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Ouaga : Comment des Kolg- wéogo ont évité des perturbations de cours scolaires

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On a beau tout dire sur les Kolg- wéogo mais il y a des moments où recourir à eux se révèle parfois salvateur. C’est le cas des cet établissement de la capitale qui leur a fait appel ce mardi pour assurer la continuité des cours depuis les perturbations d’hier 6 décembre, date anniversaire de la mort de l’élève Flavien Nébié.

Pour éviter le scenario d’hier 6 décembre où les cours ont été perturbés du fait d’un groupe d’élèves grévistes venus d’ailleurs et face auquel les vigiles n’ont pu faire le poids ; un établissement de Ouagadougou a fait appel aux Kolg- wéogo ce mardi pour assurer la continuité des cours.

Très tôt le matin, ces éléments étaient postés aux points stratégiques de l’établissement, attendant de pieds fermes les élèves perturbateurs de cours.

Vers 10 h et sans se douter de rien, ces derniers apparaissent en grand nombre, juchés sur des motos et sifflant comme dans un cortège de mariage.

Ils se dirigèrent vers l’entrée pour faire sortir les élèves de l’établissement. Mais, ils sont surpris de tomber sur les Kolg- wéogo qui ont surgi et procédé à des tirs de sommation. C’est la débandade dans les rangs des perturbateurs. Malgré cette déroute, certains ne s’avouent pas vaincus et tentent de s’organiser pour revenir à la charge. Mais, ce sera peine perdue. Kolg- wéogo sont bien en place    et ne concèdent rien.   Après plusieurs tentatives infructueuses, les élèves ont fini par renoncer à leur projet de perturbation des cours et ont poursuivi leur chemin vers d’autres établissements.

Christian Tas

Burkina Demain

Drame d’Inata : Le président du Faso a rejeté les conclusions du rapport d’enquête

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Selon nos confrères  de Sidwaya,  le rapport de l’Inspection générale des Armées  sur  le  drame  d’Inata, remis  le  30  novembre  dernier  au Président  du  Faso  par  le  ministre  de  la Défense,  aurait été  rejeté .

Les  conclusions de  ce  rapport  tant  attendu  par  les populations    ne contiendraient  pas  assez d’éléments  pour  situer  clairement  les responsabilités  des  uns  et  des  autres dans  la  chaîne  de  commandement  et présenteraient  également  beaucoup  de zones  d’ombre.

Non  satisfait  du contenu  du  rapport,  Roch  Marc Christian  Kaboré  aurait  donné,  à nouveau,  un  délai  de  10  jours,  a  partir du  03  décembre  2021,  pour  qu’un retour  lui  soit  fait.  On se  souvient  que dans  son  message  à  la  nation  suite  à  ce drame,  le  25  novembre  dernier,  le Locataire  de  Kosyam  a  déclaré  qu’il fera  preuve  de  fermeté  afin  de  mettre chacun  devant  ses  responsabilités.

Faut-il le rappeler, le 14  novembre  2021,  le  détachement militaire  d’Inata  a  été  victime  d’une attaque  terroriste.  57  gendarmes y  ont perdu  la  vie.  Ce drame a  soulevé  des interrogations  sur  le  ravitaillement  des soldats  et  sur  la  relève  dans  ce détachement.

Source : Sidwaya

Education au Sahel : 3 objectifs fondamentaux identifiés

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Le Sahel de demain se construit à l’école aujourd’hui

La « déclaration de Nouakchott» qui a sanctionné ce dimanche le sommet sur l’éducation au Sahel, identifie trois objectifs fondamentaux : améliorer la qualité des apprentissages, augmenter la participation des filles à l’enseignement secondaire, et renforcer les compétences de base et l’alphabétisation des jeunes adultes qui ont quitté l’école. Plus de précisions dans ce  Communiqué.

 «COMMUNIQUE

 Les dirigeants du Sahel s’engagent sur des réformes ambitieuses pour soutenir l’accès à un enseignement de qualité

 NOUAKCHOTT, 5 décembre 2021 – Le sommet sur l’éducation au Sahel sous le thème « Le Sahel de demain se construit à l’école aujourd’hui » vient de s’achever en présence du président Mohamed Ould Ghazouani de la République islamique de Mauritanie, du président Mohamed Bazoum de la République du Niger, des chefs de délégations des pays du Sahel et du vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et centrale.

 A l’issue de cette rencontre, les dirigeants des pays du Sahel se sont engagés dans le cadre d’une déclaration conjointe à renforcer les réformes pour une éducation de qualité dans la région. Dans la perspective d’un avenir meilleur pour les jeunes sahéliens, la « déclaration de Nouakchott » identifie trois objectifs fondamentaux : améliorer la qualité des apprentissages, augmenter la participation des filles à l’enseignement secondaire, et renforcer les compétences de base et l’alphabétisation des jeunes adultes qui ont quitté l’école.

« Je vais sans tarder travailler à la refondation de notre système éducatif. L’objectif est de faire de l’école une école républicaine qui soit un gage d’intégration pour les générations et qui redonne force et confiance à la jeunesse. Une jeunesse qui saura compter ses compétences et faire valoir les valeurs de citoyenneté pour le renforcement de l’Etat et de la Société. La formation dans les domaines liés aux secteurs économiques prometteurs sera une priorité pour les jeunes », a déclaré le Président Mohamed Ould Ghazouani de la République islamique de Mauritanie.

Un système éducatif performant augmente la productivité et l’emploi, et mène à de meilleurs résultats en matière de santé, de fonctionnement des institutions publiques et de maintien de la paix. Au cours de quinze dernières années, les pays du Sahel ont réalisé d’important progrès en doublant pratiquement le taux d’inscription de l’enseignement primaire et triplant celui de l’enseignement secondaire. Toutefois, les pays du Sahel doivent encore surmonter de nombreux défis pour offrir l’accès universel à l’éducation et offrir une instruction de qualité à l’ensemble de sa jeunesse.

