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Taïwan : Fête nationale dans un contexte international encourageant !

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Ce lundi 10 octobre 2017 à Taipeh à l'occasion de la fête nationale de Taiwan

Les autorités taiwanaises avec en tête la présidente Tsai Ing- Wen ont célébré ce mardi 10 octobre à Taipeh la fête nationale du pays. Intervenant dans un contexte marqué ces dernières semaines par des velléités indépendantistes à travers le monde (Kurdistan, Catalogne, Cameroun Anglophone), l’exercice annuel a été apparemment plus exaltant.

Ce mardi 10 octobre 2017 à Taipeh à l’occasion de la fête nationale de Taiwan

A la 72e Assemblée nationale des Nations-Unies tenue en septembre dernier à New York, Taiwan n’a pas réussi à faire bouger les lignes au niveau des puissances onusiennes quant à son admission au sein de l’organisation en tant que pays membre à part entière.

Mais, des dizaines de pays amis dont le Burkina Faso avaient quand même plaidé la cause de Taiwan à la tribune de l’ONU. Ces dernières semaines, ils sont nombreux ces pays à travers le monde qui ont manifesté des velléités d’indépendance et d’accession à la souveraineté  internationale, comme le fait la République de Chine Taiwan.

Célébrer dans un tel contexte sa fête nationale ne pouvait qu’être encourageante pour Taiwan, notamment sa présidente indépendantiste Tsai Ing- Wen. Elue à l’issue de la présidentielle de janvier 2016, Wen fait de l’indépendance taiwanaise l’une de ses priorités. Ce qui contribue par moment à raviver les tensions  avec les autorités de Pékin qui n’entendent pas perdre le contrôle sur l’île qui reste quand même économiquement liée à la Chine populaire.

Les autorités actuelles de Taiwan dont la présidente Tsai Ing Wen accordent une importance de l’indépendance du pays

Certes, les entreprises taïwanaises fournissent une bonne partie des produits électroniques du monde, mais la grande majorité de ces produits sont fabriqués dans leurs usines en République populaire de Chine et dans d’autres pays d’Asie du Sud-Est.

Toutefois, Taïwan jouit dans les faits d’une indépendance administrative et politique vis-à-vis de la Chine populaire. Cette  indépendance de fait  n’a jamais été proclamée ni par le gouvernement de l’île, ni par celui du continent si fait que Taiwan est considérée par l’ONU comme une province de la République populaire de Chine et par le gouvernement de Taïwan, comme une province de la République de Chine, selon les dispositions de sa Constitution d’avant 1949.

Rappel historique

la culture taiwanaise était également à l’honneur

En termes de rappel historique, Taïwan fut officiellement gouverné par la Chine de 1683 à 1895, puis cédé au Japon, par le traité de Shimonoseki (1895), à la suite de la première guerre sino-japonaise. Ce dernier entreprend le développement de Taïwan, la dotant d’infrastructures importantes. En 1945, à la suite de la défaite japonaise à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, la République de Chine recouvrait Taïwan. En 1949, le gouvernement de la République contrôlé par le Kuomintang s’y installe, après avoir perdu la guerre civile contre les communistes. Cette installation est accompagnée d’un transfert massif de population. À partir de 1950, après avoir perdu Hainan, la République de Chine ne contrôle plus que l’île de Taïwan et quelques autres territoires insulaires plus petits.

La République de Chine occupait le siège de la Chine à l’ONU jusqu’en 1971, date à laquelle la République populaire de Chine la remplaça. La République de Chine et la République populaire de Chine revendiquent chacune la pleine et légitime souveraineté sur la totalité du territoire chinois (Chine continentale et île de Taïwan).

Sur le plan de développement, une réforme agraire réussie puis un développement économique rapide et soutenu dans la deuxième moitié du XXe  siècle ont transformé Taïwan en un pays industrialisé développé, jouissant d’un niveau de vie équivalent à celui du Japon ou des pays de l’Union européenne.

Sur le plan diplomatique, Taiwan entretient des relations avec une vingtaine de pays à travers le monde dont le Burkina Faso.

Martin Philippe

Burkina Demain

UPC : Zéphirin maintient la porte ouverte jusqu’à la démission des députés du Renouveau démocratique

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Zéphirin Diabré entouré de membres du bureau politique de l'UPC, au cours du point de presse

Comme annoncé, la direction politique de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) a tenu ce lundi une conférence de presse pour apporter des éclaircissements relatifs à la crise au sein du parti. Zéphirin Diabré, accompagné des membres du bureau politique national ont livré leur version des faits et donner la position du parti.

