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Tabaski à Ouaga : Les fidèles musulmans ont encore prié pour la paix et la cohésion !

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Les musulmans du Burkina ont célébré ce 9 juillet 2022 la fête d’Aïd El Kébir

Les musulmans du Burkina ont célébré ce 9 juillet 2022 la fête d’Aïd El Kébir. A Ouagadougou, c’est la Place de la Nation et d’autres endroits qu’eu lieu la grande prière, en présence du nouveau président de la communauté musulmane du Burkina, El Hadj Moussa Koanda.

Ils sont venus nombreux les fidèles musulmans de la capitale burkinabè à cette prière marquant la célébration de la fête de la Tabaski, communément appelé la fête de mouton. Ce grand rendez-vous d’acte de foi, a connu la présence d’autorités gouvernementales dont le ministre Sourwema, des représentants des autres communautés religieuses.

Dans les autres endroits de prières de prières de la capitale, comme le terrain en face de la salle de conférence de Ouaga 2000 où prié les membres de la communauté sunnite, il y avait du mondde.

Comme c’est souvent le cas depuis ces nombreuses années, dans l’un ou l’autre endroit, les fidèles musulmans du Burkina ont encore prié Allah pour la paix dans les familles, dans notre pays et dans le monde entier.

L’autre acte marquant de cette célébration de la Tabaski à Ouaga, c’est naturellement l’immolation des moutons pour ceux qui le peuvent chez eux. Séance tenante certains fidèles ont fait immoler leur mouton en guise de sacrifice tel que prescrit dans le saint Coran.

Christian Tas

Burkina Demain

Aïd El Kébir : Message du Ministre des affaires religieuses et coutumières

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A l’occasion de l’Aïd El Kébi ce samedi 9 juillet, Issaka Sourwema, ministre des affaires religieuses et coutumières, livre ce message.

«Message du Ministre des Affaires Religieuses et Coutumières à l’occasion de l’Aïd El Kébir

Ce samedi 09 juillet 2022, les musulmans du monde en général et ceux du Burkina Faso en particulier célèbrent la fête du sacrifice, communément appelée fête du mouton.

Me réjouissant de la célébration de l’Aïd el Kébir qui marque pour la religion musulmane le sacrifice d’Abraham et sa soumission à Allah, je voudrais, au nom du gouvernement, saisir cette agréable opportunité pour formuler à l’endroit de tous les musulmans du Burkina et de la diaspora, mes vœux de bonne santé, de paix et de concorde pour notre pays.

En cette sixième année où la Tabaski intervient dans un contexte de forts défis sécuritaires, mes sentiments de compassion vont à l’endroit des orphelins, des veuves, des malades et des personnes déplacées internes et mes pensées pieuses aux disparus du fait du terrorisme.

Ces moments difficiles que nous traversons, loin d’être une fatalité, nous appellent à la solidarité avec tous nos compatriotes dans l’épreuve et à mutualiser nos efforts et nos forces pour gagner cette guerre contre le terrorisme. J’ai une pensée spéciale à l’endroit des forces de défense et de sécurité, des volontaires pour la défense de la patrie et des leaders communautaires, religieux et associatifs de tous horizons qui ne ménagent aucun effort pour un retour de la paix dans notre pays.

J’exprime également ma gratitude envers la communauté internationale qui, à travers les organisations internationales, les pays amis et les organisations non-gouvernementales (ONG) sont restés solidaires du Burkina Faso.

Je suis convaincu que notre victoire ne va se dessiner que dans la cohésion entre filles et fils de ce pays, au-delà de nos différences et des divergences ; car la conviction de tous est faite qu’il faut travailler à avoir une patrie unie et pacifique où il fait bon vivre.

En cette heureuse circonstance, je souhaite un bon et fructueux pèlerinage à la Mecque à tous les fidèles partis pour accomplir le 5e pilier de l’islam.

Je suis persuadé qu’Allah dans sa grande miséricorde prêtera une oreille attentive à leurs supplications et à celles des musulmans burkinabè dans leur ensemble en faveur du Burkina Faso.

Je voudrais exhorter tous à demeurer dans la prière pour la paix, la cohésion sociale et le développement du Burkina Faso.