« Nous sommes dans un cercle vicieux. Plus nous faisons d’enfants, moins nous sommes capables de les éduquer, moins nous les éduquons, plus ils feront des enfants à leur tour, facteurs dans notre contexte social économique de retard de développement et de croissance », a déclaré le Président Mohamed Bazoum de la République du Niger. 

Conscients de l’importance de répondre avec ambition aux défis de promouvoir l’accès universel à un enseignement de qualité, les délégations du Sahel réunis à Nouakchott ont défini une feuille de route pour mieux prioriser et coordonner les politiques et investissements dans le domaine de l’éducation au cours des dix prochaines années.

« Compte tenu de l’urgence de relever les défis qui se posent au système éducatif dans les pays du Sahel, nous allons intensifier notre appui au secteur dans son ensemble avec un accent particulier sur l’accès équitable à l’éducation et au renforcement de sa qualité. L’expérience internationale démontre que si les reformes sont mises en œuvre de façon coordonnées et inclusives, les réussites sont possibles », a indiqué Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et centrale.

Pour changer la donne, les dirigeants du Sahel ont fait appel à un engagement politique de long-terme autour de trois cibles essentielles :

-Prioriser les actions et financements autour d’objectifs chiffrés pour réduire la pauvreté des apprentissages, promouvoir une participation accrue des filles à l’enseignement secondaire, et renforcer les compétences de base et l’alphabétisation des jeunes adultes qui ont quitté l’école ;

-Améliorer le mode de recrutement, de formation, et de déploiement des enseignants, tout en participant aux programmes internationaux d’évaluation périodiques des acquis scolaires et autres apprentissages ;

-Augmenter la part de l’éducation dans les dépenses publiques et dans le produit intérieur brut pour atteindre le niveau de la moyenne de l’Afrique sub-saharienne au plus tard en 2030, tout en s’efforçant d’améliorer l’efficacité et la qualité de ces dépenses.

Pour plus d’informations :     

Présidence de la République islamique de Mauritanie

Mohamed Abdallahi Lehbib

+222 22 40 46 45

ma.lehbib@bcpr.mr

Groupe de la Banque mondiale

Loana Billeux

+222 43 72 43 52

lbilleux@worldbank.org»

Sommet sur l’éducation au Sahel : Voici les engagements pris à Nouakchott

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Les chefs d’Etat et de gouvernement du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, se sont réunis ce dimanche à Nouakchott, en République islamique de Mauritanie, dans le cadre d’un sommet sur l’éducation au Sahel. Voici la déclaration qui a sanctionné ce sommet.

«Déclaration de Nouakchott sur l’éducation dans les pays du G5 Sahel

Préambule

  • Nous, Chefs d’Etat et de Gouvernement du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, nous sommes réunis à Nouakchott, en République islamique de Mauritanie, le 5 décembre 2021.
  • Nous remercions Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la République islamique de Mauritanie, pour l’initiative de cette importante rencontre et pour nous avoir accueilli dans la tradition de l’hospitalité sahélienne. Nous avons discuté des enjeux de développement que partagent nos pays, convenu de solutions et d’objectifs communs pour améliorer les apprentissages des enfants et des jeunes de nos pays, et souligné le rôle essentiel du financement du secteur de l’éducation, dans un contexte marqué par la pandémie de la Covid-19 et la crise sécuritaire dans la région du G5 Sahel.

3 Nous exprimons nos sincères remerciements à l’ensemble de nos partenaires en développement pour les actions déjà mises en œuvre et leur engagement au service de l’éducation de notre jeunesse.

  • Nous saluons la politique du Groupe de la Banque Mondiale, pour son approche collaborative manifestée par l’écoute, la compréhension, et le partage des défis, pour mieux accompagner nos États dans la mise en œuvre de leurs stratégies nationales, comme en témoigne le lancement aujourd’hui de son Livre blanc sur l’éducation au Sahel.
  • Le présent document, la « Déclaration de Nouakchott »,représente le résultat de nos discussions. Il constitue un cadre de référence pour la priorisation et la coordination de nos politiques, pratiques et actions dans le domaine de l’éducation au cours des années à venir.

Approche stratégique de l’éducation au Sahel :