Zéphirin Diabré entouré de membres du bureau politique de l’UPC, au cours du point de presse

 

Hier dimanche 08 octobre 2017, le nouveau groupe parlementaire dénommé UPC Renouveau démocratique issue de la scission du groupe parlementaire UPC annonçait leur existence par voie de presse. Ils ont également donné les raisons de leur départ de l’ancien groupe. Aujourd’hui c’est le bureau politique de l’UPC conduit par Zéphirin Diabré qui a donné sa position.

Dans sa déclaration, Zéphirin a d’abord tenu  à dire qu’il n’est pas juste d’accorder le qualificatif groupe parlementaire à ce groupe. Faute de quoi ceci serait « une usurpation de titre » car à ce jour et à sa connaissance « un tel groupe n’existe pas ». Toutefois, il a demandé au président de l’assemblée nationale de « trancher le plus urgemment » la question de si « oui ou non un nouveau groupe parlementaire est-il créé au sein de l’assemblée nationale ?»

Tentative de déstabilisation de la part du MPP, parti au pouvoir

Pour le président de l’UPC, cette crise n’est autre qu’une tentative de déstabilisation de la part du MPP. Il en veut pour preuve la tentative des députés MPP en 2016 de vouloir faire modifier la loi sur le nomadisme politique.

A cela il a ajouté le cas du député Kiemdé exclu pour avoir essayé de casser le parti par la tentative de création d’un groupe parlementaire pro-MPP.

Pour lui tout le malheur de l’UPC est parti du fait qu’il a refusé de rejoindre la majorité présidentielle comme l’avaient souhaité la plupart des « démissionnaires».

 Le sort des «démissionnaires»

Tout d’abord, en ce qui concerne les accusations portées par les « démissionnaires » sur la direction du parti, Zéphirin dira que le parti n’a porté aucune accusation contre eux.

En conséquence, « ce n’est pas au parti de les blanchir ». Selon lui, si ces derniers estiment qu’ils ont des divergences avec la direction, il aurait pu quitter le groupe parlementaire et quitter le parti pour le démontrer. « Sauf si on a peur de perdre son poste de député » déclarera –t-il.

Pour Moussa Zerbo du bureau politique, que ces messieurs aient le courage « de démissionner tout court ». Il estime qu’il sera difficile pour les militants à la base d’accepter leur retour. Il a ajouté que ce soir même les militants devraient se rencontrer pour peaufiner la stratégie de récupération des mandats des « démissionnaires ».

Malgré tout, le président de l’UPC, lancera « quel que soient leurs fautes, ils restent nos camarades jusqu’à ce qu’ils décident de quitter le parti ».

Il faut noter que le samedi 14 octobre prochain le parti tiendra une session extraordinaire du bureau politique.

Joachim Batao

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France de Macron : Finie la FrançAfrique ?

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C’est bientôt le 15 octobre, date de l’assassinat du leader de la Révolution burkinabè du 4 août 1983 Thomas Sankara. Alors que les Sankaristes de différents bords se préparent à la commémoration de ce 30e anniversaire de la disparition de «Thom Sank», disparition que certains attribuent aux réseaux FrançAfrique, c’est le moment que choisit la justice française pour condamner une figure emblématique de cette nébuleuse franco-africaine, en l’occurrence l’avocat d’affaires Robert Bourgi, fils spirituel du père de la FrançAfrique, Jacques Foccart.

A priori, cette condamnation vendredi dernier de l’avocat Robert Bourgi pour avoir donné trop d’argent aux partis de François Fillon et Nicolas Sarkozy en 2014 et 2015, soit 7.500 euros à chaque formation, n’est qu’une affaire franco-française.

Mais, vu d’Afrique, au regard des liens du personnage en cause -Robert Bourgi- et des bénéficiaires du trop d’argent perçu-Sarkozy et Fillon- avec le continent, le sujet mérite que l’on s’y attarde et se pose des questions.

Car, rien ne dit que ces fonds ne viennent pas d’Afrique, de ses dirigeants qui ont financé à travers l’avocat Bourgi l’un et l’autre partis censés remporter les élections en France. Cela a toujours été l’une des pratiques de la FrançAfrique qui consistent pour les dirigeants africains désireux de perdurer au pouvoir de financer la campagne des leaders politiques français afin de s’assurer de leur soutien une fois à l’Elysée.

