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Cameroun, tête de pont de l’expédition africaine de Macron

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Les présidents Emmanuel Macron bien entouré ici par le président Biya et ses proches

Pour sa première tournée africaine après sa réélection à l’Elysée, le président français Emmanuel Macron a choisi le Cameroun du président Paul Biya comme tête de pont de cette offensive diplomatique devant ainsi marquer le départ de sa nouvelle politique africaine de la France.

Les présidents Macron et Biya lors de leur conférence de presse commune de ce mardi 26 juillet 2022

Tête-à-tête entre les présidents Biya et Marcon au palais de l’Unité, conférence de presse commune, ont été entre autres les grands moments du premier déplacement présidentiel de Macron au Cameroun.

Comme à Ouagadougou en novembre 2017 où il s’était dit en faveur d’une ouverture des archives de son pays dans le dossier Thomas Sankara ; à Yaoundé le président Macron a souhaité un travail commun aux historiens français et camerounais et l’ouverture totale des archives en vue de gérer plus efficacement le passif colonial qui empoisonne quelque fois les relations franco- camerounaises.  A ce niveau, beaucoup ont pensé au leader ’indépendantiste Ruben Um Nyobè liquidé en septembre 1958 alors que le Cameroun s’acheminait vers l’indépendance.

Après Yaoundé, le président Macron est attendu ce mercredi au Benin, puis jeudi à Bissau où il aura des entretiens avec le nouveau président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), le président Umaru Embalo.

Christian Tas

Burkina Demain

Burkina: L’ex-président Blaise Compaoré demande pardon !

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Blaise Compaoré qui a passé 27 ans à la tête du Burkina Faso a demandé pardon au peuple burkinabè

L’ex-président burkinabè Blaise Compaoré a demandé pardon dans un message daté du 8 juillet 2022 adressé au peuple burkinabè, à la famille Sankara pour les torts commis pendant qu’il était aux affaires.       C’est là la teneur de la lettre remise ce mardi à Kosyam par des émissaires ivoiriens de l’ancien chef de l’Etat burkinabè qui a dirigé le Burkina Faso de 1987 à 2014.

Le président Damiba recevant des mains du ministre Ali Coulibaly le message de l’ancien président Blaise Compaoré
Le porteur du message de l’ancien président Compaoré à sa sortie d’audience de Kosyam

Morceaux choisis de cette inédite lettre de demande de pardon  du président Compaoré âgé aujourd’hui de 71 ans :

«Pour ma part, je demande pardon au peuple pour tous les actes que j’ai pu commettre durant mon magistère, plus particulièrement à la famille de mon frère et ami Thomas Isidore Noel Sankara. J’assume et je déplore, du fond de mon cœur, toutes les souffrances et drames vécus par toutes les victimes durant mes mandats à la tête du pays et demande à leurs familles de m’accorder leur pardon».

Cette demande de pardon du président Compaoré intervient 18 jours après le rendez-vous manqué du 8 juillet dernier entre le président Henri Sandaogo Damiba et l’ensemble de ses prédécesseurs vivants. Pour rappel, seuls le président Jean-Baptiste Ouédraogo et le président Blaise Compaoré avaient honoré l’invitation de l’actuel Président du Faso.

Burkina Demain

Recouvrement de grande envergure des impayés ONEA

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Après ses différentes campagnes de traitement des réclamations et des relances des clients, l’ONEA lance une opération de recouvrement de ses créances à partir de ce mois de juillet 2022.

«L’illusion d’une réconciliation nationale»

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Les présidents Thomas Sankara et Blaise Compaoré : le premier est élevé au rang d’une idole par une certaine opinion publique nationale et internationale, et le second est diabolisé par cette même opinion publique

«Un regard attentif de la situation du Burkina Faso permet de constater que ce pays est pris en otage par deux figures emblématiques de son histoire politique récente. Il s’agit des présidents Thomas Sankara et Blaise Compaoré. Le premier est élevé au rang d’une idole par une certaine opinion publique nationale et internationale, et le second est diabolisé par cette même opinion publique. Pourtant, l’un et l’autre ne sont ni ange ni démon. (…) L’échec de la rencontre au sommet entre Damiba et les anciens chefs d’État n’est rien d’autre que la énième résurgence de ce contentieux historique».  Ceci est un extrait du regard avisé que le Professeur Jacques Batiéno jette sur la situation de notre pays encore dominée par le débat sur la réconciliation nationale. Lisez plutôt !