  • Nous affirmons qu’un enseignement de qualité pour toutes et pour tous constitue pour notre région le fondement d’un avenir où la prospérité est durable et profite à chacun. Un développement durable et équitablement partagé requiert des citoyennes et citoyens qui bénéficient d’une scolarisation en prise sur nos besoins et nos réalités, dans un monde qui évolue tous les jours. Un système éducatif performant augmente la productivité et l’emploi, et mène à de meilleurs résultats en matière de santé, de fonctionnement des institutions publiques, et de préservation de la paix. Au cours des quinze dernières années, nos pays ont enregistré d’importants progrès dans ce secteur, ayant doublé le nombre d’inscriptions dans l’enseignement primaire et triplé celui dans l’enseignement secondaire.
  • Afin d’étendre ces succès, nos pays doivent continuer à développer un système éducatif où les enfants arrivent à l’école prêts à apprendre dès leur plus jeune âge et où enfants et adolescents acquièrent de manière efficace et durable les compétences fondamentales qui leur seront essentielles tout au long de leur vie. Cet objectif exigera de développer des politiques innovantes pour améliorer la qualité de l’éducation. Même parmi les enfants scolarisés, beaucoup d’entre eux ne savent pas lire et comprendre un court texte à la fin du cycle d’enseignement primaire. Ce problème touche en particulier celles et ceux qui ont le plus besoin d’un enseignement de qualité : les filles, les enfants habitant en zone rurale, ceux dont les parents ont été peu ou pas scolarisés et les familles affectées par l’insécurité. Nos sociétés souffrent des conséquences de cette pauvreté des apprentissages dans des matières de base comme la lecture et le calcul : abandon scolaire élevé, promotion sociale entravée, et main-d’œuvre peu qualifiée. Un environnement où tous nos jeunes, en particulier les filles et jeunes femmes, ne se sentent pas en sécurité pèse non seulement sur leur formation mais aussi sur la suite de leur vie adulte et sur nos sociétés.
  • Dans la perspective de cet avenir meilleur que nous promet un enseignement de qualité, nous sommes convaincus qu’il faut prioriser trois objectifs fondamentaux : (i) consolider les acquis en matière d’accès à l’école à travers un investissement en infrastructures garantissant des conditions d’apprentissage et de confort satisfaisante et réduire la pauvreté des apprentissages, (ii) augmenter la participation des filles à l’enseignement secondaire, et (iii) renforcer les compétences de base des jeunes adultes qui ont quitté l’école, y compris l’alphabétisation. Tout en sachant l’importance de chacune des composantes du système éducatif, nous avons donné la priorité à ces trois objectifs particulièrement déterminants au vu de leur potentiel de transformation de nos sociétés. Tout en tenant compte des spécificités de chacun de nos pays, nous reconnaissons les défis que nous avons en commun : la professionnalisation du corps enseignant, la modernisation des programmes éducatifs, l’amélioration des pratiques pédagogiques et le renforcement de l’évaluation des acquis scolaires.
  • Pour soutenir ces efforts, nous reconnaissons l’importance de la part des dépenses publiques affectées à l’éducation, qui doivent être équilibrées entre généralisation des prestations de base qui profitent à la majorité de la population et investissements de pointe qui stimulent durablement et structurellement la croissance et par là même l’emploi. Nous confirmons par ailleurs notre engagement en faveur d’une coopération régionale où les coûts comme les bénéfices sont équitablement partagés. En mettant l’accent sur les résultats, nous visons un rendement meilleur de nos dépenses publiques en éducation, a fortiori avec des ressources limitées pour une demande de scolarisation toujours croissante. Nous confierons à nos communautés la possibilité de s’impliquer à leur niveau local pour mettre en œuvre les innovations qui profitent à leurs écoles et leurs élèves et nous encouragerons aussi la participation du secteur privé en assurant la qualité de ses prestations.
  • Grâce à ces efforts, nous continuerons à construire ensemble l’avenir de notre région sahélienne. L’éducation est bel et bien la richesse de demain et la voie vers une prospérité partagée. Nous sommes parfaitement conscients que ces initiatives ne pourront pas porter tous leurs fruits au cours de la seule période de notre mandat politique, mais nous agissons dès aujourd’hui pour mieux servir les jeunes d’aujourd’hui et de demain et garantir leur avenir. Nous invitons nos chers compatriotes, nos partenaires nationaux et internationaux et autres parties prenantes, à se joindre à nous dans cette noble et nécessaire entreprise. En transformant efficacement et dès à présent nos systèmes éducatifs, nous pourrons faire de nos écoles l’espace d’épanouissement et de rayonnement que méritent nos enfants, nos adolescents et nos jeunes adultes. Nous n’avons pas de temps à perdre !
  • Pour ce faire, Nous nous engageons à :

a Prioriser dans nos politiques, actions et financements la consolidation des acquis en matière d’accès à l’école, la réduction de la pauvreté des apprentissages, la participation accrue des filles à l’enseignement secondaire, et le renforcement des compétences de base des jeunes adultes qui ont quitté l’école, y compris par l’alphabétisation ;

b Adopter pour chacun de ces objectifs une valeur chiffrée pour les années 2025 et 2030, pour responsabiliser nos gouvernements et nos populations face à ces engagements, et par là même, alléger et dépasser les lourdeurs administratives qui ont souvent freiné les progrès que nos enfants et adolescents méritent ;

c Assurer le développement de la petite enfance afin que tous et toutes arrivent à l’école en mesure d’apprendre tout au long de la vie ;

d Améliorer significativement le mode de recrutement, de formation, de motivation et de déploiement des enseignants et faire participer nos systèmes éducatifs aux programmes internationaux périodiques d’évaluation des acquis scolaires et autres apprentissages ;

e Augmenter la part de l’éducation dans les dépenses publiques et dans le produit intérieur brut pour atteindre au minimum le niveau de la moyenne de l’Afrique sub-saharienne au plus tard en 2030, tout en nous efforçant d’améliorer le rendement et la qualité de ces dépenses ;

f Affecter une plus grande part du budget à l’enseignement primaire et au premier cycle de l’enseignement secondaire, tout en priorisant de manière sélective des programmes du second cycle de l’enseignement secondaire – y compris technique et professionnel – et de l’enseignement supérieur qui apporteraient une valeur ajoutée certaine à nos économies et à nos populations.

Le 5 décembre 2021 à Nouakchott, République islamique de Mauritanie

Liste des participants à la réunion ayant adopté la déclaration :

Burkina Faso, Mauritanie, Mali, Niger, et Tchad.

Excellence Mohamed Ould Cheikh Ghazouani,

Président de la République islamique de Mauritanie

Excellence Mohamed Bazoum,

Président de la République de Niger

 Excellence Shoguel Kokalla Maiga,

Premier Ministre de la République du Mali 

Excellence Ouaro Stanislas,

Ministre de l’éducation national

Chef de délégation de la République du Burkina Faso

 Excellence Kosmadji Merci,

Ministre de l’éducation nationale,

Chef de la délégation de la République du Tchad»

 

 

 

 

 

Art de la guerre : A la lumière de 10 commandements de Sun Tzu

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Dans notre dernière tribune intitulée « Contre-terrorisme : Le salut réside dans le sursaut patriotique et l’union sacrée », nous nous sommes appesantis sur deux principes de l’Art de la guerre de Sun Tzu. Principe 3.