Très futés, ils ne mettent jamais leurs œufs dans un seul panier dans l’Hexagone, n’étant pas toujours sûrs à l’avance des résultats des urnes. Ils misent en général sur les candidats ou formations à même de remporter les élections. Mais, apparemment là, ça n’a pas du tout fonctionné.

Inquiéter les acteurs de la FrançAfrique

Robert Bourgi, l’homme de la FrançAfrique, n’a pas été lourdement condamné, juste une condamnation avec sursis et des amendes à payer

Finalement, c’est Macron et son mouvement qui ont déjoué les pronostics. N’étant apparemment pas du système et n’ayant pas bénéficié  de ce probable système de financement occulte, la France de Macron par le biais de sa justice s’est sentie ainsi en mesure d’inquiéter le sulfureux avocat et par ricochet les acteurs de la FrançAfrique.

Et si la France de Macron voulait sérieusement s’attaquer à cette nébuleuse franço-africaine  qui a, jusque-là, réussi à survivre aux différents régimes français  malgré les discours de rupture tenu ça et là ; elle ne pouvait pas s’y prendre autrement. Reste à savoir si elle ira jusqu’au bout face à cette FrançAfrique qui ne cesse de s’adapter à l’évolution des contextes politiques.

Christian Tas                                                                               

Burkina Demain

UPC : La formation d’un nouveau groupe parlementaire accentue la crise

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Les membres du groupe parlementaire Renouveau démocratique au cours de leur conférence de presse du 8 octobre 2017

L’on a beaucoup parlé ces temps de la crise de l’affaire du député Kiemdé du Bazèga. Cette fois, c’est la création d’un groupe parlementaire par 13 élus de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) qui vient mettre davantage en mauvaise posture le parti de Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition politique, qui s’apprête à animer ce lundi matin une conférence de presse pour donner sa lecture de la situation.

Les membres du groupe parlementaire Renouveau démocratique au cours de leur conférence de presse du 8 octobre 2017

« Nous vivons un déni de démocratie interne matérialisé par l’instauration de la pensée unique et du culte de la personnalité annihilant ainsi le droit à toute opinion contradictoire. C’est pour restaurer et instaurer définitivement cette manière de faire au sein de notre nouveau Groupe parlementaire que nous avons pris la décision de nous tourner résolument vers ces valeurs de démocratie et de tolérance ».

Voici en substance les raisons avancées par 13  membres du groupe parlementaire UPC  qui ont décidé de créer un nouveau groupe parlementaire dit de Renouveau démocratique. L’annonce a été faite  au cours de leur conférence de presse tenue le dimanche 8 octobre 2017 à Ouagadougou.

Au nombre de 13 députés, ce groupe est composé entre autre de deux vice-présidents du parti, un vice-président de l’Assemblée, quatre députés-maires et l’ex président du groupe parlementaire. Ils sont désormais membres du nouveau groupe parlementaire Renouveau démocratique.

Ce lundi 9 octobre, le bureau politique de l’UPC tiendra une conférence de presse à son siège pour donner sa position de la situation.

Zeph va-t-il sacrifier son statut de chef de file de l’opposition ?

l’heure est grave à l’UPC et le CFOP Diabré anime ce lundi un point de presse

On est tenté de se demander, si le bureau politique va procéder à l’exclusion de ses 13 membres ? Le faire reviendrait à dire que l’UPC devra perdre le statut de chef de file de l’opposition au profit du CDP. C’est du reste ce que prévoit la loi, d’autant plus que les « frondeurs » n’ont pas démissionné. Pour qu’ils perdent leur mandat, ils doivent avoir démissionné librement. Tandis que, s’ils sont exclus  ils conservent leur mandat si on interprète la loi.

Décret N°2009-438/PRES du 30 juin 2009 : article 85 de la constitution en sa révision. « Tout mandat impératif est nul. Toutefois, tout député qui démissionne librement de son parti ou de sa formation politique en cours de législature est remplacé à l’Assemblée nationale par un suppléant. Une loi précise les modalités de mise en œuvre de cette disposition. Tous les membres du parlement ont voie délibérative. Le droit de vote des parlementaires est personnel. Cependant, la délégation de vote est permise lorsque l’absence d’un membre du parlement est justifiée. Nul ne peut valablement recevoir pour un scrutin donné plus d’une délégation de vote ».
Joachim Batao

Burkina Demain

 

La Coalition CNPDER se donne les moyens de mener le plaidoyer des services énergétiques de qualité

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Photo de famille des membres de la CNPDER munis de la charte de la coalition

La Coalition nationale des organisations de la société civile pour la promotion des énergies renouvelables (CNPDER) a organisé une formation en plaidoyer au profit de ses membres. L’objectif était de les former aux techniques de plaidoyer pour une meilleure veille citoyenne sur la question des énergies renouvelables. L’activité a eu lieu les 4 et 5 octobre 2017 à Ouagadougou.

