Les militants de l’UPC Kadiogo projettent de marcher pacifiquement ce mercredi 15 novembre 2015 pour contester, disent-ils, « des fausses procurations utilisées dans la tentative de destitution de Madame le Maire de l’arrondissement 3 de Ouagadougou ». Les marcheurs partiront du côté nord de la Cathédrale, point de ralliement, et se rendront au haut-commissariat où une lettre de contestation sera remise à qui de droit. L’heure du début de la marche est prévue pour 7 h 00.
Le président Roch Kaboré au lancement des travaux du bitumage de la route Manga -Zabré
Ces temps-ci, l’on a cette impression que le pouvoir burkinabè bouge. En l’espace de quelques jours, le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a procédé personnellement au lancement de deux grands projets (route Manga-Zabré et Remise de matériels agricoles aux producteurs à Bobo). Son Premier ministre Paul Kaba Thiéba lui était en Côte d’ivoire pour promouvoir le PNDES. Ce lundi, c’est le ministre d’Etat chargé de la sécurité Simon Compaoré et son collègue Jean Martin Coulibaly qui sont en tournée dans le Sahel pour rassurer sur la sécurité. Un dynamisme qui semble tranché avec les raisons invoquées par l’ancien ministre de la culture Tahirou Barry pour justifier sa démission fracassante du gouvernement, à savoir «l’inaction gouvernementale», sur laquelle il s’est longuement exprimé ce dimanche 12 novembre à l’émission «Surface de vérité de BF1».
Tahirou Barry, ancien ministre de la culture, a dressé le bilan de son passage au gouvernement
L’on en sait un peu plus sur les motivations de Tahirou Barry après son passage à l’émission Surface de Vérité de BF1. S’il a démissionné du gouvernement, c’est, explique-t-il, pour attirer l’attention que quelque chose ne va pas afin que l’on puisse apporter les correctifs nécessaires. Il a parlé de l’inaction du gouvernement. Or, «l’inaction est la mère de tous les maux». Mais, il s’est gardé de loger tous les membres du gouvernement à la même enseigne, donnant les bons points aux ministres Clément P. Sawadogo de la Fonction publique et Rosine Coulibaly de l’Economie et des Finances. Mieux, il semble même avoir ménagé le chef du gouvernement Paul Kaba Thièba, un homme intelligent et de vision. Mais, regrette Barry, il est «piégé par le gouvernement MPP».
En revanche, il n’a pas apprécié le rythme du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Et à l’écouter, c’est le PF qui empêchait quand il était encore dans l’exécutif, la machine gouvernementale de bouger. Alors que les actions à engager pour répondre aux préoccupations du peuple insurgé urgent. Et d’évoquer la situation du Nord du pays en proie aux attaques terroristes et où le chef de l’Etat ne s’est pas encore rendu.
«Le PNDES, une montagne qui va accoucher d’une souris »
Le président Roch Kaboré au lancement des travaux du bitumage de la route Manga -Zabré
Les choses ont-elles changé depuis le départ de Barry du gouvernement ? Si l’on assiste à un certain dynamisme du côté gouvernemental ces temps-ci (lancement des travaux de la route Manga-Zabré et lancement du programme d’équipement agricoles à Bobo), il est encore très tôt pour tirer des conclusions d’autant plus que l’on a encore besoin du temps pour voir les effets concrets de ces projets lancés.
Tahirou Barry s’est surtout montre plus virulent sur le Plan national de développement économique et social (PNDES) qui en lui-même est, dit-il, une bonne vision mais est confronté à un environnement défavorable. A l’en croire, le PNDES, n’est ni moins, ni plus, qu’une «montagne qui va accoucher d’une souris» au regard des contraintes : endettement du pays, problèmes de mobilisation et d’absorption des fonds.
Sita Sangaré, grand supporter devant l'Eternel des Etalons
Les Etalons du Burkina Faso, qui s’apprêtent à disputer ce mardi au stade du 4 août leur dernier match des éliminatoires de la coupe du monde 2018, ne peuvent apparemment pas dire qu’ils ont manqué du soutien de la part de la Fédération burkinabè de football (FBF) dont le président Sita Sangaré, s’est montré jusque-là un fidèle et indéfectible soutien du onze national.
Sita Sangaré, grand supporter devant l’Eternel des Etalons
Le président de la Fédération burkinabè de football (FBF) le colonel Sita Sangaré aura été l’un des meilleurs supporters des Etalons dans ces éliminatoires finissantes de la coupe du monde de football. Réélu à la tête il y a un peu plus d’un an, l’homme voulait de tout son cœur une qualification des Etalons à ce mondial russe de 2018, ce qui aurait donné un cachet particulier à son deuxième mandat. Pour ce faire, il n’a jamais perdu espoir quant à la capacité des Etalons à se qualifier, même quand la réalité du terrain est tout autre. Ainsi, alors que tous les indicateurs laissent présager que les Etalons ne pourront plus à ce stade avec la grande avance prise par les Lions de la Teranga, le Colonel de la FBF semble bien le seul avec le Coach Paulo Duarte à y croire encore.
Ce qui n’est pas mal en soi. Cela prouve qu’il est un supporter inconditionnel des Etalons. Qu’il pleuve ou qu’il neige, il croit aux Etalons. Il n’est pas seulement un supporter des Etalons quand les choses tournent bien. Et les Etalons semblent aussi le lui rendre bien. En effet, il aura été le plus heureux des présidents qui se sont succédé la tête de la FBF. Avec lui, les Etalons ont joué une finale de la Coupe d’Afrique des Nations en Afrique du Sud en 2013 et à la dernière édition au Gabon ils ont encore fait une belle prestation, terminant troisième de la compétition.
