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Côte d’Ivoire : Guillaume Soro réélu au perchoir avec une écrasante majorité

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En Côte d'Ivoire, Guillaume Soro, reste au perchoir

Les députés ivoiriens ont largement renouvelé ce lundi leur confiance à Guillaume Soro en le reconduisant au perchoir pour un second mandat.

En Côte d'Ivoire, Guillaume Soro, reste au perchoir
En Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, reste au perchoir

Sans surprise, Guillaume Kigbafori Soro a été réélu lundi 9 janvier pour un second mandat à la tête de l’Assemblée nationale ivoirienne, avec une écrasante majorité devant son challenger, Évariste Méambly.Guillaume Soro a raflé au total 230 voix sur 252 bulletins de vote, soit plus de 95% des suffrages exprimés. Son challenger Évariste Méambly n’a récolté que quelques 12 voix.

Burkina Demain

Crise gambienne : Les raisons du supposé soutien d’Alpha Condé à Yahya Jammeh

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Le président Alpha Condé prenant un bain de foule aux côté de son homologue et ami Yahya Jammeh, en mai 2016 à Banjul

A dix jours de l’investiture du nouveau président élu de Gambie, c’est toujours le statu quo à Banjul. Yahya Jammeh, battu à la présidentielle, demeure au pouvoir et Adama Barrow, élu président, ne sait toujours pas s’il sera effectivement investi le 19 janvier 2017, comme le lui avaient promis ses soutiens à la CEDEAO. La déclaration  de mesures fortes, qui devraient être prises à Accra en marge de l’investiture du nouveau président ghanéen Nana Akufo-Ado, sont pour l’instant restées lettres mortes.

Le président Alpha Condé prenant un bain de foule aux côté de son homologue et ami Yahya Jammeh, en mai 2016 à Banjul
Le président Alpha Condé prenant un bain de foule aux côtés de son homologue et ami Yahya Jammeh, en mai 2016 à Banjul

Ce ne devrait pas être la joie dans les rangs des faucons de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Ouest (CEDEAO)au sortir de la réunion d’Accra sur la crise gambienne. Alors que des mesures fortes y étaient attendues, finalement c’est l’option de la poursuite de la négociation avec le président sortant, Yahya Jammeh qui a été officiellement privilégiée.  «Nous nous sommes engagés à une médiation pacifique et à un transfert pacifique du pouvoir en Gambie. Nous continuerons à le poursuivre pour l’instant », a déclaré Sirleaf», avait déclaré la présidente en exercice de la CEDEAO, Ellen Johnson Sirleaf.

Mais, il reste  à savoir si cela ne traduit une certaine stratégie qui consiste à prôner d’un côté officiellement le dialogue et de l’autre, à préparer clandestinement une intervention militaire pour déloger Jammeh du palais présidentiel au profit de Adama Barrow, comme le clamait à cor et cri, il y a encore quelques semaines, le président de la Commission de la CEDEAO Alain Souza. Cela est d’autant plus envisageable que certaines sources font état de mouvements de navires américains et français vers les côtes gambiennes. Si cela confirmait, on pourrait parler d’étau qui se resserre autour Yahya Jammeh.  En effet, les marges de manœuvre de Jammeh seront extrêmement limitées si les autorités sénégalaises avec l’appui de l’organisation régionale des occidentaux se décidaient effectivement à boucler militairement le petit territoire gambien étendu seulement de 11 300 km2. Il était également annoncé pour ce lundi une réunion de la CEDEAO à Abuja sur la crise gambienne. Mais, ce sera sans les chefs d’Etat qui semblent ne pas être sur la même longueur d’onde par rapport à la solution à apporter à cette crise gambienne.

Alpha Condé, supposé soutien de Yahya Jammeh

Ce qui pourrait rapprocher Condé de Jammeh
Ce qui pourrait rapprocher Condé de Jammeh peut tenir essentiellement à trois choses

La lenteur des chefs d’Etats ouest-africains à prendre des mesures fortes pour contraindre le président sortant Yahya Jammeh à céder le pouvoir au président nouvellement élu Adama Barrow, traduirait des dissensions internes. Tous ne seraient  pas favorables à une solution armée. A ce niveau les regards semblent être tournés vers le président guinéen, Alpha Condé.

