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Mohammed VI à Abidjan pour renforcer la coopération ivoiro-marocaine

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La présente visite de Mohammed VI revêt d'importants enjeux aussi bien pour le Maroc qu'à la Côte d'Ivoire

Le roi Mohammed VI du Maroc est arrivé vendredi à Abidjan en provenance de Conakry, pour une visite officielle de cinq jours destinée à renforcer les relations ivoiro-marocaines.

Le roi Mohammed VI en tête-à-tête avec le président ivoirien Alassane Ouattara
Le roi Mohammed VI en tête-à-tête avec le président ivoirien Alassane Ouattara

Cela pourrait être l’une des raisons pour lesquelles le président ivoirien Alassane Ouattara n’est pas à Ouagadougou pour assister à l’ouverture officielle du 25e FESPACO dont la Côte Ivoire est l’invitée d’honneur. Il s’agit de la visite  que le roi Mohammed VI a entamée ce vendredi à Abidjan dans le cadre du renforcement des liens de coopération entre la Côte d’Ivoire et le royaume chérifien.

Deux pays qui entretiennent de d’excellentes relations  dans bien de domaines. On dira même que c’est l’exemple de coopération fructueuse Sud-Sud. En effet, la coopération entre Rabat et Abidjan touche plusieurs domaines notamment l’éducation,  le commerce, le bâtiment la pêche ou les technologies de l’information et de la communication. Aujourd’hui le volume des échanges commerciaux entre le Maroc et la Côte d’Ivoire  dépasse les 180 millions d’euros.

Mais, cette visite coïncidant avec la 25e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), il était difficile pour le président Ouattara de faire le déplacement de la capitale burkinabè pour assister à l’ouverture de la fête du cinéma africain, sachant que le roi du Maroc était en route pour Abidjan.  Mais, ADO fera quand même le déplacement de Ouaga, si l’annonce se confirme, pour assister aux côtés de son homologue  burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, à la clôture le 4 mars prochain du FESPACO 2017.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Ouverture FESPACO 2017 : «ça va déchirer», promet Alpha Blondy

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Alpha Blondy promet d'assurer le show

C’est cet après-midi que s’ouvre officiellement, ce samedi 25 février 2017 à Ouagadougou, la 25e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), sous le thème «Formation et métiers du cinéma et de l’audiovisuel». Pour assurer le show à l’ouverture de cette 25e FESPACO que l’on veut historique, les organisateurs ont fait appel au célèbre reggaeman ivoirien, Alpha Blondy.

Alpha Blondy promet d'assurer le show
Alpha Blondy promet d’assurer le show

Arrivé il y a quelques jours dans la capitale du cinéma africain, «Jagger», comme l’appelle ses fans, Alpha Blondy était l’invité du JT de 20 h de la TNB, ce vendredi 24 février.

Il n’y a rien à faire, le célèbre reggaeman ivoirien est là pour assurer valablement. Il promet le grand show avec  tous les «Baramôgô» qui feront le déplacement du stade municipal Joseph Issoufou Conombo. Avec les «Baramôgô», il entend chanter ses titres à succès «Norbert Zongo» ou «Sankara». Il n’y aura pas, assure le célèbre reggaeman ivoirien, de tabou, mais tout cela dans un esprit de réconciliation nationale pour que les Burkinabè puissent mieux affronter l’avenir ensemble.

La cérémonie d’ouverture du FESPACO 2017 est placée, faut-il le rappeler, sous la présidence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, qui a eu le plaisir ce vendredi de présider l’ouverture officielle de l’ultramoderne salle de cinéma «Canal Olympia», sise à Ouaga 2000.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Musée national : Expositions sur les traces du fer et du bronze

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Les officiels à l'écoute des explications du Dr Lassina Simporé

Les expositions « un âge du fer africain » et « notre monde » ont ouvert leurs portes au public hier jeudi 23 février 2017 dans les locaux du musée national de Ouagadougou. L’ouverture s’est effectuée par une cérémonie de vernissage sous la présidence du ministre de la Culture, des arts et du tourisme Tahirou Barry et sous le regard d’éminents chercheurs africains et européens venus assister à l’évènement.

