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Mort de Kadhafi : La réhabilitation du Guide libyen aura-t-elle lieu ?

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Le guide libyen Mouammar Kadhafi, a été pour beaucoup dans la réalisation de projets panafricains dont la création de l'Union africaine

Après Sankara le 15 octobre dernier, les panafricanistes s’apprêtent à rendre hommage à un autre leader politique disparu, en l’occurrence le guide libyen Mouammar Kadhafi, abattu à bout portant le 20 octobre 2011 dans les environs de Syrte, sa ville natale.

Le guide libyen Mouammar Kadhafi, a été pour beaucoup dans la réalisation de projets panafricains dont la création de l’Union africaine

Pour les Kadhafistes, la commémoration ce vendredi 20 octobre du 6e anniversaire de  la disparition de leur champion Mouammar Kadhafi s’annonce sous de bons auspices avec la plainte formulée devant la Cour pénale internationale contre l’ex-président français Nicolas Sarkozy, qui aurait joué un rôle dans la mort de Kadhafi.

Cette plainte contre le président Sarkozy est l’œuvre du Front international des sociétés civilespanafricaines (FISPA) parrainé par le reggae man ivoirien Tiken Jah Facoly. Ces organisations tentent ainsi de réhabiliter le Guide libyen, qui, faut-il le rappeler, a été pour beaucoup dans la réalisation de plusieurs projets panafricains, à commencer par l’Union africaine. Pour leurs responsables, tuer un tel homme qui portait les espoirs de tout un continent, notamment de sa jeunesse, ne peut pas rester longtemps impuni. D’où cette plainte devant la CPI, accusée ces dernières années par les chefs d’Etat africains d’être partiale et de ne juger que des dirigeants africains, à l’image des ex-présidents Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire et Charles Taylor du Libéria. Sur la sellette depuis quelque temps avec les accusations de corruption qui pèsent sur son ex-procureur Ocampo, la Cour pénale elle-même a plus que jamais besoin de prouver sa neutralité vis-à-vis des Africains. Et une bonne conduite du dossier Kadhafi pourrait être un excellent moyen pour elle.

En 2011, en plein printemps arabe, Kadhafi est confronté à une rébellion sans précédent soutenu par les leaders occidentaux de l’époque dont Nicolas Sarkozy. Face à la puissance de feu, notamment aérien, les forces loyalistes battent rapidement en retraite et le guide libyen a été obligé à un moment donné de se retrancher dans sa ville natale de Syrte.

C’est dans ces circonstances que le cortège du colonel Kadhafi  est pris en chasse un certain 20 octobre 2011 dans les environs de Syrte par un avion de la coalition occidentale. Le cortège est rapidement mis en déroute et le guide libyen qui s’était mis à l’abri dans un coin, est par la suite découvert et finalement abattu à bout portant. Jusque-là les circonstances de sa mort ne sont pas encore élucidées. D’où tout l’intérêt de la présente initiative  du Front international des sociétés civiles panafricaines de porter plainte à la CPI.

Joachim Batao

Burkina Demain

Rejet de l’UPC-RD : Soutien ferme et inconditionnel du Bureau politique national à la direction du parti

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Le présidium de la session extraordinaire de l"UPC qui s'est penchée sur la crise née de la création d'un deuxième groupe parlementaire

A l’issue de leur session extraordinaire tenue ce samedi 14 octobre 2017, les membres du Bureau politique national de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) ont rejeté la création de l’UPC-RD et réitéré leur ferme et inconditionnel soutien à la direction du parti. C’est la teneur du présent communiqué.

Le présidium de la session extraordinaire de l »UPC qui s’est penchée sur la crise née de la création d’un deuxième groupe parlementaire

«Le BPN rejette la création d’un deuxième groupe parlementaire et réitère son soutien ferme et inconditionnel à la direction du parti

Les membres du Bureau politique national de l’Union pour le Progrès et le Changement (BPN/UPC) se sont réunis en session extraordinaire le samedi 14 octobre 2017 à Ouagadougou pour échanger sur la situation politique que traverse leur parti. Ils ont reçu, de la direction du parti des informations sur la genèse de la crise, son évolution et les actions menées pour sa résolution.

Le Bureau politique national a:

–              exprimé à l’unanimité sa désapprobation face à l’action des députés frondeurs qui n’ont saisi  ni leur groupe parlementaire ni  le BPN dont ils sont membres en vue d’une discussion interne ;

–              affirmé sa ferme opposition à la création d’un second groupe parlementaire dans le même parti UPC au sein de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso.

Le Bureau politique national a salué la main tendue du président du parti aux députés démissionnaires et les invite à regagner dans les meilleurs délais le seul groupe parlementaire du parti en vue de la poursuite du combat parlementaire pour le mieux-être des populations qui les ont mandatés ;

Le BPN considère que tout refus de réintégrer le groupe parlementaire UPC est un acte de démission de fait du parti et en tirera toutes les conséquences de droit qui en découleront.

L’UPC réaffirme son attachement aux valeurs républicaines  et démocratiques.

Le parti UPC reste et restera un et indivisible, plus grand et plus fort.

Débutée à 9 heures, la session a pris fin à 12 heures 35 minutes.»