Puisse Allah le tout-miséricordieux agréer nos vœux à tous en ce grand jour et couvrir le peuple burkinabè de tous les bienfaits de ce sacrifice dans un Burkina réconcilié et cohésif.

Bonne fête de l’Aïd El Kébir à tous les musulmans du Burkina et du monde entier.

Issaka SOURWEMA

Officier de l’Ordre de Mérite »

Gouvernorat de la BECEAO : Jean-Claude Kassi Brou aux Commandes !

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Jean-Claude Kassi Brou (à droite) succède à Tiémoko Meyliet Koné, gouverneur sortant

Cinq jours après avoir lâché la présidence de la commission de la CEDEAO, l’économiste ivoirien Jean-Claude Kassi Brou a pris officiellement fonction ce 8 juillet 2022 à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Dakar en sa qualité de gouverneur, en remplacement de son compatriote Tiémoko Meyliet Koné, promu vice-président de la Côte d’Ivoire.

Nommé le 4 juin dernier gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou a pris fonction ce vendredi 8 juillet à Dakar, siège de l’institution monétaire sous- régionale.

Comme c’est souvent le cas, Jean-Claude Kassi Brou succède à ce poste un autre ivoirien, Tiémoko Meyliet Koné qui est rentré au pays pour occuper un poste haut placé au sein de l’appareil d’Etat, à savoir celui de vice-président de la République ivoirienne.

Encore récemment président de la commission de la CEDEAO qu’il a dirigée pendant 4 ans et ancien ministre ivoirien de l’industrie et des mines pendant de nombreuses années (2012-2018) ; Jean-Claude Kassi Brou a l’expérience requise pour mener à bien sa mission.

Il restera un acteur important de la question de l’ECO

Pour la CEDEAO, il restera certainement un acteur important dans le cadre de l’ambitieux projet de monnaie unique régionale. En effet, au sortir de leur 61e sommet ordinaire du 3 juillet dernier à Accra, les chefs d’Etat et de gouvernement ont indiqué avoir pris note de la poursuite de la mise en œuvre de la feuille de route pour le lancement de la monnaie unique, l’ECO ; instruisant le comité ministériel de s’attacher à obtenir un consensus sur l’ensemble des questions en suspens.

Par ailleurs, les chefs d’Etat ont salué les efforts déployés par les institutions régionales pour parvenir à un cadre juridique régissant les systèmes de paiement et de règlement au sein de la CEDEAO et ont adopté dans la foulée l’Acte additionnel relatif au cadre juridique du Système de paiement et de règlement de la CEDEAO (SPRC).

Martin Philippe

Burkina Demain

Crises et transformation économique : Les chefs d’État africains réaffirment leur engagement

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Les chefs d'État et de Gouvernement africains se sont engagés jeudi à Dakar, au Sénégal, à saisir les opportunités en réponse aux multiples crises, et à orienter leurs économies dans des voies transformatrices en partenariat avec l'Association internationale de développement (IDA)

Les chefs d’État et de Gouvernement africains se sont engagés jeudi à Dakar, au Sénégal, à saisir les opportunités en réponse aux multiples crises, et à orienter leurs économies dans des voies transformatrices en partenariat avec l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale. Plus de détails dans ce communiqué.

«Surmonter les crises et réaliser la transformation économique : Les chefs d’État africains réaffirment leur engagement

Financement IDA20 et leadership politique fort sont essentiels à la reprise

DAKAR, le 7 juillet 2022 – Les chefs d’État et de Gouvernement africains se sont engagés à saisir les opportunités en réponse aux multiples crises, et à orienter leurs économies dans des voies transformatrices en partenariat avec l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale.

Les dirigeants se sont réunis lors du sommet IDA pour l’Afrique tenu à Dakar, au Sénégal, pour promouvoir un lancement robuste du vingtième cycle de financement de l’IDA (IDA20). Conscients que le continent connaît un retournement des acquis en matière de développement, déclenché par la pandémie de COVID-19 et aggravé par le changement climatique, l’insécurité alimentaire, les conflits dans la région et la guerre en Ukraine, les chefs d’État se sont félicités du financement de 93 milliards de dollars de l’IDA20. Cette enveloppe permettra d’aider les pays soutenus par l’IDA à se redresser en empruntant une voie plus verte, plus résiliente et plus inclusive.

