lancée, au regard de l’importance, dit-il, de cette question de l’accès des populations aux services énergétiques durables et de qualité, sans lesquels il ne saurait y avoir de développement durable.

Réagissant  à une question relative à la visite, en début de semaine prochaine au Burkina Faso, du président Emmanuel Macron, Grégoire Bazié a souhaité que cela contribue au renforcement de la coopération énergétique entre le Burkina Faso et la France dans le domaine des énergies renouvelables. Selon le programme officiel, le président Macron inauguera aux côtés de son homologue burkinabè la centrale solaire de Zagtouli, construite avec le soutien technique et financier de la France.

« Cette inauguration de la centrale de Zagtouli par les deux chefs d’Etat montre aussi toute la place qu’occupent aujourd’hui  les énergies renouvelables dans les relations internationales. Et cette place est même appelée à grandir dans les années à venir dans le contexte de lutte pour la réduction du réchauffement climatique qui passe forcément par les énergies renouvelables», a conclu Grégoire Bazié

Mathias Lompo

Burkina Demain

Zimbabwe: Emmerson Mnangagwa a prêté serment comme président

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Le nouveau Emmerson Mnangagwa au cours de sa prestation ce vendredi à Harare

C’est fait. Quelques jours après son retour d’exil, l’ex-vice-président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa a pris officiellement la direction du pays. Le ‘’Crocodile’’ comme on l’appelle dans certains milieux, a en effet prêté serment  ce vendredi 24 novembre 2017 dans un stade plein à Harare, promettant un nouveau départ à ses compatriotes.

Emmerson Mnangagwa au cours de sa prestation de serment ce vendredi à Harare

Jusqu’à la présidentielle du 2018, c’est désormais Emmerson Mnangagwa qui dirigera le Zimbabwe, en remplacement de Robert Mugabe, démissionnaire. L’ancien vice-président a prêté serment ce vendredi 24 novembre dans un stade d’Harare, la capitale.

Après des hommages à son prédécesseur Robert Mugabe, le président nouvellement investi, s’engage à  mener des réformes économiques pour sortir le pays de ses difficultés.

Emmerson Mnangagwa a promis d’être le « serviteur du peuple ». Des promesses qui sont loin d’assurer tous les Zimbabwéens. Les leaders de l’opposition, à l’image de Morgan Tsvangirai, attendent de voir et espèrent qu’il tiendra ses promesses. « J’espère que le président Mnangagwa va démontrer que la nation a changé de direction, qu’il évitera de tomber dans la tentation de garder seul le pouvoir », a indiqué l’ancien candidat à la présidentielle.

Joachim Batao

Burkina Demain

Egypte : Au 235 morts dans une mosquée attaquée par des terroristes

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Un autre drame terroriste vient de frapper le continent dans sa partie septentrionale. Au moins 235 personnes ont été tuées ce vendredi 24 novembre dans l’attaque d’une mosquée dans le nord du Sinaï en Egypte.

Selon la télévision d’Etat, au moins 235 personnes ont péri ce vendredi 24 novembre en Egypte dans une attaque de mosquée dans le nord du Sinaï. Le bilan provisoire également état de 109 blessés. Les assaillants auraient déclenché une explosion avant d’ouvrir le feu sur les fidèles, parmi lesquels se trouvaient des conscrits de l’armée. D’où cette hécatombe. Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi  qui a rapidement  convoqué un conseil ministériel, a également décrété trois jours de deuil national. 

Burkina Demain

Energies renouvelables de qualité au Burkina : Les OSC à la rencontre des acteurs privés

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Photo de famille des acteurs de l'atelier OSC -Privé posant pour la postérité

Sur la question de la promotion de la qualité dans les énergies renouvelables au Burkina Faso, les Organisations de la société civile engagées dans la mise en œuvre du programme Voix pour le changement, sont convaincues d’une chose : Il faut impliquer tous les acteurs susceptibles d’y contribuer.

