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Dédougou : Au cœur des infrastructures socioéconomiques du PUDTR

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La Boucle du Mouhoun est l’une des principales régions bénéficiaires des interventions du Projet d’urgence de développement territorial et de résilience (PUDTR) avec des investissements estimés à 27 684 978 F CFA.   A Dédougou, chef-lieu de la région, les réalisations du PUDTR concernent, au grand bonheur des populations et autorités locales, les secteurs de l’éducation, l’énergie, la connectivité rurale, l’assainissement, l’agriculture et l’élevage, la sécurité, la mobilisation sociale,…bref, la relance économique dans un contexte de défi sécuritaire. Constats grandeur nature, sur place dans la cité de Bankuy, ce mardi 19 novembre 2024.

C’est un fait indéniable. Le Projet d’urgence de développement territorial et de résilience (PUDTR) a fait et continue de faire œuvre utile dans la commune de Dédougou qui en est grande bénéficiaire avec d’importantes infrastructures socioéconomiques réalisées et en cours, malgré le contexte de défi sécuritaire. Cela conformément à l’objectif principal du Projet, à savoir «améliorer l’accès inclusif des communautés, y compris les Personnes déplacées internes (PDI) des zones à fort défi sécuritaire, aux services sociaux, à l’alimentation.

71 salles de classes réalisées et équipées

Gaoussou Cissé, Directeur de l’école Bourakuy C, apprécie l’apport du PUDTR dans son établissement

Certaines de ces nombreuses réalisations du PUDTR dans la cité de Bankuy ont été visitées ce mardi 19 novembre 2024 par les journalistes au cours d’une caravane de presse. Dans le secteur de l’éducation, ce sont au total, 71 salles de classe qui ont été réalisées et équipées par le PUDTR. Que ce soit au primaire ou au secondaire, ces infrastructures scolaires ont permis d’améliorer les capacités et conditions d’accueil des apprenants dans les établissements avec l’arrivée massive des déplacés internes due à la crise sécuritaire.

Dans les écoles Bourakuy B et C, 2 blocs de 3 salles de classes ont été par exemple construits à hauteur de 150 196 494 F CFA à la grande joie de Gaoussou Cissé, Directeur de l’Ecole Bourakuy D. A l’écouter, cela a permis de désengorger les effectifs des écoles Bourakuy A et B.  Ainsi, la classe de CP1 à l’école Bouraky B qui affichait un effectif de 226 élèves en 2023, compte en cette rentrée scolaire 2024, 120 élèves. Ce qui reste quand même un effectif élevé. C’est pourquoi, le Directeur Cissé tout en saluant l’appui du PUDTR, souhaite la construction d’un bloc afin de tendre davantage vers la normalisation son établissement à 6 classes.

«Des salles  plus confortables aux Lycées Communal et Municipal»

Au Lycée communal, 2 blocs pédagogiques ont été réalisés pour un coût global de 151 652 137 F CFA. Dans un autre établissement, le Lycée Municipal, la réalisation de 2 blocs pédagogiques s’élève à 129 163 207 F CFA. Au total, le PUDTR a consacré 1 732 429 956 F à la réalisation et à l’équipement d’infrastructures scolaires dans la commune de Dédougou, au grand bonheur des apprenants, des responsables des établissements ainsi que des autorités communales. «Nous sommes assis maintenant 2 par table alors qu’avant nous étions assis 3 par table. C’est plus confortable. Nous pouvons mieux suivre les cours et mieux comprendre que par le passé. Nous sommes à l’aise», a confié Jacqueline Condé une élève de 4e C du Lycée communal. «Nos salles sont plus confortables qu’avant. Tous nos remerciements au PUDTR ! Que Dieu leur donne la force de continuer», a laissé entendre pour sa part Adéline Bitié de la 1ère D dudit établissement. Et au proviseur Ouédraogo d’exprimer toute sa satisfaction : «Vraiment, nous sommes très contents de ces appui du PUDTR. Cela nous a permis d’accueillir 300 élèves supplémentaires. Grand merci au Projet pour cet appui inestimable à notre système éducatif».

«C’est une grosse épine d’enlevée du pied du monde de l’éducation de notre commune, surtout qu’il y avait un manque d’infrastructures scolaires même que la situation ne se complique avec l’arrivée massive des PDI. C’est vraiment du pain béni que nous saluons à juste valeur», a indiqué, W. Hervé Yé, deuxième vice-président de la Délégation spéciale de Dédougou.

335 lampadaires solaires pour apporter la lumière

Salif Gandema :  »L’installation de ces lampadaires nous fait beaucoup de bien »

Dans le secteur de l’énergie, la PUDTR a réalisé au total dans la ville de Dédougou 335 lampadaires solaires à la satisfaction des bénéficiaires. Coût total de la réalisation de ces lampadaires : 463 469 000 F CFA.

«L’installation de ces lampadaires nous fait beaucoup de bien. Avant, on était obligé de fermer tôt vers 18 h quand le soleil se couchait parce qu’il n’y avait pas de lumière. Maintenant avec la lumière, nous pouvons mener nos activités jusqu’à 22 h, voire au-delà selon l’affluence des clients. Nous sommes vraiment contents», a témoigné le commerçant Salif Gandema.

