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Affaire CIMFASO : Le droit sera-t-il enfin dit ?

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Vraisemblablement, il se passe des choses dans ce dossier qui implique un grand opérateur économique du pays. Inculpé pour faux et usage de faux, faux en écriture, blanchiment de capitaux entre autres, le PDG de CIMFASO, Inoussa Kanazoé, puisque c’est de lui qu’il s’agit, serait en train de tout faire  avec des complices haut-placés dans l’appareil judiciaire  pour que le droit ne soit pas dit dans cette affaire qu’il traîne comme un boulet.

L’homme d’affaires s’est tourné vers un ancien donateur et un mentor pour se tirer d’affaire

Ainsi l’homme d’affaire  pour se tirer définitivement d’affaire, selon des sources de plus en plus concordantes, Inoussa Kanazoé s’est tourné désormais vers un ancien donateur d’une part et d’autre part, un mentor. Leurs similitudes est qu’ils occupent tous les deux actuellement de hautes fonctions. En attendant de revenir plus en détails sur ses connexions avec le second qui a récemment défrayé la chronique, nous savons que le premier a occupé de hautes fonctions sous la transition et continue d’en occuper actuellement.

Déjà en 2015, ce dernier lui avait rendu un grand service et son plus grand souhait serait qu’il rebelote en usant de son pouvoir du moment pour lui obtenir un non lieu dans le dossier dit de CIMFASO. Le don évoqué plus haut concerne une parcelle (réserve administrative préalablement destinée au ministère de la santé ) de 9 085 m² sise à la ZACA pour la réalisation d’un projet pour le compte de la Fondation Abdellah-Ben Mass-Oud, derrière laquelle se cache en réalité Inoussa Kanazoé. Il a été acté par la lettre N°2015-255/MHU/CAB du 31 Juillet 2015 dans laquelle le signataire en question précise : « Pour vous permettre de réaliser votre objet social conformément à votre requête du 23 Juin 2015, je vous informe que je mets à votre disposition la parcelle 08, lot 21, section 020 (AK) {…] J’invite donc la Fondation Abdellah-Ben Mass-Oud à prendre attache avec le projet ZACA ainsi que les services techniques de mon département en vue d’accomplir les formalités administratives nécessaires».

Usurpation de compétences du Ministre des Domaines

Seulement, l’Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat et de Lutte contre la Corruption (ASCE-LC) de Luc Marius Ibriga, qui s’est entre-temps penchée sur cette affaire avait estimé que ce dernier avait « usurpé les compétences du Ministre en charge des Domaines pour attribuer irrégulièrement une parcelle à la Fondation Abdellah-Ben Mass-Oud à titre gracieux ».  Et pour y remédier, les contrôleurs d’Etat  qui se sont occupés de l’affaire ont formulé les recommandations suivantes à son endroit : « Notifier à la Fondation Abdellah-Ben Mass-Oud la nullité de l’acte de mise à disposition de la parcelle […] S’en tenir aux compétences dévolues par la Loi 034-2012/AN du 02 Juillet 2012 portant réorganisation agraire et foncière qui se limite à la conception et à l’exécution des projets d’aménagement ; la gestion du domaine foncier national revenant au Ministère en charge des domaines ».

Sauf qu’il n’en a rien été et pire, ceux qui passent dans la zone constatent que des travaux, commandités par Inoussa Kanazoé, y sont en cours (depuis quelques mois) en dépit de l’irrégularité de l’attribution de ladite parcelle à la Fondation Abdelalh-Ben Mass-Oud. Pourquoi ? A quel prix ? Les questions restent posées.

L’on croyait ce genre de pratiques révolues

D’aucuns se convainquent de plus en plus que ce donateur d’hier et même le mentor en question, travaillent actuellement à activer certains leviers du système judiciaire dont est issue le premier pour décerner haut la main un non lieu à Inoussa Kanazoé dont la réputation et le réseau relationnel sont mis à mal depuis le déclenchement de l’affaire CIMFASO.