Photo de famille des acteurs de l’atelier OSC -Privé posant pour la postérité

C’est dans cette perspective qu’elles ont organisé le 16 novembre dernier à Bobo-Dioulasso un atelier d’échanges avec les acteurs du privé et qui a été présidé par Louis Aristide Dally, conseiller technique du gouverneur des Hauts Bassins. Des acteurs dressent ici le point de la rencontre. Lisez plutôt !

Louis Aristide Dally, conseiller technique du gouverneur des Hauts Bassins : «l’énergie est un élément moteur de notre développement»

Louis Aristide Dally, conseiller technique du gouverneur des Hauts Bassins

“Le thème est d’une actualité brûlante parce que le plus grand maillon de notre développement aujourd’hui dans notre pays, ce sont bien sûr les énergies. Sans énergie, l’on ne peut entreprendre quoi que ce soit. C’est un élément moteur de notre développement. Et tout ce qui peut nous amener à trouver des solutions idoines au niveau de notre pays, c’est vraiment la bienvenue. Nous espérons que les conclusions de cet atelier nous permettront de faire d’avancées significatives en matière d’énergies. Il y a beaucoup à faire dans le secteur. Il faut mobiliser les acteurs, il faut les équiper, il les rendre actifs sur le terrain pour que nous puissions aller véritablement vers l’accès à l’énergie durable pour tous dans notre pays.

Martin Van Dam, coordonnateur du secteur énergies renouvelables de la SNV : «On sent un besoin d’encadrement au niveau des acteurs du privé»

Martin Van Dam, coordonnateur du secteur énergies renouvelables de la SNV

C’était un atelier avec les représentants du secteur privé. Les échanges ont été assez intéressants. On sent un besoin d’encadrement à leur niveau pour mieux servir les populations en énergies renouvelables. On n’a pas pu arriver à des résultats concrets. Mais, l’avenir est prometteur puisqu’ils vont s’associer à notre plaidoyer. Nous allons organiser en 2018 un autre atelier avec les acteurs du privé à Ouagadougou. Nous allons élargir cette rencontre à d’autres acteurs ou institutions comme la douane, la ligue de consommateurs ou l’ANEREE.

Mamadou Karama, secrétaire exécutif AGEREF/CL : «l’idée que l’union fait la force est aussi partagée par les acteurs du privé»

Mamadou Karama, secrétaire exécutif AGEREF/CL

«Le bilan est satisfaisant. L’un des objectifs de l’atelier, c’était de faire connaître le programme «Voix pour le changement» et puis susciter l’adhésion des acteurs du secteur privé aux objectifs de ce plaidoyer que nous sommes en train de porter dans le cadre de ce programme depuis 2016. C’était également voir comment les acteurs du secteur privé à la fin aussi pouvaient également s’associer à ce plaidoyer là et essayer d’identifier les actions conjointes qu’on peut réaliser pour l’atteinte des objectifs de l’atelier. Au sortir de cet atelier, en tant qu’organisateur, c’est un sentiment de satisfaction qui m’amine. A travers les différentes communications, nous avons senti un intérêt de la part des acteurs du privé de par les questions ont été posées. Les réactions, les feed-back nous confortent que le programme est compris et nous pensons qu’aujourd’hui nous avons l’adhésion du secteur privé. L’autre point, c’était de voir comment les acteurs du privé pouvaient s’organiser pour qu’ensemble nous puissions poursuivre le plaidoyer. Il y a eu beaucoup d’échanges là-dessus.   L’idée selon laquelle l’union fait la force est largement partagée par les participants. Il reste à voir qui va assurer le lead et quelle est la forme la plus adéquate en sachant que ce sont des acteurs du secteur qui ont souvent des intérêts individuels. Il faut donc trouver une forme d’organisation dans laquelle chacun puisse se retrouver et qui puisse défendre des problèmes communs. Nous avons semé la graine, c’est sûr qu’elle va prendre du temps pour germer mais nous avons bon espoir que pour les prochaines étapes nous allons aboutir à une forme d’organisation qui va déboucher sur un partenariat coalition des organisations de la société civile – acteurs du secteur privé dont l’objectif à la fin c’est vraiment améliorer l’accès des populations aux services et produits d’énergies renouvelables de qualité.

