Ils réaffirment leur solidarité et leur soutien indéfectible à l’UPC
Réunis ce mardi 10 octobre 2017 sous la présidence de Zéphirin Diabré, les représentants des partis membres du Chef de file de l’opposition (CFOP) se sont prononcés sur la crise qui prévaut à l’UPC où s’est constitué un groupe parlementaire UPC-RD.
Condamnant énergiquement «cet acte de dissidence qui ne repose sur aucun fondement sérieux », ils ont réaffirmé leur solidarité et leur soutien indéfectible à l’UPC, l’exhortant à user de toutes les voies de recours pour défendre ses droits.
Ils réaffirment leur solidarité et leur soutien indéfectible à l’UPC dans cette crise
« Les partis politiques membres du Cadre de Concertation du Chef de file de l’Opposition ont tenu une rencontre régulière, ce Mardi 10 Octobre 2017 au siège du CFOP. Présidée par M. Zéphirin Diabré, Chef de file de l’opposition, cette rencontre avait les points suivants inscrits à son ordre du jour :
Situation Nationale
Divers
Au titre de lasituation nationale
L’opposition politique a examiné la situation qui prévaut au sein de l’UPC où des députés visiblement instrumentalisés par le pouvoir du MPP, ont décidé de démissionner du groupe parlementaire UPC pour constituer un autre groupe dont la finalité évidente est de soutenir le MPP.
Les partis politiques membres du CFOP condamnent énergiquement cet acte de dissidence qui ne repose sur aucun fondement sérieux. Ils réaffirment leur solidarité et leur soutien indéfectible à l’UPC, et l’exhortent à user de toutes les voies de recours pour défendre ses droits.
Pour l’opposition, on assiste au retour des vielles méthodes de déstabilisation des partis d’opposition, méthodes dont les ténors actuels du MPP étaient déjà les champions sous l’ancien régime.
Le retour de ces pratiques nauséabondes de nomadisme politique est de nature à nuire gravement à l’image de la classe politique dans son ensemble, dans un pays qui espérait être gouverné dans le respect des acquis de l’insurrection populaire des 30 et 31 Octobre 2014.
L’opposition politique sera solidaire de l’UPC dans toutes les initiatives qu’elle pourrait être amenée à prendre dans cette affaire.
Au titre des divers
Les participants ont été informés d’initiatives diverses prises ou à venir de la part de partis politiques membres du CFOP.
Commencée à 18h, la rencontre s’est terminée à 20h dans une ambiance de grande cordialité.»
Le service de communication du Chef de file de l’Opposition politique
Le 1er vice-président de l'Assemblée nationale, Me Bénéwendé Sankara
Alors que l’épreuve de force semle déjà engagée au sein du parti avec les membres du groupe parlement UPC-Renouveau démocratique, la sortie chez nos confrères de la Radio nationale du vice-président de l’Assemblée nationale Me Bénéwendé Stanislas Sankara, par ailleurs ancien chef de file de l’opposition politique (CFOP) pourrait mettre du baume au cœur de ces députés UPC-RD, sous la pression depuis l’annonce de la constitution de leur groupe parlementaire.
Le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Me Bénéwendé Sankara
Après des membres du bureau politique national qui les appelaient au cours de leur conférence de presse de ce lundi 9 octobre à prendre leur courage à deux mains et à démissionner du parti , c’était le tour ce mardi des militants de l’UPC de monter au créneau et d’accentuer la pression sur les 13 députés membres du groupe UPC Renouveau démocratique, les enjoignant de démissionner.
Au cours de leur conférence, les militants UPC ont annoncé des mesures (manifestations publiques, visites aux domiciles des députés) pour contraindre les membres de l’UPC-RD à démissionner et à laisser leurs places aux suppléants.
C’est dans ce contexte que sur une sollicitation de nos confrères de la Radio nationale, le 1er vice-président de l’Assemblée nationale s’est exprimé sur la question.
«C’est tout à fait légale et fondé», c’est l’avis du vice-président de l’Assemblée nationale, Me Bénéwendé Stanislas Sankara sur cette question de la création du groupe parlementaire UPC Renouveau démocratique annoncé dimanche dernier par 13 députés de l’Union pour le progrès et le changement (UPC).
