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Marché du travail :Taiwan assouplit sa législation pour s’attirer plus de talents étrangers

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La nouvelle législation vise à créer des environnements de travail et de vie plus favorables aux professionnels étrangers

Taiwan veut tirer davantage profit de l’expertise et du talent des travailleurs étrangers. Pour ce faire, le parlement a procédé le 31 octobre dernier à un assouplissement de sa législation pour favoriser le travail des étrangers dans le travail. Mais, pour que cette nouvelle loi s’applique, elle doit évidemment être d’abord promulguée par la présidente Tsai Ing-wen. Et cela pourrait intervenir  le nouvel An chinois de 2018.

Le chef du parlement taiwanais,Su Jia-chyuan, prenant acte de l’adoption du texte ce 31 octobre 2017

Ainsi va le monde. Pendant que certains Etats durcissent leurs législations pour freiner le flux des étrangers.  D’autres en revanche les assouplissent pour attirer davantage de main-d’œuvre qualifiée. Taiwan, qui a adopté le 31 octobre dernier une nouvelle législation en matière de travail des étrangers, est à classer dans cette catégorie des Etats. C’est assurément une étape décisive qui vient d’être franchie par Taipeh dans ses efforts pour séduire  et garder un peu plus longtemps des talents internationaux.

Dans l’ancienne loi, les permis de travail et de résidence des professionnels étrangers qualifiés avaient durée limitée de 3 ans maximum. Avec la nouvelle loi, les permis de travail et de résidence des travailleurs étrangers seront de cinq, avec des prolongations pouvant aller jusqu’à cinq ans après expiration.

Carte de travail Or

Par ailleurs, les professionnels étrangers désirant travailler à Taiwan, pourront postuler pour des cartes de travail Or (Employement Gold Card) qui comprendra un permis de travail, un visa de résident, un certificat de résident étranger (ARC) et un permis d’entrées multiples. Tout cela pour offrir  plus de liberté aux ressortissants étrangers. Et ce n’est pas tout. Avec la nouvelle législation, l’obligation pour les étrangers de résider au moins 183 jours sur le territoire pour pouvoir conserver le statut de leurs ARC ou de leurs permis de résidence permanente disparaîtra.

Pour ce qui est des  personnes à charge, notamment les épouses et les enfants mineurs des professionnels étrangers, elles  n’auront plus besoin d’attendre six mois avant de pouvoir demander d’être couverts par le programme de l’Assurance santé nationale. De même, les professionnels étrangers employés à Taiwan détenteurs de la carte de résidence permanente pourront être intégrés au système national de retraite sous l’égide de la Loi sur les retraites.

Améliorer la compétitivité globale de Taiwan

La nouvelle législation vise à créer des environnements de travail et de vie plus favorables aux professionnels étrangers

Aussi, il est prévu la création d’un visa de recherche d’emploi qui donne  six mois à ses détenteurs pour trouver un emploi à Taiwan, ou encore une réduction d’impôt de 50% pendant trois ans pour les professionnels dont le salaire annuel dépasse 3 millions de dollars taiwanais.

Bref, le projet de loi  adopté ouvre non seulement la voie à des environnements de travail et de vie plus favorables aux professionnels étrangers mais il permettra aussi d’améliorer la compétitivité globale de Taiwan et d’étendre ses relations économiques et commerciales.

Martin Philippe

Burkina Demain

Inauguration du barrage de Soubré : Que cela permette à la Côte d’Ivoire de tenir ses engagements !

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Le barrage de Soubré est le fruit de la coopération sino-ivoirienne

Après le Premier  ministre Amadou Gon Coulibaly en fin juin, le président ivoirien Alassane Ouattara était ce jeudi 2 novembre 2017 sur le site du barrage de Soubré pour parachever le processus de mise en service du complexe hydroélectrique d’une puissance de 275 MW et d’un coût de 331 milliards de francs CFA (504 millions d’euros). Ce qui permet à l’hydroélectricité de franchir la barre des 40% dans le mix énergétique et d’augmenter de 10% la capacité de production électrique en Côte d’Ivoire.

Une vue du complexe hydroélectrique de 275 MW inauguré ce jeudi 2 novembre 2017

Le président Alassane Ouattara a procédé ce jeudi 2 novembre 2017 à la mise en marche de la quatrième et dernière turbine du barrage hydroélectrique de Soubré, construit sur le fleuve Sassandra, dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire.