Le directeur de CEAS Burkina, Henri Ilboudo, prononçant le mot d’ouverture de la formation sur le plaidoyer

La coalition des OSCs agissant dans le domaine des énergies renouvelables veut faire bouger les lignes en matière de politique d’énergies renouvelables en vue de permettre aux populations d’accéder aux services énergétiques durables et de qualité.

Après  plusieurs ateliers de renforcement des capacités des membres sur les questions énergétiques dont la législation en la matière, l’heure au sein de la Coalition  était à la formation sur le plaidoyer.

Une stratégie de plaidoyer se mène et se gagne avec des plaideurs bien aguerris et bien formés, maîtrisant parfaitement leur sujet. C’est  tout le sens de ces deux jours de formation en plaidoyer tenus les du 4 au 5 octobre 2017 à Ouagadougou.

Recherche des solutions pour faire changer les choses

C’est le directeur du CEAS Burkina, Ilboudo qui a présidé la cérémonie d’ouverture de l’atelier. Il a souhaité aux participants une formation qui leur permette « d’être suffisamment outillés pour mener des actions de plaidoyer qui portent des fruits ». Pour lui, le plaidoyer est une question essentielle dans la recherche des solutions pour faire changer les choses. A ce propos, il s’est réjoui de l’engagement des membres de la coalition.

Pour y arriver, trois sessions ont servi d’articulation pendant ces deux jours. L’une sur la définition du plaidoyer, l’autre sur la stratégie de plaidoyer et enfin la mise en œuvre d’une campagne de plaidoyer.

Les conditions de réussite d’un plaidoyer exigent qu’il soit bâtit autour d’une question d’intérêt, expliquera le formateur Christophe Hien. Ainsi, à l’analyse des modules et des travaux de groupes, la coalition aboutira à la principale question suivante : l’accélération des réformes institutionnelles dans le domaine des énergies durables garantira-t-elle la pérennité de l’accès des populations aux équipements et aux services d’énergies renouvelable de qualité ?

Maîtrise de la question des énergies renouvelables

Les formateurs Christophe Hien et Roukiattou Ouédraogo

Pour réussir le plaidoyer, dira  la formatrice Roukiattou Ouédraogo, il est nécessaire que les membres aient une parfaite maitrise de la question des énergies renouvelable. « Vous devez être convaincus de ce que vous défendez, avoir des arguments solides sinon on ne vous prendra pas au sérieux ». Il s’agit « d’influencer des décideurs » lance- t-elle.

Elle dira que le plaidoyer est une stratégie planifiée afin de faire changer les politiques, positions ou programmes d’une institution. C’est aussi un processus mené par un groupe d’individus ou d’organisation en vue d’obtenir un soutien ou une adhésion à une cause.

Pour ce qui est de la stratégie de plaidoyer, Roukiattou Ouédraogo fera noter qu’en la matière on a les techniques de lobbying, de marketing social, de mobilisation communautaire etc. Elle a indiqué que parmi les approches de plaidoyer, celle de la pro activité sied à la coalition.

Partage d’expériences avec des partenaires

Les partenaires Gunar Olessen et Maria Graversen, respectivement coordonnateur général de INFORSE et coordinatrice du projet ACE-WA

Les membres de la coalition ont bénéficié de partage d’expériences livré par des partenaires. Maria Graversen, la coordinatrice du projet ACE-WA a confié qu’un bon plaidoyer, c’est des plaideurs disposant de connaissances très pointues sur leur sujet.

Quant à Gunar Olessen, coordonnateur général de INFORSE, a  démontré en quoi est ce que le plaidoyer peut contribuer à changer les choses. Il a surtout insisté sur le fait qu’une équipe de plaidoyer doit avancer en rang serré.

Hommages à feu Ampliasse Lankoandé

Une minute de silence a été observée en mémoire de Feu Ampliasse Lankoandé

En début de formation, des hommages ont été rendus, à travers l’observation d’un temps de silence, à feu Ampliasse Lankoandé, décédé en début août dernier.