«Ces lampadaires dans les ruelles de la ville, a contribué non seulement à améliorer la situation sécuritaire et contribue également à mettre les populations dans les meilleures conditions de vie des populations et développer des activités économiques, comme vous pouvez le constater», a soutenu Jean Robert Traoré, chef d’antenne régionale du PUDTR Boucle du Mouhoun.

Et ce n’est pas. «Le Projet étant intégré, il a aussi travaillé  à faire des formations au profit des producteurs et éleveurs. On a formé des jeunes dont des VDP pour non seulement sauvegarder la sécurité mais aussi contribuer à la production nationale. Aussi sur l’engagement citoyen qui concerne tout ce qui est mobilisation sociale autour du projet et de ses réalisations ; le Laboratoire Citoyenneté nous a accompagnés dans la mobilisation sociale de telle sorte que chaque citoyen dans la commune de Dédougou puisse effectivement interpeller le projet chaque fois qu’on se rend compte qu’il y a des manquements ou des aspects qui ne sont pas assez corrects qu’on pouvait corriger le plus vite possible», a poursuivi M. Traoré.

18,6 km de pistes rurales…30 km de caniveaux curés

En matière de connectivité, le PUTR a réalisé dans la ville de Dédougou, quelques 18, 6 km de pistes rurales pour faciliter le déplacement des populations et l’accessibilité de certaines localités. C’est le cas de la piste Tionkuy-Magnimasso longue de 13 km et visitée ce 19 novembre par les journalistes. Ces pistes ont été réalisées en mode HIMO (Haute Intensité de Main d’œuvre), ce qui a permis de créer des emplois pour les jeunes dans le cadre de la réalisation de ces pistes.

En termes d’eau et d’assainissement du cadre de vie des habitants de la ville de Dédougou, 30 km de caniveaux ont été curés. A ce niveau aussi, un bloc latrine de 5 postes, un bloc latrine de 4 postes, 1 bloc de douche à 6 postes et 1 bloc de douche de 4 postes ont réalisés dans le site des Personnes déplacées internes du secteur 2 pour un coût global de 39 986 049 F CFA.

8 associations féminines soutenues

P. Marie Hermann Coulibaly, coordinatrice de l’association African Women Leaders, présentant les produits de leur unité

Le PUDTR accompagne également les associations de femmes pour mener des Activités génératrices de revenus. Dans la commune de Dédougou, ce sont au total 8 associations qui ont bénéficié d’accompagnement et qui mènent des activités génératrices de revenus.

African Women Leaders fait partie des associations féminine qui ont bénéficié de l’appui du PUDTR. Grâce au financement de son fonds de roulement par le Projet, l’association dispose d’une usine de fabrication de savons, jus et de transformation de produits locaux. African Women Leaders emploie 30 femmes. Sa coordinatrice P. Marie Hermann Coulibaly ne tarit pas d’éloges sur le soutien apporté pour le PUDTR, toute chose qui permet, dit-elle, à l’association de faire ce qu’elle arrive à faire : produire localement, payer son personnel, son loyer.

Des infrastructures de relance économique à Dédougou

Jean Robert Traoré, Chef d’Antenne PUDTR Boucle du Mouhoun du PUDTR, a conduit la visite sur les sites des différentes réalisations du Projet

Par ailleurs, dans le cadre de sa contribution du PUDTR à la relance économique à Dédougou, un certain nombre d’infrastructures ont été réalisées ou sont en cours de réalisation. «Il s’agit des jardins maraichers pour permettre aux PDI de mener des activités génératrices de revenus ; des bas-fonds qui permettent de faire la production. On a également accompagné les producteurs avec des intrants et des équipements (engrais, charrues, charrettes,) pour permettre d’augmenter la production agricole», a précisé le Chef d’Antenne PUDTR Boucle du Mouhoun Jean Robert Traoré.

Le VP W Hervé Yé  a assuré que des mesures idoines seront prises par le Conseil municipal pour l’entretien de tous ces ouvrages

Le 2e vice-président de la Délégation spéciale de Dédougou a salué à sa juste valeur toutes ces réalisations du PUDTR dans sa commune, remerciant le Projet pour son inestimable contribution au développement local. Le VP W Hervé Yé  a assuré que des mesures idoines seront prises par le Conseil municipal pour l’entretien de tous ces ouvrages, exhortant chaque structure bénéficiaire à jouer sa partition pour que, véritablement, la devise du PUDTR «un développement inclusif pour des communautés résilientes», soit une réalité à Dédougou et au-delà, notamment dans les autres communes bénéficiaires de la Région de la Boucle du Mouhoun.

Martin Philippe

Burkina Demain

Colloque sur les pratiques de l’info et de la com : Tout est bien qui finit bien

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Après trois jours d’échanges fructueux, le colloque organisé par le Laboratoire de recherche Médias et Communications Organisationnelles (LAMCO) de l’université Joseph Ki-Zerbo s’est achevé ce samedi 16 novembre 2024 sur des motifs de satisfaction et d’espoir sur l’amélioration des pratiques communicationnelles et informationnelles à l’ère des mutations.

