Accueil Blog Page 473

Compte rendu du Conseil des ministres du 11 janvier 2017

0
Une session du conseil des ministres burkinabè

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 11 janvier 2017, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 14 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Une session du conseil des ministres burkinabè
Une session du conseil des ministres burkinabè

Le Conseil des ministres a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations dans des Conseils d’administration, et autorisé des missions à l’étranger.

I-DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le conseil a adopté quatre (04) rapports.

Le premier est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification des accords de financement, conclus le 16 novembre 2016 à Marrakech au Royaume du Maroc entre le Burkina Faso et la Banque islamique de développement (BID) pour le financement du Projet d’extension et de renforcement des réseaux électriques du Burkina Faso.

D’un montant de 37 millions de dollars US, soit 18,5 milliards FCFA, le financement de ce Projet vise à augmenter de 2% le taux national d’accès à l’électricité à travers le raccordement de 70 000 ménages dans les villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou ainsi que dans les localités des régions du Plateau-central, du Centre-nord et du Sahel.

Le deuxième rapport concerne la liquidation des Systèmes financiers décentralisés (SDF) en faillite.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les mesures nécessaires en vue de l’assainissement du secteur de la micro finance du Burkina Faso.

Le troisième porte approbation des résultats de l’appel d’offres ouvert international N°2014-0107/MS/SG/DMP/PARCS-LM pour la construction d’infrastructures sanitaires dans les régions de l’Est, du Nord, du Plateau-central et du Sahel.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution dudit marché à l’entreprise EBTM Sarl pour le Lot 2 relatif à la construction de quatre (04) Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) dans la région de l’Est (Tipoli et Diagouri dans le district sanitaire de Mani, Province de la Gnagna, Fantou et Mangou dans le district sanitaire de Diapaga, Province de la Tapoa), pour un montant de neuf cent quatre-vingt-quatorze millions cinq cent soixante-dix-sept mille six cent quarante-cinq (994 577 645) FCFA TTC avec un délai d’exécution de six (06) mois.

Le financement est assuré par la Banque islamique de développement (BID) et le Budget de l’Etat.

Le quatrième rapport concerne la proposition de schéma d’apurement de la dette intérieure irrégulière des ministères et institutions.

L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) a, à la suite de l’audit effectué au cours du premier trimestre 2016, évalué la dette intérieure irrégulière des ministères et institutions à 39,3 milliards de FCFA.

15,74 milliards de FCFA ont déjà été pris en charge par les entités concernées et payés.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines en vue de l’apurement diligent du reste de la dette déclarée irrégulière par l’ASCE-LC, en tenant compte de la mise à jour régulière de la liste des dossiers validés qui seront parvenus au ministère de l’économie, des finances et du développement.

Le Conseil a également félicité les ministres pour le règlement de la dette intérieure régulière des ministères et institutions dont le taux est de 98,21% par rapport au montant des dossiers retenus pour être apurés en 2016.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DES AMENAGEMENTS HYDRAULIQUES

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier est relatif au bilan de la mise en œuvre du Plan de soutien aux populations vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle de l’année 2016.

En 2016, le Plan a permis :

la mise à disposition de 454 tonnes de vivres au profit de 4 647 ménages, pour un montant de cent trente-six millions deux cent mille (136 200 000) FCFA, soit un taux de réalisation de 69% ;

la vente de 4 200 tonnes de céréales à prix subventionné pour un montant de un milliard deux cent soixante millions (1 260 000 000) FCFA ;

la vente à prix subventionné de 6 479 tonnes d’aliments à bétail pour un montant de sept cent soixante-dix-sept millions quatre cent soixante-huit mille sept cent quarante (777 468 740) FCFA ;

la mise en place de 154 tonnes de stocks de sécurité de sous produits agro-industriels (SPAI) à hauteur de treize millions huit cent quinze mille (13 815 000) FCFA ;

la dotation de 2 966 ménages en noyaux reproducteurs de petits ruminants et de 105 ménages en noyaux de volailles pour un montant de cent quarante millions cinq cent quatorze mille (140 514 000) FCFA ;

