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Energie solaire : Bruno Bancé dévoile ses innovations

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Bruno Bancé, directeur général de Afrique Solaire International, nourrit de grandes ambitions

Bruno Bancé, formé par les Italiens, est le fondateur et directeur général de Afrique Solaire International (ASI), entreprise spécialisée dans l’énergie solaire. A 36 ans et fort de ses 11 ans d’expérience, il veut révolutionner le secteur et rendre le solaire accessible à tous.  Entretien exclusif.

Bruno Bancé, directeur général de Afrique Solaire International, nourrit de grandes ambitions
Bruno Bancé, directeur général de Afrique Solaire International, nourrit de grandes ambitions

Burkina Demain : Qui êtes-vous ?

Bruno Bancé : Je suis un jeune Burkinabè passionné de l’énergie solaire que j’ai apprise à maîtriser avec les Italiens. Et je me suis engagé depuis plusieurs années déjà à faire en sorte que ce savoir-faire serve à nos concitoyens et à notre pays, voire la sous-région.

Parlez-nous de l’entreprise Afrique Solaire International (ASI) que vous avez créée ?

Afrique Solaire International (ASI) est une entreprise burkinabè qui a été créée en 2006 sous le nom de Entreprise Woussongouta Faso Energie (EWFE). Aujourd’hui,  ASI est spécialisée, comme vous le savez,  dans le domaine de l’énergie solaire. Notre mission est claire : permettre aux Burkinabè d’avoir de l’énergie de manière continue et permanente. Fort d’une expérience de 11 ans, ASI apporte des innovations afin de rendre l’énergie accessible à tous.

Il y a beaucoup d’entreprises dans le secteur qui disent également faire des innovations. Qu’est-ce qui vous différencie d’elles ?

Plusieurs choses nous distinguent d’elles :

nous concevons nous-mêmes les matériels mis à la disposition de nos clients ;

-la qualité de nos prestations ;

-nos installations sont faites en fonction des besoins spécifiques du client ;

-nos installations extensibles sont  faites en fonction des moyens du client,

-le suivi du fonctionnement des installations de nos clients,

-enfin, notre rigueur dans le travail jusqu’au détail.

En termes de coûts, vos prestations sont-elles accessibles aux Burkinabè moyens ?

Nos produits et services sont accessibles à tous. Par exemple, les installations sont faites après entretien avec le client. Cet entretien vise à lui présenter toutes les possibilités d’installations de système solaire adaptées à ses besoins. Après quoi le client choisit une des possibilités en fonction de ses moyens financiers.

Quelles sont vos zones d’intervention ?

Afrique Solaire Internationale intervient sur tout le territoire burkinabè et ambitionne intervenir dans la sous-région. Pour ceux qui ne le savent pas encore, nous sommes situés à côté du marché de NaabiYaar, coté nord-est de l’infirmerie centrale de police nationale, à 25 m.

Comment vous contacter, pour ceux ou celles qui seront intéressés ?

Nous sommes joignables aux numéros suivants : (00226) 75 93 42 81/70 42 74 46/71 48 65 62/79 15 35 32 ; au mail suivant : asisolaire@gmail.com

Propos recueillis par Mathias Lompo

Burkina Demain

Boromo : Echanges nourris autour du rôle des communes dans la gestion des eaux usées

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Avec la présence d'éminents acteurs, la journée a été particulièrement riche en réflexions sur la problématique de la gestion des eaux usées et excrétas dans nos communes

Eau Vive Internationale a organisé le 20 Mars 2017 en prélude de la 25e Journée mondiale de l’eau (JME) prévue le 22 mars 2017, un panel à Boromo autour de la thématique «Rôle des communes dans la gestion des eaux usées et excrétas».

Avec la présence d'éminents acteurs, la journée a été particulièrement riche en réflexions sur la problématique de la gestion des eaux usées et excrétas dans nos communes
Avec la présence d’éminents acteurs, la journée a été particulièrement riche en réflexions sur la problématique de la gestion des eaux usées et excrétas dans nos communes

Boromo, 20 mars 2017 : premier jour d’activités consacré au panel sur la thématique « Rôle des communes dans la gestion des eaux usées et excrétas ». Ce choix n’est pas anodin, puisqu’Eau Vive Internationale est, depuis plusieurs années, dans une synergie d’action avec les communes dans lesquelles elle intervient.