Ampliasse Lankoandé a été l’un des acteurs de la mise en place de la coalition CNPDER. «Il n’y a rien de tel que la société civile dans cette initiative de la Coalition puisse se retrouver pour mettre en exergue les besoins des populations en matière énergétique. Parce que les lois, les textes sont là mais les gens les ignorent. C’est à nous collectivités, nous acteurs de la  société civile, de donner l’information et sensibiliser autant que possible les gens pour qu’ils puissent avoir l’essentiel des besoins de développement», s’exprimait-il le 29 juin 2017 à Ouagadougou à l’issue d’un atelier de renforcement des capacités des membres de la Coalition.

 Joachim Batao

Burkina Demain

Photo de famille des membres de la CNPDER munis de la charte de la coalition

Eliminatoires mondial Russie 2018 : Les Lions de la Teranga prennent leur destin en main

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Après avoir trébuché par deux fois face aux Etalons, les Lions de la Teranga ont finalement réussi à prendre ce samedi la tête du groupe D en s'imposant 2-0 à Praia

A l’issue de leur double confrontation avec les Etalons, les Lions de la Teranga n’avaient pas réussi à déboulonner les Etalons de leur place de leader du groupe D, les match aller et retour s’étant soldés par des scores nuls. Mais, ce samedi 7 octobre à l’issue des matches de la 5e journée de ces éliminatoires du mondial russe de 2018, les Lions de la Teranga se sont débarrassés des Requins Bleus du Cap Vert battus par 2 -0 sur leurs propres installations, comme au match aller à Dakar, et prennent indiscutablement la tête du groupe D avec 8 points + 4, devant les Etalons du Burkina, lourdement tombés face aux  Bafana Bafana 1-3 et relégués désormais à la deuxième place avec 6 points + 0.

Après avoir trébuché par deux fois face aux Etalons, les Lions de la Teranga ont finalement réussi à prendre ce samedi la tête du groupe D en s’imposant 2-0 à Praia

Les Lions de la Teranga tiennent désormais leur destin en main dans ces éliminatoires de la coupe du monde de football Russie 2018. En battant ce samedi 7 octobre à Praia les Requins Bleus du Cap Vert, ils envoient un message on ne peut plus clair aux autres formations en lice, en particulier les Etalons qui les ont empêchés lors des deux précédents matches de progresser. C’est à présent chose faite. Alors qu’il ne reste aux Etalons, battus sévèrement à Johannesburg ce samedi 3-1, qu’un match à jouer ; les Lions de la Teranga ont encore deux matches à jouer contre l’Afrique du Sud.  Une seule victoire ou deux matches nuls seront suffisants pour les Lions de la Teranga pour se qualifier.  Même un match nul pourrait se révéler suffisant  si les Etalons ne parvenaient pas dans le même temps à battre les Requins Bleus avec un score fleuve.

Autant dire que le mondial russe 2018 s’éloigne des Etalons. Qui ne peuvent que s’en prendre à eux-mêmes. Au lieu de se concentrer dans la préparation pour gagner avant tout les matches sur le terrain, ils se sont laissés, à commencer par leur entraîneur Paulo Duarté, emballé par cette affaire de reprise de match Bafana Bafana –Lions de la Teranga. En remportant proprement leur  match ce samedi à Praia, les Lions de la Teranga montrent bien qu’ils ne comptaient pas forcément sur ce match à reprendre avec les Bafana Bafana pour se qualifier. En clair, ils indiquent qu’il y avait un autre chemin pour se rendre à Moscou.

Burkina Demain

Energies renouvelables : La charte de la coalition des OSC remise au ministre Dissa

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Photo de famille à l'issue de la remise de la charte au ministre de l'énergie

La coalition des OSC pour la promotion des énergies renouvelables et de l’accès à l’énergie durable a rencontré ce vendredi, 06 octobre 2017 à Ouagadougou le ministre de l’énergie du Burkina, Pr. Alpha Omar Dissa pour lui remettre officiellement sa charte signée lors par les parties prenantes.

Le directeur de CEAS Henri Ilboudo (à droite) remettant au ministre Dissa la charte des OSC du secteur des énergies renouvelables

Au cours de la cérémonie de remise de la charte, le directeur du CEAS Henri Ilboudo a soutenu que le 03 août dernier, on a assisté à un atelier de la coalition nationale des OSC pour la promotion des énergies renouvelables et l’accès à l’énergie durable au Burkina Faso. C’est un cadre au cours duquel les OSC ont pu manifester leur intérêt sur les questions d’énergies, en particulier, les énergies renouvelables et en priorité l’accès des populations à de différentes sources d’énergies. Ainsi, les 04 et 05 octobre 2017, une rencontre a été initiée à l’issue de laquelle les parties prenantes ont signé une charte. Donc, le CEAS qui a piloté cette activité, a bien voulu aujourd’hui, remettre officiellement au ministre de l’énergie cette charte.Aussi, a-t-il laissé entendre que la coalition (…) est heureuse de le rencontrer ce matin pour lui remettre officiellement la charte que les parties prenantes ont signée ensemble. Et d’ajouté que la coalition  était réconfortée par la présence du ministre à ses côtés.

