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Evaluation des contrats d’objectifs 2025 : la diplomatie burkinabè réalise 60,63% à mi-parcours

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Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, à sa sortie de l'audience

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, a été reçu, ce jeudi 14 août 2025, par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, pour l’évaluation à mi-parcours de son contrat d’objectifs. Au terme de la séance, la mise en œuvre de ce contrat affiche un taux global de réalisation de 60,63 %.

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, à sa sortie de l’évaluation 

‎Le document évalué repose sur quatre axes : le renforcement de la défense et de la sécurité du territoire ; la consolidation du rayonnement du Burkina Faso et le traitement des questions d’intégration et de coopération ; l’amélioration de la gestion de la diaspora ainsi que des questions migratoires et de réfugiés ; et le renforcement de l’éthique et de la déontologie.

‎Selon le ministre, les taux de réalisation des activités varient selon les objectifs : 70,22 % pour la défense et la sécurité, 55,28 % pour le rayonnement et la coopération, 63,27 % pour la gestion de la diaspora et 100 % pour l’éthique et la déontologie. «Ces chiffres représentent le niveau d’exécution des activités concourant à l’atteinte des objectifs», a-t-il précisé.

‎Le chef de la diplomatie burkinabè a relevé plusieurs contraintes ayant affecté la mise en œuvre, notamment des difficultés budgétaires et des reports imposés par certains États partenaires, en particulier pour les commissions mixtes de coopération, alors que la partie burkinabè était prête.

‎Le Premier ministre a donné de nouvelles orientations pour le second semestre, appelant à maintenir la dynamique et à accélérer les projets en cours. Il a insisté sur la création d’une plateforme efficace, véritable guichet unique de la diaspora, afin de favoriser l’implication des Burkinabè de l’extérieur dans la mise en œuvre des politiques publiques et des projets de développement.

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Evaluation des contrats d’objectifs 2025 : 60,23% pour le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat

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Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mikaïlou Sidibé, a présenté, ce jeudi 14 août 2025, devant le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le bilan à mi-parcours de son contrat d’objectifs. Sur les 35 activités prévues pour l’année, le taux global de réalisation s’élève à 60,23 % au 30 juin.

Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mikaïlou Sidibé à sa sortie de l’évaluation

«Nous avons pu atteindre des résultats satisfaisants et nous restons engagés pour que, d’ici la fin de l’année, nous puissions afficher un taux de mise en œuvre largement satisfaisant », a déclaré le ministre à la sortie de la séance d’évaluation.

Il a mis en avant, parmi les résultats significatifs du premier semestre, l’adoption et la vulgarisation du référentiel de programmation urbaine, outil stratégique destiné à planifier et rationaliser l’occupation de l’espace pour l’habitat et les équipements socio-collectifs.

Le ministre a également mentionné la production d’environ 300 logements, la mise à disposition de près de 12 000 parcelles pour l’autoconstruction, l’aménagement de 50 kilomètres de voiries et d’ouvrages d’assainissement, ainsi que le contrôle de près de 5000 constructions afin d’en vérifier la conformité aux normes.

Le Premier ministre a salué les avancées et félicité le ministre pour ses efforts, tout en formulant des orientations pour consolider la dynamique et achever les actions restantes. Malgré les contraintes financières et les difficultés liées à la mobilisation du foncier, souvent tributaires de concertations avec les propriétaires terriens, Mikaïlou Sidibé s’est dit confiant et a appelé l’ensemble des acteurs de l’Urbanisme et de l’Habitat à rester mobilisés pour atteindre, à la fin de l’année, un taux de mise en œuvre pleinement satisfaisant.

DCRP/Primature

Mali : Chérif KEÏTA, une voix du Mali qui résonne sur les cinq continents

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Chérif KEÏTA, une voix du Mali qui résonne sur les cinq continents

Professeur, écrivain, cinéaste, homme de culture engagé : Chérif KEÏTA incarne l’excellence d’un parcours artistique, intellectuel et humain d’une rare profondeur. Ce grand penseur du XXe et XXIe siècle s’impose comme l’un des visages les plus emblématiques du rayonnement culturel du Mali sur la scène internationale.

Chérif KEÏTA, une voix du Mali qui résonne sur les cinq continents

Depuis ses premiers pas sur la terre rouge de l’Afrique de l’Ouest jusqu’aux amphithéâtres du Minnesota, Chérif KEÏTA a bâti une œuvre puissante, tissée d’histoire, de mémoire et de résistance. À travers ses recherches, ses films documentaires et ses publications littéraires, il fait revivre les voix oubliées, met en lumière les héros méconnus et restaure la dignité des récits africains dans le concert des nations.

Professeur de littératures francophones à Carleton College (Minnesota, USA), il forme depuis plusieurs décennies des générations d’étudiants à la complexité et à la richesse du monde africain. Sa plume rigoureuse a donné naissance à des ouvrages majeurs, dont Massa Makan Diabaté ou encore Salif Keïta : l’ambassadeur de la musique du Mali, qui tissent un pont entre l’histoire, la littérature et la musique.

Mais c’est aussi par le cinéma documentaire que Chérif KEÏTA a su transcender les frontières. Ses films – Oberlin-Inanda, Cemetery Stories, Remembering Nokutela ou encore Namballa Keïta : un tirailleur et son village – sont de véritables enquêtes poétiques, des fresques humaines où l’histoire personnelle croise la grande Histoire. En creusant la mémoire des peuples, il répare les silences et célèbre la résilience.

Il est également un passeur de traditions orales, un défenseur du patrimoine musical malien, qu’il valorise à travers des collaborations artistiques avec des musiciens et les artistes contemporains. Son œuvre est un chant d’amour pour le Mali profond, celui des voix millénaires, des luttes silencieuses, des transmissions intimes.

Par son parcours d’exception, Chérif KEÏTA est bien plus qu’un intellectuel : il est un bâtisseur de ponts, un tisseur de mémoire, un artisan de paix entre les cultures. Son engagement sincère, depuis l’enfance jusqu’à aujourd’hui, fait de lui un génie discret mais lumineux, dont la voix porte haut les valeurs de justice, de mémoire et de beauté.

En honorant Chérif KEÏTA, c’est tout un continent que l’on salue. C’est aussi la promesse que la pensée africaine, dans sa profondeur et sa diversité, continue d’éclairer le monde.

Un passeur de mémoires, une conscience en mouvement

Philosophe de la présence et de la transmission, il se tient au carrefour des civilisations africaines comme un veilleur de l’essentiel. Gardien de la mémoire, défenseur du patrimoine culturel immatériel, sa pensée est portée par un humanisme actif, attentif aux voix oubliées, à la sagesse des aînés, à l’éducation des jeunes et à l’émancipation des femmes et des hommes.

Chaque jour, il prend son bâton de pèlerin — non pas pour prêcher, mais pour écouter, apprendre, partager. Son combat est celui de l’éducation sans frontières, nourrie par les arts, la parole vivante et les savoirs anciens. Sa démarche est celle d’un artisan du lien, tissant des ponts entre générations, entre continents, entre disciplines.

Sur la scène culturelle internationale, il prête une oreille attentive aux artistes musiciens, auteurs, cinéastes, comédiens set accompagne leurs projets avec rigueur et sensibilité. Son engagement est un souffle, une main tendue, un espace d’hospitalité pour les imaginaires africains.

Promoteur infatigable du patrimoine oral et musical du Mali, il collabore avec des artistes de renom, et tisse des liens du Sénégal à la Guinée, du Burkina Faso à la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, du Niger aux diasporas africaines. Chaque rencontre est une conversation vivante, chaque projet une main posée sur le cœur du continent

Sur la noble personne de Monsieur Chérif KEÏTA, homme de lettres, de culture et d’engagement

Sans payer du cœur le tribut qu’il doit à sa terre natale, le Mali ô noble contrée aux trésors d’âme et d’histoire !  il s’afflige de voir l’expression culturelle et la transmission du savoir y reléguées au rang de préoccupations secondaires. Aussi, tel un preux chevalier de la pensée, il se bat, jour après jour, pour que rayonne l’enseignement et que fleurisse la formation, non seulement au sein de son pays, mais bien au-delà des frontières.

Professeur, écrivain, cinéaste, homme de culture et d’âme bien trempée, Monsieur Chérif KEÏTA s’impose, sans forfanterie aucune, comme une figure illustre du rayonnement intellectuel et artistique du Mali sur la scène universelle. Sa plume, sa caméra et sa parole s’unissent pour tresser les lauriers d’un patrimoine qu’il ne cesse de célébrer, d’interroger et de transmettre.

Son labeur, que dis-je ? son apostolat, se décline en mille et une œuvres : tantôt dans les amphithéâtres du Nouveau Monde, tantôt sur les routes poussiéreuses de l’Afrique mémoire, tantôt au cœur des archives oubliées où sommeillent les récits de ceux que l’Histoire a négligés.

