Dans un communiqué signé Agnès Monnet, Secrétaire générale du Front populaire ivoirien (FPI) tendance Affi N’guessan, datant de ce mercredi 22 février 2017, le parti annonce la démission d’Amani Nguessan Michel des organes de direction.
Une attitude de neutralité le mettant à équidistance entre les deux tendances du FPI pour les amener à l’unité. C’est la raison évoquée par le Front populaire ivoirien (FPI), tendance Affi pour expliquer la démission d’Amani N’guessan Michel.
« Après une analyse personnelle de la situation de crise que vit le FPI depuis plus de trois années, le Vice-président Amani Nguessan Michel a décidé de démissionner des organes de direction du parti pour n’en conserver que le statut de militant de base », fait savoir le communiqué suite à une audience entre les deux personnalités ce jour devant un parterre de témoins dont les Vice-présidents Gossio Marcel, Komoé Augustin, Christine Konan et Gnepa Barthelemy. Cette décision, indique le communiqué, est la conséquence de l’échec des différentes tentatives de réconciliation au sein du parti. Celui-ci ne manque pas de souligner que l’ex-ministre de la défense sous Gbagbo reconnait la légalité et la légitimité du camp Affi.
Pour le Président Affi, ajoute le communiqué, les conditions de perte du pouvoir en 2011 et la gestion autocratique actuelle du régime RHDP, avec ses conséquences dramatiques sur la cohésion sociale et la paix appellent les camarades à plus de responsabilité pour que le FPI se présente en véritable force alternative politique.
Les luttes de positionnement personnel au sein de l’opposition, poursuit-il, ne doivent pas occulter l’engagement de cette officine politique à œuvrer pour une Côte d’Ivoire unie, solidaire et prospère.
Le Conseil des ministres tenu le mercredi 22 février 2017 à Ouagadougou, en séance ordinaire, sous la présidence de Roch Marc Christian KABORE, a adopté un décret fixant les modalités d’immatriculation des véhicules automobiles, des remorques et semi-remorques et des cycles à moteur dont la cylindrée est supérieure ou égale à cinquante centimètres cube (50 cm3) au Burkina Faso.
Ce décret permet de corriger les insuffisances du décret N°2013-0630/PRES/PM/MIDT/MEF/MAE-CR/MATS/MDNAC/MATD du 23 juillet 2013 fixant les modalités d’immatriculation des véhicules automobiles, des remorques et semi-remorques et des cycles à moteur dont la cylindrée est supérieure ou égale à cinquante centimètres cube (50 cm3) au Burkina Faso.
Ce décret permet en outre une meilleure traçabilité et un contrôle accru des véhicules pour l’amélioration de la sécurité dans notre pays
Le Conseil des ministres tenu le mercredi 22 février 2017 à Ouagadougou, en séance ordinaire, sous la présidence de Roch Marc Christian KABORE, a adopté un rapport relatif à l’acquisition et à la location de bâtiments au profit de l’Administration.
Au titre du ministère de l’économie, des finances et du développement, le Conseil a marqué son accord pour l’acquisition de l’Ecole Song Taaba de Tenkodogo au profit du ministère en charge de l’éducation nationale et la location de six (06) bâtiments au profit d’autres structures publiques.
Le conseil de paix et de sécurité de l'UA tient sa 661e réunion ce jeudi 23 2017 à Addis Abeba
Dans quelques heures, s’ouvrira à Addis Abeba, en Ethiopie, une réunion élargie des ministres du conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Cette importante réunion du CPS planchera sur les pressantes préoccupations de l’heure.
Le conseil de paix et de sécurité de l’UA tient sa 661e réunion ce jeudi 23 2017 à Addis Abeba
Grave famine au Sud-Soudan avec déjà 100 000 personnes affectées; multiplication des attentats dans le Sahel ; déferlement des immigrés sub-sahariens sur les côtes méditerranéennes, etc. Face à ces périls, le conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine tiendra ce jeudi 23 février à Addis Abeba sa 661e réunion ministérielle. Deux sessions sont au menu de cette importante réunion ministérielle du CPS de l’UA.
La première session portera sur la libre circulation des personnes et des biens et les implications pour la paix et la sécurité en Afrique. Et la seconde session, sur la protection des enfants contre les guerres adultes : cas des soldats en Afrique.
