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Malawi : Au moins 18 militaires tués dans un accident de camion

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L’armée malawite est en deuil. Au moins 18 militaires ont péri ce jeudi 2 novembre 2017 au nord du Malawi dans un accident de la circulation, selon une déclaration d’un porte-parole de la police Peter Botha.

Le drame se serait produit à un virage mal négocié par le chauffeur  qui transportait au bord de son camion une soixantaine de personnes qui rentraient au collège militaire de Salima. L’on dénombre également une dizaine de blessés.

Burkina Demain

Le Climat des affaires en Afrique : une nouvelle donne pour les investisseurs

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Oumar Seydi, directeur régional pour l’Afrique Subsaharienne d’IFC

Les bons résultats de l’Afrique subsaharienne dans le rapport Doing Business sont un signe des temps. Voici l’analyse  de Oumar Seydi, directeur régional pour l’Afrique Subsaharienne d’IFC.

Oumar Seydi, directeur régional pour l’Afrique Subsaharienne d’IFC

Certains pays africains ont du mal à s’adapter aux récentes fluctuations de l’économie mondiale et semblent plus focalisés aujourd’hui sur les questions de politique intérieure. Les investisseurs sont attentifs à ces signaux, et sont plus hésitants à s’engager dans ces pays. Pour autant, il y a des tendances encourageantes qui indiquent que les décideurs politiques à travers l’Afrique continuent d’œuvrer  pour rendre leurs économies plus attractives et plus propices aux affaires, afin d’accélérer la croissance et le développement.

Le Groupe de la Banque mondiale publie aujourd’hui son rapport phare, le Doing Business éditio 2018, qui marque une seconde année record pour l’Afrique subsaharienne. Au cours de l’exercice écoulé, 83 réformes facilitant les affaires ont été mises en œuvre dans 36 pays de la région, soit les trois-quarts !Aucune région n’a jamais égalé ce nombre sur un seul exercice. L’Afrique subsaharienne a ainsi mis en œuvre près d’un tiers des réformes dans le monde.

La région est bien représentée dans le Top 10 des pays ayant le plus progressé, avec le Malawi, le Nigeria et la Zambie.  Ces pays ne sont pas des cas isolés. Par exemple, outre le Nigeria, le Benin, le Cap Vert, la République Démocratique du Congo, le Gabon, le Ghana, le Niger et les Seychelles ont également amélioré la transparence dans le processus d’obtention du permis de construire grâce à des solutions en ligne. En Angola, le système en place simplifie la désormais procédure de demande de permis de construire et réduit les délais de traitement.

Le Kenya a mis en œuvre le plus grand nombre de réformes dans la région, soit six. Quatre pays -la Mauritanie, le Nigeria, le Rwanda et le Sénégal- suivent avec cinq réformes chacun. L’Ile Maurice est 25e dans le classement global sur la facilité de faire des affaires, et a mis en œuvre quatre réformes. C’est le premier pays d’Afrique subsaharienne dans ce classement, suivi du Rwanda (41e) et du Kenya (80e).

Les résultats du rapport Doing Business 2018 confirment plusieurs années de constante progression, qui se traduisent en améliorations durables du climat des affaires dans la région. En 2003 par exemple, il fallait en moyenne 61 jours pour créer une entreprise en Afrique subsaharienne. Aujourd’hui, il en faut 24, ce qui n’est pas loin de la moyenne mondiale de 20 jours.

L’expertise locale en matière de réforme ainsi que la volonté de réformer se reflètent dans les bons classements qu’obtiennent certains pays. Le Rwanda et la Zambie sont deuxièmes au monde sur l’indicateur lié au transférer une propriété. Seulement cinq pays au monde rendent la procédure d’obtention de crédit pour les PME plus facile qu’au Malawi, alors que l’Ile Maurice figure parmi les dix meilleurs mondiaux en ce qui concerne l’obtention d’un permis de construire et le paiement des taxes et impôts.

L’Afrique démontre qu’elle a de plus en plus les compétences qu’il faut pour réformer.

Créer les conditions propices à l’expansion de l’Afrique

Il faut poursuivre l’effort de réforme. L’Afrique fait face à des défis immenses, qui peuvent se transformer en opportunités pour les investisseurs si les conditions sont réunies. Le continent fournit moins d’un pourcent de la production industrielle mondiale, alors que 650 millions d’africains n’ont pas accès à l’électricité, 350 millions à l’eau potable et moins d’un pourcent a la bande passante. L’Afrique abrite la plus grande surface de terre non cultivées au monde, et pourtant importe chaque année 35 milliards de dollars en nourriture.

Le thème du rapport –que l’on peut traduire par ‘Réformer pour créer des emplois’ – est en phase avec l’actualité. La population africaine est la plus jeune au monde et celle qui croit le plus vite. Plus que jamais, le continent a besoin d’assurer l’émergence de PME, elles qui fournissent jusqu’à 90 % des emplois. Une règlementation équitable, efficiente et transparente permettra l’expansion des entreprises les mieux gérées.

Grace à ses capacités financières et à ses constantes innovations, le secteur privé est souvent le mieux placé pour relever les défis au développement de l’Afrique et pour créer des emplois.

Le rythme soutenu auquel ils reforment indique que les décideurs politiques reconnaissent combien il est crucial d’encourager l’investissement privé. Le Groupe de la Banque mondiale a lui aussi ajusté son approche afin de mobiliser des capitaux à une toute nouvelle échelle pour financer le développement.  En étroite collaboration avec autres les institutions de notre Groupe ainsi qu’avec ses partenaires privés, l’IFC œuvre à mobiliser des capitaux pour aider les pays à financer plus de projets. Nous recherchons en premier des solutions privées pour atteindre les objectifs de développement. Nous travaillons ensuite avec les autres institutions financières pour garantir que les ressources publiques, en constante diminution, soient utilisées là où elles sont le plus nécessaires.

Les résultats que dévoile le rapport Doing Business démontrent qu’il y a de plus en plus consensus quant au besoin de mobiliser des capitaux privés à une échelle plus grande pour financer le développement de l’Afrique. Il faut donc saluer l’effort continu, à travers le continent, pour améliorer le climat des affaires.

Oumar Seydi,

Directeur Régional d’IFC pour l’Afrique subsaharienne

Burkina: La grande muette célèbre ses 57 ans

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L’armée burkinabè, créée en 1960, a célébré ce 1er novembre 2017 ses 57 ans.  C’est le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, chef suprême des armées, qui a présidée la cérémonie solennelle de la célébration de ce 57e anniversaire de grande muette.