la dotation de 19 tonnes de semences fourragères à 1 563 ménages pour un montant de dix-huit millions neuf cent quatre-vingt-dix-huit mille deux cent quarante cinq (18 998 245) FCFA ;

la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus au profit de 8 717 ménages pour un montant de deux cent dix-sept millions neuf cent vingt cinq mille (217 925 000) FCFA ;

la prévention et la prise en charge de la malnutrition chez 223 380 enfants de moins de 5 ans pour un montant de cinq milliards sept cent huit millions quatre cent cinquante-sept mille huit cent quatre-vingt-quatre (5 708 457 884) FCFA ;

la réalisation de 8 forages d’un coût de soixante-dix-huit millions quatre cent douze mille trois cent vingt-deux (78 412 322) FCFA.

L’ensemble des réalisations s’élève à neuf milliards sept cent quatre-vingt-neuf millions neuf cent cinquante-quatre mille cinq cent un (9 789 954 501) FCFA.

Le Conseil a instruit les ministres concernés de prendre des dispositions idoines pour une meilleure exécution du plan de soutien aux populations vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle en 2017.

Le second rapport est relatif au Plan de réponse et de soutien aux populations vulnérables à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition au cours de l’année 2017.

Ce plan vise à contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables à travers des actions harmonisées d’assistance alimentaire et de protection de leur moyen d’existence.

L’adoption de ce rapport permet de disposer d’un mécanisme de prise en charge des ménages vulnérables en 2017.

II-COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure a fait au Conseil une communication relative à l’organisation des cérémonies d’hommages aux victimes de l’attentat terroriste du 15 janvier 2016 à Ouagadougou.

Ces cérémonies visent à rendre hommage aux victimes de ladite attaque terroriste et à magnifier l’abnégation et la détermination du peuple burkinabè à combattre le terrorisme et à préserver la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national.

Cette commémoration se déroulera du 13 au 15 janvier 2017 par des offices religieux, une marche silencieuse sur l’Avenue Kwamé N’KRUMAH et un rassemblement sur les lieux de l’attentat.

II.2. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil une communication relative à la participation de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso à l’investiture de son de Son Excellence Monsieur Nana AKUFO-ADDO, Président de la république du Ghana, le 7 janvier 2017 à Accra.

Le Président du Faso a réaffirmé au nouveau Président ghanéen sa disponibilité constante à œuvrer pour le renforcement des relations d’amitié et de coopération entre nos deux pays liés par l’histoire et la géographie.

Il a en outre mis à profit son séjour pour rencontrer la communauté burkinabè vivant au Ghana.

III. NOMINATIONS

III. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

MINISTERE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Badelson Leonard BADO, Mle 54 628 F, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX-Burkina), pour un premier mandat de trois (03) ans.

MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT

Le conseil a adopté cinq (05) décrets.

Le premier porte nomination des personnes ci-après Administrateurs au Conseil d’administration de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina (RTB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement

Madame Cécile MEDA/SOME, Mle 70 579 K, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de la Communication et des relations avec le parlement

Madame Habibou ZOUNGRANA/BARRY, Mle 34 394 W, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication ;

Monsieur Alexis KONKOBO, Mle 41 559 V, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication.

Le deuxième nomme Monsieur Alexis KONKOBO, Mle 41 559 V, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, Président du Conseil d’administration de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina (RTB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le troisième porte nomination de Monsieur Sidiki DRABO, Mle 59 925 D, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le quatrième nomme Monsieur Pascal Yemboini THIOMBIANO, Mle 49 579 H, Conseiller de presse, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de la Communication et des relations avec le parlement au Conseil d’administration de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le cinquième décret nomme Monsieur Pascal Yemboini THIOMBIANO, Mle 49 579 H, Conseiller de presse, Président du Conseil d’administration de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national

