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Directive CEDEAO sur les ouvrages hydrauliques:Société civile et médias outillés s’engagent pour la mise en œuvre

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Les acteurs de la formation posant pour la postérité

Ouagadougou a abrité ce mardi, 12 septembre 2017 un atelier de sensibilisation et de formation des journalistes et des membres des organisations de la société civile sur la directive CEDEAO relative à la réalisation d’infrastructures hydrauliques en Afrique de l’Ouest. Cette initiative de l’ONG Eau Vive Internationale et de ses partenaires Global Water Initiative (GWI) et de l’Union international pour la conservation de la nature (UICN), avait pour but essentiel de doter les hommes de média et les OSC de connaissances leur permettant de jouer leur rôle  de relai d’information des populations et de veille ou de plaidoyer en vue de l’application effective d’ici les trois ans à venir de la présente directive CEDEAO.

Le présidium à l’ouverture de la formation

La première communication a permis d’éclairer les participants sur le processus d’élaboration et d’adoption de la Directive, sur son contenu et ses enjeux aux plans social, économique et environnemental. En effet, selon le Pr Amidou Garané, professeur de droit à l’université Ouaga II, la CEDEAO avait initialement élaboré « les lignes directrices ». Mais ces lignes directrices n’avaient pas de base juridique en tant que tel. C’est pourquoi, les ministres ouest-africains des infrastructures hydrauliques ont transformé ces lignes directrices en la Directive CEDEAO en juin 2017.

Cette Directive oblige désormais les Etats-membres au respect des normes environnementales, économiques et sociales requises pour la réalisation des grands ouvrages hydrauliques dans l’espace CEDEAO. Aussi, la Directive CEDEAO stipule que les populations locales doivent être intégrées dans la prise des décisions et leurs préoccupations prises en charge avant de commencer à réaliser tout ouvrage hydraulique de grande envergure.

C’est pourquoi elle ordonne aux différents Etats de réparer les préjudices et injustices commis envers les populations dans le passé lors de la réalisation des différents grands ouvrages hydrauliques. Et les Etats-membres disposent de trois (03) ans pour se conformer à ces nouvelles dispositions.

Expériences et leçons partagées

D’autre part, plusieurs autres interventions ont également permis de partager les expériences et leçons tirées de barrages en Afrique de l’Ouest, et notamment de celui de Bagré, l’évolution des études d’impacts environnementales dans la réalisation des barrages, mais aussi les défis liés à la mise en œuvre de la Directive. Ainsi, le cas de Bagrépôle est un exemple qui correspond parfaitement à la Directive, selon Etienne Kaboré, directeur de la valorisation économique de Bagrépôle. En effet, ces études, ont permis uneestimation  à hauteur de sept (07) milliards de francs CFA d’indemnisation. A ce jour, ce sont plus quatre (04) milliards qui ont été déjà déboursés. Toutefois, des défis liés à la mise en œuvre de la Directive sont énormes.

Des engagements ont été pris à l’issue de la formation pour une mise en oeuvre effective de la directive régionale d’ici à 3 ans

Les travaux de cet atelier ont par ailleurs permis d’identifier un certain nombre d’actions de veille, de plaidoyer et d’informations à mettre en œuvre par la société civile et la presse et de formuler quelques recommandations à l’endroit des partenaires et des Etats, notamment aux ministères de l’eau et de l’agriculture afin de s’approprier la directive et de proposer des projets de lois et de règlementation relativement à la Directive CEDEAO.

Les cérémonies d’ouverture et de clôture ont été présidées par le député Emmanuel Lankoandé, représentant du réseau des parlementaires burkinabè pour l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement (REPHA) et ont connu la présence d’imminentes personnalités dont le directeur pays d’Eau Vive Internationale Bouraima Zakari, ainsi que du maire de Bagré et du 1er adjoint au maire de Bama, les représentants des OSC et des journalistes.

Mathias Lompo

Burkina Demain

les officiels se prêtant aux questions de la presse après l’ouverture de la formation

Les acteurs de la formation posant pour la postérité

 

Bataille contre la décision de la FIFA : Ouaga va devoir faire sans Pretoria

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Le mieux à faire pour les Etalons et le Burkina, c'est de travremporter sur le terrain lesrestants, et de laisser faire les Sud-africains et les dieux du foot

Dans la récente décision controversée de la FIFA de refaire jouer le match Afrique du Sud –Sénégal remporté l’année dernière par les Sud-Africains pour le compte du groupe D des éliminatoires du mondial russe de 2018, le Burkina, leader actuel du groupe avec 6 points et en pointe dans la contestation, espérait compter sur un soutien sans faille de l’Afrique du Sud. Mais, Ouaga va devoir finalement faire sans les Sud-africains. Au départ contestataire aussi de la décision puisque les Bafana-Bafana perdent de facto le gain de la rencontre, Pretoria a finalement opté de rétropédaler parce que le pays ne voudrait plus être bénéficiaire d’un match corrompu.