«Cela peut donner lieu à des bouleversements»
A entendre l’ancien chef file de l’opposition politique (CFOP), du point de vue de règlement de l’Assemblée nationale, il n’y a pas de problème. ‘’Maintenant, cela peut donner lieu à des bouleversements au niveau politique et à des débats’’.
Au cours de sa conférence de presse de ce lundi 9 octobre, le président de l’UPC Zéphirin Diabré avait appelé le président de l’Assemblée nationale à se prononcer sur la légalité ou non de ce groupe parlementaire, parlant d’usurpation de titre.
Cet avis du 1er vice-président de l’Assemblée nationale, juriste de formation et avocat de profession vient comme une réponse à la requête du président de l’UPC qui voit dans cette création du groupe UPC-RD une manœuvre de déstabilisation de sa formation par le parti au pouvoir MPP. Dans ce contexte, Bénéwendé semblait mieux indiqué pour répondre que le président de l’Assemblée nationale dont le parti est accusé d’être à la manœuvre.
George Weah,ancien ballon d'or, saura-t-il remporter la présidentielle ?
Les électeurs libériens votent depuis ce mardi matin pour choisir parmi 20 candidats le successeur de la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf. Après avoir connu la première femme présidente en Afrique, le Libéria pourrait connaître à l’issue de ce scrutin si les vœux de George Weah sont exaucés, le premier président africain ancien footballeur.
George Weah,ancien ballon d’or, saura-t-il remporter la présidentielle ?
Certes, comme nous l’a confié il y a une semaine un confrère libérien, les pronostics ne sont pas aisés à faire dans la présidentielle libérienne de ce mardi 10 octobre où une vingtaine de candidats sont en lice, mais s’il y a un nom qui revient parmi les probables futurs présidents du pays, c’est bien celui de l’ancien footballeur international George Weah, candidat malheureux de la précédente présidentielle.
La popularité de l’homme auprès de la jeunesse plaide en sa faveur. Mr George, comme l’appellent affectueusement ses fans, jouit pratiquement de la même notoriété que celle de Christiano Ronaldo au Portugal ou de Pélé au Brésil.
A 51 ans, l’ancien ballon (celui de 1995), ancien buteur de Paris Saint Germain en France et du Milan AC en Italie, se sent plus que jamais en mesure de mener à bon port le bateau battant pavillon Libéria. En choisissant comme colistière Jewel Howard-Taylor, épouse Charles Taylor, Weah entend ratisser en son profit les fidèles de l’ancien président condamné à 50 ans de prison par la Cour pénale internationale.
Probablement qu’une victoire de Weah à la présente présidentielle pourrait constituer un espoir pour Charles Taylor. Mais, pour accéder au palais présidentiel, il va devoir s’imposer face au septuagénaire vice-président Joseph Boakai qui est également dans les starting-blocks pour succéder à Ellen Johnson Sirleaf.
Ce lundi 10 octobre 2017 à Taipeh à l'occasion de la fête nationale de Taiwan
Les autorités taiwanaises avec en tête la présidente Tsai Ing- Wen ont célébré ce mardi 10 octobre à Taipeh la fête nationale du pays. Intervenant dans un contexte marqué ces dernières semaines par des velléités indépendantistes à travers le monde (Kurdistan, Catalogne, Cameroun Anglophone), l’exercice annuel a été apparemment plus exaltant.
Ce mardi 10 octobre 2017 à Taipeh à l’occasion de la fête nationale de Taiwan
A la 72e Assemblée nationale des Nations-Unies tenue en septembre dernier à New York, Taiwan n’a pas réussi à faire bouger les lignes au niveau des puissances onusiennes quant à son admission au sein de l’organisation en tant que pays membre à part entière.
Mais, des dizaines de pays amis dont le Burkina Faso avaient quand même plaidé la cause de Taiwan à la tribune de l’ONU. Ces dernières semaines, ils sont nombreux ces pays à travers le monde qui ont manifesté des velléités d’indépendance et d’accession à la souveraineté internationale, comme le fait la République de Chine Taiwan.