Le coup d’envoi des activités a été donné en présence de Ouo Bibata Bamouni/Traoré, haut-commissaire de la province des Balés, de M. le maire de la commune de Boromo, des représentants de IRC, de WaterAid, de l’ONEA, de la Direction régionale de l’eau et de l’Assainissement, des maires et représentants de plus d’une vingtaine de communes du Burkina Faso et d’une délégation venue de Eau Vive Tchad.

Suite aux mots de bienvenue de la haut-commissaire Traoré et du maire de Boromo, trois panélistes bien aguerris des questions d’eau et d’assainissement ont chacun fait une communication de 10 minutes, sur une thématique en adéquation avec celle retenue au plan Mondial « Eaux usées », sous la modération du directeur Pays de WaiterAid, Halidou Koanda.

Mariam Sou de 2IE Burkina, au cours de son exposé
Mariam Sou de 2IE Burkina, au cours de son exposé

«La problématique de la valorisation des Eaux usées»

Mariam Sou, enseignante à 2IE Burkina, a exposé sur la problématique de la valorisation des Eaux usées. Elle a démontré que la pollution des eaux provient des eaux industrielles, domestiques et agricoles, et par la suite cerné les enjeux et les problématiques qui en découlent.

Ceux-ci se trouvent principalement dans l’évacuation des eaux usées qui sont en grande majorité déversées dans la nature.

Elle a par ailleurs souligné le lien entre l’eau et la sécurité alimentaire des populations et parlé du stress hydrique qui est la situation où chaque personne ne dispose pas d’au moins 1700m3 d’eau par an. De fait, des techniques ont été mises en place pour le traitement et la valorisation des eaux usées. Il s’agit de système autonome de filtrage d’eau grise utilisé en milieu rural et surtout l’adoption d’un cadre législatif impliquant tous les ministères et donnant l’opportunité aux communes pour une autre vision de l’assainissement.

« 2O16, 33 413 062 m3 d’eaux usées produites à Ouagadougou. »

«Eaux usées et villes»

Hortense Damiba de la Direction l’assainissement de l’ONEA lie la problématique de la gestion des eaux usées dans les villes à un manque d’ouvrages d’évacuation des eaux usées des ménages et des lieux publics qui conduit à l’évacuation dans les rues.

A ce sujet, elle affirme que « plus d’une trentaine de m3 d’eaux usées est rejetée dans la nature dans la seule ville de Ouagadougou ».

S’il est vrai que l’ONEA, à travers son Plan stratégie d’assainissement dans l’esprit  du Code général des Collectivités territoriales (CGCT), contribue à responsabiliser les communes dans la gestion de l’assainissement, beaucoup reste à faire.

Elle propose alors que les ménages soient équipés d’ouvrages d’assainissement adaptés et de mettre l’accent sur le changement de comportement des individus et groupes, d’appliquer les règles d’assainissement et de renforcer les capacités des agents communaux. Enfin, l’implication des leaders devra permettre de réduire les maladies liées à l’insalubrité, qui cause plus de 100 000 décès par an au Burkina Faso.

« Eaux usées, excrétas, environnement et citoyenneté»

Le dernier Communicateur, Zakari Bouraima, directeur Pays de Eau Vive Burkina a, quant à lui, parlé de la corrélation  entre « Eaux usées, excrétas, environnement et citoyenneté ». Pour lui, dans les pays à faible revenu comme le Burkina Faso ou à revenu intermédiaire, chaque année, plus de 840 000 personnes par an meurent par manque d’eau, d’assainissement et d’hygiène, soit 58% du total des décès par diarrhée. La cause principale réside dans les mauvaises conditions d’assainissement. Il ajoute qu’un des impacts environnementaux des eaux usées au Burkina est principalement issu de l’activité minière, notamment l’extraction artisanale de l’or. Les populations ajoutent de la saleté à la saleté comme une forme de défiance et d’instrumentalisation des déchets face à des municipalités en manque de ressources financières et humaines pour faire face à leur mission.

Suite à ces différentes communications, place a été faite aux échanges avec quatre panélistes : Hilaire Dongobada(IRC), André Patindé Nonguierma (Direction générale de l’assainissement), Fidèle Hien (Cabinet EME) et Ambasda Sandwidi (maire de Tensobentenga).

