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2ème caravane des Energies renouvelables : Une autre étape de franchie dans la sensibilisation

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De droite à gauche, les conférenciers, Boubacar Zoundi, coordonnateur du BBEE-BF ; Charles Didace Konseibo, président de la CNPDER-BF ; Bintou Roseline Traoré, censeure du LPRC

La coalition nationale des OSC pour la promotion des énergies renouvelables et l’accès à l’énergie durable et à l’efficacité énergétique au Burkina Faso (CNPDER-BF), avec la collaboration de la Coopération autrichienne via le projet ‘’Formation Professionnelle en Energie Renouvelable au Burkina Faso’’, son pari de tenir ce 18 décembre 2021 à Ouagadougou, sa deuxième édition de la caravane pour la promotion des énergies renouvelables, placée sous le thème de la formation professionnelle.

La deuxième caravane des énergies renouvelables a sillonné plusieurs artères de la capitale ce samedi matin

«La formation professionnelle pour des installations d’énergie renouvelable de qualité». C’est le thème de la deuxième édition de la caravane pour la promotion des énergies renouvelables qui a eu lieu ce samedi 18 décembre 2021 à Ouagadougou. A entendre les organisateurs, en l’occurrence la coalition nationale des OSC pour la promotion des énergies renouvelables et l’accès à l’énergie durable et à l’efficacité énergétique au Burkina Faso (CNPDER-BF) et «Berufsbildung Erneuerbare Energie in Burkina Faso (BBEE-BF)», ‘’Formation Professionnelle en Energie Renouvelable au Burkina Faso’’, l’initiative qui intervient après celle de 2018, aura atteint pleinement ses objectifs.

De droite à gauche, les conférenciers, Boubacar Zoundi, coordonnateur du BBEE-BF ; Charles Didace Konseibo, président de la CNPDER-BF ; Bintou Roseline Traoré, censeure du LPRC

«Ce 18 décembre sera gravé en lettre d’or dans notre action de plaidoyer pour l’accès des populations aux services et produits d’énergie renouvelable de qualité», a indiqué le président de la CNPDER-BF Charles Didace Konseibo, au cours de la rencontre bilan avec la presse.

Le président de la CNPDER-BF Charles Didace Konseibo a rappelé les actions de la Coalition depuis sa création

En effet, l’objectif de cette deuxième caravane, c’était de sensibiliser les populations sur la contribution des énergies renouvelables à leur résilience face aux effets du changement climatique, et en particulier sur la formation professionnelle qui permet de tendre vers l’accès effectif des populations aux services et produits d’énergie renouvelable de qualité, a-t-il soutenu, rappelant les différentes actions de plaidoyer menées par la CNPDER-BF depuis sa création le 3 août 2017.

Que ce soit auprès des institutions publiques telles le ministère de l’énergie, des mines et des carrières, aujourd’hui ministère de la transition énergétique ; le ministère de la jeunesse et de la formation professionnelle ou le ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation, et de la promotion des langues nationales. Que ce soit auprès des acteurs privés ou des établissements d’enseignements techniques et professionnels.

Le potentiel du secteur des ER en matière de création d’emplois jeunes

Le président de la CNPDER-BF  a évoqué l’aspect collaboratif du plaidoyer mené par la CNPDER-BF, forte aujourd’hui d’une trentaine de structures membres, insistant sur les évidences produites à partir d’études réalisées. C’est le cas par exemple de cette étude menée qui met en évidence le potentiel existant en matière d’emplois dans le secteur des énergies renouvelables pour les jeunes, pour peu que ceux-ci soient bien formés.

Et c’est là qu’intervient toute l’importance du rôle joué par la Coopération autrichienne via son projet «Berufsbildung Erneuerbare Energie in Burkina Faso (BBEE-BF)», ‘’Formation Professionnelle en Energie Renouvelable au Burkina Faso’’.

Poursuivant le même objectif, à savoir la qualité dans le secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso, la Coopération autrichienne via «Berufsbildung Erneuerbare Energie in Burkina Faso (BBEE-BF) (BBEE BF) s’est jointe à la CNPDER-BF pour l’organisation de cette deuxième édition de la Caravane des énergies renouvelables.

Soutien de la coopération autrichienne aux établissements

Boubacar Zoundi, coordonnateur du BBEE-BF, représentant du chef de bureau de la Coopération autrichienne, soulignant l’importance de la formation professionnelle

Dans son intervention au cours de la conférence de presse bilan, le coordonnateur de BBEE-BF, Boubacar Zoundi, représentant du chef du bureau de la Coopération autrichienne, s’est félicité du bon déroulement de l’initiative conjointe qui aura permis de lever un coin de voile du soutien de la coopération autrichienne aux établissements d’enseignement techniques et professionnel au Bukina Faso.

Le lycée professionnel régional du Centre, l’ancêtre du lycée technique de Ouagadougou, en est une parfaite illustration de ce soutien inestimable de la Coopération autrichienne en matière de formation professionnelle, comme l’a si bien relevé la censeure Bintou Roseline Traoré dans son mot de bienvenue.

Le laboratoire de l’établissement qui a abrité la conférence de presse a été, en plus de l’appui technique et professionnel, équipé en matériels adéquats d’apprentissage.

Journée portes ouvertes du LPRC

Le dispositif d’accueil au lycée professionnel régional avant l’arrivée des caravaniers

Boubacar Zoundi a insisté sur l’importance de la formation professionnelle et technique pour un pays comme le nôtre qui aspire au développement. Et à l’entendre, bien agir en matière de formation professionnelle, passe aussi par la bonne planification et qui pour être bien faite, passe encore, une fois de plus, par la bonne formation professionnelle.

Bonne formation professionnelle, gage de services et produits d’énergies renouvelables de qualité, et à laquelle les jeunes ont été invités. Eux qui ont participé massivement à cette deuxième caravane des énergies renouvelables 2021.

Bref, les journées portes ouvertes du lycée professionnel régional du Centre tenues les 17 et 18 décembre ont donné aux nombreux visiteurs une idée de ce que peut apporter la formation professionnelle en termes de créativité, d’innovation, d’entrepreneuriat, de production de biens et services, de développement.

Martial Gouba

Burkina Demain

Coalition CNPDER-BF : C’est parti pour la 2ème caravane des énergies renouvelables !

