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Compte rendu du Conseil des ministres du 1er décembre 2021

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 1er décembre 2021, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 45 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.

Le premier rapport est relatif à un décret portant modalités d’application de la loi n°032-2021/AN du 25 juin 2021 portant cadre juridique et institutionnel du Partenariat public-privé (PPP) au Burkina Faso.

L’adoption de ce décret permet la définition du rôle des organes et des instances de gouvernance du Partenariat public-privé au Burkina Faso.

Le deuxième rapport est relatif à un décret portant création, attributions, composition et fonctionnement de la Commission de Partenariat public-privé (PPP).

L’adoption de ce décret permet à notre pays de renforcer le dispositif décisionnel relatif à la sélection de projets à réaliser en Partenariat public-privé, d’améliorer le suivi et le rapportage relatif au programme PPP.

Le troisième rapport est relatif à la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2021, au 30 septembre.

Le budget de l’Etat, au 30 septembre 2021 a été exécuté à hauteur de 1 577,08 milliards F CFA en recettes et de 2 072,09 milliards F CFA en dépenses pour des prévisions respectives de 2 181,98 milliards F CFA et de 2 672,78 milliards F CFA.

Ces niveaux d’exécution correspondent à des taux d’exécution globaux respectifs de 72,28% et de 77,53%, en nette amélioration par rapport à ceux de la même période en 2020 qui étaient de 70,30% et de 72,98%.

Au titre des soldes budgétaires, l’épargne budgétaire et le solde global ressortent respectivement à 12,27 milliards F CFA et à -495,00 milliards F CFA.

Au niveau de la gestion de la trésorerie, au 30 septembre 2021, les encaissements se situent à 2 982,13 milliards F CFA sur l’ensemble du réseau du Trésor public contre 2 548,02 milliards F CFA à la même période en 2020. Les décaissements effectifs à la période sont de 2 718,22 milliards F CFA contre 2 556,45 milliards F CFA en 2020.

En rapprochant les encaissements des décaissements, il se dégage un solde de 263,91 milliards F CFA traduisant la couverture entière des engagements financiers de l’Etat. Tenant compte des disponibilités de début de période, le solde global se situerait à 486,88 milliards F CFA.

Le Conseil félicite l’ensemble des régies des finances pour les résultats obtenus, les encourage dans la mobilisation optimale des ressources et exhorte les administrations publiques à poursuivre les efforts de rationalisation des dépenses publiques.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

Le Conseil a examiné et adopté un rapport relatif à la proposition de recommandations et de suggestions de l’éducation en situation d’urgence pour l’année scolaire 2021-2022.

Pour faire face aux effets induits et néfastes des crises sécuritaires et sanitaires sur le système éducatif, le Gouvernement s’est doté d’une Stratégie nationale d’éducation en situation d’urgence (SN-ESU) 2019-2024. La mise en œuvre de cette stratégie a permis au cours de l’année scolaire 2020-2021 de réinscrire 107 000 élèves déplacés internes (EDI).

Pour l’année scolaire 2021-2022, il est prévu le maintien de 147 000 élèves déplacés internes par la construction de 187 classes complémentaires, l’acquisition de 260 classes préfabriquées, l’acquisition de 5 975 vélos pour les filles, la production et la diffusion des ressources pédagogiques numériques au profit des élèves hors écoles et dans les zones difficiles d’accès.

Le Conseil, tout en saluant l’engagement des acteurs de l’éducation en situation d’urgence, a instruit les ministres en charge du dossier à prendre les mesures idoines en vue de la mise en œuvre des recommandations pour un bon déroulement de l’année scolaire.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant organisation et fonctionnement des Classes préparatoires aux Grandes écoles (CPGE) au Burkina Faso.

Le Gouvernement du Burkina Faso ambitionne de créer des classes préparatoires post baccalauréat dans les lycées et dans les Institutions d’enseignement supérieur et de recherche (IESR) afin de s’adapter aux nouvelles exigences de développement en matière d’éducation.

Ces classes préparent les étudiants et les élèves à intégrer des grandes écoles d’ingénieurs et des Institutions d’enseignement supérieur et de recherche tant aux niveaux national, régional qu’international.

