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Compte rendu du Conseil des ministres du 4 octobre 2017

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 04 octobre 2017, en séance ordinaire, de  09 H 00 mn à 11 H 30 mn, sous la présidence de  Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE QUATRE (04) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement : 

un décret portant autorisation de perception de recettes relatives à certaines prestations du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat.

Ces perceptions concernent :

  • les visites physiques de terrains et de constatation de démarrage d’activités ;
  • la délivrance d’agréments et autres attestations en matière commerciale et industrielle ;
  • l’autorisation de ventes promotionnelles, les soldes, les liquidations et autres techniques de vente ;
  • la gestion des zones industrielles.

L’adoption de ce décret permet d’augmenter la part contributive du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat dans la mobilisation des recettes du budget de l’Etat.

I.1.2. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale : 

un décret portant tableaux de reversement des Enseignants-chercheurs, des Enseignants hospitalo-universitaires et des Chercheurs, à titre de régularisation.

L’adoption de ce décret permet le reversement de cette catégorie  professionnelle dans la nouvelle classification indiciaire, conformément à la loi N°036-2016/AN du 24 novembre 2016 portant modification de la loi N°025-2010/AN du 18 mai 2010 portant régime juridique applicable aux emplois des Enseignants-chercheurs, des Enseignants hospitalo-universitaires et des Chercheurs au Burkina Faso.

I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Energie : 

  • un rapport relatif au Plan directeur national production- transport- distribution et d’électrification rurale 2017-2020.

Ce plan permet d’identifier et de planifier les séquences d’investissements du parc de production des réseaux de transport et de distribution et d’évaluer les coûts des investissements globaux permettant de faire face à la demande.

Il vise à porter à un million le nombre d’abonnés à l’horizon 2020 tel que prévu dans le PNDES.

L’adoption de ce rapport permet au secteur de l’électricité de disposer d’un outil essentiel de planification.

  • un rapport relatif à six (06) décrets d’application de la loi N°014-2017/AN du 20 avril 2017 portant réglementation générale du secteur de l’énergie.
  • Le premier décret porte fixation des seuils de puissance relatifs aux titres d’exploitation de la production et les limites de rayon de couverture relatifs aux titres d’exploitation de la distribution.
  • Le deuxième porte fixation des seuils de consommation énergétique, la périodicité de l’audit énergétique, les modalités d’exercice de l’audit énergétique et d’agrément des auditeurs.
  • Le troisième porte fixation des normes et exigences d’efficacité énergétiques s’appliquant aux appareils et équipements ainsi que leurs modalités de mise en œuvre.
  • Le quatrième porte cahier des charges applicable aux producteurs d’énergie électrique.
  • Le cinquième porte attributions, organisation et fonctionnement de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie.
  • Le sixième décret porte conditions et modalités d’octroi des licences ou autorisations de production d’énergie électrique.

L’adoption de ces décrets permet la mise en œuvre de la loi N°014-2017/AN du 20 avril 2017 portant réglementation générale du secteur de l’énergie.

I.2. AU TITRE DE LA DYNAMISATION DES SECTEURS PORTEURS POUR L’ECONOMIE ET L’EMPLOI, LE CONSEIL A ADOPTE

un rapport relatif au remplacement du projet de réhabilitation de 60 Adductions d’eau potable simplifiées (AEPS) par le projet 250 mini Adductions d’eau potable (AEP) dans le cadre de la loi d’allègement des procédures relatives au Partenariat public privé (PPP), pour le compte du ministère de l’Eau et de l’assainissement.

L’adoption de ce rapport permet la construction de 250 mini AEP dans les régions de la Boucle du Mouhoun et des Hauts-Bassins. Ces réalisations permettront de desservir environ 300 000 personnes additionnelles en eau potable et de contribuer ainsi à relever le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural.

II. COMMUNICATION ORALE

II.1. Le ministre de la Culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 14ème édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO).

La FILO est prévue pour se tenir du 23 au 26 novembre 2017 au SIAO dans le pavillon Soleil levant sous le thème : « livre et lecture dans le cadre familial ».

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATION DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A.AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