« Nous tenons ces assises dans un contexte de crise profonde, marquée par le double impact de la pandémie COVID-19 et de la guerre en Ukraine. Alors que les dépenses liées à la riposte sanitaire et la résilience économique et sociale ont connu une hausse exponentielle, nos marges budgétaires se sont considérablement rétrécies et les vulnérabilités liées à la dette exacerbées”, a déclaré le président Macky Sall de la République du Sénégal. “Face à nos urgences et priorités, la question de l’utilisation optimale des financements de l’IDA, se pose. Je tiens à réitérer toute notre appréciation pour l’appui constant du Groupe de la Banque mondiale à nos efforts de mobilisation de tous les moyens disponibles afin d’offrir à nos populations de meilleures conditions de vie.»

Le sommet de Dakar a réuni les dirigeants de Cabo Verde, du Cameroun, de la République du Congo, de la Côte d’Ivoire, de la République Démocratique du Congo, de l’Ethiopie, de la Gambie, de la Guinée Bissau, de la Guinée Equatoriale, du Kenya, du Liberia, de Madagascar, du Malawi, de la Mauritanie, du Nigeria, du Rwanda, du Sénégal, de la Sierra Leone, de la Tanzanie, du Togo, de l’Union des Comores, et du Zimbabwe.

Les dirigeants du Groupe de la Banque mondiale, les chefs des institutions régionales et des Nations Unies ainsi que les représentants des gouvernements donateurs de l’IDA y participaient également.

Cette réunion intervient un an après le sommet de 2021 tenu à Abidjan, en Côte d’Ivoire, au cours duquel, les dirigeants africains avaient plaidé pour une reconstitution ambitieuse des ressources de l’IDA20 pour soutenir leur programme de relance.

« La Banque mondiale se soucie énormément de l’Afrique. Nous focalisons nos efforts sur sa réussite en matière de réalisation des objectifs globaux de développement et pour un avenir meilleur en faveur de tous les peuples », a déclaré Axel van Trotsenburg, Directeur général de la Banque mondiale chargé des opérations. « C’est ainsi que nous investissons environ deux tiers du financement IDA20 en Afrique, pour aider le continent à faire un bond en avant dans la création d’emplois et l’amélioration de l’accès aux services tels l’éducation, les soins de santé, l’électricité, etc… »

Pour mettre en œuvre ce programme de transformation de leurs économies, les dirigeants ont lancé un appel à l’action nécessitant un leadership et un engagement politique forts. Ils ont appelé à une utilisation optimale des ressources de l’IDA20 pour atteindre les objectifs de développement, et au renforcement des mécanismes de coordination au niveau continental.

Voici les principaux engagements qu’ils ont pris en partenariat avec l’IDA :

-Accélérer la transformation économique et mieux répondre aux chocs futurs, avec des mesures en faveur d’un environnement propice, telles que : bonne gouvernance, sécurité et paix, préparation aux crises et suppression des goulots d’étranglement aux investissements transfrontaliers dans les infrastructures économiques.

-Investir dans l’humain, en protégeant, améliorant et augmentant les investissements dans les ressources humaines, notamment par l’accroissement des dépenses consacrées à l’éducation et au développement des compétences, la mise en place de systèmes de santé adaptés aux pandémies, en développant des filets de sécurité et renforçant des systèmes nationaux de collecte de données permettant de mesurer les progrès du capital humain.

-Accélérer la transition énergétique, avec des mesures pour assurer l’accès universel à une énergie abordable, fiable, durable et moderne pour tous d’ici 2030.Ces mesures consistant notamment à mobiliser les investissements publics et privés, à renforcer les marchés régionaux pour le commerce de l’énergie et à promouvoir les investissements dans les énergies à faible émission de carbone.

-Accélérer la numérisation, en intensifiant les efforts pour atteindre l’accès universel à la connectivité à large bande d’ici 2030. Il s’agira d’investir dans les infrastructures et dans les réformes politiques et réglementaires. A été réaffirmée la nécessité de favoriser une forte implication du secteur privé dans les projets de nature transversale sur l’économie numérique qui seront financés par l’IDA20.