De même, quel que soit l’issue du dernier match de ces éliminatoires du mondial russe qui se joue ce 14 novembre 2017 au stade du 4 août avec les Requins du Cap, les Etalons auront quand même montré à leurs concurrents du groupe D de quoi ils étaient capables. Les Lions de la Teranga, même qualifiés, ne diront pas le contraire, eux, qui en deux confrontations, n’ont pas réussi, à prendre le meilleur sur le onze national burkinabè.
Depuis quelques heures, des rumeurs persistantes, infondées font état de l’arrestation du Ministre d’Etat, ministre de la sécurité par des éléments de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS). Voici la réaction de son ministère.
La Direction de la Communication et de la Presse Ministérielle (DCPM) rassure l’ensemble des burkinabé : Simon Compaoré vaque pleinement à ses occupations conformément à son agenda. Par ailleurs ,elle tient à inviter l’ensemble des dignes fils de notre pays à se départir des avis instrumentalisés et des colporteurs de fausses nouvelles dont l’objectif déshonorant inavoué est d’enferrer le Ministre d’Etat afin de l’empêcher de relever les défis de notre sécurité .Tous unis, nous vaincrons l’insécurité.
Les Lions de la Teranga jubilant après leur qualification pour le mondial, ce vendredi en Afrique du Sud
En battant ce vendredi les Bafana Bafana par 2-0, les Lions de la Teranga se sont qualifiés pour la coupe du monde 2018 en Russie. Crédités désormais de 11 points, ils ne peuvent plus être rattrapés lors de la dernière journée des éliminatoires qui se joue le 14 novembre prochain. Les hommes d’Aliou Cissé auront même la possibilité au cours de cette dernière journée de renforcer leur place de leader du groupe D puisque c’est eux qui recevront les Bafana Bafana à Dakar.
Les Lions de la Teranga jubilant après leur qualification pour le mondial, ce vendredi en Afrique du Sud
Après sa victoire en Afrique du Sud 2-0 face aux Bafana Bafana ce 10 novembre, le Sénégal devient le troisième pays africain (après le Nigeria, et l’Egypte) à arracher son ticket pour la coupe du monde de football, Russie 2018. Crédités désormais de 11 points, les Lions de la Teranga ne peuvent plus être rejoints lors de la dernière journée des éliminatoires qui se joue le 14 novembre prochain. Les Etalons du Burkina qui les suivaient au classement du groupe D avec 6 points, pourraient se retrouver à l’issue de la dernière journée avec 9 points, s’ils battent les Requins du Cap Vert. Mieux, les Sénégalais auront même la possibilité de renforcer leur indiscutable place de leader du groupe puisque c’est eux qui vont recevoir les Sud-africains à Dakar. Du coup, l’autre match du groupe qui se jouera à Ouagadougou entre les Etalons du Burkina Faso et les Requins sera sans grand enjeu. Mais, les Etalons semblent décidés à l’emporter avec la manière pour terminer ces éliminatoires de la coupe du monde Russie 2018 sur un moment fort.
Après le mondial 2002 où ils avaient représenté valablement l’Afrique, les Teranga de la Teranga ont encore l’occasion avec cette qualification acquise haute lutte de rééditer lors du mondial Russe de 2018.
Réunis au stade du 4 août, les Etalons se préparent à jouer à fond la qualification face aux Requins, quoi qu'il arrive
C’est ce mardi 14 novembre que les Etalons disputeront sur leurs installations, au stade du 4 août, le dernier match qualificatif des éliminatoires de la coupe du monde 2018 en Russie. Réunis depuis quelques jours dans l’enceinte mythique du sport roi, les Etalons peaufinent leur stratégie en vue de l’emporter avec un score favorable sur les Requins du Cap qui les talonnent dans le classement.
Réunis au stade du 4 août, les Etalons se préparent à jouer à fond la qualification face aux Requins, quoi qu’il arrive
A la veille de leur dernier match qualificatif des éliminatoires Coupe du monde Russie 2018 le 14 novembre prochain, les Etalons semblent loin d’avoir capitulé face aux Lions de la Teranga qui sont en tête du groupe avec 8 points, avec en bonus un match contre l’Afrique du Sud ce vendredi 10 novembre. Mais, ils sont également conscients qu’ils n’ont pas totalement leur destin en main.
Réunis depuis quelques jours au stade du 4 août pour les derniers réglages de l’ultime confrontation avec les Requins du Cap Vert, les Etalons ont le moral haut, malgré le retard accusé sur les Sénégalais. Ils entendent ainsi faire leur part du travail et laisser le reste aux mains du Tout-puissant. «Aides-toi, Dieu t’aidera », dit-on.
«Il y a présentement une bonne ambiance au sein du groupe. Nous allons donner le meilleur de nous-mêmes pour avoir au finish une victoire confortable. Pour le reste, on laissera Dieu faire. Parce que tout ce que Dieu fait est bon», a confié le virevoltant milieu de terrain des Etalons, Aristide Bancé.
Les supporters des Etalons, qui se sont retrouvés au stade municipal issoufou Joseph Conombo, sont également déterminés à pousser les Etalons jusqu’à la victoire.
Tahirou Barry, ancien ministre de la culture, a dressé le bilan de son passage au gouvernement
Le désormais ex- ministre Tahirou Barry entendait certainement saisir l’occasion que lui offrait l’émission sur la Brèche de la TNB pour dire le fond de sa pensée sur l’action gouvernementale. L’émission ayant été annulée pour les raisons que l’on sait, c’est à présent sur le plateau de BF1 que M. Barry aura l’occasion de cracher toute sa vérité, puisqu’il est l’invité de l’émission «Surface de Vérité » de la Chaine au cœur de nos défis ce dimanche 12 novembre 2017.
Tahirou Barry, qui a recouvré sa liberté de parole, a là une occasion de dire sa vérité
«Si c’est la vérité qu’on veut assassiner, qu’il sache qu’on ne peut pas cacher le soleil avec la main ». Ainsi, s’indignait le tout nouveau ancien ministre de la culture, des arts et du tourisme, Tahirou Barry, lorsque la presse l’a interrogé sur cette affaire de l’annulation de l’émission «Sur la Brèche » de la Télévision nationale dont il était l’invité.
