Au Burkina Faso, dans le cadre de l’opération PANGEA, plus de 816 000 comprimés ont été saisis, dont des analgésiques et des anti-inflammatoires, qui ont été découverts cachés dans des véhicules en provenance d’un pays voisin.
La Direction Générale de la Police Nationale à travers le Bureau Central National INTERPOL, agissant en tandem avec la Direction Générale des Douanes et l’Agence Nationale de Régulation Pharmaceutique, a pris part aux côtés de 89 autres pays, à une opération d’INTERPOL visant les faux médicaments.
Dénommée Opération PANGEA, cette opération a abouti à l’arrestation de 769 personnes suspectes à travers le monde, le démantèlement de 123 groupes criminels, la fermeture de 13000 plateformes de vente en lignes de faux médicaments et à la saisie de plus de 28 milliards de francs CFA de produits pharmaceutiques illicites.
Au Burkina Faso, cette opération a permis la saisie de plus de 816 000 comprimés, dont des analgésiques et des anti-inflammatoires, qui ont été découverts cachés dans des véhicules en provenance d’un pays voisin.
Au total, les agences de maintien de l’ordre dans le monde ont lancé 1728 enquêtes et délivré 847 mandats de perquisition ciblant les réseaux criminels impliqués dans la distribution illicite de produits pharmaceutiques. 93 % des médicaments illicites saisis ne disposaient pas d’autorisations réglementaires des autorités de santé nationales. Ces produits peuvent contenir des substances contrefaites, sous standard ou falsifiées qui n’ont pas été identifiées. Les 7 % restants ont été confirmés comme étant des produits contrefaits, détournés ou mal étiquetés.
Le Directeur Général de la Police Nationale salue ce coup de semonce opéré dans le milieu de la criminalité pharmaceutique et demeure convaincu que seule une action concertée des forces de l’ordre à travers le monde permettra de combattre efficacement la prolifération des faux médicaments. Il exhorte les populations à plus de vigilance dans l’achat des produits pharmaceutiques et à se référer aux officines pharmaceutiques habilitées par l’Etat burkinabè. Enfin, il salue à sa juste valeur la fructueuse collaboration de la Police Nationale avec la Douane burkinabè et l’Agence Nationale de Régulation Pharmaceutique dans le cadre de cette opération globale.
La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !
Ce samedi 28 juin 2025 fut une journée très chargée pour les membres de l’association du Rassemblement des intelligences pour la souveraineté de l’Afrique (RISA) dans les Cascades. En effet, de Niankorodougou, commune rurale de la province de la Léraba à Banfora, chef-lieu des Cascades, le RISA a consacré toutes ces 24 heures à l’animation d’une série de panels.
Une vue des membres du présidium à l’ouverture du panel
L’étape de Banfora, chef-lieu de la région, était le point d’orgue des 24 heures de sensibilisation du Rassemblement des intelligences pour la souveraineté de l’Afrique (RISA) dans les Cascades ce 28 juin 2025.
Dans la cité du paysan noir, plus d’un étaient en effet mobilisés pour ce grand rendez-vous à la salle des fêtes et cérémonies de la nouvelle mairie. Notabilités coutumières et religieuses, acteurs de la société civile, étudiants, membres des FDS, autorités administratives avaient fait le déplacement pour cette circonstance.
Deux thèmes au menu des échanges
Les participants entonnant l’hymne en début de la cérémonie d’ouverture
Parrainée par Yakouba Barro, Président de la Délégation Spéciale de Banfora, la présente conférence publique du RISA à Banfora a été axée autour de deux thèmes. Il s’est agi de : «La lutte contre l’impérialisme, un combat de longue haleine » ; «La responsabilité du peuple pour le triomphe de la Révolution Progressiste Populaire (RPP)».
Outre les définitions des concepts d’impérialisme et de révolution progressiste populaire, le proviseur Marc Bazié ainsi que le panafricaniste Imhotep Bayala qui a représenté le Coordinateur national du RISA Adama Siguiré, ont respectivement décortiqué en long et en large les points saillants de cette communication.
Les vérités de Bayala sur la crise à la CNAVC Banfora
Imhotep Bayala, Doctorant, Panafricaniste, représentant le Président du RISA
Le panafricaniste Bayala s’est indigné à propos de la crise qui a sévi un moment donné au sein de la Coordination nationale de la veille citoyenne (CNAVC) de Banfora.
Le leader engagé n’a pas passé par 4 chemins pour cracher ses 4 vérités sur ces types de velléités révolues qui sont susceptibles de compromettre à coup sûr l’élan du patriotisme.
L’occasion faisant le larron, des acteurs de la société civile ont formulé sur place des doléances de formations et d’encadrement des wayiyans pour éviter de sombrer dans «l’indiscipline révolutionnaire», comme dit le leader panafricaniste Bayala.