Dr Firmin Gouba, Directeur de LAMCO, a exprimé sa gratitude à tous les acteurs du colloque

«Ce colloque n’est pas une fin, mais un point de départ». Cette phrase du Dr Firmin Gouba, Directeur du Laboratoire de recherche Médias et Communications Organisationnelles (LAMCO) de l’université Joseph Ki-Zerbo, traduit tout le satisfecit et l’espoir engendrés par le colloque organisé du 14 au 16 novembre 2024 à Ouagadougou sous le thème : «Les pratiques de l’information et de la communication dans une société en mutations».

À travers sept panels, les communicateurs ont analysé les différentes facettes du thème et exploré plusieurs pistes d’amélioration des pratiques actuelles de l’information et de la communication dans un contexte notamment de crise sécuritaire.

Ce colloque international, qui se voulait au départ un cadre d’échange, d’apprentissage et de partage d’expériences pour les chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants, et professionnels de l’information et de la communication ; aura donc fait œuvre utile. Plus de 250 participants d’environ sept pays y ont pris part, soit en présentiel, soit en ligne. Tout est bien, qui finit bien.

Martin Philippe

Burkina Demain

COP29 : Rencontre de haut niveau entre le Président du CBE et la SG du CME

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Au-delà l’environnement, la COP29 à Bakou est aussi un grand rendez-vous pour tous les acteurs du secteur de l’énergie. Le président du Conseil burkinabè de l’énergie (CBE) Baba Ahmed Coulibaly qui y conduit une délégation du Ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières a rencontré la Secrétaire Général du Conseil mondial de l’Energie (CME).

«Cette COP29 est une bonne occasion pour nous de faire la promotion de projets d’investissement dans les énergies renouvelables qui sont candidats à être réalisés au Burkina Faso et qui ont un potentiel d’atténuation des émissions de Gaz à effet de serre», assure depuis Bakou le Président du Conseil Burkinabè de l’Energie (CBE) Baba Ahmed Coulibaly.

A la tête d’une mission du Département de l’Energie

Le Chargé de Mission et Président du CBE Baba Ahmed Coulibaly participe à la COP29 à Bakou

A cet évènement important, le Chargé de Mission de Ministre de l’Energie, des Mines et des Carrière dirige une mission du Département comprenant au total 7 personnes. A savoir un représentant de ⁠l’Inspection de l’Energie ; un représentant de la Direction Générale de l’Energie ; deux représentants de l’Agence Nationale des Energies Renouvelables et de l’efficacité énergétique et deux l’Agence Burkinabè d’Electrification Rurale.

4 projets énergétiques à présenter à la COP29

Les représentants du Ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières sont à Bakou avec 4 projets qu’ils entendent vendre aux potentiels investisseurs présents à cette COP29. Primo, il s’agit d’un projet d’électrification de 700 localités à travers la création de mini-réseaux alimentés par des mini-centrales solaires. Secundo, d’un projet de construction de 4 centrales solaires de 4,5MW raccordées aux réseaux existants en vue de la réduction des coûts de l’énergie distribuée. Tertio, d’un projet de promotion des énergies renouvelables et de développement de l’efficacité énergétique (mobilité électrique, cuisson propre et hydrogène vert). Et quarto, d’un⁠ projet de développement de l’efficacité énergétique dans les bâtiments de l’administration.

Rencontre de haut niveau avec le SG du CME

Le Président du CBE et la SG du CME Angela Wilkinson se sont rencontré à Bakou dans le cadre de la COP29

Outre les Ministères de l’Environnement et de l’Energie, d’autres départements ministériels burkinabè ainsi que d’autres acteurs nationaux participent également à cette COP29. «Le Burkina Faso est présent à la COP29 par une forte délégation constituée principalement de délégués des Ministères de l’environnement, de l’agriculture, de l’énergie, des affaires étrangères, du commerce, du transport, etc… et aussi de la société civile et des particuliers», a confié à ce propos le Président du CBE Coulibaly qui a par ailleurs eu l’occasion de rencontrer et échanger avec la Secrétaire Générale du Conseil Mondiale de l’Energie,   Angela Wilkinson. C’est la deuxième fois que le Président du CBE et la SG du CME se rencontrent au cours de cette année. Ils s’étaient déjà rencontrés en avril dernier  lors du 26e Congrès Mondial du CME à Rotterdam, au Pays Bas. Preuve, sans doute, que les rapports entre le CBE et le CME sont au beau fixe.

Martin Philippe

Burkina Demain

COP29 : «Le monde riche ne peut pas se cacher derrière l’élection de Trump»

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Mohamed Adow, Directeur du Power Schift Africa

Alors qu’à Bakou, les choses semblent piétiner après presqu’une semaine de négociations sur le financement du climat ; le Directeur de Power Shift Africa donne encore de la voix sur place, alertant sur la nécessité pour les pays développés, même avec le retour prochain à la Maison Blanche de Donald Trump qui n’avait pas, faut-il le rappeler, hésité, lors de sa précédente présidence, à ordonner le retrait des Etats Unis d’Amérique de l’Accord de Paris. «Le monde riche ne peut pas se cacher derrière cette réélection de Donald Trump», prévient Mohamed Adow qui appelle les ministres du Royaume-Uni, de l’Australie, du Japon, du Canada et de l’Union européenne à commencer à travailler ensemble de manière constructive pour sortir de l’impasse et proposer des solutions significatives sur cette question cruciale du financement du climat. Voici l’intégralité de la Déclaration du  Directeur du Power Shift Africa.