Le mieux à faire pour les Etalons et le Burkina, c’est de travailler davantage à remporter sur le terrain les 2 matches restants, et de laisser faire les Sud-africains et les dieux du foot

Une décision qui n’est pas mal en soi. Si les joueurs Sud-africains sont habités aussi par ce sentiment patriotique de se battre pour gagner proprement le match et laver  l’opprobre que l’on tenterait ainsi de rejeter sur eux, ça pourrait être intéressant pour les Etalons. Si les Bafana-Bafana arrivaient effectivement à l’emporter une seconde fois sur les Lions de la Teranga. Un match de football n’est jamais gagné d’avance, dit-on. Ce qui  signifie que le meilleur à faire pour les Etalons et le Burkina, à l’allure où vont les choses, c’est de s’atteler à travailler davantage pour remporter proprement leurs deux derniers matches et laisser l’affaire entre les mains des Sud-africains et des dieux de football. S’il est écrit quelque part que c’est bien les Etalons qui iront à ce mondial russe de 2018, Dakar et ses soutiens à la FIFA ont beau remuer ciel et terre, rien n’y fera. Ce sera ainsi !

Burkina Demain

Salifou Diallo était-il vraiment l’empêcheur de tourner au quart de tour de la justice ?

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Une vingtaine de jours après son inhumation dans son Yatenga natal, Salifou Diallo alias Gorba continue d’alimenter les conversations, la chronique. Son nom est surtout évoqué ces temps-ci dans certains milieux, concernant notamment le soudain réveil de la justice burkinabè qui a procédé, en l’espace de quelques semaines seulement, à l’arrestation de personnages publics dits protégés du défunt homme fort du régime Kaboré. Le baobab étant tombé, les arbustes jadis sous sa coupe se retrouveraient ainsi face aux vraies réalités de la forêt, exposés qu’ils sont désormais aux rayons ardents du soleil judiciaire burkinabè.

Par crainte ou pour respect pour lui, du vivant déjà de Salifou Diallo, beaucoup de choses, pas toujours à son honneur, se disaient dans son dos, par ses détracteurs ou adversaires. Quand les affaires de la République ne se faisaient  pas normalement, tout de suite tout le monde pensait à lui. Il était fréquent d’entendre «ça doit être encore un coup tordu des Salif». Et comme l’homme ne passait pas par quatre chemins pour dire ce qu’il pensait et parfois de façon crue ; les uns et les autres en profitaient.  La logique des détracteurs ici est simple : «S’il ose dire ça publiquement, c’est qu’en privé il peut faire pire».

Maintenant qu’il n’est plus de ce monde et que l’on assiste brusquement à un réveil de la justice burkinabè qui a procédé en l’espace de quelques semaines à l’arrestation et au déferment à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) de personnages publics dont la présidente du Conseil supérieur de la communication (CSC), il n’en fallait pas plus pour que beaucoup établissent un lien entre ce réveil judiciaire diversement apprécié et la disparition de Salif Diallo. Les personnes arrêtées sont considérées à tort ou raison comme les protégés de l’illustre disparu et qu’elles n’auraient pas connu ce sort s’il était encore vivant. Ce qui amène à poser des questions.

Notre justice sur la bonne voie ?

Gorba était-il vraiment celui qui empêchait la justice burkinabè de tourner au quart de tour comme elle tenterait de le faire présentement ? En d’autres termes, était-il l’obstacle à la pleine expression de la justice burkinabè ?  Pouvait-il d’un côté être pour l’indépendance du Parlement et de l’autre être celui qui entrave la bonne marche de la justice ? Est-il l’homme au dessus de l’institution judiciaire ?Par ailleurs, était-il le seul à avoir des protégés au sein du régime ? Si toutes ces questions sont confirmées, alors on pourrait dire que notre justice, partant notre démocratie, est désormais sur la bonne voie.

Mais, si au bout de quelque temps, l’on constate que la justice retombe dans ses travers du passé, alors on aura finalement entretenu le mythe Salifou Diallo pour rien, on aura gâté son nom «cadeau», comme disent les Ivoiriens. Et peut-être en ce moment, Gorba certes inhumé, invisible et peut-être présent, pourrait se révéler peut-être plus redoutable car, «les morts ne sont jamais morts», nous dit Birago Diop.

Christian Tas

Burkina Demain

Infrastructures hydrauliques : Eau Vive et ses partenaires sensibilisent sur la directive CEDEAO

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les officiels se prêtant aux questions de la presse après l'ouverture de la formation

Tous les pays de la CEDEAO sont appelés à se conformer à sa nouvelle directive relative au développement d’infrastructures hydrauliques et qui est en vigueur depuis fin juillet 2017. Pour contribuer à une vulgarisation de cette directive, qui vise une meilleure prise en compte des aspects environnementaux, économiques et sociaux dans la réalisation des ouvrages hydrauliques ; Eau Vive Internationale et ses partenaires Global Water Initiative (GWI) et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)  organisent une formation à l’attention des organisations de la société civile et des médias.

Le présidium à l’ouverture de la formation

La nouvelle directive de la CEDEAO  relative au développement d’infrastructures hydrauliques est en vigueur depuis le 27 juillet 2017. Deux mois après cette entrée en vigueur de la directive régionale, Eau Vive Internationale, organisation non gouvernementale franco-africaine active plusieurs décennies sur le terrain, organise ce mardi 12 septembre 2017 à Ouagadougou, un atelier de renforcement des connaissances des organisations de la société civile et des médias. L’atelier est organisé avec l’appui technique et financier de deux autres acteurs internationaux de l’eau et de l’assainissement que sont Global Water Initiative (GWI) et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)

«Favoriser la dissémination  et la veille citoyenne»

«Au regard de l’importance de ce texte, il est essentiel de favoriser sa dissémination auprès du grand public et d’assurer une veille citoyenne pour son application effective», a indiqué le directeur général d’Eau Vive Internationale, Jean Bosco Bazié.