Côte d’Ivoire : Voici la composition du gouvernement Gon Coulibaly

0
Amadou Gon Coulibaly est désormais Premier ministre en Côte d'Ivoire

Le nouveau Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, n’a pas pris beaucoup de temps pour constituer son gouvernement dont la liste a été rendue publique ce mercredi 11 janvier 2017. Voici la liste de cette équipe Gon Coulibaly I :

Amadou Gon Coulibaly est désormais Premier ministre en Côte d'Ivoire
Amadou Gon Coulibaly est désormais Premier ministre en Côte d’Ivoire

 

-Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité : Hamed Bakayoko

-Ministre des Affaires étrangères : Marcel Amon-Tanoh

-Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’homme : Sansan Kambile

-Ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur : Ally Coulibaly

-Ministre de l’Industrie et des Mines : Jean-Claude Brou

-Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle : Kandia Kamissoko Camara

-Ministre de l’Agriculture et du Développement rural : Mamadou Sangafowa Coulibaly

-Ministre des Ressources animales et halieutiques : Kobenan Kouassi Adjoumani

-Ministre du Plan et du Développement : Nialé Kaba

-Ministre des Transports : Amadou Koné

-Ministre du Budget et du Portefeuille de l’État : Abdourahmane Cissé

-Ministre de l’Économie et des Finances : Adama Koné

-Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Poste, porte-parole du gouvernement : Bruno Nabagné Koné

-Ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale : Jean-Claude Kouassi

-Ministre de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement durable, porte-parole adjointe du gouvernement : Anne Désirée Ouloto

-Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique : Raymonde Goudou Coffie

-Ministre des Sports et des Loisirs : François Albert Amichia

-Ministre de la Culture et de la Francophonie : Maurice Kouakou Bandaman

-Ministre des Infrastructures économiques : Amédé Koffi Kouakou

-Ministre du Pétrole, de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables : Thierry Tanoh

-Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Ramata Ly-Bakayoko

-Ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration : Pascal Abinan Kouakou

-Ministre de la Femme, de la Protection de l’enfant et de la Solidarité : Mariatou Koné

-Ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME : Souleymane Diarrassouba

-Ministre de la Construction, du Logement, de l’Assainissement et de l’Urbanisme : Claude Isaac Dé

-Ministre des Eaux et Forêts : général Issa Coulibaly

-Ministre de la Promotion de la jeunesse, de l’Emploi des jeunes et du Service civique : Sidi Tiémoko Touré

-Ministre du Tourisme : Siandou Fofana

-Secrétaire d’État chargé de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : Mamadou Touré

-Au titre de la présidence de la République :

-Ministre d’État auprès du président de la République, chargé du dialogue politique et des relations avec les Institutions : Jeannot Kouadio-Ahoussou

-Ministre, secrétaire général de la Présidence de la République : Patrick Achi

-Ministre des Affaires présidentielles : Téné Birahima Ouattara

-Ministre auprès du président de la République, chargé de la Défense : Alain Richard Donwahi

Afrique : «Les colons ne sont jamais partis et la colonisation s’est amplifiée»

0
Depuis l'époque des colons jusqu'à maintenant, l'impérialisme s'est renforcé sur le continent noir, selon Maikoo

Voici une tribune qui va faire réfléchir plus d’un à quelques jours de l’ouverture officielle du sommet Afrique – France de Bamako.Pour son auteur, Ousmane Somah dit Maikoo, l’impérialisme n’a jamais été aussi présent  sur le continent que maintenant. «On nous dira que nos pères ont combattu la France pour accéder à l‘(in)dépendance. Nous dirons qu’ils ont lutté pour accéder à la dépendance et cette dépendance continue et persiste», soutient l’Africain engagé.