Le soutien des notabilités coutumières dans le processus d’éveil des consciences
Mamadou Sourabié, coordinateur régional du RISA/Cascades, s’est félicité de la mobilisation
Un autre fait marquant de la soirée fut l’insigne honneur de la présence de Dozo, de notabilités coutumières et religieuses à cette conférence publique. Ce qui témoigne de leur engagement dans ce processus d’éveil des consciences, une affaire de tous pour la sauvegarde de la patrie.
Toute chose qui encourage la coordination régionale de RISA à continuer dans son œuvre d’utilité publique : «Pour les actions futures, nous disons à RISA de poursuivre sa politique de conscientisation des masses. C’est très important pour que les gens puissent comprendre le vrai sens de la souveraineté. Et que vraiment les idées qui sont susceptibles de nous diviser, de faire en sorte que nous puissions comprendre. Nous pensons que cette conscientisation est en train de prendre forme au niveau de la province vu la mobilisation de ce soir. Et tous ceux qui voudraient être sur le bon chemin, ils peuvent venir vers le RISA. Ce qui est sûr, nous accueillons les gens et nous travaillons vraiment à conscientiser, à sensibiliser, à former des citoyens pour que la lutte qui a été enclenchée par le capitaine Traoré puisse porter fruit pour le bonheur de la population burkinabè», a indiqué Mamadou Sourabié, coordinateur régional du RISA/Cascades.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce samedi 28 juin 2025, à l’inauguration officielle de la salle polyvalente de Fada N’Gourma. «Réalisé par l’État burkinabè, à travers le Projet d’Urgence de Développement Territorial et de Résilience (PUDTR), avec l’appui de la Banque mondiale, ce joyau architectural a mobilisé un investissement de plus de deux milliards cinq cent millions de FCFA», précise un communiqué de la Primature. Lisez plutôt !
Les officiels dont le Premier Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, procédant à la coupure du ruban inaugural de la Salle polyvalente de Fada N’Gourma ce jeudi 28 juin 2025
«Fada N’Gourma : la salle polyvalente officiellement inaugurée»
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce samedi 28 juin 2025, à l’inauguration officielle de la salle polyvalente de Fada N’Gourma. Longtemps attendue par les forces vives de la région, cette infrastructure vient répondre au besoin crucial d’un espace d’accueil moderne pour les activités communautaires, culturelles et économiques.
Située au secteur n°11, à proximité de la RN4 et de la gare routière, la salle polyvalente de Fada N’Gourma dispose d’une capacité d’accueil de 1000 places. Elle comprend un auditorium de 800 places au rez-de-chaussée ainsi qu’une mezzanine de 200 places, modulable en deux salles autonomes de 100 places chacune. L’infrastructure se distingue par sa modularité, permettant d’accueillir aussi bien des réunions professionnelles, des cérémonies festives, des spectacles que de grands rassemblements.
Réalisé par l’État burkinabè, à travers le Projet d’Urgence de Développement Territorial et de Résilience (PUDTR), avec l’appui de la Banque mondiale, ce joyau architectural a mobilisé un investissement de plus de deux milliards cinq cent millions de FCFA.
Pour le Premier ministre, cette inauguration symbolise l’accomplissement d’une promesse : celle d’un Burkina Faso debout, résilient et souverain. « Au-delà de son architecture imposante, cette salle incarne l’engagement du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, et de tout un peuple dans un combat sans relâche pour la paix, la stabilité et le développement », a-t-il déclaré.
Soulignant l’importance de la cohésion et de la solidarité, le Chef du Gouvernement a invité les populations à renforcer l’unité et la mobilisation collective pour défendre la patrie et assurer un développement durable.
La région de l’Est, qui ne disposait jusqu’alors d’aucun espace de cette envergure, bénéficie ainsi d’une infrastructure majeure pour l’inclusion sociale, l’amélioration du cadre de vie et le rayonnement économique local. Le président de la délégation spéciale de Fada N’Gourma, Jérôme Idani, a exprimé sa gratitude au Gouvernement et pris l’engagement de veiller à la bonne gestion de cette nouvelle infrastructure.
La ville de Fada N’Gourma a bénéficié, à travers le PUDTR, d’investissements de près de 30 milliards de F CFA, avec des effets tangibles sur le quotidien des populations. Par ces réalisations, le Gouvernement confirme sa volonté de renforcer la résilience des villes et de leurs habitants, et de bâtir les fondations d’un développement local durable.
Dans cette tribune le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique prône le recours à l'énergie nucléaire en Afrique
Alors que notre continent représente 17 % de la population mondiale, nous produisons moins de 3 % de l’électricité mondiale. Cette « pauvreté énergétique » étouffe l’industrialisation, limite les progrès en matière de soins de santé et entrave la transformation économique, alors même que l’Afrique exporte de l’uranium et d’autres minerais essentiels pour alimenter de nombreuses régions du monde en électricité. Bien que des avancées remarquables aient été accomplies dans différents pays du continent, le rythme global de ces progrès est lent, ce qui nécessite une transition ambitieuse vers l’énergie nucléaire, adaptée aux besoins et aux possibilités propres à l’Afrique.