Cette vérité dont parle Barry, eh bien, il aura l’occasion de la dire dimanche 12 novembre à l’émission «Sur de Vérité » de BF1. Apparemment, l’homme n’entend pas faire de cadeau à ses anciens collègues du gouvernement. Dans l’extrait pre-diffusé, Tahirou Barry parle de l’indifférence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. L’ancien ministre de la culture, qui a recouvré sa liberté de parole, n’entend apparemment pas faire dans la dentelle. Si ses révélations sur le plateau de Surface de Vérité font mouche, cela pourrait embarrasser davantage ses anciens supérieurs et collègues du gouvernement. Donc, des déballages en perspectives !
Au cœur de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP) dont la 23e édition se tient du 6 au 17 novembre à Bonn, se trouvent les énergies renouvelables qui contribuent énormément à la réduction des émissions des carbones et du réchauffement climatique. En Afrique, Lagazel, qui a lancé l’année dernière à Dédougou, au Burkina Faso, son usine de fabrication de lampes solaires, se pose déjà en leader en la matière. Dans cet entretien exclusif, Abdoulaye Sana, gérant de Lagazel, dresse le bilan de leur action depuis le lancement de leur usine le 13 octobre 2016.
Abdoulaye Sana, gérant et responsable d’import-export à Lagazel
Burkina Demain : Cela fait déjà un peu plus d’un an que Lagazel a lancé officiellement à Dédougou ses activités de fabrication de lampes solaires en Afrique. Comment se porte l’initiative ?
Abdoulaye Sana : La fabrication des lampes, jusque-là, s’est très bien déroulée. Nous avons atteint très rapidement nos objectifs en termes de volume de production et standard de qualité. En témoignent la certification Lighting Global et la conformité de nos produits aux normes européennes.
Côté commercial, les ventes ont démarré assez lentement sur la première année, mais des partenariats sont en train de se mettre en place sur le Burkina Faso. Par exemple, nos lampes sont disponibles chez CIC, Nafa Naana, Africa Tim, Actualité Energie et 3 point de CBENERGIE Dédougou, Bobo et Ouagadougou, ou encore chez des revendeurs à Kaya ou Tcheriba. Nous avons également collaboré avec des associations et ONG pour rendre accessibles les lampes à des élèves ou populations démunies.
Quel est le bilan global à ce jour ?
Après une année d’activité de l’atelier de fabrication à Dédougou, nous avons fabriqué plus de 40 000 lampes et distribué environ 10 000 lampes, essentiellement sur le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. En chiffre d’affaires, cela fait environs 150 millions de francs CFA. Nous avons une vingtaine d’employés. Vous vous étiez également engagés à éviter l’émission de 850 000 tonnes de CO2. Avez-vous une idée de ce qui a été fait à ce niveau ?
Le volume d’émissions de CO2 évité est lié au nombre de lampes solaires en utilisation, en remplacement des équipements traditionnels comme les lampes à pétrole. A ce jour, environ 10 000 lampes ont été distribuées par Lagazel, ce qui correspond environ à 6 200 tonnes CO2 évitées tout au long de leur durée de vie.
Votre initiative se voulait également sous- régionale, voire africaine. A part le Burkina, quels sont les autres pays d’intervention de Lagazel à ce jour ?
Nous avons des prospections en cours au Niger, Bénin, Togo, Ghana, Côte d’Ivoire et Mali, où nous recherchons encore des partenaires de distribution fiables.
Au Sénégal, nous venons d’ouvrir une filiale et commençons la distribution ce mois-ci. Nous allons tester le marché en commençant par la distribution des lampes depuis le Burkina Faso, avec l’objectif d’ouvrir un atelier localement. Cela reste notre objectif : implanter des ateliers de fabrication de produits verts, au plus proche des lieux de consommation.
Avec cette vocation sous- régionale affichée, cela signifie pour vous beaucoup de déplacements à l’étranger…
Effectivement, en tant que gérant de l’entreprise, s’occupant du volet commercial, de l’import-export, je fais beaucoup de déplacements. Je suis présentement en France. Mais, avant ça, je me suis rendu à d’autres évènements à l’étranger. En 2016, j’ai été de la COP 22 à Marrakech, à Abidjan pour une livraison de lampes à un distributeur, à Cotonou pour une foire l’UEMOA, à Bamako visite des distributeurs. Pour cette année 2017, j’ai été à Casablanca FENELEC et maintenant enFrance pour la visite de LAGAZEL France et société CHABANNE et Febak Bamako.
Je signale que nous démarrons également la commercialisation en Europe des lampes fabriquées au Burkina Faso, avec des offres d’achat solidaire pour les entreprises et les particuliers.
Alors, comment sont accueillis vos produits dans ces différents pays-là ?
Que ce soit au Burkina Faso ou dans la sous-région, les clients apprécient la robustesse de nos produits et constatent, après quelques mois d’utilisation, que nos lampes sont réellement durables. Ils sont également rassurés par le service après-vente que nous proposons à proximité.
Qu’est-ce qui fait la différence entre vos lampes et celles des autres ?
Nous sommes les seuls fabricants à proposer des produits en métal, donc très robustes, d’une durée de vie jusqu’à 10 ans.
Par ailleurs, nos lampes sont réparables. Notre modèle de fabrication permet de disposer de composants de remplacement, et proposer aux clients un service de réparation de qualité et à faible coût. En Afrique, il y a ce problème de pauvreté qui fait que les gens n’ont pas toujours les moyens de se procurer les produits comme les vôtres. Qu’est-ce qui est fait à votre niveau pour favoriser l’accès à vos produits ?