Les officiels à l'écoute des explications du Dr Lassina Simporé
Les officiels à l’écoute des explications du Dr Lassina Simporé

Du 23 février au 28 juillet 2017, les résultats de recherche d’une cinquantaine d’année sur la métallurgie du fer en Afrique sera présenté au public ouagalais. C’est une exposition qui vise à faire connaître l’histoire de la métallurgie du fer en Afrique  et partant à magnifier le génie technique et scientifique des Africains.

Faire connaitre l’histoire aux générations

Les  fers au centre des expositions
Les fers au centre des expositions

Selon l’archéologue Lassina Simporé et commissaire de l’exposition, au Burkina Faso, on a fabriqué du fer depuis le 8e siècle avant J.C. et que « les recherches archéologiques menées ces dernières années ont permis de révéler l’ancienneté et l’importance du travail du fer en Afrique de l’Ouest ».

Sous le guide de ce dernier, le ministre Tahirou Barry, a visité et suivie les explications étape par étape de l’exposition «un âge du fer africain ». Par la suite le ministre a eu droit à une séance de démonstration de technique d’extraction du fer.

Le ministre de la Culture Tahirou Barry tout en félicitant les initiateurs de cette exposition, l’a qualifié «d’unique dans son genre au Burkina Faso ». Pour lui les résultats des recherches par les chercheurs méritent d’être connus et promus car « c’est à partir de là que la génération montante comprendra véritablement notre histoire ». Et d’ajouter que « et ça, c’est la preuve qu’il y a un patrimoine en terme de contribution technologique et scientifique du noir » dans le monde.

Une exposition pour contribuer à la reconnaissance du legs culturel

L’archéologue Lassina Simporé a expliqué qu’il s’agit de monter à travers cette exposition, le travail de l’archéologue afin de restituer et expliquer l’histoire de l’Afrique en général et du Burkina Faso en particulier au plus grands nombres de visiteurs.  C’est aussi montrer l’ancienneté du travail du fer, et faire savoir que même avant la colonisation les ancêtres ont pu reconnaitre des minerais, transformer ces minerais en métaux pour faciliter leur existence.

Pour le directeur général du musée Jean-Paul Koudougou, « ces expositions sont des opportunités pour le musée national de contribuer à la connaissance du legs culturel de nos devanciers afin de mieux les assumer ». Il terminera ses propos en invitant la population « à consommer ces expositions sans modération et à les faire rayonner dans vos entourage personnels ».

Sur la deuxième exposition intitulé « Notre monde », qui montre le travail de sculpture en bronze de Salfo Dermé,  le ministre a dit avoir « découvert avec joie cette belle exposition qui dénote du génie de nos artistes et qui mérite d’être encouragé ». Notons que l’exposition « notre monde » fait découvrir au public à travers six sculptures les problématiques de notre monde. Il s’agit entre autre de l’irresponsabilité de l’homme, le changement climatique, la frontière et la migration, l’équilibre etc.

Après les ruines de Loropéni, le Burkina Faso travaille à inscrire des sites de paléo métallurgie du fer sur la liste des patrimoines mondiaux de l’Unesco. « Le dossier est terminé, il reste la partie administrative et d’ ici janvier 2018 le dossier sera déposé, j’ai de grands espoirs que l’inscription sera obtenu », foi de l’archéologue.

Notons que sont programmés  durant les 5 mois d’exposition des ateliers de réduction traditionnelle du fer, des conférences publiques et des conférences sur la paléo métallurgie. En plus seront exposés dans la cour du musée 14 panneaux explicatifs illustrés par des photos, cartes…, 5 écrans audiovisuels, 10 vitrines d’objets, 5 maquettes et une reconstitution du sol du site de Korsimoro etc.

Joachim Batao

Burkina Demain

Football: Claudio Ranieri viré de Leicester

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L’idylle entre le coach italien et Leicester s’est achevée, ce jeudi 23 février 2017. ranieri

« Claudio a réalisé un travail incroyable », a déclaré Leicester dans un communiqué. « Se sauver était notre premier but cette saison. Nous devons maintenant faire face à un gros challenge et nous avons senti qu’un changement était nécessaire afin d’atteindre notre objectif.  »

Après une saison fantastique qui a vu Leicester terminer champion d’Angleterre, Claudio Ranieri avait dû mal à remettre son équipe sur de bons rails. Les Foxes ne pointent qu’au 17e rang en Premier avec une seuel petite unité au-dessus de la zone de relégation.

