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Sanama International : 75 conférences « Africa Gold Insider » à travers le monde

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Patrick Gagnon, promoteur de Africa Gold Insider (micro), à sa droite Robert Sankara

C’est sous le thème : « Des burkinabè feront rayonner l’Afrique subsaharienne à l’international » que l’homme d’affaire canado-burkinabè Patrick Gagnon, PDG de Sanama International, expert en négoce d’or africain et promoteur du projet « Africa Gold Insider » s’est entretenu avec les journalistes ce vendredi, 06 octobre 2017 à Ouagadougou. Il s’agit d’une série de conférences à travers le monde qui a pour objectif de rayonner positivement le domaine aurifère artisanal et semi mécanisé d’Afrique subsaharienne.

Patrick Gagnon, promoteur de Africa Gold Insider (micro), à sa droite Robert Sankara

La mauvaise information et la méconnaissance des réalités locales font perdre beaucoup de devises à certains investisseurs en Afrique subsaharienne. Cette réalité freine le développement des activités du secteur de l’exploitation artisanale et semi mécanisée de l’or. C’est pour cette raison que la société « Sanama International » a entrepris de tenir 75 conférences dénommées « Africa Gold Insider » à travers le monde, de l’Amérique à l’Océanie en passant par l’Europe et l’Asie, pour expliquer aux participants ces réalités du terrain par des exemples concrets et des faits vécus. Il s’agit donc, de leur faire bien comprendre les tenants et aboutissants et de les mettre en contact avec les vrais acteurs du métier qui pourront les aider à développer leurs projets aurifères », a expliqué Patrick Gagnon.

Il a également fait comprendre aux hommes de médias que les conférences se tiendront dans 45 villes autour de 04 thèmes majeurs. A savoir : « l’achat de l’or sur comptoir et la revente à l’international ; l’achat de l’or en poudre sur les sites artisanaux et la co-production entre investisseurs et orpailleurs ; la production de sites mécanisés alluviaux et hard rock (roches dures) et le traçage de l’or, l’antifraude et l’anti-blanchiment d’argent ».Ces thèmes seront abordés par 05 éminents communicateurs africains en l’occurrence Dr. Kader Cissé, Albert Mattews, Jean Bosco Mantoro, Laurent Duplat et lui-même.

Par ailleurs, le promoteur a laissé entendre que grâce cette initiative, deux autres projets ont ainsi vu le jour. Il s’agit d’d’abord, de la fondation « School For Craft Miner Children (S4CMC) », qui sera dans un premier temps établi au Burkina Faso. Elle sera financée grâce à une partie des profits générés par les conférences mais aussi, par certaines institutions internationales telles que la banque mondiale, l’USAID, le gouvernement canadien, etc. qui seront appelées à contribution pour plus d’impact en vue de « soutenir les actions de la fondation et permettre ainsi à des enfants d’orpailleurs de renouer avec l’école ». Et ensuite du magazine « Africa Gold Insider ». Ce dernier sera animé exclusivement par les journalistes africains et qui aura pour thème « le secteur minier artisanal et semi mécanisé en Afrique subsaharienne ».

D’autre part, le PDG a révélé à la presse que ces évènements ont pour  clientèles-cibles entre autres la communauté de la diaspora, la chambre de commerce, les raffineurs, les avocats d’affaire, les sociétés minières, les banquiers d’affaires, les courtiers à la bourse, les opérateurs économiques, etc.

Pour rappel, les conférences « Africa Gold Insider » sont nées de l’ambition de son promoteur Patrick Gagnon de faire rayonner positivement le domaine aurifère artisanal et semi mécanisé d’Afrique subsaharienne à travers le monde. La tournée est prévue pour débuter le 29 janvier 2018 à Montréal au Canada et prendra fin à Sidney en Australie, 11 mois plus tard.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Rentrée politique du MPP : Simon Compaoré annonce les couleurs

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Le 1er vice-président du MPP Simon Compaoré dans ses oeuvres oratoires

A l’occasion de sa rentrée politique, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a tenu une conférence de presse ce 05 octobre 2017 à son siège national. Son 1er vice-président Simon Compaoré est ses camarades ont livré leur point de vue sur la question de l’autorité de l’Etat. Les sujets brulants du moment tels le retour de Blaise Compaoré, le meeting de Pascal Zaïda et ses compagnons et la succession de Salif Diallo ont été abordés.

Le 1er vice-président du MPP Simon Compaoré dans ses oeuvres oratoires

Le MPP a effectué sa rentrée politique ce 5 octobre 2017. Cette rentrée est placée sous le thème « le Mouvement du peuple pour le progrès face au défi de la sécurité, de la restauration de l’autorité de l’Etat et de la forte demande sociale ».

Pour le 1er vice président du MPP, il n’y a pas de doute à se faire sur les rudes épreuves que traverse le pays. Les attaques, certains mouvements sociaux ne peuvent qu’être des manœuvres des « ennemis du pays ». A ce sujet il affirme que « nous n’avons pas la phobie du complot, mais le complot est là ». Il dit connaître, sans bien sur citer de nom ceux qui sont « cacher et qui pactisent avec le diable ». Mais, déclare t-il « nous allons répondre au coup de ceux qui veulent nous empêcher de tourner dans le sens du PNDES ».