L’adoption de ce décret permet de rendre opérationnelle cette vision du Gouvernement burkinabè de doter notre pays de système de classes préparatoires post baccalauréat.

I 4  AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte modalités de mise en demeure du fonctionnaire d’Etat en cas d’abandon de poste ou de refus de rejoindre le poste assigné.

L’adoption de ce décret permet de se conformer aux dispositions de l’article 190 de la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la fonction publique d’Etat et de renforcer les modalités de mise en demeure du fonctionnaire en cas d’abandon de poste ou de refus de rejoindre le poste assigné.

Ce décret abroge toutes dispositions antérieures contraires, notamment celles relatives au décret n°98-374/PRES/PM/MFPDI/MEF du 15 septembre 1998 portant modalités de mise en demeure des fonctionnaires et contractuels de l’Etat en cas d’abandon de poste ou de refus de rejoindre le poste assigné.

Le second décret porte modalités de jouissance du congé administratif annuel.

L’adoption de ce décret permet de renforcer la gestion des modalités de jouissance du congé administratif annuel du fonctionnaire d’Etat et de se conformer aux dispositions de l’article 56, alinéa 2 de la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la fonction publique d’Etat.

I 5  AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT

Le Conseil a adopté un rapport relatif au bilan de la subvention de l’Etat à la presse privée, exercice 2021.

Au titre de l’année 2021, le Fonds d’appui à la presse privée (FAPP) a accordé une subvention de quatre cent millions (400 000 000) F CFA au profit de 106 organes de presse et de 02 organisations professionnelles de médias.

Ces fonds ont été octroyés suivant des critères d’éligibilité bien définis et selon la répartition suivante :

– 236 788 441 F CFA pour la presse audiovisuelle ;

– 74 470 623 F CFA pour la presse en ligne ;

– 62 968 473 F CFA pour la presse écrite en langue française ;

– 5 772 463 F CFA pour la presse écrite en langues nationales.

Le Conseil, tout en félicitant les bénéficiaires les invite au respect des dispositions de l’arrêté conjoint 2021-003/MCRP/MINEFID portant gestion, administration, répartition et justification de la subvention de l’Etat à la presse privée du 05 mars 2021.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre de la Sécurité a fait au Conseil le point des manifestations illégales organisées par des Organisations de la société civile (OSC) dans certaines villes du pays le 27 novembre 2021.

Le Conseil félicite les forces de l’ordre pour leur professionnalisme dans la gestion de ces manifestations illégales. Il félicite les Organisations de la société civile qui sont restées fidèles à l’esprit républicain et citoyen.

Le Conseil a rappelé la nécessité du respect des lois et règlements en matière de respect de l’ordre public et condamne les actes de vandalisme contre les biens publics et privés.

II 2 Le ministre de la Santé a informé le Conseil de l’apparition d’un nouveau variant du Coronavirus dénommé OMICRON et des dispositions prises par les services de santé à cet effet.

Le Conseil a instruit le ministre de la Santé à prendre les dispositions nécessaires pour le respect des mesures sanitaires de protection contre la maladie à Coronavirus aussi bien pour les voyageurs que pour les résidants.

II 3  Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a informé le Conseil des résultats des élections consulaires de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF).

L’Assemblée générale de la CCI-BF compétente pour élire le Président et les autres membres du Bureau consulaire pour 5 ans, s’est tenue le 29 novembre 2021 et a permis d’élire le nouveau bureau composé de 21 membres.

Le Conseil adresse ses félicitations au Président élu et aux autres membres du bureau tout en saluant l’esprit de consensus qui a prévalu au cours du processus électoral.

II 4 Le ministre de la Culture, des arts et du tourisme a informé le Conseil de la participation de la délégation du Burkina Faso à la 41ème Conférence générale de l’UNESCO tenue à Paris en France du 09 au 24 novembre 2021.

Le Burkina Faso a réaffirmé au cours de cette conférence son attachement aux engagements internationaux en faveur de la coopération et de la diversité culturelle dans le monde et en Afrique.

III NOMINATIONS

III NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina (AGETIB) au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement ;

– de la société des mines de Taparko (SOMITA-SA) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ;

– du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA) au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière ;

– de la Nouvelle société sucrière de la Comoé (SN-SOSUCO), du Conseil Burkinabè de l’anacarde (CBA) et de la Minoterie du Faso (MINOFA) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;

– du Fonds de développement de l’élevage (FODEL) au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques ;

– de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) au titre du ministère de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi.

A MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina (AGETIB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Urbanisme, de l’habitat et de la ville :

– Monsieur Kouka Benjamin KONKOBO, Mle 92 929 S, Ingénieur en génie civil.

Au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement :

– Monsieur Anûuyirtole Roland SOMDA, Mle 115 223 J, Ingénieur en génie civil.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– Monsieur Célestin ZOUNGRANA, Mle 118 700 A, Economiste.

Le second décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina (AGETIB) pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique :

– Monsieur Tidjani ZOUGOURI, Mle 46 640 N, Inspecteur des eaux et forêts.

Au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement :

– Monsieur Idrissa BAMBARA, Mle 00 13, Chef de service financier et comptable.

B MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Madame Mamou OUEDRAOGO, Mle 96 934 R, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la société des mines de Taparko (SOMITA-SA) pour une dernière période de trois (03) ans.

C MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Reguema Alexandre BONKOUNGOU, Mle 49 101 F, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

D MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret renouvelle le mandat de Monsieur Mathué BADIEL, Mle 111 307 G, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de la Nouvelle société sucrière de la Comoé (SN-SOSUCO) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme Monsieur Séni NIKIEMA, Mle 254 897 T, Conseiller en études et analyse, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation au Conseil d’administration du Conseil Burkinabè de l’anacarde (CBA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Issaka TINGRI.

Le troisième décret nomme Monsieur Touissida Victor SANKARA, Mle 260 354 G, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de la Minoterie du Faso (MINOFA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

E MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Souleymane OULA, Mle 119 291 L, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration du Fonds de développement de l’élevage (FODEL) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Houda SINON.

Le second décret renouvelle le mandat de Madame Rakiata NABI, Mle 212 307 X, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration du Fonds de développement de l’élevage (FODEL) pour une dernière période de trois (03) ans.

F MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE LA PROMOTION DE L’ENTREPRENEURIAT ET DE L’EMPLOI

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur André GANSONRE, Mle 59 697 M, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– Monsieur Coré Dieudonné Tafarona BENON, Mle 26 404 R, Conseiller en gestion des ressources humaines.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’OBSERVATOIRE NATIONAL DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION

– Monsieur Tienti Dieudonné GNOUMOU, Mle 226 372 N, Conseiller en emploi et en formation professionnelle.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES CENTRALES SYNDICALES

– Monsieur Mohamed Lamine OUEDRAOGO, Mle 225 824 F, Ingénieur du cinéma et de l’audiovisuel.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CONSEIL NATIONAL DU PATRONAT BURKINABE (CNPB)

– Monsieur Amado TRAORE, Hôtelier.

Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Abdou Abach OUEDRAOGO, Mle 45 190 A, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi au Conseil d’administration de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement

Ousséni TAMBOURA

Officier de l’Ordre de l’Etalon

Secteur de l’énergie au Burkina : Les acteurs mieux informés sur l’ARSE et ses missions

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La présidente de l’ARSE, Mariam Gui Nikièma se prêtant aux questions des journalistes

C’est sur une note de satisfaction que s’est achevé ce mercredi 1er décembre à Ouagadougou l’atelier organisé par l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) pour informer les acteurs sur ses missions et attributions. C’est la présidente de l’ARSE, Mariam Gui Nikièma, qui a prononcé le mot de clôture de l’atelier qui aura pleinement atteint ses objectifs. 

Le présidium à l’ouverture de l’atelier le 29 novembre dernier

Les acteurs du secteur de l’énergie au Burkina Faso ; la régulation du secteur de l’énergie (concepts et fondements) ; la présentation générale de l’ARSE ; la présentation des directions opérationnelles de l’ARSE   ; la présentation générale sur le marché régional de l’électricité de la CEDEAO et les perspectives du marché régional de l’électricité de la CEDEAO.

Ce sont entre autres les principaux sujets abordés au cours de l’atelier organisé du 29 novembre au 1er décembre à Ouagadougou par l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) pour informer les acteurs sur ses missions et attributions.