Depuis l'époque des colons jusqu'à maintenant, l'impérialisme s'est renforcé sur le continent noir, selon Maikoo
Depuis l’époque des colons jusqu’à maintenant, l’impérialisme s’est renforcé sur le continent noir, selon Maikoo

«Vous dites de bouter l’impérialisme français hors de nos frontières ?: Loin de moi, l’esprit de fatalité, de résignation et de renonciation! Crier à l’impérialisme tous les jours ne changera en RIEN nos quotidiens qui restent assez difficiles sur tous les plans. La sécurité, premier élément vital pour les affaires, l’économie et le respect des droits de l’homme sont quasi-absente, ce qui a d’ailleurs donné le courage aux populations rurales de s’ériger en brigades d’autodéfense avec tous les abus que cela comportent (séquestrations, recels, maltraitances de détenus, extorsions de fonds…). Sommes-nous réellement (in)-dépendants?

Certains analystes nous dirons OUI. Nous doutons fort de cette (in)dépendance qui a une forte odeur de dépendance. Pour nous comprendre, allons au- delà  du visible! On nous dira que nos pères ont combattu la France pour accéder à l‘(in)dépendance. Nous dirons qu’ils ont lutté pour accéder à la dépendance et cette dépendance continue et persiste.

Les frontières, ces tueuses silencieuses

La dépendance s’est amplifiée, le jour où nous acceptâmes les frontières, ces tueuses silencieuses d’efforts de développement, d’entraide, d’échanges de technologies etc. Les frontières restent à notre sens le premier facteur d’une dépendance annoncée. Cette dépendance s’est amplifiée et a pris des dimensions belliqueuses et anti-union (Combien de guerres y-a-t-il eu entre les pays africains depuis 1960?).

En plus du manque de sécurité, il faut ajouter le manque d’indépendance dans tous les secteurs. Au niveau des télécommunications, nous n’avons pas de satellites, ni de serveurs africains pouvant stocker nos données. Nos appels sont sur écoute et n’importe quel petit quidam sachant utiliser la technologie peut décrypter une conversation de haut niveau mettant en péril le secret d’Etat. Au niveau de l’armée, nous crions que la France nous lâche en paix, mais la réalité est tout autre.

Nos soldats sont pour la plupart du temps des produits de coopérations militaires, parfois plus nord-sud, que sud-sud. Sur le plan commercial, nous produisons des matières premières, dont les prix ne sont pas fixés par nous. Le contraire n’existe pas. Vous ne pouvez pas décider en France dans un supermarché de payer des produits à des prix que vous voulez. On vous montrera la sortie, car il y a une discipline des prix existante.

Différents types de colonisation

Vous voulez toujours chasser l’impérialiste français? Courage! Commençons par avoir notre serveur, notre moteur de recherche, notre langue nationale… Pouvez-vous réfléchir dans la langue d’autrui sans prendre des brides de sa pensée? Difficile! Le Burkina Faso, à l’instar de nombreux pays francophones, est victime de plusieurs types de colonisations qui sont classables par ordre. On nous parlera de „recolonisation“. La recolonisation suppose que le colon était parti, hors cela n’a jamais été le cas. On nous dira que nos ancêtres ont lutté, il y a eu des guerres, il y a eu la fin des travaux forcés… Mais la réalité est que le colon n’est jamais parti, bien au contraire, il a renforcé sa présence dans le commerce, les publicités, dans la coopération, dans les ONG. Nous parlons aujourd’hui de colonisations:

– La colonisation de premier ordre: Elle est arabo-berbère dans plusieurs parties de l’Afrique de l’Ouest et s’est épanouie à travers le commerce transsaharien et la religion. Certains africains à l’image de Samory Touré ont permis son implantation.

– La colonisation européenne: elle est arrivée juste après la chute de celle arabe. Elle se voulait „civilisatrice“ et exploitatrice. Elle a connu deux phases: Une d’exploration et une active (exploitation et expropriation)

– La colonisation chinoise: Elle semble être récente, mais est en réalité vieille. Elle est très active et combine l’exploitation douce à l’impérialisme non-violent à travers le commerce et diverses coopérations.

– La colonisation de 4ème ordre: elle est menée par les USA, qui sont en quête incessante d’alliés et de partenaires. Elle joue sur le bâton et la carotte.