-Renforcer les mécanismes de réponse à la sécurité alimentaire, avec des actions comprenant la résolution de problèmes tels que la fragilité, le changement climatique, la dégradation de l’environnement, la revitalisation des écosystèmes et l’amélioration de la productivité agricole et des chaînes de valeur. L’objectif étant que l’Afrique produise, vende et exporte des denrées alimentaires abordables et résistantes au climat, et qu’elle dépende moins des importations de produits alimentaires.

-Accélérer la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale, en mettant l’accent sur le commerce intra-africain, en éliminant les goulots d’étranglement et en encourageant les investissements transfrontaliers dans les infrastructures relatives au transport et à l’énergie.

-Le cycle de financement de l’IDA20 s’étend du 1er juillet 2022 au 30 juin 2025, avec pour objectif de Mieux sortir de la crise : Vers un avenir vert, résilient et inclusif. Ce thème général est soutenu par cinq thèmes spéciaux et quatre questions transversales. Les thèmes spéciaux sont le capital humain, le changement climatique, le genre et le développement, la fragilité, les conflits et la violence, et enfin les emplois et la transformation économique. Les quatre questions transversales sont la préparation aux crises, la gouvernance et les institutions, la dette et la technologie.

Pour davantage d’informations :

Appel à l’action de Dakar :

IDA pour l’Afrique – Sommet des chefs d’État: Français

À propos de l’IDA

-L’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale est l’une des plus importantes sources de financement pour la lutte contre l’extrême pauvreté dans les pays aux revenus les plus faibles du monde. L’IDA accorde des subventions et des prêts à taux zéro ou à faible taux d’intérêt à des pays pour financer des projets et des programmes qui stimulent la croissance économique, renforcent la résilience et améliorent la vie des pauvres dans le monde entier. L’Afrique est le plus grand bénéficiaire de l’IDA (39 pays sont éligibles à ses financements) et son partenariat avec la Banque mondiale s’est accompagné, depuis six décennies, de progrès significatifs dans l’amélioration des indicateurs de développement. De 1960 à nos jours, l’IDA a fourni environ 458 milliards de dollars américains pour des investissements dans 114 pays.

-Pour en savoir davantage en ligne, veuillez consulter les adresses ci-après : https://ida.banquemondiale.org   | #IDAworks4Africa »

Marché régional de l’électricité :  Les membres du réseau des spécialistes en communication pour l’ARREC outillés au Ghana

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Photo de famille des participants et des officiels à l'atelier

La ville de Koforidua, capitale de la Région Est du Ghana, a accueilli du 20 au 24 juin 2022, les membres du Réseau des spécialistes en communication pour l’ARREC, dans le cadre d’une formation en prélude au lancement de la deuxième phase du marché régional de l’électricité.

Organisée à l’initiative de l’Autorité de régulation régionale de l’électricité de la CEDEAO (ARREC), la formation a connu la participation de onze (11) responsables de communication des autorités nationales de régulation du secteur de l’électricité de la CEDEAO.

La communication est d’une importance essentielle dans le processus de mise en place du marché régional de l’électricité de la CEDEAO. De plus, dans un contexte actuel marqué par l’évolution technologique et la profusion des réseaux sociaux, la communication s’impose davantage, afin de mettre en partage l’information juste en direction des publics cibles. C’est toute la portée de la formation de quatre jours (20 au 24 juin 2022) à Koforidua, capitale de la région Est du Ghana. Cette mise à niveau était au profit des responsables de communication des Autorités nationales de régulation du secteur de l’électricité de la CEDEAO. La cérémonie d’ouverture a connu la présence du président de l’ARREC, Pr Honoré Bogler le lundi 20 juin 2022.

Ces présentations ont été assurées par d’éminentes personnalités tous de l’ARREC. Il s’agit de Aly Mar N’DIAYE, membre Ingénieur du Conseil de régulation, de Dr Haliru DIKKO, membre économiste du Conseil de régulation, de Oumar BANGOURA, expert juriste principal. A eux s’ajoutent, Yawovi NEGBEGBLE, expert Ingénieur principal, Musa IMAM, responsable Informatique et Uwem THOMSON, Chargé de communication.

