5 août 1960 – 5 août 2025. Cela fait 65 ans ce lundi, jour pour jour, que Maurice Yaméogo, premier président de l’ex-Haute Volta, actuellement Burkina Faso, a proclamé l’indépendance du pays, alors sous le joug colonial français. A l’occasion de la commémoration de ce 65e anniversaire de l’accession du Burkina à la souveraineté internationale, nous vous proposons cette proclamation solennelle de feu Maurice Yaméogo, premier président, père de l’indépendance :
Feu Maurice Yaméogo, premier président, proclamant l’indépendance du pays le 5 août 1960
«Aujourd’hui, 5 août 1960, à zéro heure, au nom du droit naturel de l’homme à la liberté, à l’égalité, à la fraternité, je proclame solennellement l’indépendance de la République de Haute-Volta. Neuf siècles d’histoire ont révélé au monde la valeur morale de l’homme voltaïque. Au nom de cette morale à partir de laquelle nous voulons bâtir notre nation, j’exprime ma profonde reconnaissance à tous les artisans de notre indépendance nationale.
A la France, au Général de Gaulle, dont le courage et la magnifique lucidité lui valent l’immortalité devant l’histoire, à toutes les nations qui nous assistent, au clergé qui fournit à ce pays sa première élite avec les moyens du bord, aux professeurs français, qui, patiemment, ont façonné les responsables de ce pays, à nos chefs traditionnels qui ont su sauvegarder l’intégrité de notre Etat contre les atteintes de l’extérieur, aux anciens combattants et anciens militaires, toujours fidèles à l’honneur, à tous nos parlementaires, aux militants politiques de tous les échelons, aux vaillants combattants qui sont morts pour le triomphe de notre liberté, j’adresse, au nom du gouvernement, l’hommage de ma profonde gratitude.
“Vive la Haute-Volta indépendante, vive la France, vive la fraternité des peuples de la terre».
Ce lundi 4 août dernier, la frange jeune de Banfora, chef-lieu des Tannounyan, a bénéficié d’une série de communications au sein du Centre d’écoute et de dialogue pour les jeunes (CEDJ). En effet, c’était à travers une conférence publique présidée par le premier responsable de la Province de la Comoé qu’est le haut-commissaire Mathieu Tinguéri. Dans son discours d’ouverture, Monsieur Tinguéri a exhorté la jeunesse sur place à faire siennes les différentes communications portées à l’ordre du jour.
Une vue des participants à la conférence publique
Après ce feu vert, d’éminentes personnalités telles que le Directeur provincial de la jeunesse et de l’emploi, Zakaria Kara et le Chargé de missions à la Présidence du Faso, Ibrahim Kobe ont exposé sur des thèmes riches en contenus dont le principal s’est articulé autour de: «Pacte du futur : Le Burkina que nous voulons – Le rôle de la jeunesse dans un Burkina de paix souverain».
1 Zakaria Kara, Directeur provincial de la jeunesse et de l’emploi pendant son exposé
En prélude à la commémoration de la Journée internationale de la jeunesse (JIJ) édition 2025 qui se tiendra dans une semaine, c’est une conférence publique qui dores et déjà orienterait les jeunes aux activités futures à mener.
Outre le concept de révolution progressiste populaire élucidé, le Directeur Kara a pour sa part interpellé cette jeunesse à prendre véritablement conscience de leur contribution dans la consolidation de la confédération des Etats du Sahel.
Eclairer davantage les lanternes…
A cet effet, les jeunes sont invités à s’engager corps et âme pour aider les consciences sur l’esprit révolutionnaire afin de réussir ce processus de Révolution progressiste populaire (RPP).
De surcroît, pour éclairer davantage les lanternes, monsieur Kara s’est penché sur les nuances qui existent entre la politique et le politique.
Du point de vue particulier, la politique se rapporte à l’individu envers ses semblables ou encore à l’ensemble des personnalités déployées autour de l’organisation de la société.
Selon la conception occidentale, la politique se définit comme une influence ou une domination sur les populations. Tandis que dans celle africaine, c’est la recherche d’harmonie dans la relation entre les humains et entre les nations en vue de l’amélioration des rapports humains et le progrès de groupe.
Concernant le politique, il se rapporte à la conception qu’un groupe ou une société se fait de la politique. En d’autres termes, c’est le jugement qu’on se fait de la politique eu égard au champ d’actions morales. Donc, le politique est lié aux valeurs morales.
une école de qualité pour tous; la santé pour tous …
Ibrahim Kobe, Chargé de missions à la Présidence du Faso
Aussi, le CM Kobe, quant à lui, a explicitement décortiqué en long et large les multiples initiatives présidentielles prises par son Excellence le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré.
Ainsi, ces initiatives vont s’opérer dans plusieurs domaines à savoir : l’agriculture, l’élevage et les ressources halieutiques; une école de qualité pour tous; la santé pour tous, partout; le développement communautaire ; Faso Mêbo dont l’objectif est d’embellir, désenclaver et assainir.
A titre d’exemples parmi tant d’autres, dans le domaine de l’éducation, il est prévu la création d’une université polytechnique et une réforme de Gestion des écoles.
Pour la santé, 55 CSPS seront transformés en Centres médicaux et un Institut du cœur au CHU de Tengandogo sera mis en place. À propos du développement communautaire, les activités seront menées par les populations elles-mêmes. Déjà des tricycles pour assainissement ont été mis à la disposition des collectivités locales.
Au terme de la conférence, la jeunesse est sortie outillée en connaissances et stratégies pour mieux booster son engagement pour la défense des principes et intérêts moraux de la RPP.
Photo de famille avec les officiels dont le haut-commissaire Mathieu Tinguéri entre le DP Zakaria Kara et le CM Ibrahim Kobe
Evaluation des contrats d’objectifs 2025 des ministres : un taux de réalisation de 58,72% pour le ministère en charge de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme.Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé ce lundi 4 août 2025 à l’évaluation à mi-parcours du contrat d’objectifs du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme.
Le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a présenté un taux global de réalisation de 58,72 %, dépassant la cible fixée pour le premier semestre
À cette occasion, le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a présenté un taux global de réalisation de 58,72 %, dépassant la cible fixée pour le premier semestre.
Les efforts ont notamment porté sur la consolidation de la communication de guerre, la valorisation de l’image du Burkina Faso à l’international, ainsi que la relance de la production audiovisuelle nationale avec la série Affaires publiques.