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La deuxième caravane des énergies renouvelables a sillonné plusieurs artères de la capitale ce samedi matin

Plusieurs artères ont connu ce samedi matin le passage des caravaniers de la Coalition nationale des OSC pour la promotion des énergies renouvelables et l’accès à l’énergie durable et à l’efficacité énergétique au Burkina Faso (CNPDER-BF). Habillés en tee-shirt-casquettes et juchés sur un porte-char, ils ont sillonné Ouagadougou pendant au moins deux heures. Parti du rond-point de la Patte d’Oie dans l’arrondissement 12, ils ont terminé leur périple de sensibilisation au sein du lycée professionnel régional du Centre.

La coalition nationale des OSC pour la promotion des énergies renouvelables et l’accès à l’énergie durable et à l’efficacité énergétique au Burkina Faso (CNPDER-BF) a tenu, en collaboration avec la Coopération autrichienne, sa deuxième de caravane des énergies renouvelables pour sensibiliser sur l’importance de la formation professionnelle dans la lutte pour l’accès des populations aux services et produits d’énergie renouvelable.

D’où le thème choisi : «la formation professionnelle pour des installations d’énergie renouvelable de qualité». La caravane s’inscrit dans le cadre de son plaidoyer pour l’accès des populations aux services énergétiques de qualité dans notre pays.

Au départ, de la caravane en face du commissariat de Bogodogo, l’on notait entre autres la présence du président de la CNPDER-BF Charles Didace Konseibo et celle du coordonnateur du projet «Berufsbildung Erneuerbare Energie in Burkina Faso (BBEE-BF) Boubacar Zoundi.

Selon le programme des organisateurs, la caravane devrait sillonner plusieurs artères de la capitale avant d’arriver à son point de chute, le lycée professionnel régional du Centre, où est prévu une conférence de presse pour faire le bilan avec les journalistes. Nous y reviendrons donc.

Artères à sillonnées par la deuxième caravane des énergies renouvelables

Le dispositif d’accueil au lycée professionnel régional avant l’arrivée des caravaniers

Parti du rond-point de la Patte d’Oie dans l’arrondissement 12, la caravane devrait sillonner les artères suivantes de la capitale :

1-Boulevard France Afrique (Boulevard de l’insurrection)

2-Avenue Père Joseph Wresinskin

3-Boulevard Mouammar Kadhafi

4- Boulevard des Tensoba.

5- Rue Zuug-Siiga

6- Rue Trend Beogo (rue 30.81 et rue 29.13)

7- Boulevard Charles De Gaulle

8- Avenue Général Bila Zagré

9- Avenue de l’indépendance

10- Avenue du Capitaine Thomas Sankara.

La caravane devrait se terminer par une conférence de presse-bilan des organisateurs. Nous y reviendrons

Martin Philippe

Burkina Demain

Passation de charge à la Primature et nouveau gouvernement Lassina Zerbo

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Passation de charge entre le Premier ministre sortant Christophe Dabiré (à droite) et Lassina Zerbo (à gauche) sous le regard du secrétaire général du gouvernement Stéphane Sanon

Quelques heures seulement après son entrée en fonction en tant que nouveau Premier ministre du Burkina Faso en remplacement de Christophe Dabiré, la composition du nouvel exécutif a été dévoilé.

Le Premier ministre Lassina Zerbo a prôné l’unité dans son discours après la passation de charge

Le gouvernement Zerbo I comprend au total 25 ministres dont 2 ministres délégués. Plusieurs membres de la dernière équipe Dabiré ont perdu leurs portefeuilles tandis que d’autres personnalités feront leurs premières expériences gouvernementales.

Passation de charge entre le Premier ministre sortant Christophe Dabiré (à droite) et Lassina Zerbo (à gauche) sous le regard du secrétaire général du gouvernement Stéphane Sanou

Composition du nouveau gouvernement

Burkina Demain

Dossier Norbert Zongo : Les regards tournés aussi vers les juges européens

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La lutte se poursuit pour la justice dans le dossier Norbert Zongo

13 décembre 1998-13 décembre 2021. Cela fait 23 ans, jour pour jour, que le célèbre journaliste burkinabè Norbert Zongo a été assassiné. Et depuis la lutte de ses proches, avocats, des démocrates et partisans de la liberté de presse se poursuit sans fin.

Des regards sont également tournés vers les juges européens qui doivent se prononcer sur l’extradition de François Compaoré

Les derniers développements du dossier de l’assassinat de Norbert Zongo remontent en juillet dernier où les avocats de François Compaoré, soupçonné d’avoir incité au drame et passe d’être extradé au Burkina par la justice française, ont réussi à saisir la Cour européenne des droits de l’Homme, retardant quelque peu la marche vers un procès. Et depuis on est sans nouvelle de l’emblématique dossier pendant de la République.

Certes, tout dans la poursuite de ce dossier Zongo ne dépend pas la décision des juges de la Cour européenne des droits de l’homme qui ont été saisis en juillet dernier pour se prononcer sur l’extradition française de François Compaoré, soupçonné d’avoir incité à l’assassinat du célèbre journaliste, un jugement par contumace étant possible comme c’est le cas avec le dossier Sankara ; mais pour beaucoup cela est très important.

Ainsi, alors que cette commémoration se fait à Ouagadougou, bon nombre ont les regards vers Strasbourg, au nord-est de la France, où est basé le palais européen des droits de l’homme, la Cour européenne des droits de l’homme.

L’attente de la décision de la CEDH peut être longue

Une des batailles du dossier Zongo se joue ici dans ce palais européen des droits de l’homme

Et si l’on devait toujours attendre la suite du dossier d’extradition de François Compaoré pour procéder au jugement de l’affaire, l’attente risque d’être longue, très longue même. Cette Cour a des mécanismes de fonctionnement à la fois simples et compliqués.

Tout citoyen ou groupe ou organisation peut la saisir directement et gratuitement, pour peu que la requête concerne un Etat partie à la convention instituant la juridiction internationale instituée depuis 1959. La saisine peut se faire sans passer même par un avocat. Il suffit de renvoyer à la Cour le formulaire de requête dûment  complété et accompagné des documents  requis. Et la requête est systématiquement enregistrée.

Conséquence, la Cour enregistre chaque année plus de 50 000 requête. Ce qui évidemment nécessite beaucoup temps aux quelques dizaines de juges pour statuer.