Pour André Nonguierma, on peut parler d’assainissement si un ménage dispose d’un bac à laver, d’un WC, d’une toilette et d’un bac à ordure.

Le maire de Tensobentenga, a, pour sa part, dépeint la dure réalité des communes qui, pour la plupart, n’arrivent pas à faire respecter les règles d’assainissement au sein des communautés, et qui sont en manque de ressources aussi bien financières que matérielles.

Mais qu’à cela ne tienne ! Durant les échanges, Mme la Haut-Commissaire a insisté sur le pouvoir dont dispose la commune pour faire respecter les règles d’assainissement. Tout n’est pas que coercitif ! « Vous pouvez faire respecter les règles d’assainissement à travers une communication en insistant sur le comportement à avoir » dit à son tour le modérateur Halidou Koanda.

Les échanges avec les participants ont permis d’enrichir la réflexion en montrant toute la richesse de la thématique abordée.

Dans la soirée, une projection cinématographique sur les réalisations de feu Hama Arba Diallo en matière d’eau et d’assainissement dans la ville de Dori, et des témoignages ont permis de mieux connaitre le charisme et le dévouement de ce leader pour l’approvisionnement en eau potable et un meilleur assainissement de sa commune.

Correspondance particulière de Gisèle Benjamine Minougou

Grande Bretagne: un adolescent repère une erreur de la NASA

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Un étudiant britannique de 17 ans, Miles Soloman, a contacté les scientifiques de la NASA pour leur faire part d’une erreur repérée dans leurs données. Il s’est rendu compte que les capteurs de radiation de la station spatiale internationale (ISS) enregistraient des données erronées. ado

Si l’adolescent a pu faire cette découverte, c’est grâce à un programme qui permet aux élèves britanniques de travailler sur les données de la station internationale, en les invitant à repérer des anomalies et des modèles susceptibles de mener à de nouvelles découvertes.
« On discutait des données et soudain il a dit: ‘Pourquoi y a-t-il une énergie -1 ici? », explique à la BBC James O’Neill, professeur de physique de Miles dans son école de Sheffield. Or, une énergie ne peut être négative. Miles et son professeur ont donc contacté la NASA pour leur faire part de l’erreur qu’aucun de leurs experts n’avait remarqué avant cela.
« C’est plutôt cool », se réjouit le jeune homme. « Je peux dire à mes amis ‘Je viens juste d’envoyer un e-mail à la NASA et elle jette un œil sur mes graphiques' ».

La NASA a répondu qu’elle était consciente de cette erreur, mais qu’elle pensait qu’elle ne se produisait qu’une ou deux fois par an. Or, Miles a repéré qu’elle arrivait en réalité plusieurs fois par jour. Il indique qu’il ne désire pas prouver que la NASA a tort mais « travailler avec eux et apprendre d’eux ».

Le professeur Becky Parker, directrice du programme qui a permis à Miles d’inspecter les données de la NASA, se réjouit de sa trouvaille et espère que l’expérience inspire les étudiants afin qu’ils deviennent la prochaine génération de scientifiques. Pour Miles Soloman, cela semble bien parti.

Burkina Demain

Partis libéraux: Zéphirin Diabré élu vice-président de l’Afrique de l’ouest

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Le président de l’ADF/RDA Me Gilbert Noël Ouédraogo et le président de l’UPC Zéphirin Diabré ont animé conjointement une conférence de presse ce mercredi 29 Mars 2017 à Ouagadougou. L’objet de la rencontre , rendre compte des travaux de la 13éme Assemblée générale du Réseau libéral africain tenue du 22 au 25Mars 2017 à Nairobi au Kenya

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Le Réseau libéral africain est un réseau de partis libéraux africains, fondé en Juillet 2OO2 à Mombasa Kenya et qui a adopté à son acte constitutif, la Déclaration de Johannesburg, en juin 2OO3 en Afrique du Sud. Ce réseaucompte aujourd’hui 53 membres provenant de 30 pays ce qui en fait le plus grand réseau politique dans le continent. Il a pour objectifs de répandre des valeurs libérales sur le continent ; faciliter le développement et la croissance des partis libéraux ; des organisations des personnes libérales dans tous les pays africains ;créer une alliance des libéraux partageant les mêmes vues en Afrique pour l’échange d’informations, d’expériences, de compétences et des idées.