A la question de savoir ce qu’il pensait de l’entêtement du cadre d’expression démocratique de Pascal Zaïda de tenir un meeting malgré l’interdiction municipal, Simon se dresse et lance : « Zaïda, il est qui ce bonhomme pour oser défier l’Etat. Il est adossé à des choses faillibles ». Lorsque l’enveloppe (argent) va finir il va se calmer a-t-il laissé entendre. Puis d’ajouté « C’est un provocateur, c’est des gens alimenter ». Pour enfoncé le clou il dira que, « même si c’est du vin, on ne peut pas aller dans le feu. Même celui qui est sou c’est que le feu brule ». « Wait and see », conclut-il avec cette expression anglophone.

Après avoir qualifié de provocation la demande de retour par des OSCs de l’ancien président Blaise Compaoré, il reviendra pour dire que « c’est pas nous qui lui avons dit de partir et ce n’est pas à nous de lui dire de revenir ». Sur le cas de François Compaoré, Simon confirmera que le mandat international est bel et bien émis.

La disparition de Salif Diallo, ancien président du MPP, est certes une perte pour le parti, mais le 1er vice-président se veut rassurant quand aux rumeurs de risque de fragilisation du parti. D’un regard fixe, il déclare « quand vous me regarder, c’est loin d’être des gens qui se cherchent ». Et d’ajouté «  le MPP résistera aux intempéries parce que nous sommes fondés sur du roc ». A l’entendre la succession de Salif Diallo n’est pas à l’ordre du jour, le plus important c’est de  continuer ses chantiers.

Joachim Batao

Burkina demain

 

 

UPC : le feuilleton de l’honorable Elisée Kiemdé se poursuit !

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L'honorable Elisée Kiemdé

A l’Union pour le progrès et le changement (UPC), en particulier dans sa section provinciale du Bazèga, l’on n’entend pas lâcher de sitôt l’affaire du député Elisée Kiemdé. Après leur  lettre ouverte à l’honorable Kiemdé relayée la semaine dernières par plusieurs médias, les militants de ladite section reviennent avec une conférence de presse prévue pour jeudi 5 octobre 2017 au siège national de l’UPC à Ouagadougou.

L’honorable Elisée Kiemdé

La section provinciale de Bazèga de l’UPC  animera ce jeudi 5 octobre 2017 un point de presse au siège du parti à Ouagadougou sous le coup de 10 h. C’est ce qu’indique une source du parti du chef de file de l’opposition Zéphirin  Diabré. La semaine dernière, c’est une lettre ouverte au député R. Elisée  Kiemdé qui a circulé dans les médias.

Et s’ils reviennent à la recharge à travers une conférence de presse, apparemment ils n’ont pas obtenu gain de cause et entendent ainsi  mettre davantage de pression sur l’intéressé. Faut-il le rappeler, dans leur  lettre ouverte, les militants de l’Union pour le progrès et le changement (UPC-opposition) demandaient à l’honorable Kiemdé, exclu du parti pour avoir voté la loi PPP, de remettre son mandat à son suppléant.

Si les militants UPC du Bazèga  parviennent à leur fin, à savoir la démission de député Kiemdé, cela créera forcément un précédent dans le paysage politique burkinabè gangréné par ce que l’on appelle le nomadisme politique.

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 4 octobre 2017

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 04 octobre 2017, en séance ordinaire, de  09 H 00 mn à 11 H 30 mn, sous la présidence de  Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE QUATRE (04) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement : 

un décret portant autorisation de perception de recettes relatives à certaines prestations du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat.

Ces perceptions concernent :

  • les visites physiques de terrains et de constatation de démarrage d’activités ;
  • la délivrance d’agréments et autres attestations en matière commerciale et industrielle ;
  • l’autorisation de ventes promotionnelles, les soldes, les liquidations et autres techniques de vente ;
  • la gestion des zones industrielles.

L’adoption de ce décret permet d’augmenter la part contributive du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat dans la mobilisation des recettes du budget de l’Etat.

I.1.2. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale : 

un décret portant tableaux de reversement des Enseignants-chercheurs, des Enseignants hospitalo-universitaires et des Chercheurs, à titre de régularisation.

L’adoption de ce décret permet le reversement de cette catégorie  professionnelle dans la nouvelle classification indiciaire, conformément à la loi N°036-2016/AN du 24 novembre 2016 portant modification de la loi N°025-2010/AN du 18 mai 2010 portant régime juridique applicable aux emplois des Enseignants-chercheurs, des Enseignants hospitalo-universitaires et des Chercheurs au Burkina Faso.

I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Energie : 

  • un rapport relatif au Plan directeur national production- transport- distribution et d’électrification rurale 2017-2020.

Ce plan permet d’identifier et de planifier les séquences d’investissements du parc de production des réseaux de transport et de distribution et d’évaluer les coûts des investissements globaux permettant de faire face à la demande.

Il vise à porter à un million le nombre d’abonnés à l’horizon 2020 tel que prévu dans le PNDES.

L’adoption de ce rapport permet au secteur de l’électricité de disposer d’un outil essentiel de planification.