En matière de médias, 71 entreprises de presse ont été appuyées, et le Prix Galian a été organisé. Sur le plan culturel, la 3e édition du Mois du patrimoine et le FESPACO 2025 ont connu un franc succès, ce dernier étant marqué par la consécration du film Katanga, la danse des scorpions.
Le ministère a également lancé une campagne de promotion du tourisme interne et engagé des actions contre les villas meublées illégales, avec l’instauration prochaine d’un numéro vert pour signalement.
Pour le second semestre, plusieurs événements sont annoncés, dont le SITHO, la Nuit du Lompolo et la Foire internationale du livre. En prélude à la SNC 2026, des semaines régionales seront organisées pour sélectionner les troupes artistiques.
Au terme d’un processus, un groupe de jeunes militaires voltaïques dont les capitaines Thomas Sankara et Blaise Compaoré s’empara le 4 août 1983 du pouvoir d’Etat par un coup d’Etat et proclama la Révolution. Voici la déclaration de prise du pouvoir telle que livrée le 4 août 1983 par le Leader de la Révolution Burkinabè Thomas Sankara.
Thomas Sankara et ses compagnons révolutionnaires ont fait cette déclaration à leur prise de pouvoir le 4 août 1983
«Peuple de Haute-Volta !
Aujourd’hui encore, les soldats, sous-officiers et officiers de l’Armée nationale et des forces para-militaires se sont vus obligés d’intervenir dans la conduite des affaires de l’Etat pour rendre à notre pays son indépendance et sa liberté et à notre peuple sa dignité.
En effet, ces objectifs patriotiques et progressistes qui ont justifié l’avènement du Conseil du salut du peuple (CSP) le 7 novembre 1982, ont été trahis le 17 mai 1983, soit seulement six mois après, par des individus farouchement hostiles aux intérêts du peuple voltaïque et à ses aspirations à la démocratie et à la liberté.
Ces individus, vous les connaissez, car ils se sont frauduleusement introduits dans l’Histoire de notre peuple ; ils s’y sont tristement illustrés, d’abord par leur politique à double face, ensuite, par leur alliance ouverte avec toutes les forces conservatrices réactionnaires qui ne savent rien faire d’autre que de servir les intérêts des ennemis du peuple, les intérêts de la domination étrangère, et du néo-colonialisme.
Aujourd’hui, 4 août 1983, les soldats, sous-officiers et officiers de toutes les armes et de toutes les unités, dans un élan patriotique, ont décidé de balayer le régime impopulaire, le régime de soumission et d’aplatissement, mis en place depuis le 17 mai 1983 par le médecin commandant Jean-Baptiste Ouédraogo sous la houlette du colonel Gabriel Somé Yoryan et de ses hommes de main.
“Les soldats patriotes ont lavé l’honneur de notre peuple”
Aujourd’hui, 4 août 1983, des soldats, sous-officiers et officiers patriotes et progressistes ont ainsi lavé l’honneur de notre peuple et de son armée et leur ont rendu leur dignité, leur permettant de retrouver le respect et la considération que chacun, en Haute-Volta comme à l’étranger leur portait du 7 novembre 1982 au 17 mai 1983.
Pour réaliser ces objectifs d’honneur, de dignité, d’indépendance véritable et de progrès pour la Haute-Volta et pour son peuple, le mouvement actuel des Forces armées voltaïques tirant les leçons des amères expériences du CSP, a constitué ce jour, 4 août 1983, le Conseil national de la révolution (CNR) qui assume désormais le pouvoir d’État, en même temps qu’il mette fin au fantomatique régime du CSP du médecin commandant Jean-Baptiste Ouédraogo qui l’avait du reste arbitrairement dissous.
Le peuple doit soutenir de CNR
Peuple de Haute-Volta, le Conseil national de la révolution appelle chaque Voltaïque, homme ou femme, jeune ou vieux à se mobiliser dans la vigilance pour lui apporter son soutien actif. Le Conseil national de la révolution invite le peuple voltaïque à constituer partout des Comités de défense de la révolution (CDR) pour participer à la grande lutte patriotique du CNR et pour empêcher les ennemis intérieurs et extérieurs de nuire à notre peuple. Il va sans dire que les partis politiques sont dissous’.
Conserver les relations et les accords internationaux…
Sur le plan international, le Conseil national de la révolution proclame son engagement à respecter les accords qui lient notre pays aux autres États. Il maintient également l’adhésion de notre pays aux organisations régionales, continentales et internationales.
Le Conseil national de la révolution n’est dirigé contre aucun pays, aucun État ou peuple. Il proclame sa solidarité avec tous les peuples, sa volonté de vivre en paix, et en bonne amitié avec tous les pays et notamment avec tous les pays voisins de la Haute-Volta.
Notre objectif la défense des intérêts du peuple voltaïque…
La raison fondamentale et l’objectif du Conseil national de la révolution, c’est la défense des intérêts du peuple voltaïque, la réalisation de ses profondes aspirations à la liberté, à l’indépendance véritable et au progrès économique et social.
Peuple de Haute-Volta ! Tous en avant avec le Conseil national de la révolution pour le grand combat patriotique, pour l’avenir radieux de notre pays.
Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a présidé la présente du Conseil des ministres
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 30 juillet 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 15 H 03 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a présidé la présente du Conseil des ministres
I DELIBERATIONS
I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté un décret portant règlementation des initiatives de production institutionnelle agropastorale et halieutique.
Pour accompagner l’Offensive agropastorale et halieutique et l’Initiative présidentielle pour l’agriculture, plusieurs institutions publiques se sont investies dans la production agropastorale et halieutique. Il s’agit entre autres, des services techniques du ministère en charge de l’Agriculture, des Forces de défense et de sécurité, des centres pénitentiaires et des écoles.
Ces structures publiques ont pu relever le défi de production et engranger des récoltes appréciables. A titre illustratif, les services techniques de l’agriculture ont produit plus de 7 000 tonnes de céréales au cours de la campagne 2024-2025.
Ce décret vise l’encadrement juridique des initiatives de productions institutionnelles. Il permet la prise en compte des institutions publiques en tant qu’actrices directes dans la production agropastorale et halieutique ainsi que, l’instauration d’un cadre juridique encadrant l’ensemble des activités de production agropastorale et halieutique mises en œuvre par les entités publiques.