Dans cette tribune le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique prône le recours à l’énergie nucléaire en Afrique
C’est pourquoi, le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique, Claver Gatete estime que l’heure est venue pour l’Afrique d’adopter l’énergie nucléaire. Lisez plutôt !
«L’heure est venue pour l’Afrique d’adopter l’énergie nucléaire »
Sur l’ensemble du continent, 600 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité, ce qui se traduit par un grave déficit énergétique, en particulier dans les zones rurales d’Afrique, où il faut que 70 à 80 millions de personnes accèdent à l’électricité chaque année pour atteindre l’objectif de l’accès universel à l’électricité fixé pour 2030.
Alors que notre continent représente 17 % de la population mondiale, nous produisons moins de 3 % de l’électricité mondiale. Cette « pauvreté énergétique » étouffe l’industrialisation, limite les progrès en matière de soins de santé et entrave la transformation économique, alors même que l’Afrique exporte de l’uranium et d’autres minerais essentiels pour alimenter de nombreuses régions du monde en électricité. Bien que des avancées remarquables aient été accomplies dans différents pays du continent, le rythme global de ces progrès est lent, ce qui nécessite une transition ambitieuse vers l’énergie nucléaire, adaptée aux besoins et aux possibilités propres à l’Afrique.
Pour faire face à nos craintes – des exemples du monde entier
Les critiques ont raison de débattre des questions de sécurité, de malveillance, d’accidents, de coûts et d’effets nocifs potentiels sur l’environnement. Nombreux sont ceux qui affirment qu’il suffit d’investir dans les énergies renouvelables. En outre, il est peu probable que le public oublie Tchernobyl et Fukushima, ainsi que la menace constante d’une guerre nucléaire. Pourtant, la centrale de Koeberg en Afrique du Sud opère en toute sécurité depuis 40 ans, ce qui prouve que l’énergie nucléaire fonctionne sur le continent. En outre, les experts notent que l’énergie nucléaire a le taux de mortalité par kWh le plus bas de toutes les grandes sources d’énergie ; elle est plus sûre que l’énergie éolienne et solaire si l’on tient compte des risques liés à la fabrication. Les réacteurs modernes, comme l’AP1000 de Westinghouse, sont dotés de dispositifs de sécurité passive qui les arrêtent automatiquement.
Avec ses 25 réacteurs, la Corée du Sud est passée du statut d’importateur d’énergie à celui d’exportateur d’énergie nucléaire, et s’est fixé pour objectif de fournir 30 % de son électricité tout en réduisant ses émissions d’ici à 2030. De même, la France produit 70 % de son électricité à partir de l’énergie nucléaire, ce qui lui permet d’avoir les prix de l’électricité les plus bas d’Europe et d’un réseau propre. Le Bangladesh, dont le PIB par habitant est similaire à celui du Kenya, construit son premier réacteur avec l’aide de la Russie, ce qui prouve que l’énergie nucléaire peut être accessible aux pays en développement.
Et, plus près de nous, on constate aussi des faits encourageants : l’Égypte construit quatre réacteurs de 1 200 MW à El Dabaa – un pari de 30 milliards de dollars sur le nucléaire en tant que catalyseur industriel. Le Ghana s’est associé à NuScale Power pour étudier la possibilité de construire des petits réacteurs modulaires (PRM) qui pourraient alimenter simultanément les mines et les villes. En outre, les pays de la catégorie 1 – l’Égypte, le Rwanda, le Ghana, l’Ouganda, l’Afrique du Sud, le Nigéria et la Zambie – sont fermement décidés à lancer ou à étoffer leurs programmes d’énergie nucléaire. Les gouvernements du Niger, du Kenya, de la Tunisie, du Maroc, de l’Éthiopie, de la République-Unie de Tanzanie, de la Namibie, de la République démocratique
du Congo, du Sénégal, de l’Algérie et du Zimbabwe s’emploient à définir le rôle de l’énergie nucléaire dans leurs futurs systèmes d’approvisionnement en électricité.
Fournir de l’électricité pour l’industrialisation et la ZLECAf
L’Agence internationale de l’énergie estime que la croissance de l’industrie, du commerce et de l’agriculture en Afrique entraînera une augmentation de la demande d’électricité de 40 % d’ici à 2030. La CEA estime que les besoins en électricité de la Zone de libre-échange continentale africaine représenteront 8 % de la capacité électrique totale du continent vers 2035, et 14 % vers 2040, ce qui nécessitera un investissement supplémentaire de 22,4 milliards de dollars entre 2025 et 2040. En outre, d’ici à 2040, en raison de la croissance démographique et économique rapide de l’Afrique, l’offre d’électricité devra être plus que quadruplée.
L’Afrique est aussi confrontée à des transformations sectorielles dues aux technologies de pointe. Les centres de données destinés à stocker les mégadonnées (big data) et à alimenter les technologies d’avant-garde nécessitent un approvisionnement énergétique important. La transition progressive des systèmes de transport africain vers des véhicules électriques augmentera également la demande de production d’électricité sur le continent.
