Acteur de la cérémonie d’installation de son successeur Issouf Sawadogo ce lundi 6 novembre, l’ancien ministre de la culture, des arts et du Tahirou Barry a été interrogé sur l’annulation de l’émission «Sur la Brèche» de la Télévision nationale dont il était l’invité. Voici sa réaction à cette affaire qui continue de défrayer la chronique :
Tahirou Barry répondant à la question sur l’annulation de l’émission Sur la Brèche de la TNB dont il était l’invité
«J’ai été invité par email par l’animateur de l’émission le dimanche 29 octobre 2017 11h 03 minutes. Considérant que j’ai le devoir de m’exprimer devant le peuple j’ai donné mon accord pour participer à l’émission. Ce n’est qu’à la veille de cette émission, je crois le samedi, que j’ai été appelé par l’animateur pour m’informer que l’émission n’aura plus lieu. Je ne sais pas quelles sont les raisons qui ont guidé à la non-tenue de cette émission. Mais, si c’est la vérité qu’on veut assassiner, qu’il sache qu’on ne peut pas cacher le soleil avec la main. Quelle que soit la puissance d’une personne, quels que soient les pouvoirs qui lui sont dévolus, cette personne ne pourra jamais empêcher la lumière du jour de s’étaler, quelle que soit la profondeur de l’obscurité».
Issoufou Sawadogo, nouveau ministre de la culture a été installé dans ses fonctions par le secrétaire général du gouvernement Alain Ouattara (à droite)
Issoufou Sawadogo a été installé dans ses fonctions de ministre des arts, de la culture et du tourisme en cette matinée du lundi 06 novembre 2017. La cérémonie officielle d’installation du nouveau ministre s’est effectuée par le secrétaire général du gouvernement Alain Thierry Ouattara en présence des collaborateurs et acteurs du monde culturel.
Issoufou Sawadogo, nouveau ministre de la culture a été installé dans ses fonctions par le secrétaire général du gouvernement Alain Ouattara (à droite)
A la suite de sa nomination, le 30 octobre dernier, le nouveau ministre de la culture Issoufou Sawadogoa officiellement pris fonction ce lundi 6 novembre, en remplacement de Tahirou Barry, qui a démissionné du gouvernement le 27 octobre dernier.
Le secrétaire du gouvernement a confié que cette nomination était la preuve d’une confiance que le chef de l’Etat a placée en l’homme. Il a indiqué à l’endroit du nouveau patron du ministère de la culture que « C’est sans doute pour tes qualités de meneurs et manageurs que vous avez été nommé ».
Alain Thierry a donc invité le nouveau ministre à « développer des initiatives innovantes pour la promotion de la culture burkinabè ».
C’est par la formule consacrée « je vous déclare installé dans vos fonctions de ministre des arts, de la culture et du tourisme », que le secrétaire du gouvernement a confié les commandes au nouveau ministre Isouffou Sawadogo.
Le ministre entrant Issoufou Ouédraogo, a dit prendre la mesure de la mission qui l’attend etêtre conscient des défis à relever et de l’ampleur de la mission qui lui a été confiée. Il ainscrit ses actions dans la continuité de celles de sonprédécesseur. Il s’agit pour lui de « continuer ce que mon prédécesseur n’a pas pu terminer, puis d’asseoir un programme selon la vision du programme du président » a-t-il déclaré.
Le ministre sortant Tahirou Barry a tout d’abord félicité ses collaborateurs pour le travail abattu et s’est dit fier d’avoir passé ce temps de travail en leurs côtés. « Je repars de ce gouvernement non seulement chargé de leçons, d’expériences, mais aussi de reconnaissance », a-t-il conclu.
Selon des services de secours, 25 personnes sont mortes ce lundi au nord du Sénégal à la suite d’un accident de la route. Le drame a été causé par une collision entre un mini car bondé de pèlerins se rendant à la confrérie mouride à Touba et un bus local dans la région de Saint Louis.
C’est un autre drame de route qui vient de frapper le Sénégal. Vingt-quatre des 27 personnes qui se trouvaient dans un mini-car, d’une capacité de 14 passagers, ont été tuées, et les trois autres blessées, a indiqué à l’AFP un habitant ayant pris part aux secours, précisant que six de ces morts appartenaient à la même famille.