L’une dans l’autre, l’Africain en général et le Burkinabè en particulier est un produit de diverses formes coloniales, qui lui font perdre son repère. Si la colonisation française a pu s’imposer, elle est de plus en plus mise à rude épreuve par les deux ordres cités notamment la présence chinoise et étatsunienne. C’est pourquoi la France compte recadrer les jeux, comme Simon, qui compte recadrer les Kolgweogo, en intensifiant sa présence à travers les bases militaires, d’unités spéciales pour sa survie. Sans colonies, la France est vide de sa substance. L’économie coloniale ne doit pas mourir. Elle doit vivre et même survivre. Il y va de la survie sur le plan interne et externe de la France, qui a besoin de liquidités pour payer le SMIG et les diverses allocations.

Parlez-nous encore d’indépendance et on vous dira de l’être sur:

– Le plan sécuritaire,

– Le plan alimentaire,

– Sur le plan des télécommunications,

– Sur le plan de la recherche,

– Sur le plan technologique,

– Sur le plan économique …

On nous dira qu’il faut réduire les fractures. Mais comment? Tenez-vous bien, les armes d’assaut de l’armée française sont de fabrication française et plus de 90% du matériel roulant utilisé est aussi français (dernièrement, la France a décidé de payer des véhicules de combats américains). Nous importons presque tout et nous crions à l’impérialisme. L’ordinateur qui a d’ailleurs servi à saisir ce texte est de fabrication… non, ça va, il y a un peu d’impérialisme dedans, tout comme le facebook, qui servira à le distiller. L’impérialisme n’est plus dans nos grains de riz, mais dans tout. La voie pour l‘(in)dépendance n’est pas pour demain. Alors, on fait comment? »

Maikoo

Mutinerie de 2011 : les policiers radiés veulent rencontrer le président du Faso

0

Les policiers radiés suite à la mutinerie d’avril 2011 ont rencontré, ce mardi 10 janvier 2017 à Ouagadougou, le Directeur général de la Police nationale pour demander leur réintégration dans la police. Et ils souhaitent rencontrer le président du Faso, Roch Kaboré.radies

« L’affaire est en train d’être politisée et nous ne voulons plus trainer à expliquer le problème aux gens qui se désengagent, qui ne peuvent pas aider à résoudre le problème », a indiqué Oumar Junior Bahoro, chargé de la mobilisation du regroupement des policiers révoqués, au nombre de 136.

A l’en croire, ils ont dit au directeur de la police qu’ils souhaitent rencontrer le président du Faso pour lui dire de vive voix ce qu’ils ont sur le cœur, afin que leur problème soit résolu au plus tôt . Des explications d’Oumar Junior Bahoro, le ministre d’Etat en charge de la Sécurité s’est dit incompétent dans le dossier.
Pour Oumar Junior Bahoro, il n’y a que la lutte seule qui leur permettra de sortir de cette situation.

« Aujourd’hui, nous sommes obligés de lutter … Il ne faut pas qu’on pousse les gens à vouloir faire des choses et on va dire, voilà des fils du pays qui se comportent comme des délinquants. Ce sont les frustrations qui amènent les gens à se comporter d’une manière non acceptable. Nous avons décidé qu’en 2017, le problème sera résolu … Nous avons démarré pour nous. Même s’il y aura des cadavres parmi les éléments, on préfère mourir que de vivre ce que nous vivons. Quand on se rendra compte que ce sont des messages politiques, vous allez nous voir, nous allons montrer que la patrie ou la mort nous vaincrons » a averti Arnaud Francis Tinano, chargé de la communication des policiers radiés.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Présidence du Faso: Roch Kaboré reçoit une mission parlementaire de France

0

Le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE, a reçu en audience, ce 10 janvier 2017, une délégation de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, en visite au Burkina Faso. kabore

Le chef de la délégation, Patrice Martin-Lalandé a laissé entendre qu’il s’agit d’une « mission d’information sur l’aide publique au développement et la coopération » qui devra ensuite se rendre au Maroc.

