Le Premier ministre Lassina Zerbo adresse ici ses voeux de nouvel an au peuple burkinabè
Ceci est le message du Premier ministre Lassina Zerbo à l’occasion du nouvel an. Lisez plutôt !
Le Premier ministre Lassina Zerbo adresse ici ses voeux de nouvel an au peuple burkinabè
«Chers compatriotes,
À l’orée de la nouvelle année 2022, je veux du fond du cœur, vous souhaiter mes vœux les plus sincères de santé et de prospérité dans la paix et la cohésion sociale.
L’avènement d’une nouvelle année, nous offre indéniablement l’opportunité de transformer la vie de notre nation en des succès réels dans les combats multiformes que nous menons pour une vie heureuse.
C’est pourquoi, malgré les adversités auxquelles nous faisons face aujourd’hui, à savoir les désastreuses attaques terroristes récurrentes, l’épidémie du Coronavirus, la fragilité de notre environnement socio-économique, nous devons rester confiants en l’avenir, parce que l’avenir appartient aux peuples qui ne baissent pas les bras.
Conscients de l’ensemble des épreuves que nous traversons, je vous invite à célébrer le nouvel An dans la sobriété qui sied en de pareilles circonstances.
Sachons ensemble vivifier la solidarité, en ayant de fortes pensées pour nos compatriotes singulièrement affectés dans ces moments difficiles, nos FDS (Forces de défense et de sécurité), nos VDP (Volontaires pour la défense de la patrie), les PDI (personnes déplacées internes), ainsi que nos agents de santé au chevet de nos malades.
A toutes et à tous, bonne et heureuse année 2022 !
Vive le Burkina Faso et que Dieu protège notre pays !»
Le ministre du développement urbain, de l’habitat et de la ville, Bénéwendé Stanislas Sankara, adresse ici ses vœux de nouvel an au peuple burkinabè
A l’occasion du nouvel an, le ministre du développement urbain, de l’habitat et de la ville, Bénéwendé Stanislas Sankara, adresse ses vœux au peuple burkinabè.
«VŒUX DE FIN D’ANNEE DE MONSIEUR LE MINISTRE DU DEVELOPPEMENT URBAIN, DEL’HABITAT ET DE LA VILLE
Le ministre du développement urbain, de l’habitat et de la ville, Bénéwendé Stanislas Sankara, adresse ici ses vœux de nouvel an au peuple burkinabè
Peuple du Burkina Faso
Au seuil de cette année nouvelle, je voudrais saluer d’abord la résilience du peuple burkinabè qui, malgré la maladie à covid-19 et l’hydre terroriste dont les affres de l’insécurité, est resté debout pour prendre en main son destin. Certes, il y’a eu de nombreuses pertes en vies humaines mais nous devons relever la bravoure de nos vaillantes FDS et le courage patriotique des VDP et saluer les victoires engrangées au front.
Peuple du Burkina Faso
C’est pourquoi en cette nouvelle année 2022, je formule le vœu de la victoire du peuple burkinabè sur les forces du mal d’où qu’elles viennent. Je voudrais appeler aussi à plus de mobilisation populaire de l’ensemble des burkinabè afin que nous puissions gagner une victoire collective et que le triomphe de l’unité nationale et de la démocratie rayonne dans notre pays
A l’ensemble du personnel de mon département, aux acteurs du secteur de l’urbanisme et de la construction, à tous les burkinabè d’ici et de la diaspora, je leur souhaite une meilleure année de paix, de sécurité et de bien-être social dans la santé et le réconfort.
Dr Zéphirin Diabré, ministre d’Etat auprès du Président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale
«Face aux multiples problèmes que vit actuellement notre pays, la Réconciliation nationale et la Cohésion sociale sont plus que jamais nécessaires. Le Forum National de la Réconciliation qui s’annonce sera le cadre fédérateur de toutes les intelligences de notre pays, qui s’associeront pour tracer le chemin d’une Réconciliation sincère et véritable. Il marquera véritablement, le début de la Réconciliation nationale», indique, dans ce message de nouvel an, Dr Zéphirin Diabré, ministre d’Etat auprès du Président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale. Plus de précisions ici.
Dr Zéphirin Diabré, ministre d’Etat auprès du Président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale
«MESSAGE DU MINISTRE D’ETAT, MINISTRE AUPRES DU PRESIDENT DU FASO CHARGE DE LA RECONCILIATION NATIONALE ET DE LA COHESION SOCIALE A L’OCCASION DU NOUVEL AN 2022
«FAISONS DE 2022, L’ANNEE DE LA RECONCILIATION »
L’avènement du nouvel an 2022 m’offre une agréable occasion pour présenter à toutes les filles et tous les fils du Burkina du Faso, mes vœux les plus chers de Paix, de Santé, de Succès, de Bonheur, de Prospérité, de Réconciliation nationale et de Cohésion sociale.
En début d’année, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, a décidé de faire de questions de la Réconciliation nationale et la Cohésion sociale, une priorité de son mandat actuel.
Tout au long de l’année 2021, fidèle à la mission que lui a confiée le Président du Faso, le Ministère de la Réconciliation nationale et de la Cohésions sociale a, sous l’autorité de leurs Excellences Monsieur le Président du Faso et Monsieur le Premier ministre, conduit le processus qui doit aboutir bientôt à la tenue du Forum National de Réconciliation.
Je rends un hommage vibrant à tous les acteurs de notre vie nationale, artisans de la paix et de la réconciliation qui, à des degrés divers, ont accompagné le Ministère dans l’accomplissement de sa mission et dans la conduite de toutes les initiatives entreprises à ce jour.
Face aux multiples problèmes que vit actuellement notre pays, la Réconciliation nationale et la Cohésion sociale sont plus que jamais nécessaires.
Le Forum National de la Réconciliation qui s’annonce sera le cadre fédérateur de toutes les intelligences de notre pays, qui s’associeront pour tracer le chemin d’une Réconciliation sincère et véritable. Il marquera véritablement, le début de la Réconciliation nationale. Le Ministère de Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, a besoin du concours de tous, pour faire de ce Forum un sucés éclatant au bénéfice de la Nation toute entière.
Je formule le vœu que l’année 2022, qui s’ouvre sur de nouvelles perspectives d’avenir pour chacun d’entre nous et pour notre pays tout entier, soit une année de Réconciliation nationale au Burkina Faso. Qu’elle nous apporte Réussite et Succès face aux défis de la Paix, mais aussi de la Santé, du Succès, du Bonheur et de la Prospérité.