Voyez plutôt les hauts faits de ce noble esprit :

Professeur de littératures francophones dans la vénérable institution de Carleton College, au royaume du Minnesota, États-Unis d’Amérique ;

Ardent promoteur du patrimoine oral et musical du Mali, tissant des alliances fécondes avec ses collègues de travail, ou hauteur,chanteurs, instrumentistes et conteurs de sa noble patrie et d’ailleurs.on esprit vagabonde du Sénégal à la Guinée, du Burkina Faso au Niger, de la Côte d’Ivoire aux rives lointaines de la diaspora, dans un même élan : celui d’unir, de transmettre, d’éclairer.Ô qu’il est rare, en ces temps de vitesse et d’oubli, de rencontrer un homme qui, sans relâche ni vanité, fait de la culture non une parure, mais une mission !

Monsieur Keita : Quand la Terre Parle, l’Homme Écoute

Dans les terres rouges et vibrantes du Mali, là où le sable murmure les secrets des ancêtres, et où le baobab abrite les confidences des anciens, s’élève la voix de Monsieur Keita — voix de science et de sagesse, voix profonde qui relie le passé aux droits de demain.

Il naquit sous le regard bienveillant du ciel, bercé par les bénédictions de la terre, élevé dans un foyer où chaque geste portait sens, où chaque silence devenait parole.

Son père, valorise coutumier et respecté, lui enseigna que la dignité humaine est sacrée, tout comme la parole donnée, le nom hérité, et le droit d’être libre, dans sa peau comme dans sa pensée.

Sa mère, tisseuse de paix et de mémoire, lui apprit à écouter la souffrance qui ne crie pas, à voir l’invisible, à comprendre que la justice naît d’abord dans le cœur, avant de se traduire en lois.

De cette éducation empreinte de rites, de contes et de silences, Keita reçut en héritage le plus noble des savoirs : la responsabilité.

«L’arbre ne renie jamais la graine qui l’a porté»

Et Keita, jamais, n’oublie les racines qui le nourrissent.

Dans un monde où l’homme oublie l’homme, et blesse la terre qui le porte, Keita se dresse.

Il n’élève point la voix pour dominer — il l’élève pour protéger.

Il défend la Terre comme un corps vivant, et l’humain comme une parcelle du divin.

Il combat la déforestation, car abattre un arbre sans conscience, c’est arracher un droit à la génération future.

Il lutte contre la sécheresse, car chaque enfant mérite une goutte d’eau pure, et chaque paysan, le respect de sa sueur.

Il dénonce la pollution, non seulement comme une offense à la nature, mais comme une violence faite aux plus vulnérables : femmes, enfants, et oubliés des villes comme des brousses.

Keita marche, il ne trône point.

Il écoute les artisans, les anciens, les éleveurs, les enfants.

Il sait que les droits humains ne sont point de froides lois écrites, mais des paroles vivantes, déjà inscrites dans les traditions de son peuple :

– dans le cercle des palabres, où chacun peut s’exprimer ;

– dans la transmission orale, où toute voix mérite d’être entendue ;

– dans la solidarité du village, où nul ne dort affamé quand un autre mange.

«Ce que l’ancêtre a su sans lire, nous devons le lire sans l’oublier. »

Oui, Keita est scientifique. Mais avant tout, il est le gardien d’une éthique ancienne, où la science marche avec la conscience.

Il milite pour des routes qui relient sans blesser, pour une éducation enracinée dans la fierté culturelle, pour une écologie qui honore à la fois les droits de la nature et ceux des hommes.

Monsieur Keita n’est point seulement un penseur.

Il est une lumière dans l’obscurité des oublis.

Il est la parole vivante des droits humains, dans un langage que même la terre comprend.

En lui, les droits humains ne sont point un idéal venu d’ailleurs.

Ce sont les tambours du village qui proclament :

Tout être humain mérite respect, parole, terre, eau et paix.

La Rencontre de Monsieur Keita avec les Dignitaires de la Tradition : Un Retour aux Sources Ancestrales

Sous le ciel ancestral du Mali, dans un village baigné par la sagesse immémoriale, Monsieur Keita — homme moderne, mais fils de la terre — s’avance, humble, le cœur habité par des questions essentielles. Il vient à la rencontre des dignitaires, du chef coutumier, du chef du village, et des anciens, gardiens de la mémoire collective et des mystères transmis depuis l’aube des temps. Sa quête n’est ni politique ni économique : elle est spirituelle, existentielle. Il vient sonder les racines, réveiller les mémoires, invoquer les forces silencieuses de l’ancestral. Car au cœur de sa démarche brûle une interrogation profonde : quelles sont les valeurs fondatrices de notre humanité noire, et comment les transmettre dans un monde en perte d’âme ?

Les vieux, drapés dans leurs boubous tissés de signes et de temps, l’écoutent en silence. Le chef coutumier, incarnation vivante de la tradition, prend la parole avec gravité, comme on ouvre un chemin sacré.

«Tu viens à nous comme on vient à la source, fils. Et la source n’oublie jamais ceux qui ont soif de vérité»

Autour du feu sacré, les anciens invoquent la cosmogonie des peuples du Mali.

Chez les Bamana, on parle du nyama, cette énergie vitale qui circule en toute chose vivante. L’initiation enseigne à ne pas la dominer, mais à l’harmoniser, à la canaliser dans le respect de l’ordre cosmique. Le Komotigi, maître de la parole sacrée, évoque les sociétés du Komo, du Nama, et du Korè : véritables sanctuaires du savoir où l’homme apprend à se connaître, à maîtriser ses passions, à s’unir à l’univers visible et invisible.

Le chef Malinké, à son tour, parle du kuma : la parole pleine de sens, transmise par les griots, mémoire vivante du peuple. Ce ne sont pas de simples récits, mais des clés pour lire l’univers, pour comprendre le rythme secret de la vie. L’initiation y est une mort symbolique de l’enfance et une renaissance à la dignité de l’adulte, responsable, solidaire, ancré dans la mémoire.

Les Sénoufo prennent la parole, évoquant le Poro, cette école spirituelle qui enseigne le lien sacré entre l’homme, la forêt et les ancêtres. Là-bas, l’homme n’est pas un individu isolé, mais un être relié, façonné par la communauté et le silence des arbres. Il apprend à lire les signes, à écouter les ancêtres, à servir la vie.

Chez les Dogon, le savoir est cosmique. Le vieux Hogon lève les yeux vers le ciel étoilé et murmure les noms d’Amma, le Dieu créateur, et des jumeaux Nommo, gardiens de l’ordre sacré. Chaque geste, chaque mot, chaque silence s’inscrit dans une géométrie divine. L’initiation y est une lente ascension vers la lumière intérieure — un chemin vers la conscience du mystère.

Enfin, les Bobo chantent la nécessité de l’équilibre entre l’homme et la nature, entre le visible et l’invisible. Leurs masques ne sont pas de simples objets rituels : ils sont les incarnations des forces de la création. La danse, les rites de passage, la musique : tout enseigne que l’humain est un trait d’union entre la terre et les étoiles.

Et là, au centre de toutes ces sagesses, la femme noire — gardienne de la vie, nourricière du monde, pilier de la communauté. Sa parole, trop souvent réduite au silence, est pourtant la matrice même de l’initiation. Elle est la première éducatrice, la mémoire intime des lignées, celle qui donne la vie et enseigne à la préserver. D’elle naît la continuité. Elle est la terre, la lune, l’eau et la parole. Sa dignité est sacrée.

Face à cette richesse, Monsieur Keita demeure silencieux. Il comprend que l’initiation n’est pas une cérémonie folklorique, mais une école de l’être, une voie d’accomplissement intérieur. Elle fonde la famille, structure la société, relie les vivants aux ancêtres, et les hommes au cosmos. Elle enseigne que l’identité noire n’est pas à inventer, mais à révéler, à travers la mémoire, la dignité, la spiritualité et l’unité.

 

Le chef du village conclut, sa voix comme un tambour dans la nuit :

«Si tu veux bâtir demain, souviens-toi d’hier.

Car un arbre qui oublie ses racines tombe au premier vent. »

 

Le Masque : Miroir sacré des Âmes et des Temps

À Messieurs Keita et Yé Lassina Coulibaly,

Compagnons en esprit, gardiens du souffle ancien, veilleurs de l’héritage vivant.

 

Que le silence se fasse,

Que le tumulte des jours se retire !

Voici venu le lieu des profondeurs,

Le théâtre du sacré,

Là où le verbe, tel un encens invisible,

Ne coule point comme flot léger,

Mais s’élève, grave et brûlant,

Vers les cieux antiques.