  • un rapport relatif à six (06) décrets d’application de la loi N°014-2017/AN du 20 avril 2017 portant réglementation générale du secteur de l’énergie.
  • Le premier décret porte fixation des seuils de puissance relatifs aux titres d’exploitation de la production et les limites de rayon de couverture relatifs aux titres d’exploitation de la distribution.
  • Le deuxième porte fixation des seuils de consommation énergétique, la périodicité de l’audit énergétique, les modalités d’exercice de l’audit énergétique et d’agrément des auditeurs.
  • Le troisième porte fixation des normes et exigences d’efficacité énergétiques s’appliquant aux appareils et équipements ainsi que leurs modalités de mise en œuvre.
  • Le quatrième porte cahier des charges applicable aux producteurs d’énergie électrique.
  • Le cinquième porte attributions, organisation et fonctionnement de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie.
  • Le sixième décret porte conditions et modalités d’octroi des licences ou autorisations de production d’énergie électrique.

L’adoption de ces décrets permet la mise en œuvre de la loi N°014-2017/AN du 20 avril 2017 portant réglementation générale du secteur de l’énergie.

I.2. AU TITRE DE LA DYNAMISATION DES SECTEURS PORTEURS POUR L’ECONOMIE ET L’EMPLOI, LE CONSEIL A ADOPTE

un rapport relatif au remplacement du projet de réhabilitation de 60 Adductions d’eau potable simplifiées (AEPS) par le projet 250 mini Adductions d’eau potable (AEP) dans le cadre de la loi d’allègement des procédures relatives au Partenariat public privé (PPP), pour le compte du ministère de l’Eau et de l’assainissement.

L’adoption de ce rapport permet la construction de 250 mini AEP dans les régions de la Boucle du Mouhoun et des Hauts-Bassins. Ces réalisations permettront de desservir environ 300 000 personnes additionnelles en eau potable et de contribuer ainsi à relever le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural.

II. COMMUNICATION ORALE

II.1. Le ministre de la Culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 14ème édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO).

La FILO est prévue pour se tenir du 23 au 26 novembre 2017 au SIAO dans le pavillon Soleil levant sous le thème : « livre et lecture dans le cadre familial ».

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATION DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A.AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

  • Monsieur Jacob OUEDRAOGO, Mle 25 645 L, Administrateur civil, 2ème classe, 11ème échelon, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso près la république du Sénégal (Dakar) ;
  • Monsieur Dieudonné Windewaouga Désiré SOUGOURI,              Mle 49 035 X, Ministre plénipotentiaire, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Ambassadeur, représentant permanent près la Confédération helvétique (Genève).
  • B.AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
  • Monsieur Debié BADO, Mle 59 705 P, Administrateur civil, 8ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
  • Monsieur Aguima Abdoulaziz YONLY, Mle 111 488 S, Commissaire principal de police, 13ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Police nationale du Bazega.
  • C.AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE
  • Monsieur Hyacinthe KABRE, Mle 112 473 J, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chef de département des finances et de la logistique du Secrétariat permanent des Ecoles et Centres de formation professionnelle de l’Etat.
  • D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE DE L’INNOVATION
  • Monsieur Issa TAPSOBA, Mle 111 049 P, est nommé Responsable du « Programme recherche scientifique et innovation », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la recherche scientifique et de l’innovation ;
  • Monsieur Saturnin BATIONO, Mle 212 347 R, est nommé Responsable du « Programme pilotage de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
  • Madame Palingwindé Ines Zoé Lydia ROUAMBA, Mle 241 739 Y, est nommée Responsable du « Programme services sociaux aux étudiants » cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale du Centre national de l’information et de l’orientation scolaire et professionnelle (CIOSPB) ;
  • Monsieur Louis SAWADOGO, Mle 218 607 S, est nommé Responsable du « Programme valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation » cumulativement avec ses fonctions de Chef de département Productions forestières de l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA) ;
  • Madame Bintou SESSOUMA, Mle 59 240 P, est nommée Responsable du « Programme enseignement supérieur » cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale de l’enseignement supérieur ;
  • Madame Afsata PARE/KABORE, Mle 26 211 H, Professeur titulaire en sciences de l’éducation, catégorie P, échelle 24, 1er échelon, est nommée Vice-présidente chargée de la professionnalisation et des relations Université-Entreprise de l’Université Norbert ZONGO de Koudougou ;
  • Monsieur Diakarya BARRO, Mle 56 008 E, Enseignant-Chercheur, Professeur titulaire, catégorie P1, est nommé Vice-président chargé des enseignements et des innovations pédagogiques à l’Université Ouaga II ;
  • Monsieur Ibrahim LY, Mle 541 852 U, Enseignant-Chercheur, Maître-assistant, catégorie P3, est nommé Chargé de missions du Centre universitaire polytechnique de Dori auprès de l’Université Ouaga II, avec rang de Vice-Président ;
  • Monsieur Issaka Joseph BOUSSIM, Mle 35 675 X, Professeur titulaire, catégorie P, classe exceptionnelle, 1er échelon, est nommé Chargé de missions du Centre universitaire polytechnique de Tenkodogo auprès de l’Université Ouaga II, avec rang de Vice-Président ;
  • Monsieur Jean-Marie DIPAMA, Mle 58 509 X, Professeur titulaire des universités, catégorie P, 2ème échelon, est nommé Chargé de missions de l’Université virtuelle, avec rang de Vice-Président.
  • E. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE
  • Monsieur Jean Francis SEMPORE, Ingénieur électricien, est nommé Secrétaire permanent de la Semaine des énergies et des énergies renouvelables d’Afrique (SEERA) ;
  • Monsieur Wend Panga Roger OUEDRAOGO, Mle 86 16 G, Ingénieur électromécanique, est nommé Secrétaire permanent de la planification du secteur de l’énergie.
  • F.AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT
  • Monsieur Gninkou Arsène DABIRE, Mle 130 481 F, Magistrat, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Chargé de missions, en remplacement de Monsieur Bousbila Daniel Wend-Panga KERE ;
  • Monsieur Pegdwendé Aimé Camille SOUBEIGA, Mle 214 905, Architecte urbaniste, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur général de l’architecture, de l’habitat et de la construction.
  • G.AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
  • Monsieur Alassane WAONGO, Mle 49 913 F, Professeur des lycées et collèges, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur général du Musée national.

