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CPI/Procès Gbagbo-Blé Goudé : le témoin N°31 fait des révélations troublantes

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L’actualité ivoirienne est dominée ces derniers jours par la reprise du procès conjoint de Gbagbo et Blé Goudé à la CPI. Après Salifou Ouédraogo, ce mercredi 8 février c’était le tour du 31è témoin présenté par l’accusation. Il s’est présenté à la barre ce matin.temoin
Sinaly, c’est son prénom. Il est un militaire à la retraite. Le 31è témoin a affirmé lors de l’interrogatoire de l’accusation qu’il avait fait des écoutes privées lors de la crise post-électorale de 2011.

Celui-ci a avoué qu’il écoutait les réseaux qui intervenaient sur le terrain, dont la police, la gendarmerie et la Garde Républicaine.
« J’ai fait spécialement des écoutes privées après les élections. Les réseaux n’étaient pas sécurisés à l’époque. Je n’avais pas d’équipements professionnels, mais j’écoutais les réseaux qui intervenaient sur le terrain comme la Police, la gendarmerie et la Garde Républicaine », a déclaré le témoin.

Il a avoué ensuite : « J’ai commencé juste à partir des évènements post-électoraux .J’écoutais pour ma propre sécurité d’abord. Je n’avais pas de moyens pour enregistrer, mais je le notais. J’ai regretté parce que cela pourrait participer à la matérialisation de ce que je dis ».

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Préscolaire : vers une grève de 48 heures du 15 au 16 février

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Le Syndicat National des Professionnels de l’Education Préscolaire (SYNAPEP) annonce un préavis de grève du 15 au 16 février 2017 pour réclamer de meilleures conditions de travail.creche

Dans un préavis adressé au Président du Faso daté du 30 janvier 2017, le SYNAPEP note des difficultés tendant à « saper des acquis de plusieurs générations » dans la mise en œuvre du transfert du préscolaire au Ministère de l’éducation nationale.
Le syndicat affirme avoir alerté à plusieurs reprises l’autorité en charge de l’éducation nationale sur la situation que vivaient les acteurs du préscolaires, mais a « buté sur l’indifférence totale  » de ses vis-à-vis.

Il exige la satisfaction de 12 points de revendications, parmi lesquels la dotation des structures préscolaires en manuels et vivres, le traitement du dossier du personnel des ex-garderies, la création d’une direction centrale propre à l’éducation préscolaire et des services spécifiques dans toutes les directions déconcentrées du MENA, l’élaboration d’une politique de formation et le recrutement du personnel du préscolaire en nombre suffisant afin de développer ce secteur de l’éducation burkinabè.

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Compte rendu du Conseil des ministres du 8 février 2017

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Une session du conseil des ministres burkinabè

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 08 février 2017, en séance ordinaire, de  09 H 30 mn à 14 H 00 mn, sous la présidence de  Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Une session du conseil des ministres burkinabè
Une session du conseil des ministres burkinabè

Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté un rapport portant adoption du projet de Stratégie nationale de migration et de son plan d’actions.

La Stratégie nationale de migration et son plan d’actions visent à promouvoir une gestion cohérente, efficace, intégrée et concertée des migrations dans la perspective de la réalisation du développement humain durable.

L’adoption de ce rapport permet d’assurer la protection et la garantie effectives des droits des migrants pour une contribution optimale au développement, à la consolidation de la paix et de la cohésion sociale, à la promotion de l’intégration régionale et sous-régionale et de la coopération internationale à l’horizon 2025.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier porte approbation des statuts du Centre national des œuvres universitaires (CENOU).

L’adoption de ce décret permet de conformer les statuts du CENOU aux dispositions du décret N°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif (EPA).

Le second décret porte approbation des statuts de l’Université de Koudougou.

L’adoption de ce décret vise à conformer les statuts de l’Université de Koudougou aux dispositions du décret N°2014-612/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère scientifique, culturel et technique (EPSCT).

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE L’ALPHABETISATION

Le Conseil a adopté un rapport relatif à l’impact de la situation sécuritaire sur le fonctionnement des structures éducatives dans la province du Soum.

Au regard de la situation, le Conseil a pris un certain nombre de mesures  visant à sécuriser les acteurs de l’éducation en vue de la poursuite de l’enseignement dans ladite localité.