De sources proches du dossier  pourtant, les procès-verbaux (PV) d’auditions sont, dit-on, suffisamment « clairs » sur les éléments constitutifs des commissions des faits reprochés à Inoussa Kanazoé. Les officiers de police judiciaire et la justice avaient pour cela abattu un travail « remarquable et à la limite inattaquable » en son temps si bien qu’on ne comprend pas les pressions qu’on tente d’exercer aujourd’hui sur la Justice pour qu’elle laisse échapper un si gros « poisson ». On croyait ce genre de pratiques révolues, mais tout porte à croire que certaines d’entre elles, notamment les injonctions au Parquet, ont la peau dure et un manque de vigilance pourrait déboucher sur le retour de vieux démons qui avaient jeté un discrédit presque total sur cette même Justice. On ose néanmoins espérer que ce ne sera pas le cas et que cette pression ne sera d’aucun effet dans la conduite de cette affaire que nous suivons dans les moindres détails. Affaire à suivre…

Karim Dabiré

Burkina Demain

Crise des migrants africains esclaves en Libye : l’ambassadeur du Burkina à Tripoli rappelé à Ouaga

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Abraham Traoré, ambassadeur à Tripoli a été rappelé à Ouaga pour consultation sur cette affaire d'esclavage en Libye

Sur cette affaire de migrants africains esclaves en Libye qui défraie la chronique, les autorités burkinabè ne se sont pas contentées de condamner l’acte moyenâgeux. Pour mieux cerner cette affaire et contribuer davantage à mettre la pression  sur les autorités libyennes, Kosyam a tout simplement rappelé notre ambassadeur à Tripoli, le Général Abraham Traoré, pour consultation.

Abraham Traoré, ambassadeur à Tripoli a été rappelé à Ouaga pour consultation sur cette affaire d’esclavage en Libye

C’est le ministre burkinabè des Affaires étrangères et des  Burkinabè de l’Etranger Alpha Barry  qui l’a annoncé ce lundi au cours d’un point de presse. «Le président du Faso  a décidé du rappel de l’ambassadeur à Tripoli, le général Abraham Traoré, pour consultation ». Cette  décision du locataire de Kosyam  fait suite à la diffusion d’images de traite négrière. Avant cette annonce du rappel du Général Traoré de Tripoli, le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré était déjà monté au créneau pour condamner cette pratique négrière en Libye.

Burkina Demain

Tirs sur Kwame N’Krumah : Plus de peur que de mal !

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Aux environs de 20 h, des coups de feu ont été tirés sur l’Avenue Kwame Nkrumah. Rapidement, la nouvelle a fait le tour de la capitale, faisant penser à une nouvelle attaque terroriste après celles meurtrières  du 13 août dernier ou du 15 janvier 2016. Finalement, il n’en est rien, même si l’origine de ces tirs n’était pas identifiée. Occasion pour le  ministre de la  sécurité Simon Compaoré qui s’était rendu sur place pour prendre le pouls de la situation, de rassurer, d’appeler à la vigilance et à la collaboration les populations en cas de mouvements ou individus suspects dans la zone.

La question alimentait encore ce matin les commentaires dans les kiosques, beaucoup se demandant pourquoi la presse n’en parlait pas. Il s’agit des coups de feu entendus sur l’avenue Kwame Nkrumah dans cette soirée du dimanche 19 novembre qui ont fait penser à une autre attaque terroriste. Mais, il n’en est rien. Sur l’origine de ces tirs mystérieux, certaines sources évoquent l’hypothèse de tirs de sommation suite au passage d’un véhicule qui a refusé de s’arrêter à un poste de contrôle policier. Tout cela reste difficile à vérifier. Mais, heureusement, que l’on ne déplore aucune victimes ou blessé. Occasion pour le  ministre de la  sécurité Simon Compaoré qui s’était rendu sur place pour prendre le pouls de la situation, de rassurer, d’appeler à la vigilance et à la collaboration les populations en cas de mouvements ou individus suspects dans la zone.