III.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à des nominations d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

  • de l’Institut des hautes études internationales (INHEI) au titre du ministère des Affaires étrangères, de la coopération et des burkinabè de l’extérieur.
  • du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) au titre du ministère des Mines et des carrières.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement,

 

                     Rémis Fulgance DANDJINOU

                               Officier de l’ordre national

Transformation structurelle de l’Afrique : La CEA scelle une alliance avec les journalistes à Dakar

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Le présidium à l'ouverture de la réunion

La Commission économique pour l’Afrique (CEA), bras technique du système des Nations unies en matière de développement sur le continent, fait partie des institutions internationales qui portent en amont la cruciale et complexe question de la transformation  structurelle de l’Afrique. Pour mener à bien cette mission qui devrait in fine bénéficier aux peuples africains, le Bureau sous- régional pour l’Afrique de l’Ouest de la CEA, en collaboration avec la Commission de la CEDEAO, a organisé les 28 et 29 septembre 2017 à Dakar une réunion avec les journalistes de la région dans le but de les impliquer davantage sur la problématique. 

Dimitri Sanga, directeur du Bureau sous- régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique

Pour Dimitri Sanga, directeur du Bureau sous- régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique, notre continent a besoin d’une transformation structurelle et non d’un ajustement structurel.

Les Etats africains doivent sortir, explique-t-il, de la dépendance aux exportations et aller vers une transformation sur place de ces matières premières pour qu’il y ait une croissance porteuse, créatrice d’emplois pour les jeunes et génératrice de développement durable.

Ayant perçu très tôt cette nécessité, la CEA s’est lancée dans des  réformes dont la première vague visait à faire face aux difficiles perspectives économiques des années 90 sur le continent (faible croissance économique, conditions sociales déplorables, conflits etc.). Puis, il y a eu la vague de réformes de  2006 destinée à  aligner les travaux de la CEA avec les changements institutionnels et priorités de l’Union africaine.

«L’Afrique d’abord »

Le présidium à l’ouverture de la réunion

Plus que jamais, la CEA reste ouverte aux changements pour mieux s’adapter et répondre efficacement aux défis du continent.  «Le monde change… l’Afrique change… la CEA doit changer pour être pertinente et répondre aux priorités du continent!». Dans sa vision, la CEA ambitionne de devenir le ‘’Think Tank’’ dans le contexte de mondialisation: intégration économique accélérée et propulsée par les TIC, libéralisation du commerce et des marchés financiers, valeur ajoutée des produits de la connaissance, et création des chaines de valeurs mondiales.

«L’Afrique d’abord!», c’est le slogan de la CEA. Dans cette perspective, la croissance doit profiter avant tout aux Africains et provenir des efforts des Africains selon leurs priorités. Mais, l’on ne saurait y parvenir sans une réelle appropriation des processus ou mécanismes de production.

Plus de 20 profils pays déjà réalisés

C’est pourquoi, la CEA, la plus vieille organisation onusienne en Afrique (la CEA a été créée en 1958) , travaille avec les Etats à la planification du développement ; à la production et utilisation des statistiques et à la négociation des contrats.

En termes de productions de données économiques sur les Etats, la CEA a déjà produit plus d’une vingtaine de profils pays et ambitionne d’en produire pour le reste des Etats. Et ce sont ces données qui permettront de planifier efficacement le développement.

Plaidoyers auprès des journalistes pour servir les intérêts des peuples

Les journalistes sont venus des 15 pays de la CEDEAO

En organisant les 28 et 29 septembre 2017 une rencontre avec une trentaine de journalistes économiques venus des 15 Etats de la CEDEAO, le Bureau sous- régional pour l’Afrique de l’Ouest voulait solliciter davantage leur implication sur la transformation de l’Afrique qui ne devrait pas être seulement une affaire des cadres de la CEA. «Car, il s’agit in fine de servir les intérêts des peuples africains», soutient Dr Dimitri Sanga.

Plaidant lui aussi pour une implication des hommes de médias, Jim Ocitti, directeur de la division information et gestion de connaissances de la CEA à Addis Abeba, a estimé aussi que les journalistes pouvaient aussi jouer ici  un rôle important comme ils le font déjà dans d’autres domaines.

La main tendue saisie

La main tendue des responsables de la CEA a été saisie par les 30 journalistes ouest-africains qui traitent des questions économiques dans leurs rédactions.