Le bilan était trop mauvais et Ranieri a été remercié par ses dirigeants ce jeudi. Son passage à la tête de Leicester restera tout de même à jamais marqué par le fabuleux titre de champion obtenu en 2016.

Burkina Demain

Ministère de la Défense : Jean Claude Bouda promet de terroriser les terroristes

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Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Jean Claude Bouda, a été installé dans ses fonctions, le jeudi 23 février 2017 à Ouagadougou. Il s’est engagé à travailler pour la réorganisation des Forces armées nationales et à mener une guerre sans merci contre le terrorisme.BOUDA

Le ministre entrant a montré son engagement à travailler avec les Forces armées nationales pour assurer la sécurité des personnes et des biens et traquer les terroristes. « J’ai confiance en notre armée qui dispose d’hommes valeureux et engagés. Toutes les dispositions seront prises, les moyens seront mis à la disposition de nos Forces armées nationales pour que dans notre pays, nous ne soyons plus victimes d’actes terroristes. Nous n’avons pas peur, les terroristes seront terrorisés », a soutenu le ministre en charge de la défense.

A l’en croire, la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES) est tributaire des conditions de stabilité sociale, gage de sérénité pour les investisseurs privés.

Le secrétaire général du ministère, le colonel-major Alassane Moné, a promis d’accompagner le nouveau ministre pour l’exécution des grands projets du département dont le Plan stratégique 2017-2021 de la réforme des forces armées nationales.
Depuis les mutineries de 2011, ce poste était occupé cumulativement par le président du Faso.

Ancien ministre de la Jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelles et ancien directeur général du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), Jean Claude Bouda est marié et père de trois enfants.

Mathias Lompo

MEF : Le SYNAFI en route pour 120 heures de grève

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Le Syndicat national des agents des finances (SYNAFI) a organisé, une conférence de presse, le 23 février à Ouagadougou, pour faire le point de l’évolution de sa plateforme revendicative, après plus de deux semaines de sit-in. SYNAFI-2

A l’occasion, le SYNAFI a annoncé le durcissement du mouvement, en parlant d’une grève de 120 heures, à compter du lundi 27 février 2017. « Depuis le déclenchement de cette lutte jusqu’à l’heure actuelle, aucune rencontre n’a eu lieu entre le SYNAFI et le ministre », a avancé le secrétaire général du Syndicat national des agents des finances (SYNAFI), Mohamed Savadogo.
Le SYNAFI dénonce le non respect des engagements pris par le ministère de l’Economie, des finances et du développement, en vue de la satisfaction de leur plateforme minimale. Celle-ci, transmise à madame le ministre depuis mars 2016, porte sur le respect des profils dans la responsabilisation des acteurs et l’équité dans la répartition des motivations financières servies à l’ensemble des agents.
De ses explications, le ministre a mis en place un comité de réflexion et les travaux ont débouché sur un projet d’arrêté, amendé par les différents acteurs concernés.

« Contre toute attente, à la phase de signature devant marquer son application, madame le ministre, faisant royalement fi des travaux du comité, refuse de signer le projet d’arrêté pour reprendre le processus sur la question, afin de se donner plus de temps », a expliqué le secrétaire général du SYNAFI.

Pour lui, l’attitude du ministre est une « volte-face » qui matérialise le non-respect de ses « propres engagements consignés dans le protocole d’accord qu’elle a signé le 2 août 2016 ». « Ces manières du ministre sont perçues par les militants du SYNAFI comme une attitude non-constante et méprisante de l’autorité à leur égard », parole de Mohamed Savadogo.

Joachim Batao
Burkina Demain

MERSI: le nouveau ministre Alkassoum Maïga installé

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Le nouveau Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Alkassoum Maïga a été installé dans ses fonctions, ce jeudi 23 février 2017 à Ouagadougou. MAIGA

A l’occasion, il a dit qu’il s’attèlera à rompre le chevauchement des années académiques qui plombent des filières à l’Université de Ouagadougou, depuis quelques années.

