Les acteurs de l’insurrection burkinabè des 30 et 31 octobre 2014 d’ici et d’ailleurs se préparent à la commémoration du troisième anniversaire de l’évènement qui a emporté le régime de Blaise Compaoré. Mais, nul n’oubliera le rôle catalyseur, sinon déclencheur qu’aura joué la marche meeting de l’opposition du 28 octobre 2014.
A l’appel du Chef de file de l’Opposition Politique (CFOP) au Burkina Faso pour un meeting-marche le 28 Octobre 2014 sur toute l’étendue du territoire national, les Burkinabè avaient à cette occasion pris d’assaut les rues, en particulier la capitale, Ouagadougou. La Place de la Nation, aujourd’hui Place de la Révolution par exemple refusé du monde.
« Blaise dégage » ou encore « Article 37 intouchable », scandaient entre autres les manifestants. Le chiffre d’un million a même été avancé à l’époque par les organisateurs pour montrer l’ampleur de la mobilisation des Burkinabè.
Fort de ce franc succès populaire, l’opposition et la société civile allaient récidiver de fort belle manière le 30 octobre 2014. La suite de l’histoire… on la connaît. L’insurrection populaire dont on s’apprête à commémorer l’an III a finalement eu raison des 27 ans du pouvoir Compaoré.
Remi F. Dandjinou, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a réagi sur les antennes de la Télévision nationale du Burkina, à la démission de son collègue Tahirou Barry ministre de la culture, des arts et du tourisme. L’annonce de cette démission de Barry a pris de court bon nombre de personnes, y compris le gouvernement, selon son porte-parole qui a parlé de surprise car rien, explique-t-il ne laissé présager une décision. Mais, quoi qu’il en soit, à croire M. Dandjinou, le Premier ministre a pris acte de la démission de Tahirou Barry.
le porte-parole du gouvernement, Remi Dandjinou
Réagissant aux raisons invoquées par le ministre Barry qui a parlé de déception par rapport à l’action gouvernementale pour justifier sa démission, le porte-parole a indiqué que tous les membres du gouvernement étaient à l’œuvre pour que les résultats soient au rendez-vous. «Nous transpirons tous pour qu’à la fin il y ait un succès», a laissé entendre Remi F. Dandjinou.
L’ambassadeur du Maroc au Burkina, Ferhat Bouazza, nous l’avait confié en fin janvier dernier, au détour d’une interview qu’il nous avait accordée à la faveur du retour du royaume chérifien au sein de l’Union africaine après 32 ans d’absence. ‘’Le Marco va également nous ouvrir, nous avait confié Son Excellence Bouazza, une usine de fertilisants, comme au Nigéria ou en Ethiopie’’. Les choses viennent de bouger dans ce sens avec la signature d’un accord de trois ans portant sur un montant de 428 millions de francs dont 20% seront supportés par le budget de l’Etat.
Farhat Bouazza, ambassadeur du Maroc au Burkina, a été le premier à nous parler du projet
Au terme de l’accord de coopération qui vient d’être signé avec le Maroc, les acteurs burkinabè de la fertilisation des sols pourront bénéficier du savoir-faire du géant marocain des engrais, OCP. Les experts viendront donc du Maroc doté de laboratoires appropriés pour aider dans le contrôle de de qualité des sols ou leur cartographie. Cela permettra à notre secteur agricole de mieux produire et de contribuer davantage aux efforts vers l’autosuffisance alimentaire.
Au-delà du Burkina, la question des fertilisants est devenu un passage obligé pour la plupart des Etats engagés dans cette ambition de produire davantage pour que l’Afrique puisse se nourrir elle-même et rompre avec le cycle onéreux des importations des produits alimentaires. Et en la matière, le Maroc, qui a déjà développé des accords avec des pays comme le Nigéria ou l’Ethiopie, peut servir de modèle pour les Etats dont le Burkina Faso.
10 ans après la déclaration d’Abuja
La question des fertilisants est plus que jamais d’actualité sur le continent. Cela dix ans après le sommet d’Abuja qui avait appelé dans une déclaration historique dite d’Abuja, à un accroissement de l’utilisation des engrais dans l’agriculture. « L’Afrique doit non seulement se nourrir elle-même, mais elle doit aussi le faire avec fierté. L’Afrique doit également exploiter le potentiel de son agriculture pour la transformer de sorte que ce ne soit plus simplement un moyen de lutter contre la pauvreté mais qu’elle serve à créer de la richesse ».
Malgré ces engagements, 40% des sols de l’Afrique sont dépourvus de nutriments, ce qui empêche l’agriculture africaine d’atteindre son potentiel.
Face à ce retard, les initiatives se multiplient pour appeler à d’autres engagements plus forts. Il s’est ainsi tenu il y a une semaine à Des Moines aux Etats-Unis, une réunion d’experts de haut niveau sur l’utilisation des engrais en Afrique, certains exhortant à un autre sommet sur les engrais, dix ans après celui d’Abuja.