Très Bonne et très Heureuse Année 2022 à toutes et à tous !
Dr Zéphirin DIABRE, Ministre d’Etat auprès du Président du Faso,
chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale»
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 29 décembre 2021, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 45 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, procédé à des nominations, entendu une communication orale, accordé des remises de peines et autorisé des missions à l’étranger.
I DELIBERATIONS
I 1 AU TITRE DE LA PRÉSIDENCE DU FASO
Pour le compte du ministre d’Etat, Ministre auprès du Président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la cohésion sociale :
Le Conseil a adopté trois (03) rapports.
Le premier rapport est relatif à un décret portant modification du décret n°2021-1163/PRES/PM portant création, attributions, composition et fonctionnement du Conseil national d’orientation et de suivi (CNOS) de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale.
L’adoption de ce décret modificatif permet de prendre en compte les changements intervenus suite à la composition du nouveau Gouvernement et de se conformer aux dispositions du décret n°2021-1297/PRES/PM du 13 décembre 2021 portant composition du Gouvernement.
Le deuxième rapport est relatif à l’état d’avancement du processus de réconciliation nationale.
Le point sur l’état d’avancement du processus de la réconciliation nationale fait ressortir des acquis et des actions à mener en vue d’une réconciliation réussie. Ces actions s’appuient sur deux (02) éléments que sont la détermination des besoins actuels de réconciliation et le respect de principes directeurs. Elles se justifient par la persistance et l’aggravation des déchirures du tissu social, la dégradation continue de la cohésion sociale et le contexte sécuritaire.
Le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier de prendre les dispositions idoines pour une organisation réussie du Forum national de la réconciliation nationale.
Le troisième rapport est relatif à un décret portant nomination des membres du Conseil national d’orientation et de suivi (CNOS) de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale.
L’adoption de ce décret permet la nomination de cent dix-neuf (119) membres du CNOS, composés de représentants du Gouvernement et des forces vives de la Nation.
I 2 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
Le Conseil a adopté un décret portant attributions, composition, organisation et fonctionnement de la Commission nationale pour les réfugiés (CONAREF).
La CONAREF est l’organe national chargé de la gestion et de la protection des réfugiés et apatrides reconnus et demandeurs d’asile sur l’ensemble du territoire national.
L’adoption de ce décret permet à la Commission nationale pour les réfugiés d’assurer efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2011-118/PRES/PM/MAECR du 10 mars 2011 relatif aux modalités d’application de la loi n°042-2008/AN du 23 octobre 2008 portant statut des réfugiés au Burkina Faso.
I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN
Le Conseil a adopté cinq (05) rapports.
Le premier rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de facilité de crédit conclu le 22 novembre 2021 entre le Burkina Faso et Deustche Bank S.A.E pour le financement du projet de construction et d’équipement du Centre hospitalier universitaire de Bassinko (PCE/CHU-BSK).
Le coût total du projet est de 118 517 488,79 Euros, soit 77 960 796 438 F CFA.
Le financement est articulé selon les modalités suivantes :
– un prêt de la société Deutsche Bank S.A.E, d’une valeur de 80 717 488,79 Euros, soit 52 947 201 794 F CFA ;
– un don de la Famille Royale des Emirats Arabes Unis, d’une valeur de 37 800 000 Euros, soit 24 795 174 600 F CFA.
La construction et l’équipement du Centre hospitalier universitaire de Bassinko contribueront à améliorer l’état de santé et le bien-être des populations burkinabè.
Le deuxième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de financement relatif au crédit n°7002-BF et au don n°D930-BF de la troisième opération de la série d’appui aux réformes sur la gestion budgétaire, la croissance durable et la prestation de services, conclu le 15 décembre 2021 entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA).
Le montant total du financement est estimé à 113, 48 milliards F CFA. Il est composé d’un don d’un montant de 71 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit environ 56,74 milliards F CFA et d’un prêt d’un montant de 86,5 millions d’Euros, soit environ 56,74 milliards F CFA.
Le troisième rapport est relatif à un décret portant modalités de tenue de la comptabilité budgétaire des ordonnateurs du budget de l’Etat.
Ce décret vise à assurer la production effective des comptes administratifs des ordonnateurs principaux en vue de la reddition des comptes à travers la loi de règlement.
L’adoption de ce décret permet d’encadrer la tenue de la comptabilité budgétaire des ordonnateurs.
Le quatrième rapport est relatif à un décret portant allègement des mesures relatives à la passation, à l’exécution, à la réception et au paiement des marchés publics et des délégations de service public dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS-BF).
Ce décret vise à rendre efficace la mise en œuvre du PUS-BF conformément à la recommandation du Conseil d’orientation stratégique (COS) du PUS-BF tenu le 12 novembre 2021.
L’adoption de ce décret permettra de réduire les goulots d’étranglement relatifs à la passation, à la réception et au paiement des marchés publics dans la zone d’intervention du PUS-BF au regard du défi sécuritaire dans ladite zone.
Le cinquième rapport est relatif à un décret portant règles de création, de gestion et de suppression des fonds d’intervention au Burkina Faso.
L’institution d’un fonds d’intervention vise à rendre les organes et corps de contrôle autonomes et indépendants dans leur mission de contrôle, conformément aux normes internationales.
L’adoption de ce décret permet une harmonisation des règles de création, de gestion et de suppression des fonds d’intervention ainsi qu’une bonne exécution des missions des corps et organes de contrôle de l’Etat.
I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE
Le Conseil a adopté, à l’occasion du 1er janvier 2022, un décret portant remise de peines de détenus condamnés.
Ce décret est une application de l’article 54 de la Constitution du 02 juin 1991 qui accorde un droit de grâce au Chef de l’Etat. Les dispositions de la loi n°010-2017/AN du 10 avril 2017 portant régime pénitentiaire au Burkina Faso et le décret n°160 du 18 avril 1961 réglementent ce droit de grâce.
Conformément à ces textes, les bénéficiaires de grâce sont choisis parmi les détenus ayant fait preuve de bonne conduite et ayant purgé la moitié de leur peine. Ils sont également choisis en raison de leur âge, de leur minorité pénale, de la précarité de leur santé, de l’intérêt porté aux travaux dans les unités de production agricole, les ateliers et chantiers des établissements pénitentiaires. Le Président du Faso a usé de son droit de grâce au profit de 874 détenus.