Le barrage de Soubré est le fruit de la coopération sino-ivoirienne

Ce complexe hydroélectrique d’un coût de 331 milliards de francs CFA (504 millions d’euros) et d’une puissance de 275 MW, a été réalisé avec l’aide de la Chine populaire qui a contribué à hauteur de 85% au financement par le biais de sa banque d’Import-Export, Eximbank. L’inauguration du barrage de Soubré vient porter à 40% la part de l’hydroélectricité dans le mix énergétique, dominé jusque-là par le thermique (gaz naturel).

Les autorités ivoiriennes qui se sont engagées à porter d’ici à 2020,  à 4 000 MW la production nationale d’électricité, soit le double de la production actuelle, n’entendent apparemment  pas perdre du temps.

Première pierre du barrage de Gribo Popoli posée

Aussitôt le Barrage de Soubré inauguré, c’est vers un autre projet hydroélectrique que se sont immédiatement tournées les autorités ivoiriennes. Il s’agit du barrage de Gribo Popoli dont la première pierre a été posée. Comme le complexe de Soubré, le barrage de Gribo Popoli est situé  sur le fleuve de Sassandra. Eximbank sera également sollicité pour la construction de Gribo Popoli et même de deux autres projets hydroélectriques. Comme quoi, la coopération sino-ivoirienne dans le domaine des infrastructures tourne à plein régime.

Du côté du Burkina, notamment de Ouagadougou où les coupures de courant sont fréquentes, l’on peut espérer déjà que la mise en service du barrage de Soubré permette à la Compagnie ivoirienne d’électricité de tenir en tout temps son engagement de fourniture de 80 MW à la SONABEL  dans le cadre de l’interconnexion électrique. Plus tard que ce vendredi, un énième incident sur le réseau ivoirien a entraîné une longue coupure d’électricité au Burkina Faso, paralysant beaucoup d’activités dans la capitale, Ouagadougou.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

30e Tour du Faso : Aziz Nikièma montre la voie aux Etalons à Sya

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Les nouvelles en provenance du Tour du Faso 2017 sont bonnes pour les cyclistes africains. A la 7e étape disputée ce jeudi entre Banfora et Bobo, c’est un cycliste burkinabè, en l’occurrence Aziz Nikièma qui s’est imposé, pendant que l’Erythréen Saymon Musie s’emparait du maillot jaune.

C’est véritablement maintenant que le Tour  du Faso 2017 commence pour les Africains. A la 7e étape disputée ce jeudi entre Banfora et Bobo, le Burkinabè Aziz Nikièma s’est imposé, suivi de très près par le Marocain Salaheddine Mraouni.

Le temps mis par les cyclistes pour boucler cette étape longue de 120 km était de 3 h 00‘ 47‘‘, avec une vitesse moyenne de 39,826 Km/h.

L’autre bonne nouvelle pour les Africains à ce 30e Tour du Faso, c’est la prise du pouvoir par l’Erythréen  Saymon Musie qui s’est emparé du maillot de la compétition au détriment de l’Allemand. L’on note également que le premier des Burkinabè, Mathias Sorgho, se classe 3e à 1mn 31s du maillot jaune.

Et si les tendances actuelles se confirment, l’on peut espérer, à défaut d’une victoire des Etalons cyclistes, une victoire africaine sur ce 30e Tour du Faso dont la plus longue étape (275 km) se dispute ce vendredi 3 novembre entre Bobo-Dioulasso et  Dédougou.

Agatha Boni/ Bobo

Burkina Demain

Malawi : Au moins 18 militaires tués dans un accident de camion

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L’armée malawite est en deuil. Au moins 18 militaires ont péri ce jeudi 2 novembre 2017 au nord du Malawi dans un accident de la circulation, selon une déclaration d’un porte-parole de la police Peter Botha.

Le drame se serait produit à un virage mal négocié par le chauffeur  qui transportait au bord de son camion une soixantaine de personnes qui rentraient au collège militaire de Salima. L’on dénombre également une dizaine de blessés.

Burkina Demain

Le Climat des affaires en Afrique : une nouvelle donne pour les investisseurs

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Oumar Seydi, directeur régional pour l’Afrique Subsaharienne d’IFC

Les bons résultats de l’Afrique subsaharienne dans le rapport Doing Business sont un signe des temps. Voici l’analyse  de Oumar Seydi, directeur régional pour l’Afrique Subsaharienne d’IFC.

