Les membres du présidium à la session de sensibilisation, de gauche à droite, le SP CONASUR Yipenè Florent Bakouan ; le conseiller technique du gouverneur Remy Tapsoba et la représentante de la coordination du projet SAP/IC Marceline Zagré/ Yonli
Depuis 2014 se met en œuvre au Burkina Faso et dans 10 autres pays africains le projet Renforcement de l’information climatique et des systèmes d’alerte précoce en Afrique pour le développement de la résilience et l’adaptation au changement climatique (Projet SAP/IC). Pour informer le public de la région du Centre sur les objectifs et enjeux du projet, les gestionnaires ont organisé, le jeudi 27 octobre 2017 à Ouagadougou, une session de sensibilisation. Remy Tapsoba, conseiller technique représentant du gouverneur, a présidé l’ouverture de la session, en présence du secrétaire permanent du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation, Yipenè Florent Bakouan.
Les membres du présidium à la session de sensibilisation, de gauche à droite, le SP CONASUR Yipenè Florent Bakouan ; le conseiller technique du gouverneur Remy Tapsoba et la représentante de la coordination du projet SAP/IC Marceline Zagré/ Yonli
Informer et sensibiliser le public de la région du Centre sur les objectifs et les enjeux du projet SAP/IC ; échanger avec le public sur le dispositif national de prévention et la gestion des catastrophes. Ce sont là les objectifs de la session de sensibilisation à l’intention du public de la région du Centre, organisée ce jeudi 27 octobre 2017 à Ouagadougou par les acteurs du Projet Renforcement de l’information climatique et des systèmes d’alerte précoce en Afrique pour le développement de la résilience et l’adaptation au changement climatique (Projet SAP/IC).
Les participants sont venus des services et administrations de la région du Centre
Dans son mot d’ouverture de la session, Remy Tapsoba, conseiller technique représentant du gouverneur, a souligné l’importance du projet dans le dispositif national de prévention et de gestion des catastrophes naturelles. Le projet qui a démarré depuis 2014 et fait suite à d’autres similaires, prévoit de doter le pays d’ici fin 2017 de quelques 150 équipements hydrologiques.
Pour sa part, le secrétaire permanent du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR, Yipenè Florent Bakouan, a abordé dans son exposé le dispositif national de prévention et gestion des catastrophes dans le pays. Comme limites au dispositif, il a relevé entre autres :
–L’Insuffisance de moyens pour faire face aux catastrophes ;
-l’insuffisance de synergie ou de concertation entre les structures intervenant dans le domaine de la gestion des risques de catastrophes ;
et météorologiques plus performants et plus efficaces, afin de favoriser la production de données fiables, à mêmes de prévenir ou de gérer les catastrophes naturelles.
– le manque de financements pour assurer le fonctionnement des démembrements
– la faible maitrise des outils de collecte de données sur les catastrophes;
– l’ absence de ressources pour la communication entre acteurs
1 milliard 307 millions pour l’acquisition d’équipements hydrologiques et météorologiques
Et Marceline Zagré de la coordination du projet d’expliquer qu’on aurait pu limiter le désastre de la présente campagne agricole si l’on avait pu mettre à la disposition des populations des prévisions pluviométriques fiables. Les producteurs auraient ainsi pu travailler en conséquence et éviter la situation actuelle où les pluies ont cessé précocement, abandonnant les plants en pleine épiaison. De même, explique-t-elle, on aurait pu limiter les dégâts lors des inondations du 1er septembre 2009 lorsque les informations météorologiques avaient été plus fiables.
Mais, avec ce projet, il y a, assure-t-elle, de l’espoir. Ainsi, progressivement, les équipements manuels et dépassés sont en train d’être remplacés par de matériels de nouvelle génération. Ces équipements modernes vont coûter 1 milliard 307 millions de francs CFA. Plusieurs stations hydrologiques, météorologiques ou aéronautiques ont déjà été installées et d’autres attendent de l’être d’ici la fin de projet. Au niveau de la région du Centre par exemple, le poste pluviométrique de Koubri est déjà installé et ceux de Boulbi et de Tanghin attendent de l’être.
Les principales institutions bénéficiaires de ces équipements performants installés ou à installer sont l’Agence nationale de la météorologie, la direction générale des ressources en eau, l’observatoire national de développement durable, l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar.
Au-delà des équipements, le projet intervient dans le renforcement des capacités des personnels de ces institutions bénéficiaires. 525 millions sont alloués au renforcement des capacités des personnels pour favoriser une meilleure utilisation des équipements acquis.
11 pays africains bénéficiaires
Le projet SAP/IC est réalisé avec l’appui financier du PNUD-FEM à travers le financement du Fonds pour les pays les moins avancés (FPMA). Outre le Burkina Faso, le PNUD-FEM appuie 10 pays africains que sont : Bénin, Ethiopie, Gambie, Malawi, Sao Tomé-et-Principe, Sierra Leone, Tanzanie, Ouganda et Zambie. Le but de l’initiative, c’est de renforcer les capacités de ces 11 pays bénéficiaires à l’utilisation de l’information climatique et des systèmes d’alerte précoce. L’objectif, c’est de renforcer la capacité de chaque pays à suivre et à prévoir les conditions hydrométéorologiques extrêmes et les changements climatiques dans l’optique de rendre effectif l’utilisation efficace de l’information hydrométéorologique dans la génération des alertes précoces et de soutenir les plans de développement à long terme.
Au Burkina Faso, l’Alliance pour la Démocratie et la Fédération / Rassemblement Démocratique Africain (ADF/RDA), vient de marquer son retour sur la scène politique nationale. Le parti de l’éléphant a en effet effectué sa rentrée politique samedi dernier. Occasion pour son président, Me Gilbert Noël Ouédraogo, de livrer ce discours offensif et progressiste.
Me Gilbert Noël Ouédraogo, président de l’ADF/RDA
«Mesdames et Messieurs,
Chers Sœurs et frères,
Autorités coutumières,
Tout d’abord, je voudrais vous prier très respectueusement de bien vouloir observer une minute de silence et de recueillement à la mémoire de toutes les victimes des événements politiques de notre pays de sa création à nos jours, de celles des attaques terroristes ; ainsi que, de tous nos militants, parents et amis rappelés à Dieu tout au long de l’année.
Je vous remercie.
Messieurs les chefs de partis,
Frères et Sœurs de l’ADF-RDA,
Chers amis, honorables invités,
Mes premiers mots sont pour rendre gloire à Dieu qui nous permet de nous réunir ici ce matin.
Aujourd’hui, 28 octobre 2017, l’Alliance pour la Démocratie et la Fédération – Rassemblement Démocratique Africain, a décidé d’effectuer sa rentrée politique sur le thème « Consolidation de l’état de droit, réconciliation, paix et sécurité »
Aussi voudrais-je remercier toutes les personnalités qui nous font l’honneur de leur présence afin de rehausser l’éclat de notre rentrée politique.
Je souhaiterais également, saluer tous les militants ici présents, notamment les Jeunes, les Femmes, les Anciens et les Cadres qui se sont mobilisés avec enthousiasme pour faire de cette rentrée un succès.
Ce, d’autant plus que l’ADF-RDA, revient de loin, oui notre formation revient de très loin car, de 2ème force politique du pays qu’elle était avant l’insurrection, elle s’est retrouvée au cœur de la tourmente liée à la modification de l’article 37.
De ce fait, votre présence, ce matin ici, est un signal fort, un acte de bravoure, un exemple de constance et de fidélité. En effet, bien que Notre parti ait été éprouvé, vous n’avez ni flanché, ni cédé à l’envie de le quitter. Mieux, vous avez eu à cœur de vous remettre à la tâche pour maintenir votre éléphant dans l’arène.