Adoptée les 1er et 2 juin 2017 à Monrovia, au Libéria, lors de la 78e session ordinaire du Conseil des ministres de la CEDEAO, la directive régionale vise à favoriser une meilleure prise en compte des aspects environnementaux, économiques et sociaux dans la réalisation des ouvrages hydrauliques. L’Afrique de l’Ouest, étant, avec quelque 40 projets de construction de grands barrages, l’une des régions dynamiques en matière de construction de grands barrages sur le continent.

Cadres juridiques et procéduraux plus robustes

Les acteurs de la formation posant pour la postérité

La directive CEDEAO exige par exemple   des cadres juridiques et procéduraux plus robustes pour garantir le partage des bénéfices (terres agricoles, électricité, eau potable, pâturages, zones de pêche, etc.) avec la protection des droits des populations affectées. La directive, insiste par ailleurs sur  une plus grande transparence et une meilleure information pour renforcer la concertation et la collaboration entre les parties prenantes, et en particulier la participation effective des populations affectées aux prises de décision en toute connaissance de cause.

Au regard de la qualité des formateurs annoncés dont entre autres le professeur Hamidou Garané ou Joseph Wether de USAID WA-WASH,  les participants à la présente formation devraient en sortir plus outillés sur cette question de la directive de la CEDEAO sur la réalisation d’infrastructures hydrauliques.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Energie et agriculture : La BAD va injecter 500 milliards de francs CFA,   pour les cinq prochaines années    

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Le  Gouvernement burkinabè a échangé avec la Banque africaine de développement (BAD) sur les choix stratégiques qu’elle compte opérer dans le référentiel de coopération entre les deux parties pour les cinq années à venir, à savoir le Document de stratégie pays (DSP) 2017-2021, le vendredi 8 septembre 2017. Il est ressorti de cette rencontre que  la BAD  va injecter   500 milliards de francs CFA  dans les  deux secteurs prioritaires  qu’elle a identifié à savoir  l’énergie et l’agriculture au Burkina Faso.

La coopération entre la Banque africaine de développement (BAD) et le Burkina Faso débute en 1970 et depuis lors  elle mène  des opérations visant à réaliser des projets de développement économique et social dans plusieurs domaines secteurs à savoir les infrastructures et l’énergie, la gouvernance,  l’agriculture et le développement rural, l’éducation et la santé, l’eau et l’assainissement…

Les deux parties ont fait le point de cette coopération et dégager les perspectives à travers un dialogue sur les choix stratégiques que la BAD compte opérer dans le référentiel de coopération entre les deux parties pour les cinq années à venir, à savoir le Document de stratégie pays (DSP) 2017-2021, le vendredi 8 septembre 2017. De cette rencontre, l’on peut retenir que la BAD va injecter   500 milliards de francs CFA  dans les  deux secteurs prioritaires  qu’elle a identifié à savoir  l’énergie et l’agriculture, pour les cinq prochaines années.

A l’occasion, le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, a salué la tenue de cette rencontre qui, selon lui, est le parachèvement du processus minutieux de préparation du Document de stratégie pays (DSP) 2017-2021 ayant  aboutit à l’identification de deux piliers d’intervention pour le Burkina Faso à savoir « la promotion de l’accès à l’énergie » et « le développement du secteur de l’agriculture pour une croissance inclusive ».

« L’importance de document n’est plus à démontrer en ce sens qu’il fixe les cinq prochaines années, les orientations de l’action de la BAD en termes de financement, de suivi, d’évaluation de projets et programmes de développement au Burkina Faso », a-t-il ajouté.

Il s’est également réjoui du parfait alignement du DSP  avec le Plan national de développement économique et social (PNDES), du fait que « les deux piliers identifiés sont en adéquation avec les orientations de notre référentiel national et par conséquent contribueront à sa mise en œuvre ».

 Le Directeur général Afrique de l’Ouest de la BAD, Janvier K. LITSE, s’est dit satisfait du rôle croissant du secteur privé dans la réalisation des projets d’énergie solaire, dans la filière cotonnière et des agropoles en ce sens que le DSP prévoit des opérations qui seront portées par les investisseurs privés.

Il a également salué le rôle des organisations de la société civile dans le processus d’élaboration de ce DSP dont les interventions ont permis d’intégrer certaines préoccupations et suggestions.

Aussi, a-t-il abordé la question démographique qu’il a qualifiée de « point important de politique socio-économique »  en encourageant les autorités du Burkina Faso « dans leurs efforts de maitrise des indicateurs démographiques pour que l’offre d’équipements et de services soit en adéquation avec la demande sociale ».

« L’objectif de réduction de taux de croissance démographique à 2,7% à l’horizon 2020, tel que visé par le PNDES, est certes ambitieux, mais nous sommes d’avis que c’est la bonne direction à suivre en la matière, malgré les pesanteurs sociologiques », a-t-il expliqué.

M. LITSE  a réitéré aux autorités et au peuple burkinabè, le soutien entier de la BAD aux efforts de développement économique et social du Burkina Faso.

Quant à la ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY,  elle   a exprimé la gratitude du Gouvernement et du peuple burkinabè pour les multiples soutiens de la BAD notamment pour son alignement sur les priorités définies par l’Exécutif  dans le PNDES.

« C’est dans un processus participatif tenant compte des de la disponibilité et des orientations du PNDES que la BAD a décidé de cibler deux piliers fondamentaux dans son intervention à savoir les secteurs de l’énergie et de l’agriculture notamment la transformation agricole, et ce dans un souci de coordination avec les autres partenaires techniques et financiers », a-t-elle mentionné.

