Les koglwéogo sont devenus un trait caractéristique de la société burkinabè de ces dernières années. Adulés par les uns pour leur réactivité, décriés et traités de tous les noms par les autres pour leurs exactions, ces groupes d’autodéfense sont devenus pourtant incontournables dans bon nombre de localités, y compris Ouagadougou, où ils leur arrivent souvent, sur sollicitations des citoyens, d’opérer en pleine journée, au nez et à la barbe des forces républicaines. Deux faits récents illustrent parfaitement la situation.
Les Koglweogo sont devenus un trait caractéristique de la société burkinabè de ces dernières années
Auréolés par leur participation au forum national de sécurité en fin octobre dernier à Ouagadougou, les koglwéogo sont de plus en plus sollicités, même à Ouagadougou où les gens sont souvent prompts à les critiquer publiquement mais les sollicitent quand ils se retrouvent dans certaines situations.
C’est le cas par exemple de cette femme d’affaire qui est venue il y a quelques jours garer une luxueuse voiture devant un restaurant de la capitale qu’elle fréquente. Seulement après son repas, elle constate qu’elle n’a plus sa bague au doigt. Pour elle, la bague a été volée dans le restaurant. Les serveurs et le responsable des lieux ne confirment pas ses soupçons. Sur ses entre-faits, elle menace ses vis-à-vis de faire appel aux Koglweogo. Le responsable du restaurant pense qu’elle plaisante. Mais, conscient des effets néfastes de cette éventualité, elle met la pression après le départ de la dame, sur ses employés pour qu’ils rendent l’objet recherché si c’est eux qui l’ont effectivement dérobé, alors qu’il est encore temps. Les employés sont restés catégoriques : ils n’y sont pour rien.
Elle est de retour avec ses Koglweogo
Mais, il n’empêche, quelques heures après, notre dame est effectivement de retour avec des Kolgweogo. Ils passent rapidement à l’interrogatoire qui ne donne pas les résultats escomptés. Les employés réaffirment qu’ils n’y sont pour rien dans cette affaire de perte de bague. La méthode douce n’ayant abouti, les Kolgweogo ici en mission tentent de passer à une autre étape, la plus redoutée par les accusés. Ils menacent d’embarquer manu militari les personnes soupçonnées. Pour cela, ils avaient commencé à déballer leurs cordes pour attacher les personnes en question sur les motos afin de les ramener à leur quartier général.
Mais, là le responsable s’est farouchement opposé, clamant l’innocence de ses employés. «Vous n’allez pas les embarquer alors qu’ils n’ont rien volé. On nous a dit que vous avez des méthodes pour retrouver des objets volés et ou des voleurs. Si la bague est ici comme vous le prétendez, retrouvez-là ! Allez-y ! Sinon personne ne partira avec vous ici ».
«Ah l’Afrique et ses mystère»
Face à l’intransigeance du responsable, nos amis Koglweogo ont capitulé et sont repartis comme ils sont venus, au grand dam de la dame.
«Si la bague de cette richissime dame est vraiment perdue, c’est que ce ne devrait pas être une bague comme les autres. Certainement une bague mystérieuse, qui a disparu par enchantement parce qu’elle n’aurait pas respecté des interdits. Ah l’Afrique et ses mystères ! », commente un client.
L’autre fait qui illustre l’omniprésence des groupes d’autodéfense dans la vie s’est passé il y a quelques jours dans un quartier de Ouagadougou, 1200 Logements pour ne pas la nommer. Dans ce quartier en pleine centre de la capitale, des motos ont été volées la nuit dans un magasin. Face à la situation, les propriétaires ont préféré faire appel aux Koglweogo qu’à la police ou à la gendarmerie. Conséquence : les éléments des groupes d’autodéfense ont également débarqué en pleine journée sur les lieux, usant des méthodes violentes qu’on leur connaît. Les accusés ont été bastonnés au vu et au su de tout le monde et embarqués, pardon attachés manu militari direction QG des Koglweogo. Là-bas, ce sera une autre histoire, loin des regards indiscrets.
Le ministre René Bagoro a perdu sa mère ce samedi 16 décembre
Le ministre burkinabè de la Justice, des droits humains et de la promotion civique, Garde des sceaux est en deuil. René Bessolé Bagoro a perdu sa mère ce samedi 16 décembre 2017.