La réunion permettra donc aux participants d’échanger sur la problématique de la libre circulation des personnes et des biens, c’est-à-dire comme cela peut se faire sans conséquences négatives sur la paix et la sécurité sur le continent. La réunion examinera également la protection des enfants contre les conflits en Afrique, en particulier des enfants soldats.
Reconduit à son poste de commissaire à la paix et sécurité de l’UA, la mission de Smail Chergui s’annonce ardue
Les membres ministres des affaires étrangères ; des représentants des Communautés économiques régionales et des Mécanismes régionaux ; les membres africains du conseil de sécurité des Nations unies ; les Nations Unies; des experts et personnel de l’UA prendront part à la réunion.
Seront entre autres de la présente réunion Louise Mushikiwabo, ministre des affaires étrangères et de la coopération de la République du Rwanda, Smail Chergui, commissaire pour la paix et la sécurité de l’UA.
Pour l’Algérien, nouvellement réélu à son poste lors du dernier sommet de l’UA, la mission ne s’annonce pas de tout repos. Il y a un peu plus d’un mois, Smail Chergui effectuait une visite à Bujumbura au Burundi pour rendre hommage aux éléments burundais de l’AMISOM. Il avait déposé à cette occasion une gerbe de fleurs en l’honneur des soldats burundais de l’AMISOM tombés au champ d’honneur en Somalie.
Ainsi, la présente réunion revêt aussi une importance pour les Nations-Unies. Mais, l’on ne sait pas si le tout nouveau chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, fera le déplacement d’Addis Abeba. Bref, autant dire que les attentes vis-à-vis de cette réunion ministérielle du conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, s’annoncent grandes, aussi bien pour l’Afrique que pour le monde.
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 22 février 2017, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 13 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Une session du conseil des ministres burkinabè
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale et autorisé des missions à l’étranger.
DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION
Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant respectivement Stratégie nationale de l’état civil au Burkina Faso révisée (SNEC/R) et son Plan d’actions (2017-2021).
L’adoption de ces décrets vise à moderniser l’état civil afin d’améliorer l’efficacité et l’efficience du système d’enregistrement des faits d’état civil comme moyen d’assurer à chaque individu la jouissance de ses droits et de produire des statistiques sociodémographiques utiles à la planification du développement.
I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT
Le Conseil a adopté un rapport relatif à l’acquisition et à la location de bâtiments au profit de l’Administration.
Le Conseil a marqué son accord pour l’acquisition de l’Ecole Song Taaba de Tenkodogo au profit du ministère en charge de l’éducation nationale et la location de six (06) bâtiments au profit d’autres structures publiques.
I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DES AMENAGEMENTS HYDRAULIQUES
Le Conseil a examiné un projet de loi portant protection des végétaux au Burkina Faso.
Ce projet de loi vise à protéger les consommateurs, les végétaux et l’environnement contre les risques liés à l’introduction et à la dissémination des organismes nuisibles dans notre pays.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi à l’Assemblée nationale.
I.4. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE
Le Conseil a adopté un décret fixant les modalités d’immatriculation des véhicules automobiles, des remorques et semi-remorques et des cycles à moteur dont la cylindrée est supérieure ou égale à cinquante centimètres cube (50 cm3) au Burkina Faso.
L’adoption de ce décret permet de corriger les insuffisances du décret N°2013-0630/PRES/PM/MIDT/MEF/MAE-CR/MATS/MDNAC/MATD du 23 juillet 2013 fixant les modalités d’immatriculation des véhicules automobiles, des remorques et semi-remorques et des cycles à moteur dont la cylindrée est supérieure ou égale à cinquante centimètres cube (50 cm3) au Burkina Faso.
Ce décret permet en outre une meilleure traçabilité et un contrôle accru des véhicules pour l’amélioration de la sécurité dans notre pays.
I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT
Le Conseil a adopté un décret portant définition des conditions et des règles applicables à l’exercice des professions publicitaires au Burkina Faso.
L’adoption de ce décret participe de la volonté du gouvernement de contribuer à la professionnalisation et à l’assainissement du secteur de la publicité et de créer des emplois décents.
COMMUNICATION ORALE
La ministre déléguée chargée de la Coopération et des Burkinabé de l’Extérieur a fait au Conseil une communication relative à la participation de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE au 52ème anniversaire de l’accession à l’indépendance de la Gambie et à l’investiture du Président gambien Son Excellence Monsieur Adama BARROW le 18 février 2017 à Banjul.