L’adoption de ce décret permet, pour la nouvelle année 2022, la remise totale du reliquat de peines à 313 détenus condamnés et la remise partielle de peines allant de 3 à 12 mois à 561 autres détenus.
La liste de ces personnes sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.
I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES
Le Conseil a adopté un décret portant adoption de la Politique linguistique du Burkina Faso 2021-2030.
La politique linguistique 2021-2030 vise à renforcer les capacités humaines, l’implication et la participation citoyenne de tous les Burkinabè dans le développement local, culturel et politique de notre pays en intégrant les langues nationales dans le système institutionnel national.
L’adoption de ce décret permet aux institutions, aux Organisations non gouvernementales (ONG) et aux associations intervenant dans la promotion des langues nationales de disposer d’un cadre juridique en vue de promouvoir ces langues.
I 6 AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE, DE L’HYGIENE PUBLIQUE ET DU BIEN-ÊTRE
Le Conseil a adopté un rapport relatif au plan de préparation et de riposte à une éventuelle épidémie de méningite en 2022 au Burkina Faso.
Ce plan vise à réduire la morbidité et la mortalité dues à la méningite au Burkina Faso en 2022. Il permettra entre autres, le renforcement de la surveillance épidémiologique à tous les niveaux, le pré-positionnement des médicaments, réactifs et consommables, la constitution d’un stock de sécurité en vaccins et consommables, la prise en charge précoce des cas selon les protocoles révisés avec les médicaments pré positionnés, la vaccination réactive de masse gratuite en cas d’épidémie, le renforcement de la communication au profit de la population et la vaccination en stratégie fixe et en stratégie avancée.
Le Conseil a instruit le ministre chargé du dossier de prendre les dispositions idoines en vue de la mise en œuvre efficace de ce plan évalué à trois milliards cinq cent quatre-vingt-sept millions sept cent trente-quatre mille sept cent dix (3 587 734 710) F CFA.
I 7 AU TITRE DU MINISTERE DU GENRE, DE LA SOLIDARITE NATIONALE, DE LA FAMILLE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE
Le Conseil a adopté un rapport relatif au progrès du Burkina Faso en matière d’égalité homme-femme.
Le rapport sur les progrès réalisés en matière d’égalité homme-femme a concerné la période de 2014 à 2021. Ce rapport fait ressortir des avancées notables en matière d’égalité homme-femme, conformément aux engagements pris en 1995 à Beijing avec la Communauté internationale.
Ces avancées concernent entre autres domaines, l’éducation et la formation des femmes, la santé, la violence à l’égard des femmes et conflits armés, les droits fondamentaux des femmes et petites filles et la prise de décisions et mécanismes institutionnels chargés de favoriser la promotion de la femme.
Le Conseil félicite l’ensemble des acteurs pour les résultats engrangés et les encourage à poursuivre les actions en vue de renforcer davantage la promotion de l’égalité homme-femme.
II COMMUNICATION ORALE
II Le ministre de la Communication, des relations avec le Parlement, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative au compte rendu des travaux de la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale, au titre de l’année 2021.
Cette seconde session ordinaire a permis au Parlement d’adopter douze (12) lois ordinaires et d’exercer son contrôle sur l’action gouvernementale par l’interpellation du Gouvernement sur deux (2) questions d’actualité et vingt-six (26) questions orales.
Les députés ont également formulé des recommandations dont ils requièrent la prise en compte par le Gouvernement. Ces recommandations portent essentiellement sur le projet de loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2022 et les projets de loi de règlement au titre des années 2016, 2017, 2018 et 2019.
III NOMINATIONS
III NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
AU TITRE DE LA PRIMATURE
Pour le compte du Millenium Challenge Account (MCA)-BF 2 :
– Monsieur Tambi Samuel KABORE, Mle 46 903 T, Enseignant-chercheur, catégorie P3, grade terminal, 3ème échelon, est nommé Directeur général.
Pour le compte de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) :
– Monsieur Sidbewindé Ahmed Yachine OUEDRAOGO, Economiste-financier, 17ème échelon, est nommé Président du Conseil de régulation ;
– Monsieur Issa Saferiba FAYAMA, Mle 130 274 L, Magistrat, catégorie P5, grade exceptionnel, 2ème échelon, est nommé Secrétaire général ;
– Monsieur Jean Baptiste KY, Mle 79 68 S (Mle SONABEL), Ingénieur électromécanicien C8 E09, est nommé Ingénieur en énergie ;
– Monsieur Léonard SANON, Juriste, 17ème échelon, est nommé Juriste.
Inoussa Bonkoungou alias « K2 », l’homme le plus fort du Burkina « Power lifting » a été fait chevalier de l’ordre du mérite de la jeunesse et des sports
Inoussa Bonkoungou alias « K2 », l’homme le plus fort du Burkina « Power lifting » a été fait chevalier de l’ordre du mérite de la jeunesse et des sports.
Inoussa Bonkoungou alias « K2 », l’homme le plus fort du Burkina « Power lifting » a été fait chevalier de l’ordre du mérite de la jeunesse et des sports
La distinction de K2 est intervenue ce mardi 28 décembre 2021 dans la salle des sports de Ouaga 2000.
Créé le 18 juillet 1998, l’ordre du mérite de la Jeunesse et des Sports vise à récompenser les sportifs, les dirigeants des structures sportives et de la jeunesse, ainsi que les personnes physiques ou morales qui se sont distinguées dans l’exercice de fonctions publiques ou privées, de promotion du sport, des loisirs et de la jeunesse.
Ceci est une déclaration du Balai citoyen sur la mort de Ladji Yoro.
«COMMUNIQUE DU BALAI CITOYEN SUITE AU DECES DE SOUMAÏLAGANAME ALIAS LADJI YORO
L’attaque du convoi de Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) et de civils dans les environs de You, sur le tronçon Ouahigouya-Titao, a couté la vie à 41 burkinabè dont le célèbre VDP Soumaïla GANAME alias Ladji Yoro. Cette embuscade tendue par des groupes terroristes survient après celle du 9 décembre dernier dans les mêmes circonstances et lieux, dans la zone de You, et qui a fait 14 morts dont 13 VDP.
Dans ces circonstances douloureuses, le Balai Citoyen présente ses sincères condoléances à la famille biologique de Ladji Yoro, à ses proches, aux populations du Loroum, du Nord et à l’ensemble des VDP du Burkina Faso.