Burkina Demain

Accès aux énergies renouvelables de qualité : OSC et établissements de formation se concertent

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Une soixantaine d'acteurs des OSC et des établissements d'enseignement technique et professionnel ont participé à la rencontre

Une soixantaine d’acteurs des organisations de la société civile en énergie renouvelable et des établissements d’enseignement technique et professionnel étaient réunis le 17 novembre 2017 à Bobo-Dioulasso pour voir comment conjuguer leurs efforts pour un meilleur accès des populations aux énergies renouvelables de qualité. Organisée dans le cadre du projet «Voix pour le Changement», l’initiative est de l’OCADES Caritas Dédougou, la SNV Burkina, l’AGEREF/CL, et du CEAS Burkina.

Louis Dally (micro), conseiller technique du gouverneur des Hauts Bassins, a présidé les travaux de l’atelier

Œuvrer ensemble pour un meilleur accès des ménages aux services d’énergies renouvelables de qualité. C’est l’objectif principal de l’atelier national de plaidoyer auprès des acteurs de l’enseignement technique et professionnel en vue d’une prise en compte de la formation en énergie renouvelable dans les établissements d’enseignement et les écoles/centres de formation. L’atelier s’est tenu ce vendredi 17 novembre 2017 à Bobo-Dioulasso.

Une soixantaine d’acteurs des OSC et des établissements d’enseignement technique et professionnel ont participé à la rencontre

«S’il y a un secteur pour lequel les notions d’accès et de service de qualité ont tout leur sens dans notre pays, c’est bien celui de l’énergie. (…) de ce point de vue, le plaidoyer mené par les OSC est très important ; ce d’autant plus que l’une des politiques phares du gouvernement en matière de développement est l’accès aux services énergétiques de qualité», s’est félicité Louis Dally, conseiller technique du gouverneur des Hauts Bassins. «C’est dans un engagement collectif qu’on arrivera à faire de ce pays un pays qui compte», a-t-il ajouté.

Abbé Jean Paulin Ki, secrétaire exécutif de l’OCADES Dédougou

«Nous sommes engagés à apporter un changement qualitatif en matière d’accès à l’énergie renouvelable. Nous voulons impliquer beaucoup d’acteurs sur la question. D’où le présent atelier qui nous permet de parler avec nos interlocuteurs du jour du projet Voix pour le Changement et de discuter avec eux de la possibilité d’engager des filières en énergie renouvelables», a indiqué pour sa part le secrétaire exécutif de l’OCADES Dédougou.

Et Mamadou Karama, secrétaire exécutif de l’Association de gestion des ressources naturelles, et de la faune de la Comoé-Léraba (AGEREF/CL) de laisser entendre : «La promotion des énergies est un enjeu majeur pour un pays comme le Burkina».

Faiblesse des offres de formation en énergie renouvelable

Pour le coordonnateur du secteur énergies renouvelables de la SNV, Martin Van Dam, il n’y a pas de développement sans accès à l’énergie

Dans son intervention Martin Van Dam, coordonnateur du secteur énergies renouvelables à la SNV, a souligné l’importance de l’énergie dans le développement. Malheureusement, regrette-t-il, tout le monde n’a pas accès à l’énergie. C’est pourquoi, dans le cadre du projet Voix pour le Changement, il souhaite de tous ses vœux la formation de techniciens intermédiaires dans les établissements de formation technique et professionnelle afin qu’ils puissent contribuer l’accès aux énergies renouvelables de qualité en milieu rural.

En effet, selon des études dont les résultats ont été présentés par Mamadou Karama d’ AGEREF/CL, Dieudonné Sanou d’OCADES Dédougou, et Charles Didace Konseibo de CEAS Burkina, le problème d’accès aux énergies renouvelables de qualité se pose avec acuité en milieu rural parce qu’il n’y a pas assez de personnes formées pour assurer le service requis de ces zones. L’offre de formation dans les établissements reste faible.

