Après trois mois à la tête de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation (CODER), le Président de Le Faso Autrement, Ablassé OUEDRAOGO, a cédé le jeudi 19 janvier 2017 à Ouagadougou, la présidence tournante au chef de l’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA) , Gilbert Noël Ouédraogo.
« Je vais poursuivre l’action de mon prédécesseur Ablassé Ouédraogo que je félicite pour son mandat. Ce mandat a permis d’asseoir les fondations de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation (CODER) » a déclaré Me Gilbert Ouédraogo.
A l’entendre, ses camarades et lui vont poursuivre les rencontres avec les autorités coutumières, religieuses et civiles, en l’occurrence les chefs des bôbô mandarê et de Fada N’gourma, ainsi que les intellectuels des différentes régions pour parler des valeurs du pardon, de la réconciliation en utilisant la culture traditionnelle. De plus, ils comptent organiser des conférences publiques et installer des sections de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation (CODER) à l’extérieur du pays.
« Vous avez vu déjà qu’il y a une déclaration qui a été faite; ça veut dire qu’il y a de l’impatience à ce que nous puissions installer nos structures mais nous allons crescendo. Nous avons aussi des comités que nous allons mettre en place ; des structures qui doivent être dans toutes les provinces et même à l’extérieur », a dit le président de la CODER, Me Ouédraogo.
Selon Gilbert Noël Ouédraogo, la Coalition va toujours travailler dans le même esprit visant à « faire en sorte que les filles et les fils du Burkina puissent s’asseoir ensemble, sur la même table, et regarder ensemble l’avenir du pays ». Son explication, la situation de crise politique que connaît le Burkina ne saurait continuer à être un fonds politique pour les uns et les autres.
Il a fait comprendre que la réconciliation ne signifie pas passer par pertes et profits, » c’est plutôt que chacun assume sa part de responsabilité « . Puis, il a dénoncé « l’esprit qui tend à faire croire qu’il y a, d’un côté, ceux qui aiment le Burkina et d’un autre côté, ceux qui n’aiment pas le Burkina’’.
‘’Nous sommes tous, filles et fils d’un même pays, d’une même nation. Le Burkina Faso, comme l’a dit Monseigneur Paul Ouédraogo, ne peut pas se construire les uns contre les autres. On ne peut pas construire le Burkina Faso les uns sans les autres. (…). Nous sommes tous comptables de tout ce qui s’est passé. Quand on parle des 26 ans de Blaise Compaoré, qui n’a pas travaillé avec lui, qui n’a pas été à ses côtés ? Il faut accepter ce qui s’est passé et regarder maintenant vers l’avenir’’, a -t-il martelé.
Les bons équipements sont nécessaires à l'accomplissement des missions des soldats du feu
Dans cette tribune, Ousmane Somah dit Makaibo que l’on ne présente plus, décrit avec force détail les difficiles conditions de travail des sapeurs-pompiers burkinabè. Il se pose ainsi en avocat de ses collègues et compatriotes, puisqu’il est lui-même pompier en Allemagne, exhortant les pouvoirs publics à sortir du cycle de l’hypocrisie qui consiste à décorer à titre posthume les soldats du feu tombés au cours des opérations périlleuses, or qu’il aurait été plus judicieux de les doter de matériels adéquats de leur vivant.
Les bons équipements sont nécessaires à l’accomplissement des missions des soldats du feu
Mauvais procès fait aux sapeurs-pompiers burkinabè (BNSP) « Sauver ou Périr », voici ce que l’on peut lire comme devise des sapeurs-pompiers du Burkina Faso. Voici des femmes et des hommes courageux qui risquent quotidiennement leur vie pour sauver la nôtre sans parfois une once de gratitude de notre part. Nous restons cloîtrer aux critiques sans chercher parfois à aller à la source de l’information. Tenus par le « secret militaire », les sapeurs-pompiers burkinabè font un travail exceptionnel dans la protection civile. Ils acceptent parfois prendre des coups du grand public sans trop réagir, mais la réalité est tout autre. Ces femmes et hommes ne sont pas imperméables aux critiques. Ils acquiescent dans la douleur et parfois dans le remord.