«Je ne crois pas que l’intervention militaire soit nécessaire si on peut l’éviter par le dialogue», avait laissé entendre Condé qui entretient de bonnes relations avec Jammeh. Il n’en fallait pas plus pour qu’on voie en lui le soutien du président sortant gambien. Mais, l’attitude du président Condé peut se comprendre. Il est d’abord un ami à Jammeh et les amis se soutiennent normalement dans les situations difficiles. Ensuite, Condé qui a été médiateur du chronique conflit de frontière entre le Sénégal et la Gambie ne peut pas passer facilement de la posture de médiateur à celle de guerrier. Et dans le cadre de cette médiation, Alpha Condé avait une retentissante visite officielle en Banjul le 15 mai dernier. Visite au cours de laquelle Alpha avait été reçu à bras ouverts par son ami Yahya. L’autre raison qui pourrait expliquer la position du président guinéen, les relations difficiles qu’il a souvent eues avec les dirigeants sénégalais, du temps d’Abdoulaye Wade comme de Macky Sall. Dans ces conditions, il n’est pas toujours facile pour Conakry de s’engager une initiative, fût-elle régionale, où Dakar est appelé à jouer les premier rôles, ne serait-ce que du fait de sa proximité géographique avec Banjul.

Martin Philippe

Burkina Demain

Cinéma africain : L’Etalon de Yennenga 2007 est mort

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Cheick Fantamady Camara s'en est allé à 57 ans

Le cinéma africain est en deuil. Le réalisateur guinéen, Cheick Fantamady Camara, n’est plus. L’Etalon de Yennenga 2007 avec son film «Il va pleuvoir sur Conakry», est décédé samedi dernier à Paris, à l’âge de 57 ans.

Cheick Fantamady Camara s'en est allé à 57 ans
Cheick Fantamady Camara s’en est allé à 57 ans

Fauché le 7 janvier dernier Paris, à la fleur de l’âge, par la Grande Faucheuse, Cheick Fantamady Camara sera le grand absent de l’édition 2017 DU Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), prévue du 25 février au 4 mars dans la capitale burkinabè.

Auteur du long métrage “il va pleuvoir sur Conakry” (prix du public au FESPACO), le réalisateur défunt était considéré comme un monument du cinéma guinéen

Né en 1960 à Conakry en Guinée, Cheick Fantamady Camara suit en 1997 une formation à l’écriture de scénario à l’INA et en 1998 à la réalisation en 35 mm à l’Ecole Nationale Louis Lumière. En 2000, il réalise son premier court métrage « Konorofili » suivi de « Bé Kunko » en 2004.

En 2006, il réalise son premier long métrage « Il va pleuvoir sur Conakry », primé par une vingtaine de prix à travers le monde dont l’Etalon de Yennenga en 2007 et le Prix Ousmane Sembène (Khouribga 2008, Maroc). Deux ans plus tard, en juillet 2010, il débute à Dakar, au Sénégal, le tournage de son second long métrage « Morbayassa ».

Mathias Lompo

Burkina Demain

Côte d’Ivoire: Daniel Kablan Duncan présente la démission du gouvernement au président Ouattara

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Le Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan a présenté la démission – attendue – de son équipe ministérielle à l’ouverture du Conseil ce mercredi. La nouvelle équipe sera nommée dans les prochains jours, avec pour objectif premier « plus d’efficacité ». duncan

Fin 2016, le président Alassane Ouattara avait clairement laissé entendre qu’une nouvelle équipe gouvernementale était en gestation.

Le chef de l’exécutif Daniel Kablan Duncan s’est adressé au président de la République, lui disant qu’il voulait exprimer la légitime fierté et l’honneur des différents ministres d’avoir travaillé sous son autorité : « J’aimerais vous présenter ma démission en qualité de Premier ministre, ainsi que celle du gouvernement », a déclaré celui qui était en place depuis novembre 2012.

Le président Ouattara a ensuite remercié son équipe gouvernementale, saluant tout particulièrement son Premier ministre sortant pour « sa compétence et son leadership ». « Nous entamons un nouveau mandat qui doit marquer un nouveau départ de la conduite des affaires de l’Etat. C’est votre travail qui m’a valu le plébiscite de nos compatriotes », a souligné le chef de l’Etat récemment réélu.