Notre volonté est de proposer des produits de qualité, durables, qui vont permettre à ces familles d’acquérir une solution d’éclairage pour le long terme. Au regard des dépenses habituellement consacrées à l’éclairage par les familles (achat de lampes souvent de faible qualité plusieurs fois par an, achat hebdomadaire de piles ou de pétrole…), les lampes LAGAZEL sont rentabilisées en quelques mois seulement. Ensuite, pendant 10 ans, l’utilisateur réalise des économies car il n’a plus aucune dépense: l’énergie solaire est gratuite !
Toutefois, la barrière de l’investissement initial reste importante pour les familles les plus pauvres. Nous collaborons donc avec les Caisses Populaires qui apportent des services financiers pour faciliter l’acquisition des lampes. Nous sommes également en partenariat avec l’entreprise sociale Nafa Naana pour former, financer et accompagner une centaine de micro-entrepreneurs dans la distribution des lampes solaires, afin de les rendre accessibles à tous, partout au Burkina Faso.
Quel est le prix moyen de vos lampes ?
Les lampes KALO sont vendues à 13 000 CFA (modèle LK1500 pour l’éclairage) et 22 000 CFA (modèle LK3000 pour l’éclairage et la recharge de téléphone).
Rencontrez –vous d’autres difficultés ?
Les difficultés ne manquent pas.
Comme mentionné, les ventes restent limitées par rapport à nos ambitions d’industrialisation de la fabrication des lampes. Les consommateurs sont encore peu sensibilisés à la qualité, du fait des nombreux équipements solaires de faible qualité disponibles sur le marché.
Par ailleurs, les institutions ne privilégient pas encore la fabrication locale, qui pourtant permet de créer des emplois locaux qualifiés, et développer l’économie locale.
D’autre part, pour l’export, nous sommes confrontés à des problématiques logistiques. Le transport inter- africain est compliqué et coûteux.
Mais ces difficultés ne nous empêchent pas de rester optimistes, et de continuer notre développement. Pour l’année 2018, quels sont vos ambitions en termes de fabrication, de vente ou d’initiatives ?
Des développements de nouveaux produits sont en cours. Nous prévoyons de faire évoluer notre gamme de lampes en 2018 et nous travaillons également à la conception de kits solaires avec plusieurs points d’éclairage et la possibilité d’alimenter de petits équipements électriques.
Sur le Burkina Faso, nous devrions développer dans les prochains mois des partenariats avec de grandes entreprises pour la commercialisation des lampes.
Par ailleurs, LAGAZEL va poursuivre son développement commercial dans la sous-région : Côte d’Ivoire où les ventes ont bien démarré via un partenaire de distribution, Sénégal où on vient d’ouvrir une filiale, et prospection en Afrique centrale pour la réplication d’un atelier pouvant approvisionner la zone.
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 08 novembre 2017, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 14 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Une session du conseil des ministres burkinabè
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE HUIT (08) RAPPORTS.
I.1.1. Pour le compte du ministère de la Sécurité :
un rapport relatif à une autorisation pour la passation de deux (02) marchés par la procédure d’entente directe.
Le Conseil a marqué son accord pour l’acquisition de moyens au profit du ministère de la Sécurité.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2017.
I.1.2. Pour le compte du ministère des Affaires étrangères de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur :
– un projet de loi portant autorisation de ratification de l’Amendement de Kigali au Protocole de Montréal relatif aux substances qui appauvrissent la couche d’ozone, adopté à Kigali au Rwanda, le 15 octobre 2016.
Cette ratification permettra au Burkina Faso de prendre part aux débats et aux efforts de la communauté internationale dans le cadre de la protection de la couche d’ozone et du climat.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.
I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
un projet de loi portant habilitation du Gouvernement à ratifier par voie d’ordonnance les accords et conventions de financement conclus entre le Burkina Faso et les Partenaires techniques et financiers.
Ce projet de loi vise la mise à disposition du Gouvernement d’instruments de ratification dans les délais requis pour une mobilisation conséquente des ressources nécessaires aux besoins de financement.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.
une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de financement N°D224-BF conclu le 22 septembre 2017 entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement relatif au financement additionnel du Programme d’appui aux collectivités territoriales (PACT).
Le PACT a pour objectif de renforcer les capacités de l’Administration en matière de décentralisation ainsi que les capacités institutionnelles dans les régions choisies en vue d’augmenter la participation des citoyens à la gouvernance locale.
Par cet accord, la Banque mondiale met à la disposition de notre pays un montant de 60 millions de dollars US, soit environ 30 milliards de FCFA, pour le financement additionnel du Programme d’appui aux collectivités territoriales (PACT).
un décret portant virement des crédits budgétaires.
L’adoption de ce décret permet le virement de crédits budgétaires, en vue de solder toutes les dépenses estimées à trois cent soixante-quinze millions cent cinquante-huit mille (375 158 000) FCFA relatives à l’organisation des concours directs et professionnels de la Fonction publique, session 2017.
I.1.4. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
un décret modificatif du décret N°2015-1048/PRES-TRANS/PM/MFPTSS du 15 septembre 2015 instituant la journée de travail continu dans les administrations du secteur public.
Une étude sur l’évaluation de la journée de travail continu a été menée par le ministère en charge de la Fonction publique, l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) et le Réseau burkinabè de suivi et d’évaluation, plus d’une année après sa mise en œuvre. Il ressort de cette étude que 67,1% des agents sont favorables à son maintien dans le secteur public.
L’adoption de ce décret permet de réaménager les horaires de la journée de travail continu au Burkina Faso ainsi qu’il suit pour compter du 1er janvier 2018 :
Du lundi au jeudi :
Matin : 7 heures 30 minutes à 12 heures 30 minutes. Pause : 12 heures 30 minutes à 13 heures.
I.1.5. Pour le compte du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation :
– un rapport relatif à la sécurisation des structures éducatives dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Sahel et du Nord.