Travailler avec les OSC pour la sensibilisation des populations

Le ministre Dissa s’est dit heureux de pouvoir compter sur le soutien des OSC pour mieux poursuivre cette vaste bataille, qui est celle de la sensibilisation et d’adaptation des population aux nouvelles habitudes énergétiques :« Je crois que c’est une très bonne initiative car le Burkina aujourd’hui s’est résolument engagé vers le mix énergétique avec un point de mire sur les énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire. Et nous avons beaucoup de projets dans les mois à venir. D’ores et déjà, certains vont commencer à partir de la semaine prochaine. Il est important qu’on puisse avoir un bataillon d’OSC comme ce fut le cas aujourd’hui pour nous accompagner, pour sensibiliser la population.

Parce que c’est un nouveau paradigme l’utilisation des énergies renouvelables qui ne colle pas avec les habitudes que nous avons au niveau des énergies conventionnelles. Il est important que le volet formation, le volet sensibilisation soit mis en emphase. C’est pourquoi d’ailleurs, cette initiative a été beaucoup soutenue par le ministère de l’énergie et nous allons continuer à les soutenir, à les associer. L’énergie renouvelable rime avec efficacité énergétique.

D’ailleurs, dans le cadre de l’opérationnalisation des 1500 000 lampes LED qui ont été associées, tous les gros projets évoqués vont être réalisés de concert avec les OSC, parce que nous sommes convaincus que leur apport est important pour nous, pour pouvoir sensibiliser la population, pour que les habitudes changent, et qu’elles puissent s’adapter et s’aligner sur la nouvelle donne, la nouvelle culture d’efficacité énergétique et partant de là, d’utilisation d’énergies renouvelables.

Des bataillons formés de soldats qui croient aux énergies renouvelables.

Le Pr. Dissa a d’autre part affirmé que son gouvernement est ravi,surtout au niveau de l’Etat central de savoir qu’il y a des bataillons formés de soldats qui croient réellement aux énergies renouvelables et qui sont prêts à s’engager derrière eux pour cette aventure. Cette aventure,il la croit radieuse parce que quand on prend le solaire par exemple, le Burkina a un potentiel très énorme au niveau de son gisement solaire. C’est pourquoi d’ailleurs, que le Président du Faso, qui est aussi le « commandant de la troupe », dira-t-il, fait partir des personnes au Burkina Faso qui croient le plus à l’énergie solaire. Voilà pourquoi dans son programme, il a vraiment décidé d’orienter la politique énergétique du Burkina vers le mix énergétique avec une vision claire pour l’énergie solaire.Il s’est dit également très heureux parce qu’il y a au niveau de l’Etat central un certain nombre de projets qui sont en train de s’opérationnaliser et qui vont certainement porter un coût important sur la disponibilité dans l’utilisation de l’énergie solaire et qui va vraiment permettre de généraliser l’exploitation solaire au niveau du Burkina.

Différents projets en cours

Le Pr Dissa a annoncé plusieurs projets en cours de réalisation ou à venir

Le ministre a par ailleurs profité de l’occasion pour décliner les différents projets du gouvernement et des partenaires techniques et financiers en cours au Burkina Faso.Alpha Oumar Dissa a d’autre part laissé entendre que « trois des cinq dossiers phares du gouvernement sur la question seront portés au niveau du conseil des ministres la semaine prochaine. Il s’agit d’abord, du « projet d’électrification de 100 villages », budget de l’Etat suivi du budget de la BAD avec près de 300 localités. Déjà le « projet 100 mini-centrales » va commencer avec 26 localités d’ici à décembre. Ensuite, suivront les 74 autres en 2018. Ensuite, suivra le projet « sécurisation des CMA  et des CHU», 50 CMA et CHU.