Alassane Ouattara a ensuite demandé à ses ministres de conduire ses affaires courantes dans l’attente de la nomination d’un nouveau gouvernement. « La mise en place du nouveau gouvernement aura comme objectif une plus grande cohésion pour plus d’efficacité dans l’action gouvernementale », a poursuivi le chef de l’Etat.

La nomination interviendra dans les prochains jours, a-t-il indiqué, très certainement avant le mercredi 13 janvier, pour le prochain Conseil des ministres qui devra se tenir au palais présidentiel d’Abidjan.

Anderson Koné
Burkina Demain

Présidence du Faso: Roch KABORE reçoit un émissaire d’Idriss DEBY ITNO

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Le ministre tchadien des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Moussa Faki MAHAMAT, a été reçu en audience, ce dimanche 8 janvier 2017, par le président du Faso, Roch Marc Christian KABORE.kabore

Porteur d’un message du Président Idriss DEBY ITNO, le ministre tchadien est venu présenter aussi au président du Faso sa candidature à la présidence de la Commission de l’Union africaine dont la désignation aura lieu lors du prochain Sommet de l’UA à la fin du mois de janvier.

Le candidat Faki MAHAMAT s’est montré préoccupé par la question de la paix et de la sécurité:« Aujourd’hui, les terroristes et les groupes djihadistes dans le sahel, dans la corne de l’Afrique, en Libye sont une menace sérieuse pour la stabilité du continent ». Il est convaincu que « sans la paix et la stabilité on ne peut engager aucun programme de développement ».

Dans sa vision pour l’Union africaine, le ministre tchadien souligne la nécessité de procéder à des reformes pour adapter les instruments pour faire face aux défis qui sont très mouvants et surtout positionner le continent qui doit affirmer son identité culturelle et faire en sorte que l’Afrique occupe toute sa place dans la gouvernance internationale. « Ce n’est qu’un droit pour l’Afrique d’avoir sa place dans le Conseil de Sécurité des Nations unies puisque les 2/3 des dossiers qui sont actuellement sur la table du Conseil sont des dossiers qui concernent le continent « , a-t-il laissé entendre.

Selon le chef de la diplomatie tchadienne, il faut à la tête de la Commission de l’UA, un leadership affirmé, de l’expérience, de la conviction, et de la vision.
Ministre des Affaires étrangères du Tchad depuis 9 ans, ancien Premier ministre, et plusieurs fois ministre, Moussa Faki MAHAMAT dit pouvoir incarner le leadership dont l’Union africaine a besoin.

Autres questions abordées, selon le diplomate tchadien, les changements climatiques, la sècheresse et la désertification, la sécurité, le terrorisme et la radicalisation.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Liberté religieuse: la communauté islamique appelle au retrait du projet de loi

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A travers ce communiqué, la Fédération des associations islamiques du Burkina Faso (FAIB), explique les raisons pour lesquelles elle demande le retrait du projet de loi sur les libertés religieuses.faib

«La FAIB demande le retrait du projet de loi sur les libertés religieuses en vue d’une large concertation qui aboutira à des propositions consensuelles.
Le samedi 07 janvier 2017, sur convocation du Secrétariat exécutif de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), le Conseil des ulémas s’est tenu au siège de la Fédération aux fins d’examiner le projet de loi sur les libertés religieuses.

Les ulémas de la ummah islamique du Burkina, après avoir examiné article par article, le projet de loi, ont émis des inquiétudes profondes sur certaines dispositions du texte. De toute évidence, l’application en l’état du projet de loi, va réduire la liberté de conscience et de culte telle que reconnue par notre constitution, avec très probablement des conséquences dommageables sur le vivre ensemble apprécié de tous au Burkina Faso.
Le conseil des ulémas a émis des préoccupations dont certaines figurent dans les articles ci-dessous cités :

CHAPITRE I : Des dispositions générales

Article 8 :
L’exercice collectif du culte a lieu exclusivement, sauf autorisation expresse de l’autorité compétente, dans des édifices destinés à l’exercice du culte public, et identifiables de l’extérieur :
Préoccupations : qu’en est-il des petits rassemblements de prière dans les services, les yaars, au bord des routes, dans les auto-gares… Est-ce qu’un édifice de prière non identifiable de l’extérieur sera-t-il frappé d’interdiction selon les termes de ce projet de loi ?