D’abord en être humain et ensuite en chefs de familles, beaucoup de sapeurs-pompiers vivent avec des chocs traumatiques assez forts, surtout lorsqu’ils ont eu à dégager des morceaux de corps humains des wracks de véhicules accidentés. Il est bon de critiquer ou d’insulter quand on n’est pas soi-même dans le feu de l’action.
Après des heures d’extinction d’un incendie, seul face au feu ravageur et dévastateur, on devient un autre être. On n’est plus celui d’avant. Le pire, c’est bien quand ce moment arrive, où vous montez ensemble dans le véhicule-extincteur pour aller sauver des vies et limiter les dégâts et que l’un des vôtres y reste. La douleur est forte et la culpabilité grande. Au Burkina Faso particulièrement, les insultes fusent tous les jours à l’endroit des sapeurs-pompiers sans que personne ne se demande réellement ce que les hommes de troupes vivent. Nos sapeurs-pompiers ne sont pas trop bavards.
Cela a des avantages, mais aussi de nombreux inconvénients. La plupart du matériel qu’ils possèdent, sont généralement de fabrication française. Ce matériel est souvent le fruit de don de troisième ou quatrième main ou carrément du matériel déclassé. Nos hommes reçoivent ce matériel et tentent de lui donner une autre vie sur nos terres. De la brigade centrale de Ouagadougou en passant par les sous-brigades des treize (13) régions, nos pompiers se donnent corps et âme pour nous rassurer. Ne dit-on pas que même la plus belle femme du monde n’offre que ce qu’elle a?
Un manque criard de véhicules
Certains nous dirons que c’est bien leur travail et qu’ils se débrouillent comme ils peuvent. C’est leur bon droit! Mais il est aussi bon de reconnaître que les sapeurs-pompiers ont aussi des droits et non seulement des devoirs.
S’ils ne se plaignent pas, ce n’est pas parce qu’ils ne peuvent pas le faire. Ils se taisent seulement par patriotisme, un patriotisme peut-être un peu déplacé. Il y a six (6) compagnies qui essayent de couvrir la ville de Ouagadougou. Elles essayent tant bien que mal d’être représentatives sur toute l’étendue de la ville de Ouagadougou. Ainsi, nous avons Baskuy (centre), Signoghin (route de Ouahigouya), Boulmiougou (route de Bobo).
Au centre, Baskuy est chargé de la gestion des véhicules. Les véhicules sont, comme déjà mentionné, soit des dotations étatiques ou de la coopération décentralisée, soit des dons de bonnes volontés. La quotité fourniture de l’Etat en matériels pompiers a fortement baissé au cours de ces dernières années. Seuls les dons sporadiques et les promesses existent. Par centre, nos braves Hommes du feu essayent d’avoir un minimum fonctionnel, c’est à dire deux (02) véhicules anti- incendies, une ambulance et un véhicule avec échelle automatique pour des cas d’incendies en hauteur. Il est à noter que pour tout le Burkina Faso, nous n’avons qu’un seul véhicule avec échelle automatique.
Si un bâtiment à étages devrait brûler à Fada ou à Banfora, on ne saurait compter sur nos sapeurs-pompiers. D’ici là qu’ils ne quittent Ouagadougou pour Fada N’Gourma ou Banfora, l’immeuble serait en cendres. Certaines compagnies ont jusqu’à une centaine de kilomètres de zone d’intervention avec des véhicules plus ou moins amortis. En plus de ce manque criard de véhicules, il y a un manque assez remarquable de consommables pompiers tels que les liquides d’extincteurs d’hydrocarbures.
Dans ce domaine, nos sapeurs-pompiers sont dépendants de la coopération interinstitutionnelle avec des structures telles que l’ASCENA et la SONABHY. En cas d’intervention, il faut une autorisation spéciale de ces structures avant l’utilisation de leurs matériels. En ce qui concerne les équipements, nos Hommes manquent du minimum vital en équipements personnels, tel que les vestes anti- incendies, les bottes, les gangs, les ceintures, les tenues. Certains Hommes de rangs utilisent même des tenues de seconde main ou déclassées venues de la France. Aussi, il faut noter la non-uniformité entre les tenues.
L’oxygène fourni aux Hommes pour affronter les flammes est livrée par un privé, qui la facture à son gré (nous tairons le nom de la structure). Chaque centre « opérationnel serait doté d’un ordinateur pour stocker les données. Il est crucial de noter que les ordinateurs utilisés sont des pentiums, des vieilleries dépassées et en dessous des attentes du moment. Ne serait-ce que pour la formation continue personnelle des Hommes, les compagnies devraient avoir internet pour coordonner et faciliter les opérations.