L’adoption de ce décret permet de règlementer la participation des institutions publiques à la productivité agricole et halieutique en vue de contribuer à la souveraineté alimentaire.
I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte création, attributions, composition, organisation et fonctionnement du Groupe opérationnel d’experts en prospective (GOEP).
L’Etude nationale prospective « Burkina 2025 » a permis de formuler une vision de long terme qui a servi de base pour l’élaboration de différents instruments de planification du développement. Cette étude est arrivée à échéance en 2025. A cet effet, il s’est avéré nécessaire de conduire les travaux en vue de la formulation d’une nouvelle étude nationale prospective post 2025 conformément aux dispositions de la loi n°034-2018/AN du 27 juillet 2018 portant pilotage et gestion du développement.
Le caractère stratégique du processus nécessite une approche inclusive et participative qui commande l’implication et la mobilisation d’experts aux compétences et qualités intrinsèques reconnues dans leur domaine. C’est dans ce sens que la mise en place du Groupe opérationnel d’experts en prospective est proposée.
L’adoption de ce décret permet la mise en place du Groupe opérationnel d’experts en prospective en vue de la formulation de la nouvelle vision nationale prospective post 2025.
Le second décret porte création de l’Institut DEEN KANU en abrégé «IDK».
La création de l’Institut DEEN KANU fait suite à une recommandation de la 25e session ordinaire de l’Assemblée générale des Etablissements publics de l’Etat (AG/EPE) tenue en 2024. Cette recommandation propose la fusion de l’Institut d’éducation et de formation professionnelle (INEFPRO) et de la Maison de l’enfance André DUPONT de Orodara (MEADO) qui ont des missions similaires. Ces deux structures du ministère de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale interviennent dans l’éducation, la formation et la réinsertion socio-professionnelle des enfants et des jeunes.
La fusion des deux structures permettra l’optimisation des ressources humaines et financières ainsi que le renforcement des capacités d’actions pour une structure unifiée plus performante et efficiente dans le domaine de la protection de l’enfant.
«DEEN KANU » en langue nationale dioula signifie « Amour de l’enfant ».
L’Institut DEEN KANU est chargé de :
– l’accueil, la protection, l’éducation, la scolarisation, la formation professionnelle et la réinsertion des enfants et jeunes des deux sexes en difficultés faisant l’objet de placement administratif ou judiciaire en régime d’internat ;
– la prévention de l’inadaptation sociale juvénile par l’accueil en régime d’externat des enfants et jeunes des deux sexes en situation de risque professionnel ;
– l’appui au processus d’insertion sociale, scolaire et professionnelle des enfants et jeunes en fin de séjour.
L’adoption de ce décret permet la création de l’Institut DEEN KANU, conformément au décret n°2014-609/PRES/PM/MEF/MFPTSS du 24 juillet 2014 portant conditions et modalités de création, de gestion et de suppression des établissements publics de l’Etat.
I 3 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte ouverture d’un Consulat honoraire du Burkina Faso à Bata, en République de Guinée équatoriale.
L’ouverture de ce consulat vise à consolider les relations d’amitié et de coopération entre le Burkina Faso et la République de Guinée équatoriale afin de mieux protéger et défendre les intérêts de notre pays et de ses ressortissants en Guinée équatoriale.
L’adoption de ce décret permet l’ouverture d’un Consulat honoraire du Burkina Faso à Bata, en République de Guinée équatoriale, conformément au décret n°2024-0453/PRES-TRANS/PM/MAECRBE/MEFP du 17 avril 2024 portant règlementation de l’ouverture des postes consulaires honoraires et de l’exercice de la fonction de Consul honoraire du Burkina Faso à l’étranger.
Le second décret porte nomination d’un Consul honoraire du Burkina Faso à Bata, en République de Guinée équatoriale.
L’adoption de ce décret permet la nomination de Monsieur Tegawende Guy YAMEOGO, en qualité de Consul honoraire du Burkina Faso à Bata, en République de Guinée équatoriale, conformément au décret n°2024-0453/PRES-TRANS/PM/MAECRBE/MEFP du 17 avril 2024 portant règlementation de l’ouverture des postes consulaires honoraires et de l’exercice de la fonction de Consul honoraire du Burkina Faso à l’étranger.
I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant adoption du référentiel qualité de l’Administration publique.
Le Burkina Faso a entrepris depuis quelques années de moderniser l’Administration publique et de se doter de services publics de qualité. Pour soutenir cette vision de promotion de la qualité dans les prestations offertes aux usagers/clients, un référentiel qualité de l’Administration a été conçu.
Ce référentiel constitue le fondement pour l’appréciation de la qualité du fonctionnement des structures publiques. Il contient les exigences sur la démarche qualité de l’Administration publique dans les domaines suivants :
– gouvernance/management ;
– gestion des ressources ;
– planification ;
– réalisation du service public ;
– évaluation des performances et amélioration continue.
L’adoption de ce décret permet de doter l’Administration publique burkinabè d’un référentiel pour évaluer, apprécier et améliorer progressivement la qualité du fonctionnement de ses structures en vue de la satisfaction des populations.
Le second rapport est relatif à la mise en œuvre des avancements de classes des fonctionnaires.
Conformément à l’article 90 de la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la Fonction publique d’Etat, l’avancement de la 1ère à la 2e classe est accordé aux fonctionnaires ayant accompli au moins dix (10) années de service dans la première classe et obtenu une moyenne des notes, sur ladite période, égale ou supérieure à 8/10. L’avancement de la 2e à la 3e classe, quant à lui, est dû aux fonctionnaires justifiant d’au moins huit (08) années de service dans la deuxième classe, avec une moyenne des notes égale ou supérieure à 8/10.
Pour la période 2020-2025 :
– 36 303 agents publics sont concernés pour l’avancement à la 2e classe ;
– 367 agents sont concernés pour l’avancement à la 3e classe.
L’incidence financière de ces avancements de classes sur le budget de l’Etat est estimée à neuf milliards six cent cinquante-huit millions cinq cent cinquante-cinq mille six cent un (9 658 555 601) F CFA.
L’adoption de ce rapport permet la mise en oeuvre effective des avancements de classe des agents publics de l’Etat sur la période 2020 à 2025 pour ceux qui sont concernés.
I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de loi portant Code de la presse et de la communication audiovisuelle au Burkina Faso.