Le 25ème tué est le chauffeur du bus, accompagné par un « apprenti », lui-même blessé, a précisé ce secouriste.
L’accident s’est produit entre Kébémer et Sagatta, dans une zone approximativement à mi-chemin entre Touba et Saint-Louis, dont les passagers du mini-car étaient partis dans la matinée.
Des sources hospitalières citées par l’agence de presse publique APS ont évoqué un bilan d' »au moins 25 morts et une douzaine de blessés ».
Au Sénégal, de nombreux événements religieux drainant des milliers voire, comme le « Magal » (célébration, en langue nationale wolof) qui sera célébré mercredi, des millions de fidèles vers les fiefs des différentes confréries, sont souvent endeuillés par des accidents, particulièrement sur la route.
En avril, plus de 20 pèlerins avaient péri dans un incendie sur le lieu d’une retraite spirituelle annuelle de la confrérie tidiane, dans le sud-est du Sénégal, l’une des deux principales du pays, avec les mourides.
Au moins 16 personnes avaient trouvé la mort sur la route lors du précédent « Magal », en novembre 2016.
Georges Weah doit se faire des soucis pour la suite du processus électral
Vainqueur du premier tour de la présidentielle libérienne, Georges Weah doit à présent se faire de sérieux soucis avec la décision prise ce lundi par la Cour suprême du pays de suspendre sine die le processus électorale dont le second tour devrait se tenir ce mardi 7 novembre 2017.
Georges Weah doit se faire des soucis pour la suite du processus électral
C’est assurément un gros obstacle pour George Weah dans sa marche de conquête du pouvoir suprême au Libéria, après plusieurs tentatives infructueuses. Il s’agit de la décision de la Cour suprême du pays de suspendre sine die le processus électoral qui devrait entrer ce mardi dans une phase décisive avec le second tour. L’ancienne star de football, qui étaot donnée favorite pour ce second tour de scrutin s’il se tenait effectivement ce 7 novembre au regard de son avance du premier tour ( ), doit à présent revoir ses plans et craindre pour la suite.
«Chat échaudé, craint l’eau froide», dit-on. Cela d’autant plus que ses adversaires vont tenter de profiter de cette période d’incertitude pour refaire leur retard. Autant dire que c’est une autre campagne qui commence au Libéria. Naturellement, c’est du pain béni pour le rival Weah, en l’occurrence Joseph Boakai, vice-président sortant.
En rappel, c’est suite à une plainte du leader du parti de la Liberté arrivé troisième au premier tour avec 9,6% des voix que la Cour suprême a pris la présente décision. Cette plainte fait état de fraudes massives lors du premier tour du scrutin. Il faut maintenant craindre la réaction des partisans de Georges Weah.
On ne l’a appris que ce dimanche 5 novembre. Et c’est une source du ministère malien de la Défense qui l’a révélé : 11 soldats maliens détenus par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, ont été tués dans la nuit du 23 au 24 octobre dernier dans la région du Kidal, suite à un raid anti-terroriste de l’Opération Barkhane. La source en question assure disposer d’assez d’éléments pour étayer ses allégations.
« Nous avons assez d’éléments pour dire que dans la nuit du 23 au 24 octobre, après un raid anti-terroriste, nos militaires ont été tués. Nous avons échangé avec les Français à ce sujet », a déclaré dimanche un responsable du ministère malien de la Défense. Ainsi, donc, dans la région de Kidal, 11 soldats maliens ont péri dans un raid anti-terroriste mené par des hommes de l’Opération Barkhane.
A en croire la source, des photos des corps des soldats tués ont permis de « recouper les informations », et de confirmer leur identité ».
Les soldats maliens tués étaient détenus par le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans », organisation djihadiste née de la fusion de plusieurs groupes du Sahel et dirigée par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly.
Les responsables de Barkhane n’ont pas encore réagi pour confirmer ou infirmer l’information.
Barkane, faut-il le rappeler, est une opération militaire menée au Sahel depuis le 1er août 2014 par l’armée française qui vise à lutter contre les groupes armés salafistes djihadistes dans le Sahel. Elle est appelée à jouer un rôle important dans la mise en œuvre de la Force G5 Sahel qui implique les armées malienne, nigérienne, tchadienne, mauritanienne et Burkinabè.