C’est le président du Faso, chef suprême des armées, qui a présidé la commémoration

«L’armée et la nation, solidaires face aux défis sécuritaires du moment». C’est sous ce thème qu’il a été commémoré, ce 1er novembre 2017 à Ouagadougou, 57e anniversaire de l’armée burkinabè. Occasion pour le président du Faso, chef suprême des armées Roch Marc Christian Kaboré et son ministre de la défense et des anciens combattants de passer en revue la troupe, de prononcer des allocutions et de décorer quelques 72 membres de la grande muette pour service rendus à la nation.

«Seules les actions anticipatives menées avec le concours de la population, à travers le renseignement et une meilleure organisation de notre dispositif d’intervention peuvent nous assurer une victoire certaine», a soutenu le ministre Jean Claude Bouda, compte tenu de la menace terroriste. Et d’indiquer que des efforts seront poursuivis  pour offrir aux personnels des forces armées nationales un cadre de vie et de travail.

La parade militaire et paramilitaire a été l’un des moments fort de la présente célébration. Cette célébration intervient au moment où se met en place la force régionale G5 Sahel dont l’armée burkinabè est partie prenante.

Mathias Lompo

Burkina Demain

New York : Un attentat fait 8 morts et gâche la fête d’Holloween

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Un individu à bord d’une camionnette a foncé sur de nombreux usagers de la route au sud de Manhattan dans l’après-midi du mardi 31 octobre 2017. Le bilan selon les autorités de la ville de New York fait état de 8 morts et 11  de blessés.

 

Un chauffeur de camion a terminé sa course sur des personnes qui circulaient le long d’une rue à Manhattan. Après avoir percutés mortellement des cyclistes, le conducteur a par la suite foncé sur un bus d’école. Descendu du véhicule avec une arme en main, il a tout de suite été mis hors d’état de nuire par la police newyorkaise.

Il aurait reçu une balle et a été transporté dans un hôpital. Si des témoins affirment avoir entendu le suspect crier « Allah akbar », les autorités n’ont pas confirmé cette thèse. Elles ont plutôt indiqué que le suspect est âgé de 29 ans, sans une autre précision. Le maire de la ville, Bill de Blasio, a parlé d’un « acte de terorisme ». Il estime que « Sur la base des informations immédiatement disponibles, c’était un acte de terrorisme, un acte de terrorisme particulièrement lâche qui visait des civils innocents », c’était au cours d’un point de presse sur les lieux de l’attaque.

Tweet Donald Trump

Le FBI a été chargé de l’enquête en collaboration avec le département de la police de New York. Sans que l’attaque ne soit revendiqué, le président des Etats Unis l’a condamné en ces termes « Nous ne devons pas permettre à l’EI de revenir ou entrer dans notre pays après les avoirs vaincus au Moyen-Orient et ailleurs. Assez ! », a tweeté Donald Trump.

Pour lui, le suspect est une « personne très malade et déséquilibrée » Le drame s’est produit entre West Street et Chambers Street à 15h15 heure de New York, 19h15 temps universel. Il est à noter que c’est le premier attentat survenu à New York après l’effondrement des tours jumelles et la frappe du World Trade Center en 2001.

Victor Bassolé / New York

Burkina Demain

 

Présidentielle kényane du 26 octobre : Uhuru Kenyatta déclaré vainqueur à 98,2% des voix

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Sans surprise, Uhuru Kenyatta a été déclaré vainqueur de la présidentielle du 26 octobre

Sans surprise, au Kenya, c’est le président sortant, Uhuru Kenyatta, qui a été déclaré vainqueur de la présidentielle du 26 octobre dernier. L’opposition ayant boycotté le scrutin, Uhuru s’impose avec un score à la soviétique, 98,2%.

Sans surprise, Uhuru Kenyatta a été déclaré vainqueur de la présidentielle du 26 octobre

La participation au scrutin du 26 octobre était seulement de 38,8 % des électeurs inscrits, un chiffre largement inférieur à celui du 8 août (79 %), date de la première élection présidentielle annulée par la Cour suprême pour « irrégularités ».

La majorité des bureaux de vote de quatre comtés de l’Ouest (Homa Bay, Kisumu, Migori et Siaya) — sur les quarante-sept que compte le pays — n’ont pas ouvert leurs portes, en raison d’une situation chaotique et de graves troubles sécuritaires dans ces bastions de l’opposition. Le vote n’a pu avoir lieu dans vingt-cinq circonscriptions (sur 291 au total, dont la diaspora), représentant environ 9 % du corps électoral.

Crainte de nouvelles violences

L’IEBC a donc annoncé les résultats de la présidentielle sur la base des 266 circonscriptions où le vote a pu avoir eu lieu. Cette réélection pourrait donner lieu à des recours en  justice et engendrer de nouvelles violences dans les quartiers de l’opposition.

L’IEBC avait tenté d’organiser à nouveau le scrutin samedi dans les circonscriptions de l’opposition avait d’y renoncer pour des problèmes sécuritaires.

Plongé dans l’incertitude, le Kenya a enregistré ces derniers jours des violences meurtrières ayant fait  au moins neuf morts par balle depuis jeudi dernier.  Au moins 49 personnes sont mortes, et des dizaines blessées, depuis l’élection du 8 août, pour la plupart dans la répression brutale de manifestations par les forces de sécurité.

Martin Philippe

Burkina Demain

Force G5 Sahel : Les USA lâchent du lest et s’engagent pour 60 millions de dollars

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Pour les acteurs de la force G5 Sahel, notamment les chefs d’Etat, cette nouvelle en provenance de New York  va mettre du baume au cœur. Au cours d’une réunion du conseil de sécurité de l’ONU présidée ce lundi par le chef de la diplomatie française, Yves Le Drian, les Etats-unis d’Amérique, jusque-là réticents à participer au financement de la force G 5 Sahel, se sont finalement engagés à y  contribuer à hauteur de 60 millions de dollars. Pour le patron du Département d’Etat, Rex Tillerson, qui a annoncé la bonne nouvelle, «cette somme permettra d’assurer la sécurité et la stabilité au Sahel».

Finalement, Yves Le Drian sera l’homme  par qui l’obstacle américain au financement de la force G5 Sahel a été levé. En effet,  au sortir de la réunion du conseil de sécurité de l’ONU présidé ce lundi par le ministre français des Affaires étrangères,  les Américains jusque-là réticents à participer au financement de la force G 5 Sahel, se sont finalement engagés à y  contribuer à hauteur de 60 millions de dollars.«Cette somme permettra d’assurer la sécurité et la stabilité au Sahel», a indiqué Rex Tillerson, le chef de la diplomatie américaine. Une bonne nouvelle à apprécier à sa juste valeur en attendant la conférence sur le financement prévue en décembre prochain.

Victor Bassolé/ New York

Burkina Demain

An III de l’Insurrection populaire : Le message de l’UPC

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Ceci est le message de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) à l’occasion de la commémoration du troisième anniversaire de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

Zéphirin Diabré, président de l’UPC

Message du Président de l’UPC à l’occasion de l’An III de l’Insurrection populaire

Chers compatriotes,

Ces 30 et 31 octobre 2017, la Nation burkinabè commémore l’An III de l’Insurrection populaire de 2014.