L’Afrique ne peut plus se permettre de prendre son temps pour sortir de l’insécurité énergétique. Comme nous le disons en Afrique, nous pouvons chanter et danser en même temps. Tout en investissant dans les sources d’énergie renouvelables, nous pouvons également faire progresser le développement de l’énergie nucléaire. La centrale égyptienne d’El Dabaa fournira 4 800 MW pour 6,25 milliards de dollars. Avec une durée de vie de plus de 40 ans, l’énergie nucléaire est compétitive en termes de coûts.
Mais qu’en est-il de la question persistante des déchets nucléaires ? Les innovations actuelles montrent que les nouveaux modèles de réacteurs utilisent les déchets nucléaires comme combustible. Les systèmes de gestion des déchets ont également évolué pour offrir des options d’élimination plus sûres. Des pays comme le Niger, qui disposent d’importants gisements d’uranium, pourraient alimenter des réacteurs pendant des siècles tout en résolvant le problème des déchets. La Namibie pourrait parvenir à l’indépendance énergétique et alimenter le reste de l’Afrique pour les décennies à venir – après tout, l’Afrique contrôle 20 % des réserves mondiales d’uranium.
Engagement des gouvernements et avantages tangibles
La voie à suivre est évidente. Nous devons exploiter le potentiel de l’énergie nucléaire et adopter un engagement politique audacieux, soutenu par une feuille de route nationale claire, comprenant des dates cibles pour des centrales opérationnelles et des initiatives de renforcement des capacités à long terme. Le potentiel est énorme et pourrait permettre de créer des milliers d’emplois qualifiés et de transformer le système énergétique de l’Afrique dans le sens d’une plus grande sécurité énergétique.
Les gouvernements doivent tirer parti de la fiabilité de l’énergie nucléaire. Avec un facteur de capacité de 90 %, les centrales ont une durée de vie économique pouvant aller jusqu’à 45 ans. Si les grands réacteurs fournissent une énergie de base stable, les projets les plus facilement réalisables devraient se concentrer sur le déploiement de PRM (20-300 MW) pour alimenter les mines et les industries, avant de passer à des centrales d’une capacité de plusieurs gigawatts.
Pour surmonter l’obstacle du financement, qui demande des coûts initiaux élevés (70 à 85 % de coûts fixes), les pays peuvent tirer des enseignements des projets d’énergie renouvelable de 6,4 GW en Afrique, tels que le programme d’approvisionnement de l’Afrique du Sud et les modèles de financement des partenariats public-privé dans le domaine du nucléaire au niveau mondial.
Les pools énergétiques régionaux de l’Afrique, comme le pool énergétique de l’Afrique australe, et le lancement prochain d’un marché régional de l’électricité au sein du pool énergétique de l’Afrique de l’Est pourraient amplifier les investissements en regroupant la demande. Le Marché unique africain de l’électricité (Vision 2040) vise à intégrer les réseaux continentaux, ce qui renforce la viabilité de l’énergie nucléaire.
La création d’une alliance nucléaire africaine peut permettre de mettre en commun les ressources, de négocier de meilleurs accords de transfert de technologie et programmes de formation, et de réformer le financement de l’énergie en partenariat avec les institutions financières africaines afin de réduire les risques liés aux projets. L’Union africaine et les blocs régionaux doivent prendre les devants pour assurer l’avenir énergétique de l’Afrique.
Il est temps de passer du potentiel à l’action. Si l’on s’y prend bien, l’Afrique pourrait être un leader dans le secteur. L’énergie nucléaire offre un avenir des plus prometteurs, mais nous devons agir avec détermination et avoir le courage de l’adopter.
Claver Gatete est le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique.»
La soixante deuxième session de la Conférence sur les changements climatiques de Bonn (SB62), destinée à la préparation de la COP30 à Belém au Brésil, s’est achevée le 26 juin 2025. Trois expertes du Climat se prononcent.
Ces trois expertes du Climat se prononcent à l’issue de la Conférence de Bonn
Cristina Rumbaitis : «Des compromis et des mesures plus audacieuses et plus urgentes»
Cristina Rumbaitis, conseillère politique principale sur l’adaptation et la résilience à la Fondation des Nations Unies
«C’est un soulagement que les parties aient pu trouver une voie à suivre dans le travail sur les indicateurs pour le GGA. Mais il est dommage que davantage de progrès n’aient pas pu être réalisés pour susciter une plus grande action et un plus grand soutien à l’adaptation, qui est une priorité évidente pour les milliards de personnes qui subissent déjà les impacts du changement climatique. Les progrès au Brésil nécessiteront que les parties se présentent en pensant à ces personnes, prêtes à faire des compromis et à prendre des mesures plus audacieuses et plus urgentes. »
Amy Gilliam Thorp : «Ce résultat contribue à restaurer la confiance dans une période…»
Amy Gilliam Thorp, responsable des programmes chez Power Shift Africa
«Dans une période géopolitique difficile, ce résultat contribue à restaurer la confiance dans le fait que la solidarité mondiale et une action climatique significative sont encore possibles. Pour beaucoup d’entre nous, les dernières heures ont été tendues. Nous avions le cœur serré alors que les négociations étaient au bord du gouffre. L’inclusion de conseils destinés aux experts sur les moyens de mise en œuvre, notamment financiers, lorsque l’espoir semblait perdu, a marqué une victoire durement gagnée. »
Bertha Argueta : «La présidence de la COP 30 doit trouver le juste équilibre»
Bertha Argueta, conseillère politique principale sur le financement climatique et le développement chez Germanwatch
« Même si elle a été omise de l’ordre du jour, les consultations entre les Parties ont clairement montré qu’il s’agit d’une question urgente pour les pays en développement. Il est peu probable que la question des finances publiques disparaisse. La présidence de la COP 30 doit trouver le juste équilibre en laissant suffisamment d’espace pour des discussions sérieuses sur le rôle du financement climatique public et privé».