«L’année académique est perturbée. De ce point de vue, nous avons beaucoup d’efforts à faire pour arriver à une situation où la rentrée universitaire va se faire de façon normale et régulière», a indiqué le ministre Alkassoum Maïga.
«Nous n’avons pas d’autre avenir que de faire en sorte que nos universités vivent. Si elles meurent, nous allons socialement mourir avec elles, même si physiquement nous allons continuer à vivre», a expliqué le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur.

Pour éviter cela, il a laissé entendre que les décideurs et les différents acteurs doivent se mettre à la tâche pour peaufiner des stratégies.
Indiquant qu’il a «un esprit ouvert» et disposé à travailler dans la franchise, il a invité le personnel à l’aider. Son explication, « ce ne sera pas un succès personnel et ça ne sera pas aussi un échec personnel».

Le ministre sortant, Pr Filga Michel Sawadogo a salué «les résultats satisfaisants obtenus, grâce aux uns et aux autres. Il a noté que beaucoup de problèmes restent à résoudre, à savoir la connexion internet, la construction de nouveaux bâtiments.
«Je souhaite plein succès au ministre (Alkassoum Maïga) dont je connais les grandes qualités intellectuelles et morales», a déclaré M. Sawadogo.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Kosyam- Kremlin : Les risques d’un rapprochement conjoncturel continu

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Kosyam est de nouveau proche du Kremlin

Le Burkina Faso vient de marquer un important coup dans son redéploiement diplomatique vers l’Orient, en rouvrant, ce 20 février 2017 à Moscou, son ambassade, fermée en 1996 pour «raisons budgétaires». C’est véritablement le clou de ce rapprochement conjoncturel accéléré et continu entre Kosyam et le Kremlin, entamé vers la fin du régime du président Blaise Compaoré.

Kosyam est de nouveau proche du Kremlin
Kosyam est de nouveau proche du Kremlin

Vu du côté burkinabè, c’est apparemment important cette réouverture ce 20 février 2017 de notre ambassade à Moscou, jadis l’une des places fortes pour la diplomatie nationale, surtout du temps de la Révolution. En effet, aujourd’hui, comme à l’époque de la Grande Union soviétique, Moscou est devenue incontournable dans les relations internationales. Et dire que même les Grands Etats-Unis de Donald Trump souhaitent entretenir de bonnes relations avec la Russie de Vladimir Poutine. Si ce rapprochement Washington –Moscou devrait échouer, ce serait la faute des journalistes, à en croire le président Trump.

Dans un tel contexte, la réouverture de notre ambassade dans la capitale russe était stratégiquement indiquée. Pour le ministre burkinabè des Affaires étrangères et des Burkinabè de l’Etranger, Alpha Barry, qui a fait, pour la circonstance le déplacement de Moscou ; les objectifs sont clairs. Il s’agit de relancer véritablement les relations entre le Burkina Faso et la Fédération de Russie. Des relations diplomatiques dont la naissance remonte déjà à une cinquantaine d’années.

Dirigée par l’ambassadeur Antoine Somdah, l’ambassade du Burkina à Moscou nouvellement inaugurée a compétences sur 9 Etats orientaux ; cela conformément aux dispositions du décret du 28 décembre 2015 portant définition des juridictions des missions diplomatiques du Burkina Faso en Russie (Moscou). Il s’agit notamment de la Fédération de Russie, la République d’Ukraine, la République de Biélorussie, la République de Kazakhstan, la République de Kirghizstan, la République de Mongolie, la République d’Ouzbékistan, la République du Tadjikstan et de la République de Turkménistan.

Aboutissement d’un processus de rapprochement accéléré

La réouverture de l’ambassade du Burkina Faso à Moscou est l’aboutissement, faut-il le rappeler, d’un processus de rapprochement accéléré continu entamé vers la fin  du régime du président Blaise Compaoré. Nous sommes en 2013. Le gouvernement burkinabè décide le 8 janvier en conseil des ministres de la réouverture de l’ambassade à Moscou. Dans la foulée, Antoine Somdah, ex-secrétaire général de l’Institut des hautes études internationales (INHEI) et ancien premier conseiller à la mission permanente du Burkina Faso auprès des Nations Unies, est nommé ambassadeur à Moscou.Très vite, les choses s’accélèrent et certains observateurs avaient trouvé cela suspect, au regard du contexte de l’époque.