Pour 2015 (jusqu’au 17 août 2017), la compagnie de Boulmiougou a fait au total 1630 interventions (1615 victimes, 60 décès, 84 incendies, 933 accidents de la circulation, 117 évacuations sanitaires, 02 bébés abandonnés, 07 pendaisons, 15 faits d’animaux, 17 fausses alertes, 181 alertes motivées et 10 décès). Au niveau du matériel de sport pour le maintien des Hommes, il y a un sérieux manque. Il manque sérieusement du tout. Ainsi en 2015 jusqu’au 17 août, la brigade de Signoghin avait enregistré 1608 interventions dont 30 décès et 1474 victimes dues à diverses causes. Les chambres de repos des soldats du feu manquent de matelas, 95% du matériel est obsolète.
Grand temps de quitter le tâtonnement
Le service casernement est quasi-absent et comme dans presque toutes les compagnies, les cimetières de véhicules sont présents. Des ambulances sont aux arrêts (problèmes de démarrage, de moteur ou de freins) ou sur cales ou si elles sont en état de marche, elles sont surutilisées. L’un des fleurons de la flotte des sapeurs-pompiers nommé l’International, un véhicule d’une grande capacité de transport d’eau est aux arrêts pour un problème de moteur.
Voici brièvement ce que vivent nos soldats du feu. Ils veulent bien travailler, mais avec quoi? Le but de cet article est d’interpeler de façon citoyenne les autorités à jouer pleinement leur rôle. Même si nos Hommes ont un courage de lion, il ne faut pas les envoyer expressément à la mort. Un sapeur-pompier sans équipement est comme un lion édenté. Il ne peut que constater les dégâts. Il est grand temps que nous quittions le chantier du tâtonnement pour nous mettre au travail et ce de façon professionnelle. Il faut arrêter vite cette hypocrisie nationale qui consiste à déposer sur le cercueil du soldat ou du sapeur-pompier une médaille rouillée qui ne lui servira pas mort.
De son vivant, ce qui lui ferait plus honneur, c’est le matériel de travail pour aider donner à une résilience aux populations sinistrées. Ouagadougou a commencé à connaître ses premiers gratte-ciel, donnez du matériel aux Hommes, afin que ces immeubles ne deviennent pas ceux de la mort. Si les compagnies sapeurs-pompiers de Ouagadougou sont aussi mal dotées, qu’en est-il de celles de nos différentes régions? Courage à vous soldats du feu!
Makaiboo, Sapeur-pompier volontaire – Écrivain – Didactien en bandes dessinées – Graffeur – Consultant en langue
Le Ministère de l’énergie, des mines et des carrières (MEMC) tient, ces 19 et 20 janvier à Ouagadougou, la première session ordinaire du conseil d’administration du secteur ministériel de l’année 2017. Au menu de cette CASEM figurent en bonne place des réformes voulues par le premier responsable du département, Alfa Oumar Dissa.
Des participants à l’arrivée des officiels
«Les réformes dans les secteurs de l’énergie et des mines : quels enjeux dans l’atteinte des objectifs du Plan national de développement économique et social (PNDES) ? ». C’est sous ce thème qu’a débuté ce jeudi à Ouagadougou la première session du conseil d’administration du secteur ministériel de l’année 2017 du Ministère de l’énergie, des mines et des carrières (MEMC).
Pour Alfa Oumar Dissa, ministre de l’énergie, des mines et des carrières, «des reformes institutionnelles, législatives que règlementaires s’avèrent nécessaires» dans le secteur de l’énergie et des mines pour l’atteinte des objectifs assignés à son département dans le cadre du programme du président Roch Marc Christian Kaboré.
Le programme présidentiel décliné dans le PNDES en ses axes stratégiques 2 et 3, devrait permettre au niveau du secteur de l’énergie et des mines, explique le ministre Dissa, de :
-accroître le taux de couverture électrique national de 33,32% en 2015 à 80% en 2020 ;
-accélérer la mise en œuvre des projets d’interconnexion électrique et de réaliser des centrales électriques solaires ;
-augmenter la part des industries extractives dans le PIB de 7,9% en 2015 à 10,2% en 2020 ;
-accroître les achats locaux dans les consommations alimentaires des industries minières, de moins de 14% en 2015 à 25% en 2020 avec l’accroissement des investissements locaux de 2 milliards de francs CFA en 2015 à 5 milliards de francs CFA en 2020.