«l’agriculture africaine doit au-delà de lutter contre la pauvreté, créer de la richesse»
Etaient invités à cette réunion de haut niveau l’ancien président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, le président de la Banque africaine de développement (BAD) Akinwumi Adesina et le Commissaire de l’Union africaine pour l’économie rurale et l’agriculture, Josefa Leonel Correia Sacko. «L’une des meilleures perspectives pour nourrir la population africaine en croissance rapide est d’accroître l’utilisation durable des engrais», c’est la conviction du groupe des experts qui se réunissait en marge de l’attribution du prix mondial de l’alimentation 2017 qui est revenu au président de la Banque africaine de développement (BAD)
« L’Afrique doit non seulement se nourrir elle-même, mais elle doit aussi le faire avec fierté. L’Afrique doit également exploiter le potentiel de son agriculture pour la transformer de sorte que ce ne soit plus simplement un moyen de lutter contre la pauvreté mais qu’elle serve à créer de la richesse », soutiendra pour sa part le lauréat.
Tahirou Barry; désormais ex-ministre de la culture du Burkina
Tahirou Barry, ministre de la culture, des arts et du tourisme n’est plus membre du gouvernement thiéba. Il a rendu ce jeudi même, sa démission, par cette lettre dont voici la teneur :
Tahirou Barry; désormais ex-ministre de la culture du Burkina
« Très chers compatriotes,
J’ai réfléchi depuis quelques mois, sur le sens de mon engagement, et je me suis demandé avec insistance, si ma présence au sein du gouvernement, avait encore un sens ; Les raisons de mon militantisme me donnent elles véritablement raison de demeurer dans le gouvernement ? Aujourd’hui, en marquant un arrêt de bilan à mi parcours, ma déception est profonde.
– J’en ai assez de voir des millions de jeunes courageux livrés au chômage et au désespoir avec un horizon assombri dans une indifférence indescriptible ;
– J’en ai assez, de voir le monde économique, végété dans un immobilisme avilissant, faute d’imagination de l’élite dirigeante;
– J’en ai assez de voir notre capitaine s’abonner à la fontaine de réaction à des actions sans axes en lieu et place d’actions axées sur la satisfaction durable des aspirations des masses. Ces réactions de vieux cow boy désespéré ont mis au rouge tous nos indicateurs avec un plan de développement PNDS qui a lui-même besoin d’un plan d’urgence de sauvetage dans un océan sans rivage.
– J’en ai assez, de voir nos forces armées, désespérément désarmées, face à une armée de terroristes, sans larme de pitié ;
– J’en ai assez, de voir le sacrifice de nos martyrs, au prix de leur sang, trahis par des dirigeants, en crise d’initiatives ;
Ainsi, j’ai pris la décision de rendre ma démission de mes fonctions de ministre de la culture, des arts et du tourisme pour compter du 26 octobre 2017 après 22 mois de mission.
Mon parti sera vite saisi pour apprécier les suites de ma décision.
En ces instants précis, j’ai une pensée, pour son excellence le président du Faso ainsi que le premier ministre pour m’avoir permis de servir ma patrie à un niveau de responsabilité aussi élevé. Merci aux membres du gouvernement pour leur franche collaboration. J’adresse particulièrement mes remerciements et encouragements, à deux grands ministres, auprès de qui, j’ai beaucoup appris : Monsieur Clément SAWADOGO et madame Rosine COULYBALY. Mes remerciements aux vaillants acteurs et travailleurs de mon département pour le sens de leur dévouement et engagement. A tous ceux qui m’ont diversement soutenu, je leur dis toute ma gratitude.
Enfin, je ne saurais partir, sans demander, auprès de tous ceux que j’aurais offensés, par action ou omission, pardon.
Au contrairement à la précédente dont les résultats ont été annulés en août dernier pour la Cour suprême, il y a moins de suspense pour la présidentielle kényane de ce jeudi 26 octobre, qui se tient sans la participation du principal opposant du président Uhuru Kenyatta, Raila Ondinga qui a déjà appelé sa coalition à se constituer en mouvement de résistance.
Alors que les partisans du président candidat à sa propre succession Uhuru Kenyatta entendent en finir avec cette affaire d’élection présidentielle en se rendant dans les urnes ce jeudi 26 octobre à leur champion ; du côté des partisans de l’opposant Raila Odinga, c’est la démobilisation par rapport à cette présidentielle, assimilée à une mascarade électorale. Une drôle de présidentielle par rapport à la précédente pour laquelle les différents étaient restés mobilisés.
Ainsi, pendant que les uns pensent tenir enfin le bon bout, les autres sont convaincus que les choses sont mal engagées au point qu’une troisième présidentielle n’est pas à exclure d’office, si les irrégularités dont on fait cas (nomination illégale de présidents de centres de comptage) sont confirmées, et si la Cour suprême parvenait entre-temps à réunir son quorum. Malgré le boycott de l’opposant Odinga, la présidentielle se tiendra sous haute tensions dans certaines circonscriptions. La dernière présidentielle avait été émaillée de violences. Et le contexte politique kényan caractérisé par des ethniques exacerbés, les violences ne sont jamais loin. Conscient de ces risques, le président kenyatta avait appelé il y a quelques jours, ses compatriotes à des prières. Espérons que cela suffira à éloigner les démons des violences du pays de Jomo Kenyatta.