Article 13 :
L’érection des édifices destinés à l’exercice du culte est interdite dans les services publics à l’exception des formations sanitaires, des établissements pénitentiaires et des casernes
Préoccupations : qu’en est-il des petits espaces formels ou informels de prière, aménagés dans les services et autres lieux publics en dehors de ceux cités par le projet de loi ?

Article 14
L’ouverture d’un édifice destiné à l’exercice du culte est soumise à l’obtention préalable d’un certificat de conformité délivré par le maire après avis des services techniques compétents et d’une autorisation d’ouverture délivrée par le Haut-Commissaire territorialement compétent.

Préoccupations : tous ces lieux de culte musulmans, notamment les nombreuses mosquées de toutes sortes à travers nos villes et campagnes tomberont- ils dans l’illégalité ?

TITRE II : DES LIBERTES RELIGIEUSES DANS LES SERVICES PUBLICS

Article 33 :
Le fait pour un agent public de manifester de façon ostentatoire ses convictions religieuses dans l’exercice de ses fonctions constitue un manquement à ses obligations.
Préoccupations : prier au service, porter naturellement son voile islamique, le boubou, le bonnet, la barbe sont-ils des manifestations ostentatoires de sa conviction religieuse ? Une clarification est nécessaire car des agents zélés commencent déjà à interdire le port du voile aux filles et femmes musulmanes alors qu’aucune loi ne l’interdit. Avec ce projet de loi, la situation va empirer et détériorer le vivre ensemble dans les services publics.

Article 34 :
Le responsable de chaque service public est tenu, dans l’enceinte de son service, de faire respecter l’application du principe de l’égalité de tous devant le service public et celui de la neutralité religieuse des agents des services publics.

Préoccupations : Le flou qui entoure la question de la neutralité religieuse peut laisser libre cours à des interprétations et aux abus au détriment de certains citoyens.
CHAPITRE III : Des libertés religieuses dans les établissements d’enseignement et de recherche

Article 48 :
Les membres du personnel des établissements publics d’enseignement ont droit à la liberté de conscience religieuse.
Ils sont libres de leurs opinions religieuses et de leurs croyances, mais ne peuvent les manifester qu’en dehors du service.
Ce droit à la liberté de conscience religieuse s’exerce dans le respect de la liberté d’autrui et sous réserve que son exercice ne trouble pas le fonctionnement normal de ces établissements.
Les modalités pratiques d’exercice des libertés religieuses dans les établissements d’enseignement et de recherche sont fixées par voie réglementaire.

Préoccupations : Si les membres du personnel des établissements publics d’enseignement ne peuvent pas manifester leurs opinions religieuses et leurs croyances qu’en dehors du service, il y a lieu de savoir ce qui est contenu dans la manifestation de l’opinion religieuse et de la croyance. Cela évitera que toute position ou opinion d’un croyant ne soit considérée à tort comme religieuse ou de croyance.

Article 49 :
En dehors du service, les prises de positions religieuses publiques des enseignants, l’exercice d’un culte religieux, le port de signes d’appartenance religieuse, la participation à un groupe confessionnel ne constitue pas une violation de leurs obligations professionnelles.

Préoccupations : est-ce à dire que l’enseignant musulman ne pourrait-il plus prier à l’école hors de la salle de classe ? Porter le boubou, le bonnet ou le voile ? Quels sont les signes qu’on qualifiera d’appartenance religieuse ?

Article 61 :
L’exercice des libertés religieuses ne donne aucun droit aux élèves et étudiants d’accomplir des actes qui, par leur caractère ostentatoire, constituent des actes de pression, de provocation, de prosélytisme ou de propagande religieuse et perturbent le déroulement des activités d’enseignement, de recherche et le fonctionnement normal des services.

Préoccupations : Le contenu de l’article a besoin davantage d’explication. Est-ce à dire que les activités organisées par les associations estudiantines et scolaires religieuses en dehors des heures d’occupation des élèves ne seront plus permises dans les établissements publics ?

Article 63
Chaque personne détenue peut, dans la mesure du possible, satisfaire aux exigences de sa vie religieuse, morale ou spirituelle.

Préoccupations : Lorsqu’on précise que c’est dans la mesure du possible, cela veut dire qu’on peut empêcher une personne détenue de satisfaire à sa vie religieuse, morale ou spirituelle.

Article 100, derniers alinéas : les fondateurs et dirigeants de l’association religieuse ne peuvent pas être en charge de responsabilités au sein des organes dirigeants des partis politiques.