Ladji Yoro était un symbole de courage, de détermination et de patriotisme dont notre pays est à la recherche pour sa sécurité et son progrès. Dans l’histoire des peuples, aucune guerre ne s’est gagnée sans le courage, la détermination et l’engagement ferme des hommes et femmes au front. C’est ce modèle de bravoure et de combativité que Ladji Yoro et ses hommes incarnaient. Perdre alors un combattant de sa trempe, c’est se rappeler sans cesse de cette partie du territoire national, le Loroum et environnants, chèrement défendue et protégée par cet intrépide combattant civil et sa troupe qui se sont battus jusqu’au sacrifice suprême pour défendre la terre ou leurs placentas ont été enterrés, la terre de leurs ancêtres.
Les combats entre le groupe de VDP dirigé par Ladji Yoro et les terroristes se sont déroulés à environ 35 Kms de Ouahigouya et 12 kms de Titao. Pourquoi, malgré la proximité, il n’y a pas eu un renfort du détachement militaire à ces VDP et civils pris en embuscade par l’ennemi ? Après les drames de Solhan, d’Arbinda et d’Inata, il est inadmissible que des burkinabè se fassent massacrer de la sorte sans une intervention rapide et conséquente des détachements militaires les plus proches. C’est pourquoi, nous demandons une enquête judiciaire crédible pour élucider les circonstances de ce drame qui a couté la vie à Ladji Yoro, à ses hommes et aux commerçants qu’ils escortaient.
Ladji Yoro est tombé les armes à la main. A l’image de son combat, le Loroum et le Burkina Faso doit se relever les armes au poing pour nettoyer chaque centimètre carré du pays de ces hommes sans foi ni loi.
En cette période de deuil national, le Balai Citoyen, tout en rendant un vibrant hommage à Ladji Yoro et à ses hommes tombés sur le champ d’honneur, voudrait rappeler une fois de plus au président KABORE et à son équipe qu’un pays ne se gère pas par procuration, par un laisser-aller suicidaire et qu’il faille urgemment se retrousser les manches pour garder le Burkina Faso dans sa superficie initiale parce que, comme le disait Norbert ZONGO, « personne n’aura un avenir dans un pays qui n’en a pas ».
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 22 décembre 2021, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 25 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales et autorisé des missions à l’étranger.
I DELIBERATIONS
I 1 AU TITRE DE LA PRIMATURE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant respectivement attributions des membres du Gouvernement et intérim des ministres.
Ces décrets visent à définir le rôle et la place de chaque ministre et ministre délégué et d’offrir un référentiel précis et rationnel à l’administration de l’Etat pour son organisation.
L’adoption de ces décrets permet aux membres du Gouvernement d’assurer efficacement leurs missions et d’organiser les intérims.
I 2 AU TITRE DU MINISTERE DES ARMEES ET DES ANCIENS COMBATTANTS
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à un décret portant approbation des statuts du Centre national d’études stratégiques (CNES).
Le Centre national d’études stratégiques est une structure d’anticipation et d’aide à la décision de la gouvernance sécuritaire. Au plan sous régional et international, il est un instrument d’appui à la coopération sécuritaire du Burkina Faso avec ses partenaires.
L’adoption de ce décret permet au Centre national d’études stratégiques de se doter de textes juridiques en vue d’accomplir efficacement ses missions, conformément au décret n°2014-609/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère scientifique, culturel et technique (EPSCT).
Le second rapport est relatif au drame d’Inata.
Le rapport de l’inspection générale des forces armées a été remis le 14 décembre 2021 à Son Excellence Monsieur le Président du Faso. Après avoir examiné les conclusions du rapport, le Chef de l’Etat a décidé de lui donner une suite judiciaire à travers la saisine du tribunal militaire.
A titre conservatoire, il a décidé de relever de leurs fonctions le Lieutenant-Colonel William COMBARY, Commandant du Groupement mobile de Ouagadougou et le Capitaine Isaac SANOU, Commandant de la Compagnie de gendarmerie de Manga, chef de l’escadron de gendarmerie qui devait relever le détachement d’Inata.
I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN
Le Conseil a adopté sept (07) rapports.
Le premier rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de financement composé du Crédit n°6967-BF et du Don N°D8910-BF conclu le 09 septembre 2021 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) pour le financement du Projet régional sur le corridor économique Lomé-Ouagadougou-Niamey.
Le coût total du projet est évalué à 260 millions USD, soit environ 143 milliards F CFA. Il est financé par l’Association internationale de développement sous forme de Crédit à hauteur de 130 millions USD et de Don à 130 millions USD.
La mise en œuvre de ce projet permettra aux populations d’améliorer la connectivité régionale et les infrastructures communautaires socio-économiques le long du corridor entre les capitales du Burkina Faso, du Togo et du Niger.
Le deuxième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de la convention de crédit acheteur signée le 12 juillet 2021 entre le Burkina Faso, BNP Paribas Fortis sa/nv et exportkreditnämnden pour le financement de la phase I du projet de mobilité urbaine du Grand Ouaga (PMUGO).
Le coût global de la première phase du projet est de 80 679 982,03 Euros soit 52 906 778 596,14 F CFA, financé selon les modalités suivantes :
– 78 582 519 Euros, soit environ 51 546 753 415,68 F CFA, sous forme de prêt de BNP PARIBAS FORTIS ;
– 14 029 503,48 Euros, soit environ 9 200 000 000 F CFA, sous forme de prêt de VISTA BANK BURKINA (ex BICIA-B).
Ce projet de mobilité urbaine du Grand Ouaga (PMUGO) vise à mettre en place une nouvelle offre de transport collectif efficient et respectueux de l’environnement et à même d’asseoir une gouvernance de mobilités quotidiennes dans le Grand Ouaga.
Le troisième rapport est relatif à un décret portant désignation de l’Autorité compétente en matière de sanctions financières ciblées et création de la Commission Consultative sur le Gel Administratif (CCGA).
Ce décret permet la mise en œuvre des résolutions 1267 et 1373 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies portant sur les mesures de gel sans délai des biens et autres ressources appartenant aux terroristes et groupes terroristes ainsi que l’établissement de listes des personnes et entités, pour l’application de sanctions financières ciblées.
L’adoption de ce décret permet à notre pays d’actualiser le cadre juridique, institutionnel et organisationnel du mécanisme des sanctions financières ciblées.