Absence de référentiel

Charles Didace Konseibo du CEAS Burkina a présentation la Coalition CNPDER

Pour les représentants des établissements d’enseignement technique et professionnel représentés à l’atelier, toute la faute ne leur incombe pas. Ils invoquent l’absence de référentiel en matière de curricula de formation dans le domaine. Ce qui fait qu’à ce jour, expliquent-ils, il n’y a pas encore à proprement dit de filières de formation en énergies renouvelables dans les établissements d’enseignement technique et professionnel au niveau intermédiaire. Mais, ce n’est pas la seule raison. Il y a également la faiblesse du nombre de candidats à la formation ou le coût élevé des investissements à réaliser (parfois plusieurs dizaines de millions). Conséquence : les établissements hésitent encore à s’engager.

Le présent atelier a permis aux acteurs des organisations de la société civile de comprendre les préoccupations de leurs interlocuteurs des établissements d’enseignement technique et professionnel et vice-versa. Ce qui est déjà un bon départ pour la suite de la conjugaison des efforts pour l’accès des populations aux énergies renouvelables de qualité.

«Cet atelier va beaucoup nous servir en ce sens qu’il  favorisera la coordination, l’harmonisation entre nous techniciens du domaine pour trouver des solutions aux problèmes qui se posent», a confié Mamadou Barro, professeur électrotechnique au Centre privé de formation Don Bosco de Bobo.

Et Rabiatou Ouédraogo, professeur également d’électrotechnique au Collège d’enseignement technique et de formation professionnelle de Manga d’ajouter : «Nous avons tous intérêt à intégrer le module énergies renouvelables dans les formations à venir. C’est même mieux de créer des filières proprement dites énergies renouvelables».

Martin Philippe

Burkina Demain

Un Réseau pour favoriser l’accès des réfugiés de Dori aux énergies propres

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A la faveur de l’initiative «Accès à l’Energie pour les personnes déplacées » (MEI), des acteurs de la chaine des énergies durables se sont rencontrés pour la mise en place d’un réseau devant répondre aux besoins des ‘’clients’’ réfugiés à Dori. Initiée, par l’ONG Pratical Action, l’activité s’est déroulée en cette soirée du 17 novembre 2017 à Ouagadougou.

C’est dans un cadre convivial, que des acteurs intervenant dans les services et commercialisations des produits énergétiques se sont retrouvés pour parler d’affaire. Des affaires qui doivent se mener principalement sur l’espace abritant les réfugiés de Dori, dans la région du Sahel du Burkina Faso.

Prenant la parole au nom de Pratical Action, Billy Yarro après avoir salué les participants, a donné l’idée qui sous-tend une telle initiative. Il a expliqué que l’objectif  de cette session de networking est d’aboutir à une approche purement orientée sur le potentiel marché que représente le camp des réfugiés. C’est un marché dans lequel le secteur privé va proposer des solutions à la question de l’accès à l’énergie dans le camp des réfugiés de Dori et dans le sahel en général.

Certes des contraintes, mais bien d’opportunités à saisir 

Si le camp de réfugiés de Dori se présente en véritable pourvoyeur de devises, il n’en demeure pas moins que sa qualité de camp de réfugié, ne colle pas assez bien avec les notions de clients et de marché, pensent certains participants.

D’autres difficultés tels que le séjour temporaire, l’absence de ressources financières des réfugiés ont été également soulevées par les participants.

Pour eux, le fait que les réfugiés soient habitués aux dons et la gratuité enlève en eux tout effort de s’assumer pour leur bien être. Toutefois, ils reconnaissent que le problème de l’accès à l’énergie est réel et aussi que le potentiel du marché est bel et bien attractif.

Pour d’autres, il ne faut pas se limiter au camp comme seul espace marchand, il y a bien les localités environnantes. D’ailleurs, fera noter Billy de Pratical Action « le camp n’est qu’une porte d’entrée » et d’ajouté, mieux, la présence du marché communal dans cette zone des réfugiés est un atout en termes de client.