«Le Code minier de 2015 correspond à la vision du président Kaboré»
Le présidium à l’ouverture du CASEM, l’on reconnait au milieu le ministre de l’énergie, des mines et des carrières
Si dans le domaine de l’énergie, notamment des énergies renouvelables, le ministre Dissa insiste depuis le dernier CASEM tenu les 20 et 21 juillet 2016 sur la nécessité des réformes (aussi bien législatives, règlementaires qu’institutionnelles), il semble se satisfaire dans le secteur des mines, des dispositions du Code minier adopté sous la Transition et dont des décrets d’application au nombre de sept ont été pris. Parlant de ce Code minier, il a laissé entendre qu’il correspondait à la vision du président Kaboré, ce qui a facilité la prise desdits décrets d’application.
Et les différentes reformes concoctées devraient faire l’objet d’examen et de validation au cours du présent CASEM. Nous y reviendrons.
Paris, France, 19 janvier 2017— Le 18 janvier 2017, l’IFC, un membre du Groupe de la Banque mondiale, a signé une convention de financement de la campagne cotonnière 2016-2017 au Burkina Faso. Le montant de la convention est de 90 millions de dollars. L’IFC financera 40 millions de dollars, tandis que la Société Générale et BNP Paribas financeront respectivement 40 millions de dollars et 10 millions de dollars.
IFC et deux autres bailleurs ont signé pour 9O millions de dollars pour le financement de la campagne cotonnière
Une partie du financement de l’IFC a été fournie par le Programme mondial pour Global pour l’Agriculture et la Sécurité Alimentaire (GAFSP).
Il y a deux ans maintenant, la crise politique que traversait le Burkina Faso a freiné les initiatives des investisseurs. Pour autant, l’IFC a renforcé ses engagements dans le pays, notamment en investissant 200 millions de dollars dans divers projets durant la période de transition. L’appui à la SOFITEX entre dans ce cadre. Au cours des deux dernières années, l’IFC a investi environs 70 millions de dollars dans la SOFITEX.
« L’IFC croit en la SOFITEX et au Burkina Faso » a déclaré Mme Ronke-Amoni Ogunsulire, Représentante Régionale d’IFC pour le Bénin, le Burkina Faso, le Ghana, le Niger et le Togo. « Nous nous réjouissons de la qualité de notre partenariat avec la SOFITEX. Quand on sait que le coton fait vivre 3 millions de Burkinabè et représente la seconde source de devises pour le pays, l’IFC est particulièrement heureuse de contribuer à préserver un secteur vital pour la croissance économique du pays ».
En novembre 2016, l’IFC et la SOFITEX ont également signé un accord de coopération pour accompagner les producteurs de la SOFITEX dans une meilleure gestion de l’eau et des sols grâce à des aménagements antiérosifs et à l’utilisation des eaux pluviales pour une irrigation d’appoint. Cet appui de l’IFC permettra aux producteurs d’augmenter le rendement de leur coton et ainsi leurs revenus.
Mme Ogunsulire a rappelé que le Burkina Faso est une priorité pour l’IFC en Afrique. « Notre institution est déterminée à poursuivre ses engagements dans le cadre de l’appui promis par le Groupe de la Banque mondiale pour le financement du Programme National de Développement Economique et Social du Burkina Faso » a-t-elle conclu.
IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, est la plus grande institution mondiale de développement dédiée au secteur privé au sein de pays émergents. Avec la collaboration plus de 2 000 entreprises à travers le monde, nous nous appuyons sur nos six décennies d’expérience pour créer des opportunités là où le plus besoin se fait le plus sentir. Au cours de l’exercice 2016, nos investissements à long terme au sein de pays en développement ont frôlé la barre des 19 milliards de dollars, ayant consacré nos capitaux, nos compétences et notre influence à l’appui au secteur privé pour l’éradication de l’extrême pauvreté et la promotion d’une prospérité partagée. Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.ifc.org/french.