Pour être dirigeant d’une association religieuse au Burkina Faso, il faut remplir les conditions suivantes :
– être sain d’esprit ;
– être d’une bonne moralité ;
– n’avoir pas été condamné à une peine privative de liberté supérieure à 2 ans ; les condamnations couvertes par la réhabilitation ou par une amnistie ne sont pas prises en considération ;
– être âgé d’au moins 20 ans ;
– justifier de solides connaissances en matières religieuses attestées par au moins une structure ou institution reconnue.
Préoccupations : Quelles sont ces structures qui devraient attester des connaissances des dirigeants d’associations en matières religieuses avant qu’ils ne puissent prétendre diriger une association religieuse. Comment se conformer à la condition d’âge (au moins 20 ans) dans le cas des associations religieuses au niveau des élèves et étudiants dont les membres peuvent tous être d’un âge inférieur à 20 ans ?

Au regard de toutes ces préoccupations liées aux articles cités, à la possibilité d’interprétation divergente d’autres points du texte, et au contexte national marqué par les attaques terroristes prétendument sous le couvert de l’Islam, la FAIB pense qu’au lieu de pacifier davantage les rapports entre les populations, le nouveau projet de loi, s’il est appliqué en l’état, constituerait une réduction des libertés religieuses et de culte et une source potentielle de conflits.

C’est pourquoi, tout en saluant l’initiative et le principe d’une loi qui encadre les libertés religieuses, la FAIB demande le retrait du projet de loi sur les libertés religieuses en vue d’une large concertation qui aboutira à des propositions consensuelles. »
Le Président du Présidium de la FAIB
El hadj Abdoul Rahmane SANA,
Chevalier de l’ordre national

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara annonce un accord avec les soldats mutins

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Le président ivoirien Alassane Ouattara

A en croire le président Alassane Ouattara, un accord a été trouvé avec les soldats qui étaient entrés en mutineries depuis la nuit du 5 janvier 2017. L’annonce du président ivoirien est intervenue ce soir même, à l’issue d’un conseil des ministres extraordinaire consacré à la situation. Dans la journée, le ministre ivoirien chargé de la défense, Alain Richard Donwahi s’est rendu sur place à Bouaké, bastion des soldats mutins, pour les rencontrer et les rassurer sur la disponibilité des autorités à examiner favorablement leurs doléances.

Le président ivoirien Alassane Ouattara
Le président ivoirien Alassane Ouattara

Parti de Bouaké, au centre-nord, le mouvement d’humeur de soldats qui semble ainsi toucher à sa fin,  s’était rapidement propagé dès vendredi dans plusieurs autres villes (Odienné, Korhogo, Daoukro, Daloa) avant de s’étendre ce samedi à Man et à Abidjan , menaçant ainsi de plonger le pays dans le chaos si leurs revendications n’étaient pas entendues.

Burkina Demain

Transition énergétique au Burkina : Vers une accélération du processus avec l’Initiative repowermap.org

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L’initiative repowermap.org, une opportunité à saisir pour le développement des énergies renouvelables au Burkina

L’initiative repowermap.org est destinée à rendre visible la transition énergétique au Burkina Faso. Déployée au Burkina Faso par l’Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) en coopération avec l’Association repowermap.org, avec le soutien de la Facilité Energies Renouvelables de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en partenariat avec le Centre pour les Energies Renouvelables et l’Efficacité Energétique de la CEDEAO (CEREEC)  et l’association des Journalistes et Communicateurs pour les Energies et le Développement Durable (JED) ; elle devrait contribuer à accélérer le processus. Plus de détails avec ce communiqué y relatif.

L’initiative repowermap.org, une opportunité à saisir pour le développement des énergies renouvelables au Burkina
L’initiative repowermap.org, une opportunité à saisir pour le développement des énergies renouvelables au Burkina

«Ougadougou/Berne (Suisse) 29 décembre 2016

Communiqué de presse

L’initiative repowermap.org rend visible la transition énergétique au Burkina Faso

L’Initiative Energie Durable pour Tous « SE4All» lancée par le Secrétaire Général des Nations Unies vise trois objectifs majeurs à l’horizon 2030 : assurer l’accès universel aux services énergétiques modernes, doubler le taux d’amélioration de l’efficacité énergétique et doubler la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique mondial. D’importants programmes sont mis en œuvre  pour atteindre ces objectifs.