Le Conseil félicite et encourage les agents de l’Etat en service dans cette région, les forces de défense et de sécurité, les autorités coutumières et religieuses, toute la population du Soum pour leur engagement déterminé dans la préservation et la défense des valeurs républicaines.

I.4.AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant création, attribution et organisation du Service d’information du gouvernement (SIG).

L’adoption de ce décret vise à doter le SIG d’un nouveau cadre réglementaire lui permettant de remplir efficacement ses missions.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil une communication relative à la participation de son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, au Sommet extraordinaire du G5 sahel tenu à Bamako au Mali, le 6 février 2017.

Le Président du Faso et ses pairs ont réaffirmé la nécessité de mutualiser leurs moyens pour lutter contre le terrorisme et tous les trafics illicites au sahel.

Ils ont par ailleurs soutenu la création de la force multinationale du Liptako-Gourma.

II.2. Le ministre des Sports et des loisirs a fait au Conseil une communication relative à la brillante participation des Etalons à la 31èmeédition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN)-Gabon 2017.

Le Conseil réitère ses  félicitationsaux  joueurs et à l’encadrement  technique pour leur patriotisme,leur combativité et leur détermination.

Il félicite également l’ensemble des acteurs, la diaspora burkinabè au Gabon et en Côte d’Ivoire pour leur forte mobilisation et l’ensemble du peuple burkinabè pour l’accueil réservé à notre équipe nationale.

III. NOMINATIONS

III. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET  DU DEVELOPPEMENT

  • Monsieur Casimir SAWADOGO, Mle 49 367 P, Inspecteur divisionnaire des douanes, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur général de l’Ecole nationale des douanes ;
  • Monsieur Boubacar SEREME, Mle 33 332 E, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 16ème échelon, est nommé Inspecteur technique principal ;
  • Monsieur François Rigobert TAHITA, Mle 33 330 R, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Directeur des affaires domaniales et foncières à la Direction générale des impôts ;
  • Monsieur Souaré GORO, Mle 34 829 W, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur des services fiscaux ;
  • Monsieur Paul YAMEOGO, Mle 39 656 T, Inspecteur du cadastre, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur du cadastre ;
  • Monsieur Mamadou NOMBRE, Mle 44 065 K, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur des moyennes entreprises du Centre N°1 ;
  • Monsieur Emmanuel RAPADEMNABA, Mle 029 726 E, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts de Ouaga II ;
  • Monsieur Daniel SOUSSANGO, Mle 39 691 H, Inspecteur du cadastre, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts Ouaga III ;
  • Monsieur Koudtibo KIENDREBEOGO, Mle 19 753 P, Inspecteur du cadastre, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts Ouaga V ;
  • Monsieur Olivier BANAO, Mle 59 655 K, Inspecteur du cadastre, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Directeur du centre des impôts Bobo III ;
  • Monsieur Benoît ZONGO, Mle 47 702 S, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur régional des impôts de la Boucle du Mouhoun ;
  • Monsieur Yaya HEMA, Mle 50 059 S, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur régional des impôts du Centre-Sud ;
  • Monsieur Pascal Ildevert OUEDRAOGO, Mle 39 689 N, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Directeur régional des impôts de l’Est ;
  • Monsieur Jean-Marie OUEDRAOGO, Mle 15 152 D, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur régional des impôts du Nord ;
  • Monsieur Hugues ROUAMBA, Mle 44 073 Y, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur régional des impôts du Sahel ;
  • Monsieur Diao Yacouba OUATTARA, Mle 104 308 D, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts des Balé ;
  • Monsieur Mamadou TRAORE, Mle 37 253 B, Inspecteur du cadastre, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts des Banwa ;
  • Monsieur Robert SOULAMA, Mle 54 664 T, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts du Boulkiemdé ;
  • Monsieur Moussa DIARRA, Mle 29 748 N, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts du Kénédougou ;
  • Monsieur Idrissa Wendata Rolland BELEMLILGA, Mle 216 188 B, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts de la Komandjari ;
  • Madame Angèle SAWADOGO, Mle 119 355 U, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice provinciale des impôts du Kouritenga ;
  • Monsieur Souleymane OUEDRAOGO, Mle 31 992 P, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts du Kourwéogo ;
  • Monsieur Inoussi Atikou MAIGA, Mle 29 759 A, Inspecteur du cadastre, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts de l’Oudalan ;
  • Monsieur Bila Adama SAWADOGO, Mle 29 728 S, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts du Passoré ;
  • Monsieur Zidabou Zéphirin Marie Constantin ZOURE, Mle 97 637 F, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts du Séno ;
  • Monsieur Albert DJIGUEMDE, Mle 207 996 J, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts du Sourou.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national