  • Monsieur Jacob OUEDRAOGO, Mle 25 645 L, Administrateur civil, 2ème classe, 11ème échelon, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso près la république du Sénégal (Dakar) ;
  • Monsieur Dieudonné Windewaouga Désiré SOUGOURI,              Mle 49 035 X, Ministre plénipotentiaire, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Ambassadeur, représentant permanent près la Confédération helvétique (Genève).
  • B.AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
  • Monsieur Debié BADO, Mle 59 705 P, Administrateur civil, 8ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
  • Monsieur Aguima Abdoulaziz YONLY, Mle 111 488 S, Commissaire principal de police, 13ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Police nationale du Bazega.
  • C.AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE
  • Monsieur Hyacinthe KABRE, Mle 112 473 J, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chef de département des finances et de la logistique du Secrétariat permanent des Ecoles et Centres de formation professionnelle de l’Etat.
  • D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE DE L’INNOVATION
  • Monsieur Issa TAPSOBA, Mle 111 049 P, est nommé Responsable du « Programme recherche scientifique et innovation », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la recherche scientifique et de l’innovation ;
  • Monsieur Saturnin BATIONO, Mle 212 347 R, est nommé Responsable du « Programme pilotage de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
  • Madame Palingwindé Ines Zoé Lydia ROUAMBA, Mle 241 739 Y, est nommée Responsable du « Programme services sociaux aux étudiants » cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale du Centre national de l’information et de l’orientation scolaire et professionnelle (CIOSPB) ;
  • Monsieur Louis SAWADOGO, Mle 218 607 S, est nommé Responsable du « Programme valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation » cumulativement avec ses fonctions de Chef de département Productions forestières de l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA) ;
  • Madame Bintou SESSOUMA, Mle 59 240 P, est nommée Responsable du « Programme enseignement supérieur » cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale de l’enseignement supérieur ;
  • Madame Afsata PARE/KABORE, Mle 26 211 H, Professeur titulaire en sciences de l’éducation, catégorie P, échelle 24, 1er échelon, est nommée Vice-présidente chargée de la professionnalisation et des relations Université-Entreprise de l’Université Norbert ZONGO de Koudougou ;
  • Monsieur Diakarya BARRO, Mle 56 008 E, Enseignant-Chercheur, Professeur titulaire, catégorie P1, est nommé Vice-président chargé des enseignements et des innovations pédagogiques à l’Université Ouaga II ;
  • Monsieur Ibrahim LY, Mle 541 852 U, Enseignant-Chercheur, Maître-assistant, catégorie P3, est nommé Chargé de missions du Centre universitaire polytechnique de Dori auprès de l’Université Ouaga II, avec rang de Vice-Président ;
  • Monsieur Issaka Joseph BOUSSIM, Mle 35 675 X, Professeur titulaire, catégorie P, classe exceptionnelle, 1er échelon, est nommé Chargé de missions du Centre universitaire polytechnique de Tenkodogo auprès de l’Université Ouaga II, avec rang de Vice-Président ;
  • Monsieur Jean-Marie DIPAMA, Mle 58 509 X, Professeur titulaire des universités, catégorie P, 2ème échelon, est nommé Chargé de missions de l’Université virtuelle, avec rang de Vice-Président.
  • E. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE
  • Monsieur Jean Francis SEMPORE, Ingénieur électricien, est nommé Secrétaire permanent de la Semaine des énergies et des énergies renouvelables d’Afrique (SEERA) ;
  • Monsieur Wend Panga Roger OUEDRAOGO, Mle 86 16 G, Ingénieur électromécanique, est nommé Secrétaire permanent de la planification du secteur de l’énergie.
  • F.AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT
  • Monsieur Gninkou Arsène DABIRE, Mle 130 481 F, Magistrat, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Chargé de missions, en remplacement de Monsieur Bousbila Daniel Wend-Panga KERE ;
  • Monsieur Pegdwendé Aimé Camille SOUBEIGA, Mle 214 905, Architecte urbaniste, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur général de l’architecture, de l’habitat et de la construction.
  • G.AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
  • Monsieur Alassane WAONGO, Mle 49 913 F, Professeur des lycées et collèges, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur général du Musée national.

III.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à des nominations d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

  • de l’Institut des hautes études internationales (INHEI) au titre du ministère des Affaires étrangères, de la coopération et des burkinabè de l’extérieur.
  • du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) au titre du ministère des Mines et des carrières.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement,

 

                     Rémis Fulgance DANDJINOU

                               Officier de l’ordre national

Transformation structurelle de l’Afrique : La CEA scelle une alliance avec les journalistes à Dakar

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Le présidium à l'ouverture de la réunion

La Commission économique pour l’Afrique (CEA), bras technique du système des Nations unies en matière de développement sur le continent, fait partie des institutions internationales qui portent en amont la cruciale et complexe question de la transformation  structurelle de l’Afrique. Pour mener à bien cette mission qui devrait in fine bénéficier aux peuples africains, le Bureau sous- régional pour l’Afrique de l’Ouest de la CEA, en collaboration avec la Commission de la CEDEAO, a organisé les 28 et 29 septembre 2017 à Dakar une réunion avec les journalistes de la région dans le but de les impliquer davantage sur la problématique. 

Dimitri Sanga, directeur du Bureau sous- régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique

Pour Dimitri Sanga, directeur du Bureau sous- régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique, notre continent a besoin d’une transformation structurelle et non d’un ajustement structurel.

Les Etats africains doivent sortir, explique-t-il, de la dépendance aux exportations et aller vers une transformation sur place de ces matières premières pour qu’il y ait une croissance porteuse, créatrice d’emplois pour les jeunes et génératrice de développement durable.

Ayant perçu très tôt cette nécessité, la CEA s’est lancée dans des  réformes dont la première vague visait à faire face aux difficiles perspectives économiques des années 90 sur le continent (faible croissance économique, conditions sociales déplorables, conflits etc.). Puis, il y a eu la vague de réformes de  2006 destinée à  aligner les travaux de la CEA avec les changements institutionnels et priorités de l’Union africaine.

«L’Afrique d’abord »

Le présidium à l’ouverture de la réunion

Plus que jamais, la CEA reste ouverte aux changements pour mieux s’adapter et répondre efficacement aux défis du continent.  «Le monde change… l’Afrique change… la CEA doit changer pour être pertinente et répondre aux priorités du continent!». Dans sa vision, la CEA ambitionne de devenir le ‘’Think Tank’’ dans le contexte de mondialisation: intégration économique accélérée et propulsée par les TIC, libéralisation du commerce et des marchés financiers, valeur ajoutée des produits de la connaissance, et création des chaines de valeurs mondiales.

«L’Afrique d’abord!», c’est le slogan de la CEA. Dans cette perspective, la croissance doit profiter avant tout aux Africains et provenir des efforts des Africains selon leurs priorités. Mais, l’on ne saurait y parvenir sans une réelle appropriation des processus ou mécanismes de production.

Plus de 20 profils pays déjà réalisés

C’est pourquoi, la CEA, la plus vieille organisation onusienne en Afrique (la CEA a été créée en 1958) , travaille avec les Etats à la planification du développement ; à la production et utilisation des statistiques et à la négociation des contrats.

En termes de productions de données économiques sur les Etats, la CEA a déjà produit plus d’une vingtaine de profils pays et ambitionne d’en produire pour le reste des Etats. Et ce sont ces données qui permettront de planifier efficacement le développement.

Plaidoyers auprès des journalistes pour servir les intérêts des peuples

Les journalistes sont venus des 15 pays de la CEDEAO

En organisant les 28 et 29 septembre 2017 une rencontre avec une trentaine de journalistes économiques venus des 15 Etats de la CEDEAO, le Bureau sous- régional pour l’Afrique de l’Ouest voulait solliciter davantage leur implication sur la transformation de l’Afrique qui ne devrait pas être seulement une affaire des cadres de la CEA. «Car, il s’agit in fine de servir les intérêts des peuples africains», soutient Dr Dimitri Sanga.