Le quatrième rapport est relatif à un décret portant autorisation de perception de recettes relatives à certaines prestations du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises.
Ce décret vise la relecture du décret n°2017-1130/PRES/PM/MINEFID/MCIA du 30 novembre 2017 portant autorisation de perception de recettes relatives à certaines prestations du ministère en charge de l’Industrie et du commerce. Cette relecture permet de prendre en compte les prestations offertes en ligne grâce aux nouvelles technologies.
L’adoption de ce décret permet d’accroître la part contributive des prestations de service du ministère en charge de l’Industrie et du commerce au budget de l’Etat.
Le cinquième rapport est relatif à l’état de mise en œuvre du Plan d’actions issu de l’évaluation du dispositif national de Lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) par les experts de l’International Co- opération review group (ICRG) du Groupe d’action financière (GAFI).
L’évaluation du dispositif national de Lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme a été effectuée sur le commerce et le bétail, les personnes morales et constructions juridiques, les organismes à but non lucratif, le secteur de l’orpaillage ainsi que sur les risques de financement du terrorisme au plan national.
Il ressort de ce rapport que les départements ministériels et les acteurs concernés par les évaluations sectorielles de risques de blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme ont été impliqués à l’appropriation et à la mise en œuvre effective de leurs activités du plan d’action. Il s’agit notamment des actions menées conjointement par le département en charge de la Sécurité et celui en charge des Armées pour la conduite de l’évaluation des risques de financement du terrorisme et des initiatives en cours au niveau de l’Administration territoriale, en ce qui concerne l’évaluation des risques de LBC/FT sur les organismes à but non lucratif.
Le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier à prendre les mesures idoines en vue de la mise en œuvre efficace du plan d’actions qui découle de la Stratégie nationale de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme 2021-2025.
En outre, la mise en œuvre réussie de ce plan d’actions permettra au Burkina Faso d’honorer ses engagements vis-à-vis de la communauté internationale.
Le sixième rapport est relatif au projet de règlementation générale des projets et programmes de développement exécutés au Burkina Faso.
Cette règlementation vise à apporter des ajustements nécessaires dans la catégorisation et le fonctionnement des projets et programmes de développement. Les innovations majeures concernent entre autres :
– l’élargissement du champ d’application de la règlementation aux projets et programmes de développement initiés et exécutés par les démembrements de l’Etat, les Organisations non gouvernementales, les Associations de développement et les Fondations ;
– la consécration de quatre (04) catégories de projets et programmes au lieu de deux.
L’adoption de ce rapport permettra d’assainir le domaine des projets et programmes de développement et d’assurer un meilleur impact sur les conditions de vie des populations.
Le septième rapport est relatif à un décret portant création, composition, attributions et fonctionnement d’une Commission interministérielle chargée du suivi de l’application de la règlementation applicable aux Etablissements publics.
L’adoption de ce décret permet de prendre en compte l’évolution du cadre juridique des établissements publics et de renforcer les capacités opérationnelles de la commission interministérielle.
Ce décret abroge toutes les dispositions antérieures contraires, notamment celles relatives à l’arrêté n°2002-87/MEF/SG/DGTCP/DAMOF du 20 mars 2002 portant création, composition, attributions et fonctionnement d’une Commission interministérielle chargée du suivi de l’application de la réglementation sur les Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif (EPA).
I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret porte modalités de gestion du repos pour allaitement.
L’adoption de ce décret permet de se conformer aux dispositions de l’article 63, alinéa 3 de la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la fonction publique d’Etat.
Le deuxième décret porte modalités de notification des actes concernant la situation administrative du fonctionnaire d’Etat.
L’adoption de ce décret permet de se conformer aux dispositions de l’article 75, alinéa 2 de la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la fonction publique d’Etat.
Le troisième décret porte création, composition, attributions et fonctionnement d’un Comité technique de la mutualité sociale (COTEMS).
L’adoption de ce décret permet à notre pays de renforcer le dispositif juridique des mutuelles sociales et de leurs faîtières et d’assurer la couverture par le Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) des populations du secteur informel et du monde rural.
II COMMUNICATIONS ORALES
II 1 Le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a fait au Conseil une communication relative à la participation d’une délégation du Burkina Faso au sommet sur l’éducation au Sahel à Nouakchott, en Mauritanie.
Au cours de ce sommet, les Etats ont rappelé les défis des pays du G5 Sahel, présenté les efforts consentis en matière de développement des systèmes éducatifs et les reformes entreprises. Ce sommet a permis la présentation d’une synthèse du Livre blanc et la signature d’une déclaration. Les Etats membres ont affirmé leur adhésion au contenu du Livre blanc et leur engagement respectif à le mettre en œuvre à travers la déclaration de Nouakchott sur l’éducation au Sahel. Il convient de noter qu’en termes d’accès, de qualité et même de financement du secteur de l’éducation, notre pays a beaucoup contribué à améliorer les indicateurs de l’espace G5 Sahel. Ces efforts ont été reconnus dans le Livre blanc.
Le Burkina Faso a rappelé son attachement au G5 Sahel et son adhésion aux conclusions et recommandations du Livre blanc et à la déclaration de Nouakchott.
II 2 Le ministre de la Santé, de l’hygiène publique et du bien-être a fait le point de l’évolution de la COVID-19 dans notre pays.
Au regard de l’augmentation du nombre de cas de contamination et de décès, le Conseil invite les populations au respect strict des mesures barrières notamment lors des festivités de fin d’année afin de limiter la propagation de la maladie à Coronavirus. Ces mesures sont entre autres :
– le port obligatoire du masque ;
– le lavage régulier des mains au savon ;
– l’utilisation du gel hydro-alcoolique ;
– la limitation des rassemblements ;
– la vaccination contre la COVID-19.
II 3 Le ministre des Sports, de l’autonomisation des jeunes et de l’emploi a fait au Conseil une communication relative à la préparation des Etalons seniors en vue de leur participation à la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN) au Cameroun.
Le Conseil encourage les acteurs dans leur préparation en vue d’une bonne participation du Burkina Faso à la CAN 2022.
Mariam Gui Nikiéma (au milieu), présidente de l’ARSE, se prêtant aux questions des journalistes après l'ouverture
L’atelier d’information et de formation des journalistes organisé par l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) s’est achevé le 22 décembre 2021 à Koudougou sur une note de satisfaction générale. La présidente de l’ARSE Mariam Gui Nikièma qui a présidé la cérémonie de clôture de l’atelier, s’est félicitée du bon déroulement et des résultats enregistrés.