Légumineuses : Ouaga et Kongoussi pour l’apothéose de l’année internationale

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Les légumineuses, une aubaine pour la sécurité alimentaire mondiale

Le  Burkina Faso  accueille les 10 et 11 février 2017, les activités marquant la clôture officielle de l’Année internationale des légumineuses célébrée en 2016 sous le thème « Valorisation des légumineuses dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD) et pour la résilience au changement climatique».

Les légumineuses, une aubaine pour la sécurité alimentaire mondiale
Les légumineuses, une aubaine pour la sécurité alimentaire mondiale

L’Année internationale des légumineuses estune initiative de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).Elles jouent un rôle important dans les systèmes de production notamment par les rotations culturales qui augmentent la fertilité des sols et partant les rendements agricoles. Autant de vertus qui ont prévalu à la proclamation  de l’année 2016 par la 68eAssemblée générale des Nations unies « Année internationale des légumineuses », afin de soutenir la production de ces cultures longtemps délaissées.

A Ouagadougou et à Kongoussi, où auront lieu les travaux de la clôture,les acteurs de la filière présenterontles différents modèles de réussite issus du monde entier dans la chaine de valeurs légumineuses. Le programme des 48 heures de travauxprévoit, entre autres,  des visites d’exploitations, une exposition de produits agricoles, des rencontres thématiques et des démonstrations culinaires.

Il s’agit, à travers cette activité, depromouvoir la valeur et l’utilisation des légumineuses dans l’ensemble du système alimentaire, ainsi que leurs avantages dans le traitement des sols, et dans la lutte contre le changement climatique et la malnutrition.

Cette initiative vise à encourager les connexions tout au long de la chaîne des valeurs pour favoriser la production des légumineuses et la recherche, de  mieux utiliser la rotation des cultures et de  relever les défis de leur conservation ainsi que leurtransformation et leur  commercialisation.Les légumineuses, faut-il le rappeler, sont des plantes de la famille des Leguminosae ou fabacées, dont les fruits sont contenus dans des gousses.

Les légumineuses, des produits aux vertus divers

Les légumineuses contribuent à la sécurité alimentaire, à la nutrition, à la santé, à la lutte contre les changements climatiques et à la biodiversité, selon l’ouvrage, «  Les légumineuses, des graines pour un avenir durable » publié en 2015 par la FAO.

Ainsi, sur le plan nutritionnel, les légumineusescontiennent beaucoup de fibres et de protéines pauvres en matières grasses. Riches en nutriments, en vitamines et en sels minéraux, elles sont d’excellents antioxydants qui ralentissent le vieillissement naturel. Elles contiennent deux fois plus de protéines que les céréales complètes (blé, avoine, orge) et trois fois plus que le riz.

En matière de lutte contre le changement climatique, les légumineuses ont besoin de moins d’eau que les autres cultures pour leur développement, ce qui signifie qu’elles sont particulièrement adaptées à ces terres arides où vivent les paysans qui les produisent. Elles sont plus solides que la plupart des autres plantes cultivées, et résistent aux évènements météo extrêmes, inondations et sècheresses, là où les autres cultures meurent.

Dans le domaine de la sécurité alimentaire, les légumineuses ont un rendement monétaire deux à trois fois plus que les céréales, et offrent donc un grand potentiel pour sortir les agriculteurs de la pauvreté rurale. Elles peuvent être utilisées comme de l’engrais vert, pour enrichir le sol en azote et améliorer sa structure pour les autres cultures.

Les efforts duBurkina Faso pour accroître la production des légumineuses

Les principales légumineuses produites au Burkina Faso sont le niébé, le voandzou et le soja. Ces productions sont généralement réalisées par les couches vulnérables,  notamment les femmes dans le cadre de l’agriculture de subsistance.De fait, les légumineuses occupent une place de choix dans les habitudes alimentaires, surtout durant les périodes de soudure et des travaux champêtres. Elles constituent des sources de revenus indispensables pour assurer les dispenses quotidiennes des ménages. La production nationale de niébé et de voandzou s’élève respectivement à 700 000  et 56 000 tonnes, soit des hausses de 22,56% et 19,70% par rapport à la campagnepassée, témoignant de l’importance de ces cultures dans l’alimentation des ménages. Par ailleurs 69,2% des ménages en milieu rural et 46,5% des femmes propriétaires de terreproduisent des légumineuses.