Célébrer dans un tel contexte sa fête nationale ne pouvait qu’être encourageante pour Taiwan, notamment sa présidente indépendantiste Tsai Ing- Wen. Elue à l’issue de la présidentielle de janvier 2016, Wen fait de l’indépendance taiwanaise l’une de ses priorités. Ce qui contribue par moment à raviver les tensions avec les autorités de Pékin qui n’entendent pas perdre le contrôle sur l’île qui reste quand même économiquement liée à la Chine populaire.
Les autorités actuelles de Taiwan dont la présidente Tsai Ing Wen accordent une importance de l’indépendance du pays
Certes, les entreprises taïwanaises fournissent une bonne partie des produits électroniques du monde, mais la grande majorité de ces produits sont fabriqués dans leurs usines en République populaire de Chine et dans d’autres pays d’Asie du Sud-Est.
Toutefois, Taïwan jouit dans les faits d’une indépendance administrative et politique vis-à-vis de la Chine populaire. Cette indépendance de fait n’a jamais été proclamée ni par le gouvernement de l’île, ni par celui du continent si fait que Taiwan est considérée par l’ONU comme une province de la République populaire de Chine et par le gouvernement de Taïwan, comme une province de la République de Chine, selon les dispositions de sa Constitution d’avant 1949.
Rappel historique
la culture taiwanaise était également à l’honneur
En termes de rappel historique, Taïwan fut officiellement gouverné par la Chine de 1683 à 1895, puis cédé au Japon, par le traité de Shimonoseki (1895), à la suite de la première guerre sino-japonaise. Ce dernier entreprend le développement de Taïwan, la dotant d’infrastructures importantes. En 1945, à la suite de la défaite japonaise à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, la République de Chine recouvrait Taïwan. En 1949, le gouvernement de la République contrôlé par le Kuomintang s’y installe, après avoir perdu la guerre civile contre les communistes. Cette installation est accompagnée d’un transfert massif de population. À partir de 1950, après avoir perdu Hainan, la République de Chine ne contrôle plus que l’île de Taïwan et quelques autres territoires insulaires plus petits.
La République de Chine occupait le siège de la Chine à l’ONU jusqu’en 1971, date à laquelle la République populaire de Chine la remplaça. La République de Chine et la République populaire de Chine revendiquent chacune la pleine et légitime souveraineté sur la totalité du territoire chinois (Chine continentale et île de Taïwan).
Sur le plan de développement, une réforme agraire réussie puis un développement économique rapide et soutenu dans la deuxième moitié du XXe siècle ont transformé Taïwan en un pays industrialisé développé, jouissant d’un niveau de vie équivalent à celui du Japon ou des pays de l’Union européenne.
Sur le plan diplomatique, Taiwan entretient des relations avec une vingtaine de pays à travers le monde dont le Burkina Faso.
Zéphirin Diabré entouré de membres du bureau politique de l'UPC, au cours du point de presse
Comme annoncé, la direction politique de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) a tenu ce lundi une conférence de presse pour apporter des éclaircissements relatifs à la crise au sein du parti. Zéphirin Diabré, accompagné des membres du bureau politique national ont livré leur version des faits et donner la position du parti.
Zéphirin Diabré entouré de membres du bureau politique de l’UPC, au cours du point de presse
Hier dimanche 08 octobre 2017, le nouveau groupe parlementaire dénommé UPC Renouveau démocratique issue de la scission du groupe parlementaire UPC annonçait leur existence par voie de presse. Ils ont également donné les raisons de leur départ de l’ancien groupe. Aujourd’hui c’est le bureau politique de l’UPC conduit par Zéphirin Diabré qui a donné sa position.
Dans sa déclaration, Zéphirin a d’abord tenu à dire qu’il n’est pas juste d’accorder le qualificatif groupe parlementaire à ce groupe. Faute de quoi ceci serait « une usurpation de titre » car à ce jour et à sa connaissance « un tel groupe n’existe pas ». Toutefois, il a demandé au président de l’assemblée nationale de « trancher le plus urgemment » la question de si « oui ou non un nouveau groupe parlementaire est-il créé au sein de l’assemblée nationale ?»
Tentative de déstabilisation de la part du MPP, parti au pouvoir
Pour le président de l’UPC, cette crise n’est autre qu’une tentative de déstabilisation de la part du MPP. Il en veut pour preuve la tentative des députés MPP en 2016 de vouloir faire modifier la loi sur le nomadisme politique.