Nantis de ces connaissances, les membres du réseau ont fait le pari de jouer leur partition dans leurs différents pays, toute chose qui a été bien appréciée par le président de l’ARREC. Celui-ci, dans son mot de clôture, les a remerciés pour leur assiduité durant les quatre jours de formation.

En rappel, les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) disposent d’énormes potentialités énergétiques de sources fossiles, hydrauliques et solaires. C’est ainsi que face à la nécessité de trouver une réponse à la question cruciale de satisfaire les besoins en énergie électrique des populations, les Chefs d’Etats ont décidé d’une politique de mise en commun et de gestion partagée de ces ressources à travers la mise en place du marché régional de l’électricité. Lancé le 29 juin 2018 à Cotonou, au Bénin, c’est le principe de l’évolution progressive qui a été retenu pour son opérationnalisation.

Ainsi, la 1re phase se caractérise par la formalisation des échanges bilatéraux et la coordination de l’exploitation et des échanges dans la région. La 2e phase, quant à elle, se caractérise par l’introduction d’un marché day ahead permettant des échanges à court terme sur les surplus d’énergie électrique disponibles dans la région, une tarification régionale du transport et l’entrée en fonction d’un opérateur du système et du marché régional indépendant. La 3e phase, enfin, est prévue sur le long terme et se caractérise par l’existence d’un marché liquide et concurrentiel dans la région du fait de la disponibilité d’une énergie électrique en quantité suffisante, d’une bonne capacité régionale de transport et assez de réserve dans les pays ainsi que la commercialisation de différents produits.

Alban Kini

Source : www.arse.bf

Sommet des Chefs d’Etat à Kosyam : Voici la Déclaration du Président Damiba !

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Le président Henri Sandaogo Damiba entouré de ses deux prédécesseurs, les présidents Blaise Compaoré (à droite) et le président Jean-Baptiste Ouédraogo (à gauche)

A l’issue de la rencontre au sommet qu’il a eue ce vendredi 8 juillet 2022 avec ses prédécesseurs, notamment les présidents Blaise Compaoré et Jean Baptiste Ouédraogo, les présidents Kaboré, Kafando et Zida n’ayant pas pu être là ; le Président du Faso, le Lieutenant-Colonel Henri Dandaogo Damiba a fait cette Déclaration à la Nation dont nous vous proposons L’Intégralité.

Le présidents Damiba lors de son tête-à-tête avec les présidents Compaoré et Ouédraogo ce 8 juillet 2022 à Kosyam

«DÉCLARATION DU PRÉSIDENT DU FASO A L’ISSUE DE LA RENCONTRE AVEC LEURS EXCELLENCES LES ANCIENS CHEFS D’ETAT

L’initiative de la rencontre avec leurs Excellences les Anciens Chefs d’État poursuit un et unique objectif qui est la recherche de la cohésion sociale, au regard de la situation difficile que traverse notre chère Patrie le Burkina Faso.

En plus des efforts qui sont fournis par les Forces engagées et l’ensemble des Burkinabè contre le terrorisme, il nous est paru opportun d’examiner avec nos prédécesseurs les meilleures conditions qui pourront créer et forger une solide cohésion entre Burkinabè. Toute chose qui contribuera à renforcer et démultiplier nos chances de succès dans la lutte contre l’insécurité qui menace les fondements de notre cher pays.

Beaucoup de communications partisanes ont voulu dénaturer le sens et la portée de cette initiative.

L’urgence de la préservation de l’existence de notre Patrie commande une synergie d’actions qui ne nous autorise pas à nous donner le luxe de perdre le moindre temps dans la polémique

Cette rencontre au sommet, tenue sur la Terre de nos ancêtres et nulle part ailleurs, a porté principalement sur la recherche d’une paix durable pour notre pays.

Nous avons ainsi à l’occasion, formulé à l’endroit de nos prédécesseurs aux plus hautes fonctions de l’Etat, le profond vœu de les voir se mettre au-dessus de la mêlée pour mieux incarner les idéaux de l’ensemble de la Nation plus que tout autre.

Nous avons invité à cette rencontre, leurs Excellences Jean-Baptiste OUÉDRAOGO, Blaise COMPAORÉ, Michel KAFANDO, Yacouba Isaac ZIDA et Roch Marc Christian KABORE. Pour des raisons de santé, le Président Michel KAFANDO n’a pas pu participer. De même le Président Yacouba Isaac ZIDA n’a pu faire le déplacement pour des raisons administratives.