 «L’ILLUSION D’UNE RÉCONCILIATION NATIONALE

La réconciliation nationale au pays des hommes intègres semble de plus en plus prendre la forme d’un mythe. Quoique dans l’absolu, le mythe n’est pas étranger à toute réalité. En effet le mythe, de par sa fonction pédagogique qui consiste à faciliter la compréhension d’une situation complexe, véhicule un message de vérité. Aussi, tout en la modifiant à peine, allons-nous faire nôtre la formule de Cocteau, qui portait sur le roman, pour affirmer que « le mythe est un mensonge qui dit la vérité ». Il est alors plus convenable d’affirmer que le projet de réconciliation cher au Burkina Faso aujourd’hui apparait comme une vue de l’esprit, un rêve inaccessible, une illusion pure et simple. Évitons, cependant, de nous perdre en fioritures et autres arguties à n’en pas finir, et disons-le tout net : la réconciliation nationale n’aura pas lieu. La belle formule qui n’est pas sans rappeler le titre de la pièce de Jean Giraudoux qui lui-même fait échos à l’œuvre gigantesque de Homère. Mais que l’on soit dans le contexte antique chez Homère ou dans le contexte moderne ou contemporain chez Giraudoux, la guerre de Troie a bien eu lieu, hélas, elle a fini par avoir lieu et nous connaissons la suite et les conséquences. Pour le bonheur des hommes, il aurait fallu qu’elle n’eut pas lieu. En revanche, nous prions pour que la réconciliation nationale, elle, ait lieu pour le bonheur des burkinabè. Situation paradoxale qui est celle des hommes et de leur histoire. Si la guerre, comme nous le montre Homère, est affaire de fatalité et non de volonté humaine dans le monde antique, c’est le contraire en ce qui concerne la réconciliation nationale au Burkina Faso, elle dépend de la seule volonté des burkinabè. Or, plus nous avançons dans le temps, plus cette réconciliation parait s’éloigner, s’amenuiser inexorablement et se réduire comme une peau de chagrin. Pourtant, il s’agit d’une nécessité, un devoir qui, en réalité, n’est pas au-dessus de la volonté des burkinabè. Pour cela, il faut remplir une condition essentielle : arrêter de réduire le cas du Burkina Faso à un problème de personnes.

Hommes de pouvoir, avec leurs défauts et leurs qualités

Un regard attentif de la situation du Burkina Faso permet de constater que ce pays est pris en otage par deux figures emblématiques de son histoire politique récente. Il s’agit des présidents Thomas Sankara et Blaise Compaoré. Le premier est élevé au rang d’une idole par une certaine opinion publique nationale et internationale, et le second est diabolisé par cette même opinion publique. Pourtant, l’un et l’autre ne sont ni ange ni démon. Ce sont tout simplement des hommes de pouvoir, avec leurs défauts et leurs qualités, dont les divergences issues d’un contentieux non réglé ont conduit au dénouement que nous connaissons tous. Ce contentieux non réglé entre Thomas Sankara et Blaise Compaoré s’est ensuite mué en un contentieux entre Blaise Compaoré et une certaine opinion publique burkinabè qui, depuis, n’a cessé de crier vengeance.

Nous en sommes là aujourd’hui, à une situation dans laquelle tout un peuple est pris en otage par la figure d’une personne, Thomas Sankara, qui cristallise les intérêts d’un groupe d’individus viscéralement opposé à la personne de Blaise Compaoré que l’on veut voir en prison.