«En tant que journaliste, nous avons souvent besoin de sources d’information disponibles, ce qui fait souvent défaut dans nos pays. Mais, là nous avons une structure qui est disposée à répondre à nos sollicitations. En tant que journalistes, nous ne pouvons cracher dessus», s’est félicité Koffi Ya David du quotidien Fraternité Matin de Côte d’Ivoire.

«Cela a toujours été un de mes combats au Libéria : la spécialisation des journalistes. La présente initiative nous permet de tendre davantage vers là. Et je m’en félicite», a ajouté pour sa part Bortue de Heritage Newspaper du Libéria. Il en est finalement résulté un Réseau des journalistes économiques de l’Afrique de l’Ouest. Ce qui répond évidemment aux attentes des responsables du Bureau Afrique de l’Ouest de la CEA.

Comme bras régional de l’ONU, le Bureau sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, a entre autres pour missions, de contribuer à relever les défis liés au développement du continent : promouvoir le développement économique et social du continent ; appuyer les efforts d’intégration régionale et promouvoir la coopération pour le développement économique et social de l’Afrique.

Grégoire B. Bazié, De retour de Dakar

Burkina Demain

 

Education dans le monde : La Banque mondiale met en garde contre «une crise de l’apprentissage»

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Ce communiqué de la Banque mondiale est relatif à son rapport sur le développement dans le monde 2018  qui appelle à mettre davantage l’accent sur les évaluations et à fonder l’action sur des données factuelles. Rapport rendu  public le 26 septembre dernier à Washington.

«La Banque mondiale met en garde contre une « crise de l’apprentissage» dans l’éducation mondiale

Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, des millions de jeunes élèves courent le risque de rater des opportunités et de percevoir de bas salaires plus tard dans la vie parce que leurs écoles primaires et secondaires ne parviennent pas à leur donner l’éducation dont ils ont besoin pour réussir. Mettant en garde contre une « crise de l’apprentissage » dans l’éducation mondiale, un nouveau rapport de la Banque mondiale soutient que sans apprentissage, la scolarisation n’est pas seulement une occasion manquée, elle est également une grosse injustice pour les enfants et les jeunes du monde entier.

Le Rapport sur le développement dans le monde 2018 : « Apprendre pour réaliser la promesse de l’éducation » fait valoir que sans apprentissage, l’éducation ne pourra pas réaliser sa promesse d’élimination de la pauvreté et de promotion des mêmes chances et d’une prospérité partagée pour tous. Même après avoir passé plusieurs années sur les bancs de l’école, des millions d’enfants ne peuvent ni lire, ni écrire, ni effectuer des opérations de mathématiques élémentaires. Cette crise de l’apprentissage élargit les disparités sociales au lieu de les rétrécir. Les jeunes élèves déjà défavorisés par la pauvreté, les conflits, leur genre ou un handicap entrent dans la vie adulte sans avoir acquis ne seraient-ce que les compétences de base.

Pour le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim, « cette crise de l’apprentissage est d’ordre moral et économique. Lorsqu’elle est fournie de manière satisfaisante, l’éducation fait entrevoir la perspective d’un emploi, de meilleurs revenus et d’une existence en bonne santé et à l’abri de la pauvreté pour les jeunes. Pour la communauté, elle stimule l’innovation, renforce les institutions et consolide la cohésion sociale. Mais ces bienfaits dépendent des connaissances acquises ; et sans apprentissage, la scolarisation est une occasion manquée. Pire encore, elle est une grosse injustice : les enfants les plus défavorisés de la société sont ceux qui ont le plus besoin d’une bonne éducation pour réussir dans la vie ».

Le rapport recommande des mesures concrètes pour aider les pays en développement à résoudre cette terrible crise de l’apprentissage en renforçant les évaluations des acquis scolaires ; en s’appuyant sur les données concernant ce qui marche et ce qui ne marche pas pour orienter les décisions dans le domaine de l’éducation ; et en impulsant une forte dynamique sociale dans le but de susciter une réforme visant à mettre l’objectif « d’apprentissage pour tous » au centre de l’éducation.

Selon le rapport, lorsqu’on a demandé récemment à des élèves de troisième année du primaire au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda de lire en anglais ou en swahili une phrase du genre « le nom du chien est Fido », trois quarts n’ont pas compris ce que cela voulait dire. Dans les campagnes indiennes, près de trois quarts des élèves de troisième année du primaire n’ont pas pu faire une opération de soustraction à deux chiffres comme dans « 46 – 17 ». En cinquième année du primaire, la moitié en était toujours incapable. Bien que les compétences des Brésiliens âgés de 15 ans se soient améliorées, vu leur rythme actuel d’évolution, ils n’atteindront pas la note moyenne en mathématiques des pays riches avant 75 ans, et il leur faudra 263 ans pour la lecture.

Encore que ces chiffres ne tiennent pas compte des 260 millions d’enfants qui, du fait de conflits, de discriminations, de handicaps et d’autres obstacles, ne sont inscrits ni dans le primaire ni dans le secondaire.

Bien que tous les pays en développement n’affichent pas des résultats aussi déprimants, beaucoup sont largement à la traine de ce qu’ils ambitionnent. Des évaluations internationales de référence en matière de lecture, de calcul et d’écriture révèlent que les notes de l’élève moyen d’un pays pauvre sont inférieures à celles de 95 % des élèves de pays à revenu élevé — ce qui signifie qu’un tel élève serait admis à un programme de remise à niveau dans un pays à revenu élevé. De nombreux élèves affichant d’excellentes performances dans certains pays à revenu intermédiaire — garçons et filles se classant dans le quartile supérieur de leur cohorte — se retrouveraient dans le quartile inférieur des élèves d’un pays plus riche.