Votre mobilisation témoigne de votre attachement au parti. Si on peut toujours parler de l’ADF-RDA aujourd’hui c’est grâce à vous : militantes, militants et sympathisants qui contre vents et marées, êtes restés fidèles à votre formation politique.
En conséquence, je veux vous dire merci, merci pour votre fidélité à l’ADF-RDA, merci pour votre engagement militant, merci pour votre détermination.
L’ELEPHANT est bel et bien de retour ! L’ADF-RDA est là, et il faudra compter avec cette force politique en construction ; il faudra compter avec ces milliers de jeunes et de femmes qui ont l’amour de leur patrie, de la paix, de la non-violence et qui veulent mettre leurs idées à son service et au service de notre pays.
‘’Notre responsabilité, nous la reconnaissons, nous l’assumons” ….
Militantes et militants,
Honorables invités,
Depuis les événements douloureux des 30 et 31 octobre 2014 qui ont bouleversé l’ordre constitutionnel de notre pays ; ouvert la voie à la transition puis au pouvoir en place, l’ADF-RDA a entamé sa traversée du désert, en faisant face à toutes sortes d’exactions, de stigmatisation et de critiques aussi bien de la part des politiques, des OSC (organisations de la société civile, ndlr) que de certaines personnes. Nous nous étions résolus à un temps de silence, qui obéissait à une logique claire : notre responsabilité, nous la reconnaissons, nous l’assumons. La leçon qu’a pu constituer l’insurrection, nous l’avons apprise, dans la douleur, certes, mais nous l’avons assimilée. Notre douleur est d’autant plus grande que des jeunes, pleins de vie, d’espoir, ont été arrachés à l’affection des leurs, parce que les politiques que nous sommes, tous, sans exception, n’avons pas eu l’intelligence de trancher de façon claire et définitive un problème, qui divisait le peuple depuis les conclusions du Cadre de Concertation pour les Réformes Politiques (CCRP).
Il est donc clair, que la classe politique burkinabé n’est pas étrangère aux tourments que vit notre pays, en effet, nous avons tous à un moment donné de l’histoire de notre pays raté le coche.
Pour notre part, nous avons pris une position que nous croyions être bonne, mais qui malheureusement s’est révélée à contre-courant des aspirations profondes de notre jeunesse dont la déception, la colère et la révolte étaient à leur paroxysme.
Cette position, nous l’avons prise de bonne foi, pensant qu’il était encore possible dans notre pays de résoudre nos divergences politiques sans faire appel à la violence. Mais hélas, le ver était déjà dans le fruit.
C’est pourquoi, nous n’avons pas hésité un seul instant à demander pardon pour cette erreur que nous avons commise.
Cependant, cette décision nous ne l’avons pas prise à la légère, nous avons passés des nuits et des nuits blanches, nous avons consulté des personnes ressources, nos 18 députés, le comité national des jeunes, les comités nationaux des femmes, des jeunes et des cadres et le conseil national des anciens, le Secrétariat Exécutif National et enfin nous avons tenu une session du Bureau Politique National le 25 octobre 2014. C’est ce Bureau politique qui a pris la décision à l’unanimité d‘accepter le recours au référendum, décision motivée par le fait que nous étions persuadés qu’un mauvais arrangement valait mieux qu‘un affrontement dont personne ne pouvait prévoir les conséquences sur la Nation burkinabé. C’est ainsi que la solution adoptée, pas forcément celle que nous souhaitions, constituait un sacrifice que nous étions prêts à consentir pour éviter à notre pays de sombrer dans le chaos. Nous étions animés d’une volonté de contenir le risque de guerre civile qui se présentait à notre pays. C’est ainsi que le compromis trouvé portait sur 3 points à savoir :
1- la possibilité du recours au référendum pour passer de 2 mandats de 5 ans à 3 mandats de 5 ans.
2- le verrouillage de la constitution quant à tout changement portant sur le nombre et la durée des mandats présidentiels.
3- la décision de l’ADF-RDA de présenter un candidat quelques soient l‘issue du référendum et les candidats au départ de la course y compris le président sortant.
C‘est ce compromis qui est apparu insuffisant tant les positions étaient exacerbées et aux antipodes.
Je m’en voudrais de ne pas dire que ce qui s’est passé, n’est pas de la responsabilité exclusive de l’ADF-RDA.
En effet, ce qui s’est passé, est de la responsabilité de toute la classe politique nationale qui ne s’est pas assumée.
Cette classe ne s’est pas mise au-dessus de ses intérêts partisans et est restée arc-boutée sur une volonté féroce d’en découdre avec l’adversaire et d’arriver à ravir sa place quel que soit le procédé et le prix pour la Nation.
‘’… Plus que jamais, nous sommes prêts …, l’ADF/RDA reste un parti d’avenir’’
C’est pour cela, que nous invitons les uns et les autres aujourd’hui à accepter de reconnaître leur part de responsabilité, à savoir raison garder, à éviter de jouer les parangons de vertu et à accepter avec humilité que tous autant que nous sommes, par action ou par omission, à un niveau ou à un autre nous avons failli et sommes certainement à des degrés divers responsables de la situation vécue par notre pays.
Une fois que chacun aura reconnu, humblement, honnêtement et sincèrement sa part de responsabilité, une fois que chacun cessera de pointer d’un doigt accusateur l’autre, tout en s’exonérant de toute responsabilité, nous pourrons alors nous asseoir et agir dans le sens de l’intérêt de la nation.
Chers Sœurs et Frères,
Hommes et femmes de média,
En tant que premier responsable du parti, j’ai été particulièrement indexé et tenu pour responsable de la survenue de l’insurrection. Peuple du Burkina Faso, chers compatriotes, j’ai été profondément meurtri dans ma chair et dans mon âme d’autant plus que, à l’instar de mon parti, l’ADF-RDA, j’aime mon pays, j’aime mon peuple, notre peuple et que je suis prêt à tout donner pour lui. Aussi, voudrais-je, en ce moment solennel où l’ADF-RDA relance ses activités renouveler ma compassion et celle du parti, aux familles des victimes et souhaiter un prompt rétablissement aux blessés.
De fin 2014 à 2016, et un peu moins actuellement, pour certains des analystes et observateurs de la scène politique, l’ADF-RDA rimait avec : déception, compromission, trahison, agonie et que sais-je encore ! Tout cela n’est certes pas flatteur pour notre parti mais ne reflète pas la réalité. Tout compte fait, nous savons que les défaites sont orphelines.
Sympathisantes et sympathisants,
Plus que jamais, je suis prêt, nous sommes prêts à travailler à démontrer que si notre parti a fait une sortie de route en 2014, il reste un parti d’avenir et nous œuvrerons à sa réhabilitation. Oui sachez que l’ADF-RDA a entendu et compris le message des hommes, des femmes, des jeunes et des anciens de ce pays. Si hier, nous avons trébuché, nous sommes aujourd’hui debout, oui debout et nous voulons main dans la main avec tous les burkinabés de l’intérieur comme de l’extérieur, avec tous les hommes et les femmes de bonne volonté, apporter notre contribution à la vérité, à la justice, à l’apaisement et à la réconciliation nationale.
Autorités coutumières,
Honorables invités,
L’ADF-RDA, parti de nos pères fondateurs, de vos pères fondateurs se mettra incontestablement plus que jamais, au service des burkinabè pour construire un Burkina Faso de paix et de prospérité.
Nul doute qu’après avoir vécu des moments particulièrement difficiles, je sois déterminé par mes positions et actions à gagner de nouveau la confiance des burkinabè.