Oumar Seydi, directeur régional pour l’Afrique Subsaharienne d’IFC

Certains pays africains ont du mal à s’adapter aux récentes fluctuations de l’économie mondiale et semblent plus focalisés aujourd’hui sur les questions de politique intérieure. Les investisseurs sont attentifs à ces signaux, et sont plus hésitants à s’engager dans ces pays. Pour autant, il y a des tendances encourageantes qui indiquent que les décideurs politiques à travers l’Afrique continuent d’œuvrer  pour rendre leurs économies plus attractives et plus propices aux affaires, afin d’accélérer la croissance et le développement.

Le Groupe de la Banque mondiale publie aujourd’hui son rapport phare, le Doing Business éditio 2018, qui marque une seconde année record pour l’Afrique subsaharienne. Au cours de l’exercice écoulé, 83 réformes facilitant les affaires ont été mises en œuvre dans 36 pays de la région, soit les trois-quarts !Aucune région n’a jamais égalé ce nombre sur un seul exercice. L’Afrique subsaharienne a ainsi mis en œuvre près d’un tiers des réformes dans le monde.

La région est bien représentée dans le Top 10 des pays ayant le plus progressé, avec le Malawi, le Nigeria et la Zambie.  Ces pays ne sont pas des cas isolés. Par exemple, outre le Nigeria, le Benin, le Cap Vert, la République Démocratique du Congo, le Gabon, le Ghana, le Niger et les Seychelles ont également amélioré la transparence dans le processus d’obtention du permis de construire grâce à des solutions en ligne. En Angola, le système en place simplifie la désormais procédure de demande de permis de construire et réduit les délais de traitement.

Le Kenya a mis en œuvre le plus grand nombre de réformes dans la région, soit six. Quatre pays -la Mauritanie, le Nigeria, le Rwanda et le Sénégal- suivent avec cinq réformes chacun. L’Ile Maurice est 25e dans le classement global sur la facilité de faire des affaires, et a mis en œuvre quatre réformes. C’est le premier pays d’Afrique subsaharienne dans ce classement, suivi du Rwanda (41e) et du Kenya (80e).

Les résultats du rapport Doing Business 2018 confirment plusieurs années de constante progression, qui se traduisent en améliorations durables du climat des affaires dans la région. En 2003 par exemple, il fallait en moyenne 61 jours pour créer une entreprise en Afrique subsaharienne. Aujourd’hui, il en faut 24, ce qui n’est pas loin de la moyenne mondiale de 20 jours.

L’expertise locale en matière de réforme ainsi que la volonté de réformer se reflètent dans les bons classements qu’obtiennent certains pays. Le Rwanda et la Zambie sont deuxièmes au monde sur l’indicateur lié au transférer une propriété. Seulement cinq pays au monde rendent la procédure d’obtention de crédit pour les PME plus facile qu’au Malawi, alors que l’Ile Maurice figure parmi les dix meilleurs mondiaux en ce qui concerne l’obtention d’un permis de construire et le paiement des taxes et impôts.

L’Afrique démontre qu’elle a de plus en plus les compétences qu’il faut pour réformer.

Créer les conditions propices à l’expansion de l’Afrique

Il faut poursuivre l’effort de réforme. L’Afrique fait face à des défis immenses, qui peuvent se transformer en opportunités pour les investisseurs si les conditions sont réunies. Le continent fournit moins d’un pourcent de la production industrielle mondiale, alors que 650 millions d’africains n’ont pas accès à l’électricité, 350 millions à l’eau potable et moins d’un pourcent a la bande passante. L’Afrique abrite la plus grande surface de terre non cultivées au monde, et pourtant importe chaque année 35 milliards de dollars en nourriture.

Le thème du rapport –que l’on peut traduire par ‘Réformer pour créer des emplois’ – est en phase avec l’actualité. La population africaine est la plus jeune au monde et celle qui croit le plus vite. Plus que jamais, le continent a besoin d’assurer l’émergence de PME, elles qui fournissent jusqu’à 90 % des emplois. Une règlementation équitable, efficiente et transparente permettra l’expansion des entreprises les mieux gérées.

Grace à ses capacités financières et à ses constantes innovations, le secteur privé est souvent le mieux placé pour relever les défis au développement de l’Afrique et pour créer des emplois.