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 25 octobre 2017, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 16 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Une session du conseil des ministres burkinabè
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE DIX (10) RAPPORTS.
I.1.1. Pour le compte du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants :
un décret portant approbation des statuts de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO).
L’adoption de ce décret vise à conformer les statuts de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou aux dispositions du décret N°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics à caractère administratif (EPA).
un décret portant Plan Stratégique pour la réforme des Forces Armées Nationales (PSR 2018-2022).
Le PSR 2018-2022 vise à renforcer l’éthique, la déontologie et la bonne gouvernance militaire dans les Forces Armées Nationales.
L’adoption de ce plan stratégique permet de doter les Forces de défense des moyens nécessaires pour renforcer leurs capacités et assurer les missions qui leur sont dévolues.
un projet de loi de programmation militaire quinquennale pour le financement de la mise en œuvre du Plan Stratégique 2018-2022 pour la réforme des Forces Armées Nationales (PSR 2018-2022).
Ce projet de loi vise à assurer le financement du PSR 2018-2022.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.
I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
un projet de loi de finances rectificative de la loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2017.
Les éléments d’ajustement proposés consistent en des annulations et des ouvertures de recettes et de dépenses. Il est également proposé des ajustements techniques en vue d’ouvrir des autorisations d’engagements complémentaires au profit de certains ministères et institutions. Sur la base de ces ajustements, la nouvelle configuration du budget de l’Etat, exercice 2017 est la suivante.
Les prévisions ajustées ressortent en recettes à mille huit cent quatre milliards huit cent quatre-vingt-treize millions trois cent quatre-vingt-dix-huit mille (1 804 893 398 000) FCFA et en dépenses à deux mille deux cent quatre-vingt-quinze milliards cent cinquante-neuf millions quatre cent cinquante-quatre mille (2 295 159 454 000) FCFA.
L’épargne budgétaire s’établit à deux cent trente-deux milliards six cent trente-trois millions trois cent onze mille cent un(232 633 311 101) FCFA contre deux cent cinquante-huit milliards neuf cent quarante-six millions soixante-treize mille cent un(258 946 073 101)FCFA dans la première loi de finances rectificative, soit une baisse de 10,16 %.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.
I.1.3. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
un décret portant adoption du Plan d’actions national 2017-2019 du partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO).
Le PGO est une initiative internationale multipartite lancée en 2011 qui vise à promouvoir la transparence dans la gestion des affaires publiques par une plus grande redevabilité pour une implication des citoyens, la lutte contre la corruption, l’exploitation des technologies de l’information et de la communication. Il s’agit de renforcer la qualité de la gouvernance dans un esprit de collaboration avec les acteurs non étatiques, les organisations de la société civile et les médias.
L’adoption de ce décret permet à notre pays d’être en conformité avec les engagements pris au sommet mondial du partenariat pour un gouvernement ouvert de décembre 2016 à Paris.
I.1.4. Pour le compte du ministère des Mines et des carrières :
un rapport relatif à une demande de signature de convention minière entre la société minière BOUERE-DOHOUN GOLD OPERATION SA et l’Etat du Burkina Faso.
Le gisement de Bouéré dispose d’une réserve estimée à 5,6 tonnes d’or avec une teneur moyenne de 5,2 grammes par tonne et celui de Dohoun à environ 2,2 tonnes avec une teneur moyenne de 1,85 gramme par tonne. Le permis d’exploitation de la société minière Bouéré-Dohoun couvre une superficie de 5,37 km2 pour une durée de vie de 5 ans. Le traitement du minerai de Bouéré et de Dohoun se fera par la société HOUNDE GOLD OPERATION SA.
La mine d’or de Bouéré-Dohoun, située dans la province du Tuy, région des Hauts Bassins, va générer 40 emplois directs, vingt-trois (23) milliards FCFA au profit du budget de l’Etat et contribuera pour un milliard huit cent millions (1 800 000 000) FCFA au fonds minier de développement local.
Le Conseil a marqué son accord pour la signature de cette convention entre la société minière BOUERE-DOHOUN GOLD OPERATION SA et l’Etat burkinabè.
un rapport relatif à une demande de signature de convention minière entre la société minière NORDGOLD YEOU SA et l’Etat du Burkina Faso.
Cette signature de convention minière concerne le Projet Yéou situé dans la commune de Bouroum, province du Namentenga, Région du Centre-Nord.
Le gisement de Yéou 3 dispose d’une réserve estimée à environ 1,5 tonnes d’or brut à teneur moyenne de 2,95 grammes par tonne et couvre une superficie de 12,60 Km2. Le traitement du minerai se fera au niveau de la mine de Taparko.
Il va générer 30 emplois directs et des recettes diverses d’un montant total de cinq milliards deux cent quatre-vingt-trois millions huit cent douze mille deux cent soixante-sept (5 283 812 267) FCFA au profit du budget de l’Etat.
Le Conseil a marqué son accord pour la signature de cette convention entre la société minière NORDGOLD YEOU SA et l’Etat burkinabè.
un rapport relatif à une demande de signature de convention minière entre la société minière NETIANA MINING COMPANY SA et l’Etat du Burkina Faso.