Attaquer les plans de l’adversaire, sinon ses alliances et en dernier lieu engager le combat physique. Le stratège ultime connaît son adversaire et se connaît lui-même. Principe 4.

Le temps est l’ami de l’un et l’ennemi de l’autre. Si le temps est avec nous, la patience, l’art de l’enlisement devient une tactique redoutable, qui épuise l’adversaire. En revanche si le temps est contre nous, il faut réunir les conditions pour vaincre rapidement. Le drame d’Inata a mis à nue certains « dysfonctionnements» de nature stratégique et opérationnelle au niveau des FDS.

Fort heureusement, le Chef de l’État est en train de prendre des décisions courageuses pour rectifier le tir.

Le cocotier doit effectivement être secoué vigoureusement pour parvenir à une armée en phase avec les défis de l’heure. Sun Tzu donne quelques pistes d’action.  

De la doctrine et des institutions

On ne mobilise pas une communauté sans de solides convictions assorties d’objectifs clairs et rassembleurs et des institutions compétentes, justes et préparées car, une conquête victorieuse ne peut avoir pour ressort principal qu’une doctrine politique déterminée, raisonnée et maîtrisée. Ici, le terme ‘doctrine’ peut aussi être interprété par ‘idéologie’ ou ‘force morale’.

La force d’une nation se reflète au travers de valeurs communes essentielles telle une colonne vertébrale vertueuse -, partagées par un peuple et ses institutions. Ces valeurs fondamentales sont : « la responsabilité avant la liberté, le devoir avant les droits, la communauté avant l’individu, l’harmonie avant le conflit. »La doctrine politique fait naître l’unité de pensée. L’harmonie est la cohésion des valeurs partagées entre la population et ses dirigeants.

Elle inspire la confiance à partager un même destin dans la vie comme dans la mort. Le défi pour le Burkina c’est d’arriver par des actes concrets à stimuler le patriotisme à fédérer la nation autour de croyances et valeurs fortes.

Du commandement et de l’organisation interne

 Le commandement est l’extension naturelle du domaine doctrinal dans sa pratique. Elle fait référence aux vertus de sagesse, probité, humanité, courage et rigueur ou sévérité.

Selon Sun Tzu, une armée peut connaître six infortunes : la fuite, l’insubordination, l’enlisement, l’effondrement, la confusion et la déroute. Mais aucun de ces désastres ne peut être attribué à des causes naturelles ; sinon aux seules erreurs de commandement.

Pour le stratège chinois, « Lorsque le général est moralement faible et son autorité manque de rigueur, que ses ordres ne sont pas éclairés ou suffisamment précis, ni appuyés par des règles de commandement fermes, l’armée est désorientée et confuse. »

De la méthode : tactique et stratégie

Face à une crise ou la survenance d’un risque, la ‘grande stratégie’ ploie comme un roseau devant l’urgence d’un impact imminent.

Alors une organisation doit faire montre de flexibilité et réadapter ses compétences opérationnelles aux priorités d’urgence. Les compétences managériales doivent évoluer avec les situations. Foi de Sun Tzu : « Il y a déroute quand le général oppose des troupes faibles face à des fortes, des effectifs insuffisants face à des forces importantes ou omet de positionner ses troupes de choc à l’avant-garde.

 L’usage judicieux des forces conventionnelles et non-conventionnelles dans leurs emplois combinés d’actions tactiques régulières et subversives, permet aux combattants d’une armée de mieux absorber les chocs adverses et de soutenir sans défaite les attaques ennemies. 

La connaissance du vide et du plein leur confère, au point d’impact, la force maîtrisée d’une meule écrasant des œufs. Le stratège maîtrise ces forces et sait user de moyens réguliers et conventionnels au moment de l’engagement et recourir aux forces non-conventionnelles et aux moyens extraordinaires pour remporter la victoire.

 Du moral et du mental des troupes

Il est impératif de savoir motiver ses troupes en gagnant leurs cœurs et en les enflammant d’une ardeur combative. La position de Sun Tzu est sans équivoque. Un pays dont l’armée est désemparée et traverse une crise de confiance sera victime de tentatives de subversion de la part de ses rivaux.

C’est là le sens du proverbe : « la confusion et le désordre dans une armée offrent la victoire à l’adversaire. »
Quand, sans avantage stratégique particulier, on combat à un contre dix, il y aura fuite. Lorsque les troupes sont fortes et les officiers faibles, il y aura désobéissance et insubordination.

Lorsque les officiers sont courageux et les troupes inefficaces, l’armée connaît la détresse. Sun Tzu propose une gouvernance à la fois ferme et souple ; une forme de combinaison raisonnée de bienveillance et de discipline.

De la discipline : instruction et exécution

Laissons Sun Tzu s’exprimer : « lorsque les officiers supérieurs sont furieux et insubordonnés et que, face à l’ennemi ils se précipitent aveuglément sans attendre les ordres dans la bataille, sans réfléchir aux conséquences, l’armée s’effondre ».

« S’assurer d’une discipline sans faille ; d’instructions claires et justifiées ; d’ordres efficaces et parfaitement exécutées, afin d’éviter désobéissances et indiscipline car, on instruit les hommes par les institutions civiles, on les unit par la discipline militaire. » « Si vous ne maintenez pas une exacte discipline dans votre armée, si vous ne punissez pas exactement jusqu’à la moindre faute, vous ne serez bientôt plus respecté.

Votre autorité même en souffrira, et les châtiments que vous pourriez employer par la suite, bien loin d’arrêter les fautes, ne serviront qu’à augmenter le nombre des coupables.