C’est bien fini depuis ce jeudi 26 juin 2025 au siège de l’ONU Climat pour la Conférence de Bonn. Si la conférence s’est achevée sur une note mitigée, n’ayant pas permis de répondre à toutes les attentes, elle a permis de rappeler aux participants et à l’opinion internationale les défis de la trentième Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 30) prévu du 10 au 21 novembre 2025 à Belém au Brésil.
La Conférence de Bonn s’est achevée sur une note mitigée
L’on attendait beaucoup de la Conférence de Bonn tenue du 16 au 26 juin 2025 pour donner un coup d’accélérateur à la mise en œuvre de l’agenda de la politique climatique mondiale.
Organisée à quelques trois cinq mois de la prochaine Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 30), Bonn se présentait de facto comme une étape importante de Belém, ville hôte de la COP30.
Cette COP30 aura pour thème central, la mise en œuvre de l’Accord de Paris et l’accélération de l’action climatique ; incluant la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’adaptation aux impacts du changement climatique, et le financement climatique pour les pays en développement. Alors que retenir de la Conférence de Bonn qui a refermé ses portes le 26 juin dernier au siège de l’ONU Climat, dans l’ancienne capitale allemande ? Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas répondu à toutes les préoccupations dans un contexte international difficile.
«Encore beaucoup à faire avant Belém»
le Secrétaire exécutif d’ONU Climat, Simon Stiell a livré le discours de clôture de la Conférence
Certes, la Conférence de Bonn a été fort utile dans le processus préparatoire de la COP30. Les négociateurs de près de 200 pays ont travaillé 10 jours durant à consolider les acquis de la COP29 de Bakou et surtout à mettre sur les rails le dispositif à venir de la COP30, avec en toile de fond l’ambitieux Objectif de l’Accord de Paris de limiter la hausse des températures mondiales à 1,5 °C.
Ainsi, les avancées de cette Conférence de Bonn portent entre autres sur le programme de travail pour une transition juste, l’égalité des sexes, la transparence et le dialogue des Emirats arabes unis. Si dans son allocution de clôture de la Conférence, le Secrétaire exécutif d’ONU Climat, Simon Stiell, n’a pas passé sous silence ces acquis ; il ne s’est pas non plus voilé la face devant l’ampleur des difficultés et des défis restants.
«Le travail dans d’autres domaines, tels que les mesures de réponse et le programme de mise en œuvre technologique, a connu des difficultés. Je ne vais pas l’édulcorer ; nous avons encore beaucoup à faire avant de nous retrouver à Belém. Il y a encore tellement de travail à faire pour maintenir 1,5 en vie, comme l’exige la science. Nous devons trouver un moyen de prendre plus tôt les décisions difficiles», a-t- il relevé.
«Attention à la tentative de réduction des financements»
Mohamed Adow, Directeur de Power Shift Africa, a relevé la lenteur sur la question des financements
Ce n’est plus un secret pour personne, depuis le second retrait des Etats Unis d’Amérique de l’Accord de Paris avec notamment le retour du Président Donald Trump à la Maison Blanche ; les financements climatiques sont devenus problématiques ; rendant compliquée la tenue des engagements financiers pris à Bakou lors de la COP29.
Alors qu’à Bakou la Communauté internationale avait pris l’engagement de tripler le financement aux pays en développement, par rapport à l’objectif précédent de 100 milliards de dollars par an, le faisant ainsi passer à 300 milliards de dollars par an d’ici à 2035 ; à Bonn, le Directeur de Power Shift Africa, Mohamed Adow a noté au cours des pourparlers une certaine lenteur sur des questions fondamentales telles que le financement, l’adaptation et la transition juste. Cela révèle, dit-il, «un écart de confiance croissant entre les pays riches et les pays vulnérables». Monsieur Adow, parle même de «tentative de mettre de côté l’article 9.1 et de réduire le financement climatique à une aide rebaptisée devrait nous alarmer tous». Pour lui, il ne s’agit pas là «seulement de querelles procédurales, il s’agit d’un retrait des obligations ». Or, a-t-il poursuivi, «si l’objectif mondial en matière d’adaptation doit avoir un sens, il doit être soutenu par un financement nouveau, prévisible et basé sur des subventions».