Trois (03) lois ont été adoptées en 2015 pour régir le secteur de la communication audiovisuelle et de la presse en remplacement du Code de l’information de 1993. Ces lois ont permis une avancée en matière de promotion et de protection de la liberté d’expression et de presse au Burkina Faso. Malgré ces avancées, des insuffisances ont été constatées au regard des mutations et des évolutions de l’environnement de la presse.
Ce projet de loi vise à fondre l’ensemble des lois existantes sur la presse écrite, la presse en ligne et la radiodiffusion sonore et télévisuelle en un code unique.
Il permettra entre autres :
– de définir les statuts du journaliste professionnel et du technicien professionnel de presse ;
– de définir le statut et le mode de financement des entreprises de presse ;
– d’interdire la concentration économique dans le secteur des médias ;
– de prendre en compte la règlementation sur la Télévision numérique de terre (TNT) ;
– de prendre en compte les conditions permettant au journaliste professionnel et au technicien professionnel de presse d’invoquer la clause de conscience ;
– d’harmoniser les peines d’amende entre les catégories de presse et de responsabiliser davantage les journalistes et les médias ;
– de sanctionner les distributeurs de service en cas de privation de programmes auxquels les abonnés ont droit.
Ces réformes permettront de mieux structurer le secteur de la presse et de l’audiovisuel, le rendre plus professionnel et de prendre en compte les évolutions technologiques.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.
Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant approbation des statuts particuliers de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina (RTB).
Ce décret est une relecture du décret n°2021-0158/PRES/PM/MINEFID/MCRP du 26 mars 2021 portant approbation des statuts de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina.
L’objectif de cette relecture est de doter la RTB d’un statut adapté aux défis actuels et futurs qui s’imposent aux médias en général et spécifiquement à l’audiovisuel public. Il s’agit de résoudre un certain nombre de dysfonctionnements afin d’aboutir à une meilleure structuration des Directions techniques.
Les changements essentiels aux statuts actuels portent sur :
– la mise en place d’un organe consultatif dénommé Conseil de veille stratégique ;
– la scission du poste de contrôle et d’audits interne précédemment assurer par un contrôleur de gestion et de l’audit interne en deux (02) entités de contrôle ;
– la réorganisation des services de la Radio et de la Télévision au niveau central et déconcentré en des entités mieux structurées par la mutualisation des contenus, des ressources humaines, techniques, technologiques et logistiques, ce qui permet d’avoir une ligne éditoriale plus cohérente.
L’adoption de ce décret permet à la RTB de se doter de statuts particuliers en vue d’accomplir efficacement ses missions.
Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant système de labélisation des biens culturels et d’accréditation des organisations de la société civile.
Ce décret vise l’application de la loi n°022-2023/ALT du 08 août 2023 portant protection, sauvegarde et valorisation du patrimoine culturel au Burkina Faso.
Cette loi consacre en ses articles 172 et suivants, les systèmes de labélisation et d’accréditation comme des mesures de valorisation et d’incitation à la protection du patrimoine culturel.
Le présent décret fixe entre autres les conditions de création, d’obtention et de retrait ainsi que les modalités d’accréditation des organisations de la société civile actives dans la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.
L’adoption de ce décret permet de renforcer les mesures de protection, de sauvegarde et de valorisation du patrimoine culturel au Burkina Faso.
Le quatrième rapport est relatif aux projets spécifiques au titre de l’année 2025 du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme.
Ces projets spécifiques visent entre autres, la poursuite de la mise en œuvre de la tranche annuelle de la stratégie de communication institutionnelle, la réalisation d’études pour la construction et l’équipement d’une grande salle d’exposition au Musée national et la construction d’infrastructures sur le site du Mémorial Thomas SANKARA.
Le coût global de ces projets spécifiques est de six cent cinquante-cinq millions trois cent onze mille six cent quatre-vingts (655 311 680) F CFA TTC.
Le financement de ces projets est assuré par le Budget de l’Etat, exercice 2025.
I 6 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
Le Conseil a adopté un rapport relatif aux projets spécifiques au titre de l’année 2025 du ministère de l’Energie, des mines et des carrières.
Afin de tirer le meilleur profit des retombées de l’activité minière au profit de la nation entière et d’étendre la couverture en énergie électrique du Burkina Faso, le Gouvernement burkinabè a entrepris d’importantes réformes dans les secteurs des mines et de l’électricité.
Ces projets spécifiques concernent :
– la construction du laboratoire de contrôle de produits miniers du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) ;
– l’acquisition de véhicules légers et de maintenance au profit du BUMIGEB ;
– l’acquisition d’outils et de consommables de foration au profit du BUMIGEB ;
– l’acquisition d’équipements de branchements aux services d’électricité au profit du Projet de déploiement du Solaire à large échelle et d’électrification rurale (SOLEER) pour la connexion des ménages des zones péri-urbaines de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso;
– la réalisation de réseaux d’éclairage public dans les localités électrifiées du Burkina Faso.
Le coût global de ces projets spécifiques est de quinze milliards neuf-cent soixante-deux millions sept cent quatre-vingt-sept mille sept cent soixante-quinze (15 962 787 775) F CFA TTC.
Le financement est assuré par le Budget de l’Etat, exercice 2025.
I 7 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT
Le Conseil a adopté un rapport relatif aux projets spécifiques au profit dudit ministère.
Le Conseil a marqué son accord pour l’exécution des marchés suivants :
– réalisation d’ouvrages au profit de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) ;
– suivi-contrôle de l’installation d’un incinérateur de 1500° C maximum pour la destruction de produits chimiques et déchets dangereux ;
– acquisition de produits fertilisants (NPK BARBARY-PLANTE) dans le cadre de la Journée nationale de l’arbre (JNA) édition 2025 et des activités de reboisement au profit de la Direction générale des eaux et forêts (DGEF).
Le montant total de ces projets spécifiques s’élève à huit milliards quatre cent quatre-vingt-un millions neuf cent quatre-vingt-douze mille quatre cent soixante-deux (8 481 992 462) F CFA TTC.
Le financement est assuré par le Budget de l’Etat, exercice 2025.
II COMMUNICATIONS ORALES
II 1 Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à l’atelier bilan organisé par le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS) sur les Systèmes d’informations sur les marchés à bétail (SIM/Bétail) et les perspectives d’accélération de la mise en oeuvre de la stratégie de pérennisation, tenu du 02 au 04 juin 2025 à Niamey, en République du Niger.