Au BurkinaFaso, deux paris sont membres du Réseau libéral africain ; il s’agit de l’ADF/RDA, membre fondateur, et l’UPC, adhérant depuis 2O14. A l’occasion de sa 13éme Assemblée générale tenue du 22 au 25 Mars 2017, le réseau a élu un nouveau comité exécutif de 7 membres qui doit diriger le réseau pour les années avenirs. C’est le Sud-africain Stevens Mokgalapa, du parti Alliance Démocratique, principale force de l’opposition en Afrique du sud qui a été elu nouveau président du réseau, et le président de L’UPC Zéphirin Diabré a été élu au poste du vice-président, chargé de l’Afrique de l’Ouest.

L’UPC « a bénéficié du soutien très actif de L’ADF/RDA du BurkinaFaso lors de cette élection », a affirmé le président Zéphirin. Il a salué également d’autres partis, comme l’Alliance pour la République(APR) parti du Président Macky Sall du Sénégal, le Rassemblement des Républicains(RDR), parti du président Alassane Dramane Ouattara de la côte d’ivoire, le Parti Démocratique Sénégalais(PDS), de l’ex président du Sénégal Abdoulaye Wade, les deux partis libéraux du Ghana que sont le PPP et GLP, l’UFDC, parti de l’ex premier ministre Celou Dalein DIALLO de Guinée.
Selon le président Gilbert NoëlOuédraogo, parrain de l’UPC , ce réseau vise à défendre les valeurs libérales sur le plan national qu’international, afin de créer un groupe libéral panafricain harmonieux. D’ailleurs, c’est ce qui suscite le souhait déterminant du parti Le Faso autrement du Dr Ablassé Ouédraogo à rejoindre ce réseau dans les mois avenir.

Le réseau s’assigne pour les années avenir à trouver la meilleure stratégie pour défendre ces idéaux et ces valeurs pour garantir le succès politique, a déclaré le président Z. Diabré. C’est dans cet esprit qu’a travers l’examen du thème général de l’Assemblée générale, les questions telles , la formation des coalitions avant les élections , la question de la gestion des pays en situation de coalition ; les meilleurs formes de coopération entre libéraux sur le plan international ont été discutées, selon lui.

Olivier koffi
Burkina Demain

Prix du pain: la baguette de 130 F CFA de retour

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Ceci est un communiqué du ministère en charge du Commerce annonçant que les boulangers se sont engagés à continuer la production simultanée des deux types de pain ( 180g et 200g), au prix de 130F et 150F.pain

«Le Ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat porte à la connaissance du public, que suite aux travaux du Cadre de Concertation Tripartite (CCT) du 14 mars 2017, il a été décidé de mettre en place un comité ad’ hoc chargé d’examiner la question du prix du pain.

Ce comité était composé de représentants du Ministère en charge du commerce, de représentants des associations de consommateurs (la Ligue des Consommateurs du Burkina, l’Association des Consommateurs du Burkina, l’Organisation des consommateurs du Burkina, Vigi-Consommateurs), de représentants de la profession de boulangerie notamment la Fédération Burkinabè des Patrons de Boulangeries, pâtisseries et confiseries et l’Union des Fondateurs de Boulangeries du Faso et des représentants des associations de revendeurs de pain.
Au terme de ses travaux le 22 mars 2017, le comité a convenu des conclusions suivantes :
– L’engagement des boulangers à continuer la production simultanée des deux types de pain (pain de 180g et 200g) respectivement au prix de 130F et 150F, assortie de leur ferme volonté à sensibiliser tous les boulangers dans le sens du respect de cette décision. Cette mesure fera l’objet d’une application pendant une période de deux à trois mois à l’issue de laquelle, on en procéderait à une évaluation;
– pendant la période indiquée, le MCIA s’engage à intensifier les contrôles en ce qui concerne le poids et la qualité du pain
– l’engament de l’Etat, à travers le MCIA, à examiner avec beaucoup d’attention les doléances à lui soumises par les boulangers, par lettre en date du 15 mars 2017 ;
Des points relatifs à la formation des acteurs, leur regroupement en GIE et des échanges avec la SONABEL sur les opportunités de la double tarification ont été également évoqués.
Les différentes parties ont enfin convenu de maintenir le dialogue afin d’anticiper les situations éventuelles de blocage et de tenir d’ici à un mois, une rencontre d’évaluation à mi-parcours de mise en œuvre des engagements. »