Le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP) est un fonds fiduciaire multi-donateur établi en 2010 dans le but d’améliorer la sécurité alimentaire dans les pays les plus pauvres de la planète. Pour plus d’informations, rendez-vous sur http://www.gafspfund.org/
L’armée sénégalaise, massée à la frontière gambienne, a annoncé le 18 janvier 2017 que la force régionale interviendrait si aucune autre solution à la crise politique n’était trouvée avant hier minuit.
Des menaces qui semblent crédibles à en juger par les mouvements de troupes opérés par le Nigeria, qui avait déjà dirigé un navire de guerre vers les côtes gambiennes mardi dernier. Mercredi, elle a également envoyé 200 soldats se joindre aux troupes sénégalaises.
En parallèle, le représentant sénégalais aux Nations Unies a déposé un projet de résolution devant le Conseil de Sécurité qui, s’il est adopté, permettra à la Cedeao, très concernée par la situation gambienne, de prendre « toutes les mesures nécessaires » pour assurer la passation de pouvoir.
Le Conseil s’est engagé à évoquer cette crise mercredi. Une satisfaction pour le Sénégal comme pour l’ensemble de la Cedeao. L’organisation demande depuis plusieurs semaines à Yahya Jammeh de respecter le résultat des urnes, et donc de se retirer. Sans succès, ce qui inquiète Dakar qui dénonce une « instabilité » qui « pourrait menacer la paix internationale et la sécurité de la région ».
À la veille de l’investiture officielle d’Adama Barrow en tant que nouveau président de la Gambie, la situation n’a jamais paru aussi tendue dans l’enclave anglophone. Et pour cause, après que Yahya Jammeh a instauré l’état d’urgence, l’Assemblée nationale a prolongé le mandat de l’actuel président pour trois mois supplémentaires.
A l’issue de trois jours de plaidoiries dans le cadre du procès de l’attaque de la Maison d’Arrêt et de Correction des Armées (MACA), le verdict est tombé, le 18 janvier 2017 au tribunal militaire de Ouagadougou.
Le tribunal militaire de Ouagadougou a condamné les soldats à 15 ans, 10 ans et six mois de prison ferme, après huit heures de délibéré. Le caporal Madi Ouédraogo, le sergent Mahamadi Zallé et Cheick Alassane Ouédraogo dit Ladji ont écopé de 15 ans de prison ferme chacun. Les caporaux Soumaïla Diessongo, Marius Yerbanga, Bapandi Ouoba, Alexis Nogban Mamboné et Yemdaogo Bontogo, les soldats de 1re classe Dramane Coulibaly, Bakary Sanou, Fulgence Koilabour Bassolé, Armand Bassibié Bado et Atina Haro, et les soldats de 2e classe Ousmane Sana, Sékou Tamboura, Loba Kondé, ont été condamnés à 10 ans de prison ferme chacun. Ousmane sawadogo et Abdel-Aziz Yiougo ont été condamnés chacun à six mois de prison ferme.
Quant aux caporaux Sansan Da et Ibrahim Sanou, le soldat de 1re classe Jean Charles W. Gansonré et les soldats de 2e classe Ousmane Sawadogo, Thierry Ghislain Kaboré et Patrice Coulibaly, ils ont été déclarés non coupables pour infraction non constituée. De même que le sergent Stanislas Silvère Ollo Poda, le sergent chef Ali Sanou, le soldat de 2e classe Abdel Aziz Yiougo et le soldat de 1re classe, Boureima Zouré, le soldat de 1re classe Jean Charles Wendawaoga, Gilbert Sibiri Guira, au bénéfice du doute.
Un mandat de dépôt a été décerné aux caporaux Soumaïla Diessongo et Marius Yerbanga, les soldats de 1re classe Dramane Coulibaly, Fulgence Koilabour Bassolé , Moussa Ouédraogo, Armand Bassibié Bado et le soldat de 2e classe Loba Kondé.
Les condamnés disposent cinq jours pour se pourvoir en cassation.
Ces personnes ont comparu pour association de malfaiteurs, détention illégale d’armes et munitions de guerre. Des faits requalifiés en complot militaire et pour lesquels le caporal Ouédraogo, présenté par le procureur militaire comme le cerveau du groupe de militaires de l’ex Régiment de Sécurité présidentielle, continue de clamer son innocence.