I.1.6. Pour le compte du ministère des Sports et des loisirs :
– un rapport portant adoption de la Politique nationale des sports et des loisirs et de son plan d’actions.
Cette politique vise à transformer qualitativement la gestion des sports et des loisirs pour le bien-être social et le rayonnement international du Burkina Faso.
L’adoption de ce rapport permet à notre pays de disposer d’un référentiel en matière de sports et de loisirs.
I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE DEUX (02) RAPPORTS.
I.2.1. Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :
un rapport relatif à deux (02) décrets portant respectivement création d’emplois à l’Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO et nomination d’enseignants hospitalo-universitaires dans l’emploi de maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire.
L’adoption de ce rapport permet la création de onze (11) emplois dont un (01) en néphrologie, un (01) en médecine interne, un (01) en dermatologie-vénérologie, un (01) emploi en radiodiagnostic et imagerie médicale, un (01) en chirurgie générale, un (01) en pneumologie, un (01) en urologie, un (01) emploi en chirurgie pédiatrique, un (01) en pédiatrie génétique médicale, un (01) en orthopédie traumatologie et un (01) emploi en chirurgie viscérale.
un décret portant définition des divers régimes d’aides, de bourses d’études et de stages et fixation de leurs modalités de contingentement.
L’adoption de ce décret vise à accroître l’équité et l’efficacité en matière de gestion de bourses et d’aides financières.
I.3. AU TITRE DE LA DYNAMISATION DES SECTEURS PORTEURS POUR L’ECONOMIE ET L’EMPLOI, LE CONSEIL A ADOPTE TROIS (03) RAPPORTS.
I.3.1. Pour le compte du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques :
un rapport relatif à la conclusion de quatre (04) marchés par la procédure d’entente directe pour les travaux de réalisations et de réhabilitation de périmètres irrigués dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Ouest et du Centre-Sud.
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :
Entreprise JOCER, pour les travaux de réalisation de 54 ha de périmètres irrigués au profit du Programme de développement de la petite irrigation villageoise ( PPIV) dans les régions de la Boucle du Mouhoun (40 ha à Baporo) et du Centre-Ouest (14 ha à Kodougou dans la province de la Kossi), pour un montant de cinq cent trente-neuf millions six cent quarante-sept mille neuf cent quatre-vingt-quatre ( 539 647 984 ) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trois (03) mois et demi;
Bureau d’études CINTECH, pour le suivi contrôle des travaux de réalisation de 54 ha de périmètres irrigués pour un montant de vingt-neuf millions huit cent soixante-dix-sept mille six cent (29 877 600) FCFA TTC avec un délai d’exécution de 120 jours ;
Entreprise JOCER, pour les travaux de réhabilitation de 60 ha de périmètres irrigués au profit du Programme de développement de la petite irrigation villageoise (PPIV) dans la région du Centre-Sud (à Sampé : 20 ha, Nagrigré : 20 ha et Dassanga : 20 ha), pour un montant de trois cent quarante-sept millions neuf cent quatre-vingt-dix milleneuf cent neuf (347 990 909) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trois (03) mois et demi;
Bureau d’études AC3E, pour le suivi contrôle des travaux de réhabilitation de 60 ha de périmètres irrigués pour un montant de dix-neuf millions six cent quatre-vingt-quatorze mille deux cent (19 694 200) FCFA TTC avec un délai d’exécution de 120 jours.
Le montant total des attributions s’élève à neuf cent trente-sept millions deux cent dix mille six cent quatre-vingt-treize (937 210 693) FCFA TTC.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2017.
un rapport relatif à la conclusion de huit (08) marchés par la procédure d’entente directe pour la construction d’infrastructures de stockage et de transformation de produits agricoles.
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :
Lot 1 : BURKIMBI CONSTRUCTIONS pour la construction de deux (02) magasins de stockage de 250 tonnes + aires de séchage à Yaho et à Toma, de deux (02) conserveries d’oignons à Niassan et à Di dans la région de la Boucle du Mouhoun pour un montant de cent vingt-neuf millions sept cent soixante-dix mille deux cent soixante-quatre (129 770 264) FCFA TTC avec un délai d’exécution de quatre-vingt-dix (90) jours ;
Lot 2 : ENTREPRISE RASMANE OUEDRAOGO (ERO) pour la construction de deux (02) magasins de stockage de 100 tonnes + aires de séchage à Yenderé et à Sounoungou, d’un (01) magasin de stockage de 250 tonnes + aires de séchage à Sokoura II (Mangodara) dans la région des Cascades pour un montant de cent quinze millions (115 000 000) FCFATTC, avec un délai d’exécution de quatre-vingt-dix (90) jours ;
Lot 3 : ECOFOM pour la construction deux (02) magasins de stockage de 100 tonnes + aires de séchage à Kora dans le Bam et à Payalo dans le Ziro, d’un (01) comptoir d’achat de produits agricoles à Kongoussi, d’une (01) conserverie d’oignons à Korsimoro dans les régions du Centre-Nord et du Centre-Ouest pour un montant de cent soixante-quatre millions sept cent quarante-neuf mille cinq cents (164 749 500) FCFA TTC, avec un délai d’exécution de quatre-vingt-dix (90) jours ;
Lot 4 : COTRAP pour la construction deux (02) magasins de stockage de 100 tonnes + aires de séchage à Beraba et à Sara (Bekuy) dans le Tuy, d’un (01) comptoir et d’une (01) conserverie d’oignons à Faramana dans la région des Hauts-Bassins pour un montant de cent soixante-quatre millions quatre cent trente un mille six cent soixante-sept (164 431 667) FCFA TTC, avec un délai d’exécution de quatre-vingt-dix (90) jours ;
Lot 5 : LE PRESTATAIRE pour la construction de trois (03) conserveries d’oignons à Goinré, Tougou dans le Yatenga et Yako dans le Passoré, de deux (02) bâtiments de plateforme multifonctionnelle à Namissiguima dans le Yatenga et à Solbo dans le Loroum, d’une (01) unité de transformation de pomme de terre dans le Loroum dans la région du Nord pour un montant de cent vingt-six millions neuf cent quatre-vingt-deux mille deux cent quatre-vingt-dix (126 982 290) FCFA TTC, avec un délai d’exécution de quatre-vingt-dix (90) jours ;
Lot 6 : GLOBAL BUSINESS COMPANY (GBC) pour la construction de trois (03) conserveries d’oignons à Zam, à Salogo et à Zoungou dans la province du Ganzourgou, d’une (01) unité de transformation d’arachide à Garango dans le Boulgou, dans les régions du Plateau-Central et du Centre-Est pour un montant de quatre-vingt-quinze millions (95 000 000) FCFA TTC, avec un délai d’exécution de quatre-vingt-dix (90) jours ;
Lot 7 : REMPART EDIFICES pour la construction d’une (01) unité de transformation de tomate à Di dans le Sourou et d’une (01) unité de transformation de céréales à Dédougou dans la région de la Boucle du Mouhoun pour un montant de cinquante-neuf millions cent quarante-six mille neuf cent vingt-quatre (59 146 924) FCFA TTC, avec un délai d’exécution de quatre-vingt-dix (90) jours.