En ce souvenir de la lutte victorieuse de notre peuple, je rends un hommage vibrant et mérité aux martyrs de notre combat historique et aux nombreux blessés qui, à cette occasion, ont été meurtris dans leur chair. Que les uns reposent en paix, et que les larmes des autres soient asséchées !

L’insurrection populaire  sonnait comme la fin de tout un système construit sur la mauvaise gouvernance, la corruption et le népotisme. Malheureusement, trois ans après, le pouvoir du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) est en train de remettre en cause ces acquis, en reproduisant exactement les mêmes erreurs qui ont provoqué la colère du peuple. Il n’ya rien d’étonnant à cela puisque les trois fondateurs du MPP étaient les principaux architectes et les principaux bénéficiairesdu régime déchu, qu’ils n’ont du reste eu aucun scrupule à trahir lorsqu’ils ont senti venir sa fin.

Trois ans après ces journées historiques qui devaient préfigurer la naissance d’un Burkina nouveau, notre pays continue sa lente descente vers le chaos.

Le pillage des ressources publiques et le clientélisme politique persistent, avec leur corollaire d’impunité généralisée.

Notre justice peine à élucider les crimes commis lors de l’Insurrection populaire, et ceux commis tout au long de la IVème République. Du reste, ce qui préoccupe le plus le pouvoir du MPP, ce n’est pas la manifestation de la vérité, mais l’opportunité qu’offre la situation  judiciaire des uns et des autres, pour nouer des deals politiques souterrains, ou neutraliser les concurrents potentiels, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2020.

Les attentes des Burkinabè sur le plan social demeurent sans réponse. Aucun secteur social ne se porte bien, et les citoyens vivent dans une angoisse continue.

Sur le plan économique, la montagne PNDES ne parvient même pas à accoucher d’une  souris. En claquant avec fracas la porte du gouvernement, un ministre, de surcroit président d’un parti membre de la majorité, a établi la responsabilité directe du Président du Faso dans cet échec du PNDES, en évoquant des «  réactions de vieux cow-boy désespéré qui ont mis au rouge tous nos indicateurs avec un plan de développement PNDES qui a lui-même besoin d’un plan d’urgence de sauvetage dans un océan sans rivage ».

Les PPP annoncés comme une solution miracle à notre sous-développement sont devenus une vulgaire pompe à commissions occultes  qui permet à nos dirigeants de s’enrichir à la faveur des marchés octroyés de gré à gré.

Pire, l’intégrité territoriale du Burkina Faso est maintenant remise en cause, du fait de l’incompétence du pouvoir du MPP à repousser l’avancée des terroristes. Ce pouvoir est en train de rentrer dans les annales de notre histoire, comme celui qui a laissé des forces du mal occuper une partie de la terre que  nous ont léguée nos ancêtres. C’est inédit. Et c’est très grave.

Chers compatriotes,

En ce troisième anniversaire, que chaque Burkinabè, dans son domaine d’activité et dans sa zone de résidence, ait une pensée pieuse pour nos martyrs, un geste de réconfort pour nos blessés, et cultive davantage les valeurs qui ont porté l’Insurrection des 30 et 31 octobre 2014.

Comme ce fut le cas l’an passé, le pouvoir du MPP va organiser une soit disant commémoration officielle au cours de laquelle il nous servira les mêmes discours et refera les mêmes promesses.

L’UPC se démarque résolument de ce folklore et son président, de surcroit Chef de file de l’opposition,ne se prêtera pas à cette mise en scène, quiparticipe àentretenir dans les esprits,la fiction d’une prétendue connivence des insurgés avec le pouvoir en place, et de leur responsabilité collective  dans la situation dramatique que vit  aujourd’hui notre pays.

La meilleure façon pour le pouvoir du MPP de commémorer l’insurrection populaire des 30 et 31 Octobre 2014, c’est de gérer le Burkina en référence aux aspirations du peuple insurgé.

Si la décadence  que vit notre pays relève de la pleine responsabilité du pouvoir MPP en place, nous ne devons nullement  désespérer des bonnes graines semées par l’Insurrection populaire. Au contraire, nous devons redoubler d’efforts dans la veille citoyenne et dans la mobilisation pour l’avènement d’un vrai changement. Perdre espoir et abandonner la lutte, ce serait trahir le sacrifice des martyrs, ce serait renier notre histoire.

Gloire éternelle aux martyrs de l’insurrection,

Vive le Burkina Faso !

Ouagadougou, le 30 octobre 2017

Le Président de l’UPC

Zéphirin DIABRE

Prévention des catastrophes naturelles : L’heure du bilan pour les acteurs du Projet SAP-IC au Centre

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Les membres du présidium à la session de sensibilisation, de gauche à droite, le SP CONASUR Yipenè Florent Bakouan ; le conseiller technique du gouverneur Remy Tapsoba et la représentante de la coordination du projet SAP/IC Marceline Zagré/ Yonli

Depuis 2014 se met en œuvre au Burkina Faso et dans 10 autres pays africains le projet Renforcement de l’information climatique et des systèmes d’alerte précoce en Afrique pour le développement de la résilience et l’adaptation au changement climatique (Projet SAP/IC). Pour informer le public de la région du Centre sur les objectifs et enjeux du projet, les gestionnaires ont organisé, le jeudi 27 octobre 2017 à Ouagadougou, une session de sensibilisation. Remy Tapsoba, conseiller technique représentant du gouverneur, a présidé l’ouverture de la session, en présence du secrétaire permanent du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation, Yipenè Florent Bakouan.

Les membres du présidium à la session de sensibilisation, de gauche à droite, le SP CONASUR Yipenè Florent Bakouan ; le conseiller technique du gouverneur Remy Tapsoba et la représentante de la coordination du projet SAP/IC Marceline Zagré/ Yonli

Informer et sensibiliser le public de la région du Centre sur les objectifs et les enjeux du projet SAP/IC ; échanger avec le public sur le dispositif national de prévention et la gestion des catastrophes. Ce sont là les objectifs de la session de sensibilisation à l’intention du public de la région du Centre, organisée ce jeudi 27 octobre 2017 à Ouagadougou par les acteurs du Projet Renforcement de l’information climatique et des systèmes d’alerte précoce en Afrique pour le développement de la résilience et l’adaptation au changement climatique (Projet SAP/IC).