Charles Didace Konseibo, coordonnateur du projet ACE WA  à CEAS Burkina : «Nous avons  eu de très bons échanges avec le privé»

Charles Didace Konseibo, coordonnateur du projet ACE WA à CEAS Burkina

«Cet atelier, qui marque en fait la première prise de contact des OSC du domaine des énergies renouvelables du programme «Voix pour le changement», est vraiment une réussite. Parce qu’il fallait que le privé soit associé à cette activité de plaidoyer que nous sommes en train de mener. C’est une activité qui se veut inclusive avec tous les acteurs et tous les  intervenants du domaine des énergies renouvelables du pays pour un meilleur accès des populations aux énergies renouvelables et équipements de qualité. Déjà aujourd’hui, nous avons eu de très bons échanges avec le secteur privé. Nous avons pu montrer au secteur privé les projets qui sont mis en œuvre en faveur justement de l’accès des populations aux services renouvelables de qualité. Je crois que cela a trouvé un bon écho auprès de ces entreprises privées. Avec le programme, les attentes de uns et des autres, nous croyions que ce programme bien se nouer et que nous allons tous travailler main dans la main pour un meilleur accès des populations aux énergies renouvelables de qualité.

Boureima Yaméogo, DG Yeelen Ba : «L’initiative est la bienvenue»

Boureima Yaméogo, DG Yeelen Ba

C’est un atelier qui est véritablement la bienvenue parce que les points qui ont été abordés ce matin, montrent à quel point qu’il est véritablement important  que nous nous organisons pour pouvoir porter haut le message concernant la promotion des énergies renouvelables dans le pays. Le secteur d’activités dans lequel nous évoluons, il y a pas mal de matériels dont la qualité est souvent douteuse qui entrent. Le plaidoyer que  nous avons fait ce matin-là est de nature à mettre en place un mécanisme qui favorisera la promotion des énergies renouvelables de qualité au niveau du Burkina Faso. L’initiative est vraiment la bienvenue. Nous sommes disposés à apporter tout ce qui est nécessaire pour porter haut au niveau des autorités.

Elodie Zongo, Pabouche Energie : «Je suis partante pour le plaidoyer»

Elodie Zongo, Pabouche Energie

«J’ai vraiment apprécié l’initiative. J’ai beaucoup appris au cours de cet atelier qui visait à nous impliquer pour la promotion de la qualité au niveau des énergies renouvelables. Je suis vraiment partante pour participer au plaidoyer pour que le message puisse passer et pour que les uns et les autres s’engagent pour la qualité.

Martin Philippe

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 22 Novembre 2017

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Une session du conseil des ministres burkinabè

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 22 novembre2017, en séance ordinaire, de  09 H30mn à 14 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso,Président du Conseil des ministres.

Une session du conseil des ministres burkinabè

Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE CINQ(05) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de la Sécurité :

  • un rapport relatif aux conclusions du Forum national sur la sécurité.

Placé sous le thème « Garantir la paix et la sécurité pour un développement durable au Burkina Faso : la nécessité d’une réforme du secteur de la sécurité », le Forum national sur la sécurité,tenudu 24 au 26 octobre 2017 à Ouagadougou,a permis de faire un diagnostic de la situation sécuritaire et de formuler des recommandations.

Le Conseil a décidé de la mise en place d’un comité interministériel pour l’opérationnalisation des recommandations à travers l’élaboration du référentiel de la sécurité nationale.