DCPM/ Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat

Procès attaque de Yimdi: 5 soldats entendus, 3 lignes de défense

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Au lendemain de l’ouverture du procès de l’attaque de la poudrière de Yimdi, cinq soldats ont été entendus, ce 29 mars 2017 à Ouagadougou au Tribunal militaire de Ouagadougou. Ils sont accusés de désertion à l’étranger en temps de paix, de complot militaire et de complicité de vol aggravé d’armes de guerres et de munitions.BARRE

Le premier appelé à la barre est le soldat de 1ère classe, Bienvenue Ollo Kam, né en 1988 à Banfora, célibataire, père d’un enfant, décoré de la médaille commémorative avec agrafe de la République du Soudan. Sa parole, «C’est au téléphone que j’ai été informé par mon supérieur que je suis convoqué. Il m’a dit d’aller répondre et de lui faire le point par la suite. Pour ces genres de situation, c’est ton supérieur hiérarchique qui t’accompagne. Ce qui n’a pas été le cas et j’ai eu peur. Voilà pourquoi j’ai quitté le pays pour me retrouver en Côte d’Ivoire ». Parlant du complot militaire, il a reconnu son implication dans l’attaque , car il partageait le projet et s’est rendu sur le pont de Yimdi ,lieu de regroupement. Bienvenue Ollo Kam a avoué l’objectif , récupérer des armes dans le but de libérer le général Gilbert Diendéré et ses frères d’armes détenus à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA).

Le caporal Amidou Drabo a expliqué s’être exilé en Côte d’Ivoire, car sa vie était menacée après le putsch de septembre 2015. A l’en croire, ce sont les éléments de Yacouba Zida qui ont juré d’en découdre avec eux, parce qu’ils ont déjoué leur coup dans la nuit du 30 juin 2015. « En tirant ce jour au camp, il ont voulu créer une zizanie, dans le but d’éliminer le général Diendéré et le chef Boureima Kyéré», a-t-il lancé.

Revenant au complot, le caporal Drabo, a déclaré avoir marqué son accord au sergent-chef Ali Sanou, le jour même de l’attaque à 22 heures à Yimdi. Son explication, «Je l’ai suivi par peur, car il pouvait me faire du mal ».

Contrairement aux deux soldats, les autres ont nié leur implication dans le complot. C’est le cas du sergent Salif Couldiati et du soldat de 1ère classe, Dimaldine Napon. « J’ai demandé à Napon de m’accompagner pour que je rencontre le sergent Ousmane Djerma qui voulait me remettre une commission pour sa femme. C’est ainsi que Djerma et Ali Sanou nous ont conduits au pont de Yimdi puis nous ont fait part de leur projet », a soutenu le sergent Couldiati. Le soldat Napon, lui, a avancé ne pas vouloir en rajouter à ses problèmes, car sa femme était en grossesse.
« Couldiati et Napon sont tous du 25e régiment d’infanterie commando de Bobo. Ils ont demandé une permission de 2 semaines à la même période et se sont retrouvés tous à Ouagadougou. Et le 21 janvier, jour de l’attaque, ils se sont suivis pour aller sur le pont de Yimdi », a relevé le commissaire du gouvernement qui a signifié que leur implication ne souffre pas de doute.

Mon client Couldiati a demandé une permission, car son enfant était malade, a répliqué Me Youssouf Kabré. «Vous pouvez le vérifier. Par contre, ce qui est gênant dans cette affaire de complot, c’est l’absence de relevé téléphonique. Mon client a été arrêté le 22 janvier et il a été présenté au juge d’instruction le 16 mars soit 52 jours après. Dieu seul sait les tortures qu’il a subies pendant tout ce temps », a-t-il justifié.

Quant au soldat de 1ère classe, Boureima Zouré, il a nié en bloc sa participation au complot militaire. Il fait comprendre qu’il était à Léo au moment des faits; qu’il a subi des tortures lors de sa détention à la gendarmerie.