L’objectif de cet atelier était de faire le point des progrès réalisés par les Systèmes d’informations sur les marchés à bétail grâce aux appuis du PRAPS, afin d’identifier des actions clés et une démarche opérationnelle de mise en oeuvre pour la réalisation de l’ambition de pérennisation desdits systèmes.
II 2 Le ministre de l’Economie et des finances a fait au Conseil une communication relative à l’état de mise en oeuvre du Fonds de soutien patriotique (FSP) au deuxième trimestre de l’année 2025.
Le Fonds de soutien patriotique est un levier stratégique dans la mobilisation des ressources. Il contribue activement aux efforts de restauration de l’intégrité du territoire et à la construction d’une paix durable.
Du 1er janvier au 30 juin 2025, le montant des encaissements, toutes sources confondues s’élève à cent un milliards sept cent soixante-douze millions sept cent trente-quatre mille cent soixante-cinq (101 772 734 165) F CFA, représentant 67,85% des objectifs annuels de mobilisation fixé à cent cinquante milliards (150 000 000 000) F CFA.
Au deuxième trimestre 2025, soixante-huit milliards sept cent quarante millions sept cent quarante-deux mille six cent quatre-vingt-neuf (68 740 742 689) F CFA ont été mobilisés au 30 juin 2025, soit une nette progression de 208,10% par rapport au niveau des encaissements du premier trimestre au 23 mars.
Au 30 juin 2025, les dépenses engagées s’élèvent à quatre-vingt-neuf milliards quatre cent trois millions quatre cent trente mille sept cent quatre- vingt-sept (89 403 430 787) F CFA. Ce montant rapporté aux prévisions de dépenses pour la période de janvier à juin 2025 qui se chiffrent à quatre-vingt-douze milliards quatre cent cinquante-quatre millions neuf cent trente-quatre mille six cent (92 454 934 600) F CFA, fait ressortir un taux d’engagement de 96,90%.
Les résultats obtenus confirment la justesse du choix opéré et la pertinence des objectifs initialement fixés. Ces avancées sont le fruit de l’engagement patriotique des Burkinabè, de la coordination efficace entre les acteurs concernés, ainsi que du respect scrupuleux des principes de transparence, de redevabilité et de reddition des comptes qui confèrent au FSP une crédibilité renforcée auprès des donateurs.
II 3 Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la réunion ministérielle des coordonnateurs de la mise en œuvre des actions de suivi du Forum de coopération Chine-Afrique (FOCAC) et à la quatrième édition de l’Exposition commerciale sino-africaine, tenues dans la ville chinoise de Changsha, du 10 au 15 juin 2025.
Cette réunion était essentiellement consacrée à l’examen de l’état de mise en oeuvre des recommandations de la neuvième édition du Forum de coopération Chine-Afrique, tenue du 2 au 6 septembre 2024 à Pékin (République populaire de Chine).
La rencontre a permis de faire le bilan du dernier sommet du FOCAC tenu à Pékin en septembre 2024 et de présenter un document conceptuel préconisant l’année 2026 comme l’année sino-africaine des échanges humains et culturels.
En marge de ces travaux, la délégation burkinabè a échangé avec la communauté burkinabè résidant dans la ville de Guangzhou.
II 4 Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil deux (02) communications :
– la première communication est relative à l’organisation de la 14e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), prévue du 02 au 04 octobre 2025 à Ouagadougou.
L’événement va permettre aux acteurs de la communication de partager leurs expériences et leurs visions sur l’« Influence du contexte géopolitique sur la communication et le développement en Afrique », thème des UACO 2025.
La rencontre entend également contribuer à la formation des jeunes journalistes et communicateurs et au renforcement de l’image du Burkina Faso sur la scène internationale ;
– la seconde communication fait le bilan de la célébration de la 3ᵉ édition du Mois du Patrimoine burkinabè.
Lancée le 18 avril 2025 à Bobo-Dioulasso, sous le thème « Patrimoine culturel et développement économique », l’édition s’est achevée le 18 mai 2025 avec un bilan satisfaisant. L’initiative a mobilisé 226 734 personnes contre 18 621 en 2024.
Les excursions organisées par les régions, l’agence Faso Tourisme et les départements ministériels ont connu la participation de 16 389 personnes.
Le Musée national du Burkina Faso a accueilli 17 953 visiteurs, contre 7 872 à la même période l’année précédente, ce qui représente une hausse de 128%.
Cette dynamique positive est également observée dans les autres musées et sites patrimoniaux.
Cette 3ᵉ édition a également été marquée par plusieurs activités sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit entre autres, du lancement du concept
«Tour de ma ville » et des célébrations de la Journée des archives, de la Journée internationale des musées, du Mois du Patrimoine burkinabè dans les régions, de la Journée des coutumes et traditions ainsi que des Journées de la promotion de la gastronomie nationale.
II 5 Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique a fait au Conseil une communication relative à la mise en oeuvre d’un programme d’apprentissage des métiers par les élèves pendant les vacances.
Ce programme est la concrétisation de la vision du Président du Faso sur la réforme du système éducatif. L’objectif est de permettre à 2500 élèves des lycées et collèges d’apprendre un métier pendant les vacances. En plus de cet apprentissage, des modules sur le civisme et l’engagement patriotique sont aussi dispensés.
La durée des différentes sessions est de quatre semaines chacune. Elles sont articulées autour de 5% de cours théoriques et 95% de travaux pratiques.
La phase pilote de cette première édition se tient du 15 juillet au 15 septembre 2025 à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.
III NOMINATIONS
III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A AU TITRE DE LA PRIMATURE
– Monsieur Janvier NANA, Mle 225 039 W, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Klessin Constant SANON, Mle 57 149 G, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Inspecteur technique des services.
B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
– Madame Myriam Jessica Aude Daniella MILLOGO, Mle 391 667 U, Assistant de recherche, catégorie P, grade initial, 4e échelon, est nommée Directrice du Laboratoire et de la Certification de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC) ;
– Monsieur Adama KIEMTORE, Sous-officier, est nommé Personne Responsable des Marchés de l’Institut supérieur d’études de protection civile.
C AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Madame Aminata OUEDRAOGO/SEMDE, Mle 54 661 J, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 14e échelon, est nommée Conseiller technique ;
– Madame Sylvie Kambolê TOUGMA/BAZYOMO, Mle 112 401 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Directrice régionale du budget de Yaadga.
D AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
– Monsieur Thierry Dofizouho TUINA, Mle 57 710 C, Inspecteur général de police, catégorie 1, grade 5, 2e échelon, est nommé Directeur général de la Police nationale ;
– Monsieur Gérard TARBANGDO, Mle 111 484 K, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3e classe, 4e échelon, est nommé Directeur général adjoint de la police nationale ;
– Monsieur Somnobgna OUEDRAOGO, Mle 102 431 G, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2e classe, 4e échelon, est nommé Directeur des Unités d’intervention à la Direction générale de la police nationale ;
– Monsieur Abdoulaye BELEM, Mle 211 703 B, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3e classe, 3e échelon, est nommé Directeur général de l’Ecole nationale de police (ENP).
E AU TITRE DU MINISTERE DE L’ACTION HUMANITAIRE ET DE LA SOLIDARITE NATIONALE
– Monsieur Boukaré ZABSONRE, Mle 47 783 S, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur régional de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale du Nakambé ;
– Monsieur Karim DIALLO, Mle 53 525 A, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur régional de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale de Kuilsé ;
– Monsieur Amado COMPAORE, Mle 78 090 F, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur régional de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale du Liptako ;
– Monsieur Abdoulaye SORO, Mle 99 515 P, Conseiller en éducation social, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale du Boulgou ;
– Monsieur Abdoulaye BAMOGO, Mle 92 508 J, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur provincial de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale du Sandbondtenga ;
– Monsieur Abdoubachirou NAYAOGUE, Mle 282 850 K, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale du Yatenga.
F AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
– Monsieur Lendé TOUGRI, Mle 250 417 A, Médecin spécialiste en santé publique, catégorie P, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional de la Santé du Nakambé.
G AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE
– Monsieur Lin HIEN, Mle 41 576 D, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 17e échelon est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Ibrahim Romuald SAMANDOULOUGOU, Mle 98 051 C, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Managabamba Rasmané OUEDRAOGO, Mle 43 478 E, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Pougdarim Noël OUEDRAOGO, Mle 39 566 V, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Inspecteur technique des services.
H AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
– Monsieur Boundia Alexandre THIOMBIANO, Mle 271 386 X, Maitre de conférences, Catégorie P2, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Chargé de mission.
I AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT
– Monsieur Yanga ADOUA, Mle 53 557 S, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur des Finances et de la Comptabilité du Fonds d’intervention pour l’environnement (FIE).
J AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI
– Madame Clarisse Bakiéré HIEN/HIEN, Mle ANPE 02 21, Juriste, catégorie 1, 5e échelon, est nommée Directrice des affaires juridiques et du contentieux.
III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale ;
– du Centre hospitalier universitaire Sourô Sanou (CHU-SS), des Centres hospitaliers régionaux de Kaya (CHR-K) et de Gaoua (CHR-G) ainsi que de la Société d’économie mixte dénommée FASO PHARMA au titre du ministère de la Santé ;
– de l’Agence de promotion de l’expertise nationale (APEN) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;
– de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) et de l’Agence de l’eau du Liptako au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement ;
– de la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) et du Centre de gestion des cités (CEGECI) au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat.
Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration du Centre hospitalier universitaire Sourô Sanou (CHU-SS) et de la Société d’économie mixte dénommée FASO PHARMA.
A MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Justin Cyprien ILBOUDO, Mle 54 487 P, Conseiller d’orientation scolaire et professionnelle, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale au Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Karim PORGO.
B MINISTERE DE LA SANTE
Le Conseil a adopté six (06) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire Sourô Sanou (CHU-SS) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Au titre du ministère de la Santé :
– Monsieur Issa KONATE, Mle 245 650 H, Médecin de santé publique.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
– Monsieur Antoine Marie Gilbert GOUEM, Mle 56 733 C, Inspecteur des impôts.
Le deuxième décret nomme Monsieur Issa KONATE, Mle 245 650 H, Médecin de santé publique, Président du Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire Sourô Sanou (CHU-SS) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le troisième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Kaya (CHR-K) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
– Monsieur Koudaogo Ulrich Richemond NITIEMA, Mle 104 870 A, Inspecteur du trésor.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA DELEGATION SPECIALE REGIONALE DU KUILSE
– Monsieur Noufoun OUATTARA, Mle 279 330 Y, Administrateur civil.
Le quatrième décret nomme Monsieur Touobaor Jean-Baptiste HIEN, Mle 58 212 X, Ingénieur des sciences infirmières et obstétricales,
Administrateur représentant les associations de malades au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Gaoua (CHR-G) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le cinquième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Société d’économie mixte FASO PHARMA pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre de la Présidence du Faso :
– Monsieur Rakissida Alfred OUEDRAOGO, Mle 249 135 M, Enseignant hospitalo-universitaire.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
– Monsieur Boundjoa Sylvestre TANKOANO, Mle 212 286 C, Conseiller en aménagement du territoire et en développement local.
Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
– Monsieur Salfo OUEDRAOGO, Mle 216 017 Y, Maître de recherche.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CAISSE NATIONALE DE SECURITE SOCIALE (CNSS)
– Monsieur François Dassise SAWADOGO, Mle 22 26 962 W, Ingénieur de conception sécurité, qualité, hygiène et environnement.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BURKINA FASO (CCI-BF)
– Monsieur Fousséni KONE, Mle 238 951 N, Economiste.
Le sixième décret nomme Monsieur Boumbéwendin Gérard Josias YAMEOGO, Mle 102 646 N, Professeur titulaire hospitalo-universitaire, Président du Conseil d’administration de la Société d’économie mixte FASO PHARMA pour un premier mandat de trois (03) ans.
C MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Lamoussa HAYORO, Mle 117 001 C, Conseiller en gestion des ressources humaines et management des administrations, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de l’Agence de promotion de l’expertise nationale (APEN) pour un premier mandat de trois (03) ans.
D MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques :
– Monsieur Alexis Yissoréga BADO, Mle 212 411 R, Conseiller en gestion des ressources humaines.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE COMITE DES ELEVES DE L’ECOLE NATIONALE DES EAUX ET FORÊTS (ENEF)
– Monsieur Badjibié BAKALA, Mle 306 731 L, Elève Inspecteur des eaux et forêts, pour la durée de son mandat de Délégué général.