«Samedi 16 novembre 2024

DÉCLARATION DE POWER SHIFT AFRICA SUR LES PROGRÈS LIMITÉS DE LA PREMIÈRE SEMAINE DE LA COP29

Bakou, Azerbaïdjan… Mohamed Adow, directeur et fondateur du groupe de réflexion sur le climat et l’énergie Power Shift Africa, a réagi à la lenteur des négociations de la COP29 à Bakou, Azerbaïdjan, avertissant que l’impasse risque de compromettre l’issue des négociations sur le climat en cours.

Déclaration

Cela a été la pire première semaine d’une COP au cours de mes 15 années de participation à ces sommets.

Les progrès ont été limités en matière de financement, de règles autour des marchés du carbone, de la manière dont nous allons réduire les émissions et de ce que nous faisons pour suivre les progrès par rapport aux engagements antérieurs.

Je ressens de la frustration, en particulier parmi les groupes de pays en développement présents à cette COP.

La présidence ne donne aucun espoir quant à la manière dont le monde parviendra aux bons compromis.

Ce que les pays développés doivent faire

Pour combler ce vide, il appartient désormais aux ministres du Royaume-Uni, de l’Australie, du Japon, du Canada et de l’UE de commencer à travailler ensemble de manière constructive pour sortir de l’impasse et proposer des solutions significatives.

Le monde attend un signal clair sur le financement de l’action climatique et nous ne pouvons pas nous permettre d’échouer dans cette tâche ici à Bakou.

Certaines personnes commencent à remettre en question le processus multilatéral, mais les COP sont comme la description de la démocratie par Winston Churchill ; c’est la pire façon de procéder, à l’exception de toutes les autres.

Il s’agit de la seule réunion où chaque nation – riche et pauvre – obtient une place à la table.

Manque de clarté sur les négociations financières

Sur le grand dossier financier, les fondamentaux n’ont pas changé au cours de la semaine écoulée.

Il n’y a aucune clarté sur l’objectif financier, la qualité du financement ou la manière dont il sera rendu accessible aux pays vulnérables.

Le nuage qui plane sur ces négociations est l’inconnue connue autour de l’élection de Donald Trump. Le monde riche ne peut pas se cacher derrière cela».

SONABEL : Lancement du recensement des ouvrages et clients à Ouaga

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Des responsables de la SONABEL dont le DG Souleymane Ouédraogo ce vendredi matin à Gounghin au lancement de l'opération pilote de recensement des ouvrages et clientèle

C’est parti à Ouagadougou ce vendredi 15 novembre 2024 pour la phase pilote du recensement des ouvrages et clients de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL).  C’est dans le quartier Gounghin qu’intervenu ce lancement en présence du Directeur général de la SONABEL, Souleymane Ouédraogo.

L’opération vise la mise à jour des informations sur la clientèle afin d’améliorer la qualité de service, d’optimiser la gestion des ouvrages de distribution et d’assurer une transition vers un réseau électrique plus moderne. Elle se déroulera du 15 novembre au 22 décembre 2024.

Encouragement du DG Ouédraogo

En présidant le lancement, le Directeur général Souleymane Ouédraogo, a naturellement évoqué l’objectif de l’initiative qui permettra à terme d’apporter plus de satisfaction à la clientèle, notamment en matière de qualité de services et de prestations. Le DG Ouédraogo a également tenu à encourager l’ensemble des acteurs engagés dans ce recensement et a souhaité la pleine participation et collaboration des clients pour que cette opération soit véritablement un franc succès.

Agents mobilisés pour la bonne conduite de l’opération pilote

L’opération est assurée sur le terrain par des agents recenseurs. Ils mobilisés et munis de badges personnalisés et dûment mandatés par la SONABEL et ses partenaires ATOS et Eburtis pour sa bonne conduite. Pour cette phase pilote de recensement des ouvrages et clientèle, ces agents sillonneront domiciles et artères du quartier Gounghin de Ouagadougou pour recueillir les informations nécessaires.

La Direction générale de la SONABEL attend beaucoup de leurs actions car les résultats et recommandations de la phase pilote permettront d’améliorer la prochaine étape de l’opération qui devra concerner l’ensemble de la clientèle sur toute l’étendue du territoire national. «SONABEL, ensemble au service d’une grande ambition ! »

Martin Philippe

Burkina Demain

 

Initiative LIFE-AR : 5 millions de livres sterling pour le Burkina

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Face au défi du financement en matière d’adaptation dans les pays en voie de développement en général et dans les Pays les moins avancés (PMA) en particulier, a été mise en place l’Initiative pour une adaptation et une résilience à long terme des pays les moins avancés (LIFE-AR) destinée à favoriser. La Délégation Burkinabè à la COP29 en a parlé ce jeudi 14 novembre à Bakou. Communiqué de presse.