 

Approche, voyageur du siècle pressé,

Toi qui cours sans trêve derrière l’ombre de ton reflet.

Assieds-toi sous l’arbre de la parole,

Écoute – non de tes oreilles distraites,

Mais de ton âme, affamée de sens et de feu.

 

Voici le Masque,

Non comme ornement futile,

Mais comme visage de l’invisible,

Parchemin du silence, chair de la mémoire,

Souffle d’Air venu des ancêtres,

Feu sacré des lignages,

Eau vive qui coule entre les générations,

Terre féconde d’où jaillit la conscience.

 

Plus ancien que vos lois,

Plus durable que vos pierres,

Le Masque n’est point artifice

Il est révélation.

Il ne ment point :

Il dévoile.

 

Ah ! ce bois sacré,

Que seul l’artisan élu par les esprits peut toucher,

Ce bois qui vit, qui chante,

Qui pleure, qui pense…

Le masque qui en naît

Ne cache pas l’homme :

Il l’accouche.

Il l’arrache à la poussière de l’oubli

Et le rend à la lumière de son essence.

 

Le Masque est une Porte.

Il s’ouvre sur les morts,

Il s’ouvre sur les naissances.

Il est le seuil entre l’enfant et l’initié,

Entre le visible et le mystère.

Quand un homme le porte,

Il cesse d’être lui-même.

Il devient tous ses pères.

Ce n’est plus son pas —

C’est la danse d’un millénaire.

 

Voyez les peuples du pays profond :

Dogons aux récits étoilés,

Bambaras, gardiens de l’équilibre,

Sénoufos, sculpteurs d’âmes !

Leurs masques ne sont point objets figés,

Mais livres muets, prières debout, cosmogonies sculptées.

Le Kanaga trace la croix du ciel,

Le Sirige raconte la spirale des lignées,

Le Komo, vénéré et redouté,

Garde les secrets que nulle langue ne saurait dire.

 

Et que dire de l’enfant,

Ce germe d’univers encore clos ?

Dans l’ombre du sanctuaire, il écoute.

Dans le silence du bois, il tremble.

Il entre, pur et ignoré,

Dans la case d’initiation,

Et en ressort tissé de sens,

Enraciné dans le sol du monde,

Le cœur abreuvé de sagesse,

Le souffle accordé aux étoiles.

 

Car chez nous,

Naître ne suffit point :

Il faut renaître

Par la Parole,

Par le Feu,

Par le Silence,

Par le Masque.

 

Ô vous, générations oublieuses,

Qui vendez vos ancêtres pour un pain sans levain,

Avez-vous oublié que l’Afrique ne se dit pas ?

Elle se vit,

Se danse,

Se respire.

Le Masque n’est point folklore :

Il est philosophie vivante.

Et dans la danse rituelle,

L’enfant apprend plus sur l’univers

Qu’en mille discours modernes.

 

Car ici, tout est lien :

L’Arbre, le Ciel, le Souffle, le Cri.

L’Eau de la mémoire,

Le Feu de l’esprit,

La Terre des ancêtres,

Et l’Air du vivant circulent en tout.

Rien ne se perd :

Tout est trace.

 

Le Masque nous enseigne

Que nous ne sommes que passants dans l’éternité,

Des maillons entre les non-nés et les trépassés,

Et que tout geste s’il est juste

Prolonge la vie du monde.

 

Alors que nul ne tourne le dos au Masque.

Qu’on ne l’enferme point derrière une vitre étrangère !

Il est temple qui marche,

Il est parole silencieuse,

Il est le miroir dans lequel l’Afrique se regarde… et se reconnaît.

 

Et peut-être, oui, peut-être,

Lorsque tu croiras contempler le masque en face…

Ce ne sera point lui que tu verras.

 

Mais toi-même,

Mis à nu,

Débarrassé de tes masques d’oubli,

Et prêt, enfin, à renaître homme.

Le Masque et la Société Secrète : Gardiens de l’Invisible depuis la Nuit des Temps

En hommage à Monsieur Keita et Monsieur Yé Lassina Coulibaly,

Deux témoins de la flamme vive qui traverse les siècles.

Prologue — Le Berceau et la Promesse

Avant que les nations ne se dressent,

Avant les rois, les empires, les livres,

Il y eut la Terre rouge d’Afrique,

Berceau du souffle humain,

Patrie première de l’humanité tout entière.

 

C’est là, sur cette terre chaude de mémoire,

Que Lucie, mère silencieuse, laissa sa trace dans la poussière.

C’est là, bien plus à l’Est, que Toumaï, l’aîné des regards,

Songeait déjà au soleil levant des âges futurs.

 

Et depuis ce matin du monde,

L’Afrique n’a cessé de chanter l’homme,

De le façonner dans la glaise et l’esprit,

De le relier aux étoiles par le rituel,

Et de le vêtir d’un masque,

Pour qu’il se souvienne d’où il vient… et où il va.

 

I Le Pacte Ancien : Le Masque et les Gardiens

 

Sur toutes les terres de ce vaste continent,

Des falaises du Mali aux rivières du Ghana,

Des plaines du Botswana aux montagnes d’Éthiopie,

Des forêts du Congo aux collines d’Ouganda,

Des déserts de Namibie aux lacs du Kenya,

Et jusqu’aux rives du Togo, du Nigeria, du Cameroun,

Les sociétés secrètes ont tissé un fil invisible,

Plus résistant que l’acier, plus ancien que l’écriture.

 

Le Bwami des Lega,

Le Poro des peuples mandingues,

Le Ngil chez les Fang,

Le Komo et le Nama chez les Bambaras,

Le Mukanda en Angola, Namibie, Zambie,

Le Sande des femmes initiatrices,

Les cultes du Vodoun du Bénin et du Togo,

Les rituels des Xhosa, Zulu, Kikuyu,

Tous ont parlé un même langage sacré :

Celui du Masque.

 

Il n’est ni folklore, ni mythe figé.

Il est le pacte entre les vivants et l’invisible,

Entre l’enfant et l’ancêtre,

Entre l’homme et son destin cosmique.

 

II Les Quatre Éléments : Langage des Rituels

 

Le Feu, c’est l’épreuve, la forge de l’âme, la parole qui éclaire.

L’Eau, c’est la mémoire des anciens, la guérison et le chant.

L’Air, c’est le souffle du masque, la pensée en mouvement.

La Terre, c’est l’enracinement, le sang des lignées, la vérité.

 

Chaque geste, chaque masque, chaque silence du rituel

Invoque l’un de ces éléments.

Ils ne sont pas symboles abstraits,

Mais forces vivantes que les sociétés secrètes ont su écouter,

Et que les porteurs de masque incarnent.

 

III L’Enfant, le Masque et la Renaissance

 

Dans la case d’initiation,

L’enfant entre nu, fragile, ignorant.

Il en ressort homme parmi les hommes,

Portant le savoir, la justice, la retenue.

Il devient pilier du monde,

Non par force, mais par compréhension.

 

Car le masque n’effraie pas : il enseigne.

Il guide, révèle, transforme.

Il dit que l’homme n’est pas un individu seul,

Mais un fleuve nourri par mille sources,

Dont chaque goutte est une mémoire.

 

IV Une Afrique Invisible, mais Présente

 

Cette Afrique-là ne fait pas la une des journaux.

Elle ne se chiffre pas.

Mais elle vit, elle bat, elle veille.

 

Elle est dans chaque chant qui monte d’un village,

Dans chaque tambour qui bat la nuit,

Dans chaque cercle où l’on parle aux morts,

Dans chaque silence où l’on écoute les vivants.

 

Elle est là — de la Tanzanie au Tchad,

Du Bénin au Burkina,

Du Mozambique à la Côte d’Ivoire,

Dans tous les cœurs qui refusent l’oubli.

 

V Aujourd’hui : Et Toi, Homme Moderne ?

Toi qui vis dans le tumulte numérique,

Toi qui as mille amis mais plus d’ancêtres,

Toi qui cherches l’avenir dans les machines,

Écoute…

 

Le masque n’est pas mort.

Il attend.

Il espère.

Il te regarde.

 

Et Messieurs Keita et Coulibaly,

En partageant ces valeurs avec ferveur,

Ne défendent pas seulement le passé

Ils protègent l’avenir.

Un avenir où l’homme sera à nouveau en dialogue

Avec son souffle, sa mémoire, sa planète.

 

Épilogue – Quand l’Afrique Chante

Lorsque le masque entre dans la danse,

Ce n’est pas un homme que tu vois,

Mais l’Afrique entière qui se lève,

Qui parle, qui rêve, qui enseigne.

 

Et peut-être, si tu l’écoutes vraiment,

Tu entendras dans ce silence dansé

La première grammaire du monde,

La voix de Lucie, de Toumaï, de tous les sans-nom,

Te dire que l’humanité commence ici —

Et qu’elle peut, encore, recommencer en beauté.