Pour cette année, 14 seront effectifs d’ici à décembre et le reste à partir de 2018. En plus, il aura « le grand projet d’électrification décentralisée » pour les contrées du Burkina qui sont très éloignées du réseau où le gouvernement pourra  donc mettre 10 lampadaires dans chaque village et électrifier l’ensemble des infrastructures sociocommunautaires que sont les CSPS, l’école, etc. Enfin, dans cette même lancée, le gros projet des bâtiments publics, qui est un projet de près de 50 milliards, qui va commencer à partir de janvier 2018, va affecter également les grands centres comme les hôpitaux Yalgado et Sourou Sanou de Bobo.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Sanama International : 75 conférences « Africa Gold Insider » à travers le monde

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Patrick Gagnon, promoteur de Africa Gold Insider (micro), à sa droite Robert Sankara

C’est sous le thème : « Des burkinabè feront rayonner l’Afrique subsaharienne à l’international » que l’homme d’affaire canado-burkinabè Patrick Gagnon, PDG de Sanama International, expert en négoce d’or africain et promoteur du projet « Africa Gold Insider » s’est entretenu avec les journalistes ce vendredi, 06 octobre 2017 à Ouagadougou. Il s’agit d’une série de conférences à travers le monde qui a pour objectif de rayonner positivement le domaine aurifère artisanal et semi mécanisé d’Afrique subsaharienne.

Patrick Gagnon, promoteur de Africa Gold Insider (micro), à sa droite Robert Sankara

La mauvaise information et la méconnaissance des réalités locales font perdre beaucoup de devises à certains investisseurs en Afrique subsaharienne. Cette réalité freine le développement des activités du secteur de l’exploitation artisanale et semi mécanisée de l’or. C’est pour cette raison que la société « Sanama International » a entrepris de tenir 75 conférences dénommées « Africa Gold Insider » à travers le monde, de l’Amérique à l’Océanie en passant par l’Europe et l’Asie, pour expliquer aux participants ces réalités du terrain par des exemples concrets et des faits vécus. Il s’agit donc, de leur faire bien comprendre les tenants et aboutissants et de les mettre en contact avec les vrais acteurs du métier qui pourront les aider à développer leurs projets aurifères », a expliqué Patrick Gagnon.

Il a également fait comprendre aux hommes de médias que les conférences se tiendront dans 45 villes autour de 04 thèmes majeurs. A savoir : « l’achat de l’or sur comptoir et la revente à l’international ; l’achat de l’or en poudre sur les sites artisanaux et la co-production entre investisseurs et orpailleurs ; la production de sites mécanisés alluviaux et hard rock (roches dures) et le traçage de l’or, l’antifraude et l’anti-blanchiment d’argent ».Ces thèmes seront abordés par 05 éminents communicateurs africains en l’occurrence Dr. Kader Cissé, Albert Mattews, Jean Bosco Mantoro, Laurent Duplat et lui-même.

Par ailleurs, le promoteur a laissé entendre que grâce cette initiative, deux autres projets ont ainsi vu le jour. Il s’agit d’d’abord, de la fondation « School For Craft Miner Children (S4CMC) », qui sera dans un premier temps établi au Burkina Faso. Elle sera financée grâce à une partie des profits générés par les conférences mais aussi, par certaines institutions internationales telles que la banque mondiale, l’USAID, le gouvernement canadien, etc. qui seront appelées à contribution pour plus d’impact en vue de « soutenir les actions de la fondation et permettre ainsi à des enfants d’orpailleurs de renouer avec l’école ». Et ensuite du magazine « Africa Gold Insider ». Ce dernier sera animé exclusivement par les journalistes africains et qui aura pour thème « le secteur minier artisanal et semi mécanisé en Afrique subsaharienne ».

D’autre part, le PDG a révélé à la presse que ces évènements ont pour  clientèles-cibles entre autres la communauté de la diaspora, la chambre de commerce, les raffineurs, les avocats d’affaire, les sociétés minières, les banquiers d’affaires, les courtiers à la bourse, les opérateurs économiques, etc.

Pour rappel, les conférences « Africa Gold Insider » sont nées de l’ambition de son promoteur Patrick Gagnon de faire rayonner positivement le domaine aurifère artisanal et semi mécanisé d’Afrique subsaharienne à travers le monde. La tournée est prévue pour débuter le 29 janvier 2018 à Montréal au Canada et prendra fin à Sidney en Australie, 11 mois plus tard.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Rentrée politique du MPP : Simon Compaoré annonce les couleurs

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Le 1er vice-président du MPP Simon Compaoré dans ses oeuvres oratoires

A l’occasion de sa rentrée politique, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a tenu une conférence de presse ce 05 octobre 2017 à son siège national. Son 1er vice-président Simon Compaoré est ses camarades ont livré leur point de vue sur la question de l’autorité de l’Etat. Les sujets brulants du moment tels le retour de Blaise Compaoré, le meeting de Pascal Zaïda et ses compagnons et la succession de Salif Diallo ont été abordés.