A la jeunesse que j‘aime tant et qui avait placé énormément d’espoir en ma modeste personne, je voudrais dire humblement ceci : l’erreur est humaine ! Oui je suis et je reste un homme ! Si les meilleurs sabres s’obtiennent dans le feu ardent, alors il est à parier que le parti de l’éléphant, le parti de feu Daniel Ouézzin Coulibaly, le lion du RDA, ressort encore plus aguerri des évènements récents car on apprend toujours de ses erreurs ! Monique Moreau ne disait-elle pas je cite : » l‘erreur est constructive, elle corrige pour éviter la récidive « .
C’est pourquoi, je vous dis que tout n’est pas fini, l’espoir est encore permis ! J’ai besoin de vous, de votre soutien, de votre engagement à mes côtés, aux côtés de l’ADF-RDA pour que nous écrivions ensemble les plus belles pages de l’histoire de notre pays.
Probablement que d’aucuns diront que c’est trop tard.
Oh que non ! Car il n’est jamais trop tard pour bien faire,
D’autres diront que ce n’est plus possible.
Que Nenni ! Tout est encore possible, notre avenir est devant nous et non derrière nous.
Ne dit-on pas que la capacité d’un homme ne se mesure pas au nombre de ses chutes mais à sa capacité à se relever de chacune de ses chutes ?
Sachez que comme le dit si bien un proverbe africain « l’erreur n’annule pas la valeur de l’effort accompli ».
Sympathisantes et sympathisants,
Si on peut dire que le combat du parti pour la paix et la consolidation de notre démocratie a basculé dans le cauchemar, on constate également que celui de la jeunesse pour l’alternance tant rêvée et voulue par notre peuple a été trahi !
Aujourd’hui la déception est encore grande et malgré les efforts de tous, les résultats ne sont pas au rendez-vous. En effet la vie chère, l‘économie morose, l‘insécurité sont les lots quotidiens des Burkinabè et l‘avenir ne s’annonce pas sous de meilleurs auspices.
De part et d’autre, nous avons tous l’impression d’un goût d’inachevé et les Burkinabè se demandent ce qui a manqué pour qu’enfin des solutions durables soient apportées à leurs préoccupations.
Chers Sœurs et frères,
Contrairement à ce qu’on peut imaginer cette crise n’a entamé en rien la volonté de l’ADF-RDA et la mienne, à rester aux côtés des Burkinabè sur le terrain, à garder le contact le plus étroit possible avec eux pour rebondir sur les difficultés et apporter des réponses nouvelles dans un contexte peu propice à redonner confiance.
Au vu de la situation nationale, il s’agit de mobiliser les énergies d’où qu’elles viennent, de faire preuve de pragmatisme, d’authenticité pour sortir notre pays de sa morosité actuelle.
C’est pourquoi, je pense que plus que jamais l’ADF-RDA, a encore un rôle à jouer dans ce pays. Ce ne sont pas les militantes, militants et sympathisants venus nombreux des quatre coins du Burkina qui diront le contraire. Nous sommes en ordre de bataille, prêts pour travailler à l’émergence d’un Burkina Faso meilleur, un nouveau Faso de paix, de tolérance et de prospérité.
Car, notre pays a besoin d’un approfondissement de sa démocratie, de réconciliation, de paix, de sécurité. Toutes choses nécessaires et utiles à son développement et sa prospérité.
L‘ADF-RDA est et restera une force de proposition. Nous avons des hommes et des femmes d‘expérience, et si Dieu le veut, si Dieu le veut, si Dieu le veut ; chers compatriotes, vous serez les artisans de l‘ascension de l‘ADF-RDA, au niveau le plus élevé, dans ce pays.
‘’C’est ensemble, main dans la main, que nous devons relever les défis qui se posent à notre nation’’
Mesdames et messieurs les chefs de partis,
Comme, je le disais dans mon discours d’investiture à l’élection présidentielle le 08 août 2015, candidature invalidée par le Conseil Constitutionnel, « Notre faute la plus grave, en tant que classe politique aura été de n’avoir pas su correctement jouer notre rôle d’animation de la vie politique, de formation et d’éducation politique de notre peuple, dont notre jeunesse : surtout de n’avoir pas pu éviter de tomber, soit dans la facilité et le laxisme, soit dans l’embrigadement et le sectarisme » mieux de n’avoir offert à notre jeunesse aucune autre alternative que la violence.
Je disais également à cette même date qu’« à l’ADF-RDA, ce qui est vital pour nous aujourd’hui, c’est de ne pas mettre entre parenthèses l’avenir de la jeunesse après qu’il avait été hypothéqué pour diverses raisons, durant cette longue période ».
Si nous voulons d’une relève capable de conduire nos chantiers, mieux, de les achever en innovant pour les futures générations, nous devons former sans attendre, nos jeunes. Nous devons former les jeunes de sorte à ce que la politique ne soit plus leur dernier recours. De sorte à ce qu’ils comprennent que la politique sans principes ni vertu n’est que cynisme et populisme d’un nouvel ordre…
Peut-être, ne l’avons-nous pas assez mesuré, mais notre responsabilité est grande et nous appelle avec insistance à une méditation active sur les propos de Frantz Fanon, qui dit que : « Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir ».
Chers amis jeunes, c’est ensemble que nous allons remplir cette mission.
Permettez-moi de vous livrer le fond de ma pensée sur le thème.
L’état de droit se fonde sur des principes et non sur des émotions. L’état de droit est la base de l’existence de notre Etat qui découle du contrat social de Jean-Jacques Rousseau.
Pour sortir de l’état de nature, il a fallu s’organiser autour de la loi et c’est la loi qui doit être notre boussole à tous.
Dans notre pays le Burkina Faso, nous devons plus que jamais retourner aux valeurs de la république, aux valeurs de nos cultures en leurs aspects d’intégrité et de rassemblement, sachant que l’état de droit repose entre autres sur l’indépendance de la justice, la liberté de la presse et la liberté d’expression et de manifestation.
Au-delà de tout, nous devons renforcer l’indépendance et la liberté de la justice, seule garante de la légalité, de l’égalité des citoyens et de la protection des libertés. La justice doit être indépendante de tous les pouvoirs, de toutes les opinions et de tous les mouvements et associations. La justice ne doit pas être émotionnelle ni spectaculaire. La justice doit obéir au droit et le juge dire le droit, rien que le droit. Les juges sont là pour appliquer la loi votée par le législatif sur sa propre initiative ou à l’initiative de l’exécutif et c’est cette loi qui s’applique à tous les citoyens y compris au juge lui-même. Et c’est pour cela que nous pensons que si la justice s’exerce en toute bonne foi, indépendance, liberté et impartialité, elle devient alors un élément de réconciliation nationale mieux de cohésion nationale.
Pour ce faire, je voudrais inviter les politiques à avoir des rapports de respect vis à vis de la justice et non à vouloir créer des rapports de domination, de manipulation ou d’assujettissement de la justice car c’est de là que viennent et viendront nos problèmes.
Citoyens, citoyennes,
Notre constitution dit en son article 1er alinéa 1 que « tous les Burkinabé naissent libres et égaux en droit ». Cette même constitution consacre une égale vocation de tous à jouir de tous les droits et libertés garantie par elle. Elle proscrit en outre toute forme de discrimination notamment celles fondées sur la race, l’ethnie, la région, la religion, les opinions politiques pour ne citer que celles-ci. Il est donc incontestable au regard de notre constitution, qu’il n’y a pas de Burkinabè au-dessus des autres, encore moins des Burkinabè en-dessous des autres. De même qu’il n’y a pas deux peuples au Burkina Faso, il n’y a pas un peuple insurgé et un peuple non insurgé, il n’y a qu’un peuple, c’est celui du Burkina Faso et le président du Faso, garant de l’unité nationale doit en tenir compte.
