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Les journalistes à l’école de la météorologie

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Photo de famille à l'ouverture de la formation présidée par le représentant du ministre des Transports Jean Paul Bazié (au milieu et au premier rang)

Le ministère des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a tenu à l’endroit des journalistes un atelier de formation du 23 au 24 Octobre 2017. La formation qui s’est déroulé à Ouagadougou, a porté sur le traitement et la diffusion de l’information météorologique. A cette occasion, l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) a été également présentée. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par Jean Paul Bazié, directeur du cabinet du ministère des transports, représentant le ministre.

Photo de famille à l’ouverture de la formation présidée par le représentant du ministre des Transports Jean Paul Bazié (au milieu et au premier rang)

Ils sont une trentaine de journalistes qui ont été outillés à la compréhension des concepts, de la maîtrise des sources de traitement et d’information météorologiques.

Dans son discours d’ouverture, le représentant du ministre des transports, Jean Paul Bazié a expliqué le bien fondé d’une telle initiative. « Le présent atelier vise à renforcer les capacités des acteurs que vous êtes au regard de votre rôle de diffusion de l’information climatique  auprès des producteurs et utilisateurs des différents secteurs socio-économique » dira t-il.

C’est pourquoi une meilleur compréhension des mots, terminologies et concepts météo s’avèrent nécessaire juge t-il. Pour lui cette formation donnera réponse à la question de l’appropriation des informations etproduits météorologiques par les utilisateurs et les décideurs pour les prises de décisions.

Ces 48heures  de travauxont été ponctuées par deux grandes phases. Une, consacrée à la théorie et l’autre à la pratique des acquis de la formation.

Pour la première phase, les journalistes se sont familiarisés aux grands concepts de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM), puis du processus de collecte et traitement des données météorologiques.

Intégrer les informations météo pour « mieux faire les prévisions »

Le directeur général de l’ANAM, Ernest Ouédraogo

Sur cette partie, c’est le directeur général de l’ANAM, Ernest Ouédraogo qui à fait une présentation de sa structure. Il a indiqué que l’ANAM est l’entité responsable de la fourniture des données et produits météorologiques au Burkina Faso. Elle doit faire en sorte « que les populations comprendre les concepts de variation du temps et du climat ». Les  populations doivent intégrer les informations de la météo afin de« mieux faire leur prévision » a t-il conseillé.

Toutefois, il dit reconnaître que les efforts de vulgarisation des informations de l’ANAM restent insuffisants. C’est pourquoi, « nous venons vers vous afin que vous nous aidiez à rendre accessibles nos informations » a-t-il demandé aux journalistes.

Quelques difficultés relevées par les journalistes

Le communicateur Michel Nikiéma, fera savoir que de façon naturelle, le climat à toujours varié. Mais le souci de nos jours, c’est que l’homme y contribue fortement avec ses actions. Il a indiqué qu’on pourrait enregistrer un changement de 2° à 3° Celsius d’ici la fin du siècle. Il a ajouté qu’au niveau de la pluviométrie, il ne devrait pas avoir de grand changement d’ici 30 ans au Burkina Faso.

Sur l’aspect de la pratique, c’est un bulletin météo en guise d’exercice qui a été soumis aux journalistes. La définition des concepts, mots clés  et leur  compréhension feront l’objet de débat.

Ici, les journalistes ont traduit leur difficulté quant à la définition en terme simple de certains concepts météo afin de les rendre accessibles aux lecteurs, auditeurs et téléspectateurs. Malgré ces difficultés, Victor Malick, l’un des communicateurs du jour dira « faites un effort de trouver des termes qui traduise l’information météo telle que donnée par l’ANAM sens trahir le sens du message ».

Joachim Batao

Burkina Demain

 

Les effets durables et profonds de la sécheresse sur la pauvreté

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De nouvelles données mettent en évidence les conséquences cachées du changement climatique et de l’irrégularité des précipitations.

Selon un nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale publié ce 24 octobre à Washington, les épisodes de sécheresse à répétition ont des conséquences extrêmement importantes et souvent invisibles : à l’échelle mondiale, ces phénomènes détruisent les récoltes dans des quantités qui suffiraient à nourrir 81 millions de personnes par jour pendant une année, dévastent des forêts et menacent de condamner des générations d’enfants à la pauvreté.

 Cette publication, intitulée Vers des eaux inconnues -La nouvelle économie de l’eau :pénuries et variabilité, présente des données inédites sur les conséquences que peuvent avoir des précipitations de plus en plus irrégulières sur les exploitations agricoles, les entreprises et les ménages. Et de montrer que si les inondations et les ondes de tempêtes constituent de graves menaces, les sécheresses engendrent une « misère au ralenti », avec des effets plus profonds et plus durables qu’on ne le pensait auparavant.

 

« Cette étude prouve qu’il est de plus en plus important que nous valorisions l’eau à la hauteur de ce qu’elle représente, à savoir une ressource précieuse, qu’il ne faut ni gaspiller ni polluer, explique Guangzhe Chen, directeur principal du pôle mondial d’expertise en Eau de la Banque mondiale. Nous devons mieux comprendre les conséquences des pénuries d’eau, sachant que celles-ci s’intensifieront sous l’effet de l’expansion démographique et de l’évolution du climat. »

Le rapport met en évidence les effets en cascade, et jusqu’ici peu documentés, de la sécheresse.