A cela il a ajouté le cas du député Kiemdé exclu pour avoir essayé de casser le parti par la tentative de création d’un groupe parlementaire pro-MPP.
Pour lui tout le malheur de l’UPC est parti du fait qu’il a refusé de rejoindre la majorité présidentielle comme l’avaient souhaité la plupart des « démissionnaires».
Le sort des «démissionnaires»
Tout d’abord, en ce qui concerne les accusations portées par les « démissionnaires » sur la direction du parti, Zéphirin dira que le parti n’a porté aucune accusation contre eux.
En conséquence, « ce n’est pas au parti de les blanchir ». Selon lui, si ces derniers estiment qu’ils ont des divergences avec la direction, il aurait pu quitter le groupe parlementaire et quitter le parti pour le démontrer. « Sauf si on a peur de perdre son poste de député » déclarera –t-il.
Pour Moussa Zerbo du bureau politique, que ces messieurs aient le courage « de démissionner tout court ». Il estime qu’il sera difficile pour les militants à la base d’accepter leur retour. Il a ajouté que ce soir même les militants devraient se rencontrer pour peaufiner la stratégie de récupération des mandats des « démissionnaires ».
Malgré tout, le président de l’UPC, lancera « quel que soient leurs fautes, ils restent nos camarades jusqu’à ce qu’ils décident de quitter le parti ».
Il faut noter que le samedi 14 octobre prochain le parti tiendra une session extraordinaire du bureau politique.
C’est bientôt le 15 octobre, date de l’assassinat du leader de la Révolution burkinabè du 4 août 1983 Thomas Sankara. Alors que les Sankaristes de différents bords se préparent à la commémoration de ce 30e anniversaire de la disparition de «Thom Sank», disparition que certains attribuent aux réseaux FrançAfrique, c’est le moment que choisit la justice française pour condamner une figure emblématique de cette nébuleuse franco-africaine, en l’occurrence l’avocat d’affaires Robert Bourgi, fils spirituel du père de la FrançAfrique, Jacques Foccart.
A priori, cette condamnation vendredi dernier de l’avocat Robert Bourgi pour avoir donné trop d’argent aux partis de François Fillon et Nicolas Sarkozy en 2014 et 2015, soit 7.500 euros à chaque formation, n’est qu’une affaire franco-française.
Mais, vu d’Afrique, au regard des liens du personnage en cause -Robert Bourgi- et des bénéficiaires du trop d’argent perçu-Sarkozy et Fillon- avec le continent, le sujet mérite que l’on s’y attarde et se pose des questions.
Car, rien ne dit que ces fonds ne viennent pas d’Afrique, de ses dirigeants qui ont financé à travers l’avocat Bourgi l’un et l’autre partis censés remporter les élections en France. Cela a toujours été l’une des pratiques de la FrançAfrique qui consistent pour les dirigeants africains désireux de perdurer au pouvoir de financer la campagne des leaders politiques français afin de s’assurer de leur soutien une fois à l’Elysée.
Très futés, ils ne mettent jamais leurs œufs dans un seul panier dans l’Hexagone, n’étant pas toujours sûrs à l’avance des résultats des urnes. Ils misent en général sur les candidats ou formations à même de remporter les élections. Mais, apparemment là, ça n’a pas du tout fonctionné.
Inquiéter les acteurs de la FrançAfrique
Robert Bourgi, l’homme de la FrançAfrique, n’a pas été lourdement condamné, juste une condamnation avec sursis et des amendes à payer
Finalement, c’est Macron et son mouvement qui ont déjoué les pronostics. N’étant apparemment pas du système et n’ayant pas bénéficié de ce probable système de financement occulte, la France de Macron par le biais de sa justice s’est sentie ainsi en mesure d’inquiéter le sulfureux avocat et par ricochet les acteurs de la FrançAfrique.
Et si la France de Macron voulait sérieusement s’attaquer à cette nébuleuse franço-africaine qui a, jusque-là, réussi à survivre aux différents régimes français malgré les discours de rupture tenu ça et là ; elle ne pouvait pas s’y prendre autrement. Reste à savoir si elle ira jusqu’au bout face à cette FrançAfrique qui ne cesse de s’adapter à l’évolution des contextes politiques.