 En plus, elle a souligné que la BAD compte accompagner le Gouvernement dans la création d’une banque agricole, une ambition qui tient à cœur le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE.

DCI/PM 

Henriette Diabaté : le joker d’ADO et du RDR en ce moment crucial !

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Dans le contexte politique actuel de la Côte d’Ivoire, le choix de Henriette Diabaté (82 ans), ce dimanche 10 septembre 2017, comme nouvelle présidente du Rassemblement des Républicains (RDR), est assurément une option judicieuse, à plusieurs titres,  pour le président Alassane Ouattara et son parti, le RDR, appelé à survivre à la présidence de son fondateur et aux vicissitudes conjoncturelles du Rassemblement des Houphouëtistes  pour la démocratie et  la paix (RHDP).

L’option, adoubée par les congressistes des 9 et 10 septembre, du président Alassane Ouattara, de faire de la vétérane Henriette Diabaté, la nouvelle présidente du Rassemblement des Républicains (RDR) est certes  une surprise pour beaucoup d’observateurs qui voyaient Ouattara lui-même occuper le poste.

Mais, cela est surtout une décision judicieuse non seulement pour le chef de l’Etat mais aussi pour son parti le RDR,  dans un contexte de tensions et clivages internes et de dégradation de l’alliance historique scellée avec le PDCI-RDA doublée d’une crise sécuritaire inquiétante, qui a amené les autorités à pointer le doigt accusateur sur des pro-Gbagbo exilés.

3 choix qui s’offraient à ADO partant

Si ADO veut bien quitter les affaires  avant que les affaires ne le quittent, le contexte de clivages internes au RDR avant le présent congrès et même de mise à l’écart de cadre important comme le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro n’était pas du tout indiqué.

Dans un contexte, il y avait pour lui trois options pour Alassane Ouattara. Choisir un camp pour que ce camp l’emporte sur l’autre ou les autres. Prendre les commandes lui-même pour obliger les uns et les autres à rentrer dans les rangs ; quitte à renvoyer aux calendes grecques sa volonté affichée depuis plusieurs mois de quitter les affaires. Et enfin trouver quelqu’un de neutre  qui peut  de par son poids travailler à rassembler les rangs du parti sans calculs politiques  ou arrière-pensées.

La femme de la situation

C’est donc cette dernière option, visiblement la meilleure, qu’il a su faire en portant son choix sur Henriette Diabaté, une figure emblématique du parti que ses fonctions de responsable d’institution républicaine-elle était depuis le 18 mai 2011 Grande chancelière des ordres ivoiriens- avaient obligé à se mettre en retrait des questions partisanes. L’on était même arrivé à l’oublier, elle qui a su par le passé, même aux moments les plus critiques de la Côte d’Ivoire, défendre les intérêts du RDR et de la Côte d’Ivoire en sa qualité notamment de battante secrétaire générale du RDR.

Militante et responsable de longue date du parti présidentiel, ancien ministre de la culture et de la Francophonie, ancien ministre d’Etat, garde des Sceaux, Henriette Diabaté a l’étoffe nécessaire pour habiter valablement la fonction du président du RDR et travailler véritablement à sa cohésion dans ce  contexte interne difficile. Elle était, comme dirait l’autre, la femme de la situation.

Poids et neutralité, ses atouts

Neutralité supposée et son poids dans le parti devraient être des atouts certains d’Henriette Diabaté dans  cette délicate mission. Elle a aussi cette chance de bénéficier du soutien du fondateur du parti Ouattara  qui a eu cette clairvoyance de la choisir. En principe, les différentes factions du RDR ne devraient pas trouver à redire sur ce choix de Henriette Diabaté. C’est à se demander si le président Ouattara l’avait préparée à cela.

On le sait, il n’était pas seulement question de l’avenir du Rassemblement des républicains à ce troisième congrès ordinaire. Il s’y jouait également l’avenir du RHDP, en proie à des vicissitudes  depuis plusieurs mois déjà et beaucoup s’interrogeaient  et s’interrogent encore sur cette alliance gagnante qui a permis au RDR et à son alliée PDCI-RDA de remporter la présentielle de 2010 et la réélection d’Alassane Ouattara en 2015.

A priori, à l’analyse des discours à ce congrès, des deux principaux acteurs de l’appel de Daoukro, en l’occurrence les président Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, l’on semble s’acheminer vers un autre ticket commun RHDP en 2020 avec probablement un leader du PDCI-RDA comme porte-étendard à cette présidentielle à venir.

Amadou Gon Coulibaly, un bon serviteur aussi de Ouattara et de l’Etat

Si cette décision  du RDR est sincère, le parti n’aura apparemment pas de difficultés à respecter ses engagements avec Henriette Diabaté. Puisque jusque-là elle n’a montré aucune velléité de  succéder à ADO, ses fonctions de Grande chancelières de la République  le lui interdisaient. Son premier vice-président, Amadou Gon Coulibaly, semble lui aussi un fidèle et bon serviteur du président Ouattara et de l’Etat de Côte d’Ivoire et il ne lui viendra apparemment  pas à l’esprit de vouloir à un moment donné constituer un obstacle à l’application des accords de Daoukro qui fait de Henri Konan Bédié ou d’un de ses fidèle, le potentiel candidat du RHDP à la présidentielle de 2020.