Ce faisant, Thomas Sankara est devenu le prétexte par excellence, le chiffon rouge que brandit à tout va cette opinion publique dès lors qu’elle sent ses intérêts menacés. Cette figure tutélaire, instrumentalisée à des fins personnelles, est ainsi devenue un fonds de commerce politique pour certains individus.

Ce rendez-vous manqué…

L’échec de la rencontre au sommet entre Damiba et les anciens chefs d’État n’est rien d’autre que la énième résurgence de ce contentieux historique. Ce rendez-vous manqué, qui lui aussi entre désormais dans les annales, a pris la forme d’une opposition entre Blaise Compaoré et, dans une plus grande mesure, Roch Marc Christian Kaboré qui a trouvé une raison de ne pas honorer une invitation à laquelle il avait donné son aval.

Nous sommes toujours en présence de ce même problème de personnes, car le président Kaboré, de gré ou de force, se retrouve dans le camp de cette minorité de burkinabè pro-Sankara qui, dit-il, l’a empêché d’aller échanger avec celui qui est sous le coup d’une condamnation à perpétuité à l’issu du Procès Sankara. On a prétexté, encore une fois, lutter ainsi contre l’impunité et revendiquer l’application impartiale des règles de justice. On peut toujours s’interroger sur cette impartialité de la justice burkinabè en ce qui concerne les dossiers politico-judiciaires.

C’est dire que le doute est permis quant à l’impartialité des actes de justice qui ont été posés depuis la gouvernance du président Compaoré jusqu’à celle du président Kaboré. Des dossiers sont classés sans suite et rouverts au gré des gouvernants, et le niveau d’objectivité d’une justice dont les décisions sont loin d’obtenir l’adhésion de tous laisse sceptique. À chaque étape, un camp exprime sa satisfaction mais pas l’autre et vice-versa. Bref !

Surmonter et résoudre ce problème de personnes

Faut-il en déduire qu’il est loin d’être tracé le chemin qui mène vers la réconciliation nationale qui elle-même doit soutenir la lutte contre le terrorisme ? Telle est la question préjudicielle qui taraude notre intellect. En tout état de cause, afin de sortir de l’ornière, il faut d’abord surmonter et résoudre ce problème de personnes, cette gangrène qui pollue l’atmosphère des relations sociales entre burkinabè, mais qui fait l’affaire de certains, tirant de cette situation une sorte de rente politique.

Quelles sont les véritables raisons qui ont conduit le président Kaboré à ne pas se rendre à cette rencontre ? Est-ce des raisons objectives de justice ? Ou bien, est-ce essentiellement des raisons personnelles, subjectives et partisanes ? Or, ce pour quoi il était invité est au-dessus de toute juridiction et de tout intérêt partisan, car cela concerne la survie du Burkina Faso en tant qu’État. Qu’est-ce qui est plus important que l’intérêt supérieur de la nation ? Rien, pas même la justice.

C’est sans doute ici que la notion de « raison d’État », qui dans d’autres circonstances peut être d’un usage négatif, abusif ou absolutiste, prend tout son sens positif et humaniste, révélant une autre dimension de l’autorité ; une dimension du tragique qui illustre le sens fort de la « raison d’État », c’est-à-dire le fait pour l’autorité politique de prendre une décision la mettant elle-même en danger au nom de l’intérêt supérieur de la nation. Dans la situation qui est celle du Burkina Faso aujourd’hui, ce qui est juste, c’est la défense et la préservation de l’État en tant qu’entité juridique avec des limites géographiques et territoriales bien définies. La véritable justice aujourd’hui, c’est de permettre à tous les déplacés internes de retourner chez eux, de permettre à chaque burkinabè d’avoir la possibilité de rester chez lui, d’aller et de venir comme bon lui semble, en somme de vivre en paix et en sécurité au Burkina Faso.