Premièrement, au niveau des familles, celle-ci a des conséquences qui se ressentiront sur plusieurs générations. Dans les régions rurales d’Afrique, le rapport constate que les femmes nées durant des périodes de grave sécheresse en portent des séquelles toute leur vie, parce que, enfant, elles ont souffert de malnutrition et d’autres problèmes de santé dues aux pertes de récolte découlant du manque de précipitations et que leur développement cognitif et physique en a été affecté. En outre, des données récentes montrent que ces femmes reçoivent également une instruction moins poussée, qu’elles ont, à l’âge adulte, moins de ressources et davantage d’enfants, et qu’elles sont plus exposées aux violences familiales. Les chocs subis par une mère ont souvent des répercussions sur ses enfants, qui risquent davantage de souffrir de malnutrition et d’être en moins bonne santé, ce qui perpétue le cercle vicieux de la pauvreté.

Deuxièmement, les effets secondaires de sécheresses répétées au niveau des exploitations agricoles : lorsque les précipitations sont inférieures à la normale pendant plusieurs années consécutives, non seulement les rendements agricoles s’en ressentent, mais les agriculteurs sont contraints d’aller empiéter sur les surfaces forestières voisines. Étant donné que les forêts servent à stabiliser le climat et à réguler les réserves d’eau, le déboisement réduit la quantité d’eau disponible et exacerbe le changement climatique.

Enfin, pour une entreprise, les coûts économiques imputables à la sécheresse sont quatre fois supérieurs à ceux entraînés par les inondations. Si cette entreprise est située en zone urbaine, une seule coupure d’eau peut amputer son chiffre d’affaires de plus de 8 %, et de 35 % si elle relève du secteur informel, comme c’est fréquemment le cas dans le monde en développement. Les moyens de subsistance de la population s’en trouvent alors anéantis et la croissance économique urbaine stagne.

Un grand nombre des régions les plus touchées par la sécheresse subissent déjà de graves déficits alimentaires et sont considérées comme fragiles. Il est donc urgent de trouver des solutions et de les mettre en œuvre.

« Si nous ne prenons pas au sérieux l’aggravation des déficits hydriques ainsi que la fréquence et l’intensité accrues des tempêtes imputables au changement climatique, de nouvelles régions seront touchées par les pénuries d’eau, ce qui pourrait accroître les violences, les souffrances et les migrations ,alerte Richard Damania, auteur du rapport et économiste principal au pôle mondial d’expertise en Eau de la Banque mondiale. Les méthodes actuelles de gestion de l’eau ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Ce changement radical requiert un ensemble de politiques qui tiennent compte des incitations économiques qui participent de la gestion de l’eau à tous les stades, c’est-à-dire de la source au robinet, puis de nouveau à la source. »

                                                      

L’irrégularité des précipitations a donc des conséquences sur les exploitations agricoles, les entreprises et les familles, parfois pendant plusieurs générations. Ce rapport offre des pistes pour relever ces défis, qui appellent des politiques, des innovations et des collaborations nouvelles.

Le rapport recommande de construire de nouvelles infrastructures pour le stockage et la gestion de l’eau, et d’adopter des mesures qui permettent de maîtriser la demande d’eau. Les entreprises de distribution d’eau dans les villes doivent être réglementées de sorte à accroître leurs performances et les investissements dans l’expansion du réseau, tout en garantissant leur rentabilité. Le rapport fait également observer que lorsque les inondations et les sécheresses produisent des chocs économiques, il faut que des filets de sécurité soient en place afin que les ménages pauvres puissent affronter la tempête.

Contacts :

À Washington :Isabel Hagbrink, (202) 441-6250, Ihagbrink@worldbank.org

Service audiovisuel : Huma Imtiaz, (202) 473-2409, himtiaz@worldbankgroup.org

 

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Burkina Faso : Place au forum national sur la sécurité !

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Photo de famille des officiels à l'ouverture de la session

Le Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré (RMCK) a présidé,  ce mardi 24 octobre 2017, la cérémonie d’ouverture officielle du forum national sur la sécurité qui se tient à Ouagadougou jusqu’au 26 octobre sous le thème : « Garantir la paix et la sécurité pour un développement durable du Burkina Faso : La nécessité d’une réforme du secteur de sécurité ». L’évènement a connu la participation d’experts et d’imminentes personnalités venus des quatre coins du monde.

C’est le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, qui a présidé l’ouverture du forum

A l’entame de ses propos, Roch Marc Christian Kaboré a d’abord salué « la mémoire de toutes les victimes du terrorisme, du grand banditisme, et de la délinquance transfrontalière dans notre pays, au Sahel et dans le monde ».

Il a ensuite poursuivi son allocution en se réjouissant de la tenue de ce présent forum national sur la sécurité dont il ambitionne d’élaborer « une véritable politique nationale de sécurité pour le Burkina Faso » afin de répondre aux attentes des populations et des institutions en matière de sécurité et de consolider la nécessaire confiance qui doit exister entre le peuple et les forces de défense et de sécurité chargées de sa sécurité.