Fait à Ouagadougou, le 14 octobre 2017

Pour le BPN

Le Secrétariat national à l’information

et à la Communication

Somalie : le double attentat de Mogadiscio a fait au moins 231 morts et 275 blessés

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Mogadiscio,  la capitale somalienne est coutumière  des actes terroristes. Mais le double attentat dont elle a été l’objet ce samedi 14 octobre 2017, dépasse les bornes, le bilan s’alourdissant au fil des heures pour s’établir provisoirement hier nuit à 231 morts et 275 blessés. Au départ de cette boucherie jamais égalée dans l’histoire du pays, deux camions piégés qui à deux heures d’intervalle ont dévasté 2 quartiers populaires de Mogadiscio : PK5 et Medina.

Ce double attentat est l’un des plus meurtriers que la capitale somalienne a connus

Jusqu’à dimanche nuit, le double attentat n’avait pas encore été revendiqué. Mais, beaucoup de regards sont d’ores et déjà tournés  vers les shebab, mouvement terroriste affilié à Al-Qaeda et qui procède régulièrement à des attentats dans la capitale d’où elle a été chassée. En 2016, plus de 4  280 personnes ont été tuées à Mogadiscio dans des attentats attribués aux shebab.

Burkina Demain

Abidjan : Le crash d’un avion de l’opération Barkhane fait 4 morts et 6 blessés

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L'appareil s'est abîmé en mer, au large d'Abidjan ce samedi matin, faisant 4 morts et 6 blessés

Un aéronef affrété par l’opération française Barkhane s’est abîmé ce samedi matin en mer à l’atterrissage à  l’aéroport international Félix Houphouët Boigny d’Abidjan. Bilan : 4 morts, tous Moldaves et membres de l’équipage de l’appareil et 6 blessés dont 3 militaires français, rapidement évacués au 43e BIMA pour des soins appropriés.

L’appareil s’est abîmé en mer, au large d’Abidjan ce samedi matin, faisant 4 morts et 6 blessés

Les mobiles du crash ne sont pas encore connus. Tout ce que l’on sait, c’est que le drame s’est produit dans un environnement météorologique défavorable à l’atterrissage de l’appareil.  Une enquête devrait permettre d’en savoir davantage sur les raisons de cet atterrissage raté et qui s’est terminé dans la mer jouxtant l’aéroport international Félix Houphouët Boigny. L’aéronef en question, un Antonov,  avait décollé de Ouagadougou. Finalement, il n’est pas arrivé à bon port.

Philippe Martin

Burkina Demain

Vulgarisation du bio-digesteur : le président du Faso se porte ambassadeur

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s'est engagé à réalisé 40 000 bio-digesteurs au cours d'ici 2020

Les rideaux sont tombés jeudi dernier sur la conférence internationale sur la technologie du bio-digesteur qui se déroulait à la salle de conférences de Ouaga 2000. Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, qui a fait de l’installation des bio-digesteurs l’un des axes majeurs de sa politique énergétique en direction du monde rural, avec notamment l’objectif de construire 40 000 bio-digesteurs d’ici à la fin de son quinquennat en 2020 ; a rehaussé la cérémonie de clôture de sa présence.

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s’est engagé à réalisé 40 000 bio-digesteurs au cours d’ici 2020

Les acteurs de la conférence internationale sur la technologie bio-digesteur tenue du 9 au 12 octobre 2017 à Ouagadougou, ont apprécié à sa juste valeur la présence du président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré à la clôture. Organisé par le gouvernement burkinabè en collaboration avec l’Africa Biogas Partnership Programme (ABPP), l’évènement qui a réuni plusieurs pays d’Afrique dont l’Ouganda, l’Ethiopie, le Kenya et la Tanzanie et le Burkina Faso.

Ces 5 pays sont parties prenantes de la mise en œuvre de programmes de dissémination de la technologie du bio-digesteur que promeut l’ABPP. Ces programmes ont permis en 7 ans d’exécution la construction de plus de 60 000 bio-digesteurs.

Une déclaration et une feuille de route pour la promotion du bio-digesteur

Au cours de la présente conférence de Ouagadougou, les acteurs ont le point de leurs actions, se sont accordés sur les actions futures avec une disponibilité de la communauté internationale à les accompagner. Les résultats déjà engrangés apportant la preuve que le  bio-digesteur est une opportunité à exploiter par les pays sahéliens pour adapter leur agriculture au changement climatique, réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer leur capacité d’accès aux financements. Il en est même résulté une déclaration dite de Ouagadougou et une feuille de route indiquant les marches à suivre pour aller véritablement à la vulgarisation de cette technologie énergétique rurale dont les avantages ne sont plus à démontrer.

Pour sa part le président Roch Kaboré qui a fait de l’installation des bio-digesteurs l’un des axes majeurs de sa politique énergétique en direction du monde rural dans son pays, a réaffirmé son engagement en faveur de la vulgarisation de cette technologie au Burkina Faso ; lui qui a promis d’en construire 40 000 bio-digesteurs au cours de son mandat qui court jusqu’en 2020.

Mieux, le chef de l’Etat burkinabè s’est engagé à porter la question, à plaider auprès de ses pairs et des institutions internationales pour une meilleure promotion du bio-digesteur dans nos pays.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Banque mondiale : un nouveau baromètre des économies sub-sahariennes

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Albert Zeufack, l’économiste en chef de la banque mondiale pour l’Afrique, présentant le dernier rapport d'Africa's Pulse

Le groupe de la Banque mondiale maintient le cap de  publication de ses rapports  semestriels d’analyse des tendances économiques de l’Afrique sub-saharienne. Ce mercredi 11 octobre 2017, le dernier rapport de «Africa’s Pulse» a en effet été rendu public. La présentation, faite par visioconférence depuis Washington, était assurée par l’économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique Albert Zeufack.  