Ce que tente de faire le président Damiba…

Après six années au pouvoir, le président Kaboré n’a pas tenu ses promesses. Ce qu’il n’a pas su faire, c’est ce que le président Damiba tente de faire. C’est pourquoi la décision de convoquer une rencontre entre lui et ces prédécesseurs est à saluer qui va dans le bon sens. Certain n’ont pas manqué, à tort ou à raison, de lui prêter d’autres intentions, mais seul l’histoire pourra donner tort ou raison à ce qui aujourd’hui reste de simples allégations. Condamner un projet politique qui n’est qu’au stade embryonnaire et qui ne présente pas encore les germes de l’arbitraire est l’œuvre de l’idéologie. Certes, la bonne intention ne peut pas légitimer l’action politique, mais il est sage d’observer se dérouler pendant un certain temps une action politique afin de juger de son bien-fondé ou pas. Sinon, l’on verse dans la théorie du complot dont on sait les dégâts qu’elle a causé à l’humanité dans l’histoire. D’autant plus que si le coup d’État du 24 janvier 2022, dans une large mesure, ironie du sort, a reçu un bon accueil et suscité un autre espoir (celui né des évènements des 30 et 31 octobre 2014 ayant été déçu), il n’a jamais été accepté (ce que l’on comprend) par tous ces pseudo-défenseurs de la justice qui ont vu leurs intérêt mis en difficulté. Quel crédit accorder alors à leurs déclarations infondées, mises en garde et autres appels à la désobéissance civile ? La peur de voir Blaise Compaoré revenir au pouvoir est à tel point paranoïaque que cela a conduit à l’échec d’un pouvoir qui avait l’occasion de prendre une belle revanche sur l’histoire et sur le pouvoir Compaoré. À défaut de cela, l’on s’est fourvoyé dans une gouvernance de la vengeance, et à défaut d’avoir mis la main sur Blaise Compaoré lui-même, se sont ses proches qui en ont fait les frais. Arrêtez donc de donner des leçons de démocratie, de justice et de gouvernance ! Nul n’est dupe de vos manigances ! Ce qui intéresse la majorité des Burkinabè aujourd’hui, c’est la paix et la sécurité. Tout le reste n’est affaire que d’un landerneau intellectualiste. Les burkinabè ne sont pas dans la hantise d’un pseudo-retour d’un ancien pouvoir quelconque. Le pouvoir déchu du 24 janvier dernier n’a-t-il pas l’ambition de revenir au pouvoir ?

…pas au début  mais plutôt à la fin du processus…

Le président Damiba a peut-être manqué de méthode, de bon sens et de lucidité politique ; il a peut-être manqué de rationalité ;  sans doute par manque d’expérience politique, mais aussi d’un conseil à la hauteur des défis auxquels est confronté le pays des hommes intègres, il a fait preuve de légèreté, de simplicité, de naïveté même ; car une telle rencontre au sommet ne peut pas se tenir au début du processus, mais plutôt à la fin comme ce qui parachève des pourparlers d’envergure nationale ayant aboutis à des conclusions consensuelles. Ce qui aurait évité la levée de boucliers surtout des magistrats du pays. Une rencontre aussi cruciale doit émaner d’une palabre nationale qui n’a pas encore eu lieu. Le président Damiba a donc certainement péché par précipitation. Si ces remarques reflètent la vérité, bien à lui d’en tirer les leçons. Pour l’heure en tout cas, son geste est un acte concret de recherche de solution, car il a su mettre l’intérêt supérieur du pays au-dessus des intérêts particuliers. Il a privilégié l’intérêt général, la défense et la préservation de l’État, non pas en niant la justice, mais en la mettant en trêve. L’homme d’honneur qu’il est a respecté son engagement vis-à-vis du président Compaoré qui, lui, en dépit de tout, a répondu présent. Il ne s’agit pas de donner un blanc-seing au président Damiba, mais de dire qu’il faut laisser le temps au temps sur ce projet de réconciliation nationale qu’il a engagé, et le temps des récriminations viendra ensuite.