Par ailleurs, le Président du Faso, a soutenu que «l’insécurité ambiante et le terrorisme sont des obstacles majeurs à surmonter » au moment où nos populations et notre pays ont plus que jamais besoin de la paix pour promouvoir le développement économique et social harmonieux de la nation. C’est la raison pour laquelle, il nous faut « faire du secteur de la sécurité un vecteur du renouveau démocratique afin de renforcer les institutions de la République dans le respect de la constitution et des lois et règlements en vigueur ».

Etat des lieux du secteur sécuritaire

D’autre part, Roch Marc Kaboré a poursuivi ses propos en stipulant que finaliser l’état des lieux du secteur sécuritaire au cours de ce forum permettra d’obtenir « une vue adéquate et réaliste des risques et des menaces pour les populations, les institutions de sécurité et la sécurité nationale ainsi que leurs perceptions et leurs attentes ». Au total, cela permettra non seulement « d’instaurer un système efficace et responsable pour l’Etat et les citoyens, sans discrimination et dans le plein respect des droits de l’homme, mais également de consolider le caractère républicain et professionnel des forces de défense et de sécurité, en vue d’une meilleure contribution à la paix, à la sécurité et au développement durable.

Le chef de l’Etat a enfin laissé entendre que cette vision politique nationale est un processus engagé, qui reste inclusif, participatif et ouvert à toutes les couches de la société. C’est pourquoi, conscient des moyens limités de son pays, il a sollicité les acteurs nationaux du secteur afin qu’ils mutualisent « leur stratégie et optimiser leur action grâce à une coordination, une synergie des efforts et une répartition effective des rôles, compétences et missions », en vue d’une meilleure défense des intérêts supérieurs de la nation.

Simon Compaoré dans la droite ligne du chef de l’Etat

Le ministre de la sécurité Simon Compaoré

Le ministre de la sécurité et président du comité national d’organisation, Simon Compaoré a pour sa part salué cette vision du chef de l’Etat qui est de tenir un tel évènement, premier du genre au Burkina Faso. Selon lui, aujourd’hui, 24 octobre 2017 marque une date importante dans la lutte contre l’insécurité dans notre pays. Et cette mobilisation des différents participants témoigne de leur engagement sur la question de la sécurité.

En effet, Simon Compaoré a expliqué que la sécurité est une condition essentielle pour l’exercice des libertés individuelle et collective. C’est pour cela qu’elle est au centre des préoccupations des gouvernants et des citoyens. Elle est d’autant plus préoccupante que notre pays est confronté à de nombreux défis sécuritaires liés au contexte sous régional marqué par la monté du terrorisme et de l’extrémisme violent, l’incivisme, l’intolérance, la recrudescence des attaques à main armée et de la criminalité urbaine. Ces différents fléaux génèrent un sentiment général d’inquiétude au sein des populations. C’est ainsi qu’au regard de cette situation, il est important que chaque acteur à quelque niveau qu’il soit, puisse apporter sa contribution dans cette « guerre asymétrique engagée par des hommes sans foi ni loi ». Car, de l’avis du ministre, la victoire sur l’insécurité ne peut s’obtenir que par une approche intégrée et inclusive.

Un diagnostic complet de la situation

Photo de famille des officiels à l’ouverture de la session

Pour rappel, le forum national sur la sécurité se déroule du 24 au 26 octobre 2017 à Ouagadougou. Trois (03) jours durant, les experts en matière de sécurité et les participants vont faire un diagnostic complet de la situation sécuritaire dans notre pays en vue de déterminer les axes stratégiques pour l’élaboration d’une politique nationale de sécurité autour de trois axes majeurs que sont : l’identification des défis, menaces et besoins de sécurité ; l’état des lieux de la mise en œuvre des politiques de sécurité ; et enfin, les perspectives et recommandations.

Ainsi, pour mener à bien le forum, des rencontres préparatoires pour le pré-forum et des fora régionaux ont été organisés respectivement les 09 et 10 et les 17 et 19 octobre 2017. Ces rencontres vont permettre de nourrir la décision politique, d’enrichir le débat et enfin, faire progresser nos instruments de sécurité collective, foi de Simon Compaoré.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Au présidium à l’ouverture du forum national sur la sécurité

Boucle du Mouhoun : Bientôt un autre projet qui va favoriser l’émergence énergétique de la région

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Le coordonnateur Honoré Bonkoungou au cours de sa présentation du projet COWATER

Dans le cadre de la centrale solaire de Zina dont les travaux ont été lancés en août 2016, un autre projet canadien  d’un coût global de 18 millions est en train de se mettre en place et va démarrer sur le terrain en janvier 2018. «Le projet vient comme pour impacter les villages riverains de la centrale solaire dont la production de 20 MWc sera injectée dans le réseau interconnecté de la SONABEL», a confié le chef de mission adjoint du projet Honoré Bonkoungou, le 19 octobre dernier à Dédougou, lors de l’atelier-bilan des OSC de la région en matière de plaidoyer pour l’accès des populations aux énergies renouvelables.

Le le chef de mission adjoint Honoré Bonkoungou au cours de sa présentation du projet COWATER Sogema

Après Lagazelle qui produit déjà dans la région des lampes solaires certifiées Lighting Africa qui se vend aussi bien au Burkina Faso que dans la sous-région, la Boucle du Mouhoun va bénéficier des Canadiens, dans le cadre de la  construction de la centrale solaire de 20 MWc de Zina, d’un autre projet, ‘’Cowater Sogema’’, d’un coût global de 18 millions de dollars canadiens.