Cette signature de convention minière concerne la mine d’or de Nétiana, localisée dans la commune de Guiaro, province du Nahouri, région du Centre-Sud.
Le gisement de Nétiana dispose d’une réserve estimée à environ 2,7 tonnes d’or avec une teneur moyenne de 8,85 grammes par tonne et couvre une superficie de 2 Km2. Le traitement du minerai se fera par la société BURKINA MINING COMPANY SA.
Il va générer 200 emplois directs, des recettes diverses d’un montant total de neuf milliards six cent quarante-six millions trois cent quatre-vingt-dix mille trois cent vingt-cinq (9 646 390 325) FCFA au profit du budget de l’Etat et contribuer au fonds minier de développement local pour quatre cent soixante-dix-sept millions six cent dix-huit mille (477 618 000) FCFA.
Le Conseil a marqué son accord pour la signature de cette convention entre la société minière NETIANA MINING COMPANY SA et l’Etat burkinabè.
I.1.5. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :
undécret fixant les modalités d’élaboration et d’application des normes nationales.
Ce décret vise à établir un cadre réglementaire pour l’élaboration des normes nationales, à assurer la conformité des produits, biens et services aux normes nationales ou internationales et à répondre aux exigences du marché en vue de résoudre les freins au développement du secteur productif.
L’adoption de ce décret permet à notre pays de disposer d’un cadre réglementaire en matière de normalisation des produits, des processus et des services en conformité avec le dispositif communautaire régional.
un rapport relatif à trois (03) décrets portant application du Code de l’artisanat de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA).
Il s’agit :
d’un décret portant modalités de regroupement des artisans et de structuration des organisations d’artisans au Burkina Faso ;
d’un décret portant conditions d’exercice des métiers de l’artisanat nécessitant une compétence spécifique ;
d’un décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Cadre national de concertation des acteurs du secteur de l’artisanat au Burkina Faso (CNCA-BF).
L’adoption de ces décrets permet à notre pays d’insuffler plus de dynamisme dans le secteur de l’artisanat en vue de son développement.
Une session du conseil des ministres burkinabè
II. COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation a fait au Conseil une communication relative aux activités entrant dans le cadre de la commémoration du 3ème anniversaire de l’Insurrection populaire.
Cet hommage aux martyrs se déroulera du 26 au 31 octobre 2017 dans les treize (13) chefs-lieux de région du pays. Il s’agit d’actions de salubrité dans les cimetières où reposent les martyrs et dans les sites symboliques dédiés aux héros nationaux et d’organisation d’offices religieux et coutumiers.
La commémoration prendra fin le 31 octobre 2017 par une cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs au monument des martyrs à Ouagadougou, sous le très haut patronage de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso.
II.2. Le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la 6ème édition du prix burkinabè de la qualité (PBQ). La cérémonie de remise de trophée aura lieu le 10 novembre 2017 à Bobo-Dioulasso.
Il a par ailleurs informé le Conseil de la tenue de la 27ème édition des Journées nationales de la qualité (JNQ) les 07, 08, 09 et 10 novembre à Bobo-Dioulasso, sous le thème « Faire des 5S KAIZEN, un levier de performance des secteurs publics et privés au Burkina Faso ».
II.3. Le ministre de la Communication et des relations avec le parlement a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la 10ème édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), du 16 au 18 novembre 2017, sous le thème : « Médias sociaux et formation des opinions en Afrique ».
Cette édition vise à offrir à la communauté scientifique universitaire, aux professionnels des médias du continent et d’ailleurs, un cadre d’échanges sur un sujet d’intérêt national et international.
III. NOMINATIONS
III. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DU PREMIER MINISTERE
Monsieur Tahirou SANOU, Mle 96 033 C, Juriste, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Responsable de « Programme Appui à la gouvernance », cumulativement avec ses fonctions de Secrétaire permanent de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) ;
Monsieur Karime GANEMTORE, Mle 50 051 A, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Responsable de « Programme Promotion du capital humain », cumulativement avec ses fonctions de Secrétaire permanent du Conseil national pour la protection sociale (SP/CNPS) ;
Monsieur Hadama YBIA, Ingénieur génie civil, est nommé Responsable de « Programme Pilotage des projets stratégiques», cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de maîtrise d’ouvrage de l’aéroport de Donsin.
B. AU TITRE MINISTERE DE LA SECURITE
Monsieur Moussa SAWADOGO, Mle 262 509A, Commissaire de Police, catégorie I, 2ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et du suivi des programmes à la Direction générale des transmissions et de l’informatique (DGTI) ;
Monsieur Patindsaongo Robert SAM, Mle 260 673 R, Commissaire de Police, catégorie I, 2ème échelon, est nommé Directeur des transmissions à la Direction générale des transmissions et de l’informatique (DGTI) ;
Monsieur Bantida Samire YONI, Mle 262 515 M, Commissaire de Police, catégorie I, 2ème échelon, est nommé Directeur de la lutte contre la cyber criminalité à la Direction générale des transmissions et de l’informatique (DGTI) ;
Monsieur Abdoul Kadel CISSE, Mle 262 507 K, Commissaire de Police, catégorie I, 2ème échelon, est nommé Directeur des services Informatiques à la Direction générale des transmissions et de l’informatique (DGTI) ;
Monsieur Saidou KOUGOUINDIGA, Mle 262 513 P, Commissaire de Police, catégorie I, 2ème échelon, est nommé Directeur des études de la stratégie et de la formation à la Direction générale des transmissions et de l’informatique (DGTI).
C. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE
Monsieur Kielgabé Casimir NIKIEMA, Mle 53 645 F, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 2ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Nouna ;
Monsieur Ousséïni ZOURE, Mle 203 372 N, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 2ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Djibo.
D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT
Monsieur Jean OUBDA, Mle 203 296 Y, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Chargé d’études au Secrétariat général.
E.AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE LA FORMATION ET DE L’INSERTION PROFESSIONNELLES
Monsieur Mounirou FARTA, Mle 36 501 E, Inspecteur de l’enseignement secondaire, est nommé Chargé de missions ;
Monsieur Amidou KARAMBIRI, Mle 83 950 D, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chargé d’études au Secrétariat général ;
Monsieur Koudpiga YERBANGA, Mle 212 268 T, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la formulation des politiques ;
Madame Francelline Sombêwenné KABORE, Mle 220 369 U, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice régionale de la Jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelles du Centre-Nord ;
Monsieur Patrick Anselme Crépin 1er jumeau BATIENO, Mle 220 342 M, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelles du Namentenga ;
Monsieur Moussa SERE, Mle 259 739 D, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelles des Balé.
F. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT
Madame Habibou ZOUNGRANA/BARRY, Mle 34 394 W, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 15ème échelon, est nommée Chargée d’études au Secrétariat général.
G. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
Madame Haoua SARY, Mle 26 617 L, Inspecteur des eaux et forêts, 2ème grade, 9ème échelon, est nommée Chargée de missions ;
Monsieur Urbain BELEMSOBGO, Mle 24 029 M, Conservateur des eaux et forêts, 3ème échelon, est nommé Conseiller technique en remplacement de Monsieur Noël Yacouba COULIBALY ;
Madame Fanta Rokiatou COMPAORE/KAFANDO, Mle 93 811 E, est nommée Responsable du « Programme assainissement de l’environnement et amélioration du cadre de vie », cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale de la préservation de l’environnement ;
Monsieur Michel OUABA, Mle 91 226 U, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Responsable du « Programme pilotage et soutien », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
Monsieur Justin GOUNGOUNGA, Mle 26 860 Z, Inspecteur général des eaux et forêts, est nommé Responsable du « Programme gouvernance environnementale et développement durable » cumulativement avec ses fonctions de Secrétaire permanent du Conseil national pour le développement durable (SP/CONEDD) ;
Monsieur Paul DJIGUEMDE, Mle 31 941 N, Inspecteur principal, catégorie 1A, 3ème échelon, est nommé Responsable du « Programme de gestion durable des ressources forestières et fauniques » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des eaux et forêts ;
Monsieur Lamine OUEDRAOGO, Mle 105 158 P, Conseiller des affaires étrangères, catégorie A1, 5ème échelon, est nommé Responsable du « Programme économie verte et changement climatiques » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de l’économie verte et du changement climatique.
H. AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
Monsieur André ZIDOUEMBA, Mle 41 565 G, Professeur de musique, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Kadiogo.
III.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à des nominations d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement ;
du Fonds national de la recherche scientifique et de l’innovation pour le développement (FONRID) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ;
de la société minière PAN AFRICAN TAMBAO SA, de la société minière NORD GOLD ZINIGMA SA, de la société minière NORD GOLD ROUNGUEN SA et de la société minière SAHELIAN MINING SA au titre du ministère des Mines et des carrières.
La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Faso.
Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,
Rémis Fulgance DANDJINOU Officier de l’ordre national
L’ONG lyonnaise ENTREPRENEURS DU MONDE et la PME ligérienne LAGAZEL ont lancé une campagne de financement participatif pour « Illuminer l’Afrique tout en développant l’économie locale ». A mi-parcours, avec près de 10 000 euros récoltés, l’objectif est atteint à 40%. Il reste une quinzaine de jours pour participer au projet.
Photo d’illustration
Aziz est élève en classe de 4ème. Le soir, il doit rester tard à l’école pour faire ses devoirs avant de rentrer chez lui, dans le noir. Sa famille réside dans un quartier périphérique de Ouagadougou au Burkina Faso, et n’a pas accès à l’électricité. Chez lui, c’est à la lueur de la petite torche de son téléphone qu’il étudie dans sa chambre. Mais tout en économisant la batterie du téléphone, car il doit payer 100 FCFA (0,15 €) pour le recharger chaque deux ou trois jours.
Alors quand Nafa Naana, entreprise sociale de distribution d’équipements énergétiques propres et efficace, lui a présenté la lampe solaire LAGAZEL KALO, Aziz a rapidement été séduit. Sa maman est rassurée : son fils peut désormais étudier en toute tranquillité, sans s’abimer les yeux. Et quant à elle, elle peut facilement réaliser ses activités même après la nuit tombée.