Burkina Demain

L’homme d’affaires Salif Ouédraogo bientôt de retour au pays

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Après neuf ans d’exil au Bénin, l’homme d’affaires Salif Ouédraogo a obtenu l’aval des autorités burkinabè pour rentrer au pays, en avril prochain, nous apprend Jeune Afrique. SALIF

Le 11 janvier dernier, en effet, la cour d’appel de Ouagadougou, statuant en dernier ressort, a annulé les poursuites pour « complicité de tentative d’assassinat » dont il faisait l’objet. Celles-ci avaient été engagées par un cadre de la British American Tobacco (BAT), une multinationale qui lui disputait le marché local de distribution de tabac.

Le businessman, qui avait repris en 2006 la minoterie des Grands moulins du Burkina, envisage d’investir de nouveau dans son pays, notamment dans les engrais.

Burkina Demain

Sabcé : deux camps au bord de l’affrontement pour le contrôle du « naam »

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Les Forces de l’ordre ont été déployées, ce mardi 28 mars 2017 à Sabcé, pour empêcher que les partisans de deux chefs coutumiers ne s’affrontent pour le contrôle du canton de Rissiam. sabce

Suite au décès de Naaba Woobgo le vendredi 24 mars 2017, les partisans de son rival Naaba Koanga , intronisé il y a environ deux ans, s’attendaient à la fin du bicéphalisme. Mais les partisans du chef défunt ont immédiatement désigné son premier fils, par ailleurs chef du village de Zoomkalaga pour le remplacer.

Cette division remonte à 1971, avec l’avènement de Naaba Woobgo au pouvoir. Elle dure à cause de la longévité de Naaba Woobgo et de la succession ‘’de chefs de cantons’’ dans le camp adverse.

Le problème aujourd’hui, les partisans du fils de Naaba Woobgo ont entrepris de construire des cases dans la cour du palais royal, alors que le défunt lui-même n’avait pas formellement occupé le palais.

C’est ainsi que les courtisans de Naaba Koanga ont investi le chantier pour exiger l’arrêt des travaux; ce qui a fait monter la tension. Et ce sont les Koglweogo qui ont empêché les deux camps de s’affronter.

Pour régler la crise, le Haut-commissaire de la province du Bam, Ambroise Ouédraogo, a demandé aux deux camps de désigner dix représentants pour une réunion d’urgence, ce mercredi matin.

Burkina Demain
Source: AIB

Attaques de Yimdi : 22 ex-RSP à la barre

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Le procès des présumés coupables de l’attaque de Yimdi, a débuté ce 28 mars 2017 au Tribunal militaire de Ouagadougou. Dans le box des accusés, 22 éléments de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), accusés de désertion en temps de paix, tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat, détention illégale d’arme à feu ou de munitions, coups et blessures volontaires, association de malfaiteurs, complot militaire. BARRE

Ce sont entre autres, le sergent-chef Ali Sanou, présenté comme le cerveau du groupe, les sergents-chefs, Poda Ollo Stanislas, Salif Coulidiati, Abdoul Nafion Nébié, les caporaux Desmond Toé, Issaka Ouédraogo, Amidou Drabo et les soldats de 1re classe, Kam Bienvenu, Amadou Zongo, Aboubakari Ould Ahmed, Boureima Zouré, Abdou Ouattara, Issouf Traoré, Seydou Soulama et le sergent-chef Roger Koussoubé, transféré l’an dernier par les autorités ivoiriennes.
Dès l’entame de l’audience, Maîtres Michel Traoré et Dieudonné Ouily, respectivement avocats-conseils de Roger Koussoubé et de Seydou Soulama ont fait des recours en annulation, sous prétexte que les noms de leurs clients ne figuraient pas sur l’ordre de poursuite émis par le ministre de la Défense comme l’exigent les dispositions du code militaire.

Après ces palabres liées aux questions de vices de forme, la Chambre a procédé à la lecture de l’arrêt de renvoi consistant à la présentation individuelle des présumés coupables et les faits qui leur sont reprochés. A suivi l’étape des interrogatoires, des plaidoiries et des réquisitoires.