Le bureau d’étude MEMO SARL, pour le suivi contrôle des travaux pour un montant de soixante-huit millions huit cent quarante-neuf mille neuf cent quatre-vingt-quatre (68 849 984) FCFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours.
Le montant total des travaux s’élève à neuf cent vingt-trois millions neuf cent trente mille six cent vingt-neuf (923 930 629) FCFA TTC.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2017.
I.3.2. Pour le compte du ministère de l’Eau et de l’assainissement :
un rapport relatif à une demande d’autorisation pour la conclusion de contrat par la procédure d’entente directe pour la réalisation de forages et de réhabilitation d’un barrage.
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :
Réalisation de forages dans les treize (13) régions du Burkina Faso
-Lot 1 : COGEA INTERNATIONAL pour la réalisation de vingt (20) forages positifs dans la région de la Boucle du Mouhoun pour un montant de quatre-vingt-sept millions neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille six cent quatre-vingt (87 999 680) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours.
-Lot 2 : SAFORA INTERNATIONAL pour la réalisation de vingt-cinq (25) forages positifs dans les régions du Centre-Ouest et du Sud-Ouest pour un montant de cent neuf millions neuf cent soixante-seize mille (109 976 000) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours.
-Lot 3 : GEEA pour la réalisation de quinze (15) forages positifs dans la région du Centre-Nord pour un montant de soixante-dix-sept millions huit cent quatre-vingt mille (77 880 000) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours.
-Lot 4 : GROUPEMENT VAL CONSTRUCTION SA et STAR INTERNATIONNAL SARL pour la réalisation de vingt (20) forages positifs dans la région du Plateau-Central pour un montant de quatre-vingt-sept millions neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf (87 999 999) CFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours.
-Lot 5 : SAIRA INTERNATIONAL pour la réalisation de soixante-dix (70) forages positifs dans les régions des Cascades, du Centre, du Centre-Est, des Hauts-Bassins et du Nord pour un montant de trois cent sept millions trente mille cent (307 030 100) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours.
-Lot 6 : SRGEA pour la réalisation de quinze (15) forages positifs dans la région de l’Est pour un montant de soixante-cinq millions neuf cent soixante-deux mille (65 962 000) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours.
-Lot 7 : POIF pour la réalisation de quinze (15) forages positifs dans la région du Sahel pour un montant de soixante-cinq millions neuf cent quatre-vingt-dix-huit mille huit cent soixante-quinze (65 998 875) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours.
-Lot 8 : SIMAD SARL pour la réalisation de vingt (20) forages positifs dans la région du Centre-Sud pour un montant de quatre-vingt-sept millions neuf cent soixante-neuf mille (87 969 000) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours.
Fourniture et pose de pompes
-Lot 1 : DIACFA MATERIAUX pour la fourniture et la pose de quatre-vingt-dix (90) pompes dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Ouest et du Sud-Ouest pour un montant de deux cent un millions six cent quatre-vingt-douze mille deux (201 692 002) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours.
-Lot 2 : VERGNET HYDRO pour la fourniture et la pose de soixante pompes (60) dans les régions des Cascades, du Centre-Nord et des Hauts-Bassins pour un montant de cent trente-neuf millions deux cent treize mille quatre cent cinquante (139 213 450) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours.
-Lot 3 : AVS pour la fourniture et la pose de soixante (60) pompes dans les régions du Centre, de l’Est et du Plateau-Central pour un montant de cent trente-huit millions trois cent cinquante-cinq mille (138 355 000) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours.
-Lot 4 : GROUPEMENT VAL CONSTRUCTION SA et STAR INTERNATIONAL SARL pour la fourniture et la pose de trente-cinq (35) pompes dans les régions du Nord et du Sahel pour un montant de quatre-vingt millions quatre cent quatre-vingt-dix-neuf mille huit cent quatre-vingt-quinze (80 499 895) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours.
-Lot 5 : VIIM pour la fourniture et la pose de vingt-cinq (25) pompes dans la région du Centre-Est pour un montant de soixante-neuf millions trois cent vingt-cinq mille (69 325 000) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours.
-Lot 6 : COGETRA AERCM pour la fourniture et la pose de trente (30) pompes dans la région du Centre-Sud pour un montant de soixante-neuf millions six cent vingt-cinq mille (69 625 000) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours.
Construction de superstructures
-Lot 1 : ACPS SARL pour la construction de quinze (15) superstructures pour un montant de seize millions cinq cent mille (16 500 000) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours.