Le ministre de l’Environnement de l’Eau et l’Assainissement du Burkina, Roger BARO, pendant son intervention

Bakou, le 14 Novembre 2024.( Pavillon Ethiopie)

L’urgence du changement climatique et le déficit de financement pour l’adaptation dans les pays en voie de développement en général et dans les Pays les moins avancés (PMA) en particulier, ont motivé le groupe des PMA à revoir leur manière d’intervenir. Il a donc été mis en place LIFE-AR, (Initiative pour une adaptation et une résilience à long terme des pays les moins avancés) afin de construire la résilience des populations d’ici 2050. Le Burkina Faso bénéficie de cette initiative dont la phase pilote de mise en œuvre concerne 4 communes rurales.

Depuis la signature du pacte de partenariat en 2019, plusieurs activités ont été réalisées dans la mise en œuvre de cette initiative dans notre pays. La COP29  à Bakou donne l’occasion aux pays bénéficiaires de faire le point de la mise en œuvre et surtout d’évoquer les perspectives.

C’est à cet exercice que s’est prêté le ministre de l’Environnement de l’Eau et l’Assainissement, Roger BARO. A ce jour dira le chef du département de l’environnement, les principaux organes de l’initiative ont été mis en place avec un secrétariat technique dans chaque commune pilote. La révision des plans communaux de développement pour prendre en compte les changements climatiques surtout l’adaptation aux effets néfastes des changements climatiques est en cours de réalisation

Les prochaines étapes de mise en œuvre de l’initiative selon son point focal principal Marthe BARO / KY,  c’est le transfert de fonds aux communes bénéficiaires mais aussi la signature d’une convention additionnelle de 5 millions de livres sterling dès la 2e année de mise en œuvre de LIFE-AR au Burkina Faso et l’augmentation du nombre de communes bénéficiaires qui passent de 4 à 7 communes

DCRP/MEA»

Transport aérien : Comment rendre abordables les prix en Afrique de l’Ouest ?

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La CEDEAO (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest) est un lieu où les échanges peuvent déboucher sur des mesures concrètes. Certes l’organisation créée à Lagos le 29 mai 1975 est actuellement un peu en difficulté avec la pseudo exclusion de 4 États situés au beau milieu de cette zone géographique : le Burkina Faso, la Guinée, le Mali et le Niger, tous gouvernés par des pouvoirs militaires qui, soucieux de l’indépendance de leur pays ont coupé les liens qu’ils entretenaient avec la France ce qui, accessoirement a également des répercussions dans l’ensemble de l’Europe occidentale.

Asky reliant Bamako à Lomé en 4h30 de vol aller-retour pour 891 euros

 Dernièrement, lors d’une réunion des responsables des aviations civiles des États membres, 11 pays si on enlève les quatre en froid avec l’Organisation, ont mis le prix des billets d’avion à l’intérieur du territoire couvert par les États au centre de leurs débats. Et c’est bien normal si on compare les tarifs pratiqués à ceux de l’Europe. En voici quelques exemples pris sur le trajet le plus direct avec un aller le 10 décembre et un retour le 17 décembre 2024 en classe économique : Bamako/Lomé : 4h30 de vol aller-retour pour 891 euros avec la compagnie Asky – Accra/Douala : 8h20 de trajet car il y a une escale au tarif de 1.194 euros toujours avec Asky – Abidjan/Dakar : 5h25 de vol au prix de 525 euros avec Kenya Airways. Et par comparaison sur les routes européennes Paris/Rome : 4h25 de vol au prix de 66 euros avec Ryanair ou Paris/Athènes en 6h50 aller-retour pour un prix de 176 euros avec Transavia ou Londres/Athènes :  7h50 de temps de vol pour 114 euros en prenant EasyJet. J’ai choisi des distances orthodromiques comparables.

Les écarts existent également sur des routes identiques selon que l’on voyage dans le sens sud/nord ou l’inverse. Exemples toujours pris aux mêmes dates et en classe économique : Abidjan/Paris au prix de 1.208 euros mais Paris/Abidjan  à 993 euros avec le même transporteur, Air France, ou Accra/Londres à 1.466 euros et Londres/Accra pour 1.216 euros voyage effectué avec British Airways.

Il faut bien se rendre à l’évidence, à distance égale, les tarifs sont toujours plus chers, voire beaucoup plus chers pour les Africains que pour les Européens, or le coût de la vie est nettement plus élevé en Europe que dans les pays de la Cédéao.

Les facteurs de la cherté des billets d’avion selon la CEDEAO

Les dirigeants du transport aérien africain réunis à Lomé ont pointé plusieurs facteurs pour expliquer ces écarts : les redevances aéroportuaires, les charges du contrôle aérien, diverses taxes imposées par les gouvernements et ce n’est sans doute que le début de leur réflexion. Mais vu de l’extérieur d’autres raisons expliquent que les billets en Afrique soient aussi élevés.