Plaidant lui aussi pour une implication des hommes de médias, Jim Ocitti, directeur de la division information et gestion de connaissances de la CEA à Addis Abeba, a estimé aussi que les journalistes pouvaient aussi jouer ici  un rôle important comme ils le font déjà dans d’autres domaines.

La main tendue saisie

La main tendue des responsables de la CEA a été saisie par les 30 journalistes ouest-africains qui traitent des questions économiques dans leurs rédactions.

«En tant que journaliste, nous avons souvent besoin de sources d’information disponibles, ce qui fait souvent défaut dans nos pays. Mais, là nous avons une structure qui est disposée à répondre à nos sollicitations. En tant que journalistes, nous ne pouvons cracher dessus», s’est félicité Koffi Ya David du quotidien Fraternité Matin de Côte d’Ivoire.

«Cela a toujours été un de mes combats au Libéria : la spécialisation des journalistes. La présente initiative nous permet de tendre davantage vers là. Et je m’en félicite», a ajouté pour sa part Bortue de Heritage Newspaper du Libéria. Il en est finalement résulté un Réseau des journalistes économiques de l’Afrique de l’Ouest. Ce qui répond évidemment aux attentes des responsables du Bureau Afrique de l’Ouest de la CEA.

Comme bras régional de l’ONU, le Bureau sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, a entre autres pour missions, de contribuer à relever les défis liés au développement du continent : promouvoir le développement économique et social du continent ; appuyer les efforts d’intégration régionale et promouvoir la coopération pour le développement économique et social de l’Afrique.

Grégoire B. Bazié, De retour de Dakar

Burkina Demain

 

Education dans le monde : La Banque mondiale met en garde contre «une crise de l’apprentissage»

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Ce communiqué de la Banque mondiale est relatif à son rapport sur le développement dans le monde 2018  qui appelle à mettre davantage l’accent sur les évaluations et à fonder l’action sur des données factuelles. Rapport rendu  public le 26 septembre dernier à Washington.

«La Banque mondiale met en garde contre une « crise de l’apprentissage» dans l’éducation mondiale

Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, des millions de jeunes élèves courent le risque de rater des opportunités et de percevoir de bas salaires plus tard dans la vie parce que leurs écoles primaires et secondaires ne parviennent pas à leur donner l’éducation dont ils ont besoin pour réussir. Mettant en garde contre une « crise de l’apprentissage » dans l’éducation mondiale, un nouveau rapport de la Banque mondiale soutient que sans apprentissage, la scolarisation n’est pas seulement une occasion manquée, elle est également une grosse injustice pour les enfants et les jeunes du monde entier.

Le Rapport sur le développement dans le monde 2018 : « Apprendre pour réaliser la promesse de l’éducation » fait valoir que sans apprentissage, l’éducation ne pourra pas réaliser sa promesse d’élimination de la pauvreté et de promotion des mêmes chances et d’une prospérité partagée pour tous. Même après avoir passé plusieurs années sur les bancs de l’école, des millions d’enfants ne peuvent ni lire, ni écrire, ni effectuer des opérations de mathématiques élémentaires. Cette crise de l’apprentissage élargit les disparités sociales au lieu de les rétrécir. Les jeunes élèves déjà défavorisés par la pauvreté, les conflits, leur genre ou un handicap entrent dans la vie adulte sans avoir acquis ne seraient-ce que les compétences de base.

Pour le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim, « cette crise de l’apprentissage est d’ordre moral et économique. Lorsqu’elle est fournie de manière satisfaisante, l’éducation fait entrevoir la perspective d’un emploi, de meilleurs revenus et d’une existence en bonne santé et à l’abri de la pauvreté pour les jeunes. Pour la communauté, elle stimule l’innovation, renforce les institutions et consolide la cohésion sociale. Mais ces bienfaits dépendent des connaissances acquises ; et sans apprentissage, la scolarisation est une occasion manquée. Pire encore, elle est une grosse injustice : les enfants les plus défavorisés de la société sont ceux qui ont le plus besoin d’une bonne éducation pour réussir dans la vie ».

Le rapport recommande des mesures concrètes pour aider les pays en développement à résoudre cette terrible crise de l’apprentissage en renforçant les évaluations des acquis scolaires ; en s’appuyant sur les données concernant ce qui marche et ce qui ne marche pas pour orienter les décisions dans le domaine de l’éducation ; et en impulsant une forte dynamique sociale dans le but de susciter une réforme visant à mettre l’objectif « d’apprentissage pour tous » au centre de l’éducation.

Selon le rapport, lorsqu’on a demandé récemment à des élèves de troisième année du primaire au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda de lire en anglais ou en swahili une phrase du genre « le nom du chien est Fido », trois quarts n’ont pas compris ce que cela voulait dire. Dans les campagnes indiennes, près de trois quarts des élèves de troisième année du primaire n’ont pas pu faire une opération de soustraction à deux chiffres comme dans « 46 – 17 ». En cinquième année du primaire, la moitié en était toujours incapable. Bien que les compétences des Brésiliens âgés de 15 ans se soient améliorées, vu leur rythme actuel d’évolution, ils n’atteindront pas la note moyenne en mathématiques des pays riches avant 75 ans, et il leur faudra 263 ans pour la lecture.

Encore que ces chiffres ne tiennent pas compte des 260 millions d’enfants qui, du fait de conflits, de discriminations, de handicaps et d’autres obstacles, ne sont inscrits ni dans le primaire ni dans le secondaire.