I.1.2. Pour le compte du ministère des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur :

  • un rapport relatif à deux (02)décrets portant respectivement ouverture d’un consulat honoraire et nomination d’un consul honoraire du Burkina Faso à Rio de Janeiro, République Fédérative du Brésil.

I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation :

  • un rapport relatif au fichier des partis et formations politiques au Burkina Faso.

A la date du 23 octobre 2017, cent quarante-huit (148) partis et formations politiques ont été légalement reconnus conformément aux dispositions de la loi N°032-2001/AN du 29 novembre  2001 portant Charte des partis et formations politiques.

L’opération d’assainissement du fichier des partis et formations politiques, menée courant septembre et octobre 2017, fait ressortir cent six (106) partis et formations politiques en règle vis-à-vis de leurs propres textes statutaires, trente-huit (38) dans une situation irrégulière et quatre (04) partis politiques dont la situation n’est pas complètement élucidée.

En cas de non-respect de leurs textes statutaires, les partis et formations politiques s’exposent à des sanctions telles que prévues par les articles 28 et 29 de la Charte des partis et formations politiques.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour l’application des sanctions prévues à cet effet, conformément aux lois et règlements en vigueur.

I.1.4. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

  • un décret portant classement indiciaire des emplois des enseignants-chercheurs, des enseignants hospitalo-universitaires et des chercheurs.

Ce décret est une relecture du décret N°2017-0494/PRES/PM/MINEFID/MESRSI/MS/MFPTPS du 10 juin 2017 portant classement indiciaire des emplois des enseignants-chercheurs, des enseignants hospitalo-universitaires et des chercheurs.

I.1.5. pour le compte du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique :

  • un décret portant cadres de pilotage, d’exécution et de concertation du mécanisme de réduction d’émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+) au Burkina Faso.

La REDD+ est un mécanisme international lancé en 2005 dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Elle vise à apporter des compensations financières aux pays en développement sur la base de leurs efforts  de réduction des émissions de gaz carbonique, à travers la gestion durable de leurs forêts.

L’adoption de ce décret permet à notre pays de satisfaire à ses obligations internationales dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. 

I.2. AU TITRE DE LA DYNAMISATIONDES SECTEURS PORTEURS POUR L’ECONOMIE ET L’EMPLOI, LE CONSEIL A ADOPTE

un rapport relatif aux résultats prévisionnels de la campagne agropastorale 2017-2018, pour le compte du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques.

La production céréalière prévisionnelle de la campagne agricole 2017-2018 est estimée à 4 552 273 tonnes, en baisse de 0,32% et de1,01% respectivement par rapport à la campagne agricole précédente et à la moyenne des cinq (05) dernières années.

La campagne agricole écoulée a été marquée par des poches de sécheresse, l’arrêt précoce des pluies, les attaques des nuisibles (chenilles légionnaires, oiseaux granivores…).

Les productions céréalières prévisionnelles rapportées aux besoins de consommation céréalière font ressortir un déficit brut estimé 72 677 tonnes.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions nécessaires, de concert avec les partenaires intervenant dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, en vue d’apporter une réponse adéquate aux déficits constatés dans les différentes régions.

 

II. COMMUNICATION ORALE

II.1. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil une communication relative à la visite du Président de la République française, Monsieur Emmanuel MACRON, du 27 au 29 novembre 2017 à Ouagadougou.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A.AU TITRE DU PREMIER MINISTERE