Rédigé par une équipe dirigée par Deon Filmer et Halsey Rogers, économistes principaux à la Banque mondiale, ce rapport pointe les éléments déterminants du déficit d’apprentissage en faisant ressortir non seulement les manifestations de la rupture entre l’enseignement et l’apprentissage dans un trop grand nombre d’établissements scolaires, mais aussi les facteurs politiques plus profonds qui font perdurer cette situation.

Il est possible de réaliser des progrès importants

Le rapport révèle que lorsque « l’apprentissage pour tous » devient une priorité pour les pays et leurs dirigeants, on peut améliorer considérablement les normes en matière d’éducation. À titre d’illustration, la Corée du Sud est parvenue en 1995 à une scolarisation universelle dans un système d’enseignement de qualité jusqu’au secondaire – sesjeunes étant classés au plus haut niveau par les évaluations internationales des performances scolaires – alors qu’elle était déchirée par la guerre et avait un très faible taux d’alphabétisation au début des années 50. Les résultats du Viet Nam à un test de suivi des acquis des élèves du second cycle du secondaire en mathématiques, science et lecture de l’OCDE (dénommé PISA)réalisé en 2012 ont montré que ses jeunes de 15 ans avaient le même niveau que ceux d’Allemagne, alors même que le Viet Nam est un pays nettement plus pauvre.
Grâce à une action concertée des pouvoirs publics, le Pérou a enregistré l’un des taux de croissance les plus rapides des résultats scolaires globaux entre 2009 et 2015. Dans plusieurs pays comme le Libéria, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et Tonga, la lecture dans les premières classes du primaire s’est considérablement améliorée en un temps record moyennant des actions ciblées reposant sur des données factuelles et des preuves solides.

« Le seul moyen de faire des progrès est de “rechercher la vérité à partir des faits”. Si nous nous y employons, nous trouverons que les faits concernant l’éducation révèlent une triste réalité. Pour un trop grand nombre d’enfants, scolarisation n’est pas synonyme d’apprentissage », déclare l’économiste en chef de la Banque mondiale, Paul Romer.

S’appuyant sur des données factuelles et des conseils recueillis durant des consultations approfondies menées dans 20 pays et associant des représentants de l’administration, d’organismes d’aide au développement, d’instituts de recherche, d’OSC et du secteur privé, le rapport énonce trois approches stratégiques :

Premièrement : apprécier les acquis pour faire de l’apprentissage un objectif sérieux.

Seule la moitié des pays dispose de critères d’appréciation permettant d’évaluer les acquis à la fin du primaire et du premier cycle du secondaire. Des évaluations bien conçues peuvent aider les enseignants à orienter les élèves, améliorer la gestion du système et amener la société à s’intéresser à l’apprentissage. Ces évaluations sont de nature à éclairer les choix stratégiques, mesurer les progrès et identifier les enfants à la traine.

Deuxièmement : mettre l’école au service de l’ensemble des apprenants.

Uniformiser les règles du jeu en réduisant le retard de croissance et en favorisant le développement des fonctions cérébrales par la nutrition et la stimulation précoces afin que les enfants soient disposés à apprendre au moment où ils commencent l’école. Attirer des talents dans l’enseignement et entretenir leur motivation en offrant aux enseignants une formation adaptée qui est renforcée par le concours de mentors. Déployer des technologies qui permettent aux enseignants d’enseigner en tenant compte du niveau de l’élève et renforcer les capacités de gestion des établissements scolaires, notamment celles des directeurs d’école.

Troisièmement, mobiliser tous ceux qui ont un intérêt dans l’apprentissage.

Recourir à l’information et aux indicateurs pour mobiliser les citoyens, accroître l’éthique de responsabilité et créer une volonté politique en faveur de la réforme de l’éducation. Associer les parties concernées, y compris les milieux d’affaires, à toutes les étapes de la réforme, de sa conception à sa mise en œuvre.

« Les pays en développement sont loin du niveau auquel ils devraient se trouveren matière d’apprentissage. Beaucoup n’y consacrent pas suffisamment de moyens financiers, et la majeure partie doit investir plus efficacement. Mais il ne s’agit pas simplement d’argent : les pays doivent aussi investir dans les capacités des institutions et des individus chargés d’éduquer nos enfants », affirme Jaime Saavedra, un ancien ministre de l’Éducation au Pérou désormais directeur principal pour l’éducation à la Banque mondiale. « Une réforme de l’éducation est nécessaire d’urgence et demande de la persévérance et un alignement politique de la part des pouvoirs publics, des médias, des entrepreneurs, des enseignants, des parents et des élèves. Tous doivent valoriser et exiger un apprentissage de meilleure qualité.»