En marge de ces célébrations, le Président du Faso a eu des échanges avec son homologue ivoirien Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA et a rencontré les Burkinabè vivant en Gambie.
Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,
La société minière Houndé Gold Opération a mis en place sur son site un centre de formation des engins lourds, avec des formateurs professionnels et des simulateurs de nouvelle génération.
C’est Johnson, l’intendant de la formation et du développement, qui gère les entités pour le développement à Houndé Gold. « La structure de la formation et du développement est importante, parce qu’il faut développer les éléments, les employer et les motiver », dit-il en parlant de politique gagnant-gagnant. « C’est la société qui gagne, parce qu’elle développe les éléments qui deviennent plus qualifiés et ces derniers gagnent aussi, parce qu’ils se sentent plus assurés et utiles, poursuit-il.
Pour la formation, il explique les procédures; il faut d’abord une présélection qui se base sur plusieurs critères. Le premier, que les candidats sachent lire ,écrire et compter. Le deuxième, c’est le test de simulateur; on en dispose quatre(04) : le simulateur immersive qui exige trois (03) jours par candidat ; le test de Dovel qui dure une heure et demie par candidat. Il vise à savoir si la personne sait s’orienter dans l’espace , appréhender les étapes de sa réaction, comment elle gère son stress, est ce qu’elle peut exécuter un travail monotone de plusieurs heures; c’est toujours dans le cadre de la santé sécurité.
Seuls les candidats admis sont autorisés à passer à l’étape suivant. Après tous les tests, il y’a une analyse faite par la machine et les résultats sont automatiquement imprimés par l’ordinateur.
« La sélection est très juste et honnête. Si vous êtes meilleurs vous serez toujours retenu », parole d’Ibrahim Tiemtoré, directeur chargé des relations avec les institutions et les services techniques.
A l’entendre, la sélection des dossiers passe par la sélection des dossiers déposés à Hounde Gold et dans la base des données, et il faut identifier ceux qui ont la capacité et l’aptitude à conduire les engins lourds et qui ont de l’expérience quelque part.
De ses explications, une confrontation avec les nouveaux dossiers puis analyse permet de faire un tri et programmer pour le passage de tous ces candidats retenu pour le test.
Ibrahim Tiemtoré a avancé qu’il faut aussi puiser dans la ressource locale qui n’a pas d’expérience et qui est apte à suivre la formation. A l’en croire, il y’a une identification de candidats locaux qui ont été retenus et fait des résultats acceptables dans le test. Ils évolueront à côté de ceux qui ont l’expérience pour leur donner la chance de conduire ces machines.
« La particularité est qu’on ne vient pas avec les aptitudes ou de l’expérience en conduite et se voit confier une machine . Quelque soit le niveau d’expérience, tout le monde passe par la formation », a déclaré Alain Sanou, le formateur de terrain et simulateur des engins lourds.
La formation est un investissement de l’entreprise et coûte très chère. Beaucoup de personnes veulent bénéficier de cette formation, mais pour le moment, il y’a trente sept (37) stagiaires sur le terrain pour trois (03) mois.
Au Burkina Faso, c’est très rare qu’une mine se paie autant de simulateurs de haute et meilleure qualité.
La présumée tombe de Dabo Boukary, étudiant de 7ème année de médecine disparu en mai 1990, a été localisée. Il aurait été enterré à Pô, selon une source proche du dossier.
Selon des informations , une délégation composée d’avocats, de membres de la famille du défunt, du procureur du Faso et du juge d’instruction s’est rendue ce mardi 21 février 2017 sur les lieux pour l’identification.
Il revient à la famille du défunt de décider s’il y a lieu de procéder à un test ADN ou pas selon un de leur conseil, Me Bénéwendé Sankara.
L’étudiant en médecine a été interpellé en mai 1990 à l’université de Ouagadougou. Le 9 janvier 2017, un pas vers la manifestation de la vérité a été franchi avec l’inculpation du colonel Mamadou Bamba par le tribunal militaire dans le cadre de ce dossier.
Sur sa page facebook, le président de Le Faso Autrement Ablassé Ouédraogo a critiqué, ce mardi 21 février 2017, le nouveau gouvernement burkinabè.