Albert Zeufack, l’économiste en chef de la banque mondiale pour l’Afrique, présentant le dernier rapport d’Africa’s Pulse

Le rapport indique que pour cette année 2017, l’Afrique subsaharienne connaîtra une croissance économique bien meilleure comparativement à celle de l’année dernière. En effet, selon la dernière édition de Africa’s pulse, l’Afrique devrait bénéficier d’une croissance de 2,4% contre 1,3% en 2016. Cela grâce à la sortie de la récession  des deux locomotives  économique du continent que sont l’Afrique du Sud et le Nigéria.

Des résultats en déphasage avec les investissements

Les pays africains sont en quête de nouveaux moteurs de croissance. De ce fait les secteurs comme l’innovation, les nouvelles technologies … sont fortement encouragés dans les politiques publiques. Pour y arrivé comme le dit le rapport, les pays doivent investir dans les compétences et renforcer les compétences de toutes les tranches de la population.

Selon le rapport, bien que des efforts soient faits dans ce sens et surtout en ce qui concerne l’éducation, ils demeurent insuffisants. On note que « pratiquement un enfant sur trois ne va pas au terme de sa scolarité primaire et, dans la plupart des pays, moins de 50% des élèves achèvent le premier cycle du secondaire et moins de 10% accèdent à l’enseignement supérieur ».

Albert Zeufack, l’économiste en chef de la banque mondiale pour l’Afrique dira que des investissements considérables sont faits dans l’éducation mais les résultats sont moins performants. Il a ajouté que les pays Africains injectent 15% de leur budget dans l’éducation.

La main-d’œuvre la plus faible au monde

L’assistance depuis Ouagadougou

Avec une population en âge de travailler, l’Afrique possède en théorie un puissant atout pour réduire la pauvreté. Toutefois, son niveau de qualification de main- d’œuvre qui est la plus faible au monde reste un sérieux obstacle selon le rapport.

La question de renforcement des compétences est plus que nécessaire relève le rapport. Il mentionne que la meilleure stratégie pour favoriser l’accroissement de la productivité, l’insertion de tous et l’adaptabilité consiste à « investir  dans les compétences fondamentales des enfants, des jeunes et des adultes ». En conséquence, les pays « doivent privilégier le renforcement des compétences de base de leur mains-d’œuvre active et celle des prochaines générations».

Joachim Batao

Burkina Demain

La Chambre de commerce du Burkina vend son forum Africallia aux chefs d’entreprises belges

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Une délégation de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a rencontré jeudi 12 octobre 2017, à Bruxelles, des chefs d’entreprises belges et la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture Belgique-Luxembourg-Afrique-Caraïbes-Pacifique (CBL-ACP) pour les inciter à participer au Forum Africallia, une manifestation unique en Afrique de l’ouest de rencontres entre hommes d’affaires prévu du 21 au 23 février 2018 à Ouagadougou.

Nonobstant sa notoriété évidente auprès des investisseurs, Africallia veut attirer toujours plus de chefs d’entreprises. Ce jeudi 12 octobre 2017, fut une véritable opération de charme qui a été menée par une délégation exceptionnelle de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) conduite par son vice-président en charge du secteur de l’Industrie Oumarou Yugo, la secrétaire générale des élus consulaires, Mme Valérie Kaboré et le directeur des services aux entreprises et de la coopération de la Chambre de commerce, M. Félix Sanon.

Au siège de la Chambre de commerce belge situé rue Montoyerstraat à Bruxelles, le trio a vendu le concept d’Africallia né il y a une dizaine d’années et qui rassemble depuis cette date les chefs d’entreprises d’Afrique, d’Europe, d’Amérique, d’Asie et d’Océanie uniquement pour des opérations d’affaires.

«Africallia est un forum créé depuis 2010 pour permettre aux hommes d’affaires d’Afrique de l’ouest de se rencontrer entre eux mais aussi de rencontrer d’autres  hommes d’affaires du reste du monde», a expliqué M. Félix Sanon, également chef du Projet Africalia à la Chambre du commerce et d’industrie du Burkina Faso.

«C’est un forum qui permet aux entreprises de cette région de faire le tour du monde en 48h en restant à Ouagadougou et aux autres entreprises qui viennent d’ailleurs de faire le tour de l’Afrique de l’ouest en 48h. Tout simplement, on peut trouver sur place les entreprises de tous les pays d’Afrique de l’ouest. Les chefs d’entreprises qui souhaitent faire des prospections en Afrique de l’ouest peuvent aller au Forum Africallia. Cela leur évitera d’aller de pays en pays, ce qui coûte déjà très cher. C’est un forum pratique», a détaillé M. Sanon devant quelques chefs d’entreprises belges et des responsables de la CBL-ACP, visiblement conquis.

«C’est un forum destiné à ceux qui veulent faire la prospection en Afrique de l’ouest, c’est une porte ouverte sur tous les pays d’Afrique de l’ouest qui fait plus de 330 millions de consommateurs. Ce forum qui a plus de sept années d’expérience vise le partenariat d’affaires», a insisté M. Sanon vantant les performances économiques de cette région. Deuxième économie la plus dynamique du continent après l’Afrique de l’est, cette région compte le premier producteur mondial de cacao, la Côte d’Ivoire, le premier producteur africain de coton, le Burkina Faso et le premier producteur d’uranium, le Niger.

Africallia qui permet en deux jours de nouer des milliers de relations d’affaires à Ouagadougou contribue fortement à l’intégration des économies de l’Afrique de l’ouest, s’est-il félicité.