Sentiments de satisfaction des acteurs à la clôture

La présidente de l’ARSE, Mariam Gui Nikièma se prêtant aux questions des journalistes

«J’ai noté avec beaucoup de satisfaction votre intérêt pour les sujets si j’en juge le nombre de questions mais aussi et surtout leur pertinence.  Ces trois jours passés avec ont été de véritables moments de partages et d’échanges sur la fonction régulatoire et témoignent de la nécessité qu’il y avait pour l’ARSE de produire et de mettre en œuvre ce plan d’action de sensibilisation et d’information sur la régulation d’une part et sur les missions du régulateur d’autre part», s’est félicitée la présidente de l’ARSE, Mariam Gui Nikièma.

Assamy Compaoré, représentant de la section Kadiogo de la Ligue des consommateurs du Burkina

«Nous sommes très satisfait de notre participation à cet atelier. Au niveau de la ligue, nous regroupons beaucoup d’adhérents. Avec ce que nous venons d’apprendre, nous allons faire le feed-back aux membres des 45 section du pays. Nous allons bavarder avec beaucoup de gens pour qu’ils comprennent que l’ARSE qui est là pour pouvoir harmoniser le marché entre les opérateurs et les consommateurs que nous sommes. Parce qu’ils ont travaillé avec la SONABEL, la faîtière des coopératives d’électricité et d’autres acteurs du secteur de l’énergie. Nous ignorions toutes ces actions de l’ARSE. Mais, au sortir des trois jours d’échanges, nous avons appris que ce travail qui a été fait en amont et se fera en aval, sera au plus grand profit du consommateur», a indiqué pour sa part Assamy Compaoré de la section Kadiogo de la ligue des consommateurs du Burkina.

Film sur les 10 ans de l’ARSE

Par ailleurs, il ressort du rapport général du présent atelier lu par Jean Léonard Sanou, directeur juridique et du contentieux de l’ARSE ; que les participants venus des quatre coins du pays ont eu droit en plus des différentes communications, à la projection de film sur les dix ans de l’ARSE. Cela leur a permis d’avoir une meilleure connaissance de l’action de l’ARSE, de ses missions et fonctionnement.

«Certes, l’atelier prend fin, mais la mission de sensibilisation et d’information, elle, devra se poursuivre et avec vous, car, persuadée qu’au regard de vos contributions respectives qui par des questions, qui par des compléments d’information, chacune et chacune de vous sauront être nos porte-voix au sein de vos structures respectives et dans vos entourage. Ces trois jours de travail ont montré la nécessaire collaboration entre les acteurs du secteur que nous sommes », a conclu la présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie, Mariam Gui Nikièma.

Missions de l’ARSE

Répondant à une question d’un journaliste, la présidente Nikièma a expliqué qu’en tant que personne morale de droit public, ayant le statut d’autorité administrative indépendante, l’ARSE est chargée de réguler les activités de production, d’exploitation, de transport, de distribution, d’importation, d’exportation et de vente de l’électricité sur toute l’étendue du territoire national. A ce titre, les missions suivantes lui sont, dit-elle, assignées :

–              veiller au respect de la réglementation régissant le secteur de l’énergie ;

–              préserver les intérêts des usagers du service public de l’énergie ;

–              protéger les droits des acteurs du secteur de l’énergie ;

–              proposer à l’Etat des tarifs applicables dans le secteur de l’énergie ;

–              régler les litiges dans le secteur de l’énergie ;

–              veiller à l’équilibre économique et financier du secteur.

Martin Philippe

Burkina Demain

Houndé : Tropic Mining offre une école et 6 forages aux populations

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Les officiels procédant à la pose de la première pierre de l’ école de 6 classes et des forages

La Société Tropic Mining and Quarry un sous-traitant de Hounde Gold Opération, a procédé le mardi 16 novembre dernier à la pose de la première pierre d’une école de 6 classes et d’un forage au secteur 5 de Houndé aux côtés ouest du lycée provincial du Tuy.

Cette infrastructure scolaire dont la pose de la première pierre a eu lieu le mardi 16 novembre, de la société Tropic Mining and Quarry, en plus des salles de classes, l’école aura un magasin, un bureau et des toilettes. Le forage qui y sera réalisé servira à la fois pour l’école et les populations riveraines.