» 55 jours après cette annonce porteuse d’espoir pour un véritablement changement dans la gouvernance de notre pays, le Président KABORE sert aux Burkinabè un gouvernement « Mouta Mouta », qui n’apportera certainement pas de solution à la « Rochosité » aggravante que le Burkina Faso vit.
Le Président KABORE prend les mêmes et recommence dans l’esprit qu’on ne change pas une équipe qui gagne. Le mauvais casting dans la formation du premier gouvernement Kaba TIEBA, fait par inexpérience, a été sciemment répété alors que notre pays va de plus en plus mal et attend d’autres perspectives. Le gouvernement « replâtré » nommé le 20 février 2017 n’est point la solution.
Ce gouvernement ressemble d’ailleurs fort à de la provocation vis-à-vis des burkinabè qui fondaient un grand espoir sur cette réorganisation du gouvernement annoncée par le Chef de l’Etat en fin 2016. Ce qui confirme le manque de leadership du Président KABORE, de plus en plus sourd aux souffrances et à la misère de son peuple. Roch KABORE démontre encore une fois qu’il n’est pas « la réponse » aux attentes et aux aspirations des burkinabè mais qu’il est plutôt le vrai « problème ».
Le Burkina Faso a besoin d’une gouvernance responsable », a écrit Ablassé Ouédraogo.
Anderson Koné
Le nouveau gouvernement burkinabè s’est réuni, ce mardi 21 février 2017 à Ouagadougou. Composé de 32 ministres contre 29 pour l’équipe précédente, ce gouvernement enregistre 2 départs, 5 arrivées, deux ministères scindés et quelques changements à la tête de certains départements.
Le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure est désormais scindé en deux: ministère de la Sécurité occupé par Simon COMPAORE et le portefeuille de l’Administration territoriale et de la Décentralisation par Siméon SAWADOGO.
L’ex ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières aussi subi le même sort; il devient ministère de l’Energie dirigé par Alfa Oumar DISSA et le ministère des Mines et des Carrières par Oumarou IDANI.
L’ancien ministre de la jeunesse et l’emploi, Jean Claude BOUDA, passe au ministère en charge de la Défense nationale et des anciens Combattants et son poste revient à Smaïla OUEDRAOGO, ancien ministre de la Santé. Ce ministère échoit aux mains de Nicolas MEDA.
Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation tombe aux mains d’ Alkassoum MAÏGA, enseignant au département de Sociologie de l’Université Ouaga I, Professeur Joseph KI-ZERBO qui remplace Filiga Michel SAWADOGO à ce poste.
Quant au ministère du Développement de l’Economie numérique et des Postes, il sera dirigé par Madame Hadja Fatimata OUATTARA/SANON qui remplace Aminata Congo.
Elus maliens, officiels et formateurs posant pour la postérité
Après les élections du 20 novembre 2016, l’heure est venue pour les élus de 20 communes du Mali de renforcer leurs capacités en vue d’assurer la maîtrise d’ouvrage eau et assainissement. En effet, à l’initiative d’Eau Vive Internationale, de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), et du Centre international d’étude en développement local (CIEDEL) ; ces membres de20 exécutifs communaux maliens participent, depuis ce mardi 21 février à Ouagadougou, à une formation dont le module est intitulé «Introduction à l’exercice de la compétence eau».
L’inspecteur général des services de l’ONEA, Moumouni Sawadogo (2e à partir de la droite), a présidé l’ouverture de la session
Dans le Sahel, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement reste une préoccupation dans les zones rurales et péri-urbaines. Depuis ce mardi 21 février 2017, des élus de 20 communes du Mali sont à Ouagadougou pour se donner les moyens théoriques et pratiques pour affronter efficacement cette problématique d’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans leurs communes. Il s’agit notamment des communes de : Fallou, Niamana, Boron, Madina, Sacko, Diédougou, Ténindougou, Banco, Zan Coulibaly, Benkadi,Karan, Maramandougou, Baguineda-Camp, Mountougoula, Méguétan, Sanankoroba, Sirakoro Djitoumou, Ngabakoro, Dialakoroba et Massantola.