«A côté de la centrale solaire dont l’énergie sera injectée dans le réseau interconnecté dans la SONABEL, l’objectif, c’est que  l’on puisse tirer des fils pour permettre à quelques villages autour de la centrale de bénéficier de cette électricité. Il y a dix localités qui sont ciblées et vont être connectées au réseau de la SONABEL. Il y a également des systèmes autonomes avec du solaire qui vont permettre d’alimenter des centres de santé. Nous ciblons au minimum 30 centres de santé où seront  installés  des panneaux solaires avec des équipements adéquats, notamment pour le  froid», a indiqué le chef de mission adjoint du projet, Honoré Bonkoungou.

«Nous comptons contribuer au développement économique local. Nous penons construire de petites centrales  dans des pôles de développement, dans des localités phares à partir  desquelles on peut développer des petites unités de transformation », a-t-il ajouté.

Le projet a déjà commencé avec le processus de recrutement et de planification pleinement engagé. La phase terrain proprement dite du projet à Dédougou débutera en janvier 2018.

«S’insérer dans la dynamique qui existe »

Le chef de mission adjoint  Bonkoungou a levé le coin de voile sur le projet au cours de  l’atelier-bilan des OSC de la région de la Boucle du Mouhoun en matière de plaidoyer pour l’accès des populations aux énergies renouvelables. L’atelier a eu lieu le 19 octobre 2017 à Dédougou.

Ce fut l’occasion pour lui de saluer les différentes initiatives en cours dans la région en vue de permettre un meilleur accès des populations aux services énergétiques propres.

«La présence de la gazelle a permis à la région d’être à un certain niveau de compréhension par rapport aux énergies renouvelles. Nous allons nous intégrer à la dynamique qui existe. Je me réjouis déjà de voir qu’il y a une organisation des acteurs de la société civile autour des énergies renouvelables. Nous allons vraiment nous y insérés pour poursuivre cette initiative pour  qu’ensemble nous puissions vraiment permettre aux populations d’avoir ces solutions qui nous sauvent tous. Ce sont des solutions qui sont les moins chères aujourd’hui, ce sont des solutions qui sont moins polluantes, ce sont des solutions qui contribuent à atténuer les effets des changements climatiques. Nous sommes tous condamnés à aller dans ce sens, si nous voulons en tout cas vivre assez longtemps et dans  de meilleures conditions ? », s’est-il félicité.

En effet, les activités du projet incluent  également la promotion de lampes solaires en zone rurale (pico-PV),  l’appui à des entrepreneurs/groupements dans le cadre d’activités génératrices de revenus ; la formation et sensibilisation sur les énergies renouvelables et le renforcement de la gouvernance.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Décès de Emmanuel Badiel : le programme des obsèques

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La grande famille Badiel à Didyr, Ouagadougou, Cologne, Dakar, Paris et Honolulu, et familles alliées pleurent la disparition à l’âge de 83 ans de Emmanuel Badiel. Décès survenu le 21 octobre 2017 à Ouagadougou. Ci-joint le programme des obsèques.

La grande famille BADIEL à Didyr, Ouagadougou, Cologne, Dakar, Paris et Honolulu,

Messieurs Honorat, Armand, Auguste BADIEL, leurs frères et sœurs,

Les familles alliées : BASSANE, BAYALA, BAKOUAN, BAKO, BAWAR, BAZIE, BATIONO, KABORE, BILA et SMITT,

ont la profonde douleur de vous faire part du décès de leur Père, grand-père et beau-père Emmanuel BADIEL, survenu le 21 octobre 2017 à Ouagadougou.

Elles vous informent que les obsèques se dérouleront selon le programme suivant :

Vendredi 27 octobre 2017 :

-12 h : Levée du corps à la morgue de l’hôpital de district de Bogodogo (ex secteur 30) ;

-13 h : Messe – absoute à l’église Jean 23, suivie du transfert de la dépouille à Didyr, province du Sanguié

NB : Trajet : Ouagadougou – Sabou – Koudougou – Réo – Didyr

Samedi 28 octobre 2017

-08 h – 10 h 30 : Recueillement – Hommages ;

-11 h : Inhumation

Côte d’Ivoire : le retour du fils prodige Soro va-t-il apaiser les tensions ?

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Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale ivoirien, est de retour en Côte d'Ivoire, après 2 mois d'absence

Après deux mois d’absence du pays, le président de l’Assemblée nationale ivoirien, Guillaume Soro a regagné Abidjan ce dimanche 22 octobre 2017. Un retour qui intervient au moment il est évoqué dans certains milieux la nomination de M. Soro comme vice-président  du parti au pouvoir, le Rassemblement des Républicains (RDR). Cela après une perceptible longue période de tensions entre le camp Soro  et  la ‘’garde rapprochée’’ du  président Alassane  Ouattara. Des tensions qui ont culminé avec l’arrestation pour cache d’armes, du directeur du protocole de Guillaume Soro, en l’occurrence Koné Souleymane dit Soûl To Soûl.

Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale ivoirienne, est de retour en Côte d’Ivoire, après 2 mois d’absence

Que va-t-il se passer maintenant ? C’est la question que beaucoup se posent en Côte d’Ivoire ou ailleurs avec le retour au bercail dimanche de Guillaume Soro (45 ans), après deux mois d’absence. Ce n’est un secret pour personne, les relations entre le fils prodige (actuel président de l’Assemblée nationale et ancien Premier ministre) et le père politique et président de la République, Alassane Ouattara, se sont sérieusement dégradées au cours de cette absence, avec en toile de fond la question de la succession du chef de l’Etat.  Guillaume Soro  étant absent du pays, c’est son directeur de protocole en l’occurrence Koné Souleymane dit Soûl To Soûl qui a dû payer pour cette montée des tensions, lui qui a été arrêté entre-temps pour avoir caché des armes chez lui.

Le temps de la réconciliation avec Ouattara ?

Au cours de ces deux mois de tensions, l’un et l’autre  protagoniste aura montré de quoi il était capable pour déstabiliser. Ainsi, mutineries à répétition, découverte des armes chez Soûl To Soûl puis sa mise aux arrêts, résurgence de la question de la CPI pour les pro-Ouattara ou allégations de l’implication de la Côte d’Ivoire dans le putsch de septembre 2015 au Burkina Faso sont loin d’être fortuites.

Après avoir montré de quoi ils étaient capables, le temps de la réconciliation semble avoir sonné pour eux. Et comme il n’a cessé de le faire depuis le début, Guillaume Soro a encore appelé au dialogue et à l’apaisement, promettant de se rendre dans les prochains jours en toute humilité chez le président Ouattara, assurant malgré tout qu’il entretenait toujours de bonnes relations avec lui.

Dans l’entourage du président Ouattara, le temps semble également à la réconciliation ou du moins à l’apaisement. Et si Guillaume Soro a pris le risque de rentrer, c’est qu’il a reçu des gages du côté du pouvoir où il est même évoqué dans certains milieux, la nomination de Soro comme vice-président du parti au pouvoir, le Rassemblement des Républicains (RDR). Guillaume Soro le reconnaît-il à sa façon lorsqu’il déclare : «Je suis revenu pour prendre toute ma place dans le jeu politique, pour contribuer du mieux que je peux à l’apaisement, contribuer à travailler à la réconciliation et à la paix civile» ?

Wait and see, comme disent les Anglais.

Christian Tas

Burkina Demain

Zimbabwe : Robert Mugabe ne sera plus ambassadeur de l’OMS mais il est bien vivant !

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Contrairement aux prédictions du pasteur Patrick Mugadza le donnant pour mort à la date du 17 octobre 2017, Robert Mugabe est bien vivant

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, a fait machine arrière ce dimanche, suite des pressions occidentales, sur la  nomination de Robert Mugabe, comme ambassadeur de bonne volonté dans la lutte contre les maladies non transmissibles (attaques cardiaques, asthme)). Un revirement qui a réjoui chez les détracteurs de Mugabe. Mais, pour le président zimbabwéen, c’est le moindre mal, lui dont la mort devrait intervenir, selon les prédictions du pasteur Patrick Mugadza, le 17 octobre 2017.

Contrairement aux prédictions du pasteur Patrick Mugadza le donnant pour mort à la date du 17 octobre 2017, Robert Mugabe est bien vivant

Si la prophétie du sulfureux pasteur Patrick Mugadza s’était réalisée, l’on serait ce mardi au 7e jour du décès du président Zimbabwéen Robert Mugabe (93 ans). Mais, heureusement pour Mugabe, rien de tout cela n’est arrivé. Sentant la fin de son mensonge, le pasteur  Mugadza a indiqué à l’approche du 17 octobre que Dieu avait changé d’avis à propos de la mort de Robert Mugabe, sans prendre le risque d’avancer une autre date. Après avoir été arrêté en janvier 2017 pour cette prophétie, Mugadza pouvait-il se le permettre encore ?

En tous les cas, Robert Mugabe est bien vivant. Et le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, a eu l’opportunité ces derniers jours, de le solliciter pour qu’il devienne  ambassadeur de bonne volonté de l’organisation dans la lutte contre les maladies non transmissibles (attaques cardiaques, asthme).

Mais, là aussi les choses ne fonctionnent pas comme prévues. En effet, suite à des pressions occidentales le DG de l’OMS est revenu sur sa décision de nommer le président zimbabwéen au prestigieux poste d’ambassadeur de bonne volonté de l’organisation dans la lutte contre les maladies non transmissibles. Mais, assurément, l’essentiel pour Mugabe, c’est d’être toujours vivant, ce qui lui permet toujours d’être président du Zimbabwe.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Initiative Energie durable pour tous : les OSC de la Boucle du Mouhoun font le point de leurs actions de plaidoyer

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A l'ouverture de la session bilan ce 19 octobre 2017 à Dédougou

Les organisations de la société civile de la région de la Boucle du Mouhoun  engagées dans l’initiative « Projet énergie durable pour tous » (OSC/SE4ALL) était réunies ce 19 octobre 2017 à Dédougou pour faire le bilan de leurs activités de plaidoyer menées sous la houlette de leur chef de file, OCADES Dédougou, avec l’accompagnement technique et financier de l’Organisation néerlandaise de développement (SNV).  C’est Yala Daourou,  conseiller technique du gouverneur de la région qui a présidé la cérémonie d’ouverture et Edouard Zerbo, maire de Tougan, celle de la clôture des travaux.

Le conseiller technique du gouverneur Yala Daourou a présidé l’ouverture de l’atelier-bilan

Présidant ce jeudi 19 octobre la cérémonie d’ouverture de l’atelier-bilan des actions des organisations de la société civile en matière de plaidoyer pour l’accès des populations aux énergies renouvelables ; le conseiller technique du gouverneur de la région de la Boucle du Mouhoun Daourou Yala a d’abord soutenu que l’accès de tous à une énergie propre et durable est l’un des objectifs phares des ODD (Objectif de développement durable) et c’est aussi l’objectif, a-t-il ajouté, des gouvernants.

pendant la visite des stands d’exposition

C’est pourquoi, il a invité les autorités régionales, communales et l’ensemble des acteurs à œuvrer pour que cet objectif soit pleinement atteint dans la région. Avant de terminer, le représentant du gouverneur a tenu à remercier et à féliciter les organisateurs de l’atelier et à renouveler tout le soutien du gouvernement à cette initiative.

Pour que l’initiative devienne davantage une réalité d’ici 2030

l’Abbé Jean Paulin Ki, secrétaire exécutif de l’OCADES-Dédougou, chef de file des « OSC-SE4ALL » de la Boucle du Mouhoun, souhaitant la bienvenue aux participants

Pour l’Abbé Jean Paulin Ki, secrétaire exécutif de l’OCADES-Dédougou, chef de file des « OSC-SE4ALL » de la Boucle du Mouhoun, c’est grâce d’une part à la SNV et d’autre part surtout, aux autorités régionales, communales et aux OSC intervenant dans le secteur de l’énergie que l’initiative « Energie durable pour tous » lancée en 2011 par le secrétaire général de l’ONU, est en train de devenir une réalité au Burkina Faso et particulièrement dans la Boucle du Mouhoun.

Et cette initiative sera davantage une réalité d’ici 2030 avec l’engagement du secteur privé, du ministère de l’énergie et aussi avec l’action conjointe de tous les acteurs. Donc, il a tenu à remercier le partenaire technique et financier qu’est la SNV pour « l’exécution du projet».

L’absence du ministère de l’énergie au niveau déconcentré

Martin Van Dam, représentant de la SNV, a salué la présence des autorités régionales et communales

Martin Van Dam, représentant de la SNV, a pour sa part salué la présence des autorités régionales et communales à cet évènement, car cela montre l’intérêt qu’elles accordent à la question des énergies renouvelables. Il a également salué la mobilisation des OSC autour de cette problématique. Mais toutefois, il a déploré l’absence de représentations du ministère en charge de l’énergie aux niveaux déconcentrés.

Plusieurs activités ont été menées lors de cet atelier-bilan. Il s’agit entre autres de la présentation par le ministère de l’énergie du plan d’action SE4ALL pour le Burkina Faso et la politique sectorielle de l’énergie ; de la présentation de l’état d’exécution des activités des OSC ; des échanges entre les OSC et les élus locaux sur la prise en compte de l’énergie renouvelable dans leurs différents plans communaux de développement (PCD), etc.

Germaine Lingani/Ki du ministère de l’énergie répondant à des préoccupations

Ainsi, selon Germaine Lingani/Ki, une place importante est accordée aux énergies renouvelables dans la politique sectorielle de l’énergie, notamment dans le programme gouvernemental SE4ALL. Ainsi, sur les 1732 milliards de francs cfa prévus, 837 milliards seront consacrés aux énergies renouvelables soit environ 48% des investissements. Elle a également souligné que la place qu’occupent le privé et les OSC est aussi grande.  Car, ils auront à jouer pleinement leur rôle dans l’information et la défense des droits des consommateurs, d’aider l’Etat à mobiliser les financements et de s’investir dans la planification, etc.

Félicité Ilboudo de l’OCADES-Dédougou lors de son exposé

Quant à l’exécution des activités dans la Boucle du Mouhoun, Félicité Ilboudo de l’OCADES-Dédougou a laissé entendre qu’elles étaient essentiellement des rencontres de concertation avec les acteurs ; des séances de sensibilisation et de plaidoyer au sein des communes et du conseil régional.Elle a poursuivi en précisant qu’à ce jour, sept (07) communes ont abrité ces différentes activités. Ce sont donc, les communes de Toma, de Boromo, de Bondoukuy, de Nouna, de Solenzo, de Kiembara et de Dédougou. Elle a souligné cependant que toutes les communes n’ont pas encore été visitées pour des raisons de calendrier et surtout de budget.

La dernière étape de l’atelier a été consacrée aux échanges entre les élus locaux et les OSC de la région œuvrant dans le domaine des énergies renouvelables. De ces discussions, il ressort que toutes les autorités locales sont pleinement engagées dans l’atteinte des objectifs du projet SE4ALL. Cependant, tous sont unanime sur la question du financement mais aussi, plaident pour le renforcement des activités de plaidoyer et de sensibilisations des populations de leurs localités respectives afin qu’elles s’imprègnent du bien-fondé de l’usage des énergies renouvelable dans leurs différentes activités quotidiennes.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Crise de l’UPC/RD : Les éclairages du député- maire de Houndé Boureima Gnoumou à sa base

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Le député Dissan Boureima Gnoumou (micro et en bonnet noir) lors de son explication de la situation à sa base de Houndé

Dissan Boureima Gnoumou, député-maire de Houndé, fait partie des membres fondateurs du groupe parlementaire controversé UPC/RD. Il a animé le 17 octobre 2017 une conférence de presse pour donner des éclairages sur la situation relative à la crise consécutive à la création du groupe Union pour le progrès et le changement/Renouveau démocratique.