En plus du forage au sein de la nouvelle construction, cinq (05) autres forages positifs seront réalisés dans la commune de Houndé.

Al Hassan Sienou, PDG de la société Tropic Mining

Tous ces travaux d’un coût global estimé à 100 millions de francs CFA, s’inscrivent dans les activités RSE (Responsabilité Sociale d’Entreprise) 2021 de Tropic Mining.

Pour le Directeur Al Hassan Siénou, l’école dont la pierre est posée ce jour sera prête dans 6 à 7 mois.

Lors de la cérémonie, sa Majesté le chef de Houndé a salué le grand pas de Tropic mining et appelé à la cohésion sociale.

Nestor Boulou, directeur des relations communautaires de HGO, représentant le directeur général de HGO

Le représentant des bénéficiaires, Cheikh Moryouré Sankara, a remercié le donateur pour le début de concrétisation de leurs vœux.

Pour  Nestor Boulou, directeur des relations communautaires de HGO, représentant le directeur général de HGO, la société Tropic mining est un partenaire de choix qui fait œuvre utile.

Ces dons de Tropic mining à la population de Houndé marque le premier anniversaire de leur relation de partenariat avec Houndé Gold Operation (HGO) S.A .

 Gafson/ Houndé

Burkina Demain

La petite Rasmata en danger de mort !

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Au pays des hommes intègres, l’intégrité physique de la femme laisse toujours à désirer car la pratique de l’excision continue de faire des victimes chez la gente féminine. C’est le cas de la petite Rasmata Sawadogo. Issa Gnessien, éducateur social et chef de service d’action sociale, communal d’arrondissement 2 de Bobo-Dioulasso, nous parle.

Issa Gnessien, éducateur social et chef de service d’action sociale, communal d’arrondissement 2 de Bobo-Dioulasso

Répandue dans la majeure partie des communautés africaines, l’excision est une mutilation génitale qui consiste à l’ablation rituelle du clitoris et parfois des petites lèvres du sexe chez la petite fille ou la jeune femme. Selon les résultats d’une enquête publiés en janvier 2021 par le centre de développement de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques(OCDE) « l’excision persiste en raison des croyances et des normes sociales la justifiant et du concept de ‘’femme bonne à marier’’ » Source : le rapport pays SIGI (Social Institutions and Gender Index).

Malheureusement, les conséquences de cette pratique sont énormes et impactent négativement la vie des victimes. Au-delà des risques d’infections, des hémorragies, des douleurs et du traumatisme psychologique au moment de la procédure, cette pratique peut avoir, à long terme, des répercussions sur la vie des femmes : problèmes pour uriner, douleurs et risques d’infection au moment des règles et des rapports sexuels, complications au cours de l’accouchement.

Ainsi, «chaque jour au Burkina Faso, des milliers de filles sont privées de leur enfance, de leur éducation, de leur santé et de leurs aspirations à cause des pratiques néfastes de mariage d’enfants et des mutilations génitales féminines » a déploré la représentante de l’UNICEF au Burkina Faso, Sandra Lattouf, à la 18ème journée mondiale tolérance zéro aux Mutilations Génitales Féminines (MGF) qui s’est tenue en différé le 25 mars 2021, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso s’est engagé depuis 1996 à lutter contre les mutilations génitales à travers la loi N°043/96/QDP du 13 novembre 1996 portant code pénal qui stipule en son article 380 : « est puni d’un emprisonnement de six (06) mois à trois (03) ans et d’une amende de 150 000 à 900 000 F CFA ou de l’une des deux peines seulement, quiconque porte ou tente de porter atteinte à l’intégrité de l’organe génital de la femme… ». Depuis l’adoption de cette loi, plusieurs initiatives ont été prises pour accompagner la mise en œuvre des projets et programmes contribuant dans la lutte contre les mutilations génitales féminines au Burkina Faso. Pour arriver à mettre fin au phénomène, les acteurs de lutte procède par la sensibilisation, le plaidoyer et l’interpellation des communautés qui pratiquent l’excision.