La 30e édition du Tour du Faso a connu son épilogue ce dimanche 5 novembre 2017 avec la dernière étape Korsimoro-Ouagadougou remportée par l’Allemand…… . Mais le grand vainqueur de ce tour du Faso 2017 reste le Marocain Sallahedine Mraouni, incontestable maillot et auteurs de cinq victoires d’étape sur dix.
C’est fini pour le tour du Faso 2017. Le grand vainqueur a pour nom le Marocain Sallahedine Mraouni, maillot jaune de la compétition à qui l’honneur est évidemment revenu de recevoir, en plus du maillot le plus convoité, les félicitations des plus hautes autorités du Faso. Le sprinter chérifien s’est imposé à cinq reprises au cours de ce tour du Faso. Ce maillot jaune du Sallahedine Mraouni (21 ans) marque une quatrième victoire du Maroc à un tour du Faso.
Après Mraouni, suivent au classement l’Erythréen et le Burkinabè Mathias Sorgho, classés respectivement 2e et 3e. Pour cette 30e édition du Tour du Faso, au total ce sont au total 16 équipes qui y ont participé. A l’arrivée, c’est les équipes marocaine, Erythréenne et Burkinabè qui occupent dans l’ordre les trois premières places au classement général.
« C’est avec beaucoup de fierté que nous avons accueilli la fin de ce 30ème Tour du Faso car c’est un événement qui a une place importante dans la vie du pays», s’est félicité le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.
Issouf Sawadogo, nouveau ministre de la Culture, sera installé dans ses fonctions ce 6 novembre 2017
Nommé ministre de la Culture, des arts et du tourisme, le 30 octobre dernier, à la suite de la démission de Tahirou Barry, c’est ce 6 novembre que Issouf Sawadogo sera officiellement installé dans ses fonctions. «La cérémonie officielle se déroulera dans la salle de réunion dudit ministère à partir de 10 heures», précise une source du ministre de la culture.
Issouf Sawadogo, nouveau ministre de la Culture, sera installé dans ses fonctions ce 6 novembre 2017
Avant sa nomination le 30 octobre dernier par le président du Faso, Roch Marc Christian kaboré, Issouf Sawadogo, enseignant de profession, était président du conseil consultatif du Parti pour la renaissance nationale (PAREN), parti dont est également issu son prédécesseur démissionnaire Tahirou Barry.
Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a livré sa part de vérité sur les dossiers judiciaires
Invité ce dimanche 5 novembre, sur ses propres installations de Kosyam, de l’émission ‘’International’’ des médias français Radio France internationale et Le Monde) ; le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s’est prononcé sur les grands dossiers judiciaires de la République, notamment ceux de Thomas Sankara et de Norbert Zongo qui impliquent respectivement son prédécesseur Blaise Compaoré et son frère cadet François Compaoré, récemment interpellé à Paris, puis relâché.
Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a livré sa part de vérité sur les dossiers judiciaires
Sur le dossier Norbert Zongo, le président Kaboré s’est réjoui déjà du fait que le mandat d’arrêt émis par la justice de son régime ait connu une exécution sur le sol français avec l’interpellation de François Compaoré à Paris. Et d’espérer que ce dernier soit extradé vers le Burkina afin qu’il vienne répondre de ce qui lui est reproché devant la justice.
A l’écouter, tous les responsables politiques y compris lui-même, devraient être en mesure devant la justice en cas de besoin, soulignant la question de la redevabilité de tous devant la justice.
«Tout comme les autres chefs d’Etat, si j’ai des casseroles quelque part, je répondrai également devant la justice». C’est pourquoi, explique-t-il, ce n’est pas en l’honneur de son prédécesseur Blaise Compaoré de se soustraire à la justice. Il devrait donc être en mesure de rentrer de l’exil pour répondre de ce qui lui est reproché dans le dossier Thomas Sankara, qui avance à ses dires.