Dernier à prendre la parole après ses frères d’armes, Madi Ouédraogo s’est dit content et fier de se retrouver devant le président du tribunal, parce que lui n’a rien fait: « Ils ont fait ce montage parce que j’ai sauvé la vie des autorités de ce pays ». Ajoutant qu’il aurait pu accepter le marché proposé, prendre les 60 millions, la villa et s’associer à ceux qui étaient d’accord. « On m’en veut parce que des gens voulaient mettre le Burkina au chaos …Si toutefois quelque chose m’arrive, les autorités de ce pays sont au courant ».
Joachim Batao
Burkina Demain
L’ancien maire de Ouagadougou, Marin Casimir Ilboudo est en liberté provisoire, depuis le mercredi 18 janvier 2017, selon une source judiciaire.
Arrêté le 24 juin 2015, l’ex-maire de Ouagadougou avait été placé en garde-à-vue à la brigade de gendarmerie de Boulmiougou, avant d’être déféré le 29 juin 2015 à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO).
M. Ilboudo est suspecté de malversations financières, attributions abusives de parcelles, vente à la société STAF de terrain et du magasin de l’ex-dépôt de l’OFNACER situé au quartier Larlé .
Journaliste de formation, Marin Casimir Ilboudo a exercé au quotidien d’Etat Sidwaya. Puis, il a été élu maire de Ouagadougou (2013-2014), en remplacement de Simon Compaoré, actuel ministre d’Etat en charge de la sécurité.
Membre fondateur du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), ex-parti au pouvoir, Marin Casimir Ilboudo est resté fidèle à sa famille politique, malgré le soulèvement populaire.
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 18 janvier 2017, en séance ordinaire, de 09 h 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Une session du conseil des ministres burkinabè
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale et autorisé des missions à l’étranger.
DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT
Le Conseil a examiné un projet de loi et adopté un rapport.
Le projet de loi porte crédit-bail au Burkina Faso.
Ce projet de loi vise à insérer dans l’ordonnancement juridique interne, le projet de loi uniforme relatif au crédit-bail dans les Etats membres du l’Union monétaire ouest africaine (UMOA).
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi à l’Assemblée nationale.
Le rapport concerne la passation de deux (02) marchés par la procédure d’entente directe avec la société CFAO TECHNOLOGIES pour la réhabilitation et l’entretien des équipements de surveillance. Le Conseil a marqué son accord pour la conclusion des marchés avec la société CFAO TECHNOLOGIES pour les montants suivants :
deux cent vingt-trois millions sept cent quarante-huit mille trois cent quinze (223 748 315) FCFA TTC, pour la réhabilitation des équipements de surveillance ;
cent neuf millions huit cent quarante-huit mille trente-sept (109 848 037) FCFA TTC pour le montant minimum et cent trente-sept millions trois cent vingt mille quatre cent quatorze (137 320 414) FCFA TTC pour le montant maximum, pour l’entretien et la maintenance de l’ensemble des équipements de surveillance. Le financement est assuré par le budget de l’Etat.
I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DES AMENAGEMENTS HYDRAULIQUES
Le Conseil a adopté un rapport relatif à la clôture de l’année internationale des légumineuses.
Le Burkina Faso a été choisi par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour abriter la clôture de l’année internationale des légumineuses les 10 et 11 février 2017, sous le thème ‘’ Valorisation des légumineuses dans le cadre des ODD et pour la résilience au changement climatique ‘’. Cette activité vise la promotion de la production et de la consommation des légumineuses à travers le partage des modèles de réussite issus du monde entier.
Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions nécessaires en vue de l’organisation réussie de la clôture de l’année internationale des légumineuses dans notre pays.
I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier porte octroi d’un permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or à la société NORDGOLD YEOU SA dans la commune de Bouroum, province du Namentenga, région du Centre-nord.
L’adoption de ce décret permet à la société NORDGOLD YEOU SA d’exploiter ladite mine couvrant une superficie de 12,60 km2 pour une durée d’exploitation de trois (03) ans, de prolonger la durée de vie de la mine de Taparko.
Le deuxième porte octroi d’un permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or à la Société des Mines de Sanbrado (SOMISA) SA, dans la commune de Boudry, province du Ganzourgou, région du Plateau-central.