Le Président KABORE a, quant à lui, été physiquement empêché par un groupe d’individus de participer à la rencontre. Nous avons pris acte et nous l’invitons à ne pas se mettre en marge de la démarche en cours.

Aux Burkinabè qui se sont exprimés en défaveur de notre démarche nous leur disons que le processus n’est pas fait pour consacrer l’impunité mais pour contribuer à la recherche de solutions pour un Burkina Faso de paix et de cohésion sociale. Nous les appelons à mettre l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus de toute considération politique et partisane.

Je saisis l’occasion, pour transmettre au nom de leurs Excellences les anciens Chefs d’État et à mon nom propre au Président Michel KAFANDO, qui nous a fait parvenir un message de soutien, nos vœux de prompte guérison.

A nos ainés qui ont pris part à cette concertation d’intérêt national, nous réitérons toutes nos gratitudes pour l’effort consenti. Nous sommes convaincus que c’est seulement dans la cohésion sociale et dans l’Unité que les Forces qui combattent le terrorisme davantage seront déterminées et auront plus de succès.

Des dispositions sont d’ores et déjà prises pour poursuivre en bilatéral les concertations avec les Anciens Chefs d’Etat qui n’ont pas pu participer à la présente rencontre et aussi pour accroitre davantage l’accompagnement des Burkinabè, toutes tendances confondues, à cette initiative de recherche d’alternatives pour la stabilisation du pays.

Que Dieu et les mânes de nos ancêtres bénissent le Burkina Faso.

Pour la Partie, nous vaincrons ensemble !»

Voici le Communiqué final de la Rencontre

«Communiqué de la rencontre des anciens présidents du Faso avec le Président Paul-Henri Sandaogo DAMIBA

Ouagadougou, le 8 juillet 2022 

A l’invitation du président du Faso, des anciens présidents du Faso se sont réunis dans l’urgence ce jour, 8 juillet 2022, autour du président Paul-Henri Sandaogo DAMIBA compte tenu de la situation très difficile et délicate que connaît notre pays.

Vous le savez déjà, cette rencontre a eu pour unique objet une concertation sur le péril commun qui nous menace jusqu’à notre existence. Même en tant que Nation, en tant qu’Etat.

Devant les affres sécuritaires que nous vivons aujourd’hui, tous s’interrogent ou reconnaissent le niveau d’échec de notre projet républicain, voire en tant que Nation ébranlée par l’insécurité vécue par nos compatriotes avec les déplacés internes en grand nombre, la souffrance extrême, les stigmatisations et autres divisions multiples qui compromettent notre socle ancestral, précieux héritage de ceux qui nous ont devancés dans la constitution des bornes de ce pays, d’abord voltaïque et burkinabè depuis.

Quand la violence armée pousse près de deux millions de nos compatriotes à fuir de chez eux pour trouver refuge ailleurs dans le pays, quand les terroristes tuent, pillent impunément nos compatriotes et que les survivants dépendent encore aujourd’hui largement de l’assistance humanitaire, reconquérir les territoires occupés, restaurer l’autorité de l’Etat est l’urgence absolue.

Aucune région de notre pays n’est épargnée. Et nous avons appris récemment que plus de la moitié de notre territoire est hors contrôle : c’est effrayant, c’est dramatique !

Le péril commun est déjà là même si certains ne le perçoivent pas encore suffisamment ! Prenons donc garde !

Un pays, un Etat, c’est d’abord un territoire !

Dans ce contexte si tragique, lourd de drame et de douleurs multiples, la cohésion, l’unité nationale et l’union des cœurs au sein des différents groupes communautaires pour une cohabitation pacifique est une nécessité absolue : ce sont des facilitateurs qui prennent cette reconquête territoriale tant recherchée.

Et c’est au dépassement des clivages politiques, générationnels, ethniques, religieux et autres croyances traditionnelles que nous parviendrons à rebâtir ensemble les fondements du pays dans un sursaut patriotique.