  • Monsieur Férona MEDA, Mle 220 673 J, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
  • Monsieur Tamba OUOBA, Mle 18 481 C, Ingénieur des travaux publics, 1ère classe, 17ème échelon, est nommé Chargé de missions;
  • Madame Elise OUEDRAOGO, Mle 44 131 U, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Chargée de missions;
  • Monsieur Dieudonné TRAORE, Mle 91 350 Z, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chargé de missions;
  • Monsieur Clément BAMBARA, Mle 74 820 D, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
  • Monsieur Louis NIKIEMA, Mle 220 672 W, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chargé de missions;
  • Monsieur Mahaman Salifou LANKOANDE, Mle 85 078 Z, Informaticien, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
  • Monsieur Hakim Tidiane OUATTARA, Mle 251 384 Z, Attaché en études et analyses, 1èreclasse, 2ème échelon, est nommé Attaché de missions ;
  • Monsieur Porna Stephane Hervé TRAORE, Mle 255954Z, Ingénieur des travaux informatiques, 1èreclasse, 1er échelon, est nommé Attaché de missions ;
  • Monsieur Soutong-Noma Guillaume Aimé RAPADEMNABA, Mle 256059H, Ingénieur des travaux informatiques, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Attaché de missions ;
  • Monsieur Sansan Biwété Nilce DA, Mle 216 103 G, Technicien supérieur en informatique, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Attaché de missions ;
  • Madame Maténin TRAORE,Mle 228 685 J, Secrétaire administratif, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Attachée de missions ;
  • Monsieur Som-Yalgado Tahirou NACAMBO, Mle 59 777 Z, Secrétaire administratif, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Attaché de missions ;
  • Madame Halimata OUATTARA/BAMBA, Mle 79 176 C, Assistant en gestion des ressources humaines, est nommée Attachée de missions ;
  • Monsieur Ousmane ZONGO, Mle 247192F, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Attaché de missions ;
  • Monsieur Ibrahima DIONI, Mle 112 408D, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Attaché de missions ;
  • Monsieur Fayshal OUEDRAOGO, Mle 106 121 R, Comptable,1ère classe, 6ème échelon, est nommé Attaché de missions ;
  • Monsieur Benjamin YAMEOGO, Mle 75 003M, Conseiller en Gestion des ressources humaines, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Attaché de Missions ;
  • Madame Lydia OUEDRAOGO/KABORE, Mle 216 100 J, Secrétaire de direction, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Attachée de missions.
  • B.AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
  • Monsieur Mamadou COULIBALY, Mle 59 729 K, Conseiller des affaires étrangères, 1èreclasse, 8ème échelon, est nommé Chargé d’études ;
  • Monsieur Dominique KABORE, Mle 97 446 B, Conseiller des affaires étrangères, 1èreclasse, 6ème échelon, est nommé Directeur de la promotion de l’expertise nationale ;
  • Monsieur Sylvain Yamtiguimda YAMEOGO, Mle 104 400 P, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur Afrique ;
  • Monsieur Marcel Marie DAKOURE, Mle 32 462 X, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur du développement de la coopération et du développement institutionnel du Secrétariat permanent de la Commission nationale pour la francophonie ;
  • Madame Basnewende Martine Eliane OUEDRAOGO/GYENGUERE, Mle 104 414 S, Conseiller des affaires étrangères, 1èreclasse, 6ème échelon, est nommée Directrice des Affaires consulaires ;
  • Monsieur Filatieni COULIBALY, Mle 118 863 B, Conseiller des affaires étrangères, 1èreclasse, 5ème échelon, est nommé Chargé d’études ;
  • Monsieur Flavien Imah William NEZIEN, Mle 104 205 P, Conseiller des affaires étrangères, 1èreclasse, 6ème échelon, est nommé Secrétaire général de l’Institut national des hautes études internationales (INHEI).
  • C.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT
  • Madame Guinguibila Delphine SALAMBERE/SAVADOGO, Mle 52 164 B, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Conseiller fiscal au Projet Pôle de croissance de Bagré.
  • D.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION
  • Monsieur Samdpawinde Macaire OUEDRAOGO, Mle 94 470 B, Professeur titulaire, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Président de l’Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso;
  • Monsieur Tinoaga Laurent OUEDRAOGO, Mle 19 783 M, Enseignant-chercheur, est nommé Président de l’Université de Ouahigouya ;