En fait, le système de la Convention prévoit une saisine «facile» de la Cour afin que tout  individu puisse avoir accès à la Cour, même  s’il se trouve dans une région retirée d’un  des pays membres ou s’il est démuni.

Pour rappel, les avocats de François Compaoré ont saisi la CEDH afin qu’elle fasse échec à l’extradition de François Compaoré de la France vers le Burkina Faso dans le cadre du dossier Zongo. Craignant que leur client ne fasse l’objet de mauvais traitement une fois au Burkina.

Pour eux, la France en donnant son quitus pour l’extradition du frère cadet du président Compaoré, est en train de manquer à ses obligations de protection de citoyen en danger. Et les conseils de François Compaoré espèrent que leur requête sera reçue par la CEDH et l’extradition de leur client envisagée par la justice française sera purement et simplement annulée.

Pour autant, la CEDH n’est pas forcement obligée de statuer dans leur sens. En effet, le fait pour la Cour d’enregistrer une requête ne préjuge en rien de la recevabilité de cette affaire ou de son bien-fondé.

Comme quoi, le rêve pour certains citoyens ou organisations de voir François Compaoré comparaître dans un procès de Norbert Zongo reste permis.

Christian Tas

Burkina Demain

Fin du 60ème sommet de la CEDEAO : Voici le point des résolutions prises

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Photo de famille des chefs d'Etat et de gouvernement qui ont pris part au 60ème sommet de la CEDEAO ce dimanche à Abuja, au Nigéria

Fin ce soir à Abuja de la soixantième session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Des décisions ont été prises et concernent la réouverture des frontières, les transitions politiques en Guinée et au Mali, la monnaie unique, la circulation des personnes et des biens, etc. Voici le point des résolutions prises ce 12 décembre 2021 dans la capitale fédérale du Nigéria concernant la communauté économique régionale dans ce Communiqué final.

 « Communiqué final 

1 La soixantième session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est tenue le 12 décembre 2021 à Abuja, en République Fédérale du Nigeria, sous la présidence de S  E M Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, Président de la République du Ghana, et Président en exercice de la Conférence.

Photo de famille des chefs d’Etat et de gouvernement qui ont pris part au 60ème sommet de la CEDEAO ce dimanche à Abuja, au Nigéria

2  Les Chefs d’État suivants ou leurs représentants dûment mandatés ont participé au Sommet :

S E M José Maria Neves, Président de la République du Cap Vert ;

S E M. Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire ;

S E M  Adama Barrow, Président de la République de Gambie ;

S E M. Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, Président de la République du Ghana ;

S E M Umaro Sissoco Embalo, Président de la République de Guinée Bissau ;

S E M  Mohamed Bazoum, Président de la République du Niger ;

 COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L’AFRIQUE DE L’OUEST

S E M. Muhammadu Buhari, Président de la République fédérale du Nigeria;

S E M  Macky Sall, Président de la République du Sénégal ;

S E M  Julius Maada Bio, Président de la République de Sierra

Leone ;

S E M  Faure Essozimna Gnassingbe, Président de la République

Togolais.

S E  Madam Mariam Chabi Talata, Vice-Présidente de la

République du Bénin ;

S E M  Dee Waxwell Saah Kemayah Sr, Ministre des Affaires étrangères de la République du Libéria;

S E M  Piabié Firmin Gregoire  N’do, Ambassadeur du Burkina Faso auprès de la République Fédérale du Nigéria et Représentant Permanent auprès de la Commission de la CEDEAO

3  Ont également participé à la session :

S E M  Jean-Claude Kassi Brou, Président de la Commission de la CEDEAO ;

S E M. Goodluck Ebele Jonathan, ancien Président de la République fédérale du Nigéria, et médiateur de la CEDEAO pour le

Mali ;

S E M Mahamat Saleh Annadif, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) ;

S E M  Bankole Adeoye, Commissaire Chargé des Affaires Politiques, de la Paix et de la Sécurité, représentnat le Président de

la Commission de l’Union Africaine ; S E M  Abdoulaye Diop, Président de la Commission de l’UEMOA.

4  Lors de la cérémonie d’ouverture, S.E. Jean-Claude Kassi Brou, Président de la Commission de la CEDEAO a prononcé un discours.

A  sa suite, S E M Muhammadu Buhari, Président de la République Fédérale du Nigéria, a prononcé son allocution de bienvenue, suivie de   S E M  Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, Président de la République du Ghana et Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO qui a prononcé le discours d’ouverture.

5  Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont pris note du Rapport 2021 du Président de la Commission de la CEDEAO, ainsi que des Rapports de la 47ème session ordinaire du Conseil de Médiation et de Sécurité de la CEDEAO et de la 87ème session Ordinaire du Conseil des Ministres de la CEDEAO.

6 Ils ont salué la qualité des rapports et les recommandations pertinentes qu’ils contiennent.

7 Après avoir réaffirmé leur engagement à approfondir le processus d’intégration en Afrique de l’Ouest, les Chefs d’État et de Gouvernement, après délibérations, ont approuvé les principales recommandations contenues dans les différents rapports, puis ont porté leur attention sur les questions spécifiques suivantes :

A  ADOPTION DE LA VISION 2050 DE LA CEDEAO

8 Dans l’articulation de réponses appropriées aux défis multidimensionnels liés au développement durable des Etats membres

et à l’approfondissement de l’intégration en Afrique de l’Ouest, le Sommet a adopté la Vision 2050 de la CEDEAO qui entend favoriser l’émergence, à l’horizon 2050, d’« une Communauté de peuples pleinement intégrée dans une région paisible, prospère avec des institutions fortes et respectueuse des libertés fondamentales, œuvrant pour un développement inclusif et durable ».

9  Le Sommet se félicite du processus participatif qui a présidé à l’élaboration de cette Vision tenant compte des aspirations profondes des citoyens ouest-africains. Il entérine les orientations stratégiques articulées autour de cinq (5) piliers fondamentaux à savoir : (i) Paix, Sécurité et Stabilité ; (ii) Gouvernance et Etat de Droit ; (iii) Intégration Économique et Interconnectivité ; (iv) Transformation et Développement inclusif et durable ; (v) Inclusion sociale.

10 La Conférence charge le Président de la Commission de diligenter l’élaboration des documents opérationnels, notamment le cadre stratégique à moyen terme assorti de plans appropriés, pour accompagner la mise en œuvre de la Vision 2050 de la CEDEAO.