 

CHANT DES RACINES ÉTERNELLES

Depuis la nuit des temps, avant les murailles, avant les livres,

Lorsque la parole se portait nue, portée par le vent,

L’Afrique parlait déjà.

Non par la voix d’un seul homme,

Mais par les souffles mêlés du sable, de la pluie,

Du cri du lion, du silence des roches.

 

Elle enseignait sans école, transmettait sans écrire,

Sa science passait de bouche en bouche,

De regard en regard,

De griot en enfant,

De femme en mémoire.

 

Dans la plaine infinie du Sahel,

Sous le regard bienveillant des étoiles,

Les Peuls marchaient — peuple du souffle et de la sagesse,

Gardien des troupeaux, mais aussi des rêves.

Ils savaient lire les cieux sans télescope,

Et comprendre la bête sans la dominer.

Leur pas est prière, leur regard est vision.

Ils savent que l’animal n’est point serviteur,

Mais frère d’âme, compagnon d’éternité.

 

À Ségou, sur les rives vivantes du Niger,

Vivent les Bozos, maîtres de l’eau.

Ils parlent au fleuve comme à un ancien,

Et le fleuve leur répond, avec la patience des dieux.

L’eau n’est pas seulement à boire :

Elle est mémoire, passage, esprit mouvant.

Dans chaque vague, un proverbe.

Dans chaque remous, un secret du monde.

 

Du Tchad à la Guinée,

Du Mali à l’Éthiopie,

De la Côte d’Ivoire à l’Ouganda,

Des voix s’élèvent, vastes et subtiles,

Chantant la cosmogonie des éléments :

Le sable du Sahara,

Qui porte les pas des ancêtres comme des poèmes effacés.

L’arbre, sentinelle vivante,

Dont chaque feuille connaît un secret de l’univers.

La roche, gardienne des temps immobiles,

Où les esprits anciens dorment sans jamais mourir.

Et le vent, le vent !

Ce messager invisible qui relie les villages au ciel.

 

Car ici, tout parle. Tout enseigne.

L’homme ne domine pas la nature,

Il en fait partie.

Il ne tranche pas entre l’esprit et le corps,

Il les réunit.

C’est cela, la science africaine.

Non une domination du monde,

Mais une écoute. Une relation. Une réciprocité.

 

Et ces valeurs-là vivent encore,

Elles brillent dans les pas de ceux qui incarnent la sagesse.

Monsieur Keita, penseur du juste et de la dignité,

Dont la voix rappelle que la politique n’est pas pouvoir,

Mais service.

Monsieur Diallo, héritier des voix peules et des savoirs pluriels,

Portant l’humanité comme un souffle collectif.

Monsieur Coulibaly, bâtisseur de ponts entre les âges,

Qui sait que chaque enfant d’Afrique

Est la mémoire du monde.

 

À travers eux, la parole des ancêtres devient action.

La philosophie devient semence.

Et la connaissance, une lumière pour demain.

 

Car la vie est précieuse,

Non pour ce qu’elle possède,

Mais pour ce qu’elle relie.

Et c’est là la science humaine :

Reconnaître en chaque être, en chaque forme,

Une parcelle de l’infini.

LES CŒURS ANCIENS

À tous les enfants du monde. Pour qu’ils n’oublient jamais ce qu’a enseigné l’Afrique.

Ils étaient deux.

Un homme et une femme.

Mais en vérité, ils étaient des mondes.

Deux univers porteurs de toute l’Afrique.

Elle, gardienne du feu doux.

Lui, veilleur des étoiles du soir.

 

Ils ne s’étaient pas choisis seulement par le regard.

Ils s’étaient appelés depuis longtemps,

Par les gestes transmis,

Par les pas de leurs lignées,

Par les murmures ancrés dans la mémoire des corps.

 

Leur amour n’était pas simple tendresse.

Il était pacte silencieux,

Alliance subtile entre la terre et le souffle,

Entre la parole et l’écoute,

Entre la lenteur et la profondeur.

 

Dans leurs bras s’endormaient les mémoires.

Et quand ils s’étreignaient,

C’étaient les civilisations qui se souvenaient d’elles-mêmes.

L’écho de Soundiata traversait leurs souffles.

Les langues peules dansaient sur leurs lèvres.

Les tambours du royaume du Mali résonnaient sous leur peau.

 

Ils marchaient dans la nuit en parlant aux arbres.

Ils s’unissaient comme on médite,

Et méditaient comme on s’unit —

Avec lenteur, avec clarté, avec confiance.

Leurs corps devenaient langage.

Leurs âmes, des passerelles entre les temps.

 

Car en Afrique, l’amour est un savoir.

Une connaissance patiente,

Transmise de mère en fille,

De père en fils,

Par les gestes invisibles,

Par les silences qui portent plus que les mots.

 

C’est dans ces valeurs que les enfants apprenaient

Leur véritable nom de famille.

Non seulement ils s’en souvenaient,

Mais ils en étaient fiers.

Ils le dansaient, le chantaient,

Et, tout au long de leur vie,

Ils le racontaient avec gratitude.

 

Les anciens les regardaient,

Et voyaient l’avenir.

Les enfants les écoutaient,

Et entendaient l’origine.

 

Car la réussite de l’amour en couple

Était la plus haute éducation.

C’était le but, l’espérance totale.

Un enfant élevé dans cet amour-là

Devenait gardien du foyer, veilleur du village.

Et sur la place publique, il chantait haut et fort

Les valeurs reçues de ses parents.

 

Car l’amour véritable,

Tel que nos aïeux nous l’ont enseigné,

Retarde la mort,

Et donne à chaque aurore

L’audace de croire encore à la vie.

Il est mémoire vivante,

Et souffle d’éternité.

 

Ce sont ces valeurs — la loyauté, la patience, le respect,

L’art de tenir, de céder, de revenir —

Qui forment la base solide

Sur laquelle un enfant peut marcher,

Un peuple se redresser,

Et l’humanité rêver à nouveau.

 

C’est là que naît la victoire en amour.

Le couple, disait-on,

Est la première école,

La première mémoire.

C’est là qu’on découvre que l’amour n’est pas possession,

Mais présence.

Non domination, mais transmission.

 

Ainsi vivaient-ils,

Non dans la gloire des livres,

Mais dans celle, plus grande encore,

D’une vie en accord avec la pensée profonde.

Ils étaient l’Afrique.

Non celle des frontières,

Mais celle des cœurs anciens,

Où chaque être est gardien d’un feu,

Et chaque amour, une œuvre.

 

Yé Lassina Coulibaly art et culture,

Site officiel : www.yecoulibaly.com

Artiste auteur-compositeur interprète Musicothérapie sociétaire de la SACEM, ADAMI, SPEDIDAM, Union des Artistes Burkinabés Chevalier de l’ordre du mérite, des lettres et de la communication (agrafe musique et danse)  du    Burkina-Faso. concert, spectacle, pédagogie 00 336 76 03 71 66

Compte rendu du Conseil des Ministres du 13 août 2025

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D'importantes décisions ont été prises au cours du Conseil de ce jeudi 22 Janvier 2026

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 13 août 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 09 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un rapport portant autorisation de déclaration d’utilité publique urgente du patrimoine immobilier de l’Association pour le développement de la province du Nayala (ADPNA) en vue de la production institutionnelle dans le cadre de l’Offensive agropastorale et halieutique.

Suite à la dissolution de l’ADPNA et la dévolution de ses biens à l’Organisation catholique pour le développement et la solidarité (OCADES-NAYALA), une crise est née entre les anciens membres de ladite association faisant craindre une dégradation de la cohésion sociale.

Attaché à la préservation du climat social et ayant constaté que les objectifs de l’ex ADPNA s’inscrivent en droite ligne de la politique actuelle de quête de souveraineté alimentaire, le Gouvernement déclare d’utilité publique urgente l’ensemble du patrimoine de l’Association.

L’adoption de ce rapport permet entre autres, l’exploitation de 450 ha de terres arables dans le cadre des initiatives de production institutionnelle de l’Offensive agropastorale et halieutique.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté un décret portant institution et autorisation de perception de redevances et taxes applicables dans le secteur de la communication au public au Burkina Faso.

L’évolution technologique dans le secteur de la communication a entrainé des transformations majeures marquées par l’essor des réseaux sociaux et l’émergence de nouveaux acteurs tels que les Web radios et Web télévisions ; d’où la nécessité de mettre en place un cadre règlementaire adapté.

Ce décret vise l’application de la loi organique n°041-2023/ALT du 21 novembre 2023 portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la communication (CSC) et de la loi organique n°073-2015/CNT du 06 novembre 2015 relative aux Lois de finances.