Les participants sont venus des services et administrations de la région du Centre
Dans son mot d’ouverture de la session, Remy Tapsoba, conseiller technique représentant du gouverneur, a souligné l’importance du projet dans le dispositif national de prévention et de gestion des catastrophes naturelles. Le projet qui a démarré depuis 2014 et fait suite à d’autres similaires, prévoit de doter le pays d’ici fin 2017 de quelques 150 équipements hydrologiques.
Pour sa part, le secrétaire permanent du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR, Yipenè Florent Bakouan, a abordé dans son exposé le dispositif national de prévention et gestion des catastrophes dans le pays. Comme limites au dispositif, il a relevé entre autres :
L’Insuffisance de moyens pour faire face aux catastrophes ;

-l’insuffisance de synergie ou de concertation entre les structures intervenant dans le domaine de la gestion des risques de catastrophes ;

et météorologiques plus performants et plus efficaces, afin  de favoriser la production de données fiables, à mêmes de prévenir ou de gérer les catastrophes naturelles.

– le manque de financements pour assurer le fonctionnement des démembrements

– la faible maitrise des outils de collecte de données sur les catastrophes;

– l’ absence de ressources pour la communication entre acteurs

1 milliard 307 millions pour l’acquisition d’équipements hydrologiques et météorologiques

Et Marceline Zagré de la coordination du projet d’expliquer qu’on aurait pu limiter le désastre de la présente campagne agricole si l’on avait pu mettre à la disposition  des populations  des prévisions  pluviométriques fiables. Les producteurs auraient ainsi pu travailler en conséquence et éviter la situation actuelle où les pluies ont cessé précocement, abandonnant les plants en pleine épiaison. De même, explique-t-elle, on aurait pu limiter les dégâts lors des inondations du 1er septembre 2009 lorsque les informations météorologiques avaient été plus fiables.

Mais, avec ce projet, il y a, assure-t-elle, de l’espoir. Ainsi, progressivement, les équipements manuels et dépassés sont en train d’être remplacés par de matériels de nouvelle génération. Ces équipements modernes  vont coûter 1 milliard 307 millions de francs CFA. Plusieurs stations hydrologiques, météorologiques ou aéronautiques ont déjà été installées et d’autres attendent de l’être d’ici la fin de projet. Au niveau de la région du Centre par exemple, le poste pluviométrique de Koubri est déjà installé et ceux de Boulbi et de Tanghin attendent de l’être.

Les principales institutions bénéficiaires de ces équipements performants  installés ou à installer sont l’Agence nationale de la météorologie,  la direction générale des ressources en eau, l’observatoire national de développement durable, l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar.

Au-delà des équipements, le projet intervient dans le renforcement des capacités des personnels de ces institutions bénéficiaires. 525 millions sont alloués au renforcement des capacités des personnels pour favoriser une meilleure utilisation des équipements acquis.

11 pays africains bénéficiaires

Le projet SAP/IC est réalisé avec l’appui financier du PNUD-FEM à travers  le financement du Fonds pour les pays les moins avancés (FPMA). Outre le Burkina Faso, le PNUD-FEM appuie 10 pays africains que sont : Bénin, Ethiopie, Gambie, Malawi, Sao Tomé-et-Principe, Sierra Leone, Tanzanie, Ouganda et Zambie. Le but de l’initiative, c’est de renforcer les capacités de ces  11 pays bénéficiaires à l’utilisation de l’information climatique et des systèmes d’alerte précoce. L’objectif, c’est de renforcer la capacité de chaque pays à suivre et à prévoir les conditions hydrométéorologiques  extrêmes et les changements climatiques dans l’optique de rendre effectif l’utilisation efficace de l’information hydrométéorologique dans la génération des alertes précoces et de soutenir les plans de développement à long terme.

Philippe Martin

Burkina Demain

Me Gilbert Noël Ouédraogo : «Le temps est venu pour l‘ADF-RDA de s‘assumer »

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Me Gilbert Noël Ouédraogo, président de l'ADF/RDA

Au Burkina Faso, l’Alliance pour la Démocratie et la Fédération / Rassemblement Démocratique Africain (ADF/RDA), vient de marquer son retour sur la scène politique nationale. Le parti de l’éléphant a en effet effectué sa rentrée politique samedi dernier. Occasion pour son président, Me Gilbert Noël Ouédraogo, de livrer ce discours offensif et progressiste.

Me Gilbert Noël Ouédraogo, président de l’ADF/RDA

«Mesdames et Messieurs,
Chers Sœurs et frères,
Autorités coutumières,

Tout d’abord, je voudrais vous prier très respectueusement de bien vouloir observer une minute de silence et de recueillement à la mémoire de toutes les victimes des événements politiques de notre pays de sa création à nos jours, de celles des attaques terroristes ; ainsi que, de tous nos militants, parents et amis rappelés à Dieu tout au long de l’année.
Je vous remercie.

Messieurs les chefs de partis,
Frères et Sœurs de l’ADF-RDA,
Chers amis, honorables invités,

Mes premiers mots sont pour rendre gloire à Dieu qui nous permet de nous réunir ici ce matin.

Aujourd’hui, 28 octobre 2017, l’Alliance pour la Démocratie et la Fédération – Rassemblement Démocratique Africain, a décidé d’effectuer sa rentrée politique sur le thème « Consolidation de l’état de droit, réconciliation, paix et sécurité »

Aussi voudrais-je remercier toutes les personnalités qui nous font l’honneur de leur présence afin de rehausser l’éclat de notre rentrée politique.

Je souhaiterais également, saluer tous les militants ici présents, notamment les Jeunes, les Femmes, les Anciens et les Cadres qui se sont mobilisés avec enthousiasme pour faire de cette rentrée un succès.

Ce, d’autant plus que l’ADF-RDA, revient de loin, oui notre formation revient de très loin car, de 2ème force politique du pays qu’elle était avant l’insurrection, elle s’est retrouvée au cœur de la tourmente liée à la modification de l’article 37.
De ce fait, votre présence, ce matin ici, est un signal fort, un acte de bravoure, un exemple de constance et de fidélité. En effet, bien que Notre parti ait été éprouvé, vous n’avez ni flanché, ni cédé à l’envie de le quitter. Mieux, vous avez eu à cœur de vous remettre à la tâche pour maintenir votre éléphant dans l’arène.

Votre mobilisation témoigne de votre attachement au parti. Si on peut toujours parler de l’ADF-RDA aujourd’hui c’est grâce à vous : militantes, militants et sympathisants qui contre vents et marées, êtes restés fidèles à votre formation politique.

En conséquence, je veux vous dire merci, merci pour votre fidélité à l’ADF-RDA, merci pour votre engagement militant, merci pour votre détermination.

L’ELEPHANT est bel et bien de retour ! L’ADF-RDA est là, et il faudra compter avec cette force politique en construction ; il faudra compter avec ces milliers de jeunes et de femmes qui ont l’amour de leur patrie, de la paix, de la non-violence et qui veulent mettre leurs idées à son service et au service de notre pays.

‘’Notre responsabilité, nous la reconnaissons, nous l’assumons” ….