Bien que tous les pays en développement n’affichent pas des résultats aussi déprimants, beaucoup sont largement à la traine de ce qu’ils ambitionnent. Des évaluations internationales de référence en matière de lecture, de calcul et d’écriture révèlent que les notes de l’élève moyen d’un pays pauvre sont inférieures à celles de 95 % des élèves de pays à revenu élevé — ce qui signifie qu’un tel élève serait admis à un programme de remise à niveau dans un pays à revenu élevé. De nombreux élèves affichant d’excellentes performances dans certains pays à revenu intermédiaire — garçons et filles se classant dans le quartile supérieur de leur cohorte — se retrouveraient dans le quartile inférieur des élèves d’un pays plus riche.

Rédigé par une équipe dirigée par Deon Filmer et Halsey Rogers, économistes principaux à la Banque mondiale, ce rapport pointe les éléments déterminants du déficit d’apprentissage en faisant ressortir non seulement les manifestations de la rupture entre l’enseignement et l’apprentissage dans un trop grand nombre d’établissements scolaires, mais aussi les facteurs politiques plus profonds qui font perdurer cette situation.

Il est possible de réaliser des progrès importants

Le rapport révèle que lorsque « l’apprentissage pour tous » devient une priorité pour les pays et leurs dirigeants, on peut améliorer considérablement les normes en matière d’éducation. À titre d’illustration, la Corée du Sud est parvenue en 1995 à une scolarisation universelle dans un système d’enseignement de qualité jusqu’au secondaire – sesjeunes étant classés au plus haut niveau par les évaluations internationales des performances scolaires – alors qu’elle était déchirée par la guerre et avait un très faible taux d’alphabétisation au début des années 50. Les résultats du Viet Nam à un test de suivi des acquis des élèves du second cycle du secondaire en mathématiques, science et lecture de l’OCDE (dénommé PISA)réalisé en 2012 ont montré que ses jeunes de 15 ans avaient le même niveau que ceux d’Allemagne, alors même que le Viet Nam est un pays nettement plus pauvre.
Grâce à une action concertée des pouvoirs publics, le Pérou a enregistré l’un des taux de croissance les plus rapides des résultats scolaires globaux entre 2009 et 2015. Dans plusieurs pays comme le Libéria, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et Tonga, la lecture dans les premières classes du primaire s’est considérablement améliorée en un temps record moyennant des actions ciblées reposant sur des données factuelles et des preuves solides.

« Le seul moyen de faire des progrès est de “rechercher la vérité à partir des faits”. Si nous nous y employons, nous trouverons que les faits concernant l’éducation révèlent une triste réalité. Pour un trop grand nombre d’enfants, scolarisation n’est pas synonyme d’apprentissage », déclare l’économiste en chef de la Banque mondiale, Paul Romer.

S’appuyant sur des données factuelles et des conseils recueillis durant des consultations approfondies menées dans 20 pays et associant des représentants de l’administration, d’organismes d’aide au développement, d’instituts de recherche, d’OSC et du secteur privé, le rapport énonce trois approches stratégiques :

Premièrement : apprécier les acquis pour faire de l’apprentissage un objectif sérieux.

Seule la moitié des pays dispose de critères d’appréciation permettant d’évaluer les acquis à la fin du primaire et du premier cycle du secondaire. Des évaluations bien conçues peuvent aider les enseignants à orienter les élèves, améliorer la gestion du système et amener la société à s’intéresser à l’apprentissage. Ces évaluations sont de nature à éclairer les choix stratégiques, mesurer les progrès et identifier les enfants à la traine.

Deuxièmement : mettre l’école au service de l’ensemble des apprenants.

Uniformiser les règles du jeu en réduisant le retard de croissance et en favorisant le développement des fonctions cérébrales par la nutrition et la stimulation précoces afin que les enfants soient disposés à apprendre au moment où ils commencent l’école. Attirer des talents dans l’enseignement et entretenir leur motivation en offrant aux enseignants une formation adaptée qui est renforcée par le concours de mentors. Déployer des technologies qui permettent aux enseignants d’enseigner en tenant compte du niveau de l’élève et renforcer les capacités de gestion des établissements scolaires, notamment celles des directeurs d’école.

Troisièmement, mobiliser tous ceux qui ont un intérêt dans l’apprentissage.

Recourir à l’information et aux indicateurs pour mobiliser les citoyens, accroître l’éthique de responsabilité et créer une volonté politique en faveur de la réforme de l’éducation. Associer les parties concernées, y compris les milieux d’affaires, à toutes les étapes de la réforme, de sa conception à sa mise en œuvre.

« Les pays en développement sont loin du niveau auquel ils devraient se trouveren matière d’apprentissage. Beaucoup n’y consacrent pas suffisamment de moyens financiers, et la majeure partie doit investir plus efficacement. Mais il ne s’agit pas simplement d’argent : les pays doivent aussi investir dans les capacités des institutions et des individus chargés d’éduquer nos enfants », affirme Jaime Saavedra, un ancien ministre de l’Éducation au Pérou désormais directeur principal pour l’éducation à la Banque mondiale. « Une réforme de l’éducation est nécessaire d’urgence et demande de la persévérance et un alignement politique de la part des pouvoirs publics, des médias, des entrepreneurs, des enseignants, des parents et des élèves. Tous doivent valoriser et exiger un apprentissage de meilleure qualité.»

Contacts :

À Washington :Phillip Hay+1 (202) 473-1796, Mobile : +1 (202) 492-7238, phay@worldbank.org

Patricia da Camara +1 (202) 473-4019, Mobile : +1 (202) 290-6845, pdacamara@worldbankgroup.org

Pour consulter le nouveau rapport, rendez-vous sur :

Le Mogho Naba lauréat du prix de l’intégrité du SITHO

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Le Mogho Naba, empereur des Mossé

La 12e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) a refermé ses portes ce dimanche 1er octobre 2017. La cérémonie de clôture s’est déroulée au pavillon vert du SIAO avec la remise de trophée aux différents lauréats. Le prix de la promotion de l’intégrité est revenu au Mogho Naaba.