C’est pourquoi la promotion  des légumineuses tient à cœur le gouvernement qui, à travers le ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques, n’a cessé de solliciter l’appui des partenaires techniques et financiers pour développer la filière. Et en réponse à ces sollicitations, l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a consenti une enveloppe de 336 886 dollars US pour le financement du Projet pilote de développement des légumineuses, dans l’espoir de redynamiser et de booster la production annuelle nationale de légumineuses (niébé, arachide et sésame).Toute chose qui devrait contribuer à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et à améliorersubstantiellementles revenus des femmes productrices.

D’autres projets conçus dans ce sens sont toujours en attente de financement. Il s’agit notamment du Projet de développement des légumineuses dans les régions du Centre-nord et du Nord, d’un montant de 1 343 150 000  francs CFA, et du Programme de développement de la filière  niébé, d’un coût global de 5 766 500 000 francs CFA.

Du reste, les conclusions des travaux de la clôture devraient permettre aux acteurs de la filière légumineuse d’accorder leur violon pour son développement, surtout qu’au Burkina il devrait être suggéré l’institutionnalisation d’une Journée mondiale des légumineuses

Ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques

Cameroun : Paul Biya palpe son 5e trophée continental

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Le président Paul Biya et son épouse Chantal célébrant le 5e sacre camerounais avec les Lions Indomptables

Au lendemain de leur retour triomphal à Yaoundé après leur sacre à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Gabon 2017, les Lions Indomptables ont été reçu au palais par le président camerounais, Paul Biya. Le président Biya les a félicités pour avoir représenté brillamment le pays et remporté la coupe. Pour ces services rendus à la Nation, les Lions Indomptables et les membres de leur encadrement technique ont été décorés par le chef de l’Etat camerounais.

Le président Paul Biya et son épouse Chantal célébrant le 5e sacre camerounais avec les Lions Indomptables
Le président Paul Biya et son épouse Chantal célébrant le 5e sacre camerounais avec les Lions Indomptables

Faut-il le rappeler, c’est la cinquième CAN que les Lions Indomptables remportent. Sur le continent, seuls les Pharaons d’Egypte, auteurs de sept CAN remportées, ont fait mieux  que les Lions. La première victoire camerounaise à la CAN date de 1984 avec la génération Joseph Antoine Bell, aujourd’hui grand consultant sportif. Cinq trophées en 33 ans, soit une coupe tous les six ans. Quel parcours ! Autant les Lions Indomptables peuvent se réjouir d’avoir remporté 5 fois le trophée de la CAN, autant le président Paul Biya qui est au pouvoir depuis 1982, peut se targuer d’avoir palpé le même trophée le même nombre de fois.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Côte d’Ivoire: les forces spéciales paralyse la ville d’ Adiaké

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Des soldats des forces spéciales ont tiré de nombreux coups de feu en l’air dans les rues de cette localité, située à 90 km à l’Est d’Abidjan, ce 7 février 2017. Forces

La ville est comme paralysée, les habitants terrés chez eux. En début d’après-midi, on entendait toujours des tirs.

« J’ai entendu les tirs et au bout de cinq minutes, ils sont arrivés là où j’étais, Ils étaient à bord de deux véhicules. C’était des tirs en l’air, comme des tirs de sommation. » a raconté à RFI un habitant d’Adiaké.

Selon lui, les forces spéciales sont ensuite revenues, « mais cette fois-ci avec de grands équipements. Ils étaient tous cagoulés, les armes à la main dans leurs véhicules ».
La vie s’est alors arrêtée dans la localité située entre Abidjan et la frontière du Ghana. « Toute la ville [est] paralysée, tout le monde est rentré, aucun service ne fonctionne, tous les commerces sont fermés. »

Les tirs se sont ensuite poursuivis, « mais de manière sporadique », poursuit l’habitant.
Ces mutins réclament aussi les primes versées à leurs collègues issus des forces nouvelles et l’amélioration de leurs conditions de vie.