Le caporal Abdoul Nafion Nébié, né le 28 mai 1988 à Léo dans la province de la Sissili, célibataire et père d’un enfant, a été le premier à être appelé à la barre. Reconnaissant les faits de désertion en temps de paix, il a plaidé coupable. Il a expliqué avoir quitté le camp Naba Koom, sous la menace des obus ; il a décidé de se retirer dans son village à Léo, avant de poursuivre son chemin vers la Côte d’Ivoire, sur proposition du sergent-chef Ali Sanou, en passant par le Ghana voisin.

Cela dit, le caporal Nebié a plaidé non-coupable par rapport à la détention illégale d’armes et de munitions, en niant en bloc les informations contenues dans les dépositions faites auprès de l’officier de police judiciaire ou pendant les enquêtes préliminaires à la gendarmerie. Pour sa défense, il affirme avoir fait des déclarations, sous la pression des gendarmes qui lui ont fait subir toutes sortes de menaces et parfois des tortures.

Maître Olivier Yelkouni, avocat commis d’office à la défense du caporal Abdoul Nafion Nébié, a avancé que son client a quitté le territoire par instinct de survie. Selon lui, les dépositions ne valent qu’à titre de renseignements et le parquet militaire ne saurait se contenter de les brandir comme preuves pour amener quelqu’un à reconnaître des faits dont il est accusé .

«Il appartient donc à la partie qui accuse, de prouver la culpabilité de mon protégé en apportant bien sûr les preuves et les pièces à conviction », a dit Me Yelkouni.

Dans son réquisitoire, le parquet militaire a demandé au tribunal de ne pas tenir compte des «arguments de diversion et le mensonge» développés par le caporal Nébié.
A noter que l’attaque de la poudrière de Yimdi est intervenue dans la nuit du 21 au 22 janvier 2016.

Joachim Batao
Burkina Demain

Prix Hama Arba Diallo : La commune de Zorgho lauréate 2017

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Le maire de Zorgho Adama Yao (extr. droite) recevant le prix Hama Arba Diallo des mains du gouverneur de la région de la Boucle du Mouhoun (extr. Gauche) et du directeur général de Eau Vive Internationale Jean Bosco Bazié (milieu), sous le regard de Daniel Bodin, administrateur d’Eau Vive Internationale

Les activités initiées les 20 et 21 mars 2017 à Boromo par Eau Vive et ses partenaires en prélude à la 25e Journée mondiale de l’eau (JME) ont tenu toutes leurs promesses. La journée du 21 a été particulièrement relevée avec au menu une course cycliste et une cérémonie solennelle ponctuée par la remise du prix Hama Arba Diallo du leadership pour l’eau et l’assainissement. Tout cela en présence des autorités locales dont le gouverneur Justin Somé, de principaux acteurs et partenaires de l’événement : communes, IRC, WaterAid, ONEA, DGAEE.

Le maire de Zorgho Adama Yao (extr. droite) recevant le prix Hama Arba Diallo des mains du gouverneur de la région de la Boucle du Mouhoun (extr. Gauche) et du directeur général de Eau Vive Internationale Jean Bosco Bazié (milieu), sous le regard de Daniel Bodin, administrateur d’Eau Vive Internationale
Le maire de Zorgho (extr. droite) recevant le prix Hama Arba Diallo des mains du gouverneur de la région de la Boucle du Mouhoun (extr. Gauche) et du directeur général de Eau Vive Internationale Jean Bosco Bazié (milieu), sous le regard de Daniel Bodin, administrateur d’Eau Vive Internationale

L’apothéose des journées de commémoration  de la JME à Boromo a été sans conteste la remise ce 21 mars, du  prix Hama Arba Diallo à la commune de Zorgho. Depuis 2007, avec l’accompagnement d’Eau Vive, cette commune de Zorgho a atteint des résultats significatifs en matière d’accès à l’eau potable et l’assainissement, notamment par la réhabilitation et la réalisation de forages, de latrines et le renforcement de ses capacités en matière de maitrise d’ouvrage communale.

Pour le maire de la commune de Zorgho, Jacques Kaboré, ce prix décerné par Eau Vive Internationale, est une invite à faire davantage pour l’accès à l’eau et l’assainissement des populations.