L’atelier d’information et de formation des journalistes s’est achevé sur une note de satisfaction générale
«Vraiment merci pour votre participation active, votre assiduité aux travaux du présent atelier qui prouve si besoin en était votre intérêt pour le sujet mais aussi la pertinence de cette formation». Ce sont là des mots de satisfaction de la présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) à la clôture de l’atelier organisé du 20 au 22 décembre 2021 à Koudougou au profit d’une quarantaine de journalistes des régions du Centre, du Centre-ouest et de la Boucle du Mouhoun.
Aux participants a été rappelée la mission de l’ARSE qui est de soutenir le développement du secteur public de l’électricité, de défendre les intérêts des usagers et la qualité du service public, de promouvoir et organiser la concurrence entre les opérateurs. Plus spécifiquement, l’ARSE a pour devoir l’assistance à l’élaboration de la politique de développement du secteur de l’énergie ; le contrôle de l’octroi et l’exécution des titres d’exploitation ; le contrôle et le suivi des conventions ; la proposition à l’Etat des tarifs applicables dans le secteur de l’énergie ainsi que le contrôle de l’application des tarifs de l’électricité fixés par l’Etat et le règlement des différends.
Mariam Gui Nikiéma (au milieu), présidente de l’ARSE, se prêtant aux questions des journalistes
Pour la mise en œuvre efficace de cette lourde mission, l’ARSE sollicite l’accompagnement des journalistes, à présents suffisamment outillés sur les réalités de l’institution, ses difficultés financières.
Les journalistes ont été par ailleurs informés sur la mise en place du marché régional de l’électricité dont le lancement officiel est intervenu en 2018 à Cotonou au Bénin. Là-dessus, le directeur des affaires juridiques et du contentieux, Jean Léonard Sanou, s’est voulu rassurant quant aux mesures qui sont en train d’être prises pour une effectivité du marché régional d’électricité. Aussi bien au niveau national que sous- régional. Par exemple au niveau national, il a évoqué la prise du décret relative à l’accès des tiers au réseau. A l’écouter, cela est vraiment essentiel car, c’est, dit-il, une condition préalable à l’effectivité du marché régional d’électricité.
De leur côté, les journalistes ont apprécié positivement l’organisation du présent atelier qui leur a permis de s’imprégner des missions et attributions de l’ARSE, ses ambitions, ses difficultés et du processus de mise en œuvre du marché régional de l’électricité. Bref, tout est bien qui finit bien.
L'homme de culture Lassina Yé Coulibaly exhorte à une prise en compte du volet culture dans cette crise du Covid-19
Alors que la courbe à la contamination au Covid-19 semble est repartie à la hausse un partout ; l’homme de culture burkinabè et africain que l’on ne présente plus, Yé Lassina Coulibaly, insiste, comme il n’a jamais cessé de le souligner depuis l’apparition de cette pandémie, sur la nécessité de prendre en compte le volet culturel dans la riposte. «Ce serait une erreur d’en négliger l’impact psychosociologique et l’importance d’une réponse culturelle», soutient-il dans cette tribune dont nous proposons l’intégralité.
L’homme de culture Lassina Yé Coulibaly exhorte à une prise en compte du volet culture dans cette crise du Covid-19
«Dans cette période de pandémie, l’art et la culture me semblent oubliés, et pourtant les artistes sont des acteurs dignes de l’intérêt des citoyens car ils portent l’identité culturelle hors des frontières.
Certes, la crise déclenchée par cette pandémie du Covid 19 est mondiale et l’on peut comprendre que l’urgence de réponses en termes de protection des humains ait reposé prioritairement sur des mesures sanitaires et économiques, mais ce serait une erreur d’en négliger l’impact psychosociologique et l’importance d’une réponse culturelle.
Informations contradictoires au début de la crise
Au début de l’évolution de cette crise, les médias nous ont inondés d’informations plus ou moins anxiogènes et parfois contradictoires compte-tenu de la brutalité de la survenue de la pandémie et du flou qui a suivi en matière de choix stratégiques pour la combattre…
On a beaucoup entendu parler de la course des grandes puissances pour trouver le meilleur vaccin, des enjeux économiques entre laboratoires de recherche et producteurs de vaccins concernant les brevets de fabrication, les droits…
On n’entendait que ça. Les peuples ont été pris en otage de cette dynamique entre la peur de la maladie et l’espoir du bon remède. C’était tellement pesant qu’on attendait que l’Etat nous rassure avec le bon vaccin, les bons masques, ça n’a pas été facile… Tout le monde était suspendu aux déclarations gouvernementales…
Maintenant c’est le sujet controversé des vaccins et du pass sanitaire qui fait polémique. Personnellement, je pense qu’en dépit des incertitudes, et pour le bien de tous, il ne faut pas que les gens se braquent, car le risque de mourir de la Covid 19 est plus important que celui de mourir du vaccin. Respecter les règles sanitaires, c’est être collectivement responsables.
«Rupture entre les lieux de spectacle et les artistes»
Les confinements successifs et la limitation des contacts sociaux ont signé la rupture entre les lieux de spectacle et les artistes. Tous les lieux de diffusion ont été touchés : salles de concert, de cinéma, théâtres, opéra, cabarets, clubs, festivals…
Les acteurs culturels sont devenus impuissants, aucune programmation n’a été possible pendant des mois… Beaucoup d’artistes se sont rabattus sur le télétravail ce qui a permis à certains de s’adapter mais pour ceux qui sont dans la musique vivante c’est un désastre. Le coût est très, très élevé, y compris moralement.
Toute la réflexion d’écriture, le travail de recherche, de répétition, l’expérimentation, la création, même s’ils sont théoriquement réalisables, sont appauvris car privés de la vibration des rencontres, des inter- actions entre artistes et public. Or, l’art vivant se nourrit du contact…
Le monde entier a subi et vécu au rythme des règles sanitaires, ce qui est tout à fait normal, mais il faut donner de l’espoir, soutenir les efforts de solidarité et de fraternité, et là, l’art et les artistes ont toute leur place afin que cette pandémie ne soit pas synonyme de rupture avec l’extérieur, voire d’enfermement psychique.