«Beaucoup d’entreprises font connaissance à ce forum. Des entreprises européennes peuvent nouer des relations d’affaires à cette occasion entre elles. Il arrive que des entreprises burkinabè qui sont toutes basées à Ouagadougou nouent des partenariats d’affaires à Africallia. Elles sont à Ouagadougou mais elles ne se connaissent pas ; donc, des entreprises d’une même région, d’un même pays, d’une même ville peuvent se retrouver à faire connaissance et à nouer des relations d’affaires à Ouagadougou alors qu’elles exercent sur le même continent, le même pays ou la même ville», a expliqué le chef de projet Africallia à la Chambre de commerce.

Africallia, est en effet, un forum qui s’adresse essentiellement aux PME/PMI qui se retrouvent à Ouagadougou pour nouer des relations d’affaires dans divers domaines. Ces PME/PMI peuvent à la fois évoluer dans les secteurs de la santé, des mines, du tourisme, du transport, de l’éducation, de la sécurité, de télécommunication, de l’artisanat, etc. Des structures d’expertises qui accompagnent les investisseurs comme les cabinets d’avocats, les banques ou les assurances peuvent également participer à Africallia.

De quelques 330 entreprises à ses débuts en 2010, Africallia a déjà réuni jusqu’à 600 chefs d’entreprises. Le nombre de pays participants ne cessent aussi d’augmenter. A sa dernière édition en 2016, quelques 23 pays étaient présents avec de nouveaux venus comme la Fédération de Russie, l’Italie, les Pays-Bas ou la Biélorussie.

La délégation burkinabè a surtout tenu à expliquer à leurs interlocuteurs belges, les modalités pratiques d’organisation et de tenue d’Africallia. Selon les organisateurs, la CCI-BF signe des protocoles d’accord dans chaque pays avec les chefs de délégation qui sont souvent les chambres de commerce de ces pays. Ces chefs de délégation sont chargés de faire la promotion du Forum auprès des chefs d’entreprise, de s’occuper de leurs inscriptions et de les conduire enfin à Ouagadougou pour participer à l’événement. Chaque entreprise qui souhaite participer doit remplir un dossier en ligne dans lequel elle précise son domaine d’activités et le type de partenariat qu’elle rechercher au Forum Africallia de Ouagadougou.

«Un mois avant la date du Forum, un catalogue de tous les participants est mis en ligne. Toutes les entreprises inscrites y figurent et chacune d’elle avec un code à lui attribuer va identifier les entreprises qu’elle souhaite rencontrer pendant la manifestation. L’entreprise inscrite émet elle-même ses souhaits de rendez-vous et l’organisation élabore le planning des rendez-vous», a expliqué M. Sanon.

Ainsi Africallia est un rendez-vous où chaque entreprise a des rendez-vous B2B.

Les entreprises doivent préciser leur langue de communication et en cas de nécessité, les organisateurs mettent à leur disposition un traducteur pour faciliter les échanges même si en matière d’affaires, il n’y a jamais de barrière linguistique.

Chaque entreprise peut avoir jusqu’à quinze rendez-vous B2B à raison de 30 mn chacun. Mais les entreprises pourront toujours poursuivre les échanges, le catalogue des entreprises participantes restant en ligne un an après la clôture du forum.

Le coût de participation par entreprise fixé à 800 euros (près de 525.000 francs CFA) hors hébergement et transport donne droit à l’inscription en ligne, à l’accueil à l’aéroport international de Ouagadougou et à la mise à disposition de navettes depuis l’aéroport, à un kit de participation comprenant la liste de tous les entreprises inscrites, au planning de rendez-vous B2B ou à des rencontres avec des responsables de l’Administration publique burkinabè (ministres, directeurs généraux ou hauts fonctionnaires), à la mise à disposition d’interprètes si nécessaire, à l’accès aux différents sites du forum, ainsi qu’aux différentes manifestations récréatives ou de rencontres conviviales.

Selon le vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso en charge de l’industrie, Oumarou Yugo, Africallia (contraction d’Afrique-alliance) cette année, «l’opportunité sera donnée aux huit pays d’Afrique de l’ouest ayant en partage le franc CFA de faire une communication sur leurs projets structurants. Ces pays viendront exposer et vendre aux chefs d’entreprises participants leurs opportunités d’affaires. Le Burkina Faso exposera les opportunités d’affaires contenues dans son Programme national de développement économique et social (PNDES) notamment les projets PPP (Partenariat public privé)», a souligné M. Yugo.

Créé à l’image de Futurallia, un concept né à Poitiers en France axé autour du Futuroscope où chaque année la Chambre de commerce de la Vienne recevait des chefs d’entreprises de différents horizons dont le Burkina Faso, Africallia réunit aujourd’hui entre 400 et 600 chefs d’entreprises de divers horizons, a indiqué M. Yugo.

Fortement soutenu par le gouvernement du Burkina Faso, le chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré présidera la cérémonie d’ouverture d’Africallia 2018. L’évènement sera parrainé par le président de la Commission économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Marcel de Souza et celui de la Banque ouest africaine de développement (BOAD), Christian Adovelanze.

Afin de mieux ancrer le caractère sous régional d’Africallia,  le Burkina Faso compte en faire une manifestation tournante dans les pays de la CEDEAO. Ainsi, la Côte d’Ivoire est-elle pressentie pour accueillir l’édition suivante.