Or si vous n’êtes ni craint ni respecté, si vous n’avez qu’une autorité faible, et dont vous ne sauriez-vous servir sans danger, comment pourrez-vous être avec honneur à la tête d’une armée ? Comment pourrez-vous vous opposer aux ennemis de l’État ? »

De l’entraînement : conditionnement aux bons réflexes

La coordination des corps (signaux, communication), l’entraînement et la logistique (approvisionnements) sont ces ‘détails’ qui jusqu’aux plus petits rouages d’une organisation font souvent toute la différence.

« On évalue l’armée la plus puissante par la compétence de ses chefs, les hommes les mieux entraînés et les plus aguerris. ».

  Pour Sun Tzu, la qualité d’une organisation procède au premier chef des qualités humaines de ses commandants dans la chasse constante à toutes nuisances qualitatives face aux différents types de risques : oubli, déni, indifférence, incompétence, ignorance et négligence. Prévoyance, sécurité et sûreté ne sont pas des coûts intermittents, mais des investissements vitaux pour une collectivité.

Des récompenses et des châtiments

L’armée qui possède le système de récompenses le plus efficace sait aussi sanctionner avec le plus de discernement.

« L’excès de récompenses et de punitions montre que le commandement est au bout de ses ressources, et dans une grande détresse ; si l’armée va même jusqu’à se saborder et briser ses marmites, c’est la preuve qu’elle est aux abois et qu’elle se battra jusqu’à la mort.

Pour les grands généraux, les usages protocolaires et les codes n’ont guère de place quand il s’agit de dispenser les récompenses à la hauteur des ordres exceptionnels demandés aux hommes au-delà de la discipline ordinaire. La reconnaissance des valeurs est souvent le chaînon manquant de nombre de dirigeants. »

Du renseignement

 On ne se prépare pas sans renseignements préalables…

« Un Général stratège doit connaître parfaitement le terrain et sa topographie avant d’y conduire son armée ; afin d’en tirer parti au mieux il recourt aux services de guides locaux et d’éclaireurs. Qui néglige un seul de ces points, n’est pas digne de conduire une armée.

 C’est en cela qu’on reconnaîtra en vous la puissance dans votre art de créer et d’exploiter chaque configuration tactique en employant les justes forces en qualité et en quantité.

De l’anticipation : préparer

 Commencez par vous mettre au fait de tout ce qui concerne les ennemis ; sachez exactement tous les rapports qu’ils peuvent avoir, leurs liaisons et leurs intérêts réciproques ». «Connais ton ennemi et connais-toi toi-même ; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux».

 « Une armée victorieuse remporte l’avantage avant même d’avoir cherché la bataille ; une armée est vouée à la défaite si elle cherche la bataille avant de vaincre. » « Celui qui excelle à résoudre les difficultés le fait avant qu’elles ne surviennent. »

Des vertus et des qualités d’un commandement

Toutes les vertus n’ont qu’un seul but : créer les conditions favorables d’une confiance absolue entre commandants et commandés afin de guider une armée telle un seul homme.

Le général incarne ainsi à la fois les fonctions de guide suprême et maître d’œuvre   des conditions de la victoire. Sa première vertu est probablement celle de l’humilité en ne sous-estimant jamais son adversaire. En matière martiale, le grand nombre seul ne confère pas l’avantage ; n’avancez jamais en comptant sur la seule puissance militaire.

Une armée composée des mêmes hommes peut être très méprisable commandée par tel général, tandis qu’elle sera invincible commandée par tel autre.

C’est pourquoi un habile commandant recherche la victoire en tenant compte de la situation et ne l’exige pas de ses subordonnés. Il sait ainsi en fonction des dispositions, choisir ses meilleurs hommes afin de tirer parti de la situation.

«L’invincibilité se trouve dans la défense, la possibilité de victoire dans l’attaque. Celui qui se défend montre que sa force est inadéquate, celui qui attaque qu’elle est abondante.»

Avec la stratégie de lutte anti-terroriste et les récentes nominations que le chef de l’État a effectuées,  la donne est appelée à changer au niveau des FDS. De fond en comble.

 

Jérémie Yisso BATIONO

Enseignant chercheur

Ouagadougou

 

Education au Sahel : Ousmane Diagana réaffirme la disponibilité de la Banque mondiale

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Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique de l’Ouest et centrale, a représenté la Banque mondiale ce dimanche 5 décembre 2021 à Nouakchott, au Sommet Education au Sahel

Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique de l’Ouest et centrale, a représenté la Banque mondiale ce dimanche 5 décembre 2021 à Nouakchott, au Sommet Education au Sahel. Dans son allocution, M. Diagana a réaffirmé la disponibilité de la Banque mondiale à accompagner l’éducation, rappelant les investissements de la Banque estimés à plus de 700 millions de dollars  depuis 2013.

Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique de l’Ouest et centrale, a représenté la Banque mondiale ce dimanche 5 décembre 2021 à Nouakchott, au Sommet Education au Sahel

«Excellence Monsieur le Président de la République Islamique de Mauritanie ;
Excellence Monsieur le Président de la République du Niger ;
Mesdames et Messieurs les ministres ;
Mesdames et Messieurs les Représentants des Partenaires au Développement ;
Distingués invités, Mesdames et Messieurs, en vos rangs, grades et qualités, tous protocoles respectés.

Nous voici réunis, pour un sommet sur l’Education au Sahel, sommet rehaussé de la présence de notre hôte, SEM Mohamed Cheikh El Ghazouani, le Président de la République Islamique de Mauritanie ainsi que SEM Mohamed Bazoum, le Président de la République du Niger. Je voudrais au nom du President du Groupe de la Banque mondiale, Monsieur David Malpass, remercier le Président de la République Islamique de Mauritanie d’avoir bien voulu accueillir ce sommet.

Mes remerciements vont également à SEM Choguel Maiga, Premier Ministre du Mali ainsi qu’a tous les ministres et délégués ici présent. La présence de tous malgré une conjoncture difficile dans le monde et au Sahel témoigne de l’importance que vous attachez à la question de l’éducation.