En effet, l’annonce est intervenue à un moment où les excellentes relations entretenues par le Burkina avec les pays occidentaux depuis la chute du mur de Berlin au début des années 1990, avaient commencé à prendre un coup avec les velléités de plus en plus affichées du pouvoir burkinabè de modifier la Constitution afin de permettre au président Blaise Compaoré de se représenter à l’élection présidentielle de 2015.

Il fallait alors réchauffer les relations avec la Russie, une puissance onusienne détentrice de droit de véto, cela en cas de divorce avec les puissances occidentales, attachées au principe démocratique de l’alternance à la tête des Etats. Malgré ces observations gênantes, le rythme du rapprochement de Ouaga avec  Moscou ne baisse pas. Et le 7 mars 2014, le nouvel ambassadeur Somdah présenta ses Lettres de créance aux autorités diplomatiques moscovites. C’est Mikhail L. Bogdanov, vice-ministre des Affaires étrangères de Russie qui les avait reçues, souhaitant à Antoine Somdah la bienvenue à Moscou.

La suite pour les autorités burkinabè de l’époque, on la connaît… Il y a eu l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et le président Compaoré s’est exilé en Côte d’Ivoire. Mais, toujours est-il que le projet de la réouverture de l’ambassade a été maintenu par ses successeurs. Ce qui a rendu possible la réouverture effective de l’ambassade le 20 février dernier. Au grand bonheur des Burkinabè de Russie qui ne sont pas restés inactifs de leurs côtés. Puisqu’ils vont redynamiser leur structure associative en renouvelant ses instances dirigeantes, désormais conduites par Cheick Oumar Zoungrana.

Rapprochement serré avec Moscou démocratiquement risqué

Alpha Barry et son homologue russe Sergueï Lavrov ne semblent pas regarder dans la même direction. Alors le rapprochement diplomatique sera-t-il mutuellement bénéfique pour le Burkina Faso et la Fédération de Russie qui n’a pas encore d’ambassade à Ouaga ?
Alpha Barry et son homologue russe Sergueï Lavrov ne semblent pas regarder dans la même direction. Alors le rapprochement diplomatique sera-t-il mutuellement bénéfique pour le Burkina Faso et la Fédération de Russie qui n’a pas encore d’ambassade à Ouaga ?

A priori, la réouverture de l’ambassade du Burkina à Moscou n’est pas une mauvaise option, si tant est que l’objectif,c’est de défendre les intérêts du pays dans cette partie du monde. Surtout dans un contexte où les puissances occidentales, sous la houlette du nouveau président américain, ne veulent plus ou n’ont plus les moyens de défendre leur ordre international libéral, au grand bonheur des autorités de Moscou qui rêvaient depuis longtemps de ce nouvel ordre international où elles joueraient un plus grand rôle sur la scène internationale. La «poutinisation» du  monde est en marche et le Burkina n’a peut-être pas intérêt à se tenir en marge. Et si les autorités burkinabè s’y mettent et défendent comme il se doit les intérêts du pays, ils seront parfaitement en phase avec le nouveau paradigme des relations internationales, défendu aussi bien à Washington qu’à Moscou. Il s’agit de la primauté des intérêts nationaux sur ceux multilatéraux.

Seulement la démocratie telle que nous la concevons fait difficilement bon ménage avec la démocratie à l’orientale telle que prônée et pratiquée à Moscou où peu d’importance est accordée à l’alternance politique pour laquelle les Burkinabè ont fait leur insurrection des 30 et 31 octobre 2014. Or, si l’on devrait suivre la logique de la démocratie russe sous Poutine ; les Burkinabè devraient par exemple s’attendre à ce que Roch Marc Christian Kaboré cède en 2025 (s’il est réélu entre-temps en 2020) son fauteuil au Premier ministre Paul Kaba Thiéba pour qu’il assure les affaires courantes du pays jusqu’en 2030 et à ce qu’il revienne après le récupérer et continuer à gérer tranquillement le Burkina Faso comme il l’entend, sans que personne ne puisse broncher. Un Burkina Faso qui pourrait ainsi se retrouver avec une presse et une opposition muselées. Nous touchons du bois, mais ce sont là des risques d’une perspective de rapprochement serré entre Kosyam et le Kremlin.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Burkina: Amnesty international dénonce la violation des droits des femmes

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L’ONG Amnesty international Burkina Faso a présenté, ce mercredi 22 février 2017 à Ouagadougou, son rapport 2016 sur la situation des droits humains dans le monde. Le rapport donne des informations détaillées sur 159 pays. amnesty

Le rapport alerte l’opinion internationale sur les conséquences des discours de « rejet des autres » qui se développent en Europe, aux Etats-Unis et dans d’autres pays.