  • Monsieur Aboubakar Sidiki OUATTARA, Mle 035 674 E, Professeur titulaire de Microbiologie, P1, classe exceptionnelle, est nommé Président de l’Université de Dédougou ;
  • Monsieur Martin LOMPO, Mle 35 685 A, Enseignant-chercheur, Professeur titulaire, catégorie P, 1er échelon, est nommé Président de l’Université de Fada N’gourma ;
  • Monsieur Adama OUEDA, Mle 119 741 A, Maître de conférence, catégorie P, 3ème échelon, est nommé Vice-Président chargé des enseignements et des innovations pédagogiques de l’Université de Ouahigouya ;
  • Monsieur Patrice TOE, Mle 44 092 E, Maître de conférence, grade intermédiaire, 2ème échelon, est nommé Vice-Président chargé des enseignements et de l’innovation pédagogique de l’Université de Dédougou ;
  • Monsieur Nicolas KAGAMBEGA, Mle 59 932 D, Enseignant-chercheur, Maître assistant, catégorie P, 1er échelon, est nommé Vice-Président de l’Université de Fada N’Gourma chargé des enseignements et des innovations pédagogiques ;
  • Monsieur Sibiri SAWADOGO, Mle 98 044 W, Administrateur civil, 1ère classe, 2èmeéchelon, est nommé Secrétaire général de l’Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso ;
  • Monsieur Hamidou COMPAORE, Mle 91 941 Y, Administrateur civil, 1ère classe, 5ème échelon est nommé Secrétaire général de l’Université de Ouahigouya ;
  • Monsieur Salif TRAORE, Mle 105 208 U, Administrateur civil, 1ère classe, 4ème échelon est nommé Secrétaire général de l’Université de Dédougou ;
  • Monsieur Mohamed DAO, Mle 247 519 C, Administrateur civil, 1ère classe, 2ème échelon est nommé Secrétaire général de l’Université de Fada N’gourma ;
  • Monsieur Youssouf BELEM, Mle 75 736 R, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Université de Ouahigouya ;
  • Monsieur Homaté Ernest NOUFE, Mle 17 662 F, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Université de Dédougou ;
  • Monsieur Lassané KIEMTORE, Mle 40 812 U, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Université de Fada N’Gourma.
  • E.AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
  • Madame Cyrille Priscille KABORET/OUEDRAOGO, Mle 36 510 H, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Chargée de missions.
  • F.AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, ET DES AMENAGEMENTS HYDRAULIQUES
  • Monsieur Karim KONSEIMBO, Mle 17 698 X, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
  • Madame Asséto NABALOUM/ILBOUDO, Mle 26 851 W, Ingénieur agronome, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services en remplacement de Madame Jeanne ZONGO/LINGANI ;
  • Madame Raki KIEMA/KOUELA, Mle 31 901 V, Ingénieur en protection des végétaux, 1er grade, 6ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;
  • Monsieur Yassia KINDO, Mle 245 264 A, Conseiller en études et analyses-Option économiste planificateur, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la prospective et de la planification opérationnelle ;
  • Monsieur Yves Gérald BAZIE, Mle 117 520 F, Ingénieur statisticien, 1èreclasse, 2ème échelon, est nommé Directeur des statistiques sectorielles ;
  • Monsieur Dieudonné OUEDRAOGO,25 611 L, Ingénieur agronome, 1ère classe, 7ème échelon, est nomméDirecteur de la Protection des végétaux et du conditionnement ;
  • Monsieur Elie SANKARA, Mle 25 137 R, Conseiller d’agriculture, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur du Centre de promotion rurale de Kongoussi ;
  • Monsieur Modou ZEI, Mle 19 217 J, Conseiller FJA, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur du Centre de promotion rurale de Bonam.
  • G.AU TITRE DU MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT
  • Monsieur Moustapha CONGO, Mle36 649 Y, Ingénieur en technologie de l’eau, 1ère Classe, 14èmeéchelon, est nommé Responsable du « Programme national de gestion intégrée des ressources en eau (PN-GIRE)» cumulativement avec ses fonctions de Secrétaire permanent pour la Gestion intégrée des ressources en eau (SP/GIRE) ;
  • Monsieur André Patindé NONGUIERMA, Mle 21 332 T, Ingénieur du génie rural, 2ème classe, 13èmeéchelon, est nommé Responsable du « Programme national d’assainissement des eaux usées et excréta (PN-AEUE)», cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de l’assainissement;
  • Monsieur Dofihouyan YE Mle33957 Y, 9ème échelon, est nommé Responsable du « Programme national d’approvisionnement en eau potable (PN-AEP)», cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de l’eau potable;