Burkina Demain

Procès Gbagbo : Le témoin Ouédraogo Salifou réclame 35 millions Frs Cfa

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Selon le procès-verbal de son audition, le témoin Ouédraogo Salifou, mécanicien (39 ans) réclame la bagatelle de 35 millions Frs Cfa pour préjudice subi.temoin-oudraogo-salifou

« Je me constitue partie civile et réclame la somme de 35 millions Frs Cfa en réparation du préjudice subi. », a indiqué Ouédraogo Salifou dans sa déposition à Abidjan.

Ce préjudice, il s’agit des résidus de grenade dans le bras gauche, la tête et la jambe droite. Revenant sur les circonstances dudit préjudice, le témoin soutient s’être rendu à une marche pacifique sur la Radiotélévision ivoirienne (RTI). Il précise avoir quitté la commune d’Abobo avec d’autres personnes. « Lorsque nous sommes arrivés au niveau du quartier Pallier, non loin du camp de la Gendarmerie d’Agban, nous avons été pris à parti par un groupe de miliciens libériens dénommés BEMO…à bord d’un véhicule de type 4×4 double cabines de marque Nissan. Il y avait des étudiants de la FESCI de l’université d’Abobo-Adjamé dont j’ai reconnu un qui se faisait appeler ‘‘Rougeau’’ », indique-t-il.

Ensuite, Ouédraogo Salifou dit avoir reçu une grenade qui lui fera perdre connaissance pour ne se réveiller qu’au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Yopougon. Ses parents, ajoute-t-il, l’ont ramené au domicile familial au quartier Attécoubé car craignant un enlèvement à Yopougon. Il persiste pour dire que les miliciens libériens ont ouvert le feu sur lui et les personnes qui l’accompagnaient ce jour pour la marche pacifique devant la RTI.

Burkina Demain

Politique nationale: Zéphirin Diabré charge Roch Kaboré, Salif Diallo et Bénéwendé Sankara

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Le Chef de file de l’opposition politique (CFOP) a organisé une conférence de presse, ce mardi 07 février 2017 à Ouagadougou. A l’occasion, il a rendu public les conclusions d’un mémorandum de 68 pages portant sur l’an 1 de gestion du pouvoir de Roch Kaboré. Il apparait que c’est « une année de perdue pour le Burkina Faso ».zeph

« Aujourd’hui, l’appréciation de l’opposition politique burkinabè est claire et nette : la première année d’exercice du pouvoir par le régime du Président Roch Kaboré est une année perdue et gâchée pour le Burkina Faso », a déclaré le CFOP Zéphirin Diabré.
Il parle de « tâtonnements » au sommet de l’Etat, de « pilotage à vue », de « l’indécision dans les moments cruciaux », des nominations de « complaisance » et de l’« effacement complet » du pays sur la scène internationale.

Zéphirin Diabré déplore aussi une communication « catastrophique », en matière sécuritaire. Il relève les déclarations du ministre de la sécurité qui a laissé entendre que les soldats n’étaient dotés que de Kalachnikovs face à l’ennemi lourdement armé.

Il pointe aussi des « échecs sectoriels patents » du gouvernement en se fondant sur le propos du président de l’assemblée nationale Salifou Diallo: « le gouvernement se doit d’être plus audacieux et imaginatif parce que le schéma classique dans lequel il évolue n’entraînera aucun développement du pays, même dans 10, 20 ans ».
A noter que le 2 avril 2016, après les 100 premiers jours du régime Kaboré, l’opposition avait publié un mémorandum.

Par ailleurs, le Chef de file de l’opposition politique a réagi aux propos du président de l’UNIR/PS, Bénéwendé Sankara, selon lesquels, son parti se serait rallié à l’opposition, si le CDP n’y était pas : « Je n’ai pas compris pourquoi il se croit obligé de dire chaque fois pourquoi il est à la majorité. C’est un choix politique ! Maintenant, quand il dit qu’il serait resté à l’opposition si le CDP n’y était pas, est-ce qu’il a la nostalgie de l’opposition ou quoi ?

A l’en croire, Bénéwendé Stanislas Sankara était bien prêt à être dans une majorité avec le CDP ; ça dépendait de ce qu’on lui donnait, mais il a été appelé à la vice-présidence de l’Assemblée nationale. « Il se passe des choses dans ce pays-là. Ce sont des calculs politiques ; avec un pied ici, un pied là-bas », a-t-il avancé.