Evidemment, tous les anciens présidents n’ont pu répondre aujourd’hui à l’appel du Président du Faso pour diverses raisons. Mais nous comprenons qu’avec les technologies de l’information, l’espoir demeure que ceux d’entre nous qui sont absents de la rencontre d’aujourd’hui apporteront de précieux conseils au Président du Faso.

Le Président du Faso et son gouvernement ne manqueront certainement pas de vous apporter les informations utiles sur nos échanges d’aujourd’hui.

 

Les anciens présidents »

 

Sommet de Kosyam : Les présidents Kafando et Zida auraient décliné l’invitation, le  »Rocko » bloqué  chez lui

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Les présidents Michel Kafando, Isaac Yacouba Zida et Roch Marc Christian Kaboré

La rencontre prévue ce vendredi entre le président Sandaogo Damiba et ses prédécesseurs connaît des rebondissements. En effet, si le président Compaoré a bien foulé hier le sol de son pays en vue de prendre part effectivement au sommet, trois de ses successeurs en l’occurrence les présidents Michel Kafando, Isaac Yacouba Zida et Roch Marc Christian Kaboré pourraient briller par leur absence à cette rencontre destinée à sauver le pays de sa situation actuelle, gangrénée par les mésententes entre fils et filles, et l’hydre terroriste.

Les infos qui circulent sur les réseaux sociaux, assurent que les présidents Zida et Kafando ont décliné l’invitation du président Damiba, sans plus de précisions sur les raisons de cette absence annoncée des deux leaders politiques.

Blocus au domicile du président Kaboré

Quant au président Roch Marc Christian, ses partisans ont constitué un blocus autour de son domicile, qui l’empêcherait de facto de se rendre à la rencontre présidentielle.

Finalement, le sommet à 6 présidents tant attendu, se fera en trio : Sandaogo Damiba-Blaise Compaoré-Jean Baptiste Ouédraogo.

Burkina Demain

 Retour au pays natal : ‘’Le Blaiso’’ ne pouvait pas revenir un vendredi»

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Image d'archive : Le président Blaise Compaoré est bien de retour au Burkina

C’est confirmé. Après plus de 7 ans d’exil suite à l’insurrection du 31 octobre 2014, l’ancien président burkinabè Blaise Compaoré est bien de retour dans son pays pour répondre à l’appel à l’unité au sommet du président Henri Damiba.  Alors que des partisans l’attendaient à l’aéroport pour lui souhaiter la bienvenue, c’est à la base militaire de la capitale Ouagadougou que l’appareil transportant le «Blaiso»  a atterri  discrètement ce jeudi 7 juillet 2022, loin des regards indiscrets et des slogans de ses partisans.

Des partisans du président Compaoré à l’aéroport de Ouagadougou ce 7 juillet

La nouvelle de la rencontre au sommet ce vendredi entre le président Damiba et ses prédécesseurs ont alimenté ce jeudi les conversations des Burkinabè et en particulier des Ouagalais, plus proches du théâtre de ces retrouvailles présidentielles. C’est ainsi que dans un quartier populaire de la capitale, le sujet, en particulier la venue du président Blaise Compaoré était au menu des échanges entre jeunes commerçants.

«Il ne peut pas partir un vendredi et revenir un vendredi»

Ablassé, convaincu, assure que l’ancien président Blaise Compaoré ne pouvait quitter le pays un vendredi et y revenir un vendredi. «C’est un vendredi 31 octobre 2014 qu’il a quitté le pays à 20 h…je me rappelle bien encore de cela. Non, il ne peut pas accepter revenir demain un vendredi encore…non, non, il ne peut pas. Peut-être même qu’il est déjà là…et ils ne vont pas accepter communiquer… », soutenait-il aux environs de 9 h ce jeudi 7 juillet 2022.

Et il a vu juste car, le président Compaoré n’a pas choisi vendredi, jour de la rencontre, pour fouler le sol de sa patrie. En effet, avant 14h, l’appareil le transportant s’est posé sur une piste de la base aérienne de Ouaga, loin des manifestations d’accueil de ses partisans, des micros et caméras des Hommes des médias. Aucune image du retour du Blaiso au pays natal n’a filtré. Et en attendant les retrouvailles de ce vendredi à Kosyam, il faut se contenter des images d’archives, de ses portraits sur les banderoles.  Aux dernières nouvelles, c’est dans son fief de Ziniaré que l’ancien président passerait sa première nuit.