 B  AU TITRE DE LA PAIX, DE LA SECURITE ET DE LA DEMOCRATIE

 11 La Conférence réaffirme son engagement à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région, conditions préalables à l’intégration économique et au développement de la région.

12 Sur la situation politique dans la région, la Conférence réitère sa forte préoccupation quant aux processus de transition en Guinée et au Mali. À cet égard, les Chefs d’Etat et de Gouvernement déplorent l’absence d’indicateurs clairs d’un éventuel retour à l’ordre constitutionnel, conformément aux décisions de la Conférence.

13 En ce qui concerne la Guinée, la Conférence se félicite de la décision récente des autorités de transition de permettre à l’ancien Président Alpha Condé de rentrer chez lui librement. La Conférence a été informée par les Autorités de transition que le Conseil National de Transition sera en place d’ici fin décembre 2021. La Conférence reste très préoccupée par le fait que plus de trois (03) mois après le Coup d’État, un chronogramme pour le retour à l’ordre constitutionnel n’a toujours pas été publié. La Conférence insiste sur la nécessité de respecter le délai de six (6) mois précédemment décidé pour la tenue des élections et urge les autorités de la transition de soumettre rapidement le chronogramme pour les élections devant se tenir dans le délai arrêté. La Conférence décide du maintien des sanctions initialement imposées.

14 La Conférence réaffirme sa volonté d’accompagner les autorités guinéennes en vue d’une transition réussie.

15 S’agissant du Mali, la Conférence a pris note d’une communication5 officielle, adressée par les autorités maliennes à la CEDEAO le 9 décembre, pour l’informer que le chronogramme des élections sera transmis au plus tard le 31 janvier 2022, et pourrait être discuté avec une mission de la CEDEAO. Il est également indiqué dans ladite communication que la loi électorale pour l’organe unique de gestion des élections a été adoptée par le Gouvernement et transmise au CNT. La Conférence déplore vivement le fait que l’échéance du 27 février 2022 pour la tenue des élections risque de ne pas être respectée. La Conférence demeure préoccupée par les risques pour la région d’une intervention de société de sécurité privée au Mali.

16  En conséquence, la Conférence rappelle la nécessité urgente de respecter la date du 27 février 2022 pour la tenue des élections. Elle décide du maintien des sanctions déjà imposées. Si à la fin de décembre 2021 aucun progrès tangible n’est réalisé dans la préparation des élections, des sanctions additionnelles seront imposées dès le 1er janvier 2022. Ces sanctions incluront notamment des sanctions économiques et financières. La Conférence demande au Médiateur d’effectuer une mission à Bamako pour en informer les autorités maliennes.

17 La Conférence appelle la Communauté internationale à soutenir la mise en œuvre desdites sanctions imposées à la Guinée et au Mali.

18 Au titre des processus électoraux dans la région, la Conférence se félicite du bon déroulement des élections présidentielles au Cabo Vert et en Gambie. Elle adresse ses plus chaleureuses félicitations à Son Excellence José Maria Neves pour son élection à la présidence de la République du Cap Vert et à Son Excellence Adama Barrow, Président de la République de Gambie, pour sa réélection à la plus haute fonction publique de son pays et leur souhaite un plein succès.

19 Sur la situation sécuritaire dans la région, la Conférence reste préoccupée par la détérioration de la situation sécuritaire au Sahel, caractérisée par la récurrence des attaques terroristes au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigeria, et l’extension des attaques aux pays côtiers. Elle condamne fermement ces attaques et exprime sa solidarité avec les États membres et les populations touchés.

20 La Conférence réaffirme sa détermination à lutter sans relâche contre le fléau du terrorisme. À cet effet, elle se félicite de la conduite récente par certains Etats membres d’opérations conjointes le long des frontières des pays de la ligne de front et instruit la Commission de fournir un soutien pour la planification et la conduite de telles opérations dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action 2020 – 2024 pour l’éradication du terrorisme dans la région.

21 Par ailleurs, la Conférence réitère son appel aux Etats membres pour qu’ils respectent leurs engagements en matière de contributions volontaires au fonds d’appui à la mise en œuvre du Plan d’action 2020 – 2024.

22 La Conférence appelle la Commission à renforcer les capacités opérationnelles et logistiques des forces des pays de la ligne de front, et réaffirme la nécessité de renforcer la coordination des efforts des Etats membres dans la lutte contre le terrorisme.

23 La Conférence condamne les récentes attaques au Burkina Faso, qui ont fait de nombreuses victimes parmi les civils et le personnel de sécurité. Elle exprime sa solidarité aux Autorités du Burkina Faso et invite toutes les parties prenantes à recourir au dialogue.

24 Sur les questions de sécurité et de sûreté maritimes, la Conférence se félicite de l’amélioration récente de la situation dans le domaine maritime de la CEDEAO, grâce essentiellement aux efforts engagés par chaque Etat membre et à la coordination accrue entre les différents acteurs maritimes. À cet égard, elle réitère les instructions qu’elle avait adressées à la Commission pour que celle-ci, en consultation avec les États membres, veille à assurer la pleine opérationnalisation de l’ensemble de l’architecture de sécurité maritime de la CEDEAO.

25 S’agissant des opérations de soutien à la paix sous mandat de la CEDEAO, la Conférence se félicite de la contribution de la Mission de la  CEDEAO en Gambie (ECOMIG) à la stabilisation du pays. Elle confirme la transformation de la mission en une Mission de Police à compter de janvier 2022 pour une période de ……..

26 Sur la situation humanitaire, la Conférence se dit préoccupée par la détérioration de la situation humanitaire dans la région, du fait notamment du terrorisme, du banditisme armé, des affrontements entre agriculteurs et éleveurs et des catastrophes naturelles. À cet égard, elle invite la Commission à intensifier les interventions humanitaires, à travers un renforcement de la résilience et des efforts de redressement des communautés.

27 La Conférence se dit également préoccupée par les crises alimentaires et nutritionnelles auxquelles sont confrontés certains États membres, et appelle instamment la Commission à initier une réponse coordonnée avec l’ensemble des parties prenantes et à activer les mécanismes de solidarité régionale pour faire face à cette situation préoccupante.