La première est l’atomisation du transport aérien africain. Hormis quatre compagnies aériennes : Ethiopian Airlines, Kenya Airways, Royal Air Maroc et Egyptair, aucun opérateur n’atteint la taille suffisante pour se battre devant une concurrence internationale toujours très active. Or, aucun des quatre transporteurs nommés plus haut est basé dans le territoire couvert par la Cédéao. Ainsi les compagnies européennes peuvent vendre à des tarifs plus élevés qu’elles le font ailleurs et elles ne s’en cachent pas, car elles ne craignent pas la concurrence africaine. La première réponse serait de créer une compagnie de bonne taille basée dans cette région.

Investir dans les transporteurs low-cost en zone CEDEAO

La deuxième raison vient de la rareté de l’offre. Pour obtenir un niveau de coûts raisonnablement bas, il faut des opérations beaucoup plus denses que celles dont le marché dispose. Chaque binôme de villes importantes, je pense d’abord aux capitales économiques, devrait être desservi par au moins 3 allers-retours quotidiens et c’est très loin d’être le cas. Il n’est pas normal de mettre plus de 6 heures pour rejoindre Douala à Lagos distantes de 746 kilomètres. Pour une distance équivalente, il y a près de 40 vols quotidiens entre Paris et Nice. La remarque est la même entre Accra et Douala, où il faut plus de 4 heures pour parcourir 1.122 km. La demande de transport est là surtout si les tarifs baissent jusqu’à un niveau raisonnable. Pour y arriver, il faut, là encore, créer un vrai transporteur low-cost dans cette région. Ne nous y trompons pas, les low-costs sont la seule origine de l’énorme baisse des tarifs européens. Ils ont d’ailleurs raflé près de la moitié du marché et obligé les compagnies traditionnelles à aligner leurs tarifs sur les leurs.

Et puis il serait judicieux que la composition des flottes n’obéisse qu’à des critères économiques et non politiques. A cet égard, Ethiopian Airlines, pourtant entièrement possédée par l’État Ethiopien, a toujours gardé sa pleine indépendance quant à sa stratégie et le choix de ses équipements.

L’Afrique, et plus spécialement cette région de la CEDEAO, est un véritable eldorado pour le transport aérien : une population jeune, en forte croissance, souvent bien éduquée, peu d’équipements au sol et un développement économique qui ne demande qu’à s’envoler. Le transport aérien est peut-être le moyen essentiel pour assurer ce développement.

Par Jean-Louis Baroux, Chroniqueur

Source : AFRIMAG

Décès de OUEDRAOGO Lalé Aminata : Remerciements et Doa du 40e Jour le 14 décembre à Kouria

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Suite au décès, le vendredi 1er novembre 2024 à Ouagadougou,  de OUEDRAOGO Lalé Aminata, à sa 74e année, suivi de son inhumation le samedi 02 novembre 2024 à Kouria dans la commune de Siglé, Province du Boulkiemdé ; les grandes familles OUEDRAOGO à Kouria-Toghin, Kouria-Nagrin, Koudougou, Nassira, Farah, Bobo-Dioulasso, Banfora, Pourra-carrefour, To, Boussé, Lallé, Nimdogsogo, Bolbilin, Kampti, Kaonghin, République de Côte d’Ivoire…, vous renouvellent leurs remerciements pour les multiples marques de solidarité, de compassion, de soutien matériel, technique et financier lors du rappel à Dieu  de leur regrettée sœur, épouse, mère, grand-mère, tante, belle-sœur et belle-mère. Par ailleurs, elles vous convient au Doa du quarantième jour, tenant lieu de funérailles qui aura lieu le samedi 14 décembre 2024 à Kouria dans la commune de Siglé. Union de prière ! «Communiqué nécrologique.

Maman OUEDRAOGO Lalé Aminata est décédée le 1er novembre 2024 à Ouagadougou à l’âge de 74 ans. Le Doa de quarantième jour aura lieu le samedi 14 décembre 2024 à Kouria dans la commune de Siglé où avait eu lieu l’inhumation le 2 novembre dernier.

Les grandes familles OUEDRAOGO à Kouria-Toghin, Kouria-Nagrin, Koudougou, Nassira, Farah, Bobo-Dioulasso, Banfora, Pourra-carrefour, To, Boussé, Lallé, Nimdogsogo, Bolbilin, Kampti, Kaonghin, République de Côte d’Ivoire.

OUEDRAOGO Yabré Boureima, Cultivateur à Kouria ;

OUEDRAOGO Yéwaya, Cultivateur à Nassira ;

OUEDRAOGO Pèlega, ménagère à Boromo ;

OUEDRAOGO Sibdou en République de Côte-d’Ivoire ;

OUEDRAOGO Koudwango Jean-Baptiste à Ouagadougou ;

OUEDRAOGO Michel, Pasteur à Lallé commune de Siglé ;

OUEDRAOGO Ouampoko à Sylli ;

OUEDRAOGO Ouamdègma à Nimdogsogo ;

OUEDRAOGO Kamanga à Poura-carrefour ;

OUEDRAOGO Tiri Nathalie à Ouagadougou ;

OUEDRAOGO Dénis, cultivateur à Farah ;

OUEDRAOGO Ousmane, planteur en République de Côte d’Ivoire ;