Importance du numérique dans l’éveil et l’éducation à la culture
Depuis le début de la crise sanitaire, les acteurs politiques, économiques, culturels, la famille et les amis négligent l’importance du numérique dans l’éveil et l’éducation à la culture alors que c’est possible aujourd’hui de s’appuyer sur cette technologie et que c’est une des possibilités de garder la tête hors de l’eau, en tout cas pour ceux qui disposent de matériel et de studios de travail. D’ailleurs, des plates-formes de téléchargement de musiques et de films existent.
La grande question du statut économique des artistes est aussi passée sous silence. Prendre en compte l’être humain au-delà de l’artiste, même en dehors de son pays, serait une marque de reconnaissance de notre rôle et de notre engagement culturel et social dans la société. Se servir des artistes à l’intérieur du pays ou en dehors, c’est normal mais il ne faut pas les oublier une fois leur talent utilisé… Ceux qui n’entrent pas dans le cahier des charges de la coopération culturelle et ne bénéficient pas de l’influence des réseaux politiques souffrent beaucoup.
C’est vrai que nombre d’autres secteurs d’activités sont sinistrés, mais pour les artistes c’était déjà difficile avant la pandémie… C’est pire aujourd’hui, c’est le moment où tous les artistes ont besoin du soutien inconditionnel des amis, de la famille, de l’Etat, afin qu’ils ne soient pas enclavés dans une souffrance terrible.
L’emploi on n’en parle pas assez, il faudrait développer, avec des professionnels formés, une pédagogie pour accompagner les artistes, comme les autres travailleurs, afin de les aider à s’adapter, à imaginer, à trouver des solutions ou des alternatives…
La limitation de la libre circulation, notamment concernant les voyages internationaux, et les règles sanitaires ont freiné l’expression culturelle, on n’a pas assez pensé à l’art populaire et à le protéger.
A ce jour, avec la pandémie, beaucoup d’artistes n’ont pas pu mener à bien leur projet artistique. Le répertoire le plus frappé c’est la musique traditionnelle, les variétés internationales s’en sortent mieux…
Les infrastructures culturelles, qui manquent souvent de moyens, ne sont pas suffisamment à l’écoute des artistes. Toutes les conditions ne sont pas réunies pour remettre des programmations sur les rails car beaucoup d’incertitudes subsistent. Cette absence de perspectives à moyen et long terme pénalise les professionnels de l’art.
La culture, on l’oublie et les artistes aussi qu’ils soient professionnels ou amateurs.
En cette période de fin d’année, je voudrais dire à mes concitoyens : comme nous pensez à achetez le champagne, le foie gras, les chocolats, pensez à la culture et à ceux qui la portent, les artistes!
Car il ne faut pas sous-estimer l’impact de ces fêtes et de l’incitation à la consommation sur ceux qui connaissent des difficultés économiques, ainsi que la frustration que cela engendre…
Il faut penser à la sensibilité des enfants confrontés à la détresse de leurs parents dont ils perçoivent parfaitement les préoccupations matérielles et morales. Pour grandir, ils ont besoin du soutien de leurs parents; or, ils comprennent que l’avenir va être difficile pour eux… C’est un traumatisme et de mauvais augure pour la société future…
Un soutien financier des institutions est nécessaire. Il y a des artistes qui ont des vies de famille, qui avaient des projets en cours et du jour au lendemain, tout s’est arrêté. Pourtant, ils ont besoin de faire vivre décemment leur famille.
Trouver un moyen de venir en aide aux acteurs du secteur sinistré de la culture
Le rôle de l’Etat c’est de rassurer, soutenir, donner des perspectives d’avenir, surtout que cela risque d’être long… Il est urgent que les acteurs économiques et politiques trouvent le moyen de soutenir activement les artistes afin qu’ils continuent à vivre dignement de leur travail et de leur art.
Contrairement aux fonctionnaires et aux retraités qui continuent de percevoir leur salaire ou leur pension, les artistes se retrouvent dans une situation précaire, surtout en Afrique où il n’existe pas, ou peu, de fonds de solidarité, où les artistes professionnels africains ne peuvent plus se déplacer hors des frontières. Heureusement, la solidarité traditionnelle reste une valeur très forte en Afrique et permet de ne pas sombrer.
Il est urgent que les responsables politiques et économiques trouvent un moyen de venir en aide aux acteurs de ce secteur sinistré de la culture qui doivent rester présents auprès de leurs concitoyens. C’est particulièrement le cas en Afrique où l’art populaire a une grande importance, que ce soit sur les places publiques ou dans les évènements familiaux.
Ce qui est sûr, c’est que certains pays ont pris en compte les difficultés de leurs artistes et la nécessité de les accompagner au niveau financier, en ce moment difficile, afin qu’ils assument leurs charges quotidiennes très lourdes pour certains.
Mais ce soutien s’adresse surtout aux artistes reconnus et que deviennent ceux qui ont du talent sans avoir acquis de notoriété? Pour les artistes handicapés ou âgés, c’est encore pire… Force est de constater que le secteur de la production culturelle suit majoritairement les artistes renommés; les autres restent sur le carreau!
«Tout le monde écoute de la musique »
C’est dans la difficulté que l’on voit les vrais acteurs économiques et politiques, ceux qui soutiennent la culture parce qu’ils en connaissent l’impact sur les hommes et la société.
Dans cette souffrance je pense à mes collègues musiciens, conteurs, mais aussi cinéastes, réalisateurs, comédiens, danseurs, chanteurs, plasticiens, luthiers, techniciens… et ça me fait de la peine qu’il n’y ait pas beaucoup de solidarité à notre égard, alors que l’art et la culture sont le cœur des gens et le poumon de leur vie.
Tout le monde écoute de la musique, tous les styles de musique; ce serait bien, au-delà de cette écoute, que l’artiste soit pris en considération, que l’on aille à sa rencontre. Ce n’est pas qu’une question d’argent, ce serait un signe de reconnaissance de notre rôle qui redonnerait de l’espoir en l’avenir.
«Beaucoup de personnes sensibles à la culture»
On a et on aura besoin les uns des autres pour vivre ensemble de manière harmonieuse, c’est pourquoi la solidarité envers les artistes est importante. L’Etat ne peut pas tout faire, il faut que les citoyens soient conscients de l’importance de la culture et de la valeur de gestes d’entraide, qu’il s’agisse de collectes, de commandes de prestations à l’avance pour des évènements ou de demandes de conseils pour des occasions spécifiques. Mieux vaut des petites choses que rien…
Il y a beaucoup de personnes sensibles à la culture, riches de cœur et conscientes des réalités, on leur fait confiance mais il faut une mobilisation de tous : amis et familles des artistes, mélomanes, fans, tous les humains qui savent l’importance des arts et de la culture, afin de soutenir massivement les artistes et que l’art reste le ferment de notre société.