Le 1er vice-président du MPP Simon Compaoré dans ses oeuvres oratoires

Le MPP a effectué sa rentrée politique ce 5 octobre 2017. Cette rentrée est placée sous le thème « le Mouvement du peuple pour le progrès face au défi de la sécurité, de la restauration de l’autorité de l’Etat et de la forte demande sociale ».

Pour le 1er vice président du MPP, il n’y a pas de doute à se faire sur les rudes épreuves que traverse le pays. Les attaques, certains mouvements sociaux ne peuvent qu’être des manœuvres des « ennemis du pays ». A ce sujet il affirme que « nous n’avons pas la phobie du complot, mais le complot est là ». Il dit connaître, sans bien sur citer de nom ceux qui sont « cacher et qui pactisent avec le diable ». Mais, déclare t-il « nous allons répondre au coup de ceux qui veulent nous empêcher de tourner dans le sens du PNDES ».

A la question de savoir ce qu’il pensait de l’entêtement du cadre d’expression démocratique de Pascal Zaïda de tenir un meeting malgré l’interdiction municipal, Simon se dresse et lance : « Zaïda, il est qui ce bonhomme pour oser défier l’Etat. Il est adossé à des choses faillibles ». Lorsque l’enveloppe (argent) va finir il va se calmer a-t-il laissé entendre. Puis d’ajouté « C’est un provocateur, c’est des gens alimenter ». Pour enfoncé le clou il dira que, « même si c’est du vin, on ne peut pas aller dans le feu. Même celui qui est sou c’est que le feu brule ». « Wait and see », conclut-il avec cette expression anglophone.

Après avoir qualifié de provocation la demande de retour par des OSCs de l’ancien président Blaise Compaoré, il reviendra pour dire que « c’est pas nous qui lui avons dit de partir et ce n’est pas à nous de lui dire de revenir ». Sur le cas de François Compaoré, Simon confirmera que le mandat international est bel et bien émis.

La disparition de Salif Diallo, ancien président du MPP, est certes une perte pour le parti, mais le 1er vice-président se veut rassurant quand aux rumeurs de risque de fragilisation du parti. D’un regard fixe, il déclare « quand vous me regarder, c’est loin d’être des gens qui se cherchent ». Et d’ajouté «  le MPP résistera aux intempéries parce que nous sommes fondés sur du roc ». A l’entendre la succession de Salif Diallo n’est pas à l’ordre du jour, le plus important c’est de  continuer ses chantiers.

Joachim Batao

Burkina demain

 

 

UPC : le feuilleton de l’honorable Elisée Kiemdé se poursuit !

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L'honorable Elisée Kiemdé

A l’Union pour le progrès et le changement (UPC), en particulier dans sa section provinciale du Bazèga, l’on n’entend pas lâcher de sitôt l’affaire du député Elisée Kiemdé. Après leur  lettre ouverte à l’honorable Kiemdé relayée la semaine dernières par plusieurs médias, les militants de ladite section reviennent avec une conférence de presse prévue pour jeudi 5 octobre 2017 au siège national de l’UPC à Ouagadougou.

L’honorable Elisée Kiemdé

La section provinciale de Bazèga de l’UPC  animera ce jeudi 5 octobre 2017 un point de presse au siège du parti à Ouagadougou sous le coup de 10 h. C’est ce qu’indique une source du parti du chef de file de l’opposition Zéphirin  Diabré. La semaine dernière, c’est une lettre ouverte au député R. Elisée  Kiemdé qui a circulé dans les médias.

Et s’ils reviennent à la recharge à travers une conférence de presse, apparemment ils n’ont pas obtenu gain de cause et entendent ainsi  mettre davantage de pression sur l’intéressé. Faut-il le rappeler, dans leur  lettre ouverte, les militants de l’Union pour le progrès et le changement (UPC-opposition) demandaient à l’honorable Kiemdé, exclu du parti pour avoir voté la loi PPP, de remettre son mandat à son suppléant.

Si les militants UPC du Bazèga  parviennent à leur fin, à savoir la démission de député Kiemdé, cela créera forcément un précédent dans le paysage politique burkinabè gangréné par ce que l’on appelle le nomadisme politique.

Burkina Demain