Vider tous les dossiers politico-judiciaires en cours

Dans le même élan, le président Damiba doit vider tous les dossiers politico-judiciaires en cours. On les connait, ce sont des dossiers importants auxquels il peut permettre de donner une issue judiciaire impartiale. En effet, il a tout à gagner à laisser la justice travailler en toute indépendance n’ayant lui-même aucune implication de près ou de loin dans ces différentes affaires. N’oublions pas que la justice est, en droit, toujours aveugle, c’est pourquoi elle ne doit tenir compte que des faits. Tel est le principe essentiel qu’il lui faut rappeler à ces différentes juridictions d’exception que sont le Tribunal militaire et la Haute cour de justice.

La tâche est rude, certains lui mettront des bâtons dans les roues, voulant son échec, et d’autres tenterons de le déstabiliser ou de le destituer, mais il lui faut persévérer et s’armer de courage et d’autorité. Ne pas se laisser guider par une certaine opinion publique minoritaire, partisane, nauséabonde et toxique. En revanche, se laisser conduire par la pensée critique et la lucidité de la raison. Certes il faut consulter, mais il lui revient de décider en dernier recours avec la lucidité et l’autorité qui sied aux grands hommes d’État, car c’est lui et lui seul qui subira le jugement de l’histoire.

Paris le 24 juillet 2022

Jacques BATIÉNO

Professeur de philosophie»

Fabrice Zango s’offre l’argent aux championnats du monde d’athlétisme

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Fabrice Zango s’est classé ce 24 juillet deuxième, synonyme de médaille d’argent, au Championnat du monde d’Athlétisme 2022 au pays de l’oncle Sam grâce à un saut de 17,55m.

Hugues Fabrice Zango que l’on ne présente plus, a inscrit ce dimanche une nouvelle médaille (l’argent) à son palmarès de champion de classe mondiale du triple saut. En effet, l’athlète burkinabè s’est classé ce 24 juillet deuxième, synonyme de médaille d’argent, aux dix-huitièmes championnats du monde d’athlétisme 2022 à Eugene, aux États-Unis. Cela grâce à un saut de 17,55m.

En remportant cette médaille d’argent, Hugues Fabrice Zango, prouve encore, si besoin en était, qu’il reste toujours une valeur sûre de l’athlétisme burkinabè, africain et mondial.

Pour rappel, Zango est médaillé de bronze aux championnats du monde de Doha en 2019 ainsi qu’aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2021. Il est également détenteur depuis le 16 janvier 2021, du record du monde de triple saut masculin en salle avec un saut historique de 18,07 m, au Stadium Pellez d’Aubière (63), le 16 janvier 2021.

Burkina Demain

Burkina : Le Président en exercice de la CEDEAO satisfait de l’évolution de la situation

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Le le président en exercice de l’organisation communautaire, Umaro Sissoco Embalo et les membres de sa délégation à leur sortie d'audience à Kosyam

Le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a eu une séance de travail, ce dimanche en fin de matinée avec une délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) comprenant le président en exercice de l’organisation communautaire, Umaro Sissoco Embalo, le médiateur de l’organisation régional au Burkina, Mahamadou Issoufou et le président de la commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu Touray.

Des membres de la délégation de la CEDEAO au cours de leur audience avec le Président du Faso

«Transition au Burkina Faso : le Président en exercice de la CEDEAO satisfait de l’évolution de la situation

(Ouagadougou, 24 juillet 2022). Le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, a eu une séance de travail, ce dimanche en fin de matinée avec une délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Conduite par le Président en exercice de l’organisation communautaire, le Président bissau-guinéen Umaro Sissoco EMBALO, la délégation était composée du Médiateur de la CEDEAO pour le Burkina, Mahamadou ISSOUFOU et du Président de la commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu TOURAY.

«Nous sommes venus évaluer la progression des engagements qui ont été pris depuis la conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO. Le Président a montré aussi sa vision et ce sur quoi le gouvernement de la Transition doit se focaliser », a déclaré le Président en exercice de la CEDEAO à la fin des travaux.