OUEDRAOGO Kombassé à Kouria Bolbilin ;

OUEDRAOGOGO Ouampoko à Boussé, province du Kourwéogo ;

OUEDRAOGO Ouampousga à Bobo-Dioulossa ;

OUEDRAOGO Oambi à To, province de la Sissili ;

OUEDRAOGO Pascaline à Kaonghin, province du Kourwéogo ;

OUEDRAOGO Laurent, cultivateur à Kampti ;

OUEDRAOGO Gilbert, cultivateur à Kouria-Nagrin ;

OUEDRAOGO Boukaré Daniel, OUEDRAOGO Abel, OUEDRAOGO Pascal, à Kouria-Nagrin ;

OUEDRAOGO Toungou Odile à Ouagadougou ;

OUEDRAOGO Toundègma Alimata à Banfora ;

OUEDRAOGO Koko Chantal à Kouria-Toghin ;

Les familles Alliées

BONKOUNGOU, GUIRA, GANSONRE, KABORE, OUEDRAOGO, OUIYA, ZONGO, à Boromo, Siglé, Kindi, Bologo, Zamdogo, Ouagadougou, Koudougou.

Les enfants

Abdoulaye, Professeur des écoles à Koudougou ;

Abibata, Ménagère à Niassa/Tougan ;

Ousséni, Chauffeur de bus au bureau de Lilium Mining à Ouagadougou ;

Saïdou, Commerçant au grand-marché Rod-wooko à Ouagadougou ;

Adama, Journaliste, Conseiller Technique à la Direction Générale de la RTB, à Ouagadougou ;

Yacouba, Soudeur à Ouagadougou ;

Fatimata, Commerçante à Ouagadougou ;

Ismaël, Planteur en République de Côte d’Ivoire.

Et les petits enfants

Vous renouvellent leurs remerciements pour les multiples marques de solidarité, de compassion, de soutien matériel, technique et financier lors du rappel à Dieu le vendredi 1er novembre 2024, de leur regrettée sœur, épouse, mère, grand-mère, tante, belle-sœur et belle-mère.

OUEDRAOGO Lalé Aminata

Dans sa 74ème année à Ouagadougou, suivi de l’inhumation le samedi 02 novembre 2024 à Kouria dans la commune de Siglé, Province du Boulkiemdé.

Nos remerciements particuliers vont à l’endroit de Monsieur le Directeur de cabinet du Président du Faso, de Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre de la Communication de la Culture, des Arts et du Tourisme, de Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, de Monsieur le Directeur Général de la Radiodiffusion télévision du Burkina RTB, de Madame la Secrétaire Générale de la RTB, à l’ensemble du personnel de la RTB, du Directeur Général de la Société burkinabè  de télédiffusion SBT et son personnel, du Coordonnateur du Service d’information du gouvernement et son personnel, à la population de Kouria, aux voisins, amis et connaissances venus de près ou de loin. La famille s’excuse auprès de tous ceux dont les noms n’ont pu être cités de peur d’en oublier.

Ils vous convient par ailleurs au Doa de quarantième jour, tenant lieu de funérailles qui aura lieu le samedi 14 décembre 2024 à Kouria dans la commune de Siglé.

Union de Prière !»

Lutte pour la justice climatique : Des acteurs des OSC Burkinabè renforcent leurs capacités

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Officiels et participants à l'ouverture de l'atelier national de renforcement des capacités des OSC engagées dans la lutte pour la justice climatique, ce 13 novembre 2024 à Ouagadougou

Alors qu’à Bakou la COP29 se poursuit avec en toile de fond la justice climatique sur la planète terre, à Ouagadougou les organisations de la société civile engagées sur la question sont en formation pour renforcer leurs capacités et dynamiser leur mouvement. C’est le représentant pays d’OXFAM Omer Kaboré qui a présidé l’ouverture de cette session qui regroupe au total une cinquantaine d’acteurs issus d’une trentaine d’OSC Burkinabè.

C’est le Directeur Pays d’Oxfam Omer Kaboré (micro) qui a présidé l’ouverture de l’atelier

La présente formation s’inscrit dans le cadre de la deuxième édition de la Caravane Africaine Citoyenne pour la Justice Climatique»  qui avait été initiée en 2021. «L’objectif principal de cet atelier national est d’élargie et renforcer le mouvement pour la justice climatique en mobilisant les organisations de la société civile pour la justice sociale et la justice climatique» , a expliqué Olivier Tuina, Directeur exécutif de JVE et point focal au Burkina Faso de cette Caravane africaine citoyenne pour la justice climatique.

Le point focal Olivier Tuina (à droite) remettant au représentant du SP CNDD Issouf Couraogo, la Déclaration faite par la Caravane africaine citoyenne pour la justice climatique

Et de remettre sur place à Issouf Couraogo, représentant du Secrétaire permanent du Conseil national de développement durable, une déclaration faite à l’occasion de la COP29 appelant les pays riches à tenir leurs engagements en matière de financements de la lutte contre le réchauffement dans le pays du Sud. «Le changement climatique représenté aujourd’hui l’un des plus grands défis de notre siècle.