-Lot 2: UNISERCOSARL pour la construction de quinze (15) superstructures pour un montant de seize millions deux cent cinquante-quatre mille cinq cent (16 254 500) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours.
-Lot 3 : S W R pour la construction de quinze (15) superstructures pour un montant de seize millions cinq cent deux mille trois cents (16 502 300) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours.
– Lot 4 : Entreprise TEMKOUMA et Fils Sarl pour la construction de quinze (15) superstructures pour un montant de seize millions quatre cent quatre-vingt-dix-neuf mille trois cent cinquante (16 499 350) FCFA TTC avec un délai d’exécution de trente (30) jours.
réhabilitation du barrage de Tanvi/Nakamtenga dans la commune de Koubri, province du Kadiogo
– ECR BTP et ingénierie pour un montant de quatre cent soixante-dix millions trois cent quatre-vingt-quatorze mille neuf cent quatre-vingt-dix–neuf (470 394 999) FCFA TTC avec un délai d’exécution de deux (02) mois.
– Bureau d’études CETECH CONSULT Sarl pour la mission de contrôle et de surveillance des travaux de réhabilitation du barrage de Tanvi/ Nakamtenga dans la commune de Koubri, province du Kadiogo pour un montant de vingt-quatre millions sept cent vingt et un mille (24 721 000) FCFA TTC avec un délai d’exécution de deux (02) mois.
Le montant total des attributions s’élève à deux milliards quatre-vingt-quatre millions six cent quarante-deux mille (2 084 642 000) FCFA TTC.
Le financement des travaux est assuré par le budget de l’Etat, gestion 2017.
II.COMMUNICATION ORALE
II.1. Le ministre de la Jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelles a fait au Conseil une communication relative aux états généraux de la jeunesse prévus du 15 au 18 novembre 2017 à Ouagadougou, sous le thème « quelle gouvernance pour une contribution optimale de la jeunesse au renouveau politique, économique et social du Burkina Faso ?».
Ces états généraux sont placés sous le très haut patronage de Son Excellence Monsieur le Président du Faso.
III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A.AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE
Monsieur Léger KINDA, Mle 130 211 M, Magistrat, grade terminal, classe exceptionnelle, 1er échelon, est nommé Responsable du « Programme administration judiciaire » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des affaires juridiques et judiciaires ;
Madame Hadjaratou ZONGO/SAWADOGO, Mle 212 336 G, Conseiller en droits humains, 4ème échelon, est nommée responsable du « Programme civisme et citoyenneté » cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale de la promotion civique ;
Monsieur Géoffroy YOGO, Mle 98 062 K, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 2ème classe, 4ème échelon, est nommé responsable du « Programme administration pénitentiaire» cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la garde de sécurité pénitentiaire ;
Monsieur Adama SAWADOGO, Mle 92 218 U, Economiste, 2ème classe, 9ème échelon, est nommé Responsable du « Programme pilotage et soutien » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
Monsieur Yakouma Jean de Dieu BAMBARA, Mle 53 345 E, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Responsable du « Programme droits humains » cumulativement avec les fonctions de Directeur général des droits humains.
B.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT
Monsieur Wendlamita Paténèma Eric OUEDRAOGO, Mle 206 518 W, Ingénieur de conception, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des réseaux et systèmes ;
Monsieur Issa BORO, Mle 49 524 W, 1ème classe, 15ème échelon, est nommé Directeur des prestations externes ;
Monsieur Alain OUATTARA, Mle 49 496 H, Ingénieur d’application des techniques informatiques, 1ème classe, 13ème échelon, est nommé Directeur de l’ingénierie logicielle et de l’exploitation ;
Monsieur Oumarou SANOU, Mle 92 326 B, Ingénieur informaticien, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de la formation et du support ;
Monsieur Borri Jacques SAVADOGO, Mle 235 891 M, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Personne responsable des marchés à l’Ecole nationale des douanes ;
Monsieur Moumini OUEDRAOGO, Mle 53 581 Y, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Ecole nationale des douanes.
C.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION
Monsieur Gérard COULBALY, Mle 53 692 Z, Maître-assistant en Néphrologie, est nommé Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Néphrologie à l’Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO, à l’Unité de formation et de recherche en Sciences de la santé (UFR/SDS), pour compter du 16 novembre 2016 ;
Monsieur Oumar GUIRA, Mle 46 933 F, Maître-assistant en Médecine interne, est nommé Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Médecine interne à l’Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO, à l’Unité de formation et de recherche en Sciences de la santé (UFR/SDS), pour compter du 16 novembre 2016 ;
Madame Nessiné Nina KORSAGA/SOME, Mle 104 441 R, Maître-assistant en Dermatologie-Vénérologie, est nommée Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Dermatologie-Vénérologie, à l’Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO à l’Unité de formation et de recherche en Sciences de la santé (UFR/SDS), pour compter du 16 novembre 2016 ;
Madame Aïcha Madina NAPON, Mle 80 533 J, Maître-assistant en Radiodiagnostic et imagerie médicale, est nommée Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Radiodiagnostic et imagerie médicale, à l’Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO à l’Unité de formation et de recherche en Sciences de la santé (UFR/SDS), pour compter du 16 novembre 2016 ;
Monsieur Edgar OUANGRE, Mle 53 438 A, Maître-assistant en Chirurgie générale, est nommé Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Chirurgie générale à l’Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO, à l’Unité de formation et de recherche en Sciences de la santé (UFR/SDS), pour compter du 16 novembre 2016 ;
Monsieur Georges OUEDRAOGO, Mle 29 341 N, Maître-assistant en Pneumologie, est nommé Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Pneumologie à l’Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO, à l’Unité de formation et de recherche en Sciences de la santé (UFR/SDS), pour compter du 16 novembre 2016 ;
Monsieur Fasnewindé Aristide KABORE, Mle 208 187 E, Maître-assistant en Urologie, est nommé Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Urologie à l’Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO, à l’Unité de formation et de recherche en Sciences de la santé (UFR/SDS), pour compter du 16 novembre 2016 ;
Monsieur Isso OUEDRAOGO, Mle 95 860 Z, Maître-assistant en Chirurgie pédiatrique, est nommé Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Chirurgie pédiatrique à l’Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO, à l’Unité de formation et de recherche en Sciences de la santé (UFR/SDS), pour compter du 16 novembre 2016 ;
Madame Marie Solange Odile OUEDRAOGO/YUGBARE, Mle 49 181 T, Maître-assistant en Pédiatrie, est nommée Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Pédiatrie, génétique médicale à l’Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO, à l’Unité de formation et de recherche en Sciences de la santé (UFR/SDS), pour compter du 16 novembre 2016 ;
Monsieur Mohamed TALL, Mle 207 849 E, Maître-assistant en Orthopédie traumatologie, est nommé Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Orthopédie traumatologie à l’Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO, à l’Unité de formation et de recherche en Sciences de la santé (UFR/SDS), pour compter du 16 novembre 2016 ;
Monsieur Maurice ZIDA, Officier des forces armées nationales, Maître-assistant en Chirurgie viscérale, est nommé Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Chirurgie viscérale à l’Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO, à l’Unité de formation et de recherche en Sciences de la santé (UFR/SDS), pour compter du 16 novembre 2016.