Les participants viennent de 20 communes du Mali
«Nous sommes au Burkina Faso pour renforcer nos compétences eau. C’est une préoccupation au plus haut point pour nous, parce que pour être un bon maire, il faut rendre service à sa population en facilitant son accès à l’eau, en facilitant son accès à la santé et en facilitant son accès à l’éducation», campe Fadjimba Kéita, 1er adjoint au maire de Karan, cercle de Kangaba. «La question de l’accès à l’eau potable reste vraiment un vrai problème dans ma commune. De jour comme de nuit, les femmes se battent pour se procurer le précieux liquide», assure de son côté, Fatoumata Camara/Diarra, présidente de la commission eau et assainissement de la commune de Niamana. Pour Basile Boureima Ouédraogo, secrétaire général de l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF), chargé de l’eau et de l’assainissement, la problématique est d’actualité dans la plupart des communes de la sous-région. Et de souhaiter que les connaissances qui seront acquises au cours de la présente formation contribuent à l’amélioration de la situation d’accès à l’eau potable et à l’assainissement sur le terrain.
Pour une meilleure gestion des services d’eau et d’assainissement
Initiative conjointe de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), d’Eau Vive et du Centre international d’étude en développement local (CIEDEL) ; la présente formation rentre dans le cadre du renforcement des capacités des participants pour une meilleure exécution des services de gestion des ouvrages et une intégration des actions eau, hygiène, assainissement dans les Plans de développement social, économique et culturel) des communes.
Pour le DG d’Eau Vive Internationale, Jean Bosco Bazié (souhaitant ici la bienvenue aux élus maliens), la présente formation est une aubaine pour outiller les participants
Pour Moumouni Sawadogo, inspecteur général de services de l’ONEA, les préoccupations d’eau et d’assainissement sont des problèmes majeurs au niveau des différentes communes qui ont hérité de cette responsabilité sans avoir les rudiments requis pour l’exercer. «C’est pour corriger ce déficit-là, que nous nous sommes engagés à assurer cette formation afin qu’elles aient les éléments nécessaires qui leur permettent de jouer pleinement leur rôle de maîtres d’ouvrage dans le domaine de l’eau et de l’assainissement».
«Pour nous, c’est du pain béni d’avoir ces nouveaux élus au début de leur mandat pour les outiller sur les compétences dont ils ont la charge», confie de son côté le directeur général d’Eau Vive Internationale, Jean Bosco Bazié. Cela d’autant plus qu’il n’y a pas, dit-il, d’école par laquelle il faut passer pour exercer la fonction de maire ou d’élu local. Et de se féliciter du fait que l’initiative tripartite (ONEA-Eau Vive-CIEDEL) et vieille d’une dizaine d’années, prenne là une dimension sous- régionale après deux sessions de formation en moins de six mois au profit de membres d’exécutifs communaux burkinabè.
Résultats attendus
La formation est assurée par une équipe d’Eau Vive et d’ONEA
Il est attendu de la présente formation de 4 jours les résultats suivants :
-les responsabilités de la commune dans l’exercice de la compétence eau sont connues ;
-les politiques en matière de service public de l’eau peuvent être élaborées et mises en œuvre ;
-la gestion du service public de l’eau peut-être mieux organisée ;
-les appuis techniques et financiers pour améliorer le service peuvent être mobilisés et harmonisés ;
-les relations avec les partenaires locaux peuvent être bien gérées ;
La restitution de la formation par les élus dans leurs communes avec l’assistance de Eau Vive Mali.
Elus maliens, officiels et formateurs posant pour la postérité
Du côté des bénéficiaires, l’on se veut déjà optimiste. «Dans notre situation actuelle, avec les changements climatiques, avec tous les effets que cela peut comporter, l’eau reste au cœur de nos préoccupations. Les gouvernants sont en train de travailler à couvrir nos territoires pour l’accès facile à l’eau. On est en train mais encore avec l’appui des partenaires comme Eau Vive internationale, j’ai bon espoir que nous sortirons de cet atelier avec beaucoup de compétences confirmées et avec beaucoup de disponibilité pour servir nos populations qui nous attendent», a assuré Fadjimba Kéita.
La formation se déroule au Centre des métiers de l’eau (CEMEAU) de l’ONEA et s’achève vendredi. Elle est assurée par Abdoul Salam Ouédraogo, Adrienne Ramdé, Daouda Baguignan, Boureima Boly et Charlotte Peiffer.