C’est Aboubacar Lougué (micro), Directeur exécutif de la CONAJEC, qui a assuré la première communication sur la justice climatique

Les conséquences de cette crise sont dramatiques à l’échelle mondiale, et les pays en développement en particulier en subissent les impacts les plus sévères», a indiqué pour sa part le représentant pays d’Oxfam Omer Kaboré, qui a prononcé le mot d’ouverture de la formation de renforcement des capacités des OSC Burkinabè engagées dans la lutte pour la justice climatique.

Martin Philippe

Burkina Demain

La transition énergétique ne doit pas déclencher une « ruée vers la cupidité » qui écrase les pauvres

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Les négociations sur le climat de la COP29 à Bakou ont examiné mercredi la question urgente de savoir comment gérer la demande de minéraux essentiels à la production de véhicules électriques et de panneaux solaires sans déclencher une « ruée vers la cupidité » qui exploite les communautés locales et écrase les pauvres.

 «Nous sommes ici pour relever un défi majeur : faire de la transition énergétique une question de justice », a affirmé le Secrétaire général de l’ONU , António Guterres, en demandant aux participants d’une table ronde de donner leur avis sur les travaux de son Groupe sur les minéraux essentiels à la transition énergétique.

Ce groupe a été créé l’année dernière lors de la précédente Conférence des Nations Unies sur le climat, la COP28 aux Émirats arabes unis, dans le but de rassembler les gouvernements, les organisations internationales, l’industrie et la société civile afin d’élaborer des principes communs et volontaires pour guider les industries extractives « au nom de la justice et de la durabilité ».

À Bakou, le chef de l’ONU, qui a convoqué l’événement de ce mercredi, a déclaré que la révolution des énergies renouvelables allait de l’avant. L’année dernière, pour la première fois, les sommes investies dans les réseaux et les énergies renouvelables ont dépassé celles consacrées aux combustibles fossiles. 

Les erreurs du passé et la ruée vers les ressources

UNFCCC/Kiara Worth Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, s’adresse à un événement de haut niveau sur les minéraux critiques de la transition énergétique lors de la conférence des Nations unies sur le climat, COP29, à Bakou (Azerbaïdjan).

La demande de minerais essentiels à la transition devrait exploser à mesure que les gouvernements tripleront la capacité des énergies renouvelables d’ici à 2030 – comme promis – et élimineront progressivement les combustibles fossiles, a indiqué M. Guterres.

«Pour les pays en développement riches en ces ressources, il s’agit d’une opportunité énorme : générer de la prospérité, éliminer la pauvreté et favoriser le développement durable. Mais trop souvent, ce n’est pas le cas », a-t-il averti, avant d’ajouter : « Trop souvent, nous voyons les erreurs du passé se répéter dans une course à la cupidité qui écrase les pauvres ».

En effet, la ruée vers les ressources a conduit à l’exploitation des communautés locales, au piétinement des droits et à la destruction de l’environnement. « Nous voyons des pays en développement réduits à la portion congrue dans les chaînes de valeur, tandis que d’autres s’enrichissent grâce à leurs ressources », a fait valoir le chef de l’ONU.

Valeur ajoutée maximale dans les pays en développement riches en ressources

C’est face à cette triste réalité et aux appels à l’action lancés par les pays en développement que le groupe d’experts a été créé, a-t-il déclaré.

Le dernier rapport du groupe identifie sept principes volontaires et cinq recommandations réalisables pour intégrer la justice et l’équité dans les chaînes de valeur des minerais essentiels.

«Ces principes visent à renforcer les communautés, à créer une obligation de rendre des comptes et à garantir que l’énergie propre favorise une croissance équitable et résiliente. Il s’agit notamment de faire progresser les efforts visant à garantir une valeur ajoutée maximale dans les pays en développement riches en ressources », a expliqué le Secrétaire général.

Le système des Nations Unies se mobilise pour contribuer à la mise en œuvre des conclusions du groupe, en collaborant avec les États membres et d’autres parties prenantes pour mettre en place le groupe consultatif d’experts de haut niveau recommandé pour accélérer l’action sur les questions économiques clés, y compris le partage des bénéfices, la valeur ajoutée et le commerce équitable.

Les pays en développement aux commandes

Selon le chef de l’ONU, les pays en développement conduiraient ce processus avec les peuples autochtones, les communautés locales, les jeunes, la société civile, l’industrie et les syndicats présents dans les discussions, aux côtés des gouvernements.

«Nous ferons également progresser le cadre mondial recommandé en matière de traçabilité, de transparence et de responsabilité pour l’ensemble de la chaîne de valeur des minerais. Cela permettra d’encourager une production responsable, tout en préservant les droits de l’homme et l’environnement », a-t-il ajouté.

Tous les dirigeants – des gouvernements, de l’industrie et de la société civile – devraient rejoindre les Nations Unies et leurs partenaires des pays en développement, des communautés locales et au-delà, pour accomplir cette tâche, a insisté M. Guterres.

«Alors que la demande de minéraux essentiels à la transition énergétique augmente, il faut agir. Ensemble, orientons la transition vers la justice et l’équité », a-t-il conclu.

ONU  Info