Le rythme soutenu auquel ils reforment indique que les décideurs politiques reconnaissent combien il est crucial d’encourager l’investissement privé. Le Groupe de la Banque mondiale a lui aussi ajusté son approche afin de mobiliser des capitaux à une toute nouvelle échelle pour financer le développement.  En étroite collaboration avec autres les institutions de notre Groupe ainsi qu’avec ses partenaires privés, l’IFC œuvre à mobiliser des capitaux pour aider les pays à financer plus de projets. Nous recherchons en premier des solutions privées pour atteindre les objectifs de développement. Nous travaillons ensuite avec les autres institutions financières pour garantir que les ressources publiques, en constante diminution, soient utilisées là où elles sont le plus nécessaires.

Les résultats que dévoile le rapport Doing Business démontrent qu’il y a de plus en plus consensus quant au besoin de mobiliser des capitaux privés à une échelle plus grande pour financer le développement de l’Afrique. Il faut donc saluer l’effort continu, à travers le continent, pour améliorer le climat des affaires.

Oumar Seydi,

Directeur Régional d’IFC pour l’Afrique subsaharienne

Burkina: La grande muette célèbre ses 57 ans

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L’armée burkinabè, créée en 1960, a célébré ce 1er novembre 2017 ses 57 ans.  C’est le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, chef suprême des armées, qui a présidée la cérémonie solennelle de la célébration de ce 57e anniversaire de grande muette.

C’est le président du Faso, chef suprême des armées, qui a présidé la commémoration

«L’armée et la nation, solidaires face aux défis sécuritaires du moment». C’est sous ce thème qu’il a été commémoré, ce 1er novembre 2017 à Ouagadougou, 57e anniversaire de l’armée burkinabè. Occasion pour le président du Faso, chef suprême des armées Roch Marc Christian Kaboré et son ministre de la défense et des anciens combattants de passer en revue la troupe, de prononcer des allocutions et de décorer quelques 72 membres de la grande muette pour service rendus à la nation.

«Seules les actions anticipatives menées avec le concours de la population, à travers le renseignement et une meilleure organisation de notre dispositif d’intervention peuvent nous assurer une victoire certaine», a soutenu le ministre Jean Claude Bouda, compte tenu de la menace terroriste. Et d’indiquer que des efforts seront poursuivis  pour offrir aux personnels des forces armées nationales un cadre de vie et de travail.

La parade militaire et paramilitaire a été l’un des moments fort de la présente célébration. Cette célébration intervient au moment où se met en place la force régionale G5 Sahel dont l’armée burkinabè est partie prenante.

Mathias Lompo

Burkina Demain

New York : Un attentat fait 8 morts et gâche la fête d’Holloween

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Un individu à bord d’une camionnette a foncé sur de nombreux usagers de la route au sud de Manhattan dans l’après-midi du mardi 31 octobre 2017. Le bilan selon les autorités de la ville de New York fait état de 8 morts et 11  de blessés.

 

Un chauffeur de camion a terminé sa course sur des personnes qui circulaient le long d’une rue à Manhattan. Après avoir percutés mortellement des cyclistes, le conducteur a par la suite foncé sur un bus d’école. Descendu du véhicule avec une arme en main, il a tout de suite été mis hors d’état de nuire par la police newyorkaise.

Il aurait reçu une balle et a été transporté dans un hôpital. Si des témoins affirment avoir entendu le suspect crier « Allah akbar », les autorités n’ont pas confirmé cette thèse. Elles ont plutôt indiqué que le suspect est âgé de 29 ans, sans une autre précision. Le maire de la ville, Bill de Blasio, a parlé d’un « acte de terorisme ». Il estime que « Sur la base des informations immédiatement disponibles, c’était un acte de terrorisme, un acte de terrorisme particulièrement lâche qui visait des civils innocents », c’était au cours d’un point de presse sur les lieux de l’attaque.

Tweet Donald Trump

Le FBI a été chargé de l’enquête en collaboration avec le département de la police de New York. Sans que l’attaque ne soit revendiqué, le président des Etats Unis l’a condamné en ces termes « Nous ne devons pas permettre à l’EI de revenir ou entrer dans notre pays après les avoirs vaincus au Moyen-Orient et ailleurs. Assez ! », a tweeté Donald Trump.

Pour lui, le suspect est une « personne très malade et déséquilibrée » Le drame s’est produit entre West Street et Chambers Street à 15h15 heure de New York, 19h15 temps universel. Il est à noter que c’est le premier attentat survenu à New York après l’effondrement des tours jumelles et la frappe du World Trade Center en 2001.