  • Monsieur Bourahima OUEDRAOGO,Mle 76 305 L, Juriste,1ère classe,7èmeéchelon, est nommé Responsable du « Programme de Pilotage et soutien» cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
  • Monsieur Ouigou Patrice GUISSOU, Mle29 479 W, Ingénieur du génie rural, 17ème échelon, est nommé Responsable du « Programme national des aménagements hydrauliques (PN-AH)» cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des infrastructures hydrauliques ;
  • Monsieur Wendinmy F. Régis BINGBOURE, Mle223 682 D, Ingénieur en génie sanitaire, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement des Balé ;
  • Monsieur Séré Khironlalimi Félix SOU, Mle 289 075 W, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement du Bazèga ;
  • Monsieur Abdelaziz TRAORE, Mle255 000 K, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement de la Bougouriba ;
  • Monsieur Dramane Sebastien KONCOLE, Mle254 995 W, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement du Ganzourgou ;
  • Monsieur Joël ROAMBA, Mle 315 211 P, Ingénieur du génie rural, 1èreclasse, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de la Gnagna ;
  • Monsieur Abdoul Aziz KABORE, Mle 289 073 U, Ingénieur des travaux du génie rural, 3ème classe, 1eréchelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement du Ioba ;
  • Monsieur Mathieu OUEDRAOGO, Mle 314 963 S, Ingénieur des travaux en génie civil,1ère classe, 1er  échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement du Kénédougou ;
  • Monsieur Wendinkonté DamienKABORE, Mle 322 725 A, Technicien supérieur de l’hydraulique et de l’équipement rural, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de la Komandjari ;
  • Monsieur Boureima OUEDRAOGO, Mle 263 796 B, Ingénieur en génie rural,  1ère classe, 1eréchelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de la Kompienga ;
  • Monsieur Banou LAMIEN, Mle 104 756 F, Technicien supérieur d’agriculture, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement du Kourwéogo ;
  • Monsieur P. Hyacinthe Browson SAMADOULOUGOU, Mle 263 785 E,Ingénieur des travaux du génie rural, 1èreclasse, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de la Kossi ;
  • Monsieur Inoussa SAWADOGO, Mle 314 980 X,Ingénieur des travaux du génie rural, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement du Nahouri ;
  • Madame Faïzatou ROUAMBA, Mle 254 984 R, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 2ème échelon, est nommée Directrice provincial de l’eau et de l’assainissement du Nayala ;
  • Monsieur Abdoul Salam OUEDRAOGO, Mle 322 728 Y,Technicien supérieur de l’hydraulique et de l’équipement rural, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’Oudalan ;
  • Monsieur Yacouba FOFANA, Mle 315 214 F, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement du Soum ;
  • Monsieur Adama KONATE, Mle 26 980 S,Technicien supérieur de l’hydraulique et de l’équipement rural, 2èmeclasse, 12ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement du Sourou ;
  • Monsieur Issaka OUEDRAOGO, Mle 254 998 Y,Ingénieur des travaux de l’eau et de l’assainissement, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de la Tapoa ;
  • Monsieur Wind-yam Antoine SAWADOGO, Mle 315 205 H,Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement du Yagha.
  • H.AU TITRE DU MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
  • Monsieur Drissa SALOU, Mle 44 040 N, Ingénieur d’élevage,1ère classe, 13ème échelon, est nommé Secrétaire général de l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA) ;
  • Monsieur Boukary NANA,Mle 270 951 P, Ingénieur d’élevage,1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la formation initiale de l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA) ;
  • Monsieur Innocent OUANGO, Mle 35 430 X, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines de l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA).
  • I.AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE ET DE LA FAMILLE
  • Monsieur Karim ZINA, Mle 51 706 J, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général de la promotion de la famille et du genre ;
  • Monsieur Lota KOURA, Mle 92 507 V, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général de la Maison de l’enfance André DUPONT de Orodara (MEADO) ;
  • Monsieur Yazouma Alexis DOH, Mle 51 710 J, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille de la Léraba.