Une soirée qui s’achève en beauté

Placé sous le thème « Energisons la région du Sahel », cette soirée a été riche en partage d’expérience. Les structures comme Oryx gaz, Nafa Nana, Pratical Action….y ont fortement contribué du haut de leur expérience.

La chargée de communication de Pratical Action Minata Coulibaly, à la fin de la soirée, a remercié les uns et les autres pour leur participation. Elle a conclu en invitant les participants à prendre part à la prochaine foire qui aura lieu à Dori et qui s’inscrit dans la suite de l’activité de cette soirée.

Joachim Batao

Burkina Demain

FILO 2017 : Le comité national d’organisation se dit prêt pour la réussite de l’évènement

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Le comité national d’organisation (CNO) de la 14ème édition de la foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO) était face à la presse ce vendredi 17 novembre 2017 à Ouagadougou. L’objectif de cette rencontre était de faire le point global sur l’état d’avancement de l’organisation de l’évènement.

Placée sous le thème : « Livre et lecture dans le cadre familial », la 14ème FILO se déroulera du 23 au 26 novembre 2017 à Ouagadougou dans les locaux de la place de la Nation et de la médiathèque municipale de Ouagadougou. Elle aura pour pays d’honneur la République arabe d’Egypte et aura pour parrain le ministre de la culture et de la francophonie de la République de la Côte d’ivoire, Maurice Kouakou Bandama, a laissé entendre Jean Paul Koudougou, président du CNO, par ailleurs secrétaire général du ministère de la culture, des arts et tourisme du Burkina Faso.

Aussi, a-t-il poursuivi en disant que l’échéance était proche et que par conséquent, à tous les niveaux de responsabilité, son équipe devrait redoubler d’efforts pour remporter le pari de réussir cette édition à l’instar des précédentes. Car selon lui, la FILO constitue de nos jours, un  des espaces de référence en matière d’échange et de partage d’expériences entre acteurs du monde du livre tant au plan national qu’international. Ainsi, à ce jour, plus d’une trentaine d’institutions aussi bien nationales qu’étrangères ont émis le souhait de participer à cette manifestation dont 11 pays étrangers qui ont déjà confirmé leur arrivée. Le Canada, les USA et la France ont aussi confirmé leur participation.

Jean Paul Koudougou a par ailleurs mentionné que cette 14ème édition de la FILO, c’est d’abord, des conférences, panels, rendez-vous littéraires et cénacles, des ateliers littéraires, des prix littéraires, etc. mais aussi des hommages rendus à deux personnalités phares de la littérature nationale. Ce sont donc, l’invité d’honneur l’écrivain Ansonwin Ignace Hien et de feu Jacques Prosper Bazié pour leur participation à la promotion de la littérature burkinabè.

D’autre part, le président du CNO a tenu à rassurer les participants que toutes les dispositions seront prises pour le bon déroulement des activités. A cet effet, une dizaine de cars ont été mobilisés pour assurer le déploiement des participants dans les différents sites d’expositions. D’ors et déjà, il invite tous les acteurs du monde du livre surtout les élèves et étudiants à venir massivement prendre part à cet évènement.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 15 Novembre 2017

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Une session du conseil des ministres burkinabè
Une session du conseil des ministres burkinabè

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 15 novembre 2017, en séance ordinaire, de  09 H 30 mn à 12 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE,  Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE DEUX (02) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de la Sécurité :

  • un décret portant création, composition, attributions, organisation et fonctionnement du Comité national du Système d’information policière pour l’Afrique de l’Ouest (WAPIS-SIPAO).

Le programme WAPIS-SIPAO vise à accroître la capacité des services chargés de l’application de la loi ouest-africaine pour combattre la criminalité transnationale et le terrorisme grâce au partage d’informations.

L’adoption de ce décret permet l’opérationnalisation du Comité national du Système d’information policière pour l’Afrique de                      l’Ouest (WAPIS-SIPAO).

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation :

  • un rapport relatif au déroulement du Hadj 2017.