Le député Dissan Boureima Gnoumou (micro et en bonnet noir) lors de son explication de la situation à sa base de Houndé

«La décision de création de l’UPC/RD a été mûrement réfléchie. Elle ne contredit ni les textes de l’Assemblée nationale ni les pratiques de l’UPC. Moi-même qui vous parle et bien d’autres collègues de l’UPC faisaient partie d’autres groupes parlementaires sur demande de l’UPC. Aujourd’hui, que la direction de l’UPC crie au scandale avec la création de l’UPC/RD est une hypocrisie que toute personne peut vérifier à travers les groupes parlementaires actuels de l’assemblée nationale», a déclaré le député Dissan Boureima Gnoumou.

Ce n’est pas la seule raison du journal ‘‘Courrier Confidentiel ’’ n° 139 du 10 septembre 2017 qui dans un article avait fait état d’un complot  interne contre l’UPC, mais peut être l’élément déclencheur, sinon l’UPC a vécu beaucoup de moments difficiles qui ont fait partir beaucoup de ses membres comme Bruno Kafando et plein d’autres, le parti est infecté par des gens mal intentionnés qui ont des visions très courtes, et ne laissent pas les autres qui veulent travailler de le faire, selon le député Gnoumou.

Le Jeune député du Tuy trouve que la crise peut finir si la direction du parti  réalise qu’il est temps et nécessaire de renouveler le bureaucomme tous les autres partis, car on ne doit pas se limiter  avec les députés qui ne veulent pas travailler, qui passent leur temps sur Facebook et font des photos d’actualité des show-Biz. On est là pour travailler et conquérir le pouvoir et rendre heureux la population, poursuit-il.

Sur la question des 50 millions

Sur la question des 50 millions, le député Gnoumou estime que si la valeur d’un homme c’est 50 millions,  c’est grave car, il suffit d’une consultation  et cet argent est fini. Il se demande toujours comment l’homme peut se vendre à un tel prix, il dit ne pas avoir  besoin de vendre la conscience d’une population pour cette somme, la valeur de ses camarades et lui n’est pas comparable à 50 millions. Et d’assurer qu’ils ont connu l’UPC avec des valeurs et que c’est pour cela qu’ils suivent ce parti.

Le député du GP/UPC/RD a tenu à préciser et à insister que ses camarades et lui resteront et demeureront UPC pour nettoyer les gens qui ont une vision courte, qui entourent le président Zéphirin Diabré, et pour défendre les idéologies de l’UPC.

Pour lui, ses propositions n’ont toujours pas été prises en compte, peut-être que les gens pensent qu’il est jeune et ses relations sont limitées en politique. En son temps, il  a proposé au bureau à travers l’honorable Amadou Sanou de rencontrer les députés cités par le journal pour résoudre le problème à l’interne mais il n’a pas été écouté. Aujourd’hui,  il demande encore que le président convoque un congrèset qu’il renouvelle les structures du parti. S’il le fait, la crise finira, assure-t-il .A l’entendre, le président Zéphirin Diabré  était informé officieusement de tout ce qui se passait dans cette crise de l’UPC.

Une assemblée générale avec toutes les structures

En rappel, avant la conférence de presse, le bureau provincial a tenu une assemblée générale avec toutes les structures et tous les élus du parti de la province du Tuy et tous à l’unanimité, les militants ont réaffirmé leur soutien à leur élu national, lui assurant  qu’il peut poursuivre son chemin au sein de l’UPC. Mais, il faut souligner que le suppléant était absent pour des contraintes administratives.

Le groupe des 13 députés demandent à la direction du parti d’arrêter de mobiliser la population du Kadiogo pour visiter leurs domiciles car aucune intimidation, aucune menace, aucune visite à domicile ne les fera céder ni reculer tant qu’ils ne nettoient pas tous les microbes qui bandent la vision du président de UPC car dans un cadre sécurisé ils pourront discuter, poser les problèmes réels de UPC, les épuiser ensemble et convoqueront le congrès et renouvelleront le bureau et ils verront tous l’UPC que tout le monde a connu avant.

Gafoura Guiro/Houndé

Burkina Demain

Initiative Energie durable pour tous : L’heure du bilan pour les OSC des Cascades

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A l'ouverture de la rencontre bilan de l'initiative SE4ALL dans les Cascades

Les organisations de la société civile de la région des Cascades  engagées dans l’initiative « Projet énergie durable pour tous » (OSC/SE4ALL) était réunies ce 17 octobre 2017 à Banfora pour faire le bilan de leurs activités de plaidoyer menées sous la houlette de leur chef de file, l’association AGEREF/CL, avec l’accompagnement technique et financier de l’Organisation néerlandaise de développement (SNV).  C’est le nouveau gouverneur des Cascades, Kouara Joséphine Apiou/Kaboré, qui a présidé les cérémonies d’ouverture et de clôture des travaux.

A l’ouverture de la rencontre bilan de l’initiative SE4ALL dans les Cascades

Constituées en coalition régionale d’OSC avec pour chef de file, l’Association de gestion des ressources naturelles et de la faune/ Comoé et Léraba (AGEREF/CL), elles sont huit OSC à avoir mené durant dix mois des actions de plaidoyer sur le projet « énergie durable pour tous », pour la région des Cascades.

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Le gouverneur de la région, Kouara Joséphine Apiou/Kaboré, a salué le travail abattu par les OSC

A l’ouverture ce 17 octobre 2017 à Banfora de l’atelier-bilan, le gouverneur de la région, Kouara Joséphine Apiou/Kaboré, a salué le travail fait par l’association et les autres osc partenaires. « L’AGEREF a fait un bon travail sur le terrain » dira-t-elle. Puis d’ajouter « avec le solaire on peut tout faire, et je suis contente car nos zones reculées pourront bénéficier des énergies renouvelables grâce au solaire ». Elle a terminé ses propos en rassurant l’association de sa disponibilité et de son engagement à les accompagner pour le bonheur des populations de la région.

Bilan jugé satisfaisant

Visite des stands d’exposition

C’est par la voix de Tou, le point focal de l’association que le bilan a été présenté aux participants. Il a passé en revue l’ensemble des activités menées pendant ces dix mois. « Nous pensons que notre bilan est satisfaisant au regard des acquis engrangés » a-t-il affirmé à l’issue de son exposé. Pour en justifier, il a cité plusieurs acquis.

On peut noter entre autres : les actions de plaidoyer sur le projet SE4ALL et de la nécessité de la prise en compte de la question des énergies durables dans les plans communaux de développement (PCD) dans quatre communes de la région, y compris le conseil régional. La campagne de sensibilisation au profit de 129 conseillers municipaux et 30 conseillers régionaux. La table ronde des acteurs des énergies durables et la formation des hommes de média sur le sujet des énergies renouvelables (ER) et de l’utilité des foyers améliorés etc.

Au cours de cette journée, une exposition de produits solaires pour éclairage et cuisson  certifiés Lighting Africa a été présentée par les entreprises GIZ/FAFASO, Litle Sun. Quant à l’entreprise Fullwell Mill, elle a présenté une nouvelle gamme de technologies de production et de séchage à base de solaire pour les PME.

«une reconnaissance des efforts et du travail des OSC»

A cette rencontre de capitalisation des résultats du projet OSC/SE4ALL, des élus locaux n’ont pas marchandé leur participation et leur engagement sur le sujet des ER. De quoi réjouir le coordonnateur du secteur des énergies renouvelables de  la SNV, Martin Van Dam qui y trouve « une reconnaissance des efforts et du travail qui est fait par les OSC sur le terrain ». Pour lui, la question de l’accès à l’énergie est un défi commun et doit être porté par tous » et cela implique une démarche participative pense-t-il.

Selon Martin, l’accès à l’énergie dans les communes et villages passe par la relecture des textes, puis la prise en compte de la question des énergies renouvelables dans les plans et programmes communaux de développement.

L’engagement des élus locaux

Des maires ou représentants de maires ont participé à l’atelier

Brahima Koné, maire de la commune de Bérégadougou a affirmé que si «  les OSC et les maires se donnent la main, je suis convaincu que les choses vont s’améliorer et contribuer à la lutte contre la pauvreté ». Il a partagé les idées de son programme d’électrification via les énergies solaires de sa commune. Il a aussi fait savoir que sa commune dispose de projets d’électrification déjà élaborés et a appelé au soutien pour le financement.

Séance tenante, des maires et certains représentants de maires ont réaffirmé leur engagement à accompagner l’association dans le processus de plaidoyer pour l’accès à l’énergie des communes. Toutefois Des personnes ont estimé qu’il serait mieux de donner une valeur juridique a ces engagements par un document écrit afin qu’il survive même après ceux qui l’ont écrit. Sur le champ, les élus communaux présents ont pris la résolution d’aller dans ce sens.

Des perspectives en vue

Mamadou Karama, secrétaire exécutif de l’AGEREFet Martin Van Dam, coordonnateur du secteur des énergies renouvelables à la SNV ont abordé les perspectives

Pour le secrétaire exécutif de l’AGEREF, Mamadou Karama, ce qui est important, ce sont les perspectives. Pour cela il a indiqué que « deux activités qui nous tiennent à cœur et d’ici la fin du mois de novembre, nous allons les mener ». Il s’agit en premier de la communication de plaidoyer au niveau du cadre de concertation régional et provincial.

C’est une instance qui réunit tous les services déconcentrés au niveau régional et provincial présidée par le gouverneur. Ainsi, le cadre se présente comme une tribune en or pour « rencontrer ceux qui assurent l’appui conseil quotidien au niveau des collectivités régionales » pour un plaidoyer sur les documents de planification au niveau régional et provincial, a-t-il laissé entendre.

En deuxième lieu, il s’agit de la survie de l’association. Pour lui, il faut pérenniser l’action de l’association au-delà de l’initiative SE4ALL par une formalisation des différentes OSC qui ont pris part au projet.

Joachim Batao

Burkina Demain