« Ces deux pays nous semblent exemplaires d’un certain nombre de préoccupations, de projets, de réussite et d’une possibilité de travailler avec les autorités de chacun des deux pays de manière véritablement très coopérative », a -t-il dit, en avançant qu’ils ont abordé un certain nombre de sujets importants pour l’avenir du Burkina Faso.

L’ambassadeur de France au Burkina Faso, Xavier Lapeyre De Cabanes, a dit que la mission entre dans le cadre global du renforcement des relations bilatérales et le maintien du dialogue politique entre les deux pays.

Mathias Lompo

Côte d’Ivoire : Le secrétaire général de la Présidence nommé Premier ministre

0
Amadou Gon Coulibaly est désormais Premier ministre en Côte d'Ivoire

En Côte d’Ivoire, l’on connaît désormais, depuis ce mardi soir,  le successeur de Daniel Kablan Duncun, fraîchement désigné vice-président. Son successeur se nomme Amadou Gon Coulibaly, plusieurs fois ministre. Il était précédemment secrétaire général de la présidence ivoirienne.

Amadou Gon Coulibaly est désormais Premier ministre en Côte d'Ivoire
Amadou Gon Coulibaly est désormais Premier ministre en Côte d’Ivoire

Député-maire  triomphalement réélu dans sa circonscription de Korhogo-commune (Nord du pays, région du Poro),  est un fidèle parmi les fidèles du président Alassane Ouattara qui a voulu ainsi le récompenser pour sa loyauté et les services rendus.   Le nouveau Premier ministre ivoirien est le 10 février 1959.

Burkina Demain

CAN 2017 : En avant les Etalons !

0
Le gouvernement encourage les Etalons à faire une belle CAN au Gabon

L’édition 2017 de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football, c’est dans quatre jours au Gabon. Les Etalons qui participent à cette compétition continentale pour la onzième fois ont le soutien du gouvernement burkinabè qui par la présente chronique leur souhaite un meilleur parcours.

Le gouvernement encourage les Etalons à faire une belle CAN 2017 au Gabon
Le gouvernement encourage les Etalons à faire une belle CAN 2017 au Gabon

«Chronique du Gouvernement

CAN 2017

                                                                  En avant les Etalons !

Ce samedi 14 janvier 2017 s’ouvre à Libreville au Gabon, la 31ème édition de la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN). Pour la onzième foisle Burkina Faso, à travers son équipe fanion, les Etalons, fait partie de ces 16 meilleures nations du continent en matière de football, avec en prime un rang honorable de 50ème ex aequo(avec la Slovénie) au dernier classement dela Fédération internationale de football association (FIFA).

Objectif : ramener enfin le trophée à la maison

Si les qualifications deviennent une habitude, l’immense défi de ramener le prestigieux trophée à la maison reste le vœu le plus cher des millions de Burkinabè qui, depuis la quatrième place en 1998 et la deuxième place en 2013, y croient dur comme fer. Une conviction qui symbolise l’état d’esprit positif et de tout un pays qui, malgré ses ressources économiques limitées, croit en la force intrinsèque de ses hommes. Historiquement, la principale force du pays des Hommes intègres, reste avant tout la bravoure de sa population qui a toujours su forcer son destin, malgré l’adversité de la nature. Et actuellement les Etalons sont bien dans cette logique : ramener enfin le trophée à la mère patrie.

Les merveilleux souvenirs du parcours de 2013 resteront à jamais gravés dans les mémoires. L’équipe nationale demeure l’une des rares entités, qui mobilise passionnément tous les Burkinabè, de l’intérieur comme de l’extérieur et ce, comme un seul homme. Voilà à nouveau, nos dignes représentants à leur onzième participation de l’histoire de la CAN, dont la cinquième consécutive depuis 2010. Et malgré les fortunes diverses que le Onze national a connu, la ferveur est toujours grande. Toutes les couches de la population, des communes urbaines et rurales, ainsi que nos compatriotes de la diaspora, restent en haleine tout en poussant nos dignes représentants à la grand-messe du football à la victoire finale au soir du 5 février à Libreville. Il n’y a aucun doute, l’équipe nationale demeure une préoccupation majeure, au cœur des débats, de tous les Burkinabè. L’effervescence générale qu’ontentrainée la Coupe d’Afrique des cadets remportée en 2011 et la qualification des Etalons à la finale de la CAN en 2013 en Afrique du Sud, est encore mémorable.