Ce sommet a pour origine les discussions que nous avons eu sur le sujet, non seulement avec les responsables politiques des différents pays ici représentés, mais aussi avec nombre d’interlocuteurs à travers l’Afrique centrale et de l’Ouest. De ces échanges a émergé un constat grave et partagé : les systèmes éducatifs de pays du Sahel en particulier sont en crise. Les enfants et nos gouvernants en souffrent. Il est impératif et urgent d’engager une réflexion sur ce sujet vital pour le devenir des nations et des peuples du Sahel.

Dans ce but, les équipes techniques de la Banque mondiale, appuyées par les conseils d’un panel d’experts externes, ont mené une réflexion approfondie qui servira de base à notre dialogue avec nos pays afin de définir ensemble des actions pour les 3 à 5 prochaines années dont nous espérons qu’elles auront un impact significatif.

Excellences Messieurs les Présidents, distingués invités,

La personne qui vous parle du haut de cette tribune, tout comme sans doute, la majorité des personnes présentes dans cette salle, est un pur produit de l’école publique, du primaire à l’université. Une école publique aujourd’hui décriée mais qui jadis était reconnue pour la rigueur et les valeurs qu’elle transmettait aux élèves et étudiants ; une école publique dont les enseignants, ayant souvent sur papier un niveau de formation peu élevé, forçaient l’admiration et le respect de la communauté en raison de leur amour pour leur métier et de leur vaste culture générale.

Cet engagement des enseignants et de la communauté pour la cause de l’éducation est encore présent dans beaucoup d’écoles.

Cet engagement reste également présent chez beaucoup d’enseignants malgré les nombreux handicaps dont souffre le système. Ce sont ces handicaps qu’il faudra lever : pour que l’école publique retrouve son lustre d’antan ; pour qu’elle ne soit plus une école à la traine fréquentée uniquement par ceux qui n’ont pas les moyens de la fuir ; pour combler le fossé entre l’école du milieu rural et celle du milieu urbain et entre l’école privée à but non lucratif et l’école publique. Et enfin pour que l’école publique sache s’adapter pour préparer les élèves et les étudiants à prendre en main leur destin et celui de leur communauté, les doter d’aptitudes de mobilité dans l’espace professionnel et géographique dans un monde qui change de plus en plus vite, un monde interconnecté, un monde dans lequel savoir et savoir-faire sont devenus les clés du progrès et de l’autonomie.

Excellences Messieurs les Présidents, distingués invités,  

La survie de l’espèce humaine dépend de sa capacité de résilience. Nous peuples sahéliens sommes régulièrement confrontés aux défis de la nature avec des sécheresses récurrentes. La croissance spectaculaire de la ville de Nouakchott qui nous abrite aujourd’hui est une conséquence directe de la sécheresse de 1973 et 1984. Nous pouvons relever n’importe quel défi si nous le percevons comme un danger pour notre survie et notre devenir.

Je voudrais vous inviter aujourd’hui à considérer que l’école est en danger et, avec elle l’avenir de nos pays. Je voudrais nous inviter à nous inscrire dans une démarche qui sied aux situations d’urgence : faire face avec énergie car la crise de l’éducation est une crise existentielle.

Vous faites face et continuez à faire face aux sécheresses récurrentes, aux inondations et autres criquets pèlerins. Vous faites face aux déplacements des populations et fermetures d’écoles et centres de santé dans les régions affectées par les crises sécuritaires dans vos pays respectifs. Vous avez fait face aux crises liées aux pandémies dont la dernière en date, le Covid-19 a causé une quasi-paralysie des activités économiques du secteur formel et des échanges avec le reste du monde, des administrations publiques et du système éducatif.

Adopter pour l’ensemble du système éducatif le comportement qui sied aux situations de crise permettra de sortir du carcan administratif qui pénalise son efficacité : je pense aux retards dans la distribution des intrants pédagogiques et dans le déploiement du personnel et sa gestion sous-optimale pour ne citer que deux exemples parmi tant d’autres. Des ruptures sont nécessaires pour créer de nouvelles dynamiques. La Banque mondiale est prête à vous accompagner dans ces réformes.

Excellence Messieurs les Présidents, distingués invités,

Une conclusion principale émerge du travail préparé par les équipes de la Banque mondiale et le panel d’experts externes : ce qui manque pour améliorer les performances des systèmes éducatifs n’est pas tant la nature ou l’absence de bonnes politiques, mais la traduction de ces politiques en action. Je ne vais pas m’appesantir sur des constats, chiffres à l’appui, pour décrire l’état du système éducatif de la région du Sahel et le comparer au reste du monde, ou préconiser des remèdes. Vous connaissez mieux que quiconque, la situation qui prévaut dans vos pays respectifs. Les documents de politique existent. Il faut veiller à leur mise en œuvre avec pragmatisme et un sens de l’urgence.

Pragmatisme pour traduire les politiques en actes par des mesures adaptées aux situations locales qui peuvent varier d’une région ou d’une école à l’autre. Pragmatisme pour ajuster l’action sur la base des acquis de l’expérience. Pragmatisme pour faire confiance aux acteurs sur le terrain, leur conférer la capacité d’initiative et l’autonomie de décision, et surtout, être à leur écoute et répondre à leurs demandes pour un meilleur fonctionnement de l’école.

Un autre défi est de pouvoir capitaliser sur les leçons tirées de l’expérience dans la gestion des situations d’urgence où prévalent pragmatisme et créativité pour les appliquer aux cas des écoles en situation normale qui souffrent des lenteurs diverses et variées.