C’est au tour d’un dîner gala que s’est effectuée la clôture du SITHO 2017.  Les moments forts de cette cérémonie était sans doute la remise des trophées. Mais bien avant d’y arriver, des recommandations ont été faites dans le but d’améliorer les prochaines éditions.

Fierté de la Nation

Des recommandations contenues dans la déclaration du SITHO 2017 a été lue par Sidi Traoré. On peut retenir entre autre l’invite aux acteurs du secteur du tourisme à œuvrer pour l’adoption et la mise en œuvre d’une stratégie de développement du tourisme interne au Burkina Faso. L’invite aux  autorités du pays à impulser la dynamique du tourisme interne en visitant régulièrement les sites du patrimoine touristiques national.

Face à ces recommandations, le ministre de la culture, des arts et du tourisme Tahirou Barry a rassuré que « nous allons travailler à les mettre en œuvre pour que les valeurs qui constituent la fierté de notre nation soient ancrées de façon forte dans nos mœurs et nos pratiques».

Prix du meilleur stand à la Côte d’Ivoire

Des prix  ont été décernés aux meilleurs stands tenus par les régions ou les pays. Le prix du meilleur stand dans la catégorie pays a été décerné à la Côte d’Ivoire. Quant à la catégorie des régions, elle est allée à la région de l’Est. Au niveau des stands  professionnels, c’est l’hôtel Laafi  qui a été le meilleur. Jean-Baptiste Zongo, lui, est le meilleur guide de tourisme.

Le directeur régional de la culture des arts et du tourisme de l’Est,  Eric Sawadogo a traduit toute la fierté de sa région à recevoir ce prix. Pour lui, cela montre que « l’Est est la meilleure région touristique ».  Et de conclure que ce prix est une « fierté pour les acteurs touristiques de la région ».

Joachim Batao

Burkina Demain

Le Mogho Naba, empereur des Mossé

SITHO 2017 : Les participants pour une stratégie de développement du tourisme interne au Burkina

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Dans la présente Déclaration dite de Ouagadougou, les participants à la 12e édition du Salon international du tourisme de Ouagadougou (SITHO), invitent tous les acteurs du secteur du tourisme à œuvrer pour l’adoption et la mise en œuvre d’une stratégie de développement du tourisme interne au Burkina Faso et engagent  les plus hautes autorités du pays à impulser la dynamique du tourisme interne.

 Nous, participants au colloque international de la 12ème édition du Salon International du Tourisme et de l’Hôtellerie de Ouagadougou (SITHO2017) tenu sous le thème « Tourisme interne : enjeux et défis », à Ouagadougou du 29 septembre au 1er octobre 2017, félicitons le Comité national d’organisation pour la tenue de ce colloque et le choix pertinent du thème.

Nous reconnaissons les efforts déployés par les acteurs du secteur du tourisme pour le développement du tourisme interne au Burkina Faso.

Nous considérons que face à la baisse du tourisme récepteur du fait du contexte sécuritaire actuel de notre sous-région, la meilleure alternative reste et demeure le développement du tourisme interne.

Nous sommes convaincus que le patrimoine touristique burkinabè regorge de nombreux sites et manifestations culturelles traditionnelles qui méritent d’être mieux connus des Burkinabè.

Nous invitons tous les acteurs du secteur du tourisme à œuvrer pour l’adoption et la mise en œuvre d’une stratégie de développement du tourisme interne au Burkina Faso. Nous engageons par ailleurs les plus Hautes Autorités du pays à impulser la dynamique du tourisme interne en visitant régulièrement les sites du patrimoine touristiques national.

Nous sommes conscients que le développement du tourisme nécessite des investissements importants pour la protection, l’accessibilité et l’attractivité des sites touristiques.

Nous invitons le Gouvernement et les opérateurs privés du secteur du tourisme à investir dans l’aménagement ainsi que dans tout autre domaine à même de renforcer l’attractivité des sites touristiques.

Nous rappelons que les valeurs culturelles communes partagée par les Burkinabè telles que l’intégrité, la solidarité, le respect, l’hospitalité, la générosité sont des valeurs à sauvegarder et à transmettre aux jeunes générations.

Nous sommes convaincus que les valeurs de l’hospitalité, qui se manifestent notamment à travers les traditions d’accueil dans les communautés du Burkina Faso constituent une marque de l’identité Burkinabè qui doit être valorisée et promue.

Nous invitons les plus Hautes Autorités à œuvrer à la préservation de la tradition du Zom koom en la maintenant dans le protocole d’Etat pour l’accueil des hôtes de marques du Burkina Faso. Nous invitons par ailleurs les professionnels du tourisme à intégrer cette tradition dans l’accueil de leurs clients. Nous invitons enfin les autorités du Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme à envisager, à court terme, l’inscription de cet élément du patrimoine culturel des communautés du Burkina Faso sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Nous nous engageons à veiller à la mise en œuvre et au suivi de la présente Déclaration.

Ouagadougou, le 1er octobre 2017

Les participants

SITHO 2017 : Fortunes diverses pour les exposants ivoiriens et togolais

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A jour-1, de la clôture de la 12e édition du Salon international de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), l’affluence des visiteurs apparait le point noir durant les quelques heures que nous avons passé sur le site. Certains exposants pointent du doigt l’insuffisance de communication liée à la mobilisation et la question sécuritaire. 

Le SITHO est une occasion pour les exposants nationaux et non nationaux de faire découvrir les richesses culturelles et touristiques de leur région ou de leur pays. C’est donc une occasion à ne manquer pour vendre sa culture aux yeux des exposants.

Mais le constat que nous avons fait, et de l’avis de certains exposants, la 12e édition ne restera pas dans leur mémoire en matière d’affluence et de visiteurs.

Hamidou Belem, directeur régional de la culture des arts et du tourisme de la région du Sahel explique que cette désertion des visiteurs s’explique par la situation sécuritaire du pays. Le terrorisme ne fait pas peur qu’aux expatriés, même les nationaux commencent à éviter les milieux de grande affluence, a-t-il affirmé.