Selon le directeur exécutif d’Amnesty International Burkina Faso, Ives Boukari Traoré, son organisation a relevé en 2016, un discours de haine des dirigeants. Il cite le président américain Donald Trump qui interdit l’accès du sol américain aux ressortissants de certains pays musulmans.

Selon lui, plusieurs personnes ont été tuées dans 22 pays pour avoir défendu pacifiquement les droits humains. «Certaines ont été prises pour cibles parce qu’elles s’opposaient à de puissants intérêts économiques, défendaient des minorités ou des petites communautés, ou combattaient les obstacles traditionnels aux droits des femmes», a-t-il ajouté.

La situation des droits humains au Burkina Faso a été aussi passée au crible par Amnesty international: le procès des militaires, les attaques terroristes, les mariages précoces et/ou forcés des filles et la question des groupes d’auto-défense Kogl-wéogo.

M. Traoré a dit avoir constaté que les femmes en milieu rural étaient particulièrement défavorisées en matière de droits économiques, sociaux et culturels. Il a recommandé au pays de revoir sa législation sur la prévention et la sanction des violences faites aux femmes et aux filles et d’aider davantage ses victimes.

Ives Boukari Traoré a invité les Etats à veiller au respect des textes nationaux et internationaux, sans distinction de race, de religion ni de sexe. « L’Etat doit faire en sorte que tous les jeunes aient du travail, que les femmes ne soient plus violentées. Il est vrai que cela paraît difficile mais l’homme politique doit se donner les moyens pour tenir ses promesses », a-t-il avancé.

« Nous comptons sur l’apport de tous et des hommes de média pour renverser la tendance. La forte mobilisation des journalistes à cette cérémonie est déjà un signe positif », a-t-il déclaré.

Joachim Batao
Burkina Demain

Côte d’Ivoire: Amani N’guessan lâche Affi N’guessan

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Dans un communiqué signé Agnès Monnet, Secrétaire générale du Front populaire ivoirien (FPI) tendance Affi N’guessan, datant de ce mercredi 22 février 2017, le parti annonce la démission d’Amani Nguessan Michel des organes de direction.AMA

Une attitude de neutralité le mettant à équidistance entre les deux tendances du FPI pour les amener à l’unité. C’est la raison évoquée par le Front populaire ivoirien (FPI), tendance Affi pour expliquer la démission d’Amani N’guessan Michel.

« Après une analyse personnelle de la situation de crise que vit le FPI depuis plus de trois années, le Vice-président Amani Nguessan Michel a décidé de démissionner des organes de direction du parti pour n’en conserver que le statut de militant de base », fait savoir le communiqué suite à une audience entre les deux personnalités ce jour devant un parterre de témoins dont les Vice-présidents Gossio Marcel, Komoé Augustin, Christine Konan et Gnepa Barthelemy. Cette décision, indique le communiqué, est la conséquence de l’échec des différentes tentatives de réconciliation au sein du parti. Celui-ci ne manque pas de souligner que l’ex-ministre de la défense sous Gbagbo reconnait la légalité et la légitimité du camp Affi.

Pour le Président Affi, ajoute le communiqué, les conditions de perte du pouvoir en 2011 et la gestion autocratique actuelle du régime RHDP, avec ses conséquences dramatiques sur la cohésion sociale et la paix appellent les camarades à plus de responsabilité pour que le FPI se présente en véritable force alternative politique.

Les luttes de positionnement personnel au sein de l’opposition, poursuit-il, ne doivent pas occulter l’engagement de cette officine politique à œuvrer pour une Côte d’Ivoire unie, solidaire et prospère.

Anderson Koné
Burkina Demain