Malheureusement, malgré les efforts en faveur de la lutte contre les mutilations génitales féminines, le phénomène persiste et prend de l’ampleur car selon l’UNICEF, en 2021, 4,16 millions de filles et de femmes à travers le monde sont menacées de mutilations génitales. Et pire, en raison des perturbations causées par la COVID-19, jusqu’à 2 millions de cas supplémentaire de MGF (évitables sans cette pandémie) pourraient se présenter d’ici 2030. (Unicef-Burkina Faso).

Au regard de l’importance des inconvénients et de la persistance de ce fléau social, certains parents ont souvent été obligés de s’en fuir pour fuir les menaces des membres de la famille qui sont favorables à la pratique de l’excision sur leurs enfants.  Issa Gnessien, éducateur social et chef de service d’action sociale, communal d’arrondissement 2 de Bobo-Dioulasso, nous parle du cas de la petite Rasmata Sawadogo dont la maman Fatimata Sawadogo/ Traoré a été obligée d’avoir les Etats Unis d’Amérique comme pays de refuge pour mettre sa fille Rasmata à l’abri afin que celle-ci ne vive point cette pratique odieuse qui pourrait hypothéquer son avenir. « Après maintes tentatives d’excision, ce sont finalement les menaces de mort qui ont contraint Rasmata et sa mère à quitter la grande famille et le Burkina Faso pour les USA. Après leur départ, leurs détracteurs n’ont toujours pas digéré cet échec. Notre service est entré en contact avec les détracteurs de Rasmata mais ceux-ci restent toujours favorable à l’excision de leur petite fille si elle revenait au pays des hommes intègres. Par ailleurs ils continuent de menacer la maman et l’oncle de Fatimata qui sont dans la même ville (Bobo-Dioulasso) » affirme monsieur Issa Gnessien.

Selon Monsieur Gnessien, Mme Sawadogo s’est engagée aux côtés de l’action sociale de l’arrondissement 2 de Bobo Dioulasso à travers la création d’une association de femmes dénommée « Association Déni-Dèmè ». Forte de 30 membres répartis dans les régions des Hauts Bassins et de la Boucle du Mouhoun, cette association contribue dans la lutte contre l’excision à travers la mise en œuvre des actions de communication pour le changement de comportement. Leurs actions consistent à faire de la sensibilisation, la conscientisation, et la dénonciation des acteurs qui voudraient s’adonner à la pratique de l’excision. L’Association Déni-Dèmè est l’un des acteurs qui ont contribué à la dénonciation des 08 prévenus de Ouarkoye qui ont comparu à la barre en audience foraine, le 07 novembre 2021 pour tentative d’excision. L’acte déjoué était prévu se réaliser le 24 septembre 2021. Heureusement des vies ont été sauvées par un membre de l’Association Déni-Dèmè-section de la Boucle du Mouhoun qui joue son rôle en dénonçant la pratique qui se préparait déjà. En vue de mettre fin à cette pratique suicidaire, les prévenus reconnus coupables ont été condamnés à la hauteur de leur forfait.

Gafson, Houndé

Burkina Demain

CCI-BF : Voici la composition de l’équipe ‘’Kadhafi’’ II

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Avec un plébiscite de ses pairs, Mahamadi Savadogo dit ‘’Kadhafi’’ a rempilé ce lundi 29 novembre 2021 pour un second mandat de 5 ans à la tête de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF). Voici la composition de son équipe.

Mahamadi Savadogo dit ‘’Kadhafi’’ a rempilé ce lundi 29 novembre 2021 pour un second mandat de 5 ans à la tête de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF). Voici la composition de son équipe :

1-Président, Mahamadi Savadogo ;

2-1er Vice-Président, Idrissa Nassa ;

3- 2ème Vice-Président, Mamady Sanoh ;

4-Vice-Président/ Commerce, Moussa Koanda ;

5-Vice-Président/ Industrie, Inoussa Kanazoé ;

6-Vice-Président/ Services, Aîsseta Selira/Kanazoé ;

7-Président/ Délégation Consulaire Régionale de la Boucle du Mouhoun, Adama Zoromé ;

8-Président/ Délégation Consulaire Régionale des Cascades, Diakalia Koné ;

9-Président/ Délégation Consulaire Régionale du Centre, Hamidou Ouédraogo ;