«Nous sommes venus vendre le concept d’Africallia à la Chambre de commerce belge, le partager avec elle et voir dans quelle mesure la chambre de commerce peut sensibiliser ses membres afin qu’à Ouagadougou il y ait le maximum d’entreprises belges qui pourront alors rencontrer leurs homologues américaines, chinoises, russes, africaines, etc. Nous sommes satisfaits de votre accueil et vous attendrons avec enthousiasme à Ouagadougou», a dit le vice-président de la Chambre du commerce du Burkina Faso à l’issue de cette rencontre qui semble avoir été couronnée de succès. Certaines entreprises belges comme BWMA, spécialisée dans l’ingénierie financière ont déjà annoncé leur participation.

La mission doit également s’est ensuite rendue à Paris pour y rencontrer l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), partenaire de la manifestation avant de se poursuivre à Genève pour mobiliser les PME/PMI helvètes.

Romaric Ollo HIEN

Ambassade du Burkina Faso à Bruxelles

PNDES : la mise en œuvre passée au scanner par l’institut Free Afrik et ses partenaires

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le présidium du panel sur la mise en oeuvre du PNDES

L’institut Free Afrik en partenariat avec l’ONG Diakonia et l’Union Européenne, a animé ce mercredi 11 octobre à Ouagadougou, une conférence publique sur le thème : « Les réalisations du PNDES en débat » le mercredi, 11 octobre 2017 à Ouagadougou. Un panel économique sur le suivi-évaluation citoyen du PNDES.

le présidium du panel sur la mise en oeuvre du PNDES

Ce panel s’est articulé autour de trois communications majeures. Ce sont d’abord, de l’intervention du secrétaire permanent du PNDES, Alain Siri, sur les « performances à mi-parcours de la mise en œuvre du PNDES » ; ensuite, de la participation du Dr. Abdoul Karim Saïdou, sur « les enjeux de la sécurité et la réconciliation nationale dans mise en œuvre du PNDES » et enfin, de la présentation du Dr. Ra-Sablga Ouédraogo sur « l’évaluation des questions de gouvernance économique, démocratique et sécuritaire ».

Quelques avancées dans la mise en œuvre du PNDES mais aussi des difficultés.

Le secrétaire permanent du PNDES a fait un bilan à mi-parcours du plan national de développement économique et social. En effet, Alain Siri a laissé entendre qu’il y a « un certain nombre de résultats palpant » dans la mise en œuvre des différents axes du PNDES. C’est-à-dire que dans l’axe 1 portant « réforme des institutions et modernisation de l’administration publique », « les progrès se consolident dans le cadre de la lutte contre la corruption depuis 2016 avec l’adoption des textes d’application de la loi anti-corruption ». Au niveau du second axe traitant du « capital humain », il y a également des progrès identifiés en terme donc de réalisation d’infrastructures scolaires dans tous les ordres d’enseignements. C’est-à-dire du préscolaire au niveau universitaire. Et enfin, au niveau de l’axe 3, portant sur « la transformation de l’économie », le communicateur a souligné que des progrès en cours ont été identifiés. Notamment donc dans les réalisations des infrastructures (routières, des pistes rurales, d’approvisionnement en électricité).

Mais Alain Siri ne s’est pas uniquement contenté de présenter les avancées du PNDES. Il a aussi fait mention des difficultés rencontrées dans sa mise en œuvre. Celles-ci sont essentiellement liées au contexte post-insurrectionnel que connait le pays. Il s’agit des grognes sociales, de l’insécurité entre autres. Ces situations malheureuses viennent entraver la bonne marche et font qu’il y a des résultats qu’on peut améliorer, pense-t-il.

Les engagements du Président du Faso ne sont pas en conformité avec le PNDES

Des participants au panel

Le deuxième intervenant a quant à lui, fait le point des engagements pris par le Président du Faso (PF) sur les questions de sécurité et de la réconciliation aboutissant enfin  à un certain nombre de réflexions et de perspectives d’une possible amélioration de ces engagements.

En effet, Dr. Abdoul Karim Saïdou a porté un regard critique sur les enjeux de la sécurité et la réconciliation nationale dans l’exécution du programme présidentiel et sa relation avec le PNDES. De son analyse, il ressort qu’il y a un « problème de cohérence au niveau de l’offre politique » de façon générale. Notamment, sur les questions de sécurité, il a laissé entendre que « l’essentiel des engagements pris par le Président du Faso dans son programme n’est pas conforme avec le programme du PNDES ». Et cela pose « un problème » dans la mesure où dans le cadre du suivi, il y a aujourd’hui deux organes de suivis. Ce sont donc le « secrétariat permanent du PNDES » et le « bureau de suivi du programme présidentiel », qui est logé au niveau de la présidence du Faso. Et finalement, la question qui se pose ici est de savoir « quelle est la feuille de route du gouvernement sur les cinq ans ? » dans la mesure où le PNDES ne prend pas en compte l’ensemble des engagements dans le domaine de la défense et de sécurité intérieure.

Dr. Saïdou a poursuivi en disant que sur la question de la sécurité de façon générale, un des engagements fort pris par le PF en la matière dans son programme présidentiel, c’est notamment l’organisation d’un forum national sur la sécurité du 24 au 26 octobre 2017 à Ouagadougou. Et c’est ce forum qui va définir la nouvelle politique de sécurité. Aussi, un autre engagement fort est la révision de la politique de défense. Ce forum, croit-il devrait permettre de donner les orientations par rapport à cela.