Militantes et militants,
Honorables invités,

Depuis les événements douloureux des 30 et 31 octobre 2014 qui ont bouleversé l’ordre constitutionnel de notre pays ; ouvert la voie à la transition puis au pouvoir en place, l’ADF-RDA a entamé sa traversée du désert, en faisant face à toutes sortes d’exactions, de stigmatisation et de critiques aussi bien de la part des politiques, des OSC (organisations de la société civile, ndlr) que de certaines personnes. Nous nous étions résolus à un temps de silence, qui obéissait à une logique claire : notre responsabilité, nous la reconnaissons, nous l’assumons. La leçon qu’a pu constituer l’insurrection, nous l’avons apprise, dans la douleur, certes, mais nous l’avons assimilée. Notre douleur est d’autant plus grande que des jeunes, pleins de vie, d’espoir, ont été arrachés à l’affection des leurs, parce que les politiques que nous sommes, tous, sans exception, n’avons pas eu l’intelligence de trancher de façon claire et définitive un problème, qui divisait le peuple depuis les conclusions du Cadre de Concertation pour les Réformes Politiques (CCRP).

Il est donc clair, que la classe politique burkinabé n’est pas étrangère aux tourments que vit notre pays, en effet, nous avons tous à un moment donné de l’histoire de notre pays raté le coche.

Pour notre part, nous avons pris une position que nous croyions être bonne, mais qui malheureusement s’est révélée à contre-courant des aspirations profondes de notre jeunesse dont la déception, la colère et la révolte étaient à leur paroxysme.

Cette position, nous l’avons prise de bonne foi, pensant qu’il était encore possible dans notre pays de résoudre nos divergences politiques sans faire appel à la violence. Mais hélas, le ver était déjà dans le fruit.
C’est pourquoi, nous n’avons pas hésité un seul instant à demander pardon pour cette erreur que nous avons commise.

Cependant, cette décision nous ne l’avons pas prise à la légère, nous avons passés des nuits et des nuits blanches, nous avons consulté des personnes ressources, nos 18 députés, le comité national des jeunes, les comités nationaux des femmes, des jeunes et des cadres et le conseil national des anciens, le Secrétariat Exécutif National et enfin nous avons tenu une session du Bureau Politique National le 25 octobre 2014. C’est ce Bureau politique qui a pris la décision à l’unanimité d‘accepter le recours au référendum, décision motivée par le fait que nous étions persuadés qu’un mauvais arrangement valait mieux qu‘un affrontement dont personne ne pouvait prévoir les conséquences sur la Nation burkinabé. C’est ainsi que la solution adoptée, pas forcément celle que nous souhaitions, constituait un sacrifice que nous étions prêts à consentir pour éviter à notre pays de sombrer dans le chaos. Nous étions animés d’une volonté de contenir le risque de guerre civile qui se présentait à notre pays. C’est ainsi que le compromis trouvé portait sur 3 points à savoir :

1- la possibilité du recours au référendum pour passer de 2 mandats de 5 ans à 3 mandats de 5 ans.

2- le verrouillage de la constitution quant à tout changement portant sur le nombre et la durée des mandats présidentiels.

3- la décision de l’ADF-RDA de présenter un candidat quelques soient l‘issue du référendum et les candidats au départ de la course y compris le président sortant.

C‘est ce compromis qui est apparu insuffisant tant les positions étaient exacerbées et aux antipodes.

Je m’en voudrais de ne pas dire que ce qui s’est passé, n’est pas de la responsabilité exclusive de l’ADF-RDA.
En effet, ce qui s’est passé, est de la responsabilité de toute la classe politique nationale qui ne s’est pas assumée.
Cette classe ne s’est pas mise au-dessus de ses intérêts partisans et est restée arc-boutée sur une volonté féroce d’en découdre avec l’adversaire et d’arriver à ravir sa place quel que soit le procédé et le prix pour la Nation.

‘’… Plus que jamais, nous sommes prêts …, l’ADF/RDA reste un parti d’avenir’’

C’est pour cela, que nous invitons les uns et les autres aujourd’hui à accepter de reconnaître leur part de responsabilité, à savoir raison garder, à éviter de jouer les parangons de vertu et à accepter avec humilité que tous autant que nous sommes, par action ou par omission, à un niveau ou à un autre nous avons failli et sommes certainement à des degrés divers responsables de la situation vécue par notre pays.

Une fois que chacun aura reconnu, humblement, honnêtement et sincèrement sa part de responsabilité, une fois que chacun cessera de pointer d’un doigt accusateur l’autre, tout en s’exonérant de toute responsabilité, nous pourrons alors nous asseoir et agir dans le sens de l’intérêt de la nation.

Chers Sœurs et Frères,
Hommes et femmes de média,

En tant que premier responsable du parti, j’ai été particulièrement indexé et tenu pour responsable de la survenue de l’insurrection. Peuple du Burkina Faso, chers compatriotes, j’ai été profondément meurtri dans ma chair et dans mon âme d’autant plus que, à l’instar de mon parti, l’ADF-RDA, j’aime mon pays, j’aime mon peuple, notre peuple et que je suis prêt à tout donner pour lui. Aussi, voudrais-je, en ce moment solennel où l’ADF-RDA relance ses activités renouveler ma compassion et celle du parti, aux familles des victimes et souhaiter un prompt rétablissement aux blessés.

De fin 2014 à 2016, et un peu moins actuellement, pour certains des analystes et observateurs de la scène politique, l’ADF-RDA rimait avec : déception, compromission, trahison, agonie et que sais-je encore ! Tout cela n’est certes pas flatteur pour notre parti mais ne reflète pas la réalité. Tout compte fait, nous savons que les défaites sont orphelines.

Sympathisantes et sympathisants,

Plus que jamais, je suis prêt, nous sommes prêts à travailler à démontrer que si notre parti a fait une sortie de route en 2014, il reste un parti d’avenir et nous œuvrerons à sa réhabilitation. Oui sachez que l’ADF-RDA a entendu et compris le message des hommes, des femmes, des jeunes et des anciens de ce pays. Si hier, nous avons trébuché, nous sommes aujourd’hui debout, oui debout et nous voulons main dans la main avec tous les burkinabés de l’intérieur comme de l’extérieur, avec tous les hommes et les femmes de bonne volonté, apporter notre contribution à la vérité, à la justice, à l’apaisement et à la réconciliation nationale.

Autorités coutumières,
Honorables invités,

L’ADF-RDA, parti de nos pères fondateurs, de vos pères fondateurs se mettra incontestablement plus que jamais, au service des burkinabè pour construire un Burkina Faso de paix et de prospérité.

Nul doute qu’après avoir vécu des moments particulièrement difficiles, je sois déterminé par mes positions et actions à gagner de nouveau la confiance des burkinabè.