Le Hadj 2017 s’est déroulé dans un contexte marqué par une augmentation substantielle du quota de pèlerins burkinabè qui est passé de 5 500 en 2016 à 8 143 en 2017 avec 37 agences de voyages autorisées.

Au regard des difficultés constatées, le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions nécessaires, de concert avec tous les acteurs, en vue de mettre en place un dispositif efficace et un mécanisme de suivi de l’organisation du Hadj édition 2018 et des années à venir.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE

Pour le compte du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation :

– un rectificatif au rapport N°2017-0072/MENA/CAB du 12 septembre 2017, adopté par le Conseil des ministres du 27 septembre 2017 relatif à la passation d’un contrat par la procédure d’entente directe pour l’équipement de laboratoires des établissements d’enseignement général.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché au groupement ITEC GLOBAL/BSR Sarl pour la fourniture, l’installation et la mise en service ainsi que la formation des enseignants dans le cadre du Projet d’équipement de laboratoires d’établissement d’enseignement général, pour un montant de huit cent soixante-quinze millions deux cent soixante-dix-neuf mille cinq cent quatre-vingt-huit virgule trente et un (875 279 588,31) FCFA HTVA, au lieu de huit cent soixante-quinze millions deux cent soixante-dix-neuf mille cinq cent quatre-vingt-huit                 (875 279 588) FCFA TTC, au profit du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation.

La durée totale du contrat est de cent vingt (120) jours, hors réhabilitation des locaux.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat, gestion 2017.

II.COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion civique a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la 14ème édition de la Semaine nationale de la citoyenneté (SENAC), du 21 au 30 novembre 2017, sous le thème « Respect des couleurs et des symboles de la Nation, gage d’une citoyenneté responsable et de l’unité nationale ».

La SENAC 2017 dont la clôture est placée sous le très haut patronage de Son Excellence Monsieur le Président du Faso a pour parrain le grand Chancelier des ordres burkinabè.

II.2. Le ministre des Mines et des carrières a fait au Conseil une communication relative à la cérémonie officielle de démarrage des activités de la mine d’or Houndé Gold Operation, le 09 décembre 2017 à Houndé, chef-lieu de la province du Tuy, région des Hauts-Bassins, sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Président du Faso.

II.3. Le ministre des Sports et des loisirs a fait au Conseil une communication relative à la prestation des Etalons du Burkina, dans le cadre des éliminatoires comptant pour la qualification à la coupe du monde de football Russie 2018.

A l’occasion de la dernière journée de ces éliminatoires, nos Etalons ont battu, ce mardi 14 novembre 2017 au Stade du 4 août, les Requins bleus du Cap Vert par le score de 4 buts à zéro.

Le Conseil félicite les Etalons et l’encadrement technique pour cette brillante victoire et pour leur parcours tout au long de ces éliminatoires.

Le Gouvernement tient également à remercier les supporters de l’intérieur comme de l’extérieur et l’ensemble du peuple burkinabè pour leur soutien indéfectible à notre équipe nationale.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

  • Monsieur Zakaria PARRE, Mle 28 132 T, Administrateur civil,  1ère classe, 8ème échelon, est nommé Chargé d’études au Secrétariat général ;
  • Monsieur Ousmane Tasmir DIALLO, Mle 28 166 X, Administrateur civil, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Chargé d’études au Secrétariat général ;
  • Madame Zalissa COMPAORE, Mle 46 657 H, Administrateur civil 1ère classe 4ème échelon, est nommée Chargé d’études au Secrétariat général ;
  • Monsieur Sy Joseph TRAORE, Mle 212 137 N, Administrateur civil, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chargé d’études au Secrétariat général ;
  • Monsieur Adama OUATTARA, Mle 247 522 D, Administrateur civil, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chargé d’études au Secrétariat général.
  • B. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE
  • Madame Maïmouna DERME/TRAORE, Mle 130 183 Z, Magistrat de grade terminal, classe exceptionnelle, 4ème échelon, est nommée Chargée de missions ;
  • Monsieur Elysé OUEDRAOGO, Mle 130 456 B, Magistrat, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Conseiller technique.
  • C.AU TITRE DU MINISTERE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DE L’ARTISANAT
  • Madame Gisèle Basseffyam Isabelle Marie SAGNON/SAWADOGO, Mle 130 311 W, Magistrat, 1er grade, 2ème échelon, est nommée Conseiller technique.