Umaro Sissoco EMBALO a insisté sur les délais établis par la Commission pour le retour à l’ordre constitutionnel et la mise en place de mécanismes de suivi et d’évaluation comprenant le Médiateur, la CEDEAO, l’Union africaine, les représentants de l’ONU à Ouagadougou.

Sur la question des délais, le Président EMBALO a précisé : « nous avons un consensus de 24 mois qui va du 1er Juillet 2022 au 1er juillet 2024». Il a, par ailleurs, rappelé les grandes priorités de la Transition au Burkina Faso qui sont « le défi sécuritaire, les questions humanitaires, le retour à l’ordre constitutionnel et la mobilisation des ressources ».

Le Président en exercice de la CEDEAO a salué les progrès enregistrés par le gouvernement burkinabè en matière de lutte contre le terrorisme et a appelé à une mobilisation aux côtés du peuple du Burkina Faso.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso»

Le Président en exercice de la CEDEAO en mission à Ouaga

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Le nouveau président en exercice de la CEDEAO a été accueilli à son arrivée par le président de la Transition burkinabè, Paul-Henri Sandaogo Damiba

Le Président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest Umaro Sissoco Embalo (CEDEAO) séjourne à Ouagadougou où il conduit ce dimanche 24 juillet 2022 une mission de l’institution communautaire. Il a été accueilli à son arrivée par le président de la Transition burkinabè, Paul-Henri Sandaogo Damiba.

«Conduite de la Transition : le Président en exercice de la CEDEAO en mission à Ouagadougou

Communiqué de presse

(Ouagadougou, 23 juillet 2022). Le Président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest Umaro Sissoco EMBALO sera reçu en audience à la Présidence du Faso où il aura un tête-à-tête avec le Chef de l’Etat, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA.

Accompagné du Médiateur de l’organisation ouest-africaine pour le Burkina Faso, Mahamadou ISSOUFOU et du président de la Commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu TOURAY, le nouveau président en exercice de la CEDEAO aura également une séance de travail avec les autorités de la Transition.

La délégation de la CEDEAO échangera, en outre, avec les membres du Gouvernement, les députés, les acteurs politiques et économiques, les responsables coutumiers et religieux, les partenaires techniques et financiers, les membres du Corps diplomatique accrédités dans notre pays.

En rappel, lors de la 61e session ordinaire de la CEDEAO tenue le 3 juillet 2022 à Accra au Ghana, les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation communautaire et les nouvelles autorités burkinabè ont convenu d’une réduction de la durée de la Transition à 24 mois, à compter du 1er juillet 2022.

Direction de la communication de la Présidence du Faso»

Police : Du sang neuf avec la sortie de la 51e promotion

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Les éléments de la 51ème promotion de la police nationale ont effectué ce vendredi leur sortie de promotion

Les éléments de la 51e promotion de l’École nationale de police sont aptes à servir la Nation. Après deux ans de formation théorique et pratique, ils effectué ce vendredi 22 juillet leur sortie officielle en présence entre autres du Premier ministre, du ministre de la sécurité, des parents, amis et connaissances.

Les officiels dont le Premier ministre Albert Ouédraogo et les éléments de la promotion sortante posant pour la postérité

«Contribution de l’Ecole nationale de Police à la lutte contre le terrorisme et la restauration de l’intégrité territoriale». Sous ce thème pertinent qu’est intervenue ce vendredi 22 juillet 2022 à Ouagadougou la sortie officielle de la cinquante-unième promotion de l’Ecole nationale de police. Une promotion forte de 878 éléments dont 700 policiers nationaux et 178 policiers municipaux.

Ils sont aptes et prêts à servir la Nation

Talouda Sawadogo, délégué général de la 51e promotion de l’Ecole nationale de police

«Nous nous engageons à contribuer efficacement à relever le défi sécuritaire avec honneur et fierté  dans le professionnalisme», a indiqué fort à propos dans son intervention le délégué général de la promotion sortante, Talouda Sawadogo.