A la jeunesse que j‘aime tant et qui avait placé énormément d’espoir en ma modeste personne, je voudrais dire humblement ceci : l’erreur est humaine ! Oui je suis et je reste un homme ! Si les meilleurs sabres s’obtiennent dans le feu ardent, alors il est à parier que le parti de l’éléphant, le parti de feu Daniel Ouézzin Coulibaly, le lion du RDA, ressort encore plus aguerri des évènements récents car on apprend toujours de ses erreurs ! Monique Moreau ne disait-elle pas je cite :  » l‘erreur est constructive, elle corrige pour éviter la récidive « .

C’est pourquoi, je vous dis que tout n’est pas fini, l’espoir est encore permis ! J’ai besoin de vous, de votre soutien, de votre engagement à mes côtés, aux côtés de l’ADF-RDA pour que nous écrivions ensemble les plus belles pages de l’histoire de notre pays.

Probablement que d’aucuns diront que c’est trop tard.
Oh que non ! Car il n’est jamais trop tard pour bien faire,
D’autres diront que ce n’est plus possible.
Que Nenni ! Tout est encore possible, notre avenir est devant nous et non derrière nous.
Ne dit-on pas que la capacité d’un homme ne se mesure pas au nombre de ses chutes mais à sa capacité à se relever de chacune de ses chutes ?
Sachez que comme le dit si bien un proverbe africain « l’erreur n’annule pas la valeur de l’effort accompli ».

Sympathisantes et sympathisants,

Si on peut dire que le combat du parti pour la paix et la consolidation de notre démocratie a basculé dans le cauchemar, on constate également que celui de la jeunesse pour l’alternance tant rêvée et voulue par notre peuple a été trahi !

Aujourd’hui la déception est encore grande et malgré les efforts de tous, les résultats ne sont pas au rendez-vous. En effet la vie chère, l‘économie morose, l‘insécurité sont les lots quotidiens des Burkinabè et l‘avenir ne s’annonce pas sous de meilleurs auspices.

De part et d’autre, nous avons tous l’impression d’un goût d’inachevé et les Burkinabè se demandent ce qui a manqué pour qu’enfin des solutions durables soient apportées à leurs préoccupations.

Chers Sœurs et frères,

Contrairement à ce qu’on peut imaginer cette crise n’a entamé en rien la volonté de l’ADF-RDA et la mienne, à rester aux côtés des Burkinabè sur le terrain, à garder le contact le plus étroit possible avec eux pour rebondir sur les difficultés et apporter des réponses nouvelles dans un contexte peu propice à redonner confiance.

Au vu de la situation nationale, il s’agit de mobiliser les énergies d’où qu’elles viennent, de faire preuve de pragmatisme, d’authenticité pour sortir notre pays de sa morosité actuelle.

C’est pourquoi, je pense que plus que jamais l’ADF-RDA, a encore un rôle à jouer dans ce pays. Ce ne sont pas les militantes, militants et sympathisants venus nombreux des quatre coins du Burkina qui diront le contraire. Nous sommes en ordre de bataille, prêts pour travailler à l’émergence d’un Burkina Faso meilleur, un nouveau Faso de paix, de tolérance et de prospérité.
Car, notre pays a besoin d’un approfondissement de sa démocratie, de réconciliation, de paix, de sécurité. Toutes choses nécessaires et utiles à son développement et sa prospérité.

L‘ADF-RDA est et restera une force de proposition. Nous avons des hommes et des femmes d‘expérience, et si Dieu le veut, si Dieu le veut, si Dieu le veut ; chers compatriotes, vous serez les artisans de l‘ascension de l‘ADF-RDA, au niveau le plus élevé, dans ce pays.

‘’C’est ensemble, main dans la main, que nous devons relever les défis qui se posent à notre nation’’

Mesdames et messieurs les chefs de partis,

Comme, je le disais dans mon discours d’investiture à l’élection présidentielle le 08 août 2015, candidature invalidée par le Conseil Constitutionnel, « Notre faute la plus grave, en tant que classe politique aura été de n’avoir pas su correctement jouer notre rôle d’animation de la vie politique, de formation et d’éducation politique de notre peuple, dont notre jeunesse : surtout de n’avoir pas pu éviter de tomber, soit dans la facilité et le laxisme, soit dans l’embrigadement et le sectarisme » mieux de n’avoir offert à notre jeunesse aucune autre alternative que la violence.

Je disais également à cette même date qu’« à l’ADF-RDA, ce qui est vital pour nous aujourd’hui, c’est de ne pas mettre entre parenthèses l’avenir de la jeunesse après qu’il avait été hypothéqué pour diverses raisons, durant cette longue période ».

Si nous voulons d’une relève capable de conduire nos chantiers, mieux, de les achever en innovant pour les futures générations, nous devons former sans attendre, nos jeunes. Nous devons former les jeunes de sorte à ce que la politique ne soit plus leur dernier recours. De sorte à ce qu’ils comprennent que la politique sans principes ni vertu n’est que cynisme et populisme d’un nouvel ordre…

Peut-être, ne l’avons-nous pas assez mesuré, mais notre responsabilité est grande et nous appelle avec insistance à une méditation active sur les propos de Frantz Fanon, qui dit que : « Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir ».

Chers amis jeunes, c’est ensemble que nous allons remplir cette mission.

Honorables Invités,
Autorités politiques,
Leaders d’opinion,
Responsables associatifs,

Permettez-moi de vous livrer le fond de ma pensée sur le thème.
L’état de droit se fonde sur des principes et non sur des émotions. L’état de droit est la base de l’existence de notre Etat qui découle du contrat social de Jean-Jacques Rousseau.
Pour sortir de l’état de nature, il a fallu s’organiser autour de la loi et c’est la loi qui doit être notre boussole à tous.

Dans notre pays le Burkina Faso, nous devons plus que jamais retourner aux valeurs de la république, aux valeurs de nos cultures en leurs aspects d’intégrité et de rassemblement, sachant que l’état de droit repose entre autres sur l’indépendance de la justice, la liberté de la presse et la liberté d’expression et de manifestation.

Au-delà de tout, nous devons renforcer l’indépendance et la liberté de la justice, seule garante de la légalité, de l’égalité des citoyens et de la protection des libertés. La justice doit être indépendante de tous les pouvoirs, de toutes les opinions et de tous les mouvements et associations. La justice ne doit pas être émotionnelle ni spectaculaire. La justice doit obéir au droit et le juge dire le droit, rien que le droit. Les juges sont là pour appliquer la loi votée par le législatif sur sa propre initiative ou à l’initiative de l’exécutif et c’est cette loi qui s’applique à tous les citoyens y compris au juge lui-même. Et c’est pour cela que nous pensons que si la justice s’exerce en toute bonne foi, indépendance, liberté et impartialité, elle devient alors un élément de réconciliation nationale mieux de cohésion nationale.