En période de crise où l’humanité est plongée dans l’incertitude, il est vital de réveiller la sensibilité des humains et de susciter l’amour des arts.
Car la vie continue au-delà de la crise sanitaire qui frappe tous les secteurs. Le monde est fatigué on en a ras le bol de la peur et de l’absence de perspectives.
«On a besoin de tous les arts»
Pour l’accompagnement de la vie, on a besoin de tous les arts, particulièrement la musique qui apaise les tensions entre les humains et détourne l’attention des gens du matraquage et de l’intoxication des médias.
Le privé ne s’investit pas suffisamment dans la culture car il y a négation de l’importance de celle-ci dans le développement économique
Il ne faut pas oublier que les civilisations, en général, s’appuyaient sur l’art et la culture pour l’éducation et la transmission des valeurs humaines et cela, il ne faut pas l’abandonner car nous avons tous besoin de retrouver une vie familiale et sociale riche et sécurisante.
Toutes les disciplines artistiques sont concernées et susceptibles de donner du plaisir aux gens. Il faut que l’art soit partout, dans les écoles, sur les places publiques et que les artistes se nourrissent en retour d’inter- actions enrichissantes porteuses de nouvelles dynamiques.
Hôpitaux, maisons de retraite
Les responsables locaux devraient se soucier du bien-être de leurs concitoyens en rapprochant la culture de ceux qui en sont éloignés ou vulnérables… Des conteurs, comédiens, clowns, musiciens professionnels pourraient se rendre dans les cours, les hôpitaux, les maisons de retraite, afin de rompre l’enfermement, de soulager la douleur et rendre le sourire à ceux qui souffrent…
La mise à disposition de lieux de lecture publique et le développement de l’art plastique dans les jardins, sur les murs des villes et villages seraient aussi de nature à rendre la vie plus humaine et plus belle.
Il ne faut pas abandonner la culture, le spectacle vivant c’est un langage universel et c’est aussi la santé.
On dépend les uns des autres. Ce qui m’attriste c’est que les artistes sont toujours obligés de rappeler qu’ils sont là et que l’art est important alors que la société devrait avoir conscience qu’il faut aller vers eux comme on va chercher un médicament. Je ne devrais même pas avoir à écrire ces choses évidentes…
Besoin de stabilité économique
Pour survivre, les artistes ont besoin d’une stabilité économique que seuls les acteurs économiques privés et les associations à vocation culturelle peuvent leur apporter avec l’aide de l’Etat.
Tant d’initiatives relèvent d’une mission d’intérêt général dans un quartier et pourraient recevoir le soutien de l’Etat, dès lors que les structures porteuses de projet sont dynamiques et crédibles !
Beaucoup de structures fonctionnent sur ce mode, c’est une question de volonté, d’engagement et de prise de risque…
Il est réconfortant de voir que de formidables actions en direction des enfants et de la jeunesse peuvent voir le jour, tel que l’Orchestre à l’école ou celle du Cirque du soleil en Ethiopie… Il s’agit d’actions humanitaires intelligentes et respectueuses de la dignité des gens.
«L’art ne peut pas se développer sans moyens»
On ne peut pas vivre sans l’art, l’art ne peut pas se développer sans moyens, on peut tenter de l’ignorer mais la flamme ne doit pas s’éteindre car l’art est au cœur de la vie ;
C’est le vecteur d’émotions partagées par l’humanité entière et de la transmission de valeurs universelles de fraternité.
L’individualisme n’a jamais soigné la société. C’est dans le rassemblement et l’estime des autres que l’on peut honorer l’héritage moral et culturel de nos parents et grand- parents et donner espoir à la jeunesse.
Je pense au patrimoine musical et culturel dont il faut que la mémoire reste vivante pour nos enfants et pour la jeunesse. Il faut pour cela que l’on reste mobilisés massivement pour soutenir la famille des artistes. Ce serait la moindre des solidarités…
Je fais partie de cette famille.
Si j’ai cette sensibilité je le dois à mes grands-parents et mes parents, Yé et Sékou Coulibaly, tous femmes et hommes de coeur…
Photo de famille des responsables de l'ARSE et des journalistes à l'ouverture de la formation ce lundi 20 décembre 2021 à Koudougou
L’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) organise depuis ce lundi à Koudougou, un un atelier de formation et d’information sur ses missions au profit d’une quarantaine de journalistes burkinabè. C’est la présidente de l’ARSE, Mariam Gui Nikièma qui a présidé l’ouverture de l’atelier.
Le présidium à l’ouverture de l’atelier ce lundi 20 décembre 2021 à Koudougou avec au milieu la présidente de l’ARSE, Mariam Gui Nikièma
Ils viennent des régions du Centre, Centre-ouest et de la Boucle du Mouhoun. Eux, ce sont la quarantaine des journalistes qui participent du 20 au 22 décembre 2021 à Koudougou à l’atelier de formation et d’information de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE).
L’initiative, selon Mariam Gui Nikiéma, présidente de l’ARSE, s’inscrit vise principalement à renforcer les connaissances des journalistes en matière de régulation à savoir les concepts et fondements de la régulation, les missions, attributions, organisation et fonctionnement de l’ARSE. Elle vise en outre à fournir aux hommes de médias des informations sur la mise en place du marché régional de l’électricité dont le lancement officiel est intervenu en 2018 à Cotonou au Bénin.
Photo de famille des responsables de l’ARSE et des journalistes à l’ouverture de la formation ce lundi 20 décembre 2021 à Koudougou
Les participants au présent atelier de 3 jours auront droit à plusieurs communications qui seront données par les responsables de l’Autorités de régulation du secteur de l’énergie. En autres, l’historique de l’ARSE, les acquis et les difficultés de l’institution seront abordées.
L’ARSE, faut-il le rappeler, a été créée il y a plus d’une dizaine d’années, plus précisément en 2007 et a vu ses attributions renforcer à la faveur de l’adoption de la loi 014 du 20 avril 2017 règlementant le secteur de l’énergie au Burkina Faso.