Comme Aziz et sa famille, plus de 650 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité en Afrique. Pour permettre à chacun d’accéder à une lampe solaire, l’ONG Entrepreneurs du Monde, qui appuie l’entreprise sociale Nafa Naana au Burkina Faso, et la PME Lagazel, mènent une campagne de crowdfunding. L’objectif ? Accompagner 100 micro-entrepreneurs dans le développement d’une activité de revente de lampes solaires, dans leur quartier ou leur village.
« Non seulement nous permettons à des élèves et leurs familles d’accéder à l’éclairage, mais nous créons également des emplois dans la distribution et la fabrication des lampes solaires », explique Arnaud Chabanne, fondateur de Lagazel. Les lampes solaires sont en effet fabriquées au Burkina Faso, par une quinzaine de techniciens formés par l’entreprise Lagazel.
Pour mener à bien ce projet et illuminer des milliers de familles africaines, un appel à don est lancé par Entrepreneurs du Monde sur sa plateforme de crowdfunding KUNVI
Photo de famille à l'ouverture de la formation présidée par le représentant du ministre des Transports Jean Paul Bazié (au milieu et au premier rang)
Le ministère des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a tenu à l’endroit des journalistes un atelier de formation du 23 au 24 Octobre 2017. La formation qui s’est déroulé à Ouagadougou, a porté sur le traitement et la diffusion de l’information météorologique. A cette occasion, l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) a été également présentée. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par Jean Paul Bazié, directeur du cabinet du ministère des transports, représentant le ministre.
Photo de famille à l’ouverture de la formation présidée par le représentant du ministre des Transports Jean Paul Bazié (au milieu et au premier rang)
Ils sont une trentaine de journalistes qui ont été outillés à la compréhension des concepts, de la maîtrise des sources de traitement et d’information météorologiques.
Dans son discours d’ouverture, le représentant du ministre des transports, Jean Paul Bazié a expliqué le bien fondé d’une telle initiative. « Le présent atelier vise à renforcer les capacités des acteurs que vous êtes au regard de votre rôle de diffusion de l’information climatique auprès des producteurs et utilisateurs des différents secteurs socio-économique » dira t-il.
C’est pourquoi une meilleur compréhension des mots, terminologies et concepts météo s’avèrent nécessaire juge t-il. Pour lui cette formation donnera réponse à la question de l’appropriation des informations etproduits météorologiques par les utilisateurs et les décideurs pour les prises de décisions.
Ces 48heures de travauxont été ponctuées par deux grandes phases. Une, consacrée à la théorie et l’autre à la pratique des acquis de la formation.
Pour la première phase, les journalistes se sont familiarisés aux grands concepts de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM), puis du processus de collecte et traitement des données météorologiques.
Intégrer les informations météo pour « mieux faire les prévisions »
Le directeur général de l’ANAM, Ernest Ouédraogo
Sur cette partie, c’est le directeur général de l’ANAM, Ernest Ouédraogo qui à fait une présentation de sa structure. Il a indiqué que l’ANAM est l’entité responsable de la fourniture des données et produits météorologiques au Burkina Faso. Elle doit faire en sorte « que les populations comprendre les concepts de variation du temps et du climat ». Les populations doivent intégrer les informations de la météo afin de« mieux faire leur prévision » a t-il conseillé.
Toutefois, il dit reconnaître que les efforts de vulgarisation des informations de l’ANAM restent insuffisants. C’est pourquoi, « nous venons vers vous afin que vous nous aidiez à rendre accessibles nos informations » a-t-il demandé aux journalistes.
Quelques difficultés relevées par les journalistes
Le communicateur Michel Nikiéma, fera savoir que de façon naturelle, le climat à toujours varié. Mais le souci de nos jours, c’est que l’homme y contribue fortement avec ses actions. Il a indiqué qu’on pourrait enregistrer un changement de 2° à 3° Celsius d’ici la fin du siècle. Il a ajouté qu’au niveau de la pluviométrie, il ne devrait pas avoir de grand changement d’ici 30 ans au Burkina Faso.
Sur l’aspect de la pratique, c’est un bulletin météo en guise d’exercice qui a été soumis aux journalistes. La définition des concepts, mots clés et leur compréhension feront l’objet de débat.
Ici, les journalistes ont traduit leur difficulté quant à la définition en terme simple de certains concepts météo afin de les rendre accessibles aux lecteurs, auditeurs et téléspectateurs. Malgré ces difficultés, Victor Malick, l’un des communicateurs du jour dira « faites un effort de trouver des termes qui traduise l’information météo telle que donnée par l’ANAM sens trahir le sens du message ».
De nouvelles données mettent en évidence les conséquences cachées du changement climatique et de l’irrégularité des précipitations.
Selon un nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale publié ce 24 octobre à Washington, les épisodes de sécheresse à répétition ont des conséquences extrêmement importantes et souvent invisibles : à l’échelle mondiale, ces phénomènes détruisent les récoltes dans des quantités qui suffiraient à nourrir 81 millions de personnes par jour pendant une année, dévastent des forêts et menacent de condamner des générations d’enfants à la pauvreté.