«Former des groupes de pionniers pour sortir des impasses…»
Ayant fait le même constat de la lenteur sur la question du financement, Khaled Hashim, coordinateur du G77+Chine, a souligné la nécessité que la bonne volonté affichée de financement soit désormais accompagnée d’actions concrètes. «Ce processus est le seul moyen dont dispose l’humanité pour empêcher un effondrement économique mondial provoqué par le climat, avec de terribles coûts humains. Tout comme nous n’avons pas de planète B, il n’y a pas de processus B», a-t-il soutenu.
Le Secrétaire exécutif d’ONU Climat, Simon Stiell ayant lui aussi observé ces retards dans l’agenda climatique, a encouragé les parties aux pourparlers à former des «groupes de pionniers» pour faire preuve d’ambition. Mais les observateurs notent que les coalitions volontaires, aussi bien intentionnées soient-elles, ne peuvent remplacer des engagements contraignants, en particulier lorsque des questions fondamentales telles que l’adaptation et le financement restent dans une impasse.
La Coalition nationale des OSC pour la promotion des Energies renouvelables et l’Accès à l’Energie Durable au Burkina Faso (CNPDER-BF) a réaffirmé à l’issue de l’atelier national tenu ce 27 juin 2025 à Ouagadougou sous le parrainage du Ministre de l’Energie, des Mines et des Carrière, son engagement à œuvrer davantage à travers le plaidoyer pour l’accès des populations aux services énergétiques renouvelables, dans un contexte de défis sécuritaire et de changements climatique.
C’est le représentant du parrain Baba Ahmed Coulibaly qui a présidé l’ouverture de l’atelier
Dans son mot à la clôture de l’atelier, le Président de la CNPDER-BF Charles Didace Konseibo a salué le soutien des autorités du Département de l’Energie, notamment le Ministre de l’Energie Yacouba Zabré Gouba, parrain de l’évènement qui s’est représenté à l’ouverture par son chargé de mission, Baba Ahmed Coulibaly.
Le Président de la Coalition CNPDER BF se prêtant aux question de la presse à l’issue de l’ouverture officielle de l’atelier
A l’endroit des autres acteurs, les représentants des organisations membres de la Coalition, Dr Konseibo s’est félicité de leur précieuse participation et surtout de leur engagement à faire davantage pour la cause des énergies renouvelables dans notre pays et en Afrique.
Les ER, «une opportunité stratégique pour un développement plus durable, résilient et équitable en Afrique»
Pour le Coordonnateur du CESAO AI, Dr Dramane Coulibaly, le recours aux énergies renouvelables est un impératif pour les pays africains
Car, comme l’a relevé le Coordonnateur du CESAO-AI Dr Dramane Coulibaly à l’ouverture de l’atelier, face notamment au faible d’électrification du continent avec plus de 600 millions de personnes encore privés d’électricité, «les énergies renouvelables apparaissent non seulement comme une alternative crédible, mais surtout comme une opportunité stratégique pour un développement plus durable, résilient et équitable en Afrique».
Et dans l’ambition du gouvernement Burkinabè de porter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique à 35% à l’horizon 2030, comme l’a confié le chargé de mission Baba Ahmed Coulibaly ; la CNPDER-BF se présente comme un solide et crédible partenaire. Une Coalition nationale des OSC qui a en effet encore vu ses rangs renforcer à l’occasion du présent atelier. Au moins 5 organisations ont obtenu le quitus d’adhérer à la Coalition CNPDER BF portant le nombre des structures membres à 35.
Nouvelles signatures d’adhésion et 35 membres pour la CNPDER-BF
Les premiers responsables présents de ces organisations ont signé sur place les actes d’adhésions. Ainsi, Dr Dramane Coulibaly a signé pour le compte du Centre d’Etudes Economiques et Sociales de l’Afrique de l’Ouest -Association Internationale (CESAO-AI) en sa qualité de Coordonnateur ; tandis que Isidore Della, Directeur Burkina, paraphait pour INADES Formation.
Pour sa part, Safiatou Nana a signé pour AFRICED, en sa qualité de Directrice exécutive. Quant aux autres organisations dont les dossiers d’adhésion ont également été admis, leurs premiers responsables signeront plus tard. Il s’agit notamment de la CONAJEC, de Diobass Ecologie et Société, et Afrique Verte.
Mais, leurs représentants ont eu droit à la parole pour exprimer les engagements de ces organisations à participer au plaidoyer de la CNPDER-BF pour un meilleur devenir du secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso.
Panels sur le financement et la gouvernance suivis d’échanges
Les panélistes répondant aux questions des participants à l’issue de leurs exposés
Les autres moments forts du présent atelier ont été, entre autres, marqué par des panels autour du financement des projets des organisations de la société civile, les mécanismes existants, la gouvernance des faitières, les avantages d’une formalisation d’une organisation faitière comme la CNPDER BF qui a jusque-là fonctionné sur la base d’une charte.