Réconciliation dans «l’impasse »

A la question de la réconciliation nationale, le paneliste a fustigé qu’elle  est aujourd’hui dans « l’impasse ». Car, a-t-il expliqué que « nous ne sommes pas portés sur la doctrine de réconciliation ». En fait, des propositions qui avaient été faites par le CRNR et qui devraient être mises en œuvre par le HCRUN n’ont finalement pas eu lieu à cause de la « léthargie et les dysfonctionnements observés au niveau du HCRUN » et le débat politique au niveau national.

De son point de vue, il y a nécessité que le Président du Faso rassemble l’ensemble des acteurs pour qu’on puisse s’accorder sur une « doctrine officielle et claire de la réconciliation. Parce que même si tout le monde est d’accord pour aller à la réconciliation, il semble qu’il y a des « désaccords profonds » sur la manière d’y parvenir. Notamment sur la question de la justice. Faut-il une justice avant la réconciliation ou inversement.

La gouvernance des institutions se porte très mal

Dr. Ra-Sablga Ouédraogo a soutenu que dans le cadre du programme « présimètre » de Diakonia, l’institut Free Afrik a porté un projet qui vise trois choses : « évaluer les politiques publiques mises en œuvre dans le cadre du PNDES ; montrer les résultats dans les débats publics avec les acteurs stratégiques, mais aussi avec toute la société et enfin, pour que les discours publics sur l’évaluation des politiques ne reste pas dans la seule bouche du Président ». Ainsi, à partir des rapports d’étapes fournis par le SP/PNDES, l’institut a pris une autre perspective.

Il s’agit de la période allant de 2016 au premier semestre de 2017, dans laquelle, il s’est focalisé sur les questions de gouvernance. Et en ce qui concerne cette question de gouvernance, Free Afrik a fait un travail d’évaluation systématique à trois niveaux. C’est-à-dire au niveau de la gouvernance économique, au niveau de la gouvernance des forces de défense et de sécurité et au niveau de la gouvernance démocratique.

Depuis la loi anti-corruption

En ce qui concerne la gouvernance économique, il ressort de cette analyse que le pays depuis la loi anti-corruption, a connu une belle perspective de renforcement de la gouvernance économique et que les décrets d’application ont suivi la loi. Mais que le bémol se situe au niveau du financement de la mise en œuvre de cette loi anti-corruption, notamment, le fonds d’intervention de l’autorité supérieure de contrôle de l’Etat qui n’est abondée qu’au dixième de ce qu’il devait être.

Le deuxième aspect important sur la gouvernance économique montre que la récente loi sur les projets de partenariat public-privé (PPP) va dégrader la gouvernance économique du pays beaucoup plus sérieusement. Parce que nous n’avons pas  l’expertise requise pour signer les PPP dans la précipitation actuelle. Nous avons ouvert la porte au gré à gré, qui est en fait, la porte ouverte aux corruptions. Cela va avoir des effets importants sur les finances publiques dans quelques années.

Pilotage de la dette intérieure

Le troisième aspect se porte sur la faiblesse dans le pilotage de la dette intérieure. Il découle de l’analyse que notre pays fait de très bonnes performances dans le suivi de pilotage de la dette extérieure. Mais en ce qui concerne la dette intérieure, le pilotage est très faible, en particulier, les arriérés de paiement. Donc, l’institut tire la sonnette d’alarme là-dessus.

Aussi, Dr. Ouédraogo a souligné que le dialogue entre le gouvernement et le secteur privé n’est pas au niveau requis et cela, pour plusieurs raisons.

Sur le plan des administrations publiques, le communicateur pense qu’une chose est évidente pour tout le monde : le gouvernement n’a pas été capable en 2016 et en 2017 de mobiliser de façon suffisante les administrations publiques pour servir la réalisation de son plan de développement.

Quant à la question sur la gouvernance de la sécurité et de la défense, le paneliste a observé que depuis le 04 avril 2015 au 10 octobre 2017, il y a eu 23 institutions ou d’infrastructures de défense et de sécurité qui ont été victimes d’attaques terroristes. C’est-à-dire concrètement qu’il y a eu 23 commissariats ou gendarmeries ou postes de l’armée ou postes de douanes qui ont été attaqués par des terroristes et qui fait 107 morts sur les deux années en terme donc d’impact de nombre de morts. Par conséquent, nous ne pouvons pas être là, à pérorer sur l’efficacité des politiques publiques sans considérer ce délitement du pays.

Réarmement de cette gouvernance à tout jamais

Par ailleurs, le représentant de Free Afrik a soutenu que tout se passe (quand on écoute la partie sur le suivi de l’exécution physique) comme si tout va bien. Alors qu’en réalité, le pays va très mal. Car la gouvernance économique, la gouvernance de la sécurité et de la défense, la gouvernance démocratique est réellement dégradée. Et il est important de repartir vers le réarmement de cette gouvernance à tout jamais.