L’adoption de ce décret permet à la Société des Mines de Sanbrado (SOMISA) SA, d’exploiter le gisement de Sanbrado couvrant une superficie de 25,89 km2 pour une durée de sept (07) ans, de générer des recettes d’un montant de soixante-seize milliards quatre cent huit millions huit cent quatorze mille six cent (76 408 814 600) FCFA au profit de l’Etat et de créer 300 emplois directs et 600 emplois indirects.
Le troisièmedécret porte octroi d’un permis d’exploitation industrielle de grande mine de calcaire à ciment à la société SAHELIAN MINING SA, dans les communes de Tin-Akoff et de Gorom Gorom, province de l’Oudalan, région du Sahel.
Ce gisement couvrant une superficie de 20,89 km2 pour une réserve estimée à 20 000 000 de tonnes avec une production moyenne de clinker de 600 000 tonnes par an aura une durée d’exploitation de vingt (20) ans.
Ce projet d’exploitation permettra de créer 400 emplois directs et plus de 1000 emplois indirects, d’apporter une contribution annuelle de quatre milliards cent quatre vingt quatre millions trois cent trente quatre mille (4 184 334 000) FCFA au profit du fonds minier de développement local et de générer des recettes d’un montant de vingt-cinq milliards huit cent trente cinq millions (25 835 000 000) de FCFA au profit de l’Etat.
COMMUNICATION ORALE
Le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la rencontre gouvernement/organisations syndicales, le 24 janvier 2017.
Le Conseil salue la tenue de cette rencontre et en appelle à une collaboration fructueuse pour un climat social apaisé.
Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,
Cette attaque terroriste a fait au moins morts et une centaine de blessés
Un camp militaire à Gao, au nord du Mali, a été le théâtre ce mercredi 18 janvier, d’un attentat-suicide qui a fait au moins 44 morts. Selon des sources militaires, un kamikaze s’est fait exploser dans le site de regroupement.
Cette attaque terroriste a fait au moins 44 morts et une centaine de blessés
«L’explosion est survenue à 8h40 (TU) ce mercredi 18 janvier à Gao, la principale ville du nord du Mali. A moins de 500 mètres de l’aéroport, un kamikaze à bord d’un véhicule rentre dans le camp et se fait exploser. Les témoins font état d’un grand bruit », rapporte RFI.
Les autorités maliennes ont annoncé un deuil national de trois jours, après avoir confirmé l’information. En plus des 44 morts, l’on fait état également d’une centaine de blessés suite à cette attaque terroriste d’une rare violence.
Les autorités policières du Burkina Faso ont présenté, le vendredi 6 janvier dernier à Ouagadougou, lors d’une conférence de presse, le bilan du dispositif de sécurisation mis en place durant la période du 22 décembre 2016 au 2 janvier 2017.
Ce qu’il faut savoir sur les feux tricolores
A cette occasion elles ont noté avec satisfaction une réduction notable de 50% du nombre d’accidents de la circulation routière comparativement à la même période de l’année écoulée. Déjà, en mai 2016, le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière, Souleymane Soulama, affirmait lors d’un point de presse à Ouagadougou, qu’entre 2010 et 2015 il y a eu 84 117 cas d’accidents de la circulation ayant fait 5 046 morts et 73 536 blessés. Ces chiffres dénotent de l’ampleur importante des accidents de la circulation dont les causes sont, entre autres, l’excès de vitesse, l’imprudence et l’inobservation des règles de circulation, et surtout l’incivisme.
Selon les techniciens, dans le souci de favoriser une circulation cohérente, une circulation sans accident dans les villes, il a été créé « le code de la route » ou « le langage de la route », un langage clair, concis et universel pour tous ceux qui empruntent la route. Apprendre ce langage de la route, c’est connaître la signalisation et les règles de la circulation routière qui garantissent notre sécurité et celle des autres usagers. La signalisation routière est subdivisée en quatre types :la signalisation verticale qui concerne les panneaux, la signalisation horizontale qui est relative aux marquages sur la chaussée, la super-signalisation assurée par la police, la gendarmerie ou toute autre personne, et la signalisation lumineuse qui est le feu tricolore. La plupart des accidents de la circulation dans nos grandes agglomérations sont dus au non-respect du code de la route en général, et du feu tricolore en particulier.