III.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’un Administrateur au Conseil d’administration de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B), au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière.

Cette nomination sera publiée dans le Journal Officiel du Faso.

 

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

 Rémis Fulgance DANDJINOU

                                      Officier de l’ordre national

 

 

Zimbabwe : L’armée est-elle en train de déposer le vieux Bob ?

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Robert Mugabe, au pouvoir depuis 37 ans, doit se faire de sérieux soucis

Au  Zimbabwe la confusion règne au sein du pouvoir  depuis cette nuit de mardi au cours de laquelle des éléments de l’armée ont débarqué à la Télévision nationale, affirmant qu’ils étaient à la recherche de criminels proches du vieux président Robert Mugabe (93 ans), assurant que ce dernier était sain et sauf, alors que beaucoup pensaient à un putsch.

Robert Mugabe, au pouvoir depuis 37 ans, doit se faire de sérieux soucis

Qui dirige à présent le Zimbabwe ? La famille Mugabe ou l’armée ? Ces questions, l’on est tenté de se les poser, au regard de la dégradation de la situation sociopolitique dans le pays. En effet, depuis ce mercredi matin, des blindés de l’armée contrôlent  Hararé, la capitale. Ils ont désormais sous leur contrôle les accès au Parlement, au siège du parti au pouvoir. Auparavant, dans la nuit de mardi à mercredi des éléments de l’armée ont fait irruption à la télévision nationale, affirmant qu’ils étaient à la recherche de criminels dans l’entourage du président Robert Mugabe. Ce dernier  serait sain et sauf. On est visiblement dans la confusion totale au Zimbabwe.

Ces évènements interviennent une dizaine de jours après le limogeage controversé par Mugabe du vice-président du pays, Emmerson Mnangagwa. Se sentant menacé, Mnangagwa se serait ensuite exilé quelque part. Puis, il y a eu ces menaces du chef d’Etat major de l’armée au couple Mugabe par rapport à ces purges sans fin au sein du parti au pouvoir. Quoi qu’il en soit, le pouvoir finissant de Robert Mugabe est dans la tournante. Affaire à suivre…

Mathias Lompo

Burkina Demain

Coupe du monde 2018 : Les Etalons terminent forts les éliminatoires, 4-0 face aux Requins

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Les Etalons ont été à la hauteur des attentes du public sportif

Dans le cadre de la dernière journée des éliminatoires de la coupe du monde de football, Russie 2018, les Etalons ont battu nettement ce mardi soir au stade du 4 août les Requins du Cap Vert par le score sans appel de 4 buts à zéro. Les buts sont l’œuvre du virevoltant attaquant des Etalons, Préjuce Nacoulma et de Banu Diawara.

Les Etalons ont assuré face aux Requins du Cap Vert

En remportant ce dernier match des éliminatoires de la coupe du monde face aux Requins du Cap vert, 4-0,  les Etalons terminent avec 9 point et occupent la deuxième place derrière les Lions de la Teranga, crédités de 14 points à l’issue du match  remporté 2-1 face aux Bafana Bafana. Les Requins du Cap sont troisième avec 6 points, suivi des Bafana Bafana.

Bravo aux Etalons pour cette éclatante victoire !

Burkina Demain

 

OSC et SE4ALL: Le temps du bilan pour les acteurs du Centre-Nord

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Photo de famille des acteurs de l'atelier-bilan des OSC/SE4ALL le 10 novembre à Kaya

Le consortium des OSC/SE4ALL de la région du Centre-nord, conduit par leur chef de file Ocades-Kaya,  a dressé le bilan de ses activités  entrant dans le cadre de l’initiative énergie durable pour tous (SE4ALL). Les résultats ont été présentés au cours d’un atelier, tenu à Kaya le vendredi 10 novembre 2017. La cérémonie des travaux a été présidée par le représentant du gouverneur de la région, Hamado Nana.