A quelque chose malheur est bon, il faudrait enfin capitaliser sur les leçons tirées du Covid-19 qui a mis en évidence l’importance de la recherche fondamentale et appliquée, domaine qui, avec l’enseignement supérieur et la recherche, est négligé. La Banque mondiale est prête à vous accompagner pour faire de vos universités et centres de recherche, des vecteurs d’innovation pour répondre aux questions sociétales et impulser l’économie.

Tout comme les parents fuient l’enseignement public pour les niveaux primaires et secondaires, les étudiants qui le peuvent fuient les universités nationales pour intégrer des universités étrangères à la recherche d’une meilleure qualité de formation. Il serait important que les systèmes d’enseignement supérieur soient repensés pour attirer les meilleurs enseignants et étudiants et jouer le rôle qui est le leur dans la société et l’économie.

Le Covid a également mis en évidence l’importance des technologies de l’information. Mais la disponibilité de l’internet à des coûts abordables pour le système éducatif dans son ensemble n’est pas au rendez-vous et ce, malgré les appuis multiples dont ceux de la Banque mondiale à travers une succession de projets couvrant, parmi d’autres, la mise en place d’infrastructures de fibre optique, la libéralisation du secteur des télécommunications, et la création d’agences de régulation des télécommunications.

Messieurs les Présidents,

Je voudrais faire appel à vous pour que vous fassiez de la disponibilité dans l’éducation et la santé d’un internet fiable et à un coût abordable, une priorité immédiate. Tout est en place pour que l’internet soit disponible immédiatement. Nous sommes disponibles à vous accompagner si vous le souhaitez.

Tout en soulignant les défis auxquels font fassent les systèmes d’éducation, je ne voudrais pas donner l’impression que les pays du Sahel n’ont pas déjà beaucoup fait en matière d’éducation. Bien au contraire. Les progrès réalisés en matière d’accès à l’éducation au cours des 20 dernières années, y compris dans l’éducation des filles, sont impressionnants. Mais il y a besoin de faire plus pour accroître l’accès à l’éducation aux différents niveaux et aux différentes catégories de la population en mettant un accent particulier sur l’inclusivité pour s’assurer que les filles et les enfants du milieu rural ne soient pas délaissés pour compte. Il y a surtout besoin de s’engager de façon décisive dans l’amélioration de la qualité, thème central s’il en est, de tout agenda visant à propulser les pays du Sahel vers l’émergence.

Excellences Messieurs les Présidents, distingués invités,

La Banque mondiale est prête à vous accompagner dans cette noble tâche en élaborant ensemble une stratégie d’intervention pour les 3 à 5 années à venir. Il va sans dire qu’il ne s’agit pas de voir des résultats de ces interventions durant cette période car la transformation, plus particulièrement celle d’un système éducatif s’effectue sur le long terme. Il s’agit d’accompagner les mesures qui permettent d’emprunter de nouvelles trajectoires, de prendre des actions qui s’attaquent aux problèmes de fonds qui handicapent le fonctionnement du système d’éducation et de formation à tous les niveaux, depuis le pré- scolaire jusqu’à l’enseignement supérieur et la recherche.

Depuis 2013, la Banque mondiale a mobilisé plus de 700 million USD pour l’éducation dans les pays du Sahel – et nous nous engageons à augmenter notre appui dans les années à venir.

La jeunesse du Sahel a besoin de perspectives et d’espoir pour construire son avenir chez elle. Avec la montée de l’économie du savoir, avec les développements de la technologie et de l’intelligence artificielle, avec les défis croissants du changement climatique, une éducation de qualité qui reflète un monde qui change est votre meilleur outil pour répondre aux aspirations des jeunes et de leurs parents. Investir dans les ressources humaines est la meilleure façon de de construire un avenir de paix et prospérité. Il faut en faire une priorité nationale.

Je vous invite donc à avoir de l’ambition et surtout à ne pas considérer les contraintes de l’existant comme une barrière infranchissable. Il n’y a pas de défi insurmontable pour les esprits déterminés.

La Banque mondiale sera à vos côtés pour vous accompagner. Elle répondra avec célérité, à vos demandes.

Je vous remercie»

Journée international des sols : Message du GGGI Burkina

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Alexis Tabsoba, Coordinateur du projet de promotion des systèmes d'irrigation à la pompe solaire-GGI

Ceci est un message du l’Institut Mondiale pour la Croissance Verte au Burkina Faso (GGGI Burkina) à l’occasion de la Journée international des sols. Il est signé du Coordinateur du projet de promotion des systèmes d’irrigation à la pompe solaire-GGI, Alexis Tapsoba.

Ceci est un message du l’Institut Mondiale pour la Croissance Verte au Burkina Faso (GGGI Burkina) à l’occasion de la Journée international des sols

«Message du l’Institut Mondiale pour la Croissance Verte au Burkina Faso (GGGI Burkina)

Au Burkina Faso, les pratiques actuelles visant l’intensification agricole à travers notamment l’irrigation mal maitrisée, les intrants et autres produits chimiques toxiques et des équipements polluants comme les motopompes à gasoil, essence ou gaz, accroissent les risques de salinisation des sols.

En outre, on note jusque-là l’absence d’une cartographie détaillée de sols et de qualité des eaux à l’échelle du pays. Dans un contexte de changement climatique qui aggrave la sensibilité à la dégradation tant par les émissions carboniques que par les sels, la recherche de solutions pour l’accroissement continue de la production par le biais de l’irrigation, doit reposer sur des acteurs suffisamment outillés.

L’agriculture irrigué se présente de nos jours comme une des solutions à une plus grande production pour nourrir la population croissante du Burkina Faso.  L’Institut Mondiale pour la Croissance Verte au Burkina Faso (GGGI Burkina) œuvre dans cette dynamique tout en prenant en compte la dimension environnementale de la problématique que pose l’agriculture irriguée.