Les membres du groupe parlementaire Renouveau démocratique au cours de leur conférence de presse du 8 octobre 2017
L’on a beaucoup parlé ces temps de la crise de l’affaire du député Kiemdé du Bazèga. Cette fois, c’est la création d’un groupe parlementaire par 13 élus de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) qui vient mettre davantage en mauvaise posture le parti de Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition politique, qui s’apprête à animer ce lundi matin une conférence de presse pour donner sa lecture de la situation.
Les membres du groupe parlementaire Renouveau démocratique au cours de leur conférence de presse du 8 octobre 2017
« Nous vivons un déni de démocratie interne matérialisé par l’instauration de la pensée unique et du culte de la personnalité annihilant ainsi le droit à toute opinion contradictoire. C’est pour restaurer et instaurer définitivement cette manière de faire au sein de notre nouveau Groupe parlementaire que nous avons pris la décision de nous tourner résolument vers ces valeurs de démocratie et de tolérance ».
Voici en substance les raisons avancées par 13 membres du groupe parlementaire UPC qui ont décidé de créer un nouveau groupe parlementaire dit de Renouveau démocratique. L’annonce a été faite au cours de leur conférence de presse tenue le dimanche 8 octobre 2017 à Ouagadougou.
Au nombre de 13 députés, ce groupe est composé entre autre de deux vice-présidents du parti, un vice-président de l’Assemblée, quatre députés-maires et l’ex président du groupe parlementaire. Ils sont désormais membres du nouveau groupe parlementaire Renouveau démocratique.
Ce lundi 9 octobre, le bureau politique de l’UPC tiendra une conférence de presse à son siège pour donner sa position de la situation.
Zeph va-t-il sacrifier son statut de chef de file de l’opposition ?
l’heure est grave à l’UPC et le CFOP Diabré anime ce lundi un point de presse
On est tenté de se demander, si le bureau politique va procéder à l’exclusion de ses 13 membres ? Le faire reviendrait à dire que l’UPC devra perdre le statut de chef de file de l’opposition au profit du CDP. C’est du reste ce que prévoit la loi, d’autant plus que les « frondeurs » n’ont pas démissionné. Pour qu’ils perdent leur mandat, ils doivent avoir démissionné librement. Tandis que, s’ils sont exclus ils conservent leur mandat si on interprète la loi.
Décret N°2009-438/PRES du 30 juin 2009 : article 85 de la constitution en sa révision. « Tout mandat impératif est nul. Toutefois, tout député qui démissionne librement de son parti ou de sa formation politique en cours de législature est remplacé à l’Assemblée nationale par un suppléant. Une loi précise les modalités de mise en œuvre de cette disposition. Tous les membres du parlement ont voie délibérative. Le droit de vote des parlementaires est personnel. Cependant, la délégation de vote est permise lorsque l’absence d’un membre du parlement est justifiée. Nul ne peut valablement recevoir pour un scrutin donné plus d’une délégation de vote ». Joachim Batao
Photo de famille des membres de la CNPDER munis de la charte de la coalition
La Coalition nationale des organisations de la société civile pour la promotion des énergies renouvelables (CNPDER) a organisé une formation en plaidoyer au profit de ses membres. L’objectif était de les former aux techniques de plaidoyer pour une meilleure veille citoyenne sur la question des énergies renouvelables. L’activité a eu lieu les 4 et 5 octobre 2017 à Ouagadougou.
Le directeur de CEAS Burkina, Henri Ilboudo, prononçant le mot d’ouverture de la formation sur le plaidoyer
La coalition des OSCs agissant dans le domaine des énergies renouvelables veut faire bouger les lignes en matière de politique d’énergies renouvelables en vue de permettre aux populations d’accéder aux services énergétiques durables et de qualité.
Après plusieurs ateliers de renforcement des capacités des membres sur les questions énergétiques dont la législation en la matière, l’heure au sein de la Coalition était à la formation sur le plaidoyer.
Une stratégie de plaidoyer se mène et se gagne avec des plaideurs bien aguerris et bien formés, maîtrisant parfaitement leur sujet. C’est tout le sens de ces deux jours de formation en plaidoyer tenus les du 4 au 5 octobre 2017 à Ouagadougou.