A le voir, Amadou Gon Coulibaly peut parfaitement attendre le prochain tour du RDR au RHDP pour partir à la conquête du fauteuil présidentiel.

Henriette Diabaté, un couteau à double tranchant aux mains du RDR

Nous sommes bien en politique et rien n’est gagné d’avance. Il faut toujours prévoir un plan B au cas où. Et si le projet de ticket RDR-PDCI ou de ticket RHDP en 2020 devrait, pour X ou Y raison, se défaire entre-temps ; Henriette Diabaté pourrait se révéler aussi un excellent  candidat pour le RDR, au vu de son parcours et du soutien qu’elle pourrait bénéficier du président sortant.

Même dans la perspective où le PDCI-RDA se déciderait, comme cela se dit depuis quelque temps, de jeter son champion historique, son baobab, Henri Konan Bédié, dans le jeu. Elle est femme battante de la même génération que Bédié et elle n’a jamais eu à gérer le pouvoir suprême.

Ce sont là de réels atouts pour une éventuelle candidature de Dame Diabaté à la présidentielle de 2020 au cas où le ticket commun RHDP ne fonctionnerait pas. En cela, Henriette Diabaté est une sorte de couteau à double tranchant, un joker politique aux mains d’Alassane Ouattara et du RDR, en ce moment crucial de la Côte d’Ivoire

Philippe Martin

Burkina Demain

MPP : la section Kadiogo met en terre 500 plants à Koubri

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Les officiels mettant en terre un plant

Mieux vaut tard que jamais, pourrait-on dire de ce camp de reboisement organisé par la section du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) du Kadiogo ce dimanche 10 septembre 2017. Parrainé par le nouveau président de l’assemblée nationale, Alassane Sakandé et le secrétaire général de l’Association des municipalités du Burkina Bertin Ouiya, le  camp s’est déroulé dans le village de Poedogo dans la commune rurale de Koubri. Ce sont au total 500 plants qui ont été mis en terre par ladite section en cette matinée.

Les officiels mettant en terre un plant

Reporté à deux reprises, c’est finalement ce dimanche 10 septembre que le camp de reboisement de la section Kadiogo du MPP a eu lieu. Venus de différents arrondissements de la ville de Ouagadougou, les militants de cette section  ont choisi Poedogo à Koubri pour jouer leur partition dans la lutte contre la désertification.

Selon Souleymane N. Ouédraogo de la section Kadiogo du MPP ce camp était prévu se tenir en août. Mais les évènements malheureux à savoir l’attentat du  13 août dernier et le décès du président du parti Salifou Diallo ont retardé l’activité.

« Remplir notre part de devoir éco-citoyen »

Ce sont deux sites du village de Poedogo qui ont été reboisés. Il s’agit en premier de la cour de l’école primaire du village. Là, ce sont une centaine de plants de manguier qui ont été prévus pour reverdir l’espace. En l’absence du premier parrain Alassane Sakandé, c’est le second  parrain qui a donné l’exemple en mettant sous terre le premier manguier, suivit de l’honorable Tibo Jean Paul Tabsoba secrétaire général (SG) de la section Kadiogo du MPP.

Après la cour de l’école, les planteurs se sont rendu à la réserve communale, le deuxième site. Là-bas, ce sont 400 plants d’arbres « d’espèces locales » qui ont été plantés.

Protéger et entretenir les plants

Selon le SG, ce camp s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de leurs activités. Et de dire «  nous avons choisi de mener une ouvre utile; quand on plante un arbre aujourd’hui, c’est pour l’avenir », convaincu que « l’arbre servira aux générations futures ». Pour lui, le choix du site de l’école revêt deux objectifs. Il s’agit d’enseigner aux élèves la nécessité de planter des arbres et de leur confier ces arbres afin qu’ils en prennent soin. Pour le deuxième site l’entretien ne devrait pas poser de problème car il s’agit d’un espace communal réservé au reboisement soumis à l’entretien de la marie.

Le parrain Bertin Ouiya dit n’avoir pas hésité à parrainer ce camp car «il s’agit d’une activité utile » et il s’agissait alors de « remplir notre part de devoir éco-citoyen » a-t-il déclaré. Il a  invité les parents d’élèves ainsi que les services techniques et la commune à protéger et entretenir les plants.

L’engagement des élus locaux à protéger les arbres

Un des conseillers du village, Simon Ouédraogo, après avoir salué l’initiative a rassuré de l’engagement des conseillers à faire en sorte que « les plantes vives longtemps pour que les enfants qui naîtront demain se souviennent que dans le passé le MPP est arrivé dans ce village et a planté des arbres et voila le résultat ».

A la question de savoir si les fruits des futurs manguiers n’engendreront pas des querelles dans le village il dira : « L’école ne saurait être la propriété de quelqu’un. L’école appartient à tous, de ce fait il ne peut avoir de querelle quand aux fruits des manguiers. D’ailleurs les élèves viendront de partout sans distinction».

Joachim Batao

Burkina Demain

Ouattara – Soro : le divorce au grand jour ?

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ça ne semble plus la bonne entente entre le président Alassane Ouattara et Guillaume Soro

Un congrès ordinaire du Rassemblement des Républicains (RDR), parti au pouvoir ivoirien qui se tient sans le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, militant et élu du parti, et surtout dauphin il n’y a pas très longtemps du président Alassane Ouattara dont il a été l’un des fervents artisans de son avènement au pouvoir. Une situation inédite qui suscite bien des questions.