Joachim Batao
Burkina Demain

CHU-Yalgado OUEDRAOGO: marche et sit-in du SYNTSHA les jeudi et vendredi prochain

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Nous avons l’honneur de vous informer de la situation délétère qui sévit au Centre Hospitalier Universitaire Yalgado OUEDRAOGO (CHU-YO), ces dernières années notamment.chu

Notre CHU-YO, Hôpital de dernière référence, 1er hôpital de notre pays est aujourd’hui l’ombre de lui-même. En effet, c’est un hôpital dont les capacités d’accueil sont dépassées conduisant à hospitaliser les malades surtout en situation d’urgence dans les couloirs et à même le sol ; ce triste constat est fait au quotidien dans tous les services d’urgences : médicales, pédiatriques, chirurgicales et gynéco-obstétricales.

Au CHU-YO les services manquent de tout y compris parfois du minimum. Comment le personnel peut-il faire dans ces conditions pour assurer des soins de qualité aux populations. Les pannes fréquentes d’équipements, les ruptures des consommables et des réactifs sont le lot quotidien des services. Ces pannes au niveau des services d’imagerie médicale et des laboratoires ont pour conséquences de contraindre des malades même hospitalisés à parcourir la ville à la recherche de services privés pour leurs examens.

On assiste par exemple, à des reports de programmes opératoires par manque d’oxygène, de champs ou pour pannes d’équipement ;
, le CHU-YO est loin de répondre à ses missions et aux attentes des populations.
.Face à cette situation inacceptable, notre syndicat a entrepris diverses actions (échanges de correspondances, rencontres de négociations, conférence de presse) qui n’ont malheureusement rien changer ; cet état de fait nous a même obligé à observer un sit-in les 09 et 10 mars 2016 pour exiger la satisfaction de notre plateforme ;
Suite à ce sit-in ? le Ministre de la santé a initié sous sa direction des négociations entre les différentes parties, négociations au cours desquelles des engagements ont été pris par la Direction de l’hôpital et par le Ministre lui-même le 09 mars 2016. Par soucis de dialogue, nous avons renoncé à la marche vers le Ministère initialement prévue pour se dérouler le 11 mars
Force est de constater que10 mois après ces négociations, les engagements n’ont pas été respectés

A l’époque, Le Ministre lui-même avait soutenu que le déménagement de certains services au CHU-YO Pouls 2 allait permettre de désengorger le site actuel et résoudre du même coup les questions d’infrastructures
De même, toujours selon le Ministre de la santé, des équipements de plusieurs Milliards étaient entreposés au nouveau site pour les deux pools du CHU-YO .Cette allégation avait été reprise dans les medias par le Directeur du CHU-YO.

Aujourd’hui, une décision politique fait de l’ex pouls 2 CHU-YO un Hôpital de District de Bogodogo (HDB). Seulement nous constatons que les équipements promus au CHU-YO ne sont pas venus. Cela a pour conséquence le maintien du statut quo pour le CHU-YO. Pire le problème du personnel qualifié au niveau de certains services du CHU-YO (ex : Traumatologie) est aggravé compromettant l’offre de soins et l’encadrement des DES et étudiants dan
Dans cette situation chaotique et désemparée, les travailleurs essaient de faire de leur mieux, mais de plus en plus la recrudescence des agressions dont ils sont victimes crée une psychose sans égale que les travailleurs ne peuvent plus supporter.
En effet :
-Mme BARRA/GOUMBANE Aliguetou a été agressée en traumatologie le 06 avril 2016 par Monsieur YELKOUNI Aly qui n’est jusque-là pas inquiété
– Un Vigil a été agresse le 07 avril 2016 en traumato
– DOUMBIE Sylvestre médecin a été agressé en fin Juin en Psychiatrie
-Mr YONLI Jean Bosco major Urgence Traumatologie a été agressé le 31 janvier 2017
– Agressions physiques avec menaces avec exhibition d’arme à feu à la garde du 04 au 05 février 2017
– Aux urgences Viscérales plusieurs agressions physiques ont été constatées
Les tentatives d’agression physiques (labo et maternité par exemple) et les agressions verbales sont quotidiennes