«Des résultats dans les secteurs de la santé, de l’électrification et de l’éducation»
Toutefois, le président kaboré s’est gardé de revendiquer l’héritage du leader de la Révolution burkinabè dont il reconnaît le rôle important joué dans l’histoire du pays, tout exprimant la nécessité de continuer dans la promotion du travail patriotique, dans l’intérêt supérieur de la Nation, comme cela se faisait du temps de Sankara.
Par ailleurs, sur la question des difficultés qu’il éprouve à répondre aux attentes du peuple insurgé du Burkina dont une partie a encore pris par milliers la rue ce samedi 4 novembre pour appeler son pouvoir à l’action et à la tenue des promesses de bonne gouvernance, le chef de l’Etat, qui est presqu’à mi-mandat de son quinquennat, dit comprendre l’impatience de ses compatriotes. Mais, il s’empresse d’ajouter que le meilleur est à venir car, assure-t-il, la lutte contre la pauvreté se gagne sur les moyen et long termes, soutenant que les choses bougent sur le front de la santé, de l’électrification et de l’éducation. «Des résultats ont déjà été engrangés » dans ces secteurs, a indiqué le président kaboré, en faisant référence pour ce qui est du domaine de la santé, des mesures de gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans.
Alors que de leurs côtés, les membres de l’Unité d’action syndicale qui ont manifesté la veille, sont loin de voir les choses en rose et appellent le régime à se ressaisir.
C’est à Bonn, à l’occasion de la 23ème Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP23), que se joue, du 6 au 17 novembre 2017, l’avenir de l’Accord global sur le climat après le retrait en juin des Etats-Unis qui a fait vaciller quelque peu la flamme allumée à Paris le 12 décembre 2015 et entretenue un an plus tard à la COP22 à Marrakech, au Maroc.
Pour les 168 pays de la planète ayant ratifié l’Accord de Paris sur le climat et qui vont certainement participer à la 23ème Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP23) qui débute ce lundi 6 novembre à Bonn en Allemagne ; l’objectif à priori n’as pas changé. Il s’agit d’aller vers l’application de cet accord entré en vigueur depuis le 4 novembre 2016 et qui vise d’une part à limiter l’augmentation de la température moyenne de la planète bien en-dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et, d’autre part, à poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5°C ».
Tout dépendrait de l’attitude des représentants américains
Si la COP22 à Marrakech avait permis de confirmer les bonnes dispositions prises à Paris, il y a eu entre-temps l’annonce du retrait des Etats d’Amérique (deuxième pays pollueur derrière la Chine) de l’Accord qui vient quelque peu jeter le doute la bonne marche de processus.
Les Etats-unis ont annoncé leur retrait de l’Accord mais ils restent partie prenante du processus de réduction du réchauffement climatique jusqu’en 2019, date à laquelle le retrait prendra effet. En attendant, leurs représentants seront de la conférence de Bonn et influenceront dans un sens ou l’autre les discussions. En cela, le succès de la COP23 et même celui de la COP24 pourrait dépendre de leur activisme ou de leur neutralité
Et si des Etats comme la Russie ou la Turquie qui n’ont pas encore ratifié l’Accord, s’en mêlent, la marche vers l’application effective de l’Accord de paris peut se révéler encore plus compliquer.
Les préoccupations appellent à l’action
Mais, quel qu’il en soit, les difficultés que connaissent les Etats par rapport aux effets des changements climatiques appellent à l’action les représentant des 200 pays qui feront le déplacement de Bonn. Par exemple les Iles Fudji qui héritent de la présidence de la COP23 ont été frappées l’année dernière par un cyclone d’une rare violence jamais enregistré dans le pays. Cela est aussi valables les autres Etats insulaires.
Et il devrait être entre autres question au cours de cette COP23 de plaider la cause de ces pays insulaires, de maintenir allumer la flamme de Paris et d’envisager les résolutions à prendre à la COP24 de Katowice en Pologne.
L’autre préoccupation des pays en développement, c’est la concrétisation des mesures de financement annoncées par les pays du Nord. Ces pays avaient promis en 2009 de faire passer à 100 milliards de dollars par an en 2020 leur aide pour permettre aux Etats les plus pauvres du Sud de financer des infrastructures énergétiques propres et de s’adapter aux impacts du réchauffement climatique. Avec les engagements des acteurs du privé, les estimations les plus optimistes avancent même le chiffre de de 133 milliards de dollars en à partir de 2020. Et beaucoup de pays du Sud sont pressés de savoir comment se fera la répartition de cette cagnotte et réclament une feuille de route précise.