C AU TITRE DE LA PERFORMANCE ECONOMIQUE

28 La Conférence se félicite de la relance économique au sein de la Communauté, avec une croissance attendue de 4,1% du PIB réel en 2021, contre une légère baisse de 0,8% en 2020. Toutefois, elle exprime ses préoccupations face à l’augmentation des pressions inflationnistes et la hausse des déficits budgétaires.

29  Le Sommet encourage les Etats membres à poursuivre la mise en œuvre de politiques économiques saines, susceptibles de soutenir une relance économique inclusive, durable et créatrice d’emplois, tout en garantissant la stabilité macroéconomique.

D  AU TITRE DE LA CRÉATION D’UNE UNION MONÉTAIRE

30  Les Chefs d’État et de gouvernement prennent note de l’état de la convergence macroéconomique enregistrée au sein de la CEDEAO au cours du premier semestre 2021. Ils exhortent les États membres à prendre les mesures idoines afin de se conformer aux dispositions du Pacte de convergence et de stabilité macroéconomiques entre les États membres de la CEDEAO à partir de 2022, à travers :

a La mise en œuvre de politiques et de mesures favorisant le respect des critères de convergence macroéconomique ;

b  La préparation et la transmission des programmes pluriannuels de convergence macroéconomique à la Commission de la CEDEAO.

31  La Conférence prend note du rapport financier relatif au Fonds spécial pour les activités de la feuille de route révisée de la monnaie unique de la CEDEAO et elle instruit le Président de la Commission à renforcer la collaboration avec les banques centrales de la Communauté, afin d’assurer un financement adéquat de la mise en œuvre diligente des activités de la feuille de route, dans la perspective du lancement de l’ECO en 2027.

 E  AU TITRE DE L’UNION DOUANIÈRE DE LA CEDEAO ET DE LA ZONE DE LIBRE-ÉCHANGE CONTINENTALE AFRICAINE (ZLECAf)

32  La Conférence a réaffirmé son engagement en faveur de la consolidation de l’Union douanière de la CEDEAO et prend note des textes juridiques adoptés par le Conseil des ministres dans le but d’améliorer le mécanisme de financement de la Communauté et la fluidité des échanges intracommunautaires, tout en renforçant l’Union douanière de la CEDEAO. Par conséquent, le Sommet adopte :

a  L’Acte Additionnel fixant les conditions et modalités d’application et de gestion du Prélèvement Communautaire ; et

b  L’Acte Additionnel relatif au transit communautaire de la CEDEAO.

33  La Conférence a pris note de l’état de la ratification et de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), tout en saluant les efforts déployés par les États membres pour présenter des  positions communes facilitées par la Commission de la CEDEAO. Afin de préserver l’intégrité de l’Union douanière, les Chefs d’État et de

gouvernement ont demandé instamment la ratification de l’accord et le dépôt des instruments de ratification par les États membres qui ne l’ont pas encore fait.

34  Le Sommet adopte l’Acte Additionnel sur la modification de l’Acte Additionnel A/SA.2/12/08 portant création, pouvoirs et fonctionnement de l’ARCC qui vise à clarifier, simplifier et assurer le fonctionnement effectif de l’ARCC.

F  AU TITRE DE LA MISE EN ŒUVRE D’AUTRES PROGRAMMES D’INTÉGRATION RÉGIONALE

35  Les Chefs d’État et de gouvernement se sont félicités de la réouverture des frontières terrestres de la CEDEAO pour la libre circulation des personnes et ont instamment souhaité aux États membres de :

a  mettre en œuvre les directives adoptées par la CEDEAO sur l’harmonisation et la facilitation du commerce et du transport

transfrontaliers et l’atténuation des risques sanitaires dans la région de la CEDEAO, concernant la pandémie de COVID-19 et les mesures connexes traitant de la relance post-pandémie ;

b  renforcer la coordination, la collaboration et la coopération à travers les agences frontalières entre les États membres partageant des frontières contiguës ;

c adopter la reconnaissance mutuelle des tests PCR aux frontières;

d harmoniser les périodes de validité des résultats des tests dans les États membres;

e  fournir l’équipement et les installations nécessaires à tous les points d’entrée ;

f rouvrir toutes les frontières terrestres de la CEDEAO le 1er janvier 2022.

36  Concernant les obstacles au commerce intra-communautaire sur  le corridor Abidjan-Lagos, la Conférence salue la tenue prochaine de la réunion ministérielle des pays concernés sous la présidence du Champion de la Libre Circulation, S E M Roch Marc Christian Kabore, Président du Burkina Faso.

37  Conférence se félicite de la préparation du Plan directeur pour le Développement des Infrastructures régionales dont la mise en œuvre garantira la promotion de l’intégration régionale, du développement économique et de la compétitivité de la région dans l’économie mondiale.

38  Les Chefs d’État et de Gouvernement adoptent le Plan directeur régional de la CEDEAO en matière d’infrastructures, prennent note de son règlement connexe et instruisent la Commission à assurer une répartition uniforme des projets entre les États membres et procéder à un examen périodique des projets figurant dans le plan directeur.

39  Le Sommet a accueilli favorablement le Partenariat public-privé régional de la CEDEAO (PPP) qui servira de plateforme pour lever des financements alternatifs et innovants en lien avec les projets régionaux, ainsi que pour créer un environnement favorable aux investisseurs, en vue de la mobilisation de capitaux privés pour le développement des infrastructures régionales et la prestation de services

40  La Conférence adopte la Politique de PPP de la CEDEAO, prend note de ses lignes directrices applicables aux projets régionaux et instruit la Commission d’en assurer la mise en œuvre.

41  La Conférence a pris note du Cadre stratégique complet pour le développement durable des pêches et de l’aquaculture dans les États membres de la CEDEAO, en vue de renforcer la contribution des ressources halieutiques au développement durable, à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté en Afrique de l’Ouest, assorti de l’objectif spécifique d’améliorer la gouvernance régionale des pêches en Afrique de l’Ouest par une meilleure coordination des politiques nationales de pêche

 42  La Conférence a également pris note de la Stratégie de soutien à l’employabilité des jeunes dans le secteur agro-sylvo-pastoral et des11 pêches en vue de lutter contre l’exode rural et l’immigration incontrôlée dans l’espace CEDEAO pour : i) créer le plus grand nombre d’emplois rémunérateurs pour les jeunes (hommes et femmes) dans le secteur agro-sylvo-pastoral, la pêche et dans les chaînes de valeur agroalimentaires ; et ii) lutter contre l’exode rural et l’émigration incontrôlée dans l’espace CEDEAO.