Contacts :

À Washington :Phillip Hay+1 (202) 473-1796, Mobile : +1 (202) 492-7238, phay@worldbank.org

Patricia da Camara +1 (202) 473-4019, Mobile : +1 (202) 290-6845, pdacamara@worldbankgroup.org

Pour consulter le nouveau rapport, rendez-vous sur :

Le Mogho Naba lauréat du prix de l’intégrité du SITHO

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Le Mogho Naba, empereur des Mossé

La 12e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) a refermé ses portes ce dimanche 1er octobre 2017. La cérémonie de clôture s’est déroulée au pavillon vert du SIAO avec la remise de trophée aux différents lauréats. Le prix de la promotion de l’intégrité est revenu au Mogho Naaba.

C’est au tour d’un dîner gala que s’est effectuée la clôture du SITHO 2017.  Les moments forts de cette cérémonie était sans doute la remise des trophées. Mais bien avant d’y arriver, des recommandations ont été faites dans le but d’améliorer les prochaines éditions.

Fierté de la Nation

Des recommandations contenues dans la déclaration du SITHO 2017 a été lue par Sidi Traoré. On peut retenir entre autre l’invite aux acteurs du secteur du tourisme à œuvrer pour l’adoption et la mise en œuvre d’une stratégie de développement du tourisme interne au Burkina Faso. L’invite aux  autorités du pays à impulser la dynamique du tourisme interne en visitant régulièrement les sites du patrimoine touristiques national.

Face à ces recommandations, le ministre de la culture, des arts et du tourisme Tahirou Barry a rassuré que « nous allons travailler à les mettre en œuvre pour que les valeurs qui constituent la fierté de notre nation soient ancrées de façon forte dans nos mœurs et nos pratiques».

Prix du meilleur stand à la Côte d’Ivoire

Des prix  ont été décernés aux meilleurs stands tenus par les régions ou les pays. Le prix du meilleur stand dans la catégorie pays a été décerné à la Côte d’Ivoire. Quant à la catégorie des régions, elle est allée à la région de l’Est. Au niveau des stands  professionnels, c’est l’hôtel Laafi  qui a été le meilleur. Jean-Baptiste Zongo, lui, est le meilleur guide de tourisme.

Le directeur régional de la culture des arts et du tourisme de l’Est,  Eric Sawadogo a traduit toute la fierté de sa région à recevoir ce prix. Pour lui, cela montre que « l’Est est la meilleure région touristique ».  Et de conclure que ce prix est une « fierté pour les acteurs touristiques de la région ».

Joachim Batao

Burkina Demain

Le Mogho Naba, empereur des Mossé

SITHO 2017 : Les participants pour une stratégie de développement du tourisme interne au Burkina

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Dans la présente Déclaration dite de Ouagadougou, les participants à la 12e édition du Salon international du tourisme de Ouagadougou (SITHO), invitent tous les acteurs du secteur du tourisme à œuvrer pour l’adoption et la mise en œuvre d’une stratégie de développement du tourisme interne au Burkina Faso et engagent  les plus hautes autorités du pays à impulser la dynamique du tourisme interne.

 Nous, participants au colloque international de la 12ème édition du Salon International du Tourisme et de l’Hôtellerie de Ouagadougou (SITHO2017) tenu sous le thème « Tourisme interne : enjeux et défis », à Ouagadougou du 29 septembre au 1er octobre 2017, félicitons le Comité national d’organisation pour la tenue de ce colloque et le choix pertinent du thème.

Nous reconnaissons les efforts déployés par les acteurs du secteur du tourisme pour le développement du tourisme interne au Burkina Faso.

Nous considérons que face à la baisse du tourisme récepteur du fait du contexte sécuritaire actuel de notre sous-région, la meilleure alternative reste et demeure le développement du tourisme interne.

Nous sommes convaincus que le patrimoine touristique burkinabè regorge de nombreux sites et manifestations culturelles traditionnelles qui méritent d’être mieux connus des Burkinabè.

Nous invitons tous les acteurs du secteur du tourisme à œuvrer pour l’adoption et la mise en œuvre d’une stratégie de développement du tourisme interne au Burkina Faso. Nous engageons par ailleurs les plus Hautes Autorités du pays à impulser la dynamique du tourisme interne en visitant régulièrement les sites du patrimoine touristiques national.

Nous sommes conscients que le développement du tourisme nécessite des investissements importants pour la protection, l’accessibilité et l’attractivité des sites touristiques.

Nous invitons le Gouvernement et les opérateurs privés du secteur du tourisme à investir dans l’aménagement ainsi que dans tout autre domaine à même de renforcer l’attractivité des sites touristiques.

Nous rappelons que les valeurs culturelles communes partagée par les Burkinabè telles que l’intégrité, la solidarité, le respect, l’hospitalité, la générosité sont des valeurs à sauvegarder et à transmettre aux jeunes générations.

Nous sommes convaincus que les valeurs de l’hospitalité, qui se manifestent notamment à travers les traditions d’accueil dans les communautés du Burkina Faso constituent une marque de l’identité Burkinabè qui doit être valorisée et promue.

Nous invitons les plus Hautes Autorités à œuvrer à la préservation de la tradition du Zom koom en la maintenant dans le protocole d’Etat pour l’accueil des hôtes de marques du Burkina Faso. Nous invitons par ailleurs les professionnels du tourisme à intégrer cette tradition dans l’accueil de leurs clients. Nous invitons enfin les autorités du Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme à envisager, à court terme, l’inscription de cet élément du patrimoine culturel des communautés du Burkina Faso sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Nous nous engageons à veiller à la mise en œuvre et au suivi de la présente Déclaration.