III.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à des nominations d’Administrateurs et d’un Président aux Conseils d’administration :

  • de l’Agence de financement et de promotion des petites et moyennes entreprises (AFP-PME),de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY), de l’Agence de promotion des investissements au Burkina Faso (API-BF)au titre au ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat ;
  • du Fonds d’appui à la presse privée (FAPP) au titre du ministère de la Communication et des relations avec le parlement.

La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Faso.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU

Officier de l’ordre national

Zimbabwe : Le crocodile attendu dans la journée à Harare pour prendre la succession de Mugabe

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Emmerson Mnangagwa dit Le Crocodile, sera investi président par intérim du Zimbabwe

 

Il a quitté son pays la semaine dernière sur la pointe des pieds pour échapper, dit-il, à une tentative d’élimination physique. Emmerson Mnangagwa, puisque c’est de lui qu’il s’agit, rentrera au bercail dans la journée de ce mercredi  22 novembre 2017. C’est un vice-président doté de la plénitude de ses pouvoirs qui sera accueilli cet après –midi à Harare. Mieux, le Parlement du pays, qui a rendu public la lettre de démission de Robert Mugabe, s’apprête à l’investir président intérimaire du pays.

Emmerson Mnangagwa dit Le Crocodile, sera investi président par intérim du Zimbabwe

Après le départ de Robert Mugabe du pouvoir, suite à sa démission annoncée hier par le chef du parlement , tous les regards sont à présent tournés le vice-président Emmerson Mnangagwa ; attendu cet-après midi à Harare. Une fois de retour dans la capitale, il devrait être investi dans la foulée comme président par intérim du Zimbabwe. A ce titre, c’est à lui qu’incombera de conduire à bon port le navire battant pavillon Zimbabwe. Long compagnon de lutte du président Mugabe, l’homme qui a fait essentiellement ses armes dans l’appareil sécuritaire, devrait changer de méthode pour espérer rassembler  tous les Zimbabwe dans cette transition politique. Qui s’annonce quand même pleine d’incertitudes.

A 75 ans, le vice-président est malade et l’on ne sait pas s’il est en possession de tous ses moyens pour diriger convenablement le pays jusqu’à la présidentielle de 2018. L’autre incertitude reste la réaction du camp Grace Mugabe qui croyait que son heure était arrivée avec l’éviction d’Emmerson Mnangagwa. La désormais ex-Première Dame va-t-elle accepter sa défaite et laisser le cours de l’histoire zimbabwéenne se poursuivre ?

Enfin, une autre inquiétude et pas des moindres : quelle rôle va jouer l’armée  dans l’après Mugabe ?  Jusque-là, elle a parfaitement joué son rôle d’armée républicaine. N’eût été son intervention, le camp Mugabe serait toujours aux affaires.

La Grande muette va-t-elle continuer à observer cette neutralité dans le jeu politique du pays ? Le président intérimaire doit son pouvoir à cette armée ? Qu’elle marge de manœuvre aura-t-il si les militaires se décident finalement  de l’écarter à son tour ? Rien n’est moins sûr. Affaire à suivre…

Martin Philippe

Burkina Demain