Cette publication, intitulée Vers des eaux inconnues -La nouvelle économie de l’eau :pénuries et variabilité, présente des données inédites sur les conséquences que peuvent avoir des précipitations de plus en plus irrégulières sur les exploitations agricoles, les entreprises et les ménages. Et de montrer que si les inondations et les ondes de tempêtes constituent de graves menaces, les sécheresses engendrent une « misère au ralenti », avec des effets plus profonds et plus durables qu’on ne le pensait auparavant.
« Cette étude prouve qu’il est de plus en plus important que nous valorisions l’eau à la hauteur de ce qu’elle représente, à savoir une ressource précieuse, qu’il ne faut ni gaspiller ni polluer, explique Guangzhe Chen, directeur principal du pôle mondial d’expertise en Eau de la Banque mondiale. Nous devons mieux comprendre les conséquences des pénuries d’eau, sachant que celles-ci s’intensifieront sous l’effet de l’expansion démographique et de l’évolution du climat. »
Le rapport met en évidence les effets en cascade, et jusqu’ici peu documentés, de la sécheresse.
Premièrement, au niveau des familles, celle-ci a des conséquences qui se ressentiront sur plusieurs générations. Dans les régions rurales d’Afrique, le rapport constate que les femmes nées durant des périodes de grave sécheresse en portent des séquelles toute leur vie, parce que, enfant, elles ont souffert de malnutrition et d’autres problèmes de santé dues aux pertes de récolte découlant du manque de précipitations et que leur développement cognitif et physique en a été affecté. En outre, des données récentes montrent que ces femmes reçoivent également une instruction moins poussée, qu’elles ont, à l’âge adulte, moins de ressources et davantage d’enfants, et qu’elles sont plus exposées aux violences familiales. Les chocs subis par une mère ont souvent des répercussions sur ses enfants, qui risquent davantage de souffrir de malnutrition et d’être en moins bonne santé, ce qui perpétue le cercle vicieux de la pauvreté.
Deuxièmement, les effets secondaires de sécheresses répétées au niveau des exploitations agricoles : lorsque les précipitations sont inférieures à la normale pendant plusieurs années consécutives, non seulement les rendements agricoles s’en ressentent, mais les agriculteurs sont contraints d’aller empiéter sur les surfaces forestières voisines. Étant donné que les forêts servent à stabiliser le climat et à réguler les réserves d’eau, le déboisement réduit la quantité d’eau disponible et exacerbe le changement climatique.
Enfin, pour une entreprise, les coûts économiques imputables à la sécheresse sont quatre fois supérieurs à ceux entraînés par les inondations. Si cette entreprise est située en zone urbaine, une seule coupure d’eau peut amputer son chiffre d’affaires de plus de 8 %, et de 35 % si elle relève du secteur informel, comme c’est fréquemment le cas dans le monde en développement. Les moyens de subsistance de la population s’en trouvent alors anéantis et la croissance économique urbaine stagne.
Un grand nombre des régions les plus touchées par la sécheresse subissent déjà de graves déficits alimentaires et sont considérées comme fragiles. Il est donc urgent de trouver des solutions et de les mettre en œuvre.
« Si nous ne prenons pas au sérieux l’aggravation des déficits hydriques ainsi que la fréquence et l’intensité accrues des tempêtes imputables au changement climatique, de nouvelles régions seront touchées par les pénuries d’eau, ce qui pourrait accroître les violences, les souffrances et les migrations ,alerte Richard Damania, auteur du rapport et économiste principal au pôle mondial d’expertise en Eau de la Banque mondiale. Les méthodes actuelles de gestion de l’eau ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Ce changement radical requiert un ensemble de politiques qui tiennent compte des incitations économiques qui participent de la gestion de l’eau à tous les stades, c’est-à-dire de la source au robinet, puis de nouveau à la source. »
L’irrégularité des précipitations a donc des conséquences sur les exploitations agricoles, les entreprises et les familles, parfois pendant plusieurs générations. Ce rapport offre des pistes pour relever ces défis, qui appellent des politiques, des innovations et des collaborations nouvelles.
Le rapport recommande de construire de nouvelles infrastructures pour le stockage et la gestion de l’eau, et d’adopter des mesures qui permettent de maîtriser la demande d’eau. Les entreprises de distribution d’eau dans les villes doivent être réglementées de sorte à accroître leurs performances et les investissements dans l’expansion du réseau, tout en garantissant leur rentabilité. Le rapport fait également observer que lorsque les inondations et les sécheresses produisent des chocs économiques, il faut que des filets de sécurité soient en place afin que les ménages pauvres puissent affronter la tempête.
Photo de famille des officiels à l'ouverture de la session
Le Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré (RMCK) a présidé, ce mardi 24 octobre 2017, la cérémonie d’ouverture officielle du forum national sur la sécurité qui se tient à Ouagadougou jusqu’au 26 octobre sous le thème : « Garantir la paix et la sécurité pour un développement durable du Burkina Faso : La nécessité d’une réforme du secteur de sécurité ». L’évènement a connu la participation d’experts et d’imminentes personnalités venus des quatre coins du monde.