Ouagadougou, le 1er octobre 2017

Les participants

SITHO 2017 : Fortunes diverses pour les exposants ivoiriens et togolais

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A jour-1, de la clôture de la 12e édition du Salon international de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), l’affluence des visiteurs apparait le point noir durant les quelques heures que nous avons passé sur le site. Certains exposants pointent du doigt l’insuffisance de communication liée à la mobilisation et la question sécuritaire. 

Le SITHO est une occasion pour les exposants nationaux et non nationaux de faire découvrir les richesses culturelles et touristiques de leur région ou de leur pays. C’est donc une occasion à ne manquer pour vendre sa culture aux yeux des exposants.

Mais le constat que nous avons fait, et de l’avis de certains exposants, la 12e édition ne restera pas dans leur mémoire en matière d’affluence et de visiteurs.

Hamidou Belem, directeur régional de la culture des arts et du tourisme de la région du Sahel explique que cette désertion des visiteurs s’explique par la situation sécuritaire du pays. Le terrorisme ne fait pas peur qu’aux expatriés, même les nationaux commencent à éviter les milieux de grande affluence, a-t-il affirmé.

« Je suis un peu déçue »

Bienvenue Dodo, artiste comédienne et technicienne à l’office ivoirienne de tourisme

Au stand Ivoirien où nous avons rencontré Bienvenue Dodo, artiste comédienne et technicienne à l’office ivoirienne de tourisme, l’affluence n’y était pas. Pour elle, l’année passée était meilleure que cette année. Elle pointe du doigt une insuffisance de communication.

« A deux ans de participation je trouve que l’année passée c’était mieux organisée que cette année », dit-elle. « Je m’attendais à voir plus de pays. C’est dommage qu’il n’y ait pas assez de pays ». Elle trouve que la stratégie de communication à fait défaut. C’est comme s’il n’y a pas eu de communication pour un si grand salon, a-t-elle ajouté. Et de lancer : «J’espère que l’année prochaine ils vont faire mieux ». Toutefois, elle reconnait que le stand ivoirien reçoit du monde mais « je sais qu’on peut recevoir plus que ça et vraiment je suis un peu déçue » a-t-elle conclu, tout en saluant les dispositions sécuritaires du salon.

Le Togo toujours au rendez-vous

Si on assiste à des notes d’insatisfaction chez certain exposants, le Togo quant à lui pense que la destination Togo a été bien vendue au cours de cette édition. Pour Kossi Wowui du ministère du tourisme de Togo, le SITHO est une tribune qui permet à son pays d’exposer ses atouts touristiques. Le Togo est présente au SITHO depuis la 1ère édition.

Selon lui, l’exposition togolaise ne manque pas d’affluence. « Nous avons une belle affluence » a-t-il déclaré. Les visiteurs burkinabè et celle de la région ouest Africain sont les grands visiteurs du stand togolais a précisé Kossi.

Il a également salué le thème « tourisme interne » de cette 12e édition du salon car pour lui,  le tourisme de la zone ouest africaine à longtemps été tournée vers la clientèle occidentale. Il pense qu’il faut promouvoir le tourisme interne  afin de permettre une bonne connaissance des pays. Il trouve même que « si vous ne connaissez pas votre pays, vous ne pouvez pas être un bon ambassadeur de votre culture à l’extérieur ».

Joachim Batao

Burkina Demain

Libération des généraux Bassolé et Diendéré : L’union provinciale des commerçants du Kadiogo s’y oppose

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Les responsables des commerçants du Kadiogo dont le président Boubakar Koanda -micro-

L’union provinciale des commerçants du secteur informel et ouvriers du Kadiogo a tenu une conférence de presse ce samedi 30 septembre 2017 à Ouagadougou. L’objectif était d’exprimer leur désaccord face la demande de mise en liberté des généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé formulée par le collectif des associations des commerçants du Kadiogo et apporter leur soutien au gouvernement.

Les responsables des commerçants du Kadiogo dont le président Boubakar Koanda -micro-

Les commerçants du Kadiogo ne savent pas seulement faire que du commerce. Ils savent aussi faire de la politique, et mieux se mettre en costume de juriste sur des questions de libération ou non d’acteurs politiques.

C’est du reste, ce à quoi on assiste ces derniers temps au sein des commerçants de Ouagadougou. Le 21 septembre passé, le collectif des associations de commerçants et ouvriers du Kadiogo tenait une conférence de presse pour demander la libération de Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé. Neuf jours après, c’est – à dire ce 30 septembre, c’est au tour de l’Union provinciale des commerçants du secteur informel et ouvriers du Kadiogo d’abandonner boutiques et magasins pour contre attaquer l’autre camp par le biais de la presse.

«Une campagne de diabolisation des autorités»

Dans la déclaration lue par le président de l’Union Koanda Boubakar, pas question de libérer les deux généraux. De même, il faut laisser la justice faire son travail dit-il. Aussi, il accuse le collectif de mener une « campagne de diabolisation des autorité ». Pour ces commerçants, les burkinabè doivent « défendre les intérêts suprêmes de la république contre les manœuvres dilatoire des nostalgiques du régime déchu ».

L’union provinciale prévoit durcir le ton, si l’autre camp continue de remettre en cause les efforts du gouvernement pour l’économie et l’indépendance de la justice.

Joachim Batao

Burkina Demain