Cependant, il y a souvent un manque de visibilité des actions menées. Ceci empêche ces actions à avoir un effet multiplicatif. C’est ce qui est en train de changer grâce à l’initiative repowermap.org.

Une carte interactive disponible en ligne

Le déploiement de cette initiative au Burkina Faso a été effectué par l’Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) en coopération avec l’Association repowermap.org, avec le soutien de la Facilité Energies Renouvelables de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en partenariat avec le Centre pour les Energies Renouvelables et l’Efficacité Energétique de la CEDEAO (CEREEC) ; et l’association des Journalistes et Communicateurs pour les Energies et le Développement Durable (JED). Ainsi, une carte interactive du Burkina Faso disponible en ligne a été développée.

Cette carte permet à chacun de rendre visible son installation et de découvrir des exemples d’installations situées dans son quartier, son village, sa ville ou son pays. L’intérêt de rendre visible les installations locales utilisant de l’énergie durable est d’encourager d’autres particuliers, organisations, institutions ou sociétés à suivre l’exemple et à s’impliquer dans la promotion des énergies renouvelables. Chaque installation locale utilisant des énergies renouvelables, rendue visible de cette façon, peut avoir un effet multiplicatif, surtout par rapport aux personnes habitant dans sa proximité. En outre, ce projet facilite l’échange d’informations, le partage d’expériences et la diffusion de technologies innovantes aux niveaux local, national, régional et international.

300 installations rendues visibles

Plus de 300 installations au Burkina Faso ont actuellement déjà été rendues visibles sur la carte, publiée sur le site internet de 2iE. On peut y trouver des exemples d’installations utilisant de l’énergie renouvelable pour une large diversité d’applications, par exemple des installations photovoltaïques pour des applications domestiques, le pompage de l’eau, l’éclairage publique, la réfrigération ou la production de l’électricité pour le réseau, des installations solaires thermiques pour mettre à disposition de l’eau chaude, des installations utilisant de la biomasse ainsi que des centrales hydroélectriques.

« Le grand nombre d’installations sur la carte, leur répartition sur l’ensemble du pays et la diversité des acteurs y liés constituent la preuve d’un développement des énergies renouvelables au Burkina Faso et de l’intérêt manifeste que les différents acteurs accordent à l’initiative repowermap.org » dit Francis SEMPORE, Coordinateur de l’initiative au sein de 2iE. Le dynamisme du secteur des énergies renouvelables permettra sans doute de faire apparaitre sur la carte du Burkina Faso beaucoup plus d’installations à l’avenir. Il convient de préciser que le Gouvernement du Burkina Faso a fait l’option claire d’une transition énergétique vers les énergies vertes et renouvelables avec singulièrement une orientation vers l’énergie solaire pour apporter une réponse au déficit structurel de l’offre électrique.

Encourager tout le monde à utiliser les énergies renouvelables

« Le but à long terme, c’est de rendre visible des installations dans la proximité de chaque personne, et d’encourager ainsi tout le monde à utiliser les énergies renouvelables », dit Roman Bolliger, Président de l’Association repowermap.org.

La carte est communiquée par un large réseau d’organisations. Chaque organisation partageant l’objectif de promouvoir l’accès universel à l’énergie et la transition énergétique peut participer à l’initiative. Au Burkina Faso, des organisations comme l’Association Tin Tua, la Plateforme Re-Sources, l’Association Faso Enviprotek,  l’Association Burkinabè des Acteurs et Professionnels de l’Efficacité Energétique, la Facilité Africaine d’Appui à l’Entreprenariat dans les Energies Renouvelables de la CEDEAO, ainsi que l’entreprise Terra Satisfaction SolarTechnology participent déjà à l’initiative, entre autres.

Site web de la carte interactive : http://www.2ie-edu.org/repowermap

Crise gambienne : Les mesures fortes de la CEDEAO se font attendre

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Les chefs d'Etat de la CEDEAO sont beaucoup attendus sur le dossier gambien

C’est ce 7 janvier 2017 qu’a été investi à Accra le nouveau président du Ghana, Nana Akufo-Addo, élu le 7 décembre dernier à hauteur de 53% des voix devant le président sortant Mahama Dramani. Pour cette investiture, Nana Akufo-Ado était entouré par ses pairs de la CEDEAO. Plus d’une dizaine de chefs d’Etat ouest-africains qui ont fait le déplacement d’Accra, devraient profiter de l’occasion pour tenir un muni sommet sur la crise gambienne.