Le ministre René Bagoro a perdu sa mère ce samedi 16 décembre
«Regret vous annoncer le décès de la mère de Réné BAGORO, Ministre de la justice, le Samedi 16 décembre à l’âge de 93 ans. L’inhumation est prévue pour Lundi 18 décembre 2017 dans l’après-midi. Paix à son âme !», a-t-on annoncé, sans plus de de précisions.
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 14 décembre 2017, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 14 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA, Premier ministre, Chef du gouvernement.
Une session du conseil des ministres burkinabè
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale et autorisé des missions à l’étranger.
I.DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE CINQ (05) RAPPORTS.
I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation :
Le Conseil a marqué son accord pour la prise en charge de l’incidence financière liée à l’application du décret N°2017-0718/PRES/PM/MATD/MINEFID/MFPTPS du 02 août 2017 portant régime indemnitaire des agents et autres acteurs des collectivités territoriales pour la période du 1er janvier au 1er août 2017.
unrapport relatif à trois décrets accordant respectivement le statut d’utilité publique aux associations « Centre pour la gouvernance démocratique» (CGD), « Réseau national des associations intervenant dans le domaine de la santé»(RENAIDS) et « SOS Villages d’Enfants ».
– un rapport relatif à la situation du Conseil municipal de Saponé.
Le Conseil municipal de Saponé connaît d’énormes difficultés dans son fonctionnement. Ce dysfonctionnement a entrainé sa dissolution en mars 2017. Malgré les élections partielles de mai 2017 et la mise en place d’un nouveau conseil municipal, ces difficultés ont persisté avec la non-tenue régulière des sessions, des manifestations opposant les différentes parties et l’incendie de la mairie le 08 décembre 2017.
En application de l’article 251 du Code général des collectivités territoriales, le Conseil a décidé de la dissolution du Conseil municipal de Saponé et de sa mise sous délégation spéciale pour compter du 14 décembre 2017.
La dissolution du Conseil municipal de Saponé vise à préserver l’ordre public et à garantir la continuité du service public.
I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
un rapport relatif à la location de bâtiments au profit de l’administration.
Le Conseil a marqué son accord pour la location de deux (02) bâtiments à usage de bureaux au profit de la Cour des comptes et du Système d’information policière pour l’Afrique de l’Ouest (WAPIS-SIPAO).
un projet de loi portant expropriation pour cause d’utilité publique et indemnisation des personnes affectées par les aménagements et projets d’utilité publique ou d’intérêt général au Burkina Faso.
Ce projet de loi permet à notre pays de disposer d’un référentiel en matière d’expropriation et d’indemnisation des personnes affectées par les aménagements et les projets d’utilité publique ou d’intérêt général dans notre pays.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.
I.2. AU TITRE DE LA DYNAMISATION DES SECTEURS PORTEURS POUR L’ECONOMIE ET L’EMPLOI, LE CONSEIL A ADOPTEQUATRE (04) RAPPORTS.
I.2.1. Pour le compte du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques :
un rapport relatif à l’approbation des résultats de l’appel d’offres ouvert international N°2017-019T/MAAH/SG/DMP du 25/04/2017 pour les travaux de réalisation du barrage de Sanguin dans la commune de Boulsa, province du Namentenga pour le compte du projet de valorisation de l’eau dans le Nord (PVEN).
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :
-lot 1 : « Groupement SGTM/Société FADOUL TECHNIBOIS » pour les travaux de réalisation du barrage de Sanguin pour un montant de quatorze milliards quatre cent soixante-trois millions huit cent quatre-vingt-un mille neuf cent quarante-neuf (14 463 881 949) FCFA TTC avec un délai d’exécution de vingt-quatre (24) mois hors hivernage.
-lot 2 : « Groupement EKS SA/GERICO BTP », pour les travaux de réalisation d’une piste de désenclavement de la zone du projet du barrage de sanguin pour un montant de sept cent vingt-huit millions six cent cinquante mille cinq cent quatre-vingt-dix(728 650 590) FCFA TTC avec un délai d’exécution de huit (08) mois hors hivernage. Le suivi contrôle des travaux est assuré par l’Agence d’exécution des travaux eau et équipement rural (AGETEER).
Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercices 2017, 2018 et 2019.
un rapport relatif à la réattribution des lots 1 et 2 de l’appel d’offres ouvert accéléré N°2016-048F/MAAH/SG/DMP du 22/08/2016 pour l’acquisition d’engrais chimiques au profit du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques.