ça ne semble plus la bonne entente entre le président Alassane Ouattara et Guillaume Soro

C’est sûr. Ce n’est plus le parfait amour entre le père politique Alassane Dramane Ouattara et le ‘’fils’’ prodige Guillaume Kigbafori Soro. Le premier est la vedette du troisième congrès du parti au pouvoir, le Rassemblement des Républicains (RDR) qui a débuté ce samedi 9 septembre à Abidjan. Pendant que le second en est le grand absent.

Une absence de Soro, président de l’Assemblée nationale, qui ressemble bien à une mise à l’écart au moment où seront désignés les membres de la future direction du parti présidentiel. Cela d’autant plus qu’il assure n’y avoir pas été associé. Est-ce finalement le divorce au grand jour entre le président Ouattara et son ex-potentiel dauphin ? Rien n’est moins au sûr.  Depuis un certain temps, Guillaume Soro ne fait plus visiblement pas partie des préférés de Ouattara.

Pour l’éloigner de la galaxie Ouattara

Le bon vieux temps entre le père ADO et l’ex-potentiel dauphin Soro !

Il y a d’abord eu l’adoption de la nouvelle Constitution qui ne permet plus à Soro en sa qualité de président de Parlement  de succéder au chef de l’Etat en cas de vacance de pouvoir mais au vice-président. Ensuite, il y a eu ce remaniement gouvernemental qui a vu la promotion de l’un des rivaux de Soro, en l’occurrence Hamed Bakayoko, au poste stratégique de ministre de la Défense, là où l’ex-chef rebelle avait fait ses armes et comptait encore des soutiens. Et maintenant, cet important congrès du parti qui se tient sans l’ancien Premier ministre.

Conscient des forces à l’œuvre pour l’éloigner de la galaxie Ouattara et du fait que rien n’est définitivement perdu en politique, tant qu’on est en vie et qu’on ne se résigne pas à son sort ; Soro essaie aussi de réagir à sa façon, quelque fois par médias interposés.

Une déclaration de Soro

Pour la présente mise à l’écart du congrès, le politique s’est fendu d’une déclaration à  travers laquelle il prend le peuple ivoirien à témoin et réaffirme sa disponibilité à toujours œuvrer pour le rayonnement du RDR, la stabilité et le développement de la Côte d’Ivoire.

Eléments sur lesquels que pourraient s’appuyer ses détracteurs pour convaincre le père Ouattara de l’exclure du centre de gravité du pouvoir. En bon politique et communicateur avisé, Soro sait que la communication, la bonne communication compte beaucoup dans cette bataille sans merci dans la succession de Ouattara.

Après tout, dans cette lutte pour le pouvoir, c’est au peuple ivoirien qu’il reviendra  de décider en dernier ressort. Sans doute, cette main tendue de Soro en plein congrès devrait permettre de couper court aux rumeurs en sa défaveur et de laisser sans voix les faucons détracteurs du RDR.

Christian Tas

Burkina Demain

Houndé : la mairie accompagne les femmes dans la micro-finance communautaire

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Les autorités municipales de Houndé accompagnent l'initiative

La salle de conférence de la mairie de Houndé, a abrité le 28 août 2017, une cérémonie sur l’expérience de la micro-finance communautaire que deux groupes de femmes (Benkadi et Sinignassigui) de la commune ont bénéficié.

Les autorités municipales de Houndé accompagnent l’initiative

La mairie de Houndé a financé pour la formation et la prise en charge du processus de suivi des groupes de femmes qui ont bénéficié la micro-finance communautaire à Houndé. La micro-finance communautaire est un concept qui consiste à mettre en place des groupes de 25 membres chacun. Chaque groupe reçoit une formation qui permet aux membres de gérer leur réunion et ils n’auront besoin que de supervision.

Ils se réunissent une fois par semaine afin d’épargner de l’argent dont le montant est décidé en assemblée générale et chaque mois, l’épargne collectée est redistribuée sous forme de crédits aux membres qui le désirent pour le financement de leurs activités génératrices de revenus. Au bout d’un an, l’épargne collectée et les intérêts générés par les prêts sont distribués entre les membres et un nouveau cycle est recommencé.

Bilan des activités annuelles

Louis Basile, spécialiste de la micro-finance communautaire, a salué la disponibilité du maire d’accepter accompagner le concept et a souligné entre autres son avantage qui permet aux femmes d’épargner facilement, d’avoir un accès facile au crédit, de renforcer la solidarité entre les femmes, de favoriser l’éducation financière et le partage d’expérience entre les femmes.

De 1er septembre 2016 au 28 août 2017, cela fait un an (1er cycle) et voici le bilan des activités annuelles des deux groupes d’épargne et de crédits présenté par Louis Basile : 51 membres dont 26 pour le 1er groupe ,132 prêts octroyés qui vont de 10.000f à 170.000f, le montant des prêts octroyés est de 4.906.000f, les bénéfices générés sont 2.615.000f, l’épargne brute s’élève à 3.127.000f, les bénéfices sont de 854.800f, le montant partagé vaut 3.981.800f (le groupe Benkadi avec 71.000f comme épargne brut de chacun , a reçu 15.000f comme intérêts et le groupe Sinignassigui avec 69.000f  d’épargne brut a eu pour chacun 17.000f comme intérêts)

Ne ménager aucun effort pour le développement

Dissan B. Gnoumou, député-maire de Houndé, après avoir observé une minute de silence en mémoire du Docteur Salifou Diallo, a félicité et encouragé les membres des groupes pour leurs efforts. Il a fait comprendre les femmes que personne ne pourra faire le développement des femmes à leur place. Il a poursuivi en disant que autonomisation des femmes pour lutter contre la pauvreté est une condition du développement de Houndé, la micro-finance pourrait être à cet effet l’une des solutions prometteuses.