C’est le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, qui a présidé l’ouverture du forum
A l’entame de ses propos, Roch Marc Christian Kaboré a d’abord salué « la mémoire de toutes les victimes du terrorisme, du grand banditisme, et de la délinquance transfrontalière dans notre pays, au Sahel et dans le monde ».
Il a ensuite poursuivi son allocution en se réjouissant de la tenue de ce présent forum national sur la sécurité dont il ambitionne d’élaborer « une véritable politique nationale de sécurité pour le Burkina Faso » afin de répondre aux attentes des populations et des institutions en matière de sécurité et de consolider la nécessaire confiance qui doit exister entre le peuple et les forces de défense et de sécurité chargées de sa sécurité.
Par ailleurs, le Président du Faso, a soutenu que «l’insécurité ambiante et le terrorisme sont des obstacles majeurs à surmonter » au moment où nos populations et notre pays ont plus que jamais besoin de la paix pour promouvoir le développement économique et social harmonieux de la nation. C’est la raison pour laquelle, il nous faut « faire du secteur de la sécurité un vecteur du renouveau démocratique afin de renforcer les institutions de la République dans le respect de la constitution et des lois et règlements en vigueur ».
Etat des lieux du secteur sécuritaire
D’autre part, Roch Marc Kaboré a poursuivi ses propos en stipulant que finaliser l’état des lieux du secteur sécuritaire au cours de ce forum permettra d’obtenir « une vue adéquate et réaliste des risques et des menaces pour les populations, les institutions de sécurité et la sécurité nationale ainsi que leurs perceptions et leurs attentes ». Au total, cela permettra non seulement « d’instaurer un système efficace et responsable pour l’Etat et les citoyens, sans discrimination et dans le plein respect des droits de l’homme, mais également de consolider le caractère républicain et professionnel des forces de défense et de sécurité, en vue d’une meilleure contribution à la paix, à la sécurité et au développement durable.
Le chef de l’Etat a enfin laissé entendre que cette vision politique nationale est un processus engagé, qui reste inclusif, participatif et ouvert à toutes les couches de la société. C’est pourquoi, conscient des moyens limités de son pays, il a sollicité les acteurs nationaux du secteur afin qu’ils mutualisent « leur stratégie et optimiser leur action grâce à une coordination, une synergie des efforts et une répartition effective des rôles, compétences et missions », en vue d’une meilleure défense des intérêts supérieurs de la nation.
Simon Compaoré dans la droite ligne du chef de l’Etat
Le ministre de la sécurité Simon Compaoré
Le ministre de la sécurité et président du comité national d’organisation, Simon Compaoré a pour sa part salué cette vision du chef de l’Etat qui est de tenir un tel évènement, premier du genre au Burkina Faso. Selon lui, aujourd’hui, 24 octobre 2017 marque une date importante dans la lutte contre l’insécurité dans notre pays. Et cette mobilisation des différents participants témoigne de leur engagement sur la question de la sécurité.
En effet, Simon Compaoré a expliqué que la sécurité est une condition essentielle pour l’exercice des libertés individuelle et collective. C’est pour cela qu’elle est au centre des préoccupations des gouvernants et des citoyens. Elle est d’autant plus préoccupante que notre pays est confronté à de nombreux défis sécuritaires liés au contexte sous régional marqué par la monté du terrorisme et de l’extrémisme violent, l’incivisme, l’intolérance, la recrudescence des attaques à main armée et de la criminalité urbaine. Ces différents fléaux génèrent un sentiment général d’inquiétude au sein des populations. C’est ainsi qu’au regard de cette situation, il est important que chaque acteur à quelque niveau qu’il soit, puisse apporter sa contribution dans cette « guerre asymétrique engagée par des hommes sans foi ni loi ». Car, de l’avis du ministre, la victoire sur l’insécurité ne peut s’obtenir que par une approche intégrée et inclusive.
Un diagnostic complet de la situation
Photo de famille des officiels à l’ouverture de la session
Pour rappel, le forum national sur la sécurité se déroule du 24 au 26 octobre 2017 à Ouagadougou. Trois (03) jours durant, les experts en matière de sécurité et les participants vont faire un diagnostic complet de la situation sécuritaire dans notre pays en vue de déterminer les axes stratégiques pour l’élaboration d’une politique nationale de sécurité autour de trois axes majeurs que sont : l’identification des défis, menaces et besoins de sécurité ; l’état des lieux de la mise en œuvre des politiques de sécurité ; et enfin, les perspectives et recommandations.
Ainsi, pour mener à bien le forum, des rencontres préparatoires pour le pré-forum et des fora régionaux ont été organisés respectivement les 09 et 10 et les 17 et 19 octobre 2017. Ces rencontres vont permettre de nourrir la décision politique, d’enrichir le débat et enfin, faire progresser nos instruments de sécurité collective, foi de Simon Compaoré.
Mathias Lompo
Burkina Demain
Au présidium à l’ouverture du forum national sur la sécurité