Il permet d’instituer des redevances et taxes de concession d’entrée sur le marché burkinabè de l’audiovisuel, applicables dans le secteur de la communication audiovisuelle au Burkina Faso.

Les innovations de ce décret sont, entre autres :

– la fusion en un texte unique du décret n°2017-1128/PRES/PM/MCRP/MINEFID du 30 novembre 2017 portant autorisation de perception de la redevance applicable aux éditeurs de services de radio et de télévision à vocation internationale et aux distributeurs audiovisuels à péage et du décret n°2017-1129/PRES/PM/MCRP/MINEFID du 30 novembre 2017 portant autorisation de perception de la taxe de concession d’entrée sur le marché burkinabè de l’audiovisuel ;

– la prise en compte de nouveaux acteurs du secteur de la communication tels que les Web radios, les Web télévisions et les distributeurs de programmes audiovisuels via Internet (IPTV) ;

– la perception de recettes pour le fonctionnement du Conseil supérieur de la communication en vue de contribuer à son autonomie financière.

L’adoption de ce décret permet l’institution et l’autorisation de perception de redevances et taxes applicables dans le secteur de la communication au public au Burkina Faso.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de l’Union Européenne auprès du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Philippe BRONCHAIN, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de l’Union Européenne auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une autorisation de recrutement par concours directs sans formation et par sélection sur dossiers au titre de l’année 2025, à titre exceptionnel.

Ce recrutement est conforme à la loi portant statut général de la Fonction publique d’Etat qui dispose en son article 21 que l’accès aux emplois de fonctionnaire se fait soit par concours direct, professionnel ou par sélection sur dossiers, soit par examen professionnel sanctionné par un diplôme ou un titre exigé pour l’emploi postulé.

Il se justifie par l’urgence commandée par la nouvelle dynamique de développement du Gouvernement à travers entre autres, les Initiatives présidentielles, l’Offensive agropastorale et halieutique ainsi que les réformes dans le secteur du cadastre.

Le Conseil a marqué son accord pour le recrutement de 1367 agents soit 778 par concours directs sans formation et 589 par sélection sur dossiers.

L’adoption de ce rapport permet le recrutement de compétences au profit de l’administration publique, conformément à la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT

Le Conseil a adopté un décret portant conditions d’éligibilité et procédures d’accès au logement social au Burkina Faso.

Ce décret vise la mise en oeuvre de la loi n°008-2023/ALT du 20 juin 2023 portant promotion immobilière au Burkina Faso et comporte les innovations suivantes :

– la construction en hauteur des logements sociaux, sauf exception ;

– la nécessité d’avoir un revenu mensuel inférieur ou égal à huit (08) fois le SMIG ;

– l’inéligibilité des citoyens déjà attributaires de parcelles d’habitation ou propriétaires de logement ;

– l’interdiction de la sous-location ;

– la mise en place d’une plateforme numérique de suivi.

L’adoption de ce décret permet de garantir l’accessibilité au logement décent à toutes les catégories socio-professionnelles.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité a fait au Conseil une communication relative à la situation pluviométrique du 1er avril au 30 juin 2025 et aux prévisions saisonnières des cumuls pluviométriques et des caractéristiques agro-climatiques mises à jour en juin 2025.

Les cumuls pluviométriques saisonniers du 1er avril au 30 juin 2025 ont évolué entre 5,6 mm en cinq (5) jours de pluie à Salogo dans la province du Ganzourgou et 432,2 mm en 32 jours à Bobo-Dioulasso dans la province du Houet.

Les cumuls pluviométriques les plus élevés ont été enregistrés dans les régions de Bankui, du Sourou, du Guiriko, du Djôrô et de Tannounyan.

Les localités ayant par contre reçu une faible pluviométrie sont situées principalement dans les régions du Liptako, du Soum, des Kulsé, de Yaadga, de la Sirba, de la Tapoa, du Goulmou, du Nakambé et de Oubri.

Les cumuls pluviométriques saisonniers du 1er avril au 30 juin 2025 ont été excédentaires à très excédentaires comparativement à ceux de 2024 pour la même période sur la majeure partie du pays. Il s’agit entre autres de Sindou (+317 mm), de Sabou (+200 mm), de Toussiana (+196 mm) et de Bobo-Dioulasso (+157 mm).

Par contre, d’importantes baisses pluviométriques ont été enregistrées dans plusieurs localités, notamment à Kaïbo (-297 mm), à Guiaro (-166 mm), à Fada N’Gourma (-133 mm), à Kayao (-128 mm) et à Komsilga (-112 mm).

Pour la période juillet-août-septembre 2025, des cumuls pluviométriques excédentaires à normaux sont attendus par rapport à la moyenne établie sur la période de référence 1991-2020 sur l’ensemble du territoire national.

II 2 Le ministre de l’Economie et des finances a fait au Conseil une communication relative à la rencontre ministérielle de la Confédération des Etats du Sahel (AES) sur l’opérationnalisation des actions prioritaires du pilier «Développement», tenue le 24 juillet 2025 à Niamey au Niger.

La rencontre avait pour objectif principal d’accélérer le processus d’opérationnalisation de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES).

Elle a ainsi permis d’examiner, entre autres :

– le principe de rotation des Etats pour l’exercice des fonctions de Président et de Vice-Présidents ;

– le profil des dirigeants (Président et Vice-Président) ;

– la libération du capital.

Les ministres chargés des Finances ont également examiné et validé les projets de contrats des consultants et les grilles d’évaluation relatives au recrutement des cabinets chargés de l’élaboration du Plan stratégique 2026-2030, des documents juridiques et de politiques, des manuels de procédures ainsi que du système d’information de la Banque.

II 3 Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le compte rendu de la commémoration de la Journée mondiale du Réfugié (JMR), tenue le 20 juin 2025 à Bobo-Dioulasso, sous le thème « Solidarité avec les réfugiés : quelle stratégie pour une meilleure intégration au Burkina Faso ? ».

Ce thème interpelle les différents acteurs sur les voies et moyens pour parvenir à une meilleure compréhension de la situation et du sort des réfugiés en vue de leur intégration réussie dans les sociétés d’accueil.

Au 31 mai 2025, le Burkina Faso comptait 41 745 réfugiés et demandeurs d’asile, dont 4 316 pour la ville de Bobo-Dioulasso.

La principale recommandation porte sur la nécessité de renforcer les actions humanitaires au profit des réfugiés qui vivent désormais dans les centres urbains et semi-urbains.

II 4 Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil le bilan de la 28e édition du concours «Prix Galian», tenue le 13 juin 2025 à Ouagadougou.

L’édition 2025 a enregistré 378 oeuvres pour 189 candidatures contre 148 en 2024. Elle a permis de récompenser 25 lauréats officiels y compris le «Super Galian» et de décerner 30 prix spéciaux dont 05 de la Présidence du Faso.

La compétition «Bibir Galian » qui était à sa deuxième édition a connu la participation de 14 candidatures avec 05 lauréats. Cette compétition a concerné les élèves des établissements post-primaires et secondaires du Burkina Faso disposant d’un bulletin d’information scolaire et ceux ayant produit des contenus audiovisuels d’informations.

II 5 Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso au séminaire sur la promotion des investissements et la sécurité de l’environnement des affaires, tenu du 10 au 23 juin 2025 à Wuhan en République populaire de Chine.

Le séminaire a porté entre autres, sur l’économie verte et le développement, la protection des droits de propriétés intellectuelles, la gouvernance de la pauvreté et le développement, la facilitation du commerce avec la Chine.

Des visites d’entreprises et de sites touristiques ont également permis aux participants d’apprécier le potentiel technologique, industriel, culturel et commercial de la République populaire de Chine.

II 6 Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a fait au Conseil deux (02) communications :

– la première communication est relative aux résultats des sorties de suivi contrôle des Institutions privées d’enseignement supérieur (IPES), effectuées du 29 janvier au 05 mars 2025 sur toute l’étendue du territoire national.

Au total, 98 Institutions privées d’enseignement supérieur dont 17 universités et 81 instituts et écoles ont fait l’objet de visites du suivi-contrôle pour s’assurer du respect des textes régissant l’enseignement supérieur et les normes et standards nationaux de qualité.

Les résultats suivants se dégagent pour ce qui concernent l’évaluation des IPES au titre des années académiques 2022-2023 et 2023-2024.

Dans la catégorie des universités privées :

– 04 sont d’excellente qualité ;

– 07 sont de très bonne qualité ;

– 04 sont de bonne qualité ;

– 01 est d’assez bonne qualité ;

– 01 non classée compte tenu de son statut particulier, en vertu de la convention spécifique la liant à l’Etat du Burkina Faso.