Selon le maire, si les pouvoirs publics et la population se donnent la main, notre pays, la  commune de Houndé peut compter sur elle-même pour résoudre beaucoup de problème. Et le maire d’inviter les autres femmes et pourquoi pas les hommes à s’y engager et à en parler autour d’eux car, pour  le développement chacun ne doit ménager aucun effort pour y parvenir. Aussi avec l’appui des conseillers, CVD et les personnes ressources, le maire promet d’accompagner l’initiative pour atteindre les villages.

10 groupes d’épargne et de crédit

La coordinatrice communale des femmes de Houndé, madame Coulibaly a manifesté sa satisfaction pour l’initiative car, avec ce concept, dit-elle, beaucoup de femmes sont arrivées à mener des activités et à payer la scolarité de leur enfant et d’autres arrivent à renforcer leur commerce. Et de demander aux partenaires de continuer à aider les femmes pour lutter contre la pauvreté. «C’est vraiment bénéfique et moins de problèmes » ; assure-t-elle.

Avec le soutien de la mairie, on se retrouve avec dix (10) groupes d’épargne et de crédit et le 3e groupe va partager ses fonds en décembre et les autres suivront en début d’année 2018.

Le maire a lancé un appel aux partenaires qui sont disposés à accompagner le concept pour qu’enfin «ils puissent accompagner nos mères, nos femmes et nos sœurs à sortir de la pauvreté».

«Vaut mieux apprendre à compter sur soi que d’attendre toujours qu’on te donne».

Gafoura Guiro / Houndé

Burkina Demain

Affaires au Burkina : Appel à détresse d’un commerçant et promoteur d’entreprises

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Ceci est un appel à détresse du commerçant et promoteur d’entreprises Pascal Bouda qui dit subir «depuis plusieurs années des pressions morales et psychologiques inadmissibles de la part d’une organisation funeste, occulte et clandestine ». «Cette sordide nébuleuse a décidé, par l’intermédiaire de ses « envoyés et missionnaires », de me traquer jusque  dans mes derniers retranchements», assure-t-il. Lisez plutôt !

«MON APPEL A DETRESSE

Avant tout propos, je voudrais entamer mon appel à détresse en invoquant le psaume 12 : 2-5 : «  Seigneur au secours, il n’y a plus d’amis fidèles. Ceux qui disent la vérité ont disparu sur la terre ; les gens se mentent les uns les autres.  Leurs bouches font des compliments, mais ils ne sont pas sincères. Seigneur, détruis toutes ces bouches flatteuses ; détruis ces beaux parleurs, ceux qui disent  grâce à nos bouches, nous sommes les plus forts, nous savons parler, nous n’avons peur de personne ».

Il faut que cela soit clair, je ne suis pas engagé en politique et de ce fait je n’appartiens  à aucun parti politique ni de près ni de loin. Je suis non plus un activiste de la société civile ou encore membre d’un quelconque gang qui serait nuisible à la société. Je suis au contraire un modeste et ordinaire citoyen qui, chaque jour, prie son éternel Dieu pour gagner  sa pitance quotidienne, à travers son dévouement pour le travail qui libère. C’est pour cela que  je me suis engagé dans l’entreprenariat, depuis plusieurs ans. Grâce à mes activités, j’ai pu créer quelques emplois, contribuant ainsi aux efforts de l’Etat dans la lutte contre le chômage dépravant.

«Anéanti sur tous les plans»

En retour et de façon inexplicable, je subi depuis plusieurs années des pressions morales et psychologiques inadmissibles de la part d’une organisation funeste, occulte et clandestine. Cette sordide nébuleuse a décidé, par l’intermédiaire de ses « envoyés et missionnaires », de me traquer jusque  dans mes derniers retranchements.

A présent, elle m’a pratiquement anéanti sur tous les plans matériel, financier et social. Je signale qu’après avoir perdu mes biens immobiliers, c’est mon mariage victimes de manipulation et de coups tordus qui a volé en éclats. Ruiné et dépecé, presque seul, sans véritable soutien, si ce n’est Dieu, mes détracteurs n’entendent pas lâcher le morceau.

A propos, je m’en vais donner un seul exemple d’actualité très édifiant dont les origines de l’affaire remontent à 2009. En effet, j’ai été attributaire d’un marché de plus de 65 millions de francs CFA pour fourniture de matériels  de bureau à un institut dirigé alors par le professeur Alfred Traoré. Ce marché m’a été attribué par l’entremise d’une connaissance d’un parent très proche de connivence avec mes détracteurs.

«Les financements attendus n’ont pas suivi»

J’ai contracté un prêt pour exécuter le  marché. Après quoi, le professeur Alfred Traoré m’a fait notifier que les financements attendus n’ont pas suivi, qu’il ne pourrait de fait pas honorer ses engagements. Entre temps, la banque a commencé à me harceler pour rentrer en possession de son dû. Ne sachant quoi faire, je me suis résolu à porter l’affaire en justice.