Les chefs d'Etat de la CEDEAO sont beaucoup attendus sur le dossier gambien
Les chefs d’Etat de la CEDEAO sont beaucoup attendus sur le dossier gambien

De plus en plus, et à fur à mesure que s’approche le 19 janvier 2017, date de l’investiture du président élu Adama Barrow ; la crise gambienne va s’imposer dans l’agenda des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Et ce sera le cas ce 7 janvier à Accra, à l’occasion de l’installation officielle au pouvoir du nouveau président élu du Ghana, Nana Akufo-Ado.

Des mesures fortes devraient être annoncées à l'investiture du nouveau président ghanéen, Nana Akufo-Ado
Des mesures fortes devraient être annoncées à l’investiture du nouveau président ghanéen, Nana Akufo-Ado

Les présidents de la région devraient  en effet se retrouver dans un mini-sommet sur la situation en Gambie, où le président  YahyaJammeh n’entend pas lâcher le pouvoir au profit du président élu Adama Barrow. Ces derniers jours, le président sortant gambien a poursuivi le ménage dans ses rangs dans la perspective d’une confrontation armée avec les forces de la CEDEAO. Les responsables de l’organisation ont promis de leurs côtés de faire partir de force  Yahya Jammeh, s’il refuse de céder pacifiquement le pouvoir à Barrow. Reste maintenant à savoir quelles mesures que la CEDEAO va prendre, sans que cela n’ait des conséquences sur la vie des Gambiens. Un embargo économique pourrait se révéler aussi désastreux pour le niveau de vie des habitants de ce petit pays enclavé dans le Sénégal. Jusqu’au moment où nous tracions ces lignes, aucune mesure n’était encore annoncée du côté de la CEDEAO contre Yahya Jammeh.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Côte d’Ivoire: Bouaké s’endort sous des coups de feu sporadiques et nourris

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La ville de Bouaké (Centre-Nord) s’est endormie dans la nuit de vendredi à samedi sous des coups de feu sporadiques et souvent nourris d’armes automatiques et d’armes lourdes.
Des coups de feu ont retentit toute la nuit de vendredi à samedi à Bouaké, où la veille des soldats mutins ont pris le contrôle du centre-ville, des différents corridors terrestres et des points stratégiques.
bouake

Pour l’heure il est impossible de savoir si ces coups de feu sont l’œuvre des soldats mutins ou d’autres forces de dissuasion. Tout au long de la journée de vendredi plusieurs sources concordantes avaient annoncées l’arrivée imminente à Bouaké des forces spéciales d’intervention rapide. A 18 heures Gmt et heure locale, ce même vendredi, un témoin a affirmé avoir aperçu un fort contingent de militaires qui se seraient positionnés au corridor Sud de la ville.

Le ministre ivoirien chargé de la défense, Alain Richard Donwahi est attendu, samedi, à Bouaké (379 km au Nord) où il doit rencontrer les soldats mutins pour  »comprendre »,  »discuter » et  »trouver des solutions » à cette situation  »préjudiciable » à la Côte d’Ivoire.

Selon le ministère de la défense, c’est dans ‘’la nuit du 5 au 6 janvier 2017 aux environs de 0h30 (ndlr : heure locale et GMT) qu’un groupe de militaires ont fait irruption à l’État-major de la 3ème Région Militaire, en faisant usage d’armes à feu’’.
Les négociations engagées par le commandant en second de cette unité militaire ont permis de connaître les ‘’doléances’’ des insurgés qui sont entre autres, ‘’le paiement de primes, une augmentation de salaires, une réduction du temps à passer dans les grades et des éclaircissements à propos de supposées primes ECOMOG’’.

Dans l’après-midi de vendredi le corps préfectoral accompagné des religieux et du maire de Bouaké avaient entamé des négociations avec les soldats grévistes de cette ville. Aucune déclaration officielle n’a été faite à l’issue de ces négociations. Vendredi à 17h00 heure locale et Gmt, les corridors de la ville restaient toujours aux mains des mutins.

Anders Koné
Burkina Demain