En effet, nous faisons tous partie de ce peuple et c’est ensemble main dans la main que nous devons relever les défis qui se posent à notre nation.
Autorités coutumières,
Jeunes, femmes, anciens et cadres,
Je suis de ceux qui disent et reconnaissent la nécessité de la vérité et de la justice pour la réconciliation.
Parlant de réconciliation, il nous est souvent demandé de quelle réconciliation s’agit-il ? Une réconciliation entre qui et qui ? Une réconciliation pourquoi ? Une réconciliation sur le dos de qui ? Y a-t-il une guerre civile ?
Pour nous à l’ADF-RDA, il ne s’agit point d’enjamber des cadavres, ni de faire l’économie de la vérité et de la justice.
Il reste bien entendu que la réconciliation doit se faire entre des burkinabè.
Il s’agit de faire une réconciliation, une vraie réconciliation dans l’intérêt suprême du peuple burkinabé. A notre entendement, la réconciliation a pour objectif d’identifier tous les points de conflits majeurs qui minent notre vouloir vivre ensemble, de les traiter en profondeur et de les solder afin de permettre à notre jeune génération de ne pas faire les frais des querelles de leurs aînés. Pour permettre aux jeunes de pouvoir enfin regarder vers l’avenir, il serait bon qu’ils ne passent pas leur temps à regarder en arrière même si cela peut être parfois bénéfique, car leur avenir ne se trouve pas derrière eux mais devant eux.
Il est donc temps, que sans faux fuyants nous ramenions au cœur du débat, les questions essentielles de l’avenir de notre jeunesse, de la formation et de l’emploi de notre jeunesse, de la relève pour notre pays, de la relance économique, du rôle de la diaspora dans l’émergence de notre pays et de l’horizon toujours fuyant de l’Unité Africaine.
Militantes et militants,
Dans un contexte mondial marqué par :
la désaffection de la jeunesse face à la politique,
la remise en cause des chapelles politiques qui s’effondrent par ci par là et
l’émergence de nouvelles formes d’organisation citoyennes ,
il est temps pour nous hommes politiques de repenser autrement la politique et de nous adapter si nous ne voulons pas disparaitre, d’entendre les cris de la jeunesse qui continuent de monter en puissance, jeunesse qui se sent trahie et abandonnée par tous et de travailler à pouvoir apporter en toute franchise des réponses aux préoccupations des jeunes qui sont dans le désenchantement et le désespoir total.
Il est bon de comprendre que selon notre entendement, la réconciliation nationale ne concerne pas uniquement le volet de la justice. En effet, nos problèmes ne se limitent pas uniquement aux crimes de sang et aux crimes économiques. Ils sont plus larges et plus profonds que ça.
Au-delà des crimes qui doivent êtres élucidés, il y a entre autres le chômage des jeunes, l’absence de perspective pour notre jeunesse, la faillite de notre système éducatif, l’insécurité ambiante, les questions touchant au genre, aux minorités ethniques, au foncier, aux zones de pâturage et d’élevage, aux langues, aux rapports entre autochtones et allogènes, aux disparités régionales, à la laïcité de l’état, à la gouvernance, à la contribution de la diaspora à l’émergence de notre nation.
Toutes ces questions, qui ne relèvent pas forcément du juge, si elles sont prises en compte et débattues lors des assises nationales sur la réconciliation qui seront convoquées par le président du Faso, conduirons certainement à un renforcement de la cohésion nationale et de notre vouloir-vivre ensemble.
Sympathisantes et sympathisants,
Notre système sécuritaire est mis à rude épreuve par les attaques terroristes qui tendent à devenir le lot quotidien de nos frères et sœurs du Nord, du Sahel, qui je l’imagine bien, se sentent délaissés par l’Etat central. Quoi de plus normal que de penser de la sorte, quand à chaque fois, des individus toujours non identifiés frappent et se retirent comme ils sont venus, c’est-à-dire, sans être inquiétés. Il faut se ressaisir, car il y a un risque sérieux de dire adieu au Nord et de voir la carte du Burkina modifiée à jamais. Néanmoins, je touche du bois. Je ne vous apprends rien, en disant qu’un équipement de pointe entre les mains de soldats bien formés, galvanisés et bien renseignés par un service de renseignement outillé et renforcé ainsi qu’une politique active, massive et accélérée de développement inclusif de toutes les régions permettront de mettre progressivement hors d’état de nuire, ceux qui sèment la mort et la désolation dans notre pays.
Militantes, militants et sympathisants,
Je terminerai mon allocation par un appel à la jeunesse, aux hommes, aux femmes, aux anciens, aux sympathisants, à tous ceux qui ont cru en moi et qui continuent à croire en moi, à tenir bon car le meilleur est à venir, à ceux qui à un moment donné ont été déçus et ont décidé de croiser les bras, à se relever promptement et à regagner la maison commune qu’est le RDA où ils sont attendus à bras ouverts pour que nous construisions ensemble notre pays.
Vous avez en face de vous un homme déterminé, aguerri à la chose politique, un homme de foi et de conviction.
Comme le dit l’ecclésiaste : « il y a un temps pour tout ». Le temps est venu pour l‘ADF-RDA de s‘assumer, d’affronter l’adversité en face, d‘affirmer son leadership sur l‘échiquier politique national pour renouer avec des victoires encore plus éclatantes.
L‘ADF-RDA reste attentive à toutes les suggestions de nature à consolider les acquis de notre nation et à ouvrir des perspectives nouvelles pour notre pays.
J’encourage les burkinabé femmes, hommes, jeunes, anciens de l‘intérieur comme de l‘extérieur toutes tendances confondues à rejoindre massivement nos rangs, à se donner la main pour qu’ensemble nous construisions notre pays.
Notre session du BPN (Bureau politique national, ndlr) a permis l‘adoption hier d‘un ambitieux plan de relance du parti et je vais instruire incessamment, nos responsables sur le terrain afin qu’ils procèdent au renouvellement de nos structures sur toute l’étendue du territoire pour y apporter du sang jeune et neuf.
Soyons courageux, dépassons nos divergences et nos échecs pour redonner de la visibilité, de la crédibilité à notre grande formation politique, pour relever les challenges d’aujourd’hui et de demain…
Soyons comme le disait [Winston Churchill,] un politique « des optimistes qui voient l’opportunité dans chaque difficulté et non des pessimistes qui voient la difficulté dans chaque opportunité ». Il s’agit bien entendu de l’opportunité de servir l’idéal du bien commun et du vivre ensemble.
Chers militantes, militants et sympathisants,
De retour chez vous, dans vos provinces et villages, je voudrais vous demander de vous mettre au travail, de porter ce message de paix, ce message d’avenir, ce message de rassemblement, ce message de renouveau à toutes nos militantes, militants, sympathisantes et sympathisants.
Bon retour à vous dans vos familles respectives.
Vive le Burkina Faso,
Vive L’Etat de Droit,
Vive la Justice,
Vive la réconciliation nationale,
Vive la Paix,
Vive la Sécurité,
Vive l’ADF-RDA,
PAIX-LIBERTE-JUSTICE,
QUE DIEU BENISSE LE BURKINA FASO,
Ceci est un message de l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP), à l’occasion de la commémoration du troisième anniversaire de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.
Clément P. Sawadogo, coordonnateur de l’APMP
Message de l’Alliance des Partis de la Majorité Présidentielle (APMP),
à l’occasion du troisième anniversaire de l’insurrection populaire.
Peuple insurgé du Burkina Faso,
30-31 octobre 2014, 30-31 octobre 2017 : cela fait déjà trois ans que notre peuple à travers toutes ses composantes, les forces vives et particulièrement la jeunesse, dans un sursaut patriotique a dit non au régime patrimonial de monsieur Blaise COMPAORE, dans une insurrection populaire inédite. En effet, notre peuple dès le 30 octobre 2014 a pris ses responsabilités devant l’histoire et pour la postérité en prenant d’assaut l’Assemblée Nationale pour empêcher la forfaiture de la 4ème république et exiger par la suite le départ dudit pouvoir.
Face au courage légendaire de notre peuple, les forces de la garde prétorienne n’ont pas hésité un seul instant à faire usage de la barbarie et de la lâcheté, tuant ainsi des dizaines de manifestants et faisant de nombreux blessés.
L’APMP voudrait en ce jour inoubliable s’incliner respectueusement sur la mémoire des martyrset souhaiter un total rétablissement aux blessés.Pour l’APMP, le sang de nos héros a été versé pour la patrie, son honneur et sa dignité.
L’APMP salue les efforts déjà consentis par le Gouvernement pour la prise en charge et l’accompagnement des familles des victimes et des blessés et l’exhorte à poursuivre inlassablement son soutien à leur endroit.
Trois années après l’insurrection populaire et les élections libres et démocratiques qui s’en sont suivies, force est de constater que notre peuple est plus que jamais mature et engagé résolument vers son développement et son épanouissement. C’est pourquoi, l’APMP voudrait saluer l’engagement patriotique des burkinabè et féliciter les autorités pour leur dévouement.
A cet effet, les partis politiques membres de l’APMP, leursmilitantes et militants voudraient à travers le présent message rappeler que l’engagement de son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE est de bâtir avec tous les burkinabè, un pays véritablement démocratique fait de progrès et de justice sociale.
Le Burkina Faso peut déjà être fier d’avoir assis un régime de démocratie et de liberté, qui œuvre au quotidien à promouvoir le dialogue social, la paix et le mieux-être pour tous les citoyens. Le PNDES en est l’outil !
Sa mise en œuvre suscite beaucoup d’espoir à travers les mesures de relance économique, l’ouverture de nombreux chantiers dans les régions, les politiques sociales profitables aux populations les plus vulnérables, notamment en matière de santé, d’éducation, d’approvisionnement en eau potable, d’électrification des zones rurales, etc.
Toutefois, il convient de souligner que le lourd passif laissé par le régime COMPAORE, l’environnement d’insécurité et le contexte sous régional et mondial, sont autant de facteurs, voire même de pesanteurs qui jouent négativement sur les efforts immenses déployés par le Président du Faso et le gouvernement pour donner satisfaction aux nombreuses préoccupations des burkinabè.
En attendant l’heure des bilans, il convient de souligner l’aspiration profonde des burkinabè à la vérité et à la justice qui vont de pair avec la lutte contre l’impunité. A ce niveau, trois ans après, l’APMP constate avec regret que les victimes sont toujours dans l’attente d’un procès équitable, c’est-à-dire de la vérité et de la justice comme gage de la paix et de la réconciliation nationale.L’APMP, attachée aux valeurs de la démocratie et soucieuse du progrès dans notre pays, est convaincue qu’il faudra résolument en poser les bases.
Au moment même où le processus s’enclenchait pour qu’enfin justice soit rendue au peuple et aux victimes, des manœuvres dilatoires de toutes natures sont distillées à dessein, pour empêcher que les auteurs et commanditaires des crimes soient punis à la hauteur de leurs forfaits.
Les attentes sont très nombreuses et diversifiées, alimentant un front social de plus en plus difficile à satisfaire malgré une volonté politique manifeste et affichée.Cependant, nous notons que certains mouvements sociaux,orchestrés par les dignitaires déchus et leurs réseaux divers, revêtent un caractère rétrograde et pernicieux qui ne visequ’à remettre en cause les acquis de l’insurrection par des tentatives de restauration de l’ordre ancien. C’est le lieu pour nous, d’appeler notre vaillant peuple à la vigilance et à rester mobiliser pour barrer la route à toutes ces velléités déstabilisatrices de notre chère patrie.
L’APMP s’opposera à toute manœuvre tendant à retarder le processus enclenché, et elle invite par ailleurs le peuple à rester vigilant et déterminé pour que justice soit proclamée.
Enfin, l’APMP solidaire de l’action gouvernementale invite le peuple burkinabè à se mobiliser pour rendre un vibrant hommage à nos martyrs selon le chronogramme décidé pour se dérouler du 26 au 31 octobre 2017 dans les treize régions du Burkina Faso.
Hommage et Gloire à ceux qui sont tombés pour la Patrie !
Les acteurs de l’insurrection burkinabè des 30 et 31 octobre 2014 d’ici et d’ailleurs se préparent à la commémoration du troisième anniversaire de l’évènement qui a emporté le régime de Blaise Compaoré. Mais, nul n’oubliera le rôle catalyseur, sinon déclencheur qu’aura joué la marche meeting de l’opposition du 28 octobre 2014.
A l’appel du Chef de file de l’Opposition Politique (CFOP) au Burkina Faso pour un meeting-marche le 28 Octobre 2014 sur toute l’étendue du territoire national, les Burkinabè avaient à cette occasion pris d’assaut les rues, en particulier la capitale, Ouagadougou. La Place de la Nation, aujourd’hui Place de la Révolution par exemple refusé du monde.
« Blaise dégage » ou encore « Article 37 intouchable », scandaient entre autres les manifestants. Le chiffre d’un million a même été avancé à l’époque par les organisateurs pour montrer l’ampleur de la mobilisation des Burkinabè.
Fort de ce franc succès populaire, l’opposition et la société civile allaient récidiver de fort belle manière le 30 octobre 2014. La suite de l’histoire… on la connaît. L’insurrection populaire dont on s’apprête à commémorer l’an III a finalement eu raison des 27 ans du pouvoir Compaoré.
Remi F. Dandjinou, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a réagi sur les antennes de la Télévision nationale du Burkina, à la démission de son collègue Tahirou Barry ministre de la culture, des arts et du tourisme. L’annonce de cette démission de Barry a pris de court bon nombre de personnes, y compris le gouvernement, selon son porte-parole qui a parlé de surprise car rien, explique-t-il ne laissé présager une décision. Mais, quoi qu’il en soit, à croire M. Dandjinou, le Premier ministre a pris acte de la démission de Tahirou Barry.
le porte-parole du gouvernement, Remi Dandjinou
Réagissant aux raisons invoquées par le ministre Barry qui a parlé de déception par rapport à l’action gouvernementale pour justifier sa démission, le porte-parole a indiqué que tous les membres du gouvernement étaient à l’œuvre pour que les résultats soient au rendez-vous. «Nous transpirons tous pour qu’à la fin il y ait un succès», a laissé entendre Remi F. Dandjinou.
L’ambassadeur du Maroc au Burkina, Ferhat Bouazza, nous l’avait confié en fin janvier dernier, au détour d’une interview qu’il nous avait accordée à la faveur du retour du royaume chérifien au sein de l’Union africaine après 32 ans d’absence. ‘’Le Marco va également nous ouvrir, nous avait confié Son Excellence Bouazza, une usine de fertilisants, comme au Nigéria ou en Ethiopie’’. Les choses viennent de bouger dans ce sens avec la signature d’un accord de trois ans portant sur un montant de 428 millions de francs dont 20% seront supportés par le budget de l’Etat.
Farhat Bouazza, ambassadeur du Maroc au Burkina, a été le premier à nous parler du projet
Au terme de l’accord de coopération qui vient d’être signé avec le Maroc, les acteurs burkinabè de la fertilisation des sols pourront bénéficier du savoir-faire du géant marocain des engrais, OCP. Les experts viendront donc du Maroc doté de laboratoires appropriés pour aider dans le contrôle de de qualité des sols ou leur cartographie. Cela permettra à notre secteur agricole de mieux produire et de contribuer davantage aux efforts vers l’autosuffisance alimentaire.
Au-delà du Burkina, la question des fertilisants est devenu un passage obligé pour la plupart des Etats engagés dans cette ambition de produire davantage pour que l’Afrique puisse se nourrir elle-même et rompre avec le cycle onéreux des importations des produits alimentaires. Et en la matière, le Maroc, qui a déjà développé des accords avec des pays comme le Nigéria ou l’Ethiopie, peut servir de modèle pour les Etats dont le Burkina Faso.
10 ans après la déclaration d’Abuja
La question des fertilisants est plus que jamais d’actualité sur le continent. Cela dix ans après le sommet d’Abuja qui avait appelé dans une déclaration historique dite d’Abuja, à un accroissement de l’utilisation des engrais dans l’agriculture. « L’Afrique doit non seulement se nourrir elle-même, mais elle doit aussi le faire avec fierté. L’Afrique doit également exploiter le potentiel de son agriculture pour la transformer de sorte que ce ne soit plus simplement un moyen de lutter contre la pauvreté mais qu’elle serve à créer de la richesse ».
Malgré ces engagements, 40% des sols de l’Afrique sont dépourvus de nutriments, ce qui empêche l’agriculture africaine d’atteindre son potentiel.
Face à ce retard, les initiatives se multiplient pour appeler à d’autres engagements plus forts. Il s’est ainsi tenu il y a une semaine à Des Moines aux Etats-Unis, une réunion d’experts de haut niveau sur l’utilisation des engrais en Afrique, certains exhortant à un autre sommet sur les engrais, dix ans après celui d’Abuja.
«l’agriculture africaine doit au-delà de lutter contre la pauvreté, créer de la richesse»
Etaient invités à cette réunion de haut niveau l’ancien président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, le président de la Banque africaine de développement (BAD) Akinwumi Adesina et le Commissaire de l’Union africaine pour l’économie rurale et l’agriculture, Josefa Leonel Correia Sacko. «L’une des meilleures perspectives pour nourrir la population africaine en croissance rapide est d’accroître l’utilisation durable des engrais», c’est la conviction du groupe des experts qui se réunissait en marge de l’attribution du prix mondial de l’alimentation 2017 qui est revenu au président de la Banque africaine de développement (BAD)
« L’Afrique doit non seulement se nourrir elle-même, mais elle doit aussi le faire avec fierté. L’Afrique doit également exploiter le potentiel de son agriculture pour la transformer de sorte que ce ne soit plus simplement un moyen de lutter contre la pauvreté mais qu’elle serve à créer de la richesse », soutiendra pour sa part le lauréat.
Tahirou Barry; désormais ex-ministre de la culture du Burkina
Tahirou Barry, ministre de la culture, des arts et du tourisme n’est plus membre du gouvernement thiéba. Il a rendu ce jeudi même, sa démission, par cette lettre dont voici la teneur :
Tahirou Barry; désormais ex-ministre de la culture du Burkina
« Très chers compatriotes,
J’ai réfléchi depuis quelques mois, sur le sens de mon engagement, et je me suis demandé avec insistance, si ma présence au sein du gouvernement, avait encore un sens ; Les raisons de mon militantisme me donnent elles véritablement raison de demeurer dans le gouvernement ? Aujourd’hui, en marquant un arrêt de bilan à mi parcours, ma déception est profonde.
– J’en ai assez de voir des millions de jeunes courageux livrés au chômage et au désespoir avec un horizon assombri dans une indifférence indescriptible ;
– J’en ai assez, de voir le monde économique, végété dans un immobilisme avilissant, faute d’imagination de l’élite dirigeante;
– J’en ai assez de voir notre capitaine s’abonner à la fontaine de réaction à des actions sans axes en lieu et place d’actions axées sur la satisfaction durable des aspirations des masses. Ces réactions de vieux cow boy désespéré ont mis au rouge tous nos indicateurs avec un plan de développement PNDS qui a lui-même besoin d’un plan d’urgence de sauvetage dans un océan sans rivage.
– J’en ai assez, de voir nos forces armées, désespérément désarmées, face à une armée de terroristes, sans larme de pitié ;
– J’en ai assez, de voir le sacrifice de nos martyrs, au prix de leur sang, trahis par des dirigeants, en crise d’initiatives ;
Ainsi, j’ai pris la décision de rendre ma démission de mes fonctions de ministre de la culture, des arts et du tourisme pour compter du 26 octobre 2017 après 22 mois de mission.
Mon parti sera vite saisi pour apprécier les suites de ma décision.
En ces instants précis, j’ai une pensée, pour son excellence le président du Faso ainsi que le premier ministre pour m’avoir permis de servir ma patrie à un niveau de responsabilité aussi élevé. Merci aux membres du gouvernement pour leur franche collaboration. J’adresse particulièrement mes remerciements et encouragements, à deux grands ministres, auprès de qui, j’ai beaucoup appris : Monsieur Clément SAWADOGO et madame Rosine COULYBALY. Mes remerciements aux vaillants acteurs et travailleurs de mon département pour le sens de leur dévouement et engagement. A tous ceux qui m’ont diversement soutenu, je leur dis toute ma gratitude.
Enfin, je ne saurais partir, sans demander, auprès de tous ceux que j’aurais offensés, par action ou omission, pardon.
Au contrairement à la précédente dont les résultats ont été annulés en août dernier pour la Cour suprême, il y a moins de suspense pour la présidentielle kényane de ce jeudi 26 octobre, qui se tient sans la participation du principal opposant du président Uhuru Kenyatta, Raila Ondinga qui a déjà appelé sa coalition à se constituer en mouvement de résistance.
Alors que les partisans du président candidat à sa propre succession Uhuru Kenyatta entendent en finir avec cette affaire d’élection présidentielle en se rendant dans les urnes ce jeudi 26 octobre à leur champion ; du côté des partisans de l’opposant Raila Odinga, c’est la démobilisation par rapport à cette présidentielle, assimilée à une mascarade électorale. Une drôle de présidentielle par rapport à la précédente pour laquelle les différents étaient restés mobilisés.
Ainsi, pendant que les uns pensent tenir enfin le bon bout, les autres sont convaincus que les choses sont mal engagées au point qu’une troisième présidentielle n’est pas à exclure d’office, si les irrégularités dont on fait cas (nomination illégale de présidents de centres de comptage) sont confirmées, et si la Cour suprême parvenait entre-temps à réunir son quorum. Malgré le boycott de l’opposant Odinga, la présidentielle se tiendra sous haute tensions dans certaines circonscriptions. La dernière présidentielle avait été émaillée de violences. Et le contexte politique kényan caractérisé par des ethniques exacerbés, les violences ne sont jamais loin. Conscient de ces risques, le président kenyatta avait appelé il y a quelques jours, ses compatriotes à des prières. Espérons que cela suffira à éloigner les démons des violences du pays de Jomo Kenyatta.
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 25 octobre 2017, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 16 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Une session du conseil des ministres burkinabè
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE DIX (10) RAPPORTS.
I.1.1. Pour le compte du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants :
un décret portant approbation des statuts de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO).
L’adoption de ce décret vise à conformer les statuts de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou aux dispositions du décret N°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics à caractère administratif (EPA).
un décret portant Plan Stratégique pour la réforme des Forces Armées Nationales (PSR 2018-2022).
Le PSR 2018-2022 vise à renforcer l’éthique, la déontologie et la bonne gouvernance militaire dans les Forces Armées Nationales.
L’adoption de ce plan stratégique permet de doter les Forces de défense des moyens nécessaires pour renforcer leurs capacités et assurer les missions qui leur sont dévolues.
un projet de loi de programmation militaire quinquennale pour le financement de la mise en œuvre du Plan Stratégique 2018-2022 pour la réforme des Forces Armées Nationales (PSR 2018-2022).
Ce projet de loi vise à assurer le financement du PSR 2018-2022.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.
I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
un projet de loi de finances rectificative de la loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2017.
Les éléments d’ajustement proposés consistent en des annulations et des ouvertures de recettes et de dépenses. Il est également proposé des ajustements techniques en vue d’ouvrir des autorisations d’engagements complémentaires au profit de certains ministères et institutions. Sur la base de ces ajustements, la nouvelle configuration du budget de l’Etat, exercice 2017 est la suivante.
Les prévisions ajustées ressortent en recettes à mille huit cent quatre milliards huit cent quatre-vingt-treize millions trois cent quatre-vingt-dix-huit mille (1 804 893 398 000) FCFA et en dépenses à deux mille deux cent quatre-vingt-quinze milliards cent cinquante-neuf millions quatre cent cinquante-quatre mille (2 295 159 454 000) FCFA.
L’épargne budgétaire s’établit à deux cent trente-deux milliards six cent trente-trois millions trois cent onze mille cent un(232 633 311 101) FCFA contre deux cent cinquante-huit milliards neuf cent quarante-six millions soixante-treize mille cent un(258 946 073 101)FCFA dans la première loi de finances rectificative, soit une baisse de 10,16 %.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.
I.1.3. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
un décret portant adoption du Plan d’actions national 2017-2019 du partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO).
Le PGO est une initiative internationale multipartite lancée en 2011 qui vise à promouvoir la transparence dans la gestion des affaires publiques par une plus grande redevabilité pour une implication des citoyens, la lutte contre la corruption, l’exploitation des technologies de l’information et de la communication. Il s’agit de renforcer la qualité de la gouvernance dans un esprit de collaboration avec les acteurs non étatiques, les organisations de la société civile et les médias.
L’adoption de ce décret permet à notre pays d’être en conformité avec les engagements pris au sommet mondial du partenariat pour un gouvernement ouvert de décembre 2016 à Paris.
I.1.4. Pour le compte du ministère des Mines et des carrières :
un rapport relatif à une demande de signature de convention minière entre la société minière BOUERE-DOHOUN GOLD OPERATION SA et l’Etat du Burkina Faso.
Le gisement de Bouéré dispose d’une réserve estimée à 5,6 tonnes d’or avec une teneur moyenne de 5,2 grammes par tonne et celui de Dohoun à environ 2,2 tonnes avec une teneur moyenne de 1,85 gramme par tonne. Le permis d’exploitation de la société minière Bouéré-Dohoun couvre une superficie de 5,37 km2 pour une durée de vie de 5 ans. Le traitement du minerai de Bouéré et de Dohoun se fera par la société HOUNDE GOLD OPERATION SA.
La mine d’or de Bouéré-Dohoun, située dans la province du Tuy, région des Hauts Bassins, va générer 40 emplois directs, vingt-trois (23) milliards FCFA au profit du budget de l’Etat et contribuera pour un milliard huit cent millions (1 800 000 000) FCFA au fonds minier de développement local.
Le Conseil a marqué son accord pour la signature de cette convention entre la société minière BOUERE-DOHOUN GOLD OPERATION SA et l’Etat burkinabè.
un rapport relatif à une demande de signature de convention minière entre la société minière NORDGOLD YEOU SA et l’Etat du Burkina Faso.
Cette signature de convention minière concerne le Projet Yéou situé dans la commune de Bouroum, province du Namentenga, Région du Centre-Nord.
Le gisement de Yéou 3 dispose d’une réserve estimée à environ 1,5 tonnes d’or brut à teneur moyenne de 2,95 grammes par tonne et couvre une superficie de 12,60 Km2. Le traitement du minerai se fera au niveau de la mine de Taparko.
Il va générer 30 emplois directs et des recettes diverses d’un montant total de cinq milliards deux cent quatre-vingt-trois millions huit cent douze mille deux cent soixante-sept (5 283 812 267) FCFA au profit du budget de l’Etat.
Le Conseil a marqué son accord pour la signature de cette convention entre la société minière NORDGOLD YEOU SA et l’Etat burkinabè.
un rapport relatif à une demande de signature de convention minière entre la société minière NETIANA MINING COMPANY SA et l’Etat du Burkina Faso.
Cette signature de convention minière concerne la mine d’or de Nétiana, localisée dans la commune de Guiaro, province du Nahouri, région du Centre-Sud.
Le gisement de Nétiana dispose d’une réserve estimée à environ 2,7 tonnes d’or avec une teneur moyenne de 8,85 grammes par tonne et couvre une superficie de 2 Km2. Le traitement du minerai se fera par la société BURKINA MINING COMPANY SA.
Il va générer 200 emplois directs, des recettes diverses d’un montant total de neuf milliards six cent quarante-six millions trois cent quatre-vingt-dix mille trois cent vingt-cinq (9 646 390 325) FCFA au profit du budget de l’Etat et contribuer au fonds minier de développement local pour quatre cent soixante-dix-sept millions six cent dix-huit mille (477 618 000) FCFA.
Le Conseil a marqué son accord pour la signature de cette convention entre la société minière NETIANA MINING COMPANY SA et l’Etat burkinabè.
I.1.5. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :
undécret fixant les modalités d’élaboration et d’application des normes nationales.
Ce décret vise à établir un cadre réglementaire pour l’élaboration des normes nationales, à assurer la conformité des produits, biens et services aux normes nationales ou internationales et à répondre aux exigences du marché en vue de résoudre les freins au développement du secteur productif.
L’adoption de ce décret permet à notre pays de disposer d’un cadre réglementaire en matière de normalisation des produits, des processus et des services en conformité avec le dispositif communautaire régional.
un rapport relatif à trois (03) décrets portant application du Code de l’artisanat de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA).
Il s’agit :
d’un décret portant modalités de regroupement des artisans et de structuration des organisations d’artisans au Burkina Faso ;
d’un décret portant conditions d’exercice des métiers de l’artisanat nécessitant une compétence spécifique ;
d’un décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Cadre national de concertation des acteurs du secteur de l’artisanat au Burkina Faso (CNCA-BF).
L’adoption de ces décrets permet à notre pays d’insuffler plus de dynamisme dans le secteur de l’artisanat en vue de son développement.
Une session du conseil des ministres burkinabè
II. COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation a fait au Conseil une communication relative aux activités entrant dans le cadre de la commémoration du 3ème anniversaire de l’Insurrection populaire.
Cet hommage aux martyrs se déroulera du 26 au 31 octobre 2017 dans les treize (13) chefs-lieux de région du pays. Il s’agit d’actions de salubrité dans les cimetières où reposent les martyrs et dans les sites symboliques dédiés aux héros nationaux et d’organisation d’offices religieux et coutumiers.
La commémoration prendra fin le 31 octobre 2017 par une cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs au monument des martyrs à Ouagadougou, sous le très haut patronage de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso.
II.2. Le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la 6ème édition du prix burkinabè de la qualité (PBQ). La cérémonie de remise de trophée aura lieu le 10 novembre 2017 à Bobo-Dioulasso.
Il a par ailleurs informé le Conseil de la tenue de la 27ème édition des Journées nationales de la qualité (JNQ) les 07, 08, 09 et 10 novembre à Bobo-Dioulasso, sous le thème « Faire des 5S KAIZEN, un levier de performance des secteurs publics et privés au Burkina Faso ».
II.3. Le ministre de la Communication et des relations avec le parlement a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la 10ème édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), du 16 au 18 novembre 2017, sous le thème : « Médias sociaux et formation des opinions en Afrique ».