Les opportunités qu’offre la CAN au-delà de l’aspect purement footballistique

En dehors de la liesse que les Etalons procurent à la Nation, il convient de reconnaitre que ce sont également et surtout des moments où le seuil du patriotisme et de civisme atteignent leur point culminant. En outre, si l’équipe nationale permet de tendre vers l’unité nationale, elle est aussi un puissant outil de diplomatie du pays sur l’échiquier international, facilitant les relations avec les autres pays frères, prévenant de facto, d’éventuelles crises avec eux. En 2013, par exemple, la ville de Nelspruit en Afrique du Sud,où les Etalons ont réalisé leur brillant parcours, a demandé un jumelage avec Ouagadougou.

Enfin, elle se présente aussi comme un puissant moyen de communication externe de notre pays. Les Etalons, de par leurs prouesses, offrent une grande et belle vitrine du pays au monde entier.

En effet, la CAN est le quatrième évènement sportif le plus médiatisé au monde après les Jeux Olympiques, la Coupe du Monde et l’Euro de football. Les études d’audiences sur les précédentes éditions des CAN révèlent que cet événement de la Confédération africaine de Football (CAF), a régulièrement franchi la barre de six milliards de téléspectateurs à travers le monde. Pour avoir l’étendue de l’audience de cette compétition, il faudrait y ajouter les auditeurs des multiples chaînes de radio et les internautes. C’est donc dire que cette grande messe continentale constitue une belle tribune, une opportunité pour les pays qui y prennent part, pour se faire une visibilité à l’échelle mondiale.

Comme on peut le voir, participer à la CAN offre à notre pays une exposition médiatique sans pareille, sans compter les effets induits sur le tourisme, les investisseurs, la notoriété établie auprès des structures internationales quant à nos capacités à organiser certains évènements d’envergure internationale.

Les efforts du gouvernement pour un Burkina plus sportif

C’est pourquoi, le gouvernement burkinabè, à travers son programme de développement, accompagne considérablement les équipes nationales pour les rendez-vous internationaux, et surtout l’équipe nationale de football qui se rend à cette édition de la CAN au Gabon, même si les plus grands défis dans ce domaine, sont l’implantation d’infrastructures sportives de qualité et la formation. Sans toutefois oublier les compétitions, les efforts du Gouvernement burkinabè seront portés sur des projets qui feront de notre patrie, à moyen et à long termes, une nation de référence en Afrique et dans le monde.

Et pour parvenir à cet objectif, le ministère des Sports et des loisirs, dans le cadre de sa Politique nationale du sport et des loisirs, et en adéquation avec le Plan national de développement économique et social (PNDES), compte renforcer les différents acquis du sport et des loisirs burkinabè en posant cependant, les fondements d’un Burkina Faso, plus sportif et plus conquérant, tout en incitant les acteurs à tendre vers une vraie industrialisation du sport, afin d’en faire un secteur économiquement vital et d’accroitre la notoriété du peuple burkinabè sur la sphère mondiale.

La CAN Gabon 2017 est la 11ème édition à laquelle participe notre Onze nationale après les éditions de 1978 au Ghana (éliminés au 1er tour), 1996 en Afrique du Sud (éliminés au 1er tour), 1998 au Burkina Faso (4ème), 2000 au Ghana et Nigéria et au Ghana (éliminés au 1er tour), 2002 au Mali (éliminés au 1er tour), 2004 en Tunisie (éliminés au 1er tour), 2010 en Angola (éliminés au 1er tour), 2012 en Guinée équatoriale et au Gabon (éliminés au 1er tour), 2013 en Afrique du Sud (2ème), et 2015 en Guinée équatoriale (éliminés au 1er tour).»