Le second décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence de l’eau du Liptako pour un premier mandat detrois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT
– Monsieur Brice Marchal TRAORE, Mle 365 934 Y, Ingénieur du génie rural, en remplacement de Monsieur Paul KABORE.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES COLLECTIVITES TERRITORIALES
– Monsieur Sibiri NEYA, Mle 112 019 V, Officier de police, Président de la Délégation spéciale communale de Gorom-Gorom, en remplacement de Monsieur Zakaria NEYA.
E MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme Monsieur Sid Mohamadi OUEDRAOGO, Mle 117 326 Z, Ingénieur en génie civil, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé au Conseil d’administration de la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Naasaleyi Charles KAMBOUELE.
Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Philippe SANDWIDI, Mle 97 442 E, Conseiller des affaires étrangères, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur au Conseil d’administration du Centre de gestion des cités (CEGECI) pour une dernière période de trois (03) ans.
Dans moins d’une semaine, plus précisément le 2 août 2025, débutera le huitième Championnat d’Afrique des nations (CHAN 2024) de football que co-organisent le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Logés dans le Groupe B basé à Dar es Salam, les Etalons locaux disputeront donc le samedi prochain le match d’ouverture du CHAN 2024, au stade Benjamin Mkapa, devant les Taifa Stars locaux, la sélection nationale de la Tanzanie dans cette compétition continentale.
Pour leur première sortie dans ce CHAN 2024, les Etalons affronteront en match d’ouverture le 2 août les Taifa au Stade Benjamin Mkapa à Dar es Salaam
Crédités du plus grand nombre de participations (4) au CHAN dans le Groupe B, les Etalons locaux et leurs supporters sont en droit d’espérer de meilleurs résultats dans ce huitième Championnat d’Afrique des nations de football.
Le dernier match préparatif concluant des Etalons face aux Lions de l’Atlas du Maroc leur permet d’aborder le premier de la CAN dans de bonnes dispositions psychologiques
Alors, quelles chances pour les poulains de Issa Balboné face aux Taifa Stars A’ de Tanzanie qu’ils affrontent en match d’ouverture le 2 août 2025 à Dar es Salam ; les Barea de Madagascar ; les Mourabitounes locaux de la Mauritanie et les Fauves de Bas Oubangui de la Centrafrique ? Décryptage, à commencer par les Taifa Stars locaux.
Quels atouts des Etalons A’ face à cette sélection nationale locale de la Tanzanie qui a battu dimanche dernier le tenant du titre, les Lions de la Terranga 2- 1 ?
Les Etalons sont donc prévenus qu’ils auront à faire à une équipe déterminée à tirer pleinement profit de sa première participation au Championnat d’Afrique des nations de football. L’autre atout de cette formation tanzanienne, c’est qu’elle évoluera sur ses propres installations devant son public, ses supporters d’office acquis à sa cause. Mais, cela constituera aussi pour les Taifa Stars locaux une pression énorme sur leurs épaules.
Les Taifa Stars locaux auront toute la pression du public sur leurs épaules ; et c’est aux Etalons d’en profiter
Et après tout, le ballon sera rond pour les 22 acteurs de ce match d’ouverture. Et c’est aux Etalons locaux, auteurs aussi d’une importante victoire lors de leur dernier match préparatif devant les Lions de l’Atlas, de résister et de faire la différence à un moment donné pour s’imposer dans ce match d’ouverture, le 2 août 2025, à 17 h (heure de Ouaga) à Benjamin MKapa Stadium.
Si les poulains de Issa Balboné devraient pouvoir capitaliser leurs précédents échecs et tout mettre en œuvre pour briller cette fois-ci. Surtout, dans un pays où, habituellement, les sportifs burkinabè ont le vent en poupe. En effet, après Aziz Stéphane Ki qui a fait les beaux jours pendant plusieurs saisons de Young Africans Sports Club en football, le dernier exemple en date nous vient de Julio Lucrèce Bazi qui remporté le 9 juillet 2025 avec brio l’ascension du Mont Kilimandjaro. Bref, les Etalons locaux ont là de quoi s’inspirer pour faire parler d’eux en bien lors de ce 8e CHAN. Dans nos prochaines éditions, aborderons leurs chances devant les autres adversaires du Groupe, notamment les Fauves de Bas Oubangui de la Centrafrique, les Barea de Madagascar, et les Mourabitounes de la Mauritanie.
La poule B des Etalons comprend aussi les Barea de Madagascar, trophée de bronze au CHAN 2022 à Alger ; les Fauves de Bas Oubangui de la Centrafrique, tombeurs des Lions Indomptables du Cameroun lors des éliminatoires et les Virevoltants Mourabitounes de la Mauritanie
L’ambassadeur du Burkina Faso aux États-Unis, Kassoum Coulibaly, a officiellement présenté, jeudi 24 juillet, ses lettres de créance au président américain Donald Trump, lors d’une cérémonie à la Maison Blanche
Nommé en mars dernier, le nouvel ambassadeur du Burkina Faso aux États-Unis, Kassoum Coulibaly, a officiellement présenté, jeudi 24 juillet, ses lettres de créance au président américain Donald Trump, lors d’une cérémonie à la Maison Blanche.
L’ambassadeur du Burkina Faso aux États-Unis, Kassoum Coulibaly, a officiellement présenté, jeudi 24 juillet, ses lettres de créance au président américain Donald Trump, lors d’une cérémonie à la Maison Blanche
«États-Unis : l’ambassadeur du Burkina Faso présente ses lettres de créance au président Donald Trump
L’ambassadeur du Burkina Faso aux États-Unis, Kassoum Coulibaly, a officiellement présenté, jeudi 24 juillet, ses lettres de créance au président américain Donald Trump, lors d’une cérémonie à la Maison Blanche.
Vêtu d’une tenue traditionnelle Dozo dite « tenue de combat », le diplomate burkinabè a remis en main propre le document signé par le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso.
Dans son message, l’ambassadeur Kassoum Coulibaly a salué la qualité des relations bilatérales entre Ouagadougou et Washington. Il a aussi évoqué les défis sécuritaires auxquels le Burkina Faso fait face. «Mon pays fait face depuis une décennie à une crise sécuritaire et humanitaire sans précédent», a-t-il déclaré, dénonçant les actions des groupes terroristes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique qui « menacent l’existence même » du Burkina Faso et de la région du Sahel, rapporte l’ambassade du Burkina Faso aux USA.