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché aux entreprises suivantes :
Lot 1 : TROPIC AGRO CHEM pour l’acquisition d’engrais chimiques au profit des directions régionales de l’agriculture et des aménagements hydrauliques du Centre, du Plateau-Central, du Centre-Nord et du Sahel pour un montant minimum de sept cent vingt millions cinq cent mille (720 500 000) FCFA TTC et un montant maximum de un milliard deux cent soixante-deux millions trois cent quatre-vingtmille (1 262 380 000) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours par ordre de commande.
Lot 2 : TROPIC AGRO CHEM pour l’acquisition d’engrais au profit des directions régionales de l’agriculture et des aménagements hydrauliques du Centre-Est, du Centre-Sud et de l’Est pour un montant minimum de un milliard quatorze millions (1 014 000 000) FCFA TTC et pour un montant maximum de un milliard huit cent cinquante-sept millions trois cent quatre-vingt mille (1 857 380 000) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours par ordre de commande.
Le financement est assuré par le compte trésor n°000144303201 ‘’Programme promotion du riz’’, gestion 2017.
I.2.2Pour le compte du ministère des Infrastructures :
Un rapport relatif à la proposition de partenariat public privé dans le cadre du Projet de construction et de bitumage du boulevard périphérique de la ville de Ouagadougou (voie de contournement Nord et Sud, d’un linéaire de 125 km) par la procédure d’entente directe.
Le Conseil a marqué son accord pour la finalisation des discussions avec l’entreprise EBOMAF SA.
I.2.3. Pour le compte du ministère des Ressources animales et halieutiques :
– un décret portant création et organisation d’un Salon de l’élevage au Burkina Faso.
Ce Salon vise à positionner le Burkina Faso dans l’espace communautaire sous régional en matière de promotion d’innovations et d’échanges dans les domaines des ressources animales et halieutiques.
La première édition de ce Salon est prévue pour se tenir en novembre 2018 à Ouagadougou.
II COMMUNICATION ORALE
II.1. Le Ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation a fait au Conseil une communication relative à l’organisation des festivités commémoratives du 57ème anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance.
Le Conseil félicite la population de la région du sud-ouest et l’ensemble du peuple burkinabè pour la grande mobilisation autour des différentes manifestations. Il félicite en outre le comité national d’organisation, les forces de défense et de sécurité et tous ceux qui ont œuvré à la réussite de ce grand rendez-vous national
Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,
Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national
Le président Vladimir Poutine accueilli chaleureusement au Caire par le président Abdel Fattah al-Sissi
Vladimir Poutine, président russe, a effectué ce lundi 11 décembre, une visite éclair au Caire. Visite au cours de laquelle Poutine s’est entretenu avec son homologue égyptien, le général Abdel Fattah al-Sissi. Au-delà de la question israélo-palestinienne qui domine l’actualité avec la décision du président Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël ; la visite du patron du Kremlin au Caire a surtout été marquée par la signature d’un important contrat pour la construction de la première centrale nucléaire égyptienne d’un coût de 30 milliards de dollars.
Le président Vladimir Poutine accueilli chaleureusement au Caire par le président Abdel Fattah al-Sissi
L’Egypte va bientôt entrée dans le cercle très fermé de pays disposant de la technologie nucléaire civile, grâce la coopération avec la Russie. En effet, Le Caire et Moscou ont signé ce lundi au Caire un contrat pour la construction d’une première centrale nucléaire égyptienne, dans le nord du pays. Coût du projet : 30 milliards de dollars. Il s’agit, au terme de ce contrat, signé par le ministre égyptien de l’électricité, Mohamed Chaker, et le grand patron du géant nucléaire russe Rosatom, Alexey Likhachev ; de construire 4 réacteurs de 1.200 MW chacun dans la région de Dabaa, au nord de l’Egypte. Tout cela s’est passé en présence des présidents Poutine et al-Sissi.
Vers l’aboutissement d’un vieux projet
Avec cette signature entre Le Caire et Moscou, l’on s’achemine vraisemblablement vers l’aboutissement d’un vieux projet. En effet, au début des années 1980, l’Egypte de Hosni Moubarak avait envisagé en son temps la construction d’une centrale nucléaire, toujours à Dabaa mais le projet avait été suspendu après la catastrophe de Tchernobyl en 1986. C’est finalement le général Abdel Fattah al-Sissi qui remettra le projet au goût du jour à la faveur notamment de la précédente visite au Caire en février 2015 de Poutine. Aujourd’hui, les choses semblent véritablement aller dans le bon sens.
Si les engagements sont effectivement tenus, l’Egypte va certainement renforcer sa position de leader sur le continent en matière d’expertise sur les questions énergétiques et infrastructurelles. Faut-il le rappeler, au sein de la Commission de l’Union africaine, c’est l’Egypte qui détient depuis plusieurs mandats le poste de commissaire à l’énergie et aux infrastructures. Et Poutine l’a souligné à sa façon.“En réalisant ce projet, l’Egypte n’obtiendra pas seulement une centrale nucléaire mais aussi l’accès aux technologies les plus modernes et les plus sûres”.
Aussi, en termes d’électrification sur le continent, Le Caire est l’un des pays les mieux lotis. Ainsi, L’Egypte fait en effet partie des cinq pays africains, tous de l’Afrique du Nord, classés comme ayant les meilleurs taux d’électrification, 100%. Mais, les besoins énergétiques s’accroissant, l’Egypte avait besoin de renforcer et de diversifier ses sources de production pour mieux répondre aux demandes des acteurs économiques nationaux et internationaux.
Deux ans après l’accord de Paris qui a suscité tant d’espoirs par rapport à la lutte contre le réchauffement climatique, les acteurs internationaux de la question sont encore réunis ce mardi 12 décembre dans la capitale française pour tenter d’insuffler un nouveau dynamisme au processus face à l’attentisme et aux remises en cause des engagements pris comme celui des Etats-Unis de Donad Trump.
Le président Emmanuel Macron est en pointe dans la bataille pour redynamiser le processus de Paris sur le climat
Le président Emmanuel Macron l’avait évoqué lors de son discours de Ouagadougou. Il s’agit du sommet de Paris sur le climat qui s’est ouvert ce mardi à Paris. Soit deux ans, jour pour jour après la signature de l’Accord de Paris qui avait suscité tant d’espoirs pour la réduction du réchauffement climatique. Deux ans après, l’heure ne semble plus à l’optimisme, surtout après le retrait des Etats-unis de l’Accord. Et la COP23 qui est intervenue après l’annonce de ce retrait américain n’a pas réussi à dissiper les inquiétudes. Conséquence : Pas grand-chose n’a bougé sur le front de la mise en œuvre des engagements.
Aujourd’hui encore, les pays en voie de développement continuent de recevoir moins de ressources financières dans le cadre des efforts pour l’adaptation aux changements climatiques.
Dans ce contexte, la France sous la houlette de son président Emmanuel Macron a eu cette bonne idée d’initier ce présent sommet de Paris sur le climat. Paris est donc au chevet de son accord du 12 décembre 2015. Vivement que des décisions courageuses soient prises pour sauver cet accord qui constitue un réel espoir pour les générations présentes et futures !
Le moment est venu de passer aux actions. On ne le dira jamais assez, il faut des projets concrets avec des financements réels qui permettent de changer les difficiles conditions de vie des personnes pauvres. Ce qu’a promis aussi Macron au cours de son passage à Ouaga. Les financements publics du Nord doivent bénéficier aux Africains, mais plus aux grands groupes internationaux.
Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, est satisfait de la célébration du 11 décembre à Gaoua
A l’occasion de la célébration de la fête nationale ce 11 décembre, la commémoration du 57e anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance, le président du Faso, Roch Kaboré, s’est adressé à la nation ce dimanche, depuis Gaoua, où se déroulent les festivités. Voici l’intégralité de son message.
Le président Roch Marc Christian Kaboré, au cours de son adresse à la nation à l’occasion de la fête du 11 décembre
Peuple du Burkina Faso
Chers compatriotes
Le 57ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance de notre pays m’offre l’agréable occasion d’adresser aux Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur un message d’espérance et d’engagement renouvelé pour une Nation forte, paisible et prospère.
Je voudrais à ce stade, vous inviter toutes et tous à avoir une pensée pour les artisans de notre indépendance politique arrachée de haute lutte afin que leur patriotisme et leur volonté de bâtir une nation indépendante continuent de nous inspirer et à unir les efforts des générations présentes et futures.
En ces moments où nous affrontons les menaces et attaques terroristes, aussi bien à l’intérieur du pays qu’à nos frontières, je salue la mémoire de nos soldats tombés sur les différents champs de bataille pour la Patrie, et pour la cause de la paix en Afrique et dans le monde ainsi que celle de tous les civils…
A tous ceux qui risquent au quotidien leur vie pour défendre notre « vivre ensemble » dans cette guerre asymétrique qui nous est imposée, je réitère nos encouragements et notre profond respect.
Mes vœux de prompt rétablissement accompagnent les blessés ainsi que ma solidarité à l’endroit des membres des familles éprouvées.
Leur engagement à défendre la nation jusqu’au sacrifice suprême nous interpelle individuellement sur le fait qu’aucun sacrifice n’est de trop lorsqu’il s’agit de la survie de la Patrie et nous rappelle que notre plus noble devoir trouve son sens dans ce que nous faisons pour notre pays.
Chers compatriotes
Vaillant peuple du Burkina Faso
La fierté que nous éprouvons en célébrant le 11 décembre chaque année sera encore plus grande lorsque nous aurons réussi ensemble à créer les bases matérielles de l’indépendance et de la souveraineté véritables qui nous sont si chères.
Le Burkina Faso auquel nous sommes profondément attachés ne pourra se construire que dans la conjugaison des efforts constants des filles et des fils de toutes les régions, de toutes les communautés, malgré nos différences politiques, culturelles et de croyances.
C’est pourquoi, la commémoration du 57ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale est placée sous le thème « Diversité culturelle et citoyenneté responsable pour un Burkina Faso solidaire et harmonieux ».
En effet, la solidité du tissu social de notre pays a toujours résidé dans la réalité et la pratique permanente du dialogue et de la concertation.
Plus que jamais, nous devons puiser dans nos racines, les énergies indispensables pour raviver la flamme de la solidarité, gage d’une citoyenneté laborieuse et responsable, indispensable à une vie nationale porteuse d’harmonie et de bien-être pour tous.
Peuple du Burkina Faso
Nous avons la responsabilité de bâtir ensemble une Nation prospère et respectée, attachée aux valeurs d’égalité, d’intégrité, de justice et d’équité.
C’est un combat de longue haleine qui exige de chacun de nous beaucoup de don de soi, d’abnégation et de lucidité pour mettre la défense de l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers ou partisans qui guettent les différents regroupements.
La rupture que nous appelons de tous nos vœux doit s’accompagner d’un profond changement de mentalités qui valorise le travail consciencieux, la discipline, le respect de la loi et des autres ainsi que le dialogue social.
Personne ne viendra construire le Burkina Faso à notre place, car nous devons être les acteurs pleinement conscients de notre propre destin.
C’est pourquoi, tout en comprenant les attentes de certains de nos compatriotes qui veulent tout et tout de suite, je ne peux ignorer les nombreux défis auxquels nous devons faire face pour satisfaire les préoccupations de tous les autres Burkinabè et particulièrement ceux du monde rural.
Je voudrais rassurer les partenaires sociaux de l’engagement du Gouvernement à œuvrer autant que faire se peut à l’amélioration des conditions de vie et de travail de chacun et de tous.
Cet objectif ne peut cependant être atteint que dans un climat apaisé, de respect et de confiance mutuels.
La seule ligne rouge de toutes les revendications mises en avant par les partenaires sociaux doit être trouvée dans les limites des ressources dont nous disposons pour répondre aux besoins fondamentaux de tous les Burkinabè des villes et des campagnes.
Au total, il s’agit de ne pas compromettre l’avenir de notre pays afin de pouvoir transformer nos potentialités sociales, économiques et culturelles en opportunités au profit de nos enfants, de nos jeunes et de nos femmes.
Chers compatriotes
La réconciliation nationale reste un enjeu majeur que nous devons réussir, dans l’intérêt supérieur de la Nation. Nous devons nous donner toutes les chances pour y parvenir, dans le respect du tryptique « Vérité-Justice-Réconciliation ».
Je dois souligner que cette démarche n’est pas dictée par la volonté contreproductive de faire des règlements de comptes politiques.
C’est le lieu pour moi de saluer l’avancée des dossiers pendants devant la justice, tout en rappelant aux acteurs chargés de les vider que la soif légitime de justice des Burkinabè reste intacte.
Nous devons tout faire pour que la justice soit rendue dans toutes ces affaires sensibles pour aider notre Peuple à se réconcilier avec son histoire, pour ramener la paix des cœurs et créer les conditions propices à la contribution de tous les Burkinabè à l’œuvre de construction nationale.
Au plan sécuritaire, les efforts du Gouvernement se poursuivront pour renforcer les capacités opérationnelles des Forces de Défense et de Sécurité, tout en améliorant les conditions de travail de nos soldats sur les théâtres d’opérations, pour plus d’efficacité et de sécurité.
L’opérationnalisation de la Force conjointe du G5-Sahel à laquelle le Burkina Faso participe continuera à faire l’objet de toutes les attentions. A cet égard, je me réjouis des échanges fructueux que nous avons eus ces dernières semaines sur cette question avec mes pairs du continent et de l’Union européenne. Elle sera également au centre du Sommet que nous aurons à Paris le 13 décembre courant pour concrétiser l’engagement de tous nos partenaires dans cette lutte sans concession qui doit être menée et gagnée contre le terrorisme.
Parce que le terrorisme est un phénomène mondial, l’action internationale du Burkina Faso pour contribuer à son éradication ne faiblira pas.
C’est pourquoi, j’adresse mes encouragements aux soldats burkinabè déployés dans les missions de paix à l’étranger, sous la bannière de la CEDEAO, de l’Union africaine et de l’ONU.
Avec les autres pays de la sous-région et du continent, le Burkina Faso s’investit pour la réalisation de l’unité politique et économique de l’Afrique.
Ce n’est qu’à ce prix, que les peuples africains seront au rendez-vous de l’histoire pour le bonheur des Africains.
Peuple du Burkina Faso
Chers compatriotes
A chacune de mes rencontres avec nos compatriotes vivant à l’extérieur, j’ai pu mesurer combien ils sont profondément attachés à la mère patrie. Je tiens à leur réitérer ma détermination et celle du Gouvernement à leur garantir la place qui leur revient tout naturellement dans l’œuvre commune de construction nationale.
J’ai l’intime conviction qu’aujourd’hui, plus qu’hier, nous avons les ressources internes et les moyens de nous surpasser pour garantir aux générations montantes le Burkina Faso dont elles sont en droit de rêver. Un Burkina fort de la responsabilité plus que jamais affirmée de ses fils et filles, un Burkina riche de la diversité de ses cultures et traditions, un Burkina solidaire d’un monde à la recherche de solutions durables aux maux qui minent l’humanité.
C’est au nom de cette solidarité que nous devons à tous les peuples qui se battent pour un mieux-être que je renouvelle ma gratitude à la communauté africaine ainsi qu’à la communauté internationale pour leur soutien et leurs appuis multiformes dans le grand et noble combat pour le développement humain durable. C’est le lieu pour moi de saluer particulièrement nos amis et nos partenaires techniques et financiers pour leur contribution à la concrétisation du Plan national de Développement économique et social (PNDES).
Je souhaite que la célébration de la fête nationale dans la cité de Bafudji, foyer de résistance des peuples du Sud-Ouest contre la pénétration coloniale contribue à consolider la paix, l’unité nationale et la solidarité des Burkinabè dans l’effort de construction d’une nation démocratique et prospère.
Aux travailleurs des campagnes, des secteurs publics et privés, à toutes nos Forces de Défense et de Sécurité, aux autorités coutumières et religieuses de toutes nos régions, aux enseignants, étudiants, élèves et paysans, à tous les Burkinabè vivant loin de la mère patrie, à toutes les communautés étrangères vivant sur la terre libre du Burkina, j’exprime mes vœux de bonne et heureuse fête nationale.
Les officiels procédant à l'inauguration de la mine de Houndé
Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a inauguré ce 09 décembre 2017, la plus grande mine d’or du Burkina, située à Houndé, dans la province du Tuy. La mine inaugurée produira entre 6 à 8 tonnes d’or par an.
Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, livrant son discours
Après 18 mois de construction, la mine d’or de Houndé est prête à l’exploitation industrielle. L’inauguration officielle de la mine est intervenue ce samedi 9 décembre 2017 sous la présidence du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. La mine d’or de Houndé est exploitée par Houndé Gold Operation, filiale d’Endeavour Mining.
«le Burkina encore dans le cercle des pays miniers »
Tous les intervenants à la cérémonie d’inauguration ont salué l’avènement de la mine de Houndé. Notre pays, a assuré le président Kaboré, a fait un pas en avant. Selon le président du conseil des ministres, le Burkina Faso, après cette inauguration, vient de rentrer encore dans le cercle des pays miniers.
Pour le ministre des mines et des carrières, Oumarou Idani, la présente cérémonie d’inauguration n’est que le prolongement d’un long processus ayant pour finalité de faire de cette mine, une exploitation minière de référence du Burkina.
Ainsi, 12 mines industrielles sont en production dont 11 d’or et une de Zinc et 4 mines en construction dont celle de Boungou entrera en production au 3ème trimestre de 2018.
Les officiels procédant à l’inauguration de la mine de Houndé
Le ministre a confirmé qu’au niveau de la production, de 36 tonnes en 2015 et 38,8 T en 2016,ils ont franchi la barre de 40 T en fin novembre 2017.il engage les sociétés minières à franchir la barre de 45 T en fin 2017 et 55 T en 2018 et 60 T en 2019.
Le ministre Idani a terminé par des hommages à Michaël Beckepp, PCA de Endeavour Mining, à Sébastien de Montessus, PDG de Endeavour Mining et toute son équipe.
Pour le PDG de Endeavour Mining, Sébastien de Montessus, le projet d’exploitation prévoit une durée de vie de dix ans au moins. Selon les estimations de l’étude de faisabilité, l’exploitation de la mine d’or contribuera au trésor public au titrede la recette fiscale à hauteur de 200 milliards de francs CFA durant la période d’exploitation, soit plus de 20 milliards CFA par an.
Le PDG de Endeavour Mining a cité dans son intervention certaines réalisations de la société Houndé Gold Operation SA alors qu’elle n’était pas encore en production. Il s’agit, entre autres, de la construction de 403 logements pour la réinstallation des populations déplacées. A cela s’ajoute la création de 700 emplois directs et des milliers emplois indirects, avec une priorité pour les ressortissants de Houndé et les candidats burkinabé. Il a exprimé sa fierté pour le record de sécurité au travail exceptionnel, avec plus de 6,5 millions heures sans accidents. La société place la sécurité de ses employés au plus haut niveau de sa priorité, a-t-il soutenu.
Par ailleurs, Endeavour Mining a innové pour aider à la création de nombreux emplois dans d’autres secteurs économiques en faveur de la population locale.
Doléances du maire de Houndé
Quant au maire de Houndé, Dissan Boureima Gnoumou, il a parlé d’une nouvelle ère qui souffle sur sa commune, car, dit-il, ce lancement officiel de la phase de production de la mine de Houndé constitue une grande victoire, le résultat d’un dialogue fructueux entre les populations, la société minière, et l’Etat incluant la commune comme entité décentralisée.
Et d’exprimer sa gratitude à Houndé Gold Operation S.A pour sa constante disponibilité au dialogue ; pour son précieux appui à la relecture du plan communal de développement et son engagement de contribuer très significativement à la résolution de l’épineux déficit en eau potable dans la commune.
Le maire a saisi cette occasion pour formuler quelques doléances au nom de sa population :
la construction de 100km de bitume dans la province pour les deux principaux axes qui sont Houndé–Boho en passant par Bouéré et Houndé – Sara en passant par Béréba ;
La construction d’un Barrage pour offrir à la jeunesse les conditions de cultures de contre saison ;
l’autorisation spéciale pour le lotissement de la ville car le dernier lotissement de Houndé remonte à 1999.
La coupure du ruban, la coulée d’un lingot d’or et la signature du livre d’or ont été les autres moments de la présente cérémonie d’inauguration de la mine d’or de Houndé.
Le coupe présidentiel ferait face à un problème de divorce
Au Zimbabwe, s’il y a une affaire qui défraie la chronique ces jours-ci, c’est bien l’article sur la rumeur de divorce diffusé par l’agence de presse APRNEWS, repris par de nombreux médias. Une rumeur selon laquelle l’ex-première dame du Zimbabwe, Grace Mugabe, aurait demandé à divorcer de l’ancien président Robert Mugabe, poussé à la démission après 37 ans de règne.
Le coupe présidentiel ferait face à un problème de divorce
La procédure de divorce serait déjà même en cours a indiqué l’agence de presse Aprnews tout en ajoutant que « si les deux parties étaient d’accord, elles pourraient se séparer en un mois environ ». L’agence affirme avoir reçu ces informations « des sources proches de la famille », ainsi qu’auprès d’un certain « Lawrence Brown, porte-parole de la magistrature ».
Selon cette source, indique l’agence Grace Mugabe « a été très bouleversée après que son mari ait abandonné le pouvoir à son vice-président évincé ».
Et d’ajouter que « Les effets de la perte du pouvoir de Robert Mugabe ont atteint son lien matrimonial scellé depuis 21 ans avec Grace Murufu ».