Ministère des Sports et des Loisirs

Côte d’Ivoire : Daniel Kablan Duncan bombardé vice-président

0
Sur décision du président ivoirien, Daniel Kablan Duncun est désormais vice-président de la Côte d'Ivoire

Le président Alassane Ouattara a dévoilé ce mardi devant les députés ivoiriens, le nom du vice-président, tant attendu. Il s’agit de Daniel Kablan Duncan, Premier ministre démissionnaire la veille.

Sur décision du président ivoirien, Daniel Kablan Duncun est désormais vice-président de la Côte d'Ivoire
Sur décision du président ivoirien, Daniel Kablan Duncun est désormais vice-président de la Côte d’Ivoire

C’est tout sauf une surprise, cette désignation  par Alassane Ouattara de Daniel Kablan Duncan comme vice-président de la Côte d’Ivoire.  Le choix de Ouattara s’est  donc porté sur un technocrate, un fidèle compagnon dans la gestion des affaires de l’Etat. Né le 30 juin 1943, Kablan Duncun a été Premier ministre de 1993 à 1999 sous la présidence de Henri Konan Bédié, l’autre baron du Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Il réoccupera  le poste du chef de gouvernement à partir du 21 novembre 2012 pour ne le quitter  qu’à la veille de sa nomination à la vice-présidence de la IIIe République ivoirienne. Quel parcours !

Pour que cette nomination ait le caractère à la fois solennel et populaire requis, c’est aux députés ivoiriens que le président Ouattara a réservé la primeur  de l’information.

Burkina Demain

Le gouvernement annonce le retrait du projet de loi portant liberté de religion

0
Une session du conseil des ministres burkinabè

Le gouvernement  a réagi à l’appel de la fédération des associations islamiques à travers ce communiqué qui annonce le retrait du projet de loi portant liberté de religion au Burkina Faso.

Une session du conseil des ministres burkinabè
Une session du conseil des ministres burkinabè

« COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT

Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité Intérieure a eu une rencontre avec une  délégation de la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB) portant sur le communiqué paru dans plusieurs médias et relatif à certaines dispositions du projet de loi portant libertés religieuses au Burkina Faso. Il a informé la Fédération que le gouvernement a demandé dès la conférence des Présidents de l’Assemblée Nationale, le retrait dudit projet de loi de l’ordre du jour de la session extraordinaire afin d’approfondir les concertations avec tous les acteurs concernés conduisant à un projet de loi consensuel gage de paix et de stabilité sociale.

Ouagadougou le 09 janvier 2017″

Service d’information du Gouvernement

Mutineries des soldats ivoiriens : Le Général Soumaïla Bakayoko limogé

0
Comme Le Général Soumaila Bakayoko, deux autres hauts gradés de l'armée ivoirienne ont fait les frais des mutineries de ces derniers jours

On vient de l’apprendre, c’est la tête de l’état-major des armées ivoiriennes qui paie pour les mutineries des soldats de ces derniers jours.

Comme Le Général Soumaila Bakayoko, deux autres hauts gradés de l'armée ivoirienne ont fait les frais des mutineries de ces derniers jours
Comme Le Général Soumaila Bakayoko, deux autres hauts gradés de l’armée ivoirienne ont fait les frais des mutineries de ces derniers jours

Ainsi,  les généraux Soumaïla Bakayoko, Gervais Kouassi et Brédou Mbia respectivement Chef d’Etat-major général des armées, Commandant supérieur de la gendarmerie et Directeur général de la police nationale ont été limogés, ce lundi soir, selon trois décrets pris par le Président Alassane Ouattara et rendus publics par le secrétaire général de la présidence ivoirienne, Gon Coulibaly.

Pour les remplacer, le chef de l’Etat ivoirien a nommé le Général Sékou Touré chef d’Etat-major, le Général Nicolas Kouakou, Commandant supérieur de la Gendarmerie, et le Commissaire Youssouf Kouyaté, Directeur Général  de la police.

Burkina Demain