C’est une question d’élan national que le gouvernement et les autorités politiques doivent organiser autour de la question de la défense et de sécurité, autour de la remobilisation de l’administration, autour de la lutte contre la corruption et autour de la justice, car nous ne sommes pas à mesure de faire face aux défis qui sont les nôtres actuellement.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Jeunes filles dans le monde : le Burkina au rendez-vous du 11 octobre

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L’Assemblée Générale des Nations unies a déclaré le 19 décembre 2011, dans la résolution 66/170 la date du 11 octobre, journée internationale de la fille, afin de reconnaitre les droits des filles et les obstacles particuliers auxquels elles se heurtent de par le monde. Ceci est un message de la ministre burkinabè de la femme, de la solidarité nationale et de la famille Laure Zongo, à l’occasion de la commémoration de la Journée internationale de la jeune fille ce 11 octobre 2017.
La ministre Laure Zongo rend hommage aux jeunes filles burkinabè
«Vaillantes filles du Burkina Faso !
Le Burkina Faso, à l’instar des autres pays membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU), commémore aujourd’hui 11 octobre 2017, la journée internationale de la jeune fille. En effet, cette journée est consacrée à la promotion de la lutte contre les discriminations et les violences subies par des milliers de jeunes filles. Au plan international, elle est placée sous le signe : « Autonomisation des filles : avant, pendant et après une crise ». Ce thème est évocateur car attire l’attention de l’opinion mondiale sur la nécessité de répondre aux défis que rencontrent des millions de filles dans des situations d’urgences.
Chères sœurs et filles !
L’histoire nous rappelle que c’est le 18 décembre 1979, que l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes (CEDEF). Elle constitue un instrument juridique fondamental qui a pour objectif d’examiner la situation des femmes et de promouvoir leurs droits. Ses articles 10, 11 et 13 prévoient chacun respectivement l’égalité des droits des femmes en matière d’éducation, d’emploi et d’activité économique et sociale. Fort de cet engagement, l’Assemblée Générale des Nations unies a déclaré le 19 décembre 2011, dans la résolution 66/170 la date du 11 octobre, journée internationale de la fille, afin de reconnaitre les droits des filles et les obstacles particuliers auxquels elles se heurtent de par le monde.
Souscrivant entièrement à cette déclaration, le Burkina Faso célèbre de façon régulière la Journée Internationale de la Jeune fille.
Vaillantes filles du Burkina Faso !
Depuis plusieurs décennies, la prise en compte des femmes et des jeunes filles dans le processus de développement  a toujours constitué une préoccupation pour les autorités du Burkina Faso. Il s’agit pour le gouvernement de réduire les inégalités sociales de genre, de promouvoir la femme et la jeune fille comme actrices dynamiques du développement et de mener des actions protectrices des femmes et des jeunes filles dans les différents domaines d’activités.
A cet effet, le gouvernement a pris des mesures en faveur des jeunes filles afin de garantir leur protection dans tous les secteurs. Ces mesures sont entre autres :
  • l’adoption de la stratégie nationale de promotion et de protection de la jeune fille au Burkina Faso 2017-2026 (SNPPJF) et de son plan d’actions opérationnel 2017-2019.
Cette stratégie est un référentiel qui vise à orienter et à canaliser les interventions des acteurs dans le domaine de la promotion et de la protection  des droits de la jeune fille au Burkina Faso ;
  • l’adoption et la mise en œuvre de la stratégie de lutte contre le mariage d’enfants qui a permis l’octroi de 600 bourses par an à des adolescentes victimes ou à risque de mariage d’enfants ;
  • l’organisation de formations sur le mariage d’enfants au profit de 120 adolescents et adolescentes des régions de la Boucle de Mouhoun et des Cascades en 2016 en partenariat avec l’Agence française de développement (AFD) ;
  • l’octroi de bourses scolaires à 76 filles dont 52 élèves et 24 étudiantes dont 02 inscrites en thèse au titre de l’année scolaire 2016-2017 avec l’appui de la CEDEAO.
Femmes, filles et hommes du Burkina Faso !
En dépit des efforts considérables consentis par l’Etat et ses partenaires, les jeunes filles sont toujours exposées à des menaces dans certains domaines particulièrement dans les sites aurifères.
Ainsi, dans les sites aurifères, les jeunes filles sont victimes d’insécurité, d’exploitations et d’abus sexuels, des grossesses précoces, d’IST/sida, de pires formes de travail, de traumatismes psychologiques, etc.
Par conséquent, il convient de mener une réflexion prospective sur le niveau de protection des jeunes filles en général et en particulier celles travaillant dans les sites aurifères en vue de dégager des pistes d’actions porteuses, en leur faveur.
C’est pourquoi, dans le cadre de la commémoration de la journée internationale de la jeune fille 2017, le Ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, a placé la célébration de cette journée sous le thème: «la mise en œuvre de la stratégie nationale de promotion et de protection de la jeune fille : les défis de la protection de la jeune fille dans les sites aurifères ».
Femmes, filles et hommes du Burkina Faso !
Le choix de ce thème traduit toute la volonté du gouvernement à travers mon département à assurer une protection et une promotion des droits des jeunes filles en général et celles dans les sites aurifères en particulier.
Pour ce faire, il s’agira à cette occasion de favoriser l’appropriation de la stratégie nationale de promotion et de protection de la jeune fille, de mener des échanges sur les défis de la protection de la jeune fille en général et celle dans les sites aurifères en particulier et de formuler des suggestions et des recommandations pour renforcer la protection des jeunes filles dans les sites aurifères.
Mesdames et Messieurs; Chères filles du Burkina Faso ; Chers Partenaires Techniques et Financiers!
La lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles implique l’adhésion de tous et cela à tous les niveaux.
C’est donc vous rassurer, chères filles, de la détermination de l’ensemble des acteurs à trouver, avec vous, les solutions idoines à vos préoccupations légitimes.
Sur ce, je vous invite à participer activement et massivement à la célébration de la Journée Internationale de la Jeune fille, édition 2017.
Vive vaillantes filles!
Que Dieu bénisse le BURKINA FASO !
Bonne fête à tous et à toutes
Je vous remercie !»