Il a toutefois souligné « des avancées significatives » depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Traoré, notamment dans la reconquête de zones sous contrôle jihadiste et le retour progressif des déplacés internes.
«Sous le leadership du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, et grâce à la mobilisation des forces vives de la Nation, des avancées significatives ont été enregistrées, notamment dans la reconquête du territoire et le retour progressif de milliers de personnes déplacées internes dans leurs localités d’origine. Le Burkina Faso s’emploie à bâtir un État plus sûr, plus souverain et plus résilient, en comptant sur ses propres ressources mais également sur des partenariats stratégiques fondés sur l’égalité et la confiance mutuelle ». A déclaré le Général Kassoum Coulibaly.
Le président Donald Trump a réaffirmé l’engagement des États-Unis à renforcer la coopération avec le Burkina Faso, notamment dans les domaines du commerce, de l’énergie, des mines et des télécommunications et bien d’autres.»
Les Super Falcons, l’équipe féminine de football du Nigéria, sont de nouveau championnes d’Afrique. Elles ont en effet battu ce samedi en finale de l’édition 2024 de la CAN féminine leurs homologues du Maroc sur le score de 3 2. C’est leur 10e titre continental.
Défaites sur leurs propres installations, les Marocaines ont raté leur coup
C’est raté pour les membres de la sélection féminine de football du Maroc qui entendaient remporter son premier titre continental dans la finale de la CAN 2024 qui les opposait ce samedi soir à Rabat aux Super Falcons, leurs homologues nigérianes.
Après avoir tenu le bon bout de la finale pendant toute la première période, menant jusqu’à 2 buts à 0 ; les footballeuses marocaines se sont laissées submerger en seconde période par les Super Facons ; auteurs de trois réalisations qui leur permettent de s’offrir leur dixième titre dans cette compétition continentale.
Les buts nigérians ont été marqués respectivement par Esther Okoronkwo sur penalty (64′), Folashade Florence Ijamilusi (71′) et Jennifer Echegini (88′).
Côté marocain, les deux réalisations ont été les œuvres de Ghizlane Chebbak (12′) et de Sanaâ Mssoudy (24′).
Dans un article en date du 6 juillet dernier, nous annoncions la liberté provisoire pour Dame LSK, accusée d’escroquerie en même temps que son jugement qui était prévu pour ce 18 juillet 2025. A l’issue du procès, la décision du Tribunal était mise en délibéré pour ce vendredi 25 juillet au Tribunal de Grande Instance Ouaga 1. Globalement, voici ce que l’on peut déjà retenir pour info à chaud sur le verdict du Tribunal.
Le Tribunal reconnaît l’accusation d’escroquerie portée contre LSK et juge fondée la plainte de Monsieur SW et en conséquence condamne Mme LSK à 24 mois avec sursis et à payer à la partie civile 64 millions de francs CFA, ainsi que 700 000 F CFA. Elle est également condamnée à payer une amende de 1 million de francs CFA.
Le Tribunal ayant statué en correctionnel et en premier ressort, Dame LSK dispose de 10 jours pour faire appel si elle n’est pas satisfaite du verdict. Le Parquet avait, entre autres, requis contre LSK 36 mois fermes, 3 millions d’amende. Nous y reviendrons.
Prévue du 10 août au 10 septembre 2025, en pleine période de risques de paludisme, première cause d’hospitalisation et de mortalité dans le pays (10 millions de cas et 3 000 décès en 2024) ; l’immersion patriotique des bacheliers nécessitera au-delà des aspects sécuritaires, un dispositif de protection sanitaire adéquat. Conscients, les responsables du Ministère de l’enseignement secondaire, de la formation technique et professionnel en charge du programme sont à pied d’œuvre pour cette prise en compte des risques sanitaires soit effective.
«Au regard des effectifs des élèves sur chaque site et de la période de formation, il conviendrait non seulement de doter chaque élève d’une moustiquaire imprégnée, mais aussi d’assurer une présence d’agents sur chaque site», peut-on lire dans une correspondance du coordonnateur national de l’initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous adressée au ministre de la santé.
Dans cette correspondance datée du 18 juillet2025, le coordonnateur du IPEQ, Dr Zakaria Soré, sollicite au total 62 230 moustiquaires imprégnées, soit l’équivalent du nombre des admis au Baccalauréat 2025.
Et ce n’est pas. «J’ai l’honneur de solliciter la pulvérisation de tous les sites de formation et la mise à disposition d’agents de santé dans les différents sites de formation», peut-on lire dans la suite de la lettre du coordonnateur national de l’initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous au ministre de la santé, avec ampliation au Ministère de l’Enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle.
Toutefois, les nouvelles bachelières enceintes ou mères d’enfants de moins de deux ans seront temporairement exemptées de l’immersion patriotique 2025, juste le temps qu’elles soient en mesure d’accomplir cette obligation.
70 théâtres d’opération dans 21 villes
Le dispositif sanitaire envisagé dans le cadre de cette première édition de l’immersion patriotique des élèves bacheliers devrait permettre de couvrir les 70 sites retenus sur l’ensemble du territoire national.
Ces 70 théâtres d’opération sont répartis dans 21 villes du pays : Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Koudougou, Ouahigouya, Fada N’Gourma, Dédougou, Dori, Kaya, Tenkodogo, Gaoua, Ziniaré, Banfora, Manga, Boromo, Solenzo, Nouna, Toma, Boulsa, Kongoussi, Bogandé, Orodara.
«Ces sites sont situés dans tous les chefs-lieux de régions et dans les chefs-lieux des provinces des Balé, des Banwa, de la Kossi, du Nayala, du Namentenga, du Bam, de la Gnagna, et du Kénédougou», rappelle la présente correspondante portant «prise en charge sanitaire des élèves dans le cadre de l’immersion patriotique».
Une opération dans l’opération
Du côté du ministère de la santé, l’opération sanitaire envisagée viendra s’ajouter à une autre plus vaste en cours. Il s’agit de la campagne nationale de distribution gratuite des Moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action (MILDA) lancée le 19 juin 2025 à Komsilga en présence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.
Cette campagne gouvernementale de distribution de MILDA de grande ampleur vise, faut-il le rappeler, à mettre à la disposition des populations quelques 15 millions de moustiquaires. Au ministère de la santé, on parle de campagne de couverture universelle de la population accompagnée d’actions de sensibilisation pour une utilisation des MILDA.