10-Président/ Délégation Consulaire Régionale du Centre- Est, Fasnéwendé Minoungou ;

11-Président/ Délégation Consulaire Régionale du Centre- Nord, Moussa Zamtako ;

12-Président/ Délégation Consulaire Régionale du Centre- Ouest, Issa Semdé ;

13-Président/ Délégation Consulaire Régionale du Centre- Sud, Joseph Rouamba ;

14-Président/ Délégation Consulaire Régionale de l’Est, Harouna Natama ;

15-Président/ Délégation Consulaire Régionale des Hauts- Bassins, Al- Hassane Sienou ;

16-Président/ Délégation Consulaire Régionale du Nord, Mahamadi Ouédraogo ;

17-Président/ Délégation Consulaire Régionale du Plateau Central, Edouard Bonkoungou ;

18-Président/ Délégation Consulaire Régionale du Sahel, Ibrahim Dicko ;

19-Président/ Délégation Consulaire Régionale du Sud- Ouest, Salif Ouédraogo ;

20-Secrétaire, Assétou Djibo ;

21-Secrétaire, Valérie Kaboré.

Burkina Demain

Second compact MCA-BF : On en parle à Kosyam

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Au cours de l'audience l’audience que le président Roch Marc Christian Kaboré a accordé à la vice-présidente aux opérations du Millenium Challenge Corporation (MCC), Fatema Sumar ce lundi à Kosyam

Le second Compact du Millenium challenge account dont le Burkina Faso est bénéficiaire a figuré en bonne place dans l’audience que le président Roch Marc Christian Kaboré a accordé à la vice-présidente aux opérations du Millenium Challenge Corporation (MCC), Fatema Sumar.

La vice-présidente aux opérations du Millenium Challenge Corporation (MCC), Fatema Sumar, à sa sortie d’audience de Kosyam ce lundi 29 novembre 2021

«Nous avons échangé avec le président Kaboré sur les investissements qui seront réalisés dans le cadre du second compact (…)  le MCC est engagé avec le gouvernement burkinabè pour la phase préparatoire de la mise en œuvre du second compact qui entrera en vigueur en septembre 2022», a déclaré la vice-présidente du MCC, Fatema Sumar,  à sa sortie d’audience de Kosyam.

Par ailleurs, les échanges entre le Président du Faso et la vice-présidente du MCC, ont porté sur la possibilité d’élaboration d’un compact régional et de réalisation d’investissements pour renforcer le réseau énergétique de notre pays, en accroissant les capacités de production et en développant les interconnexions avec les pays voisins.

Burkina Demain

Report de la conférence du PNDES II : Le MINEFID fait le point ce mardi

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le Ministre de l’économie, des finances et du développement (MINEFID) Lassané Kaboré et son collègue porte-parole du gouvernement, Ousséni Tamboura, animeront une conférence de presse ce mardi 30 novembre sur la conférence sur le financement du PNDES II

Suite au report de la conférence internationale des partenaires du Burkina Faso pour le financement du PNDES-II préalablement prévue pour les 2 et 3 décembre 2021 à Bruxelles relativement aux derniers développement du Covid-19; le Ministre de l’économie, des finances et du développement (MINEFID) Lassané Kaboré et son collègue porte-parole du gouvernement, Ousséni Tamboura, animeront une conférence de presse ce mardi 30 novembre.

Ce sera à 9 h du côté du service d’information du gouvernement.

Burkina Demain

Football :  Messi offre au PSG un 2ème ballon d’or, son 7ème perso

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Lionel Messi a gagné ce lundi son 7ème ballon d'or

Après le libérien Georges Weah en 1995, l’argentin Lionel Messi est depuis ce lundi soir, le deuxième joueur du club Paris Saint Germain (PSG) à remporter un ballon d’or. A titre personnel, c’est le septième ballon d’or pour le génie argentin.

Le nouveau ballon d’or viendra rejoindre les 6 précédents d’or engrangés au FC Barcelone

Après 6 trophées de Balon d’or au FC Barcelone, l’argentin Lionel Messi a ouvert ce lundi 29 novembre 2021 son compteur de trophées ballon d’or au PSG, son nouveau club.

Avant lui, c’est l’ex-virevoltant attaquant libérien Georges Weah qui fut en 1995 le premier sociétaire du club parisien à remporter le ballon d’or.