Dr Yamako Soungalo Soulama, Directeur de CEAS Burkina, a assuré l’introduction des échanges sur la question de la formalisation de la CNPDER BF
Sur la question du financement, les participants ont suivi avec grand intérêt les communications des représentants de l’Agence Nationale des Energies Renouvelables et de l’Efficacité Energétique (ANEREE), du Fonds d’Intervention pour l’Environnement (FIE).
Pour ce qui est de la gouvernance des faitières et de la formalisation, à la lumière des éclairages du Dr Dramane Coulibaly et de l’introduction du Docteur Yamako Soungalo Soulama, Directeur de CEAS Burkina ; l’option d’une formalisation de la CNPDER-BF en bonne et due forme a été adoptée.
Présentation et adoption du Plan d’action 2025
Fossène Tou, chargé de Plaidoyer et de Mobilisation sociale à AGEREF/CL, a fait plusieurs exposés dont l’un portant sur le plan d’action 2025
Enfin, il y a eu la présentation du Plan d’action 2025 de la Coalition assurée par Fossène Tou, chargé de Plaidoyer et de Mobilisation sociale à AGEREF/CL, par ailleurs représentant de la CNPDER- BF au sein du ROACR. La présentation du Plan d’action 2025 de la CNPDER BF a été suivie par son examen et son adoption.
Bref, l’Atelier National pour la Promotion des Energies Renouvelables et l’Accès à l’Energie Durable dans le Contexte d’Insécurité au Burkina Faso aura tenu toutes ses promesses, à la grande satisfaction des organisateurs et acteurs.
C'est le représentant du parrain Baba Ahmed Coulibaly qui a présidé l'ouverture de l'atelier
Des acteurs d’Organisation de la Société Civile réunis au sein de la Coalition nationale des OSC pour la promotion des Energies renouvelables et l’Accès à l’Energie Durable au Burkina Faso (CNPDER-BF) ont échangé ce 27 juin 2025 à Ouagadougou, autour des énergies renouvelables. C’était à la faveur d’un atelier au cours duquel les réflexions ont été axées sur la mobilisation des ressources pour le plaidoyer.
Le Président de la Coalition CNPDER BF Dr Charles Didace Konseibo, se prêtant aux question de la presse à l’issue de l’ouverture officielle de l’atelier
Placé sous le Parrainage du Ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, c’est son représentant, le chargé de mission Baba Ahmed Coulibaly, qui a présidé l’ouverture de cet atelier national.
Face aux défis énergétiques et à la dépendance aux importations, des solutions alternatives et durables existent à même de satisfaire la demande en matière d’énergie. Il s’agit particulièrement des énergies renouvelables.
Au Burkina Faso, l’énergie dérivée de processus naturels est moins développée. « Actuellement la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique est très faible. Le gouvernement a l’ambition de la porter à 35% à l’horizon 2030 », confie Baba Ahmed Coulibaly, chargé de mission représentant le Ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba.
L’impératif des énergies renouvelables aujourd’hui
Pour le Coordonnateur du CESAO AI, Dr Dramane Coulibaly, le recours aux énergies renouvelables est un impératif pour les pays africains
A écouter le coordonnateur du CESAO–AI, Dr Dramane Coulibaly, le recours aux énergies renouvelables est plus que jamais un impératif pour les pays africains.
«En Afrique subsaharienne où les besoins restent immenses et urgents, plus de 600 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité. Cette réalité, conjuguée aux effets croissants du changement climatique, met en lumière une évidence : notre modèle de développement doit impérativement rompre avec la dépendance aux énergies fossiles, qui aggrave la vulnérabilité des populations et menace la stabilité de nos écosystèmes. Face à cette situation, les énergies renouvelables apparaissent non seulement comme une alternative crédible, mais surtout comme une opportunité stratégique pour un développement plus durable, résilient et équitable en Afrique».
Une vue des participants à l’ouverture de l’atelier ce 27 juin 2025 à RAN Hôtel Somkieta de Ouagadougou
Et d’ajouter que, c’est dans cette perspective que le CESAO-AI porte avec fierté COOPARE – Coopération des organisations panafricaines de la société civile pour 100 % d’énergies renouvelables en Afrique.
COOPARE, faut-il le rappeler, est cet ambitieux projet déployé en Afrique de l’Ouest sur cinq pays que sont le Burkina Faso, la Mali, le Niger, le Sénégal et le Bénin, en Afrique de l’Est et du Sud, et qui vise à catalyser une transition énergétique juste, inclusive et citoyenne.
Au-delà du financement, la question sécuritaire
La coalition nationale des OSC pour la promotion des énergies renouvelables et de l’accès à l’énergie durable au Burkina mènent depuis 2017, des actions de plaidoyer pour la réussite de cette transition énergétique.
A la faveur du présent atelier, les acteurs d’une cinquantaine d’OSC des énergies renouvelables donc vont porter « la réflexion sur la mobilisation des ressources pour mieux orienter le plaidoyer », a laissé entendre le président de la coalition.