43 La Conférence a exprimé ses préoccupations au sujet des différents problèmes environnementaux en Afrique de l’Ouest qui entravent son développement économique et social et sont exacerbés par le changement climatique dont les effets et impacts sont considérables dans la Région.

44 Afin de faire face à cette problématique, la Conférence adopte la Déclaration sur le changement climatique et exhorte les États membres à renforcer et à accélérer la mise en œuvre de quinze (15) initiatives et actions déjà entreprises en vue de renforcer la gouvernance climatique au niveau régional et d’assurer la transition énergétique.

45 Le Sommet a pris note d’une Politique régionale harmonisée de sécurité routière, d’un Plan d’action, d’un Cadre de suivi et évaluation et d’une Charte régionale de sécurité routière devant conduire à l’amélioration coordonnée et harmonisée de la sécurité dans la région de la CEDEAO.

46  La Conférence a pris note de la Stratégie régionale de la CEDEAO pour la prévention et la réponse à la violence sexuelle et basée sur le genre, ainsi qu’à l’élimination de toute violence faite aux femmes et aux filles ; elle a également pris note de la Politique de la CEDEAO sur la prévention et la réponse au harcèlement sexuel sur les lieux de travail et dans les établissements d’enseignement.

PRIX D’EXCELLENCE DE LA CEDEAO 

47  La Conférence a procédé à la remise du Prix d’Excellence de la CEDEAO, adopté par Décision A/DEC.2/06/17 portant établissement des critères et procédures d’attribution du Prix d’Excellence de la CEDEAO.

Le Prix d’Excellence de la CEDEAO a pour but de promouvoir l’excellence12 et le mérite de personnes physiques ou morales qui, à travers leurs actions, initiatives, créativité, services, ont immensément contribué à promouvoir l’intégration régionale, la paix et le développement socio- économique de la Région CEDEAO.

48 Le Prix d’Excellence de la CEDEAO a été remis par son Excellence Monsieur Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, Président de la République du Ghana, Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO aux lauréats suivants :

▪ Madame Leymah Gbowee du Libéria, au titre du Prix destiné aux citoyens méritants de la Communauté, pour sa contribution à la paix dans son pays durant la guerre civile de 2003. Elle est également co-lauréate du Prix Nobel de la Paix 2011 avec S E Ellen Johnson Sirleaf, ex-présidente du Liberia et Mme Tawakkoul Karman.

▪ Professeur Basile KOUNOUHEWA du Bénin au titre du Prix Science et Technologie pour la fabrication d’une cabine de désinfection

▪ Madame Loukou Akissi Delphine de la Côte d’Ivoire communément appelé Akissi DELTA, réalisatrice de séries télévisuelles, au titre du Prix Arts (cinéma) pour la qualité et la richesse de sa production cinématographie diffusée et reconnue dans plusieurs Etats de la CEDEAO

▪ Madame Wetewete Liking-Gnepo de la Côte d’Ivoire, autodidacte et auteur d’art dramatique, au titre du Prix Lettres (art dramatique) pour la qualité et la richesse de sa production artistique reconnue dans plusieurs Etats de la CEDEAO.

G  QUESTIONS INSTITUTIONNELLES

 49 Conformément aux décisions prises par la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement, lors de sa session extraordinaire tenue le 2 février 2021, au sujet des réformes institutionnelles, S  E Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, Président de la Conférence, a présenté son rapport sur les réflexions relatives à la structure et à la taille optimales de la nouvelle

Commission et des autres institutions, ainsi qu’aux efforts visant à rationaliser davantage les coûts de fonctionnement de la CEDEAO. La Conférence a félicité S. E. Nana Addo Dankwa Akufo-Addo pour la qualité de son rapport.

50 La Conférence note que de plus amples consultations sont nécessaires pour finaliser l’allocation des postes statutaires et décide d’étendre le mandat des fonctionnaires statutaires actuels à fin juin 2022.

DATE ET LIEU DU PROCHAIN SOMMET

 51 Les Chefs d’État et de Gouvernement décident de tenir la prochaine session ordinaire à Accra, République du Ghana, à une date à confirmer.

52 Les Chefs d’État et de Gouvernement expriment leur sincère reconnaissance à S  E  Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, Président de la République du Ghana, Président de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO, pour son leadership dans la conduite des affaires de la Communauté.

FAIT A ABUJA, LE 12 DECEMBRE 2021

LA CONFÉRENCE»

Lutte contre le terrorisme : Gagner le cœur des populations

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Dans leur entreprise machiavélique, les terroristes s’en prennent aux pauvres populations qui vident les communes et villages  et viennent grossir considérablement les rangs des personnes déplacées internes. Dablo, Mangodara, Gassan, Toeni pour ne citer que ces communes sont de malheureux exemples en la matière. La liste peut être allongée à souhait.   Face à une telle réalité, l’heure n’est plus ni aux discours ni aux jérémiades.

Il faut agir impérativement et efficacement pour la reconquête des zones partiellement ou totalement sous emprise terroriste. C’est ainsi que le concept « guerre au sein des populations » trouve un de ses champs d’expérimentation.

Dans le contexte sécuritaire actuel, de nombreuses zones sont relativement en train d’être perdues non parce que l’ennemi les ont conquises, mais parce que les populations se détournent progressivement de l’administration, des FDS et sont tentées de collaborer avec les terroristes pour, se convainquent-elles, « avoir la paix ».  Dans son discours à l’occasion du 11 décembre, le Président du Faso a établi un diagnostic on ne peut plus clair : « L’histoire de notre Peuple a ouvert des plaies, ce qui explique sans doute aujourd’hui l’attitude équivoque de certaines personnes face au terrorisme(…)».

Puis de renchérir : « Le terrorisme au Burkina Faso est alimenté et entretenu par la haine née de notre histoire politique récente ». La plaie est très infectée. Une action urgente et  réfléchie devient une nécessité pour éviter la métastase. La « guerre industrielle », épreuve de force décisive entre deux États et destinée à imposer sa volonté à l’adversaire, appartient au passé. Une nouvelle forme de guerre l’a supplantée, la « guerre au sein des populations », et dans laquelle les civils occupent une place centrale. Désormais les armées ne s’affrontent plus en champ clos. Il n’y a plus nécessairement d’armées, et, de toute façon, jamais des deux côtés.