En ce qui concerne les instituts et écoles privés :

– 10 sont d’excellente qualité ;

– 18 sont de très bonne qualité ;

– 24 sont de bonne qualité ;

– 09 sont d’assez bonne qualité ;

– 07 sont de qualité passable ;

– 01 est de mauvaise qualité ;

– 07 sont de très mauvaise qualité ;

– 05 non classés parce qu’ils offrent des formations constituées pour plus de 50% en sciences infirmières et obstétricales suspendues par le ministère depuis le 11 septembre 2024.

Au regard des résultats, le Gouvernement félicite et encourage les institutions privées d’enseignement supérieur du Burkina Faso dont la qualité de la gouvernance et les offres de formations se sont nettement améliorées.

– la seconde communication est relative aux résultats du Burkina Faso à la 47e session des Comités consultatifs interafricains (CCI) du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), à N’Djamena en République du Tchad.

Les travaux des différents Comités techniques spécialisés (CTS) se sont déroulés en présentiel, du 1er au 13 juillet 2025 pour l’examen des dossiers de candidatures. La réunion ordinaire du Comité consultatif général (CCG), consacrée à la validation des travaux des CTS, s’est tenue du 14 au 17 juillet 2025.

Le Burkina Faso a présenté 330 candidats provenant des institutions d’enseignement supérieur et de recherche publiques, privées et des institutions d’enseignement supérieur internationales en vue de l’obtention d’une inscription sur les différentes listes d’aptitude aux fonctions de Maître-assistant, Chargé de recherche, Maître de conférences, Maître de recherche, Professeur titulaire et de Directeur de recherche.

Sur les 330 candidats, 318 ont été inscrits sur l’ensemble des listes d’aptitude, soit un taux général d’admission de 96,36%.

Avec ce taux de réussite de la session 2025, notre pays arrive en tête du classement des pays membres du CAMES.

Le Conseil félicite l’ensemble des lauréats pour ces résultats appréciables.

III NOMINATIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Issa BORO, Mle 92 317 N, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso à Libreville (Gabon) ;

– Monsieur Apollinaire Joachimsom KYELEM de TAMBELA, Mle 517 352 A, est nommé Président de l’Institut des Peuples Noirs Farafina (IPN-Farafina).

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

– Monsieur Noraogo DJIGUEMDE, Mle 31 975 N, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Inspecteur technique des impôts ;

– Monsieur Evariste CONSIMBO, Mle 49 113 L, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Conseiller fiscal au Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) ;

– Monsieur Laciné Lambert DINDANE, Mle 235 909 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du Trésorier général de l’Etat ;

– Monsieur Koungbèpuo SOME, Mle 119 299 C, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du Trésorier général de l’Etat ;

– Monsieur Hamed OUEDRAOGO, Mle 235 919 A, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du Trésorier régional du Nord ;

– Monsieur Alain Charles OUEDRAOGO, Mle 57 171 Y, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Fondé de pouvoirs de l’Agent comptable central de l’Etat ;

– Monsieur Jean Jacques Abel SOUGUE, Mle 236 095 S, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du Trésorier auprès du ministère de l’Economie et des finances ;

– Madame Korgo Laurentine IDANI/ZOMBRE, Mle 235 911 J, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Fondé de pouvoirs du Trésorier général des Etablissements publics ;

– Monsieur Nongma YAMEOGO, Mle 53 571 M, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du Trésorier général des Etablissements publics ;

– Monsieur Rodrigue RAMDE, Mle 216 177 Z, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Fondé de pouvoirs de l’Agent comptable central de l’Etat ;

– Monsieur Souleymane OULA, Mle 119 291 L, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Trésorier général de l’Etat ;

– Monsieur Guidia dit Désiré HEBIE, Mle 208 017 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier général des Etablissements publics ;

– Monsieur Soumaila SORE, Mle 216 182 H, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de la sécurisation des ressources ;

– Monsieur Eric Wilfrid Yirin ZOURE, Mle 111 344 H, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Secrétaire permanent de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (SP-ITIE) ;

– Monsieur Gaoussou TOURE, Mle 39 704 C, Inspecteur du trésor, 2e classe, 10e échelon, est nommé Agent comptable central de l’Etat ;

– Monsieur Dakiswendé Serge René KABORE, Mle 239 630 T, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Office national des aires protégées (OFINAP) ;

– Monsieur Richard Biébli HIE HALMA, Mle 112 471 P, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Comptable principal des matières de la Semaine nationale de la culture (SNC) ;

– Monsieur Justin TRAORE, Mle 210 738 F, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Fonds national de solidarité et de résilience sociale (FNS-RS) ;

– Monsieur Jean Renaud SANOU, Mle 344 124 K, Contrôleur des services financiers, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Ecole normale supérieure de Koudougou (ENSK) ;

– Monsieur Albert DJIGUEMDE, Mle 207 996 J, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur des Affaires domaniales et foncières.

C AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

– Monsieur Wendpanga Frank Octave KABRE, Officier, est nommé Commandant de la Brigade Laabal ;

– Monsieur Ousseni KONDOMBO, Mle 283 759 Z, Officier de police, catégorie 2, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Commandant adjoint de la Brigade Laabal.

D AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Monsieur Vlé Fulbert TRAORE, Mle 97 973 V, Ministre Plénipotentiaire, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Ambassadeur, Secrétaire permanent de la Commission nationale pour les réfugiés (SP/CONAREF) ;

– Monsieur Armand MILLOGO, Mle 48 967 T, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur des marchés publics.

E AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

– Madame Christine OUEDRAOGO, Mle 212 440 R, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 9e échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Madame Lâmou Emma Chantal KI, Mle 111 048 N, Attaché de direction, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Martin ZOUNGRANA, Mle 104 438 V, Inspecteur du travail, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Yaya SANKARA, Mle 279 335 Y, Administrateur civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Ablassé Benoit KIENDREBEOGO, Mle 28 150 A, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Zoéwendtaalé Zéphirin ZONGO, Mle 314 384 F, Conseiller en études et analyse, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Secrétaire permanent du Contenu local et de la promotion des investissements ;

– Madame Ramata OUEDRAOGO, Mle 241 881 V, Ingénieur de la géologie et des mines, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Chef du Département de la promotion des investissements.

F AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

– Monsieur Issouf SERE, Mle 324 225 W, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur des ressources humaines.

G  AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

– Monsieur Wendlassida Julien TIENDREBEOGO, Mle 212 554 B, Conseiller en économie et développement, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;

– Monsieur Sondé Adama SANOU, Mle 313 447 P, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de la Communication et des relations presse ;

– Monsieur Niniotar Nordine KAMBOU, Mle 257 388 Z, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur du sport pour tous ;

– Monsieur Oumarou ZONGO, Mle 277 445 V, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional des Sports et des loisirs de Bankui ;

– Monsieur Wind-Nongmanegueré YAMEOGO, Mle 245 835 D, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports et des loisirs de la province du Mouhoun.

III 2  NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants ;

– du Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF) au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques ;

– de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) au titre du ministère de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales ;

– du Centre national des oeuvres universitaires (CENOU) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ;

– de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement ;

– de l’Office national des aménagements urbains et des constructions (ONAC) au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat.

Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de l’Office national des aménagements urbains et des constructions (ONAC).

A MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Samuel OUOBA, Mle 216 570 C, Enseignant-chercheur, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Oumar TRAORE.

B MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Yaya KONE,

Président de l’interprofession des acteurs de la mangue du Burkina, Administrateur représentant les Interprofessions du sous-secteur productions végétales au Conseil d’administration du Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’INFPE

– Monsieur Jean-Baptiste ZEMANE, Mle 52 992 B, Professeur certifié des écoles.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES STRUCTURES SYNDICALES

– Monsieur Harouna DIANDA, Mle 40 550 X, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES STAGIAIRES

– Monsieur Ismaël Renaud NAGALO, Mle 353 295 B, Elève éducateur de la petite enfance, pour la durée de son mandat de Délégué général.

D MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Boureima ZIDA, Mle 00 03 296, Agent de bureau, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Madame Sifomma Rosemonde SANGARE.

E MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Karim SANGUISSO, Mle 12 05, Spécialiste en métrologie, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) pour une dernière période de trois (03) ans.

F MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Gouwindépouyré Abel OUEDRAOGO, Mle 233 708 Y, Attaché en études et analyse, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat au Conseil d’administration de l’Office national des aménagements urbains et des constructions (ONAC) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Gninkou Arsène DABIRE.

Le second décret nomme Monsieur Gouwindépouyré Abel OUEDRAOGO, Mle 233 708 Y, Attaché en études et analyse, Président du Conseil d’administration de l’Office national des aménagements urbains et des constructions (ONAC) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Gninkou Arsène DABIRE.