Recherche des solutions pour faire changer les choses
C’est le directeur du CEAS Burkina, Ilboudo qui a présidé la cérémonie d’ouverture de l’atelier. Il a souhaité aux participants une formation qui leur permette « d’être suffisamment outillés pour mener des actions de plaidoyer qui portent des fruits ». Pour lui, le plaidoyer est une question essentielle dans la recherche des solutions pour faire changer les choses. A ce propos, il s’est réjoui de l’engagement des membres de la coalition.
Pour y arriver, trois sessions ont servi d’articulation pendant ces deux jours. L’une sur la définition du plaidoyer, l’autre sur la stratégie de plaidoyer et enfin la mise en œuvre d’une campagne de plaidoyer.
Les conditions de réussite d’un plaidoyer exigent qu’il soit bâtit autour d’une question d’intérêt, expliquera le formateur Christophe Hien. Ainsi, à l’analyse des modules et des travaux de groupes, la coalition aboutira à la principale question suivante : l’accélération des réformes institutionnelles dans le domaine des énergies durables garantira-t-elle la pérennité de l’accès des populations aux équipements et aux services d’énergies renouvelable de qualité ?
Maîtrise de la question des énergies renouvelables
Les formateurs Christophe Hien et Roukiattou Ouédraogo
Pour réussir le plaidoyer, dira la formatrice Roukiattou Ouédraogo, il est nécessaire que les membres aient une parfaite maitrise de la question des énergies renouvelable. « Vous devez être convaincus de ce que vous défendez, avoir des arguments solides sinon on ne vous prendra pas au sérieux ». Il s’agit « d’influencer des décideurs » lance- t-elle.
Elle dira que le plaidoyer est une stratégie planifiée afin de faire changer les politiques, positions ou programmes d’une institution. C’est aussi un processus mené par un groupe d’individus ou d’organisation en vue d’obtenir un soutien ou une adhésion à une cause.
Pour ce qui est de la stratégie de plaidoyer, Roukiattou Ouédraogo fera noter qu’en la matière on a les techniques de lobbying, de marketing social, de mobilisation communautaire etc. Elle a indiqué que parmi les approches de plaidoyer, celle de la pro activité sied à la coalition.
Partage d’expériences avec des partenaires
Les partenaires Gunar Olessen et Maria Graversen, respectivement coordonnateur général de INFORSE et coordinatrice du projet ACE-WA
Les membres de la coalition ont bénéficié de partage d’expériences livré par des partenaires. Maria Graversen, la coordinatrice du projet ACE-WA a confié qu’un bon plaidoyer, c’est des plaideurs disposant de connaissances très pointues sur leur sujet.
Quant à Gunar Olessen, coordonnateur général de INFORSE, a démontré en quoi est ce que le plaidoyer peut contribuer à changer les choses. Il a surtout insisté sur le fait qu’une équipe de plaidoyer doit avancer en rang serré.
Hommages à feu Ampliasse Lankoandé
Une minute de silence a été observée en mémoire de Feu Ampliasse Lankoandé
En début de formation, des hommages ont été rendus, à travers l’observation d’un temps de silence, à feu Ampliasse Lankoandé, décédé en début août dernier.
Ampliasse Lankoandé a été l’un des acteurs de la mise en place de la coalition CNPDER. «Il n’y a rien de tel que la société civile dans cette initiative de la Coalition puisse se retrouver pour mettre en exergue les besoins des populations en matière énergétique. Parce que les lois, les textes sont là mais les gens les ignorent. C’est à nous collectivités, nous acteurs de la société civile, de donner l’information et sensibiliser autant que possible les gens pour qu’ils puissent avoir l’essentiel des besoins de développement», s’exprimait-il le 29 juin 2017 à Ouagadougou à l’issue d’un atelier de renforcement des capacités des membres de la Coalition.