La guerre au sein des populations est une réalité dans laquelle la population, quelle qu’elle soit et où qu’elle vive, est devenue le champ de bataille. Les engagements militaires se déroulent désormais n’importe où : en présence de civils, contre des civils, pour défendre des civils. La doctrine d’emploi des FDS et des VDP doit tenir compte de cette réalité et de cette complexité.

Le terrorisme tel qu’il se pratique actuellement au Burkina Faso montre les limites de la supériorité opérationnelle reposant sur les seuls moyens technologiques. Le nouveau contexte stratégique implique, pour les forces armées, de repenser leurs modes d’action. L’efficacité militaire repose sur un usage modéré de la force et la prise en compte de la population. La bataille qui, jusqu’à une époque récente, pouvait conduire directement au succès politique, n’est plus ni suffisante, ni le signe de la victoire ou de l’échec final pour les protagonistes.

Gagner la bataille est considéré comme un « objectif intermédiaire », qui permet d’entamer la phase de stabilisation. Certes, lors de la phase d’intervention, remporter le combat est indispensable, mais l’objectif stratégique, « conduire la paix », résulte du succès ou non de la phase de stabilisation. Dit autrement, la stabilisation est la « phase décisive » du conflit et, par conséquent, la victoire stratégique ne dépend plus de la seule victoire tactique, celle qui permet de forcer l’ennemi à déposer les armes. Il ne s’agit plus de gagner le combat pour emporter un gain, mais de transformer l’autre dans une période entre la guerre et la paix.

Il s’agit de doser la violence afin de limiter les « dommages collatéraux » susceptibles de délégitimer l’action et la présence des FDS auprès des la populations, mais également de préparer l’après combat en préservant des installations civiles. La stabilisation se construit dès l’intervention, c’est un continuum. L’action militaire n’est en cela pas très éloignée de la diplomatie coercitive, qui consiste en une menace ou un emploi volontairement limité et graduel de la puissance militaire pour persuader un adversaire de mettre un terme à son action. Mais elle est aussi un moyen de « conquérir les cœurs et les esprits ».

La « guerre au sein des populations » nécessite un entraînement et une organisation spécifique nécessitant un accroissement des moyens affectés au recueil du renseignement. L’action politique, dans toutes ses dimensions (économique, sociale, diplomatique, etc.) est aussi importante que l’action militaire.

L’une sans l’autre aboutit à l’échec. C’est aux politiques de préparer les guerres de demain, de décider du moment où employer la force armée, de donner à l’outil militaire des buts politico-stratégiques pertinents et des moyens adaptés pour vaincre.

Jérémie Yisso BATIONO

Enseignant chercheur

Ouagadougou

Independance Day au Burkina : Voici l’intégralité du discours du Président du Faso à la Nation

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Le président Roch Marc Christian Kaboré s'est adressé à la Nation ce vendredi à l'occasion de la fête nationale du 11 décembre, date de l'accession de l'indépendance de notre pays

A l’occasion de la commémoration ce samedi 11 décembre, du 61e anniversaire de l’indépendance du Burkina, le président du Faso s’est adressé à la Nation ce vendredi 10 décembre 2021. Voici l’intégralité de son intervention.

Le président Roch Marc Christian Kaboré s’est adressé à la Nation ce vendredi à l’occasion de la fête nationale du 11 décembre, date de l’accession de l’indépendance de notre pays
Le président Roch Marc Christian Kaboré s’est adressé à la Nation ce vendredi à l’occasion de la fête nationale du 11 décembre, date de l’accession de l’indépendance de notre pays

«Peuple du Burkina Faso

Chers Compatriotes de la diaspora

La célébration du 61e anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale m’offre l’occasion de saluer la résilience du peuple burkinabè dans le contexte actuel de crise sécuritaire et sanitaire.

Elle se tient à un moment où nous portons encore le deuil de nos valeureux fils et filles, Forces de Défense et de Sécurité, para militaires, Volontaires pour la Défense de la Patrie et civils tombés sur le champ d’honneur de la lutte contre le terrorisme.

Elle se tient aussi à un moment où nos populations continuent de subir les exactions lâches commises par les ennemis de nos valeurs politiques et socio- culturelles.

Cette année, le 11-Décembre est célébré dans la sobriété, pour respecter la mémoire de toutes les victimes du terrorisme.

J’ai une pensée pieuse pour elles et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Aux familles des victimes, je renouvelle ma compassion et mon soutien.

A tous les déplacés internes du fait de l’action terroriste, j’exprime ma solidarité et celle de la Nation entière.

Peuple du Burkina Faso

Compatriotes de la diaspora

Les moments difficiles que nous traversons et qu’endure avec honneur notre vaillant Peuple ne sont pas insurmontables et l’histoire héroïque de nos ancêtres nous l’enseigne.

Autant c’est dans la douleur, mais avec dignité que nous faisons face à toutes ces adversités, autant nous ne devons à aucun moment, nous départir de la conviction que c’est à nous qu’il incombe le devoir historique d’être les artisans de la victoire dans cette guerre injuste qui nous est imposée.

Pour y arriver, chers compatriotes, je vous engage au rassemblement et à l’engagement :

– rassemblement autour de nos vaillantes forces combattantes et des valeurs fondatrices de la République ;

– engagement ensuite de la Nation, dans un élan patriotique, pour faire face à ce péril terroriste en nous appuyant sur une gouvernance vertueuse marquée du sceau de l’intérêt général et du bien commun.

Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur

L’histoire de notre Peuple a ouvert des plaies, ce qui explique sans doute aujourd’hui l’attitude équivoque de certaines personnes face au terrorisme.

Et pourtant, nous devons avoir le courage de nous regarder en face pour solder tout ce passif douloureux, sans fuite en avant, en crevant l’abcès afin de créer les conditions propices d’un nouveau départ.

C’est pour cela que j’ai fait de la réconciliation nationale une priorité majeure de mon second et dernier quinquennat, convaincu que le terrorisme au Burkina Faso est alimenté et entretenu par la haine née de notre histoire politique récente.

Cette réconciliation, nous la réaliserons tous ensemble pour en finir une fois pour toutes avec les rancœurs.