Biodigesteur : L’avenir de la technologie énergétique rurale se joue à Ouaga

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Le Burkina Faso abrite du 9 au 12 octobre 2017 à Ouagadougou une conférence internationale sur le biodigesteur avec la participation d’une dizaine de pays. La présente chronique est relative à l’évènement.

«Soutenir davantage la mise en œuvre de programmes nationaux de dissémination de la technologie

Renforcer à l’échelle sous-régionale la coopération et la coordination des actions en vue de s’adapter aux changements climatiques, c’est cet impératif qui justifie l’organisation par le Gouvernement du Burkina Faso en collaboration avec l’AfricaBiogas Partnership Programme (ABPP) d’une conférence internationale sur la technologie du biodigesteur. La conférence qui se tient depuis hier et ce jusqu’au 12 octobre 2017 à la salle de conférence de Ouaga 2000, sous le thème « le biodigesteur, l’Afrique à l’ère des changements climatiques », est placée sous le très haut patronage du Président du Faso et sous le parrainage du Président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Plus de cent participants au nombre desquels des leaders gouvernementaux d’une dizaine de pays, des représentants d’organisations sous-régionales et d’organisations non gouvernementales, des partenaires techniques et financiers, des instituts de recherche et des acteurs privés intervenant dans le secteur de la technologie y prennent part. Objectif global, parvenir, sur la base de l’expérience du Burkina Faso, à un consensus par lequel les Etats et les organisations interafricaines et internationales participant s’engagent à soutenir la mise en œuvre de programmes nationaux de dissémination de la technologie du biodigesteur.

L’expérience burkinabè de la technologie du biodigesteur

Le Programme national de biodigesteur du Burkina Faso (PNB-BF) a vu le jour dans le cadre de l’AfricaBiogas Partnership Programme, un programme du gouvernement des Pays-Bas.En réalité il s’agit là de la première véritable expérience de dissémination à grande échelle de cette technologie domestique dans notre pays et en Afrique de l’Ouest. Sa phase I qui a débuté en 2010 a été clôturée en fin 2013. Et la phase II prévue pour prendre fin le 31 mars 2019 est en cours d’exécution depuis janvier 2014.

Il s’agit, à travers ce programme, de contribuer à la création d’un secteur marchand permanent et multi acteurs de construction et d’exploitation de la technologie du biodigesteur en vue d’améliorer les conditions de vie des ménages ruraux et périurbains. Les résultats majeurs obtenus comprennent entre autres, l’appui à la construction de 9315 installations de biodigesteurs à la date du 31 mai 2017, la réduction substantielle du coût de la technologie par la mise au point et la vulgarisation,depuis 2015, du modèle Faso Bio-15 (moins coûteux que le modèle transféré du Rwanda, soit de 520 000 FCFA à 320 000 FCFA,la mise au point de bonnes pratiques de production et d’utilisation de compost comme alternative durable aux engrais chimiques.

Ces résultats,qui ouvrent des perspectives heureuses d’accès à long terme aux revenus carbone pour le programme, ont été rendus possibles grâce à l’engagement du gouvernement et à l’appropriation par la chaine des acteurs de la démarche de création du marché de la technologie. Plus concrètement, l’engagement du gouvernement s’est traduit par une subvention de 160 000 FCFA sur le coût de réalisation du biodigesteur et par la prise en compte dans le programme présidentiel de la réalisation de 40 000 biodigesteurs sur la période 2016-2020.

Le biodigesteur, une opportunité pour les pays sahéliens face au changement climatique

Les pays africains en général et les pays sahéliens en particulier sont confrontés à la dégradation continue de leur environnement, avec des conséquences négatives sur les populations. En effet, les populations sont piégées dans un cercle vicieux où pauvreté, insécurité alimentaire, insécurité énergétique et raréfaction des ressources environnementales s’entretiennent mutuellement. Résultat, les conditions de vie de ces populations sont dégradantes et restent marquées par une demande en énergie et en besoins alimentaires de plus en plus forte, une destruction continue des ressources, sans que des sources alternatives soient développées. Toute chose exacerbée par la croissance démographique observée dans les différents pays et surtout par les effets du changement climatique qui constitue de nos jours la plus grande menace pour la survie de la planète.

Pour accompagner ces Etats vers un développement durable, la communauté internationalea décidé d’appuyer la mise en œuvre de projets transformatifs intégrant entre autres, des technologies d’atténuation et d’adaptation au changement climatique. C’est dans ce cadre que l’ABPP promeut, depuis 2009, la mise en œuvre de programmes de dissémination de la technologie du biodigesteur dans cinq pays d’Afrique que sont le Burkina Faso, l’Ethiopie, le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie. Ce programme, après 7 années de mise en œuvre, enregistre des résultats encourageants dont l’appui pour la construction de plus de 60 000 installations dans les 5 pays. Les autres résultats enregistrés concernent l’émergence, sur le marché de la technologie d’entreprises privées offrant des prestations de qualité dans le domaine de la construction et de la maintenance des installations, la mise au point de bonnes pratiques de production et d’utilisation de l’effluent/compost du biodigesteur pour renforcer la sécurité alimentaire, etc.

Tous ces résultats engrangés apportent la preuve que la technologie du biodigesteur est une opportunité à exploiter par les pays sahéliens pour adapter leur agriculture au changement climatique, réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer leur capacité d’accès aux financements. D’où la pertinence de la conférence de Ouagadougou qui devrait permettre de vulgariser davantage cette technologie et pourquoi pas inspirer les pays qui hésitent encore à l’utiliser.»

Ministère des Ressources animales et halieutiques