« Je suis un peu déçue »

Bienvenue Dodo, artiste comédienne et technicienne à l’office ivoirienne de tourisme

Au stand Ivoirien où nous avons rencontré Bienvenue Dodo, artiste comédienne et technicienne à l’office ivoirienne de tourisme, l’affluence n’y était pas. Pour elle, l’année passée était meilleure que cette année. Elle pointe du doigt une insuffisance de communication.

« A deux ans de participation je trouve que l’année passée c’était mieux organisée que cette année », dit-elle. « Je m’attendais à voir plus de pays. C’est dommage qu’il n’y ait pas assez de pays ». Elle trouve que la stratégie de communication à fait défaut. C’est comme s’il n’y a pas eu de communication pour un si grand salon, a-t-elle ajouté. Et de lancer : «J’espère que l’année prochaine ils vont faire mieux ». Toutefois, elle reconnait que le stand ivoirien reçoit du monde mais « je sais qu’on peut recevoir plus que ça et vraiment je suis un peu déçue » a-t-elle conclu, tout en saluant les dispositions sécuritaires du salon.

Le Togo toujours au rendez-vous

Si on assiste à des notes d’insatisfaction chez certain exposants, le Togo quant à lui pense que la destination Togo a été bien vendue au cours de cette édition. Pour Kossi Wowui du ministère du tourisme de Togo, le SITHO est une tribune qui permet à son pays d’exposer ses atouts touristiques. Le Togo est présente au SITHO depuis la 1ère édition.

Selon lui, l’exposition togolaise ne manque pas d’affluence. « Nous avons une belle affluence » a-t-il déclaré. Les visiteurs burkinabè et celle de la région ouest Africain sont les grands visiteurs du stand togolais a précisé Kossi.

Il a également salué le thème « tourisme interne » de cette 12e édition du salon car pour lui,  le tourisme de la zone ouest africaine à longtemps été tournée vers la clientèle occidentale. Il pense qu’il faut promouvoir le tourisme interne  afin de permettre une bonne connaissance des pays. Il trouve même que « si vous ne connaissez pas votre pays, vous ne pouvez pas être un bon ambassadeur de votre culture à l’extérieur ».

Joachim Batao

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Libération des généraux Bassolé et Diendéré : L’union provinciale des commerçants du Kadiogo s’y oppose

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Les responsables des commerçants du Kadiogo dont le président Boubakar Koanda -micro-

L’union provinciale des commerçants du secteur informel et ouvriers du Kadiogo a tenu une conférence de presse ce samedi 30 septembre 2017 à Ouagadougou. L’objectif était d’exprimer leur désaccord face la demande de mise en liberté des généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé formulée par le collectif des associations des commerçants du Kadiogo et apporter leur soutien au gouvernement.

Les responsables des commerçants du Kadiogo dont le président Boubakar Koanda -micro-

Les commerçants du Kadiogo ne savent pas seulement faire que du commerce. Ils savent aussi faire de la politique, et mieux se mettre en costume de juriste sur des questions de libération ou non d’acteurs politiques.

C’est du reste, ce à quoi on assiste ces derniers temps au sein des commerçants de Ouagadougou. Le 21 septembre passé, le collectif des associations de commerçants et ouvriers du Kadiogo tenait une conférence de presse pour demander la libération de Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé. Neuf jours après, c’est – à dire ce 30 septembre, c’est au tour de l’Union provinciale des commerçants du secteur informel et ouvriers du Kadiogo d’abandonner boutiques et magasins pour contre attaquer l’autre camp par le biais de la presse.

«Une campagne de diabolisation des autorités»

Dans la déclaration lue par le président de l’Union Koanda Boubakar, pas question de libérer les deux généraux. De même, il faut laisser la justice faire son travail dit-il. Aussi, il accuse le collectif de mener une « campagne de diabolisation des autorité ». Pour ces commerçants, les burkinabè doivent « défendre les intérêts suprêmes de la république contre les manœuvres dilatoire des nostalgiques du régime déchu ».

L’union provinciale prévoit durcir le ton, si l’autre camp continue de remettre en cause les efforts du gouvernement pour l’économie et l’indépendance de la justice.

Joachim Batao

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Energies renouvelables au Burkina : Le jatropha curcas, source de bio-carburants durable

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Le présidium à l'ouverture de la formation

Les responsables de l’unité de coordination du projet jatropha ont organisé vendredi dernier à Ouagadougou,  une rencontre d’information et de formation des hommes et femmes de médias sur la promotion du jatropha curcas comme source de bio-carburants durable au Burkina Faso. Il s’est agi de réunir ces acteurs clé de la communication pour partager avec eux les objectifs du projet et puis surtout définir les différentes stratégies de sa relance.

Le présidium à l’ouverture de la formation

Jean de Dieu Yaméogo, coordonnateur du projet jatropha curcas a expliqué que cette rencontre avec la presse a pour but d’aider le projet à « être plus visible et à obtenir l’adhésion des populations ». Pour cela, il est nécessaire de réunir « les médias ce matin pour partager avec eux les objectifs du projet jatropha et puis surtout voir comment relancer le projet qui est en berne depuis quelques années ».

Cette initiative revêt une importance capitale selon le coordonnateur en ce sens qu’elle va permettre aux communicateurs d’acquérir les « éléments essentiels », afin de« porter l’information sur les usages du jatropha et ses vertus aux producteurs. Ainsi, une fois que« les opportunités du jatropha seront connues » de ces derniers (producteurs), «pourront adhérer » plus aisément au projet. « C’est pour ça que nous avons voulu qu’avec les médias, qui sont un canal sûr entre nous et les producteurs, puissions partager les éléments sur les vertus du jatropha, puis toutes les informations y relatives et le projet effectivement pour que nous puissions ensemble voir comment nous pouvons collaborer et travailler ensemble », foi de Yaméogo.