Le jeune sous-officier de la police nationale, Aziz Gandema, s’est dit prêt à servir la patrie

«Je ne peux que me réjouir de cette journée, une journée que chacun de nous, élève attendait impatiemment. J’ai été très heureux de voir ce jour. Je tiens donc à remercier l’école nationale de police en particulier tout le personnel d’encadrement pour le travail abattu à notre égard. Pour moi, à cette période d’insécurité, nous nous engageons avec le concours de tous à lutter contre le terrorisme avec honneur et dignité pour le retour de la paix au Faso», se félicite un autre élément de la promotion sortante, Aziz Gandema, plus que jamais prêt à servir la patrie.

«Contribuer à vaincre le terrorisme, ramener les personnes déplacées internes (PDI) dans leurs foyers »

Omer Bationo, ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité, à l’oeuvre

Des propos qui ne pouvaient que réjouir le chef du département de la sécurité, Omer Bationo, ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité. «Cette technicité acquise à l’Ecole nationale de police va contribuer à vaincre le terrorisme, ramener les personnes déplacées internes (PDI) dans leurs foyers et rétablir l’administration sur toute l’étendue du territoire (…) les acquis de la formation doivent renforcer l’intégrité, la probité et l’impartialité des agents en contact avec les populations en vue de combattre tous sentiments d’injustice», a-t-il indiqué.

Du renfort pour les forces de police

Mahamadi Savadogo dit Kadhafi, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, a parrainé la présente sortie de promotion

«Ne trahissez pas la mémoire de vos aînés et travaillez à relever le défi sécuritaire», a exhorté le parrain  Mahamadi Savadogo dit Kadhafi, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso.

«Vous avez fait preuve de discipline et de dévouement dans l’apprentissage de votre noble métier. C’est maintenant que commence votre formation après celle initiale», a ajouté pour sa part le directeur général de l’ENP, le commissaire Oumarou Songné. Comme quoi avec ce sang neuf qu’apporte cette 51e promotion de l’ENP, les forces de police (nationale et municipales) ne peuvent que mieux assumer leurs missions de sécurité publique.

Le commissaire Oumarou Songné, directeur général de l’Ecole nationale de la police, s’adressant aux éléments de la promotion sortante

 

En effet, avec cette sortie de promotion, ces deux forces publiques verront leurs rangs renforcer avec la mise à disposition de 700 sous-officiers de la Police nationale, 178 éléments de la police municipale comprenant 1 inspecteur de division, 5 contrôleurs, 64 assistants et 108 agents.

Christian Tas

Burkina Demain

Desserte en eau potable : Perturbations ce samedi 23 et dimanche 24 juillet à Ouaga, Ziniaré, Loumbila et Pabré

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En raison des travaux de maintenance programmés par la SONABEL ; l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) informe ses abonnés des villes de Ouagadougou, Ziniaré, Loumbila et Pabré que la production d’eau potable connaîtra une baisse pouvant entraînant des baisses de pression voire des interruptions temporaires de la fourniture d’eau au cours  des journées de samedi 23 juillet et dimanche 24 juillet 2022.

Mali: Tirs et explosions à Kati !

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Des tirs et des explosions ont été entendus avant l'aube dans la ville garnison de Kati, près de Bamako, d'où sont souvent partis les putschs au Mali

De sources concordantes, des tirs et des explosions ont été entendus dans la ville garnison de Kati, près de Bamako. Un évènement qui intervient au moment où l’envoyé spécial de la Cédeao pour le Mali, Goodluck Jonathan est en mission à Bamako et devrait rencontrer ce vendredi même le président de la Transition malienne Assimi Goita.

L’on est encore dans l’attente des réactions des autorités maliennes avec ces explosions et tirs matinaux suivis de plusieurs survols d’avion du ciel de Kati un jour de vendredi. Que se passe-t-il encore dans cette ville garnison d’où sont partis la plupart des putschs au Mali ? Règlements de compte ? Attaque terroriste ou nouvelle tentative de coup d’état ? Des interrogations qui restent pour l’instant sans réponses.

Affaire à suivre…

Burkina Demain