Par la grâce de Dieu, l’affaire a connu son épilogue, à ma satisfaction,  dans le mois de juin dernier.   Mais contre toute attente, le paiement au niveau de la banque, via mon conseil piétine. Ce dernier prétend qu’il doit contacter l’avocat de la banque avant de me revenir. Depuis lors, silence radio ; tout se passe comme si lui aussi avait été courtisé et convaincu par mes détracteurs pour agir en vue de   m’assécher. Et c’est ma conviction, à moins que l’avocat fasse, à la lecture de cette note, preuve de la démonstration du contraire.

Se référer à David devant Goliath

Face à cette puissante organisation qui a des tentacules dans toutes les sphères de notre société, je ne peux que me réconforter et trouver du courage en me référant aux propos de David devant Goliath : « Vous venez contre moi avec vos armes et votre force et moi je viens contre vous avec le nom du Seigneur des armées ».

Je prends ici le risque de nommer ladite organisation, car je n’ai plus le choix. Il s’agit bien du  PCRV (Parti Communiste Révolutionnaire Voltaïque). C’est un parti clandestin, fonctionnant comme une secte, similaire au Tonton macoute de Haïti sous Duvalier.

Je suis convaincu que je ne suis certainement pas la seule victime de leurs agissements, mais par peur des représailles, d’autres, souffrant dans leurs chairs, se contentent de se résigner en se laissant dominer par la fatalité.

«Des membres infiltrés dans les services de l’Etat »

Cette organisation a des membres infiltrés dans presque tous les services de l’Etat, les institutions privées et internationales, dans les marchés et yaars  et même dans de multiples foyers.

 

Ses membres infiltrés pénètrent leurs victimes comme des sangsues,  envoient nos filles et sœurs à la prostitution. Quant à nos fils et frères, ils sont projetés innocemment dans la délinquance contre du matériel et de l’argent, sous prétexte qu’ils sont des agents secrets.

Il y en a à foison   parmi les marabouts, les féticheurs,  au sein des églises, des temples et des mosquées. Leurs membres infiltrés soutirent des informations et confidences pour servir les intérêts des bonzes de l’organisation.

« Objet de chantages permanents »

Une fois piégée, le rouleau compresseur se déchaine sur leur victime et celle-ci fait désormais l’objet de chantages permanents ; le traumatisme s’installe et la victime cède à tous leurs caprices.

Des  foyers sont devenus de véritables enfers et tous les secrets sont révélés. Des épouses, plus facilement manipulables, sont à l’origine de la ruine et de la chute de leurs  conjoints qui prospéraient dans les milieux  des affaires et de la politique. Désemparés, bon nombre d’entre eux n’ont eu d’autres choix que de courir pour se confier à des marabouts, des hommes de santé, des agents de sécurité ou des hommes de Dieu qui sont parfois à la solde des moines du l’organisation PCRviste.  C’est comme cela que des personnes ont malheureusement trouvé la mort mystérieusement, par accident ou empoisonnement, des suites de maladies assimilées à la tension, le diabète, l’hépatite, le VIH Sida etc.

«Malheur à vous docteur de la loi»

Des dignitaires de haut rang le savent, mais ils ne disent mot. Est-ce un Etat dans un Etat ? Ainsi Jésus mettait en garde sa génération dans (Luc 11 : 46-49)  «  Malheur à vous docteur de la loi, scribes et pharisiens, vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter, et que vous ne touchez pas vous-mêmes  de l’un de vos doigts, malheur à vous parce que vous bâtissez des tombeaux des prophètes que vos pères ont tués et vous les approuvez, car eux ont tués les prophètes et vous vous bâtissez leurs tombeaux ».

Pourquoi nuire et tuer ses propres frères impunément ? Et on fait semblant de prôner la paix, la réconciliation, et comment veut-on que les cœurs meurtries puissent écouter les consolations telles les paroles du prophète Jérémie ? « Dans la rama, on entend une plainte, des pleurs amères et des cris de deuil. C’est Rachel qui pleure ses enfants ; elle ne veut pas être consolée parce qu’ils ne sont plus ».

L’opinion nationale et internationale à témoin

Quant à moi, je prends l’opinion nationale et internationale à témoin, car je sais que j’ai ouvert la boite à pandore. Tout comme moi, feu le Président Thomas SANKARA avait dénoncé leurs pratiques.  Ils ont résisté, faisant dans la médisance et la calomnie avec ses propres amis à l’interne tout comme à l’international. La suite, on la connait.

Pour éviter que l’histoire ne se répète, je voudrais sagement m’en remettre aux autorités compétentes. Qu’elles veillent sur ma sécurité et  ma dernière  activité, après qu’on m’ait machiavéliquement dépouillé  des autres. Qu’elles daignent aussi engager des actions énergiques pour stopper ces hyènes aux dents sanguinolentes qui, affublées du mentaux du PCRV, se complaisent de la misère et de la souffrance de leurs concitoyens. Le silence de nos gouvernants pourrait être considéré comme un signe évident et  patent de leur complicité.

Si réellement j’ai fauté, j’offre mes souffrances pour la conversion de mes persécuteurs, mais si mes ennemis me traquent innocemment, je les maudis de toutes mes forces et que chacune de mes souffrances leur soit retournée et qu’ils le consomment jusqu’à leur saoul.

Je termine par le psaume 35 :1-2 : « Eternel, défends-moi contre mes adversaires ; combats ceux qui me combattent. Saisis le petit et le grand bouclier, et lèves-toi pour me secourir ».

NOM : BOUDA

PRENOM : Pascal

PROFESSION : Commerçant et Promoteur

–              BC Consult Voyages (Agences de voyages)

–              LES Noces de Caanan (Restaurant)