A l’ouverture de la session à l’Ocades-Kaya

L’heure était au bilan pour les neuf organisations de la société civile (OSC) de la région du Centre-nord qui ont mené le combat pour plus d’accès aux sources durables d’énergie en faveur des populations, en particulier des femmes et enfants. En effet, elles ont rencontré, échangé, puis plaidé auprès des autorités régionales, provinciales et communales pour la promotion des énergies renouvelable dans la région.

A cet atelier bilan de leurs actions, le secrétaire exécutif de Ocades Kaya Abbé Adelphe Rouamba fera noter que « cet atelier est une tribune pour nous de présenter les résultats auxquels nous sommes parvenus dans le cadre de ce partenariat avec la SNV ».

Membres du consortium

Photo de famille des acteurs de l’atelier-bilan des OSC/SE4ALL le 10 novembre à Kaya

Le consortium est composé de Ocades-Kaya, APIJ du centre-nord, ATAD, APIL, Association Wendkouni de Boulsa, Association Nassongo de Boulsa, AJPEE de Kongoussi et Association Zood Noma pour le développement de Kongoussi.

Le secrétaire exécutif a traduit la reconnaissance de Ocades-Kaya en qualité de chef de file des OSC dans les travaux qui ont consisté à attirer l’attention des décideurs en faveur des solutions énergétiques décentralisées.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le représentant du gouverneur de la région,Hamado Nana, par ailleurs  conseiller technique, a salué les multiples actions de Ocades pour la « prise en compte des énergies renouvelables dans les plans de développement régional ».

L’état d’exécution des travaux

La présentation du bilan des activités a été assurée par le point focal de Ocades-Kaya, Didier Ouédraogo. Il a d’entrée de jeu indiqué que le bilan était « satisfaisant au regard de l’état d’exécution du programme ».

Sur le point des réalisations, le point focal à premièrement présenté les actions de sensibilisations menées par le consortium. On peut noter entre autres les formations d’animateurs sur le sujet de l’accès aux énergies propres et l’amélioration de la santé des femmes et enfants ; la production et la diffusion d’émissions radiophoniques dans la région…

Aussi, le consortium a mené des actions de plaidoyer auprès d’autorités coutumières et religieuses dans chaque province de la région, puis au conseil régional, et auprès de six autres communes.

« Nous avons noté un engouement de toutes ces personnes et instances lors de nos différents passages » a conclu le point focal à la fin de sa présentation.

Un combat collectif

Selon Martin Van Dam, coordonnateur de la SNV, l’accès aux sources d’énergies doit être un combat collectif. C’est un « défi commun», dira- t-il. C’est pourquoi, il a invité Ocades et ses camarades du consortium à poursuivre l’œuvre de sensibilisation et de plaidoyer.

Le projet s’achève mais il faut travailler à faire en sorte que les actions «  que vous avez menées sur le terrain continuent de produire des résultats » leur a-t-il conseillé.

S’inscrivant dans la logique de combat collectif, le secrétaire général du conseil régional du Centre-nord, a expliqué que par exemple la région compte 1.600.000 habitants et « si chacun décide de planter un arbre, nous pouvons faire une reforestation de notre région ». Il a aussi souhaité que les élus locaux puissent se mettre ensemble en vue de créer une structure en charge des questions énergétique.

A cet atelier de bilan, la tribune a été aussi donnée au ministère de l’énergie, au programme national du bio digesteur et la coalition nationale des OSC pour la promotion des énergies renouvelables de faire des présentations sur leurs structures.

Toutes ses présentations ont fait l’objet d’échanges entre les participants. S’agissant de la coalition des OSC pour la promotion des énergies renouvelables, Martin Van Dam a invité Ocades-Kaya à rejoindre la coalition.

Joachim Batao

Burkina Demain