Christian Tas

Burkina Demain

Burkina : La centrale solaire de Nagréongo inaugurée

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Les officiels procédant à l'inauguration de la centrale solaire de Nagréongo

Le Premier ministre Albert Ouédraogo a présidé ce jeudi 7 juillet 2022 cérémonie d’inauguration de la centrale solaire photovoltaïque de Nagréongo, dans le Plateau. D’une capacité de 30 MWc, la réalisation de cette infrastructure a coûté quelques 18 milliards de francs CFA et aura un apport d’environ 8% à la puissance installée du pays.

Le Premier ministre Albert Ouédraogo s’est réjoui de l’inauguration de l’infrastructure

Le Premier ministre Albert Ouédraogo s’est réjoui ce jeudi de présider l’inauguration de la centrale solaire photovoltaïque de Nagréongo, province d’Oubritenga, dans la région du Plateau central, en ce sens, explique-t-il, que cela va contribuer à répondre aux besoins énergétiques du pays. D’une capacité de production annuelle de 50 GWh, la production de la centrale photovoltaïque de Nagréongo vient renforcer l’offre électrique de la SONABEL et permettra de réduire l’émission à effet de serre de 27 000 tonnes.

La ministre de l’Environnement, de l’Energie, de l’Eau et de l’Assainissement, Maminata Traoré/ Coulibaly

L’apport de Nagréongo est d’environ 8% et permettra de prendre en charge les besoins de 25 000 ménages, selon la ministre de l’Environnement, de l’Energie, de l’Eau et de l’Assainissement, Maminata Traoré/ Coulibaly.

La réalisation de la centrale a pris 21 mois, soit d’octobre 2020 à juillet 2022 et permet par ailleurs de créer 5 emplois permanents et 100 emplois temporaires. Elle a été bâtie sur une aire de 52 ha avec des panneaux solaires (70 000) qui s’étalent à perte de vue.

Robirson Alazraki, Directeur Général Afrique de Green Yellow

La centrale solaire photovoltaïque de Nagréongo vient s’ajouter à la centrale de Zagtouli (33 MWc) inaugurée en novembre 2017.

Le projet a été réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé et est le fruit d’un partenariat avec l’entreprise locale Africa Energy Corporation (AEC) et le producteur indépendant d’électricité (IPP) français Green Yellow.

La centrale de Nagréongo est la propriété de la Société de production d’énergie solaire de Ouagadougou (SPESO), un producteur indépendant d’électricité du pays.

Martin Philippe

Burkina Demain

ABER : Souleymane Konaté nouveau DG !

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Souleymane Konaté (micro), présidant en mars 2021 la cérémonie d’ouverture du Forum national sur la régulation du secteur des énergies renouvelables. Forum organisé par la Coalition nationale de la société civile pour la promotion des énergies renouvelables et l’accès à l’énergie durable au Burkina Faso (CNPDER BF)

Souleymane Konaté, précédemment secrétaire général du ministère de l’énergie et président du Conseil d’administration de la SONABEL et de l’ANEREE, est le nouveau directeur général de l’Agence burkinabè de l’électrification rurale (ABER), ex- Fonds de développement de l`électricité (FDE). C’est une nomination du conseil des ministres de ce mercredi 6 juillet 2022, au titre du Ministère de l’environnement, de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement (MEEEA).

Souleymane Konaté va remplacer à cette direction générale de l’ABER, Ismaël Somlawendé Nacoulma, en poste depuis août 2018. D’abord en tant que Dernier DG du FDE et ensuite en tant premier DG de l’ABER. Nacoulma avait succédé à Yacouba Camara à la direction générale du FDE qui lui-même avait été précédé à ce poste par Jean-Baptiste Kaboré. Docteur en énergie de l’UPS- Toulouse- France (1997), M. Konaté dont on dit ouvert et à l’écoute des acteurs du secteur de l’énergie, sera le cinquième DG de l’ABER, ex-FDE, créé le 19 février 2003 et opérationnalisé en 2005, avec comme première directrice générale Marie Blanche Bado (2004-2012). L’ABER, faut-il le rappeler est un établissement public à caractère administratif (EPA).

GBB

Burkina Demain