L’unité de coordination du projet attend des journalistes qu’ils puissent transmettre l’information, qu’ils puissent la relayer sur les bienfaits du jatropha et que les populations puissent adhérer.« Ce sont des activités d’information et de sensibilisation qu’elle attend d’eux surtout », a laissé entendre le coordonnateur.

Les différentes activités menées pour relancer le projet

L’une des premières activités phare que le projet a menée a été de fournir des plants aux producteurs. C’est-à-dire pour regarnir leurs champs, pour ceux qui ont des plants qui ne donnent plus ou qui n’ont pas été entretenus et d’autres pour qu’ils puissent commencer la production.

Aussi, avec le partenaire stratégique qu’est le Belwet, 250000 plants ont été mis à la disposition des agriculteurs cette année pour qu’ils puissent commencer la production, a précisé le patron du projet, tout enreconnaissant néanmoins que la demande était un peu plus forte. Mais toutefois, a-t-il affirmé, que le projet envisage l’année prochaine mener une opération beaucoup plus consistante et voire même fournir aux agriculteurs des équipements de pressage et autres.

Promouvoir le jatropha curcas comme source de bio-carburants durable au Burkina Faso

La récente crise énergétique qu’a connue le monde entier, a conduit des pays comme le nôtre à explorer des alternatives à sa dépendance aux énergies fossiles. Et c’est ainsi qu’est né le projet de « promotion du Jatropha Curcas comme source d’agro-carburants durable au Burkina Faso ». Il s’inscrit dans le cadre défini par  les politiques nationales en matière d’énergie et de développement des filières agricoles avec pour but principal, la réduction des émissions de gaz à effet de serre(GES). L’Etat burkinabè, soutenu par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a mis en place ce projet dans l’optique de réduire la fracture énergétique surtout en milieu rural. Ainsi, dans sa mise en œuvre, il permettra l’atteinte de divers objectifs à savoir la satisfaction des besoins énergétiques du pays, la création d’opportunités de développement local, l’amélioration des conditions de vie et la lutte contre la pauvreté en milieu rural, la protection de l’environnement et de la biodiversité, ainsi que la promotion du développement durable.

Pour l’atteinte de ces objectifs, l’unité de coordination a adopté deux stratégies : une pour le développement de la filière jatropha et l’autre sur la communication. Le présent atelier participe de la deuxième, a révélé Jean de Dieu Yaméogo.

Les différents usages du jatropha curcas

Le Pr Makido Ouédraogo, enseignant-chercheur dans le domaine du jatropha a expliqué que ce végétal est une « matière première incontournable dans l’industrie pharmaceutique traditionnelle. Car la liste de maladies qu’il soigneest très longue (de l’égratignure simple aux maladies mystiques !) ». Aussi, a-t-il ajouté, aucun organe d’aucune partie n’est épargnée : feuilles ; branches / rameaux ;  racines ; fleurs ; fruits entiers ; péricarpes ; coques ; amendes …

De plus, les huiles obtenues des graines peuvent être utilisées pour la fabrication des bio-carburants tels que les biodiesels destinés au transport et la production de l’électricité ; la fabrication des savons, etc. Le bois du Jatropha est utilisé par les vieilles femmes pour le feu.

Par ailleurs, les péricarpes et coques peuvent être utilisés pour produire de la chaleur (Feu) ainsi que de fumure organique dans les champs.

D’autre part, le Pr a souligné que la plupart des plantes alimentaires, basses et/ou hautes, peuvent être cultivées en association avec le jatropha curcas pour peu que les producteurs respectent et suivent les consignes données par les techniciens en la matière. Cette association augmente très nettement le rendement.

Enfin, M Ouédraogo a mentionné que les plants du jatropha peuvent aussi être utilisés comme haies de protection, d’isolation et même de délimitation foncière ou de couloir à bétail.

La cérémonie d’ouverture de l’atelier a connu la présence effective de LarléNaaba Tigré, promoteur du projet Belwet et partenaire stratégique du projet jatropha curcas. Il a remercié l’unité de coordination du projet pour l’initiative combien salutaire et a invité les médias s’impliquer d’avantage dans la visibilité du projet de par les producteurs afin de susciter leur adhésion. Ce qui contribuera certainement au bien-être de tous au Burkina Faso

Mathias Lompo / Abdoul Salam Ouédraogo

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Réo : ville morte pour exiger la libération de Djibril Bassolé

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Les jeunes, répondant à l’appel de la jeunesse de la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA) de Réo, sont sortis massivement ce 29 novembre 2017 pour faire de Réo « une ville morte ». Il s’agit pour eux, de manifester contre 730 jours d’incarcération de leur leader et frère Djibril Bassolé par la justice militaire. Exposé de la situation d’incarcération, marche et remise de déclaration à la gouverneur de la région ont été les moments forts de cette journée marquant l’an 2 de la détention du président de la NAFA.

29 novembre 2015-29 novembre 2017, cela fait deux ans que le général Djibril Bassolé est incarcéré à la justice militaire pour son supposé implication dans l’affaire du putsch manqué du 16 novembre 2015. Pour ces partisans, en particulier la jeunesse de la ville de Réo, cette incarcération est un acharnement contre un candidat politique redoutable par les tenants du pouvoir actuel.

C’est donc pour marquer leur désapprobation à cette détention qu’il qualifie d’arbitraire qu’une marche dénommée « ville morte » a été organisée ce jour anniversaire de son incarcération.

L’avis du groupe de travail des Nations-unies

Lazare Bamouni, prenant la parole au nom de la jeunesse de la commune à traduit l’engagement de lui et ses camarades à dire non « aux manœuvres politiciennes du pouvoir en place et exigeons la libération immédiate de Djibril Bassolé ». Pour lui, il n’est plus question de demander le jugement de leur président mais plutôt sa libération. Car dit-il, le Burkina Faso devrait exécuter la décision de mise en liberté contenue dans l’avis du groupe de travail des nations unies.

Les premiers responsables du parti, présent à cette manifestation disent être venus pour apporter leur soutien au combat de la jeunesse de Réo. Selon le président par intérim du parti, Dicko Mamadou, c’est parce que leurs adversaires politiques ont peur de la « force de frappe politique » de Djibril qu’ils font tout pour le maintenir en prison.

Avant la marche proprement dite, la jeunes de Réo, réuni à la maison de la femme ont eu droit à un exposé de la situation d’avancement du dossier devant la justice par le responsable des relations extérieures du parti Aziz Dabo.

Commerces fermés

Aussi,  se fondant sur les différentes missions de résolution de crise que leur leader a conduite il a affirmé que « s’il a pu faire faire restaurer la paix dans des pays étrangers ce n’est pas dans le sien qu’il mettra du feu ».

On a pu constater également que de nombreux commerces étaient fermés. Le grand marché de Réo, était pratiquement vide. Excepté quelques vendeuses de condiments que nous rencontrés quelques heures avant la marches. Elles ont confié, venir vendre à attendant l’heure de la marche.

Après quelques temps de marche, les manifestants se sont rendus au gouvernorat de Réo pour remettre leur déclaration à la gouverneur. Avant la lecture suivie de la remise, c’est le représentant des anciens de la NAFA de Réo qui à émis le cri de cœur des pères de voir libérer Djibril. Il a appelé le président du Faso à faire entendre sa voix en libérant « notre fils ».

Joachim Batao

Burkina Demain

Gouvernance des ressources naturelles : Le Burkina classé 20e sur 81 pays évalués

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Evelyne Tsagué, co-directrice Afrique du NRGI

La co-directrice Afrique du « Natural Resource Gouvernance Institute » (NRGI) a présenté ce mercredi, 27 septembre 2017 à Ouagadougou, le rapport 2017 de son institut sur l’indice de gouvernance des ressources naturelles aux parties prenantes (acteurs de la société civile, médias, universitaires, ONG, etc.) pour appréciation et susciter leur implication multiforme dans l’amélioration de la gouvernance des ressources naturelles au niveau du Burkina.

Evelyne Tsagué, co-directrice Afrique du NRGI

Lors de la présentation du rapport 2017 de son institut sur l’indice de gouvernance des ressources naturelles aux parties prenantes du Burkina, Evelyne Tsagué, co-directrice Afrique du NRGI a expliqué que « l’indice est un outil qui évalue la manière dont les pays riches en matières naturelles (mines, pétrole, gaz) gèrent leurs richesses. Donc, c’est un outil d’évaluation des défis liés à la gestion du secteur, mais aussi d’identification de domaines qui nécessitent encore qu’un accent soit mis pour améliorer les pratiques de transparence, les pratiques de redevabilité et les mécanismes de contrôle. Le Burkina se classe à la 20ème place sur 81 pays évalués et donc, ce résultat du Burkina montre des progrès importants en matière d’adoption des textes et de la règlementation. Il montre également que le pays a pris des engagements pour la transparence entre la gestion du secteur, la publication du contrat, la limitation des conflits d’intérêts, la publication des informations sur le processus d’acquisition et de titres miniers, etc. Ce sont des progrès assez importants en matière de pratiques de législations qui sont adoptées par le pays ».

Pour un meilleur score du Burkina aux prochaines évaluations

La co-directrice a expliqué que les défis à améliorer portent d’abord au niveau de « l’impact de la gestion du secteur minier au niveau local. Ces défis passent par la publication des études d’impacts environnementaux, des plans de gestion des impacts environnementaux. La législation est assez claire là-dessus. Elle est favorable à la publication de ces documents. Mais ces documents ne sont pas toujours disponibles et ne permettent pas aux populations riveraines qui sont fortement impactées par l’exploitation minière d’apprécier les mesures qui sont prises par les entreprises pour les impacts sur la population. Doc, nous encourageons le pays à rendre disponibles ces documents pour que la population s’en serve pour faire des activités de suivi et s’assurer que les entreprises respectent leurs obligations ».

Ensuite, elle a laissé entendre que « un des points également sur lequel le pays doit mettre un accent porte sur la question des transferts infranationaux. Il y a une législation qui existe, des transferts infranationaux sont faits et les populations devraient savoir comment l’argent qui est transféré au niveau local est géré. Donc, il y a un besoin de réaliser des audits sur les transferts faits au niveau local. Et de plus en plus, les pays sont encouragés à adopter des politiques de publication des données en format ouvert pour faciliter leur utilisation et leur exploitation par des chercheurs, par des universitaires et par des politiques.  Et donc, le Burkina s’est engagé à mettre en œuvre cette politique de données ouvertes. Il faut maintenant passer à son application, à son entrée effective ».

Enfin, sur la question de la lutte contre les conflits d’intérêts également, elle a expliqué que « dans le secteur, le pays s’est engagé à divulguer des informations sur les propriétaires réels. L’engagement, il est réel. Maintenant, il faut passer à la phase pratique pour publier dans le cadre de  l’initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) ces informations ou à travers d’autres mécanismes. L’ITIE, aujourd’hui, représente une réelle opportunité pour améliorer de manière significative le score du Burkina. Donc, nous encourageons les parties prenantes l’ITIE à aider le pays à progresser sur son score, surtout sur la composante pratique parce qu’au niveau des lois, elles sont en place ».

Des écarts imports observés entre l’existence des lois et leur effectivité

L’hôte du jour a révélé que « l’indice n’apprécie pas nécessairement la qualité de la loi, la qualité de la politique minière par exemple, l’indice constate l’existence de la loi. Et nous encourageons les pays à rendre effectives les dispositions légales parce que l’indice a constaté un écart important entre l’existence de la loi et son effectivité. Cet écart au niveau global est d’environ 09 points, mais au niveau de l’Afrique, dans beaucoup de pays d’Afrique, il est de plus de 20 points, ce qui est assez significatif. Donc, les pays sont encouragés à respecter leurs propres lois.

Mathias Lompo

Burkina Demain