 

Le Porte-parole du Gouvernement

 Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO

Mali :  Choguel Maiga placé en garde à vue

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L'ancien premier ministre Choguel Kokalla Maiga a été placé en garde à vue ce 12 août 2025

L’ancien premier ministre Choguel Kokalla Maiga a été placé en garde à vue ce 12 août 2025, annonce son avocat, Me Cheick Oumar Konaré. Cette détention provisoire survient dans le cadre d’une enquête sur des allégations d’atteinte aux biens publics émises par un rapport du Vérificateur général.

L’ancien premier ministre Choguel Kokalla Maiga a été placé en garde à vue ce 12 août 2025

Le placement en garde à vue de l’ancien premier ministre malien intervient après une première audition le 1er août 2025.

Dans la matinée de ce 12 août 2025, Choguel Kokalla Maiga a été convoqué par la brigade du Pôle national économique et financier en vue de confrontations avec certains de ses anciens collaborateurs.

C’est ce que renseigne son avocat sur la page facebook de l’ex chef du gouvernement, citant les enquêteurs de la même brigade.

“ Arrivé au Pôle à 9 heures, il a attendu jusqu’à 14 heures sans que les confrontations annoncées n’aient lieu”, lit-on dans le communiqué.

Me Cheick Oumar Konaré poursuit qu’en fin de compte, son client sera notifié de son placement en garde à vue, en attendant la transmission du dossier aux autorités compétentes.

“ Choguel Kokalla Maïga est présumé innocent jusqu’à une éventuelle condamnation par les juridictions compétentes”, insiste le conseil.

Tout comme M. Maiga, la mesure de garde à vue frappe aussi plusieurs de ses anciens collaborateurs, notamment son ancien directeur de cabinet, le Professeur Issiaka Ahmadou Singaré, et trois anciens directeurs administratifs et financiers de la Primature.

Wendemi

Burkina Demain

Redevabilité institutionnelle : L’ARSE remet son rapport d’activités 2024 au Premier Ministre.

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Le Président de l'ARSE Jean Baptiste KY, à gauche, remettant le rapport d'activités de son institution au Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Le Président de l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Énergie (ARSE), Dr Jean-Baptiste KY, a procédé, ce mardi 12 août 2025, à la remise officielle du rapport d’activités 2024 de la structure à Son Excellence Monsieur le Ministre, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO.

Le Président de l’ARSE se prêtant à la presse à l’issue de la remise du rapport au Chef du Gouvernement

Lors de cette audience, le Chef du Gouvernement a félicité le Président et l’ensemble du personnel de l’ARSE pour les performances réalisées en 2024, avec un taux de réalisation physique de 83,11 % et un taux d’exécution financière de 87,67 %. Il a également salué les efforts déployés dans la régulation du secteur énergétique, tout en exhortant l’équipe à consolider les acquis et à jouer pleinement son rôle d’acteur stratégique dans la transformation du secteur.

Réaffirmant l’intérêt du Gouvernement pour la régulation et le développement du secteur énergétique, le Premier Ministre a encouragé l’ARSE à s’inspirer des meilleures pratiques internationales. Il a assuré enfin de sa disponibilité à accompagner les réformes nécessaires au renforcement de ses missions.

Pour cette remise solennelle, le Président de l’ARSE était entouré des membres permanents du Conseil de régulation, du Secrétaire général et des Conseillers techniques.

DCRP/ARSE

Immersion patriotique à Ouaga : Des appelés confiants, malgré l’accueil difficile

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Préalablement prévue pour le 10 août, finalement c’est le 13 août 2025 que débutera l’immersion patriotique des nouveaux bacheliers, en raison probablement des concours directs de la fonction publique dont les  derniers ont eu lieu ce dimanche.

A Ouagadougou, l’un des 21 centres de la formation destinée au quelque 62 230 bacheliers, des appelés  par centaines ont regagné leurs établissements d’accueil ce  lundi 11 août 2025.

Le moins que l’on puisse en dire, c’est que malgré le léger report, l’accueil ne se fait pas toujours dans de meilleures conditions. Ainsi dans cet établissement d’accueil sis au sud-est de la capitale, presque tout était à faire  à l’arrivée  des 300 bacheliers venus de la région du Nazinon.

«Nous sommes en train de faire de notre mieux…que Dieu nous aide !»

Quelque peu pris de court, le chef de l’établissement et les autres membres du personnel administratif couraient un peu partout gérer la situation avec le peu en leur possession en cette période de vacances.

«Nous  sommes en train de faire de notre mieux…que Dieu nous aide ! » confie un responsable administratif. En effet, il fallait dans l’urgence trouver de quoi héberger et nourrir ce beau monde. Les classes n’étaient encore prêtes pour les accueillir sur le champ. Il fallait d’abord dégager de l’espace dans les salles en déplaçant les tables-bancs. Il fallait ensuite balayer et aussi nettoyer les toilettes et la cour. Mais, avec quelle main d’œuvre, les élèves étant partis en vacances ?

Les bacheliers ont assuré dans leur centre d’accueil

Devant la situation qui les concernait au premier chef, les bacheliers arrivants ont dû mettre la main à la pâte pour assainir d’abord leur cadre d’accueil avant d’intégrer les salles avec leurs effets. Au regard de l’importance de cette tâche de salubrité, finalement c’est à 16 h qu’ils ont rangé leurs affaires dans les salles, eux qui sont arrivés très tôt, vers 6 h du matin.

Pour ceux ou celles qui n’avaient d’argent de poche, il fallait supporter la faim jusque dans la soirée…le temps que le riz gras soit prêt. Par contre, ceux qui avaient un peu sur eux ou dans leurs comptes mobiles, n’ont pas trop souvent souffert de la faim. Ils ont trouvé la parade en faisant un tour à côté et certains sont revenus avec des sachets noirs.

L’accueil aurait été pire si la pluie  s’en était mêlée

Les nouveaux bacheliers du Nazinon ont eu une sacrée chance en effectuant leur déplacement sur la capitale ce 11 août 2025.

Les cinq jours précédents ont été marqués par des pluies plus ou moins abondantes. Si le ciel n’avait pas été clément ce jour, leur accueil aurait été pire avec des scènes plus désolantes.

«Nous disons merci à Dieu de nous avoir épargnés de la pluie aujourd’hui, sinon toutes nos affaires seraient peut-être mouillées à l’heure-là !», confie un étudiant.

Moral au top chez beaucoup d’appelés

Malgré ces difficultés à l’arrivée, la plupart des étudiants interrogés se disent confiants quant au bon déroulement de leur immersion patriotique. «Je n’ai pas peur parce que j’aime ma patrie et Dieu fera en sorte que tout se passe bien. J’ai confiance», assure une étudiante qui arbore fièrement un tee-shirt à l’effigie du Capitaine Ibrahim Traoré.

Même optimiste partagé les membres d’un groupe de 4 étudiants tous titulaires du BAC D venus tout droit de Saponé qui se disent également confiants quant au bon déroulement de leur séjour dans la capitale.  Déjà une bonne nouvelle : tous les étudiants de l’établissement ont reçu des moustiquaires pour se protéger des moustiques.

Pour rappel, l’immersion patriotique qui concerne presque tous les nouveaux bacheliers Burkinabè se déroulera du 13 août au 13 septembre 2025 dans 70 centres répartis dans 21 villes dont Ouagadougou.

Christian Tas

Burkina Demain

Banfora : Les détenus jouent leur partition pour un environnement vert

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Yakouba Barro, Président de la délégation spéciale ( PDS ) de Banfora ( à gauche )

Les 7 & 8 août derniers à Banfora, chef-lieu des Tannounyan, les détenus de la Maison d’arrêt et de correction ont entamé des activités entrant dans le cadre du reverdissement de cette belle cité du paysan noir. En effet, l’on pouvait apercevoir ces belles tiges frêles comportant de petits feuillages dressés en mini altitude à l’intérieur des jolies grilles de protection.

Yakouba Barro, Président de la délégation spéciale ( PDS ) de Banfora ( à gauche )

En outre, c’était un événement hors du commun qui offrait à tout passager un sentiment de fierté et du retour des valeurs patriotiques au pays des hommes intègres.

Bref, c’est le résultat des efforts et d’actions conjugués des services de la mairie, des eaux et forêts et du ministère de la justice.

Ainsi, grâce à la coordination de ces trois structures, ce sont environ 300 plants de diverses espèces qui ont été mis en terre.

Les jours antérieurs, c’était la phase de trouaisons qui a précédé ces plantations d’arbustes le long des abords des rues et quelques autres points de la cité.

Dans un futur proche, les citoyens se réjouiraient sans détours des bienfaits de ces multiples espèces plantées.