A 34 ans et vu son potentiel, le natif de Rosario en Argentine, n’a certainement pas encore dit son dernier mot dans ce concours footballistique d’excellence institué depuis 1956. Le recordman du Ballon va encore tenter de se succéder à lui-même les prochaines éditions en produisant du beau jeu et aussi en marquant plus souvent avec le PSG qui semble lui apporter également du bonheur comme au FC Barcelone. Il est au PSG et le Ballon d’or a suivi.

Christian Tas

Burkina Demain

Incendie à la CAMEG : Des  dégâts mais le ministre Ouédraogo rassure

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A Ouagadougou, un dépôt de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des Consommables médicaux (CAMEG) a été victime ce dimanche 28 novembre d’un incendie qui a fait beaucoup de ravage si bien que les soldats du feu ont pris pas mal de temps pour maîtriser les flammes. Mais, le ministre de la santé, Charlemagne Ouédraogo, s’est voulu rassurant.

L’incendie enregistré ce dimanche soir dans un des dépôts de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des Consommables médicaux (CAMEG) a été spectaculaire avec une fumée et des flammes impressionnantes. Alertés, les soldats du feu ont pris du temps pour venir à bout du sinistre.

Le ministre de la santé, Charlemagne Ouédraogo, s’est voulu rassurant

Pour autant, il n’y a pas d’inquiétudes à se faire pour ce qui est de l’approvisionnement en médicaments essentiels génériques des populations, à en croire le ministre de la santé, Pr Charlemagne Ouédraogo.

« Ce magasin ravitaillait un certain nombre d’hôpitaux et des pharmacies privées mais le relais sera pris par les autres magasins qui existent, non seulement à Ouagadougou, mais aussi dans les autres provinces. Nous allons également nous appuyer sur les grossistes privés qui apportent un soutien au ministère de la santé pour qu’il n’y ait pas de pénurie », a- t-il rassuré.

‘’Plus de peur que de mal’’, pourrait-on donc dire.

Christian Tas

Burkina Demain

L’ONA déterminée à agir en tant que bloc politique progressiste et républicain

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La présente déclaration de l’Opposition non affiliée (ONA) est relative à la situation nationale dominée par la question sécuritaire.

‘’La situation politique nationale est préoccupante. La situation sécuritaire nationale est inquiétante. Les actions des autorités gouvernantes se sont révélées insuffisantes, impuissantes et impertinentes à améliorer la situation.

L’ONA salue la mémoire de nos illustres disparus. L’ONA exprime sa compassion et sa solidarité à toutes personnes affectées individuellement et collectivement par cette situation dramatique.

Il arrive des moments dans la vie des Nations où il sied que toutes les forces vives soient mobilisées pour régler des problèmes concrets. Le Burkina Faso est dans pareils moments depuis 2015 sur le plan politique et sécuritaire. L’ONA a fait son analyse de la situation et des solutions qui pourraient s’en dégager.

L’ONA a demandé, de manière répétée, la possibilité de partager ses avis avec les autorités en charge de ces questions, en l’occurrence la présidence, la primature, la présidence de l’Assemblée nationale et le gouvernement. Aucune de ces autorités n’a daigné recevoir pour écouter l’ONA. Devant cette situation, l’ONA doit continuer à porter ses opinions par les moyens qui lui restent et que lui laissent les autorités gouvernantes actuelles.

La population est au comble de l’indignation et à bout de résilience face à une situation nationale qui ne fait que s’empirer et à une gouvernance qui ne fait que révéler ses limites.

Devant les responsabilités que chacun doit assumer, l’ONA est déterminée à agir en tant que bloc politique progressiste et républicain. L’ONA appelle le gouvernement au respect des droits et libertés fondamentaux personnes.

Elle appelle la population à se tenir prête pour toute action qu’elle entreprendra pour instituer une gouvernance plus ouverte, plus crédible, plus efficace et plus correcte.

Vive la République.

Ainsi délibérée et disposée à Ouagadougou le 27 novembre 2021

Pour la Conférence des Présidents des partis de l’ONA

Pr. Abdoulaye SOMA

Président de la Conférence des Présidents de l’ONA’’