Cette édition vise à offrir à la communauté scientifique universitaire, aux professionnels des médias du continent et d’ailleurs, un cadre d’échanges sur un sujet d’intérêt national et international.
III. NOMINATIONS
III. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DU PREMIER MINISTERE
Monsieur Tahirou SANOU, Mle 96 033 C, Juriste, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Responsable de « Programme Appui à la gouvernance », cumulativement avec ses fonctions de Secrétaire permanent de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) ;
Monsieur Karime GANEMTORE, Mle 50 051 A, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Responsable de « Programme Promotion du capital humain », cumulativement avec ses fonctions de Secrétaire permanent du Conseil national pour la protection sociale (SP/CNPS) ;
Monsieur Hadama YBIA, Ingénieur génie civil, est nommé Responsable de « Programme Pilotage des projets stratégiques», cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de maîtrise d’ouvrage de l’aéroport de Donsin.
B. AU TITRE MINISTERE DE LA SECURITE
Monsieur Moussa SAWADOGO, Mle 262 509A, Commissaire de Police, catégorie I, 2ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et du suivi des programmes à la Direction générale des transmissions et de l’informatique (DGTI) ;
Monsieur Patindsaongo Robert SAM, Mle 260 673 R, Commissaire de Police, catégorie I, 2ème échelon, est nommé Directeur des transmissions à la Direction générale des transmissions et de l’informatique (DGTI) ;
Monsieur Bantida Samire YONI, Mle 262 515 M, Commissaire de Police, catégorie I, 2ème échelon, est nommé Directeur de la lutte contre la cyber criminalité à la Direction générale des transmissions et de l’informatique (DGTI) ;
Monsieur Abdoul Kadel CISSE, Mle 262 507 K, Commissaire de Police, catégorie I, 2ème échelon, est nommé Directeur des services Informatiques à la Direction générale des transmissions et de l’informatique (DGTI) ;
Monsieur Saidou KOUGOUINDIGA, Mle 262 513 P, Commissaire de Police, catégorie I, 2ème échelon, est nommé Directeur des études de la stratégie et de la formation à la Direction générale des transmissions et de l’informatique (DGTI).
C. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE
Monsieur Kielgabé Casimir NIKIEMA, Mle 53 645 F, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 2ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Nouna ;
Monsieur Ousséïni ZOURE, Mle 203 372 N, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 2ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Djibo.
D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT
Monsieur Jean OUBDA, Mle 203 296 Y, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Chargé d’études au Secrétariat général.
E.AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE LA FORMATION ET DE L’INSERTION PROFESSIONNELLES
Monsieur Mounirou FARTA, Mle 36 501 E, Inspecteur de l’enseignement secondaire, est nommé Chargé de missions ;
Monsieur Amidou KARAMBIRI, Mle 83 950 D, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chargé d’études au Secrétariat général ;
Monsieur Koudpiga YERBANGA, Mle 212 268 T, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la formulation des politiques ;
Madame Francelline Sombêwenné KABORE, Mle 220 369 U, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice régionale de la Jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelles du Centre-Nord ;
Monsieur Patrick Anselme Crépin 1er jumeau BATIENO, Mle 220 342 M, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelles du Namentenga ;
Monsieur Moussa SERE, Mle 259 739 D, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelles des Balé.
F. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT
Madame Habibou ZOUNGRANA/BARRY, Mle 34 394 W, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 15ème échelon, est nommée Chargée d’études au Secrétariat général.
G. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
Madame Haoua SARY, Mle 26 617 L, Inspecteur des eaux et forêts, 2ème grade, 9ème échelon, est nommée Chargée de missions ;
Monsieur Urbain BELEMSOBGO, Mle 24 029 M, Conservateur des eaux et forêts, 3ème échelon, est nommé Conseiller technique en remplacement de Monsieur Noël Yacouba COULIBALY ;
Madame Fanta Rokiatou COMPAORE/KAFANDO, Mle 93 811 E, est nommée Responsable du « Programme assainissement de l’environnement et amélioration du cadre de vie », cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale de la préservation de l’environnement ;
Monsieur Michel OUABA, Mle 91 226 U, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Responsable du « Programme pilotage et soutien », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
Monsieur Justin GOUNGOUNGA, Mle 26 860 Z, Inspecteur général des eaux et forêts, est nommé Responsable du « Programme gouvernance environnementale et développement durable » cumulativement avec ses fonctions de Secrétaire permanent du Conseil national pour le développement durable (SP/CONEDD) ;
Monsieur Paul DJIGUEMDE, Mle 31 941 N, Inspecteur principal, catégorie 1A, 3ème échelon, est nommé Responsable du « Programme de gestion durable des ressources forestières et fauniques » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des eaux et forêts ;
Monsieur Lamine OUEDRAOGO, Mle 105 158 P, Conseiller des affaires étrangères, catégorie A1, 5ème échelon, est nommé Responsable du « Programme économie verte et changement climatiques » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de l’économie verte et du changement climatique.
H. AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
Monsieur André ZIDOUEMBA, Mle 41 565 G, Professeur de musique, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Kadiogo.
III.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à des nominations d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement ;
du Fonds national de la recherche scientifique et de l’innovation pour le développement (FONRID) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ;
de la société minière PAN AFRICAN TAMBAO SA, de la société minière NORD GOLD ZINIGMA SA, de la société minière NORD GOLD ROUNGUEN SA et de la société minière SAHELIAN MINING SA au titre du ministère des Mines et des carrières.
La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Faso.
Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,
Rémis Fulgance DANDJINOU Officier de l’ordre national
L’ONG lyonnaise ENTREPRENEURS DU MONDE et la PME ligérienne LAGAZEL ont lancé une campagne de financement participatif pour « Illuminer l’Afrique tout en développant l’économie locale ». A mi-parcours, avec près de 10 000 euros récoltés, l’objectif est atteint à 40%. Il reste une quinzaine de jours pour participer au projet.
Photo d’illustration
Aziz est élève en classe de 4ème. Le soir, il doit rester tard à l’école pour faire ses devoirs avant de rentrer chez lui, dans le noir. Sa famille réside dans un quartier périphérique de Ouagadougou au Burkina Faso, et n’a pas accès à l’électricité. Chez lui, c’est à la lueur de la petite torche de son téléphone qu’il étudie dans sa chambre. Mais tout en économisant la batterie du téléphone, car il doit payer 100 FCFA (0,15 €) pour le recharger chaque deux ou trois jours.
Alors quand Nafa Naana, entreprise sociale de distribution d’équipements énergétiques propres et efficace, lui a présenté la lampe solaire LAGAZEL KALO, Aziz a rapidement été séduit. Sa maman est rassurée : son fils peut désormais étudier en toute tranquillité, sans s’abimer les yeux. Et quant à elle, elle peut facilement réaliser ses activités même après la nuit tombée.
Comme Aziz et sa famille, plus de 650 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité en Afrique. Pour permettre à chacun d’accéder à une lampe solaire, l’ONG Entrepreneurs du Monde, qui appuie l’entreprise sociale Nafa Naana au Burkina Faso, et la PME Lagazel, mènent une campagne de crowdfunding. L’objectif ? Accompagner 100 micro-entrepreneurs dans le développement d’une activité de revente de lampes solaires, dans leur quartier ou leur village.
« Non seulement nous permettons à des élèves et leurs familles d’accéder à l’éclairage, mais nous créons également des emplois dans la distribution et la fabrication des lampes solaires », explique Arnaud Chabanne, fondateur de Lagazel. Les lampes solaires sont en effet fabriquées au Burkina Faso, par une quinzaine de techniciens formés par l’entreprise Lagazel.
Pour mener à bien ce projet et illuminer des milliers de familles africaines, un appel à don est lancé par Entrepreneurs du Monde sur sa plateforme de crowdfunding KUNVI