Dans l’esprit du slogan «Reverdir le Faso» du Capitaine Traoré

Selon les éléments des services des Eaux et forêts, pour les espèces plantées, il s’est agi des plantes médicinales à l’instar du cassia siamea encore appelé senna siamea ; du caïlcédrat dont le nom scientifique est khaya senegalensis ; des arbres fruitiers comme des baobabs, des manguiers, des oranges, des goyaviers ; des espèces ornementales ou d’embellissement comme le Peltophorum communément appelé le flamboyant à fleurs jaunes.

Ayant fait un tour sur les lieux, le Président de la délégation spéciale (PDS) de Banfora, Yakouba Barro a mis la main dans la pâte, encouragé les acteurs et profité sensibiliser les riverains quant à l’entretien et à la survie de ces jeunes plants dont les racines enfouies dans le sol y ont élu domicile.

Enfin, en guise de rappel, ces activités de reboisement ont concrètement été une riposte positive suite à l’appel du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré qui invitait les vaillants citoyens burkinabé à travers le slogan «Reverdir le Faso».

«L’entretien des plantes assuré au niveau de la douane»

Biema Tou, Directeur des services techniques de la mairie de Banfora.

«Ce reboisement est une initiative conjointe du ministère  des infrastructures et du désenclavement et du  ministère de la justice qui ont coordonné ensemble pour que les détenus puissent aussi faire un travail d’intérêt commun. C’est dans ce cadre que les travaux de reboisement ont commencé lundi et mardi passés par des activités de trouaisons au niveau de la brigade mobile des douanes et au niveau des rues des secteurs 3 & 5. Vous voyez-là, on doit faire des plantations en alignement.

Pour l’entretien des plantes, au niveau de la douane, c’est carrément fermé», explique Biema Tou, Directeur des services techniques de la Mairie de Banfora.

Et d’ajouter : « C’est surtout au niveau des rues. De prime abord, la Mairie, les Eaux et forêts, la Maison d’arrêt et de correction de Banfora, les éléments, nous sommes sortis pour sensibiliser les riverains. C’est leur arbre béni qu’on est en train de leur donner. Ils ont en charge l’entretien, l’arrosage c’est-à-dire qu’ils doivent l’arroser régulièrement. S’il y a des difficultés, ils peuvent venir à la Mairie ou à l’Environnement, nous allons venir remédier cette situation. On les a sensibilisés, ils étaient contents d’avoir des arbres devant eux. Ils se sont engagés à arroser ces arbres-là pour qu’on ait vraiment un taux de réussite fort appréciable».

Soumaïla Soma, Banfora

Burkina Demain

Evaluation des contrats d’objectifs 2025 des ministres : un taux global de mise en œuvre de 60,85 %. pour le  ministre en charge du Commerce

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Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a procédé, ce mardi 5 août 2025, à l’évaluation à mi-parcours du contrat d’objectifs du Ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, Serge Gnaniodem PODA

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a procédé, ce mardi 5 août 2025, à l’évaluation à mi-parcours du contrat d’objectifs du Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem PODA. Devant le Chef du Gouvernement, le ministre Poda a présenté le bilan de son action au premier semestre. Le taux global de mise en œuvre des 60 activités prévues dans son contrat s’établit à 60,85 %.

Trois axes stratégiques structurent ce contrat d’objectifs : la promotion du commerce et des services, le développement du secteur industriel et artisanal, ainsi que la bonne gouvernance économique et financière.

«Au 30 juin 2025, le taux global de mise en œuvre des 60 activités prévues est de 60,85 %, contre un objectif de 50 %. Nous sommes donc en avance sur notre plan de travail », a souligné le ministre Poda.

Le Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem PODA, à l’issue de son évaluation par le Chef du Gouvernement

Les actions prioritaires du premier semestre ont porté notamment sur la lutte contre la fraude commerciale, les pratiques anticoncurrentielles et la fixation non réglementaire des prix, ainsi que sur l’accompagnement de certaines unités industrielles.

«Nous avons mis un accent particulier sur la relance de BRAFASO, dont les travaux de réhabilitation sont quasiment achevés, ainsi que sur le renforcement des capacités de production de la Minoterie du Faso (MINOFA) à Banfora, avec l’installation de deux nouvelles chaînes de production », a précisé M. Poda.

Le ministre a également annoncé l’inauguration prochaine du Centre national d’Appui à la Transformation Artisanale du Coton (CNATAC), situé à Bobo-Dioulasso, prévue pour le second semestre 2025. Cette infrastructure s’inscrit dans une vision durable de soutien au secteur artisanal.

Abordant la gestion des entreprises publiques relevant de son département, le ministre a mis en avant les résultats financiers encourageants obtenus grâce à une gouvernance axée sur la performance. « C’est dans une logique de bonne gouvernance et de culture de la performance que nous agissons. Les sociétés d’État sous notre tutelle ont atteint un chiffre d’affaires global de 24 milliards de francs CFA, ce qui prouve que nos efforts portent leurs fruits », a-t-il conclu.

À quelques mois de la fin de l’année, le ministère entend consolider les acquis, accélérer la mise en œuvre des actions restantes et renforcer l’impact socio-économique de ses interventions sur le terrain.

DCRP/Primature

Les Etalons au CHAN 2024 : Se relancer par une victoire face aux Fauves centrafricains !

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Après une défaite 0-2 lors du match d’ouverture du CHAN 2024 le 2 août dernier face aux Taifa Stars de la Tanzanie ; les Etalons vont renouer ce 6 août 2025 avec le Stade Benjamin MKapa de Dar Es Salaam pour leur deuxième match dans ce 8e Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) de football. Et ce sera face aux redoutables Fauves de Bas Oubangui de la Centrafrique, tombeurs lors de la phase éliminatoire des Lions Indomptables du Cameroun, battus à domicile 2 buts à 1.

Les Etalons locaux affrontent ce mercredi ce 6 août 2025 les Fauves de Bas Oubangui de la Centrafrique

Pour leur deuxième sortie dans le Groupe B du CHAN 2024, les Etalons locaux affronteront ce mercredi ce 6 août 2025 au Stade Benjamin MKapa de Dar Es Salaam les Fauves de Bas Oubangui. Certes, c’est une première participation au CHAN pour cette sélection nationale de la Centrafrique, mais les Etalons ont intérêt à la prendre au sérieux et à s’appliquer véritablement dans le jeu pour espérer se relancer avec une victoire. En effet, la qualification même des Fauves de Bas Oubangui face aux Lions Indomptables prouve, si besoin en était, qu’elle est capable de bien de surprises.

Comment les Fauves centrafricains ont douché le rêve des Lions Indomptables

Les Fauves de Bas Oubangui ont déjoué les pronostics lors des éliminatoires en écartant les Lions Indomptables dans la course à la qualification pour ce CHAN 2024

Pour la petite histoire, à aller des deux derniers matches décisifs pour la qualification à ce CHAN ; les Fauves de Bas Oubangui, dépourvus de stade homologué à domicile, étaient obligés d’accueillir les Lions Indomptables à Abidjan, en Côte d’Ivoire, loin de leur base à Bangui. Ils se font alors battre par les visiteurs camerounais sur le score de 1 but à 0.

Les Lions Indomptables pensaient avoir fait le plus dur et s’attendaient un match retour facile, puis ne tardaient pas à ouvrir le score à la 23e minute de la confrontation, confortant ainsi leur acquis du match aller à Abidjan.

Mais, c’était sans compter avec l’esprit de combativité des Fauves de Bas Oubangui qui recollent au score dix minutes plus tard, soit à la 33e minutes. Pour le reste du match âprement disputé, le score reste indécis jusqu’à la 84e où les Fauves centrafricains parviennent à faire la différence et à inscrire un deuxième but, plongeant dans un silence glacial le stade omnisports de Bafoussam, qui accueillait la rencontre. C’est ainsi qu’ils se qualifièrent contre toute attente pour ce CHAN 2024.

Le bon moment de se relancer après la défaite du 2 août

Les Etalons sont donc prévenus. Certes, ce n’est pas une équipe imbattable pour les Etalons, qui ont quand même intérêt à s’en méfier et à la prendre au sérieux.

C’est vraiment le moment pour les poulains de Issa Balboné, qui ont eu un peu le temps de se reposer après le long voyage épuisant, de s’acclimater et de se remettre de leur défaite 0-2 du match d’ouverture face aux Taifa Stars, de se relancer dans la compétition.

En tous les cas, si d’aventure les Etalons ne parvenaient pas à se reprendre lors de cette deuxième sortie devant les Fauves de Bas Oubangui, ce sera encore plus compliqué pour eux lors de la 4e journée et 5e journée face respectivement aux virevoltants Mourabitounes de la Mauritanie et les Barea de Madagascar, médaillés de bronze au CHAN 2022 à Alger. Vivement que les Etalons se relancent dans la compétition à l’issue de ce deuxième match face aux Fauves de Bas Oubangui !

Christian Tas

Burkina Demain