Cependant, nous n’y arriverons jamais en occultant les crimes, sans la vérité, sans la justice et sans le pardon des victimes.

Nous vivons un moment inédit de notre histoire commune, où chaque acteur ou actrice doit, en toute humilité reconnaitre sa part de responsabilité et s’engager pour que nous tournions ensemble, définitivement, la page.

C’est pourquoi, face à la colère légitime engendrée par le lourd bilan humain du terrorisme et au regard du nombre de personnes déplacées internes, j’invite les Burkinabè à ne surtout pas se tromper d’adversaires ni d’ennemis.

En ma qualité de Chef suprême des armées, je ne serai jamais pris à défaut dans notre commune volonté de vaincre les forces du mal qui utilisent notre territoire pour y commettre les trafics et crimes les plus abominables.

Aussi, devons-nous prendre garde à ne pas tomber dans le piège sournois de l’ennemi qui use de tous les stratagèmes pour amener certains d’entre nous, consciemment ou inconsciemment, à faire leur jeu pour semer le chaos au Burkina Faso.

Peuple du Burkina Faso

Je réaffirme mon engagement aux côtés de nos Forces de Défense et de Sécurité, de nos Volontaires pour la Défense de la Patrie, de nos populations résilientes et de nos différents partenaires dans cette lutte contre le terrorisme.

Tous les Burkinabè doivent être de ce combat, car c’est le seul qui vaille la peine aujourd’hui d’être mené.

Je vous invite aussi à un sursaut national, à une véritable prise de conscience sur les priorités qui doivent être les nôtres.

Ce sont notamment :

– l’union sacrée des filles et fils de notre patrie dans la lutte implacable contre le terrorisme ;

– le retour de l’administration et des personnes déplacées internes dans les zones désertées ;

– la sécurisation de toutes les zones infestées par les Groupes Armés Terroristes ;

– la poursuite de la mise en place des services sociaux communautaires de base dans les différentes localités.

– la réorganisation de la défense opérationnelle du territoire impliquant une plus grande participation des populations ;

-la consolidation de la citoyenneté démocratique pour le développement et le retour à la paix.

Toutes les réformes engagées au sein des Forces de Défense et de Sécurité et dans l’administration s’inscrivent dans cette optique.

Peuple du Burkina Faso

Chers compatriotes de la diaspora

Les festivités tournantes du 11 décembre devaient normalement prendre fin à Ziniaré cette année.

Pour les raisons que vous connaissez, le Gouvernement a décidé de ne pas célébrer la fête de l’indépendance comme à l’accoutumée.

Ce n’est que partie remise !

Je tiens à féliciter les forces vives de la région du Plateau central pour leur engagement à réussir cet évènement.

Dignes héritiers de nos devanciers, le 61e anniversaire de notre accession à la souveraineté nationale nous interpelle.

Mettons-nous à la hauteur des responsabilités historiques qui sont les nôtres.

Nos Forces de Défense et de Sécurité ainsi que nos Volontaires pour la Défense de la Patrie ont besoin de notre soutien.

C’est pourquoi, je lance un appel, à l’ensemble des filles et des fils de notre Nation, à consentir l’effort de guerre, chacun en fonction de ses possibilités.

Le Gouvernement recevra les instructions nécessaires pour la mise en place d’un dispositif de collecte et de gestion transparente des contributions.

Ensemble, conjuguons nos efforts pour la sécurité, la paix, et le développement harmonieux de notre pays, le Burkina Faso.

C’est le lieu pour moi, d’exprimer ma gratitude à nos autorités coutumières et religieuses, à toutes les associations et structures de la société civile qui ont fait de la paix, de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale leur cheval de bataille.

Bonne commémoration du 11 décembre 2021 !

Que Dieu bénisse le Burkina Faso ».

Burkina Faso : Lassina Zerbo nommé Premier ministre

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L’on connait depuis ce vendredi soir le nom du nouveau Premier ministre burkinabè. Il s’agit de Lassina Zerbo, ex-secrétaire exécutif de l’organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE).

Lassina Zerbo élevé au rang de Commandeur de l’ordre national le 9 janvier 2015, a été nommé ce 10 décembre 2021 Premier ministre du Burkina Faso

C’est donc ce fonctionnaire international de 57 ans que le Président du Faso a chargé de former un nouveau gouvernement pour gérer les affaires du pays en ces temps d’incertitude du fait de la difficile situation socioéconomique du pays, en particulier la situation sécuritaire.

Est-il l’homme de la situation ? Assurément très tôt d’y remettre. Comme on dit chez nous, c’est au pied du mur que l’on reconnait le vrai maçon. Cela dit, l’homme a des qualités humaines et professionnelles indéniables. Reste à savoir si cela suffira à faire bouger véritablement le bateau battant pavillon Burkina Faso à la croisée des chemins et à le conduire à bon port sur les rives de la cohésion sociale, de la paix et du progrès partagé.

Espérons tout simplement qu’il a pris la mesure de la situation et des défis qui l’attentent. Et comme l’a si bien dit son prédécesseur Christophe Dabiré, l’union sacrée des fils et filles du Burkina Faso est indispensable pour relever avec efficience les défis auxquels il fait face.

Burkina Demain

Gouvernement : Fin de mission pour le Premier ministre Christophe Dabiré

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Le Président du Faso a mis fin ce mercredi aux fonctions de Premier ministre de Christophe Dabiré

En attendant la nomination d’un nouveau Premier ministre, Christophe Dabiré a présenté ce mercredi sa lettre de démission au Président du Faso qui l’a acceptée et mis fin à ses fonctions de chef de gouvernement.

C’est ce que vient d’annoncer au Journal télévisé de 20 h, le secrétaire général du gouvernement Wenceslas Stéphane Sanou qui a appelé les membres du gouvernement sortant à gérer les affaires courantes en attendant la formation d’un nouveau gouvernement.

Affaire à suivre…

Burkina Demain

Burkina : Conseil de ministres de ce mercredi reporté

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L’hebdomadaire conseil des ministres burkinabè ne se tiendra pas ce mercredi 8 décembre 2021. C’est ce que nous apprend ce matin le Service d’information du gouvernement.

Le nouveau gouvernement annoncé par le président du Faso lors de son dernière adresse à la Nation est-t-il en téléchargement ? Rien n’est moins sûr et les regards sont tournés vers Kosyam et la Primature.

Burkina Demain