Contacté par nos confrères du journal Jeune Afrique, George Charamba, le porte-parole de l’ancien président du Zimbabwe, a contesté ces allégations.
Il a déclaré que « Nous ignorons d’où cette information est partie. Je n’ai même pas connaissance qu’un Lawrence Brown soit porte-parole de la magistrature. C’est un canular, ou une ‘fake news’, appelez cela comme vous voulez mais Grace Mugabe n’a pas demandé le divorce ».
Si cette rumeur s’avérait, le titre de l’œuvre de l’écrivain Esaïe Biton Koulibaly ‘’Ha les femmes’’ aurait tout son sens ici.
Rappelons que Grace Mugabe, surnommée « Disgrâce » ou « Gucci Grace » en raison de son penchant pour le luxe, convoitait la succession de son mari. Elle s’est ainsi retrouvée en conflit ouvert avec Emmerson Mnangagwa, alors vice-président du pays. Robert Mugabe a fini par lui céder, le 6 novembre, limogeant son numéro 2 et déclenchant ainsi, sans le savoir, sa chute le 21 novembre 2017.
Comme annoncé, l’inauguration de la mine d’or de Houndé, exploitée par Houndé Gold Operation, a eu lieu ce samedi 9 décembre à Houndé. La cérémonie qui était placée sous le haut patronage du président du Faso, a effectivement connu la présidence du président Roch Marc Christian Kaboré, du ministre des mines et des carrières Oumarou Idani, du président de l’Assemblée nationale Bala Sakandé ; des autorités locales et naturellement des premiers responsables de la société minière dont le directeur général Jeremy Langford.
Les officiels à l’inauguration de la mine de Houndé ce 9 décembre
Pour la cérémonie d’inauguration ce samedi 9 décembre de la mine d’or de Houndé, les populations se sont mobilisées. Une mobilisation qui n’est pas passée inaperçue chez les plus hautes autorités du pays qui avaient fait le déplacement de Houndé. L’évènement était d’ailleurs placé sous le haut patronage du président Roch Marc Christian.
«J’ai quitté la province de Tuy ce samedi après l’inauguration de la mine d’or de Houndé. Aux populations de Houndé et de Boni : Ce n’est qu’un au revoir. Je n’oublierai pas la qualité de vote accueil. Merci ! », s’est félicité le chef de l’Etat dans un tweet. Nous reviendrons sur cette inauguration dans nos prochaines éditions.
Le communiqué ci-après de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) est relatif aux grands travaux réalisés à Gaoua, chef-lieu de la région du sud-ouest, pour rendre l’eau disponible pour tous ! Lisez plutôt !
Approvisionnement en eau potable de la ville de Gaoua
Les grands travaux réalisés par l’ONEA pour rendre l’eau disponible pour tous
Notre pays, le Burkina Faso, est situé à plus de 80% sur une formation hydrogéologique très pauvre en ressource en eau souterraine avec une faible pluviométrie et une forte évaporation des eaux de surface.
Cette réalité d’un environnement naturel défavorable fait que certaines villes connaissent des problèmes de continuité du service et sont donc considérées comme déficitaires. La ville de Gaoua était classée parmi ces centres déficitaires jusqu’à la réalisation par l’ONEA des récents grands travaux structurants pour le renforcement des installations d’approvisionnement en eau potable.
Les investissements importants qui y ont été réalisés concernent entre autres :
le raccordement de 5 forages dont 3 nouveaux d’un débit cumulé de 59 m3/h, ce qui constitue un apport supplémentaire de 45% ;
la construction et la mise en service de 2 châteaux d’eau d’une capacité de stockage de 450 m3, soit une hausse de 225% ;
la pose de 50 km de réseau ;
la mise en service d’une nouvelle station de pompage ;
la réalisation de 600 nouveaux branchements.
L’ensemble de ces installations a été mis en service le 30 novembre 2017 et cela a permis d’accroître la production avec un apport supplémentaire de plus de 1000m3/jour. Actuellement, 95% de la ville est alimenté 24h/24 et 5% de manière alternée toutes les 10 heures.
Les équipes techniques de l’ONEA qui ont travaillé sans relâche pour parvenir à ces résultats souhaitent une bonne Fête de l’Indépendance à toutes et à tous et s’engagent à rester mobilisées pour assurer leur mission de service public pour le bien-être des populations du Burkina Faso.