Victor Bassolé / New York

Burkina Demain

 

Présidentielle kényane du 26 octobre : Uhuru Kenyatta déclaré vainqueur à 98,2% des voix

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Sans surprise, Uhuru Kenyatta a été déclaré vainqueur de la présidentielle du 26 octobre

Sans surprise, au Kenya, c’est le président sortant, Uhuru Kenyatta, qui a été déclaré vainqueur de la présidentielle du 26 octobre dernier. L’opposition ayant boycotté le scrutin, Uhuru s’impose avec un score à la soviétique, 98,2%.

Sans surprise, Uhuru Kenyatta a été déclaré vainqueur de la présidentielle du 26 octobre

La participation au scrutin du 26 octobre était seulement de 38,8 % des électeurs inscrits, un chiffre largement inférieur à celui du 8 août (79 %), date de la première élection présidentielle annulée par la Cour suprême pour « irrégularités ».

La majorité des bureaux de vote de quatre comtés de l’Ouest (Homa Bay, Kisumu, Migori et Siaya) — sur les quarante-sept que compte le pays — n’ont pas ouvert leurs portes, en raison d’une situation chaotique et de graves troubles sécuritaires dans ces bastions de l’opposition. Le vote n’a pu avoir lieu dans vingt-cinq circonscriptions (sur 291 au total, dont la diaspora), représentant environ 9 % du corps électoral.

Crainte de nouvelles violences

L’IEBC a donc annoncé les résultats de la présidentielle sur la base des 266 circonscriptions où le vote a pu avoir eu lieu. Cette réélection pourrait donner lieu à des recours en  justice et engendrer de nouvelles violences dans les quartiers de l’opposition.

L’IEBC avait tenté d’organiser à nouveau le scrutin samedi dans les circonscriptions de l’opposition avait d’y renoncer pour des problèmes sécuritaires.

Plongé dans l’incertitude, le Kenya a enregistré ces derniers jours des violences meurtrières ayant fait  au moins neuf morts par balle depuis jeudi dernier.  Au moins 49 personnes sont mortes, et des dizaines blessées, depuis l’élection du 8 août, pour la plupart dans la répression brutale de manifestations par les forces de sécurité.

Martin Philippe

Burkina Demain

Force G5 Sahel : Les USA lâchent du lest et s’engagent pour 60 millions de dollars

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Pour les acteurs de la force G5 Sahel, notamment les chefs d’Etat, cette nouvelle en provenance de New York  va mettre du baume au cœur. Au cours d’une réunion du conseil de sécurité de l’ONU présidée ce lundi par le chef de la diplomatie française, Yves Le Drian, les Etats-unis d’Amérique, jusque-là réticents à participer au financement de la force G 5 Sahel, se sont finalement engagés à y  contribuer à hauteur de 60 millions de dollars. Pour le patron du Département d’Etat, Rex Tillerson, qui a annoncé la bonne nouvelle, «cette somme permettra d’assurer la sécurité et la stabilité au Sahel».

Finalement, Yves Le Drian sera l’homme  par qui l’obstacle américain au financement de la force G5 Sahel a été levé. En effet,  au sortir de la réunion du conseil de sécurité de l’ONU présidé ce lundi par le ministre français des Affaires étrangères,  les Américains jusque-là réticents à participer au financement de la force G 5 Sahel, se sont finalement engagés à y  contribuer à hauteur de 60 millions de dollars.«Cette somme permettra d’assurer la sécurité et la stabilité au Sahel», a indiqué Rex Tillerson, le chef de la diplomatie américaine. Une bonne nouvelle à apprécier à sa juste valeur en attendant la conférence sur le financement prévue en décembre prochain.

Victor Bassolé/ New York

Burkina Demain

An III de l’Insurrection populaire : Le message de l’UPC

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Ceci est le message de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) à l’occasion de la commémoration du troisième anniversaire de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

Zéphirin Diabré, président de l’UPC

Message du Président de l’UPC à l’occasion de l’An III de l’Insurrection populaire

Chers compatriotes,

Ces 30 et 31 octobre 2017, la Nation burkinabè commémore l’An III de l’Insurrection populaire de 2014.