D.AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
Monsieur Théophile SANON, Mle 34 273 B, Médecin de santé publique, grade terminal, 3ème échelon, est nommé Chef de l’Unité de gestion de la performance et de résultologie ;
Madame Habibou OUEDRAOGO/KABORE, Mle 85 764 T, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, est nommée Directrice de l’administration et des finances du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo ;
Monsieur Wendlasida Thomas OUEDRAOGO, Mle 109 322 L, Médecin de santé publique, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de la Santé du Centre.
E.AU TITRE DU MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Monsieur Dieudonné TIALLA, Mle 241 895 Y, Attaché de recherche, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général de l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA) ;
Monsieur Rakiswendé Constant ROAMBA, Mle 264 609 G, Docteur vétérinaire, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial des ressources animales et halieutique du Namentenga.
F.AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DES POSTES
Monsieur Wamnaga Ernest ILBOUDO, Mle 11 98, 3ème catégorie, 19ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
Monsieur Aly DIABY KASSAMBA, Mle 58 464 W, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Conseiller technique en remplacement de Balira Ousmane KONFE ;
Monsieur Ouezzin Marc KANI, Mle 54 583 S, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chargé d’études au Secrétariat général ;
Monsieur Rabassewendé Séverin BERE, Mle 216 132 M, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur du suivi, de l’évaluation et de la capitalisation ;
Monsieur W. Rodrigue KABORE, Mle 288 328 A, Ingénieur de conception en informatique, est nommé Directeur de la promotion de l’économie numérique ;
Monsieur Issouf SOULAMA, Mle 96 034 M, juriste, est nommé Directeur de la réglementation des communications électroniques.
G.AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE LA FORMATION ET DE L’INSERTION PROFESSIONNELLES
Monsieur Amadé OUEDRAOGO, Mle 21 632 U, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services en remplacement de Madame Marthe ZINKONE/KERE.
III.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à des nominations d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement ;
du Centre hospitalier universitaire Yalgado OUEDRAOGO et du Laboratoire national de santé publique (LNSP) au titre du ministère de la Santé ;
du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA) au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat ;
du Fonds de Développement de l’Elevage (FODEL) au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques.
La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Faso.
Le Ministre de la Communication et
des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,
Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national
Grace Mugabe, la toute puissante secrétaire et épouse du président Robert Mugabe
Grace Mugabe, la toute-puissante épouse du vieux chef de l’Etat zimbabwéen Robert Mugabe (93 ans) que l’on ne présente plus, vient de franchir une importante étape dans son ambition de jouer les premiers rôles au sommet du pouvoir. Le limogeage lundi dernier, par son époux, de son principal rival, Emmerson Mnangagwa, lui laisse un boulevard vers le pouvoir suprême.
Grace Mugabe, la toute puissante secrétaire et épouse du président Robert Mugabe
Au Zimbabwe, l’on semble s’acheminer vers l’établissement de la dynastie Mugabe. Le limogeage lundi dernier d’Emmerson Mnangagwa, vice-président du pays et grand rival de la première dame Grace Mugabe montre bien que l’on n’est pas loin de ce scenario.
Robert Mugabe reste quand même candidat investi de la ZANU-BF pour la présidentielle de 2018
Jusque-là, c’est Mnangagwa, dit Le Crocodile, compagnon de lutte de longue date du président Mugabe, qui faisait quelque peu de l’ombre à Grace Mugabe. Maintenant qu’il a été démis de ses fonctions au sein de l’appareil d’Etat et du parti au pouvoir, la ZANU-BF, il n’y a plus visiblement d’obstacle à l’ascension de Grace Mugabe qui n’a jamais fait mystère de ses ambitions de succéder à son époux, progressivement diminué par l’âge, mais qui continue de s’accrocher comme il peut aux rênes du pouvoir.
Mais, de son côté, Grace Mugabe peut se dire que le plus dur du chemin a été fait avec cette éviction de Emmerson Mnangagwa, pilier du régime pendant de nombreuses années.
A la fois secrétaire et époux depuis 1996 du président Zimbabwéen, Grace Mugabe est née le 23 juillet 1965 à Benoni. A 52 ans, c’est elle, de fait, qui a la haute main sur la ZANU-BF et les affaires zimbabwéennes.
Mais, officiellement, c’est toujours Robert Mugabe qui a encore le pouvoir et est candidat investi de la ZANU-BF depuis l’année dernière pour la présidentielle de 2018.