Ces pays peuvent compter sur les acteurs de la société civile internationale qui ont manifesté par milliers ce samedi 4 novembre 2017 dans les rues de Bonn pour exiger la tenue des engagements pris à Paris.
Les cadres de l'UPC apportent leur soutien à à la direction présidée par Zéphirin Diabré
Dans cette motion de soutien à la direction et au président de leur parti Zéphirin Diabré, les membres du Caucus des cadres pour le changement (3C) de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) appellent à la suspension de ceux qu’ils qualifient de «fossoyeurs de la démocratie», en référence notamment aux 13 députés membres de l’UPC-RD. Lisez plutôt :
Les cadres de l’UPC apportent leur soutien à à la direction présidée par Zéphirin Diabré
Motion de soutien du Caucus des Cadres pour le Changement au Président de l’UPC, Zéphirin DIABRE
L’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) est un parti politique dont le souci permanent est d’œuvrer aux côtés des populations pour le développement (économique et social) durable du Burkina Faso. Ce parti véhicule des vertus d’intégrité et de solidarité qui lui ont valu d’être la 2ème force politique du pays(33 députés à l’Assemblée nationale). Aussi,en aucun moment, ses instances n’ont fonctionné sur un mode dictatorial. Aux rencontres statutaires et régulières du Bureau politique national (BPN), les décisions sont prises par consensus ou par vote. Egalement, les députés de l’UPC jouissent d’une liberté de vote à l’Assemblée nationale, exception faite de la directive de vote contre la loi PPP qui, du reste, était portée par toute l’opposition politique.
Cependant, depuis les dernières élections couplées, présidentielles et législatives en 2015, l’UPC a connu plusieurs soubresauts du fait d’ambitions individualistes de quelques militants au mépris des principes élémentaires qui gouvernent la vie du parti. Ces soubresauts sont suscités, soutenus et entretenus par les plus hauts responsables de la majorité présidentielle.En effet,Simon COMPAORE, numéro 1du MPP, en visite nocturne au domicile d’un des 13 fossoyeurs de la démocratie, l’a clairement avoué dans un enregistrement vidéo en ces termes : « ils vont savoir qu’on a tout préparé ».
L’UPC a toujours fait face avec beaucoup de fermeté à toutes les tentatives de déstabilisation et entend maintenir le cap pour son rayonnement.
Nous, membres du Caucus des Cadres pour le Changement (3C), déclarons ce qui suit :
Considérant que les députés ne sont qu’une émanation du parti qu’ils représentent et qu’ils ne sont nullement au-dessus de lui ;
Considérant que les députés qui siègent à l’Assemblée nationale ont été retenus par le parti parmi plusieurs candidats non moins méritants ;
Considérant que toutes les instances et entités du parti doivent avoir la plus haute considération pour les militants de base et les sympathisantsqui constituent le socle de tout parti ;
Nous, membres du Caucus des Cadres pour le Changement, réaffirmons notre soutien total et indéfectible à la Direction de l’UPC et à son Président Zéphirin DIABRE qui, visiblement, est l’homme à détruire par le parti au pouvoir dans la perspective des élections de 2020 en même temps que d’autres potentiels candidats comme le GénérauxYacouba Isaac ZIDA et Djibril BASSOLE.
Nous appelonsprestement la Direction du parti à suspendre ces députés de toute responsabilité au sein de notre formation politique.
Nous en appelons au sens élevé de l’éthique et de la morale politiques du Président de l’Assemblée nationale, pour ne pas entériner ce projet de création d’un nouveau groupe parlementaire.
Prenons à témoin l’ensemble des militants et sympathisants du parti, le peuple Burkinabè tout entier, ainsi que la communauté internationale devant toute dégradation du climat socio-politique consécutive aux faits incriminés.
Nous réaffirmons, enfin, que l’UPC demeure un parti démocratique engagé pour le vrai changement.
Fait à Ouagadougou le 02 novembre 2017
Pour La Coordination du Caucus des Cadres pour le Changement (3C),