Les différentes sortes de feux
En matière de circulation routière, il y a différentes sortes de feux, Nous distinguons le feu du piéton qui est un feu bicolore composé d’un feu vert et d’un feu rouge représentés par un petit bonhomme à l’intérieur. A Ouagadougou, on rencontre ce feu sur la Route Nationale N°1, la voie qui mène à Bobo-Dioulasso, à la sortie de la ville.
La plupart du temps, le feu du piéton est associé au feu tricolore. Au niveau d’un feu tricolore lorsque le feu est rouge, au niveau du feu du piéton on voit apparaître le bonhomme vert en position de marche. Cela montre que le piéton peut passer. Mais lorsque le feu est vert du côté des automobilistes, le bonhomme apparaît rouge sur le feu du piéton, en position d’arrêt, une manière de recommander au piéton de ne pas traverser.
Nous avons également le feu tricolore qui,comme son nom l’indique, est composé de trois(03) feux : rouge, orange et vert. Ces trois (03) couleurs de feu ont une lecture et une interprétation universelle pour tous les usagers de la route, à savoir les automobilistes, les conducteurs d’engins à deux roues et ceux d’engins à trois roues.
Qui est concerné par les feux tricolores ?
Tous les usagers de la route à vélo, à moto ou en voiture, sont concernés par le feu tricolore. Toutefois, selon le code de la route, certains véhicules ont été identifiés comme étant des véhicules prioritaires. Il s’agit des véhicules des sapeurs-pompiers, de la police et de la gendarmerie, lorsqu’ils se déplacent pour des services d’urgences. Auquel cas ils mettent en marche leur gyrophare et/ou leur sirène. Contrairement à la croyance populaire, l’ambulance n’est pas un véhicule prioritaire, selon les spécialistes. En plus, un cortège n’est considéré comme prioritaire que lorsqu’il est précédé par la police ou la gendarmerie. Ainsi, les cortèges funèbres et les cortèges de mariage ne sont pas prioritaires et c’est tout simplement par sociabilité et par courtoisie que les usagers de la route donnent la priorité à l’ambulance et aux cortèges funèbres et autres. On se dit que lorsqu’il y a une ambulance, c’est qu’il y a un malade à l’intérieur et que celui-ci a besoin de soins d’urgence. La priorité au cortège funèbre est due au respect accordé aux morts dans notre société.
Comment doit-on s’arrêter au feu
Généralement à chaque intersection où il y a un feu tricolore, il y a une signalisation horizontale qui est matérialisée sur la chaussée à la position du feu. Ce marquage peut être un passage pour les piétons ou des bandes d’arrêt matérialisées sur la chaussée par une ligne continue en blanc juste à la position du feu.
Le « couloir du piéton », encore appelé « passage clouté », est un passage inviolable. Il est formellement interdit de stationner ou même de s’arrêter sur ce passage réservé aux piétions à l’arrêt au feu tricolore. Quant à la ligne continue à la position du feu, elle est une bande d’arrêt « stop ». Et même si le feu tricolore ne marche pas, l’usager de la route marque l’arrêt à dix mètres au moins de la bande. C’est la règle de la priorité à droite qui est appliquée à l’intersection. En somme, l’arrêt au feu tricolore se fait à dix mètres au moins de la position du feu pour tous les usagers de la route.
Quand faut-il s’arrêter
Le feu rouge signifie obligation de s’arrêter. Il est comparable à un mur infranchissable et quiconque « brûle » un feu rouge est considéré comme un criminel ou quelqu’un qui veut se donner la mort. Lorsque le feu est au vert, les automobilistes et les motocyclistes ont la priorité de passer mais la prudence est toujours de rigueur. Et quand le feu est orange, le code de la route recommande à l’usager de prendre les dispositions pour s’arrêter, car le feu orange est un feu de transition. C’est pour éviter un arrêt brusque au feu rouge que le feu orange prévient l’usager de ralentir pour marquer l’arrêt au feu rouge. Contrairement à ce que font les usagers, « le feu orange ne signifie pas qu’il faut accélérer pour passer ». Formellement, lorsque le feu est orange, l’usager de la route doit observer un arrêt.
Le respect strict du feu tricolore par les usagers devrait aider à réduire considérablement le nombre d’accidents de la circulation qui, chaque année, font 1,3 million de victimes dans le monde dont 90% dans les pays en développement.
Ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière