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Protection de l’environnement : l’éco-village de Rawilegré joue sa partition à merveille !

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Au cours de la visite

En marge de la commémoration de la journée mondiale de lutte contre la désertification, le ministre en charge de l’environnement Batio Nestor  Bassière s’est rendu dans l’éco- village de Rawilegré le 16 juin 2017.

Le ministre Bassière à l’issue de la visite

Le ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique Batio Bassière, a effectué une excursion dans le village de Rawilegré dans la commune rurale de Komsilga. Cette sortie avait pour objectif de visiter les sites et réalisations  environnementaux du village.

Rawilegré, un des 2000 éco-village du Burkina

Au cours de la visite

Après les salutations et les souhaits de bienvenue par le représentant du village, le départ de la visite guidée fut entamé.  Première étape, le site abritant la pépinière du patriarche du village. Là, les explications sont données par Zoungrana Boukaré, gérant du site.

Après avoir énuméré les différentes plantes contenues dans son jardin, il a indiqué que cette activité de jardinage revêt un double avantage. D’abord elle contribue à la promotion de plantation d’arbres mais et surtout a permis de freiner l’exode de la population du village vers la Côte d’Ivoire.

Par la suite, plusieurs concessions dont les particularités résident dans l’ « approche ménage » ont été visitées. Il s’agit de ménage, dans lequel l’on trouve un espace composé d’un jardin, d’une digue de retenue d’eau et des plantes.

Non loin de là, s’érige sur une superficie de trois hectares ce qu’on appelle « la forêt du village ». Selon les explications du guide, elle date de 50 ans. Un peu plus loin, il est présenté au ministre un site aménagé pour une pisciculture mais qui peine à voir le jour pour faute de moyen financier. A côté, sont exposées des ruches traditionnelles savamment conçues pour attirer les abeilles.

Si a vu d’œil du visiteur, ce village ne semble rien manqué, les populations eux ont exposés deux principales difficultés à leur hôte du jour. Il s’agit de la question d’eau, principale ressource pour mener à bien leurs activités et celle de la route d’accès au village.

L’Etat a une obligation morale d’apporter sa contribution

Après la visite, le ministre a salué l’exemple du village dans la préservation de l’environnement. Il a déclaré que le « village a déjà fait sa part dans la protection de l’environnement et l’Etat à une obligation morale d’apporter sa contribution ». Il a promis revenir dans le village « pour échanger avec la population afin d’adapter ce village aux réalités des 2000 éco-villages du Burkina Faso ».

Issouf Nikiema, maire de la commune rurale de Komsilga a dit souhaiter que des solutions soient trouvées aux difficultés du village de Kawilegré surtout en matière d’eau et de routes.

L’excursion s’est achevée par une séance de plantation d’arbre dans la cour de l’école primaire de Rawaligré.

Joachim Batao

Burkina Demain

France : les Français vont-ils mettre leurs œufs dans le même panier ?

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Les électeurs votent ce dimanche 18 juin dans le cadre du second tour des élections législatives. Si les tendances du premier tour se confirment, l’on risque d’assister, comme le prédisent déjà beaucoup d’observateurs, à un raz-de-marée en faveur du mouvement du président français, En Marche, arrivée en tête avec 32% des voix au premier tour.

18 juin. C’est ce dimanche que les électeurs français votent pour le second tour des élections législatives. Ils sont nombreux les analystes politiques qui envisagent une majorité d’En Marche, la formation du président Emmanuel Macron, à l’issue de ce second tour. Crédité de 32% des voix au 1er, le mouvement présidentiel semble bien parti pour confirmer à ce second tour. L’inconnu reste la participation des électeurs à ce second tour. Les inscrits ne se sont pas bousculés lors du premier tour où l’on avait enregistré un taux  de participation de moins de 50%. L’autre inconnu, c’est ce que l’on pourrait attendre de la future majorité parlementaire  française, démocratiquement parlant. Les Français vont mettre leurs œufs dans le même panier ? Ou bien vont-ils les distribuer aux différents paniers  de sorte à favoriser un débat parlementaire de haut niveau ? La balle est dans le camp des électeurs.  C’est à eux de décider.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Tapoko : à l’ère de la lumière, tous les rêves sont permis !

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Tout devient possible pour les Tapokolais

Tapoko, un village des Hauts- Bassins, à une quinzaine de kilomètres de Toussiana, dispose depuis le 22 avril 2017, d’un réseau électrique. Les habitants baignent dès lors dans une ère prometteuse de lumière. Treize jours plus tard, l’euphorie restait de mise, avec quand même des difficultés.

Tout devient possible pour les Tapokolais

A Tapoko, village de la commune de Toussiana dans les Hauts Bassins ; l’on n’oubliera pas de sitôt le 22 avril 2017. Les Tapokolais s’en souviendront pendant longtemps parce que c’est la date de mise en service du réseau électrique de leur village, peuplé d’environ 2000 âmes.

La joie d’entrer dans cette ère de l’électricité est un grand évènement. «Nous n’y croyions plus un moment. Mais aujourd’hui, comme un rêve, nous constatons l’existence d’un  réseau électrique», avait indiqué à la cérémonie, le représentant du chef du village.

Moins de deux semaines après,le 4 mai 2017, l’euphorie restait de mise. «On est éclairé, on peut aller là où on veut la nuit», confie le président du conseil villageois de développement, Karfa Ouattara.

Des solutions

Selon des Tapokolais, cette électrification a apporté des solutions à certains problèmes. Quand ils devaient souder un engin cassé ou quand une vendeuse de poisson devait renouveler son stock épuisé, il fallait aller à Toussiana.

De même, c’était difficile d’étudier la  nuit. Mais, avec l’électricité, ces situations sont réglées sur place.

«Quand mon poisson finit, je n’ai plus besoin d’appeler à Toussiana. Je m’approvisionne ici.», témoigne Thérèse Koné, une vendeuse.

Avec ces avantages, tous les rêves  sont permis. Le directeur de l’école Doudou Bêbê a promis par exemple d’améliorer les résultats des élèves.

5 familles privées d’électricité

L’ère de l’électricité à Tapoko a cependant, déjà ses contraintes. Au lendemain du lancement, un papayer est tombé sur un fil électrique. Qui n’est pas encore réparé. Pire, un autre fil a été coupé. Du coup, ce sont au total cinq familles abonnées qui sont en ce moment privées d’électricité.

Baba Coulibaly, content d’avoir l’électricité chez lui

Par ailleurs, il fallait débourser 6 000 F CFA pour le compteur 3 ampères et 12 000 F CFA pour le compteur 5 ampères pour être connecté au réseau électrique. Puis, il y a ensuite les factures qu’il faudra payer régulièrement.

Conscients de leurs responsabilités, les responsables de la COOPEL avouent avoir besoin  d’être formés pour mieux comprendre et prévenir les problèmes. «Vendre un habit sans savoir le prix réel, c’est le vendre soit à vil prix, soit plus cher», a précisé le président, Michel Pié. Certains  Tapokolais souhaitent que l’on étende  le réseau. Alors que selon le chargé de suivi-évaluation du PASEL Adama Sawadogo, après deux mois gérés par le Fonds de développement de l’électricité, c’est à la COOPEL de bien gérer pour assurer l’extension.

6 milliards de francs

Adama Sawadogo, chargé de suivi-évaluation

Tapoko a été électrifié dans le cadre d’un vaste programme qui concerne 40 localités pour un objectif de 100 000 abonnés. Programme financé à environ 6 milliards de francs par la Banque mondiale, dans le cadre de la phase 2 du Projet d’appui au secteur de l’électricité (PASEL).

L’un des objectifs du PASEL, explique Adama, c’est d’accroître l’accès à l’électricité au Burkina par l’amélioration de l’accès des populations rurales à l’électricité. Le taux d’électrification rurale du pays est de 3%.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Centre d’excellence africain: Au cœur de la problématique de l’eau et de l’agriculture

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Les enjeux de l'eau et de l'agriculture au coeur des préoccupations

Le Burkina Faso, à l’instar de huit autres pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre bénéficie du projet Centre d’excellence africain (CEA) initié par la Banque mondiale. En effet, c’est un projet qui vise à travers la formation et la recherche de haut niveau, à apporter des solutions à la problématique de l’eau, de l’agriculture, de l’énergie et de l’environnement. Le projet est conduit par l’Institut International d’Ingénierie, de l’Eau et de l’Environnement (2iE) de Ouagadougou. Il dispose d’un budget global de huit millions de dollards US, pour une durée de 4 ans (Octobre 2014-juin 2018). Mais, en quoi ce centre peut-il contribuer à améliorer l’accès à l’eau et à la sécurité alimentaire des sous-régions Ouest et Centre africaines ?

Les enjeux de l’eau et de l’agriculture au coeur des préoccupations

Ils sont plus d’une centaine d’étudiants des cycles Bachelor, Master et Doctorat inscrits à l’institut 2IE qui ont été sélectionnés dans le cadre du projet CEA de la Banque Mondiale. Ils mènent leurs études sur le projet « : Centre d’Excellence pour la formation et la recherche en Sciences et Technologies de l’Eau, l’Energie et l’Environnement en Afrique de l’Ouest et du Centre ».

Les CEA : permettre à l’Afrique de trouver ses propres solutions

L’Afrique connaît une insuffisance de main-d’œuvre qualifiée dans des secteurs en plein essor. La solution à ces pénuries passe par la formation et la recherche dans des secteurs clés de développement socio-économique tels l’eau et l’agriculture. Et justement, les CEA s’inscrivent étroitement dans cette vision.

Selon Peter Materu, responsable du secteur de l’éducation pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à la Banque mondiale « Les étudiants d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale ont impérativement besoin de programmes scientifiques et technologiques de qualité pour pouvoir se positionner sur les marchés de l’emploi… ».

Pour lui, le CEA est une initiative « gagnant-gagnant », car précise t-il cela éviterait aux jeunes de s’expatrier et permettra aux entreprises de trouver « des profils pointus sans devoir faire appel à des expatriés… »

L’apport du centre d’excellence africain au Burkina Faso

Le coordonnateur du CEA, Pr Harouna Karambiri

Le secteur agricole burkinabè contribue pour 35 % au produit intérieur brut (PIB) du pays et emploie 82 % de la population active. Cependant le secteur souffre  de l’insuffisance de formation des ressources humaines.

Afin de pallier cette insuffisance, le pays a inscrit dans son Plan d’Action de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PAGIRE), le renforcement des ressources humaines de l’administration publique de l’eau.

Le Pr Harouna Karambiri, coordonnateur du CEA a souligné à ce propos que son institut a signé un protocole d’accord avec le Ministère de l’enseignement supérieur pour former 120 ingénieurs dont certains achèvent leur formation en fin 2017.

On pourrait espérer qu’au vu des nombres d’étudiants et de professionnels a formés que la relève de main-d’œuvre qualifiée est assurée. On peut citer en exemple Boris Compaoré le premier de sa promotion à soutenir son mémoire de Master en Eau et Assainissement. Son travail a été sanctionné par la mention « très bien ».

Joachim Batao

Burkina Demain

Eléphant: la dépouille de Tioté Cheick est arrivée à Abidjan

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Décédé le lundi 5 juin dernier lors de l’entraînement avec son club de Beijing Enterprises Group Football Club (Beijing BG), une équipe de China League One, la deuxième division professionnelle chinoise, la dépouille de l’international ivoirien Cheick Ismaël Tioté est arrivée ce jeudi 15 juin 2017 à Abidjan.

Drapé aux couleurs nationales, la dépouille de Cheick Ismaël Tioté a été accueillie par le Ministre des Sports et des Loisirs, François Albert Amichia, entouré de ses collègues de l’Enseignement supérieur, Bakayoko Ly Ramata, et de la Ministre de la Solidarité, de la femme et de la Protection de l’Enfant, Mariatou Koné.

Etaient également présents à l’aéroport Felix Houphouët Boigny, plusieurs internationaux et ex-internationaux Ivoiriens parmi lesquels, les frères Kalou, Kolo Touré, Max Gradel, Kader Kéita, Bony Wilfried, Diarassouba Viera, Lacina Traoré, Didier Ottokoré, Marc Zoro. Pour cet ultime hommage au natif de Yamoussoukro, l’ancien sélectionneur des Eléphants et actuel sélectionneur du Maroc, Hervé Renard a effectué le déplacement d’Abidjan.

C’est sous les ovations et l’animation du Comité National des Supporteurs des Eléphants (CNSE) que la dépouille de Cheick Ismaël Tioté a fait son entrée sous le chapiteau dressé au niveau de l’aérogare. Après quelques instants de recueillement, la dépouille a pris la direction d’IVOSEP.

La levée du corps est prévue le dimanche 18 juin 2017, à 9h00 à IVOSEP. Suivront les honneurs militaires puis l’hommage de la Fédération ivoirienne de football. Avant la prière religieuse à 13h00, à la mosquée puis l’inhumation au cimetière de Williamsville.

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Coopération militaire: Taïwan fait un don de près de 300 millions de FCFA d’équipement à l’armée

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La république de Chine Taïwan a fait un don de matériel de protection militaire d’une valeur de près de 300 millions de FCFA au Burkina Faso.

Le matériel, composé de 500 gilets pare-balles et de 500 casques balistiques, servira à la protection des forces armées nationales.

« C’est pour renforcer les capacités des forces armées nationales burkinabè. Je peux vous assurer que dans ce domaine de coopération militaire, on va toujours faire notre maximum pour accompagner l’armée burkinabè à assurer la sécurité des citoyens burkinabè », parole de l’ambassadeur de la Chine Taïwan Cheng-Hong SHEN.

Pour le chef d’Etat-major général adjoint des armées Théodore Palé, la coopération entre les deux Etats se porte bien. A l’en croire, la Chine Taiwan soutient le pays, depuis plusieurs années. Il a parlé d’hélicoptères, d’équipements et de la réception d’un champ de tir à Kamboinsin. Et d’ajouter: « Nous avons beaucoup de réalisation sur le centre de formation des Opérations de Soutien à la Paix (OSP). Vraiment c’est une coopération excellente pour les forces armées nationales ».

A noter que le chef d’État-major général des armées Oumarou Sadou séjourne en République de Chine Taïwan dans le cadre de la coopération militaire entre les deux Etats.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Commune de Ouagadougou: hommage à Arba Diallo avec un baptême de rue

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Le premier secrétaire exécutif de la Convention sur la lutte contre la désertification, feu Hama Arba Diallo, a reçu un hommage, ce jeudi 15 juin 2017 à Ouagadougou.

L’avenue de l’Olympisme, située au secteur 7 de la ville de Ouagadougou face du Stade du 4 août, a été baptisée «Avenue Hama Arba Diallo».
La cérémonie a eu lieu ce en présence des autorités politico-administratives, des ministres en charge de l’environnement et de la culture, des membres de sa famille dont son fils, l’actuel maire de Dori, Ahmed Aziz Diallo.

Né le 23 mars 1939, Hama Arba Diallo a été un fonctionnaire international. Après des études aux Etats-Unis, il avait intégré le système des Nations-Unies et représenté le Burkina Faso dans de nombreux pays (Nigeria, Chine, États-Unis) avant de rejoindre le siège de l’ONU, en qualité de secrétaire exécutif de la Convention sur la lutte contre la désertification, avant de démissionner en 2007.
Homme politique, feu Hama Arba Diallo, fut député-maire de la ville de Dori et président du parti pour la démocratie et le socialisme/Parti des bâtisseurs (PDS/Metba).

Il a tiré sa révérence à 75 ans dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2014 des suites d’une courte maladie.

Burkina Demain

Procès du gouvernement Tiao: le CDP appelle à la suppression immédiate de la Haute Cour de Justice

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Le parti de Blaise Compaoré, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a rendu public une déclaration suite à la décision rendue par le Conseil constitutionnel qui déclare le caractère anti constitutionnel de quelques dispositions régissant la procédure ouverte devant la Haute cour de justice contre les anciens membres du gouvernement Tiao. Le parti note un pas notable dans le sens du respect de la primauté du droit .

« Le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) a pris note avec une relative satisfaction de la décision rendue par le Conseil Constitutionnel, reconnaissant le caractère anti constitutionnel de certaines dispositions substantielles qui régissent la procédure ouverte devant la Haute Cour de Justice contre les anciens membres du Gouvernement du Premier Ministre Luc Adolphe TIAO. Cette décision de la juridiction suprême constitue un pas notable dans le sens du respect de la primauté du droit et donc de notre Loi fondamentale, que la Haute Cour de Justice semblait vouloir fouler aux pieds, dans son empressement à régler des comptes politiques.