Ce  prix Hama Arba Diallo du leadership pour l’eau et l’assainissement a été initié en 2015 en vue de rendre hommage à l’illustre disparu et le montrer en exemple pour son engagement pour la cause de l’eau et l’assainissement. Leadership et engagement qui ont permis à sa commune (Dori) de faire d’énormes progrès entre 2006 et 2011 pour atteindre en agglomération 100% de taux de couverture en eau potable.

Par ailleurs, la ville de Dori est la première au Burkina à disposer d’une station de traitement de boue de vidange. Un projet réalisé grâce au dévouement d’un homme qui a cru que l’impossible pouvait être possible. La première édition du prix Hama Arba Diallo a eu lieu le 22 mars 2015 à Dori à l’occasion de la 23e  journée mondiale de l’eau, et la commune de Dori en a été lauréate.

Déficit d’assainissement dans la Boucle du Mouhoun

De gauche à droite, Yongo Nignan Chef de missions opérationnelles, Ouo Bibata Bamouni/Traoré, haut-commissaire des Balés, Zakari Bouraima, directeur Pays Eau Vive Burkina et Adama Yao, maire de Boromo
De gauche à droite, Yongo Nignan Chef de missions opérationnelles, Ouo Bibata Bamouni/Traoré, haut-commissaire des Balés, Zakari Bouraima, directeur Pays Eau Vive Burkina et Adama Yao, maire de Boromo

Avant la remise du prix Hama Arba Diallo, l’on a assisté à une série d’interventions des officiels, à commencer par celle du maire de la commune de Boromo qui a exprimé sa gratitude à Eau Vive et tous ses partenaires pour la présente  initiative.

Pour le gouverneur de la Boucle du Mouhoun, Justin Somé, l’accès à l’eau potable dans la région est acceptable car il est au-dessus de 50%. Cependant, le déficit est plus marqué au niveau de l’assainissement dans des contextes où les populations continuent de pratiquer la défécation à l’air libre. Il lance un appel à tous les maires de la région pour sensibiliser les populations à cet effet.

Le directeur Pays d’Eau Vive Burkina, Zakari Bouraima, note pour sa part que le panel tenu la veille  a édifié les participants sur les pistes de solutions envisageables pour asseoir une bonne stratégie de gestion des eaux usées et des excrétas ; les mauvaises pratiques impactent négativement la santé des populations, mais aussi l’environnement et le cadre de vie.

«Rôle des communes dans la gestion des eaux usées et excrétas », tel était le thème de ce panel. Nous y reviendrons.

Compétition cycliste

Au départ de la compétition cycliste
Au départ de la compétition cycliste le 21 mars 2017 à Boromo

 La compétition cycliste (Garçons et Filles) a été l’autre moment fort de la commémoration de la JME à Boromo. Ainsi, 06 h 30 mn chrono, le top départ de la course cycliste «Mouiller le maill’Eau» a été donné par le maire de Boromo en compagnie du directeur pays d’Eau Vive : une compétition sportive qui se présente comme une invite aux jeunes scolaires, à l’image d’un coureur qui se donne à fond pour remporter sa course, pour adopter les bons réflexes et les bons comportements en matière de gestion des eaux usées et des excrétas. Cette course mettait en compétition 10 filles et 10 garçons sur un circuit de 3 km.

A l’arrivée chez les garçons, Clément Banaon a été le « Maill’Eau Jaune »,  suivi de BANAON Aboubacar  Banaon et  Siaka Bako, respectivement en 6’27, 6’58 et 7 ’10. Chez les jeunes filles, c’est Izouma Tiaho (7’05), Bouda Fatimata Bouda  (7’12) et Zahc Ouédraogo (7’13) qui ont franchi en premier la ligne d’arrivée.

3e édition du prix Hama Arba Diallo

L’ensemble de ces manifestions, organisées par Eau Vive à Boromo, soutenues par le gouvernement, en l’occurrence le ministère de l’eau et de l’assainissement, a donné un éclat et une visibilité toute particulière au plan national à la mission qu’Eau Vive s’est assignée.

Rendez-vous est donc pris pour mars 2018 pour la prochaine édition du prix Hama Arba DIALLO avec en toile de fond une forte émulation entre les communes pour remporter ce fameux prix, qui fait son petit bonhomme de chemin, d’une édition à l’autre.

Correspondance particulière de Gisèle Benjamine Minougou

Burkina Demain