Dans sa dynamique d’accompagner les efforts du Gouvernement burkinabè pour l’atteinte de la sécurité alimentaire, l’institut contribue en s’inscrivant dans la promotion d’une agriculture intelligente face au climat. A cet effet il déploie ses actions vers la promotion de l’utilisation de systèmes d’irrigation à la pompe solaire et le renforcement des capacités des acteurs dans la gestion durable de ressources naturelles.

Convaincu qu’une agriculture irriguée respectueuse de l’environnement garantie une production durable sur des sols sains et une vie saine pour les consommateurs, en cette Journée mondiale des sols 2021, GGGI Burkina encourage les praticiens à faire de la qualité des sols et des eaux un impératif dans leurs actions quotidiennes de développement.

Alexis Tabsoba – le Coordinateur du projet de promotion des systèmes d’irrigation à la pompe solaire-GGI»

Armée burkinabè : De nouvelles nominations

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Par de décrets pris ce vendredi, le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a procédé à nouvelles nomination au sein de l’armée burkinabè. Lisez plutôt !

 

ANEREE : Quand le DG Zoungrana met en exergue les acquis de la loi 014

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Le directeur général de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, Issouf Zoungrana

Le Directeur général de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE), Issouf Zoungrana, a dû déployer, ce jeudi 2 décembre, tous ses talents d’orateur pour convaincre, un participant du premier cadre de concertation et d’échanges des acteurs du domaine du solaire, sur les acquis de la loi 014 du 20 avril 2017 règlementant le secteur de l’énergie et dont des décrets d’application attendent encore d’être pris en vue de meilleurs résultats sur le terrain.

Le directeur général de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, Issouf Zoungrana

Tout comme lors de l’atelier d’information et de sensibilisation de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) organisé du 29 novembre au 1er décembre à Ouagadougou pour informer les acteurs du secteur de l’énergie sur ses missions et attributions ; la loi 014 du 20 avril 2017 a polarisé par moment les débat lors des travaux du premier cadre de concertation et d’échanges des acteurs du domaine du solaire initié les 1er et 2 décembre 2021 à Ouagadougou par  l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE).

Le président du Conseil d’administration de l’ANEREE, Souleymane Konaté a rehaussé de sa présence la cérémonie d’ouverture qu’il a présidée

Ainsi, alors qu’un participant venait de dire qu’il ne ressentait pas les effets de cette loi 014 qui règlemente en théorie depuis le 20 avril l’ensemble du secteur de l’énergie, le directeur général de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE), Issouf Zoungrana, lui a expliqué en quoi il se trompait gravement d’appréciation de ladite loi.

«C’est grâce à cette loi qu’il n’y a plus de monopole de la SONABEL sur la production d’électricité au Burkina. C’est la loi 014 qui a créé des structures comme l’ANEREE, l’ABER. C’est grâce à la loi 014 que nous sommes réunis ici»,  a soutenu le DG Zoungrana.

Leïla Nakié Samnaré/Zerbo, directrice de la mobilisation des ressources et du partenariat de l’ANEREE

Dressant un bilan du présent cadre de concertation, Leïla Nakié Samnaré/Zerbo, directrice de la mobilisation des ressources et du partenariat de l’ANEREE, a évoqué la question de l’accès des petites et moyennes entreprises aux marchés ; la pérennisation de l’initiative avec l’engagement de tenir la deuxième édition en 2022.

Pour rappel l’édition 2021 a été placée sous le sous le thème : « Les potentialités de la filière énergie solaire au Burkina Faso».

Au total, 7 sous-thèmes ont été développés par différents communicateurs au cours des deux jours de concertation et d’échanges.

Le président du Conseil d’administration de l’ANEREE, Souleymane Konaté a rehaussé de sa présence la cérémonie d’ouverture qu’il a présidée.

Philippe Martin

Burkina Demain

Grande muraille verte : Créer 10 millions d’emplois verts, restaurer 100 millions d’hectares de terres

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a pris part, hier après-midi, par visioconférence, à la 4e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte (APGMV). Plus de précisions dans ce communiqué.

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a pris part, par visioconférence, à la 4e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte

Grande muraille verte : 4e rencontre au sommet sur le financement du programme

(Ouagadougou, 3 décembre 2021). Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a pris part, hier après-midi, par visioconférence, à la 4e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte (APGMV).

La conférence a réaffirmé l’importance de la Grande muraille verte qui s’étend de Dakar à Djibouti, avec comme ambition la restauration des terres dégradées, la protection de l’environnement, et la consolidation du processus de développement.

Cette rencontre a été une occasion pour les participants d’échanger sur le fonctionnement du secrétariat exécutif, le financement de l’organisation et la mise en œuvre des décisions issues du sommet des chefs d’Etat.

A l’issue de la conférence, le ministre burkinabè de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Siméon Sawadogo a fait un point à la presse. Selon lui, l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte est un instrument que l’Union africaine a mis à la disposition des Etats dans le cadre de la lutte contre la déforestation et pour la restauration des écosystèmes. Elle est considérée comme un instrument de mise en œuvre des activités et les agences nationales, comme des structures d’exécution.

La réalisation de la Grande muraille verte nécessite environ 17,7 milliards de dollars US et permettra de créer 10 millions d’emplois verts, de restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées et de séquestrer 250 millions de tonnes de carbone.

«La Conférence des chefs d’Etat a préconisé que l’apport au niveau international soit fait sur la base des subventions et des dons afin de ne pas alourdir les dettes des Etats africains », a souligné le ministre Siméon Sawadogo.

Le président du Nigéria, Muhammadu Buhari a été élu président de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement et Dr Sayid de la République du Tchad nouveau Secrétaire exécutif de l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte.

Le président du Faso a traduit l’engagement du Burkina Faso dans la mise en œuvre de toutes les recommandations de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement et des projets de la Grande muraille verte.

 

Direction de la communication de la présidence du Faso