Aucun de ces agresseurs n’a été inquiété. Ils bénéficient tous de l’impunité totale d’où le constat de la recrudescence du phénomène
La majorité des agresseurs s’en prennent aux agents à tort à cause de l’offre insuffisante des soins du CHU-YO :
-Kits de gratuité incomplets
– retard de prise en charge des patients très souvent dû à l’insuffisance du personnel, le manque et ou l’insuffisance des équipements et consommables
– Rupture de produits à la pharmacie
-Les pannes des équipements
Ainsi, les agents paient les conséquences de la faillite de la politique sanitaire du pays dont le pouvoir est seul comptable alors qu’il tient des discours tendant à rendre les travailleurs responsables de cette faillite .
Les travailleurs du CHU-YO sont fatigués de travailler dans des mauvaises conditions
Les travailleurs du CHU-YO sont indignés et révoltés d’être insultés, frappés dans l’exercice de leur fonction dans l’impunité totale

Et comme si tout cela n’était pas suffisant, les travailleurs du CHU-YO s’entendent dire qu’ils ne sont pas financièrement concernés par la loi 081 et qu’ils doivent rester dans la grille des contractuels de l’Etat de la défunte loi 013.
Tout cela aggrave la démotivation des travailleurs déjà en proie à de précaires conditions d’existence

Au vu de la remise en cause des résultats des négociations de mars 2016, on peut dire que la plateforme qui avait été discutée reste d’actualité. C’est pourquoi, la sous-section SYNTSHA du CHU-YO appelle toutes ses militantes et tous ses militants à une marche en direction du ministère le jeudi 09 février 2017 à partir de 09 heures et à observer un sit-in de protestation le vendredi 10 février 2017 de 07 heures à 10 heures afin d’exiger :
I. la pris de mesure pour assurer la sécurité des travailleurs dans l’exercice de leurs professions ;

II. l’améliorer les conditions de travail au sein du CHU-YO (confère annexe) ;
III. l’application de la loi 081/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la fonction publique aux agents des EPE (EPS) en attendant la ; relecture dans les meilleurs délais de la loi 033-2008/AN portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents des Etablissements Publics de l’Etat (EPE) et constatation des effets financiers pour compter du 1er janvier 2016 ;
Par la présente, elle vous informe qu’elle organisera une marche vers le ministère de la santé le jeudi 09/02/2017 de 09heures à 13 heures. Cette marche partira du CHU-YO pour emprunter l’AVENUE KUMDA-YOORE, l’AVENNUE du PRESIDENT THOMAS
SANKARA et l’AVENUE du 11 DECEMBRE pour rejoindre le Ministère de la Santé où elle remettra un message au Ministre de la Santé ; pour le retour au CHU-YO ,l’itinéraire est le suivant : le Ministère de la Santé –l’AVENUE du 11 DECEMBRE – l’AVENUE du PRESIDENT THOMAS SANKARA et L’AVENUE KOUMDA- YOORE .Cette marche a pour but d’exiger principalement l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan cohérent de développement visant à faire du CHU-YO, un CHU public moderne au service du peuple burkinabè.

Recevez Monsieur le président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, l’expression de nos salutations distinguées.

Hamadi KONFE

Présidence du Faso: Roch Kaboré écarte l’idée d’achat d’un nouvel avion

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a écarté, ce lundi le 6 février 2017 à Ouagadougou, l’idée d’achat d’un nouvel avion présidentiel, à l’aéroport international de Ouagadougou, au retour de sa participation au sommet extraordinaire du G 5 à Bamako au Mali. Kabore-

«C’est une polémique qui se mène, mais je voulais qu’on sache qu’en aucun moment, le président du Faso n’a engagé un débat pour le changement de l’avion présidentiel», a réagi le président à la question d’un journaliste qui voulait savoir si le Président n’a pas peur de voyager dans l’actuel avion présidentiel en mauvais état.

«Je puis vous assurer qu’au regard du contexte du Burkina Faso, vous pouvez compter sur moi pour ne pas engager des frais de prestige pour le président du Faso», a-t-il tranché.
«Si j’avais peur de prendre cet avion, je n’allais pas rentrer dedans», a-t-il renchéri, en indiquant que le jour où l’avion présidentiel sera dangereux pour la vie du président, on le laissera au sol et on fera autre chose.

De son avis, il pourrait prendre simplement d’autres avions ou faire des locations.
«La polémique peut maintenant s’arrêter», a-t-il dit en faisant allusion aux réactions sur les réseaux sociaux, suite à la publication du quotidien burkinabè L’Observateur Paalga, dans sa livraison du vendredi dernier, évoquant la situation de l’avion présidentiel, avec «des signes d’essoufflement».

Joachim Batao
Burkina Demain