Pour autant, cette décision ne règle pas toutes les irrégularités foncières qui entachent ce procès en sorcellerie engagé devant la Haute Cour de Justice. Notre Parti attend de connaître la suite que le Gouvernement et l’Assemblée Nationale donneront au jugement du Conseil Constitutionnel. Notre souhait et celui de nombre de nos concitoyens est que ce rappel au respect de la légalité soit l’occasion pour les gouvernants actuels de prendre des mesures claires, simples et courageuses en vue de traiter ce dossier suivant les normes qu’exige l’Etat de droit . Celles-ci sont internationalement reconnues.

Elles sont posées par de nombreuses conventions internationales auxquelles le Burkina a librement souscrit. Dans la lettre comme dans l’esprit, elles bannissent les juridictions d’exception dont la composition, les modes de saisine et le fonctionnement laissent peser des doutes sérieux sur l’indépendance et l’impartialité des juges.

Dans la période de sortie de crise que traverse notre pays, ce à quoi aspirent les burkinabè, c’est sans doute à une quête légitime de Vérité, de Justice et de Réconciliation, mais certainement pas au prix de procédures biaisées à des fins évidentes de revanche politique. Ce que veulent les burkinabè – à quoi nous adhérons pleinement – c’est une Justice équitable, dont les modalités et les décisions ne soient pas contestables. Notre pays dispose d’un système judiciaire de droit commun, composé de magistrats compétents, expérimentés, capables de dispenser cette Justice, sans qu’il soit nécessaire de la mettre entre les mains de politiciens, outrageusement partisans.

Pour être clairs, nous appelons à la suppression immédiate de la Haute Cour de Justice et à l’instruction de cette affaire par une juridiction de droit commun, plus crédible. Il lui reviendrait en premier lieu de décider si les faits reprochés aux membres du Gouvernement incriminés sont constitutifs d’une infraction prévue et punie par la loi burkinabè. Elle apprécierait également si les poursuites engagées contre l’ancien Chef de l’Etat, en sa qualité de Ministre de la Défense, sont compatibles avec le respect de la Constitution.

En tout état de cause, notre Parti s’en remet aux lignes de défense qui seront adoptées par les accusés et leurs conseils. Nous sommes solidaires de leur cause et opposés à cette procédure tendancieuse, dont nous n’avons cessé de dénoncer l’iniquité originelle. »

Le Président de la Commission ad hoc du CDP
Léonce Koné

Côte d’Ivoire: Soul to Soul à la présidence pour une explication sur l’affaire cache d’armes

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Selon la lettre du continent qui lève un coin de voile sur le dossier de la découverte d’armes à Bouaké, Souleymane Kamaraté, directeur du protocole du président de l’Assemblée Nationale, Guillaume Soro aurait été appelé à la présidence pour une explication avec le président Alassane Ouattara.

Si l’échange entre les deux hommes reste dans le secret des bois, la lettre du continent révèle que lors de son accession au pouvoir en 2011, le chef de l’Etat ivoirien avait tenu à délocaliser toutes les poudrières des casernes militaires du pays vers des sites connus d’un nombre restreint de collaborateurs de l’ancien patron des FN.

Une mesure que Laurent Gbagbo avait lui-même lancée en déplaçant les poudrières des casernes d’Akouédo, d’où est parti le coup d’Etat de décembre 1999 contre Henri konan Bédié, pour les installer vers l’école de gendarmerie d’Abidjan mais aussi la présidence et la garde républicaine.

Rappelons que l’Etat ivoirien a autorisé une enquête d’experts des Nations unis afin d’identifier les caches d’armes tenues secrètes.

Burkina Demain

11 Décembre à Gaoua: le thème de la célébration est désormais connu

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Le Conseil des ministres tenu le mercredi 14 juin 2017 à Ouagadougou, en séance ordinaire, sous la présidence de Roch Marc Christian KABORE, a adopté un rapport relatif au choix du thème de la célébration de la Fête nationale du 11 décembre 2017 à Gaoua.

Le thème retenu pour la célébration cette année : « Diversité culturelle et citoyenneté responsable pour un Burkina Faso solidaire et harmonieux ».

Le Conseil des ministres a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour une communication adéquate en vue d’une appropriation du thème par les populations.

Burkina Demain