Joachim Batao
Burkina Demain
Photo de famille des membres de la CNPDER munis de la charte de la coalition
Après avoir trébuché par deux fois face aux Etalons, les Lions de la Teranga ont finalement réussi à prendre ce samedi la tête du groupe D en s'imposant 2-0 à Praia
A l’issue de leur double confrontation avec les Etalons, les Lions de la Teranga n’avaient pas réussi à déboulonner les Etalons de leur place de leader du groupe D, les match aller et retour s’étant soldés par des scores nuls. Mais, ce samedi 7 octobre à l’issue des matches de la 5e journée de ces éliminatoires du mondial russe de 2018, les Lions de la Teranga se sont débarrassés des Requins Bleus du Cap Vert battus par 2 -0 sur leurs propres installations, comme au match aller à Dakar, et prennent indiscutablement la tête du groupe D avec 8 points + 4, devant les Etalons du Burkina, lourdement tombés face aux Bafana Bafana 1-3 et relégués désormais à la deuxième place avec 6 points + 0.
Après avoir trébuché par deux fois face aux Etalons, les Lions de la Teranga ont finalement réussi à prendre ce samedi la tête du groupe D en s’imposant 2-0 à Praia
Les Lions de la Teranga tiennent désormais leur destin en main dans ces éliminatoires de la coupe du monde de football Russie 2018. En battant ce samedi 7 octobre à Praia les Requins Bleus du Cap Vert, ils envoient un message on ne peut plus clair aux autres formations en lice, en particulier les Etalons qui les ont empêchés lors des deux précédents matches de progresser. C’est à présent chose faite. Alors qu’il ne reste aux Etalons, battus sévèrement à Johannesburg ce samedi 3-1, qu’un match à jouer ; les Lions de la Teranga ont encore deux matches à jouer contre l’Afrique du Sud. Une seule victoire ou deux matches nuls seront suffisants pour les Lions de la Teranga pour se qualifier. Même un match nul pourrait se révéler suffisant si les Etalons ne parvenaient pas dans le même temps à battre les Requins Bleus avec un score fleuve.
Autant dire que le mondial russe 2018 s’éloigne des Etalons. Qui ne peuvent que s’en prendre à eux-mêmes. Au lieu de se concentrer dans la préparation pour gagner avant tout les matches sur le terrain, ils se sont laissés, à commencer par leur entraîneur Paulo Duarté, emballé par cette affaire de reprise de match Bafana Bafana –Lions de la Teranga. En remportant proprement leur match ce samedi à Praia, les Lions de la Teranga montrent bien qu’ils ne comptaient pas forcément sur ce match à reprendre avec les Bafana Bafana pour se qualifier. En clair, ils indiquent qu’il y avait un autre chemin pour se rendre à Moscou.
Photo de famille à l'issue de la remise de la charte au ministre de l'énergie
La coalition des OSC pour la promotion des énergies renouvelables et de l’accès à l’énergie durable a rencontré ce vendredi, 06 octobre 2017 à Ouagadougou le ministre de l’énergie du Burkina, Pr. Alpha Omar Dissa pour lui remettre officiellement sa charte signée lors par les parties prenantes.
Le directeur de CEAS Henri Ilboudo (à droite) remettant au ministre Dissa la charte des OSC du secteur des énergies renouvelables
Au cours de la cérémonie de remise de la charte, le directeur du CEAS Henri Ilboudo a soutenu que le 03 août dernier, on a assisté à un atelier de la coalition nationale des OSC pour la promotion des énergies renouvelables et l’accès à l’énergie durable au Burkina Faso. C’est un cadre au cours duquel les OSC ont pu manifester leur intérêt sur les questions d’énergies, en particulier, les énergies renouvelables et en priorité l’accès des populations à de différentes sources d’énergies. Ainsi, les 04 et 05 octobre 2017, une rencontre a été initiée à l’issue de laquelle les parties prenantes ont signé une charte. Donc, le CEAS qui a piloté cette activité, a bien voulu aujourd’hui, remettre officiellement au ministre de l’énergie cette charte.Aussi, a-t-il laissé entendre que la coalition (…) est heureuse de le rencontrer ce matin pour lui remettre officiellement la charte que les parties prenantes ont signée ensemble. Et d’ajouté que la coalition était réconfortée par la présence du ministre à ses côtés.