En ce souvenir de la lutte victorieuse de notre peuple, je rends un hommage vibrant et mérité aux martyrs de notre combat historique et aux nombreux blessés qui, à cette occasion, ont été meurtris dans leur chair. Que les uns reposent en paix, et que les larmes des autres soient asséchées !

L’insurrection populaire  sonnait comme la fin de tout un système construit sur la mauvaise gouvernance, la corruption et le népotisme. Malheureusement, trois ans après, le pouvoir du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) est en train de remettre en cause ces acquis, en reproduisant exactement les mêmes erreurs qui ont provoqué la colère du peuple. Il n’ya rien d’étonnant à cela puisque les trois fondateurs du MPP étaient les principaux architectes et les principaux bénéficiairesdu régime déchu, qu’ils n’ont du reste eu aucun scrupule à trahir lorsqu’ils ont senti venir sa fin.

Trois ans après ces journées historiques qui devaient préfigurer la naissance d’un Burkina nouveau, notre pays continue sa lente descente vers le chaos.

Le pillage des ressources publiques et le clientélisme politique persistent, avec leur corollaire d’impunité généralisée.

Notre justice peine à élucider les crimes commis lors de l’Insurrection populaire, et ceux commis tout au long de la IVème République. Du reste, ce qui préoccupe le plus le pouvoir du MPP, ce n’est pas la manifestation de la vérité, mais l’opportunité qu’offre la situation  judiciaire des uns et des autres, pour nouer des deals politiques souterrains, ou neutraliser les concurrents potentiels, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2020.

Les attentes des Burkinabè sur le plan social demeurent sans réponse. Aucun secteur social ne se porte bien, et les citoyens vivent dans une angoisse continue.

Sur le plan économique, la montagne PNDES ne parvient même pas à accoucher d’une  souris. En claquant avec fracas la porte du gouvernement, un ministre, de surcroit président d’un parti membre de la majorité, a établi la responsabilité directe du Président du Faso dans cet échec du PNDES, en évoquant des «  réactions de vieux cow-boy désespéré qui ont mis au rouge tous nos indicateurs avec un plan de développement PNDES qui a lui-même besoin d’un plan d’urgence de sauvetage dans un océan sans rivage ».

Les PPP annoncés comme une solution miracle à notre sous-développement sont devenus une vulgaire pompe à commissions occultes  qui permet à nos dirigeants de s’enrichir à la faveur des marchés octroyés de gré à gré.

Pire, l’intégrité territoriale du Burkina Faso est maintenant remise en cause, du fait de l’incompétence du pouvoir du MPP à repousser l’avancée des terroristes. Ce pouvoir est en train de rentrer dans les annales de notre histoire, comme celui qui a laissé des forces du mal occuper une partie de la terre que  nous ont léguée nos ancêtres. C’est inédit. Et c’est très grave.

Chers compatriotes,

En ce troisième anniversaire, que chaque Burkinabè, dans son domaine d’activité et dans sa zone de résidence, ait une pensée pieuse pour nos martyrs, un geste de réconfort pour nos blessés, et cultive davantage les valeurs qui ont porté l’Insurrection des 30 et 31 octobre 2014.

Comme ce fut le cas l’an passé, le pouvoir du MPP va organiser une soit disant commémoration officielle au cours de laquelle il nous servira les mêmes discours et refera les mêmes promesses.

L’UPC se démarque résolument de ce folklore et son président, de surcroit Chef de file de l’opposition,ne se prêtera pas à cette mise en scène, quiparticipe àentretenir dans les esprits,la fiction d’une prétendue connivence des insurgés avec le pouvoir en place, et de leur responsabilité collective  dans la situation dramatique que vit  aujourd’hui notre pays.

La meilleure façon pour le pouvoir du MPP de commémorer l’insurrection populaire des 30 et 31 Octobre 2014, c’est de gérer le Burkina en référence aux aspirations du peuple insurgé.

Si la décadence  que vit notre pays relève de la pleine responsabilité du pouvoir MPP en place, nous ne devons nullement  désespérer des bonnes graines semées par l’Insurrection populaire. Au contraire, nous devons redoubler d’efforts dans la veille citoyenne et dans la mobilisation pour l’avènement d’un vrai changement. Perdre espoir et abandonner la lutte, ce serait trahir le sacrifice des martyrs, ce serait renier notre histoire.

Gloire éternelle aux martyrs de l’insurrection,

Vive le Burkina Faso !

Ouagadougou, le 30 octobre 2017

Le Président de l’UPC

Zéphirin DIABRE