Pour ce faire, je voudrais inviter les politiques à avoir des rapports de respect vis à vis de la justice et non à vouloir créer des rapports de domination, de manipulation ou d’assujettissement de la justice car c’est de là que viennent et viendront nos problèmes.

Citoyens, citoyennes,

Notre constitution dit en son article 1er alinéa 1 que « tous les Burkinabé naissent libres et égaux en droit ». Cette même constitution consacre une égale vocation de tous à jouir de tous les droits et libertés garantie par elle. Elle proscrit en outre toute forme de discrimination notamment celles fondées sur la race, l’ethnie, la région, la religion, les opinions politiques pour ne citer que celles-ci. Il est donc incontestable au regard de notre constitution, qu’il n’y a pas de Burkinabè au-dessus des autres, encore moins des Burkinabè en-dessous des autres. De même qu’il n’y a pas deux peuples au Burkina Faso, il n’y a pas un peuple insurgé et un peuple non insurgé, il n’y a qu’un peuple, c’est celui du Burkina Faso et le président du Faso, garant de l’unité nationale doit en tenir compte.

En effet, nous faisons tous partie de ce peuple et c’est ensemble main dans la main que nous devons relever les défis qui se posent à notre nation.

Autorités coutumières,
Jeunes, femmes, anciens et cadres,

Je suis de ceux qui disent et reconnaissent la nécessité de la vérité et de la justice pour la réconciliation.
Parlant de réconciliation, il nous est souvent demandé de quelle réconciliation s’agit-il ? Une réconciliation entre qui et qui ? Une réconciliation pourquoi ? Une réconciliation sur le dos de qui ? Y a-t-il une guerre civile ?

Pour nous à l’ADF-RDA, il ne s’agit point d’enjamber des cadavres, ni de faire l’économie de la vérité et de la justice.
Il reste bien entendu que la réconciliation doit se faire entre des burkinabè.
Il s’agit de faire une réconciliation, une vraie réconciliation dans l’intérêt suprême du peuple burkinabé. A notre entendement, la réconciliation a pour objectif d’identifier tous les points de conflits majeurs qui minent notre vouloir vivre ensemble, de les traiter en profondeur et de les solder afin de permettre à notre jeune génération de ne pas faire les frais des querelles de leurs aînés. Pour permettre aux jeunes de pouvoir enfin regarder vers l’avenir, il serait bon qu’ils ne passent pas leur temps à regarder en arrière même si cela peut être parfois bénéfique, car leur avenir ne se trouve pas derrière eux mais devant eux.
Il est donc temps, que sans faux fuyants nous ramenions au cœur du débat, les questions essentielles de l’avenir de notre jeunesse, de la formation et de l’emploi de notre jeunesse, de la relève pour notre pays, de la relance économique, du rôle de la diaspora dans l’émergence de notre pays et de l’horizon toujours fuyant de l’Unité Africaine.

Militantes et militants,

Dans un contexte mondial marqué par :
la désaffection de la jeunesse face à la politique,
la remise en cause des chapelles politiques qui s’effondrent par ci par là et
l’émergence de nouvelles formes d’organisation citoyennes ,
il est temps pour nous hommes politiques de repenser autrement la politique et de nous adapter si nous ne voulons pas disparaitre, d’entendre les cris de la jeunesse qui continuent de monter en puissance, jeunesse qui se sent trahie et abandonnée par tous et de travailler à pouvoir apporter en toute franchise des réponses aux préoccupations des jeunes qui sont dans le désenchantement et le désespoir total.

Il est bon de comprendre que selon notre entendement, la réconciliation nationale ne concerne pas uniquement le volet de la justice. En effet, nos problèmes ne se limitent pas uniquement aux crimes de sang et aux crimes économiques. Ils sont plus larges et plus profonds que ça.

Au-delà des crimes qui doivent êtres élucidés, il y a entre autres le chômage des jeunes, l’absence de perspective pour notre jeunesse, la faillite de notre système éducatif, l’insécurité ambiante, les questions touchant au genre, aux minorités ethniques, au foncier, aux zones de pâturage et d’élevage, aux langues, aux rapports entre autochtones et allogènes, aux disparités régionales, à la laïcité de l’état, à la gouvernance, à la contribution de la diaspora à l’émergence de notre nation.
Toutes ces questions, qui ne relèvent pas forcément du juge, si elles sont prises en compte et débattues lors des assises nationales sur la réconciliation qui seront convoquées par le président du Faso, conduirons certainement à un renforcement de la cohésion nationale et de notre vouloir-vivre ensemble.

Sympathisantes et sympathisants,

Notre système sécuritaire est mis à rude épreuve par les attaques terroristes qui tendent à devenir le lot quotidien de nos frères et sœurs du Nord, du Sahel, qui je l’imagine bien, se sentent délaissés par l’Etat central. Quoi de plus normal que de penser de la sorte, quand à chaque fois, des individus toujours non identifiés frappent et se retirent comme ils sont venus, c’est-à-dire, sans être inquiétés. Il faut se ressaisir, car il y a un risque sérieux de dire adieu au Nord et de voir la carte du Burkina modifiée à jamais. Néanmoins, je touche du bois. Je ne vous apprends rien, en disant qu’un équipement de pointe entre les mains de soldats bien formés, galvanisés et bien renseignés par un service de renseignement outillé et renforcé ainsi qu’une politique active, massive et accélérée de développement inclusif de toutes les régions permettront de mettre progressivement hors d’état de nuire, ceux qui sèment la mort et la désolation dans notre pays.

Militantes, militants et sympathisants,

Je terminerai mon allocation par un appel à la jeunesse, aux hommes, aux femmes, aux anciens, aux sympathisants, à tous ceux qui ont cru en moi et qui continuent à croire en moi, à tenir bon car le meilleur est à venir, à ceux qui à un moment donné ont été déçus et ont décidé de croiser les bras, à se relever promptement et à regagner la maison commune qu’est le RDA où ils sont attendus à bras ouverts pour que nous construisions ensemble notre pays.

Vous avez en face de vous un homme déterminé, aguerri à la chose politique, un homme de foi et de conviction.
Comme le dit l’ecclésiaste : « il y a un temps pour tout ». Le temps est venu pour l‘ADF-RDA de s‘assumer, d’affronter l’adversité en face, d‘affirmer son leadership sur l‘échiquier politique national pour renouer avec des victoires encore plus éclatantes.

L‘ADF-RDA reste attentive à toutes les suggestions de nature à consolider les acquis de notre nation et à ouvrir des perspectives nouvelles pour notre pays.

J’encourage les burkinabé femmes, hommes, jeunes, anciens de l‘intérieur comme de l‘extérieur toutes tendances confondues à rejoindre massivement nos rangs, à se donner la main pour qu’ensemble nous construisions notre pays.