Travailler avec les OSC pour la sensibilisation des populations
Le ministre Dissa s’est dit heureux de pouvoir compter sur le soutien des OSC pour mieux poursuivre cette vaste bataille, qui est celle de la sensibilisation et d’adaptation des population aux nouvelles habitudes énergétiques :« Je crois que c’est une très bonne initiative car le Burkina aujourd’hui s’est résolument engagé vers le mix énergétique avec un point de mire sur les énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire. Et nous avons beaucoup de projets dans les mois à venir. D’ores et déjà, certains vont commencer à partir de la semaine prochaine. Il est important qu’on puisse avoir un bataillon d’OSC comme ce fut le cas aujourd’hui pour nous accompagner, pour sensibiliser la population.
Parce que c’est un nouveau paradigme l’utilisation des énergies renouvelables qui ne colle pas avec les habitudes que nous avons au niveau des énergies conventionnelles. Il est important que le volet formation, le volet sensibilisation soit mis en emphase. C’est pourquoi d’ailleurs, cette initiative a été beaucoup soutenue par le ministère de l’énergie et nous allons continuer à les soutenir, à les associer. L’énergie renouvelable rime avec efficacité énergétique.
D’ailleurs, dans le cadre de l’opérationnalisation des 1500 000 lampes LED qui ont été associées, tous les gros projets évoqués vont être réalisés de concert avec les OSC, parce que nous sommes convaincus que leur apport est important pour nous, pour pouvoir sensibiliser la population, pour que les habitudes changent, et qu’elles puissent s’adapter et s’aligner sur la nouvelle donne, la nouvelle culture d’efficacité énergétique et partant de là, d’utilisation d’énergies renouvelables.
Des bataillons formés de soldats qui croient aux énergies renouvelables.
Le Pr. Dissa a d’autre part affirmé que son gouvernement est ravi,surtout au niveau de l’Etat central de savoir qu’il y a des bataillons formés de soldats qui croient réellement aux énergies renouvelables et qui sont prêts à s’engager derrière eux pour cette aventure. Cette aventure,il la croit radieuse parce que quand on prend le solaire par exemple, le Burkina a un potentiel très énorme au niveau de son gisement solaire. C’est pourquoi d’ailleurs, que le Président du Faso, qui est aussi le « commandant de la troupe », dira-t-il, fait partir des personnes au Burkina Faso qui croient le plus à l’énergie solaire. Voilà pourquoi dans son programme, il a vraiment décidé d’orienter la politique énergétique du Burkina vers le mix énergétique avec une vision claire pour l’énergie solaire.Il s’est dit également très heureux parce qu’il y a au niveau de l’Etat central un certain nombre de projets qui sont en train de s’opérationnaliser et qui vont certainement porter un coût important sur la disponibilité dans l’utilisation de l’énergie solaire et qui va vraiment permettre de généraliser l’exploitation solaire au niveau du Burkina.
Différents projets en cours
Le Pr Dissa a annoncé plusieurs projets en cours de réalisation ou à venir
Le ministre a par ailleurs profité de l’occasion pour décliner les différents projets du gouvernement et des partenaires techniques et financiers en cours au Burkina Faso.Alpha Oumar Dissa a d’autre part laissé entendre que « trois des cinq dossiers phares du gouvernement sur la question seront portés au niveau du conseil des ministres la semaine prochaine. Il s’agit d’abord, du « projet d’électrification de 100 villages », budget de l’Etat suivi du budget de la BAD avec près de 300 localités. Déjà le « projet 100 mini-centrales » va commencer avec 26 localités d’ici à décembre. Ensuite, suivront les 74 autres en 2018. Ensuite, suivra le projet « sécurisation des CMA et des CHU», 50 CMA et CHU.
Pour cette année, 14 seront effectifs d’ici à décembre et le reste à partir de 2018. En plus, il aura « le grand projet d’électrification décentralisée » pour les contrées du Burkina qui sont très éloignées du réseau où le gouvernement pourra donc mettre 10 lampadaires dans chaque village et électrifier l’ensemble des infrastructures sociocommunautaires que sont les CSPS, l’école, etc. Enfin, dans cette même lancée, le gros projet des bâtiments publics, qui est un projet de près de 50 milliards, qui va commencer à partir de janvier 2018, va affecter également les grands centres comme les hôpitaux Yalgado et Sourou Sanou de Bobo.