Notre session du BPN (Bureau politique national, ndlr) a permis l‘adoption hier d‘un ambitieux plan de relance du parti et je vais instruire incessamment, nos responsables sur le terrain afin qu’ils procèdent au renouvellement de nos structures sur toute l’étendue du territoire pour y apporter du sang jeune et neuf.

Soyons courageux, dépassons nos divergences et nos échecs pour redonner de la visibilité, de la crédibilité à notre grande formation politique, pour relever les challenges d’aujourd’hui et de demain…

Soyons comme le disait [Winston Churchill,] un politique « des optimistes qui voient l’opportunité dans chaque difficulté et non des pessimistes qui voient la difficulté dans chaque opportunité ». Il s’agit bien entendu de l’opportunité de servir l’idéal du bien commun et du vivre ensemble.

Chers militantes, militants et sympathisants,

De retour chez vous, dans vos provinces et villages, je voudrais vous demander de vous mettre au travail, de porter ce message de paix, ce message d’avenir, ce message de rassemblement, ce message de renouveau à toutes nos militantes, militants, sympathisantes et sympathisants.

Bon retour à vous dans vos familles respectives.

Vive le Burkina Faso,
Vive L’Etat de Droit,
Vive la Justice,
Vive la réconciliation nationale,
Vive la Paix,
Vive la Sécurité,
Vive l’ADF-RDA,
PAIX-LIBERTE-JUSTICE,
QUE DIEU BENISSE LE BURKINA FASO,

Je vous remercie.»

An III de l’insurrection populaire : le message de l’APMP

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Photo d'archives

Ceci est un message de l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP), à l’occasion de la commémoration du troisième anniversaire de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

Clément P. Sawadogo, coordonnateur de l’APMP

Message de l’Alliance des Partis de la Majorité Présidentielle (APMP),

à l’occasion du troisième anniversaire de l’insurrection populaire.

 

Peuple insurgé du Burkina Faso,

30-31 octobre 2014, 30-31 octobre 2017 : cela fait déjà trois ans que notre peuple à travers toutes ses composantes, les forces vives et particulièrement la jeunesse, dans un sursaut patriotique a dit non au régime patrimonial de monsieur Blaise COMPAORE, dans une insurrection populaire inédite. En effet, notre peuple dès le 30 octobre 2014 a pris ses responsabilités devant l’histoire et pour la postérité en prenant d’assaut  l’Assemblée Nationale pour empêcher la forfaiture de la 4ème république et exiger par la suite le départ dudit pouvoir.

Face au courage légendaire de notre peuple, les forces de la garde prétorienne n’ont pas hésité un seul instant à faire usage de la barbarie et de la lâcheté, tuant ainsi des dizaines de manifestants et faisant de nombreux blessés.

L’APMP voudrait en ce jour inoubliable s’incliner respectueusement sur la mémoire des martyrset souhaiter un total rétablissement aux blessés.Pour l’APMP, le sang de nos héros a été versé pour la patrie, son honneur et sa dignité.

L’APMP salue les efforts déjà consentis par le Gouvernement pour la prise en charge et l’accompagnement des familles des victimes et des blessés et l’exhorte à poursuivre inlassablement son soutien à leur endroit.

Trois années après l’insurrection populaire et les élections libres et démocratiques qui s’en sont suivies, force est de constater que notre peuple est plus que jamais mature et engagé résolument vers son développement et son épanouissement. C’est pourquoi, l’APMP voudrait saluer l’engagement patriotique des burkinabè et féliciter les autorités pour leur dévouement.

A cet effet, les partis politiques membres de l’APMP, leursmilitantes et militants voudraient à travers le présent message rappeler que l’engagement de son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE est de bâtir avec tous les burkinabè, un pays véritablement démocratique fait de progrès et de justice sociale.

Le Burkina Faso peut déjà être fier d’avoir assis un régime de démocratie et de liberté, qui œuvre au quotidien à promouvoir le dialogue social, la paix et le mieux-être pour tous les citoyens. Le PNDES en est l’outil !

Sa mise en œuvre suscite beaucoup d’espoir à travers les mesures de relance économique, l’ouverture de nombreux chantiers dans les régions, les politiques sociales profitables aux populations les plus vulnérables, notamment en matière de santé, d’éducation, d’approvisionnement en eau potable, d’électrification des zones rurales, etc.

Toutefois, il convient de souligner que le lourd passif laissé par le régime COMPAORE, l’environnement d’insécurité et le contexte sous régional et mondial, sont autant de facteurs, voire même de pesanteurs qui jouent négativement sur les efforts immenses déployés par le Président du Faso et le gouvernement pour donner satisfaction aux nombreuses préoccupations des burkinabè.

En attendant l’heure des bilans, il convient de souligner l’aspiration profonde des burkinabè à la vérité et à la justice qui vont de pair avec la lutte contre l’impunité. A ce niveau, trois ans après, l’APMP constate avec regret que les victimes sont toujours dans l’attente d’un procès équitable, c’est-à-dire de la vérité et de la justice comme gage de la paix et de la réconciliation nationale.L’APMP, attachée aux valeurs de la démocratie et soucieuse du progrès dans notre pays, est convaincue qu’il faudra résolument en poser les bases.

Au moment même où le processus s’enclenchait pour qu’enfin justice soit rendue au peuple et aux victimes, des manœuvres dilatoires de toutes natures sont distillées à dessein, pour empêcher que les auteurs et commanditaires des crimes soient punis à la hauteur de leurs forfaits.

Les attentes sont très nombreuses et diversifiées, alimentant un front social de plus en plus difficile à satisfaire malgré une volonté politique manifeste et affichée.Cependant, nous notons que certains mouvements sociaux,orchestrés par les dignitaires déchus et leurs réseaux divers, revêtent un caractère rétrograde et pernicieux qui ne visequ’à remettre en cause les acquis de l’insurrection par des tentatives de restauration de l’ordre ancien. C’est le lieu pour nous, d’appeler notre vaillant peuple à la vigilance et à rester mobiliser pour barrer la route à toutes ces velléités déstabilisatrices de notre chère patrie.

L’APMP s’opposera à toute manœuvre tendant à retarder le processus enclenché, et elle invite par ailleurs le peuple à rester vigilant et déterminé pour que justice soit proclamée.

Enfin, l’APMP solidaire de l’action gouvernementale invite le peuple burkinabè à se mobiliser pour rendre un vibrant hommage à nos martyrs selon le chronogramme décidé pour se dérouler du 26 au 31 octobre 2017 dans les treize régions du Burkina Faso.

Hommage et Gloire à ceux qui sont tombés pour la Patrie !

 

Fait à Ouagadougou, le 27 Octobre 2017

Pour l’APMP, Le Coordonnateur

 

 

                                                               Clément P. SAWADOGO