Au-delà des financements, la promotion des énergies renouvelables dans ce contexte sécuritaire constitue une autre paire de manche pour les différents acteurs, reconnaît Charles Didace Konseibo, Président de la CNPDER-BF. «Il y a des endroits qui sont difficile d’accès. Comment dans cette situation, nous arrivons à faire la promotion des ER afin d’accompagner justement l’Etat ?», s’interroge- t-il.
Grand travail abattu par la Coalition CNPDER BF
Les réponses à ces différentes préoccupations sortiront des discussions et transmises aux autorités.
En attendant ces importantes conclusions, le Coordonnateur du CESAO–AI a tenu, dans son allocution à l’atelier, à saluer à sa juste valeur le grand travail abattu par la Coalition CNPDER-BF.
«Je tiens ici à saluer chaleureusement la #CNPDER-#BF, partenaire de référence, pour son travail remarquable dans la structuration, la fédération et le renforcement des capacités des OSC œuvrant pour l’accès à l’énergie durable. Votre engagement constant et vos actions concrètes sur le terrain sont une source d’inspiration pour nous tous», a indiqué Docteur Coulibaly.
Pour sa part, le Ministère de l’Energie par la voix de son représentant, Ahmed Coulibaly, a dit attendre les recommandations qui sortiront du présent atelier pour mieux orienter son action pour l’électrification du Burkina Faso.
Le Président sortant Alassane Ouattara désigné pour représenter le RHDP à la présidentielle d'octobre 2025
C’est désormais officiel. Les congressistes du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), parti au pouvoir en Côte d’Ivoire, ont porté leur choix sur Alassane Ouattara pour les représenter à la prochaine élection présidentielle prévue en octobre 2025.
Ainsi en ont décidé les congressistes du RHDP
Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) a désigné Alassane Ouattara comme son candidat à la prochaine élection présidentielle.
Le parti au pouvoir a tenu ce samedi 21 juin son 2ème congrès ordinaire au cours duquel le choix a été porté sur l’actuel président ivoirien.
Le potentiel candidat ne s’est pas encore exprimé si oui ou non il accepte représenter le RHDP pour briguer la magistrature suprême.
Sur sa page Facebook le chef de l’État s’est réjoui de la forte mobilisation des Houphouëtistes. Pour lui, cela « témoigne de la force et de l’unité de notre grand parti et de notre engagement pour une Côte d’Ivoire en paix, prospère et solidaire ».
C’est bien parti pour la septième édition de la Journée nationale de l’arbre (JNA) dont le lancement officiel est intervenu ce samedi 21 juin à Manga, sous le haut patronage du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, représenté par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo et en présence de plusieurs membres du Gouvernement dont le Ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, ainsi que des Présidents d’Institutions, des autorités régionales et des populations mobilisées pour l’évènement patriotique.
A la tête d’une forte délégation, c’est le PM Jean Emmanuel Ouédraogo qui a représenté le Président du Faso au lancement de la JNA à Manga ce 21 juin 2025
«Plantes médicinales : source de résilience sanitaire et climatique des communautés». C’est ce thème qu’a été lancé officiellement ce samedi 21 juin à Manga, chef-lieu de la région du Centre-Sud, l’édition 2025 de la Journée nationale de l’arbre (JNA) placée sous le haut patronage du Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, représenté par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, à la tête d’une forte délégation venue de la capitale et comprenant plusieurs membres de son équipe, des présidents d’institution comme le Président du Conseil supérieur de la communication Louis Modeste Ouédraogo ou le Président du Conseil constitutionnel Me Barthelemy Kéré.
Redorer le blason des «3 luttes du Président Thomas Sankara»
Le Ministre de l’Environnement, Roger Baro, livrant le discours du Chef de l’Etat au lancement de la JNA 2025
Dans le message du Président du Faso livré à la Place de la Nation de Manga par le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, il ressort clairement la nécessité de tout mettre en œuvre, au regard du contexte national, pour redorer le blason des «3 luttes du Président Thomas Sankara» ; à savoir la lutte contre la coupe abusive du bois de chauffe, la lutte contre la divagation des animaux et la lutte contre les feux de brousse.
«Chers compatriotes, depuis les trois luttes, notre population a triplé, passant de 8 à 24 millions d’habitants. La pression sur les ressources naturelles est devenue ainsi plus importante. Nous faisons face à un tournant historique : soit nous agissons maintenant, soit nous condamnons notre pays à un point de non-retour écologique », a soutenu le Capitaine Traoré dans son message appelant à un sursaut collectif et individuel pour l’atteinte des objectifs de la présente campagne de reboisement.
La question de l’entretien et de la protection des arbres plantés
Le parrain Idrissa Nassa a salué le choix sur sa personne et exprimé l’engagement du Groupe Coris BanK à jouer aussi sa partition sur la protection de l’environnement et du cadre de vie
Pour la seule journée de ce 21 juin, l’objectif sur le plan national, c’était de réussir de mettre en terre entre 8h et 9h, au moins 5 millions de plants, conformément au thème retenu. L’objectif, à terme, est encore plus ambitieux, à savoir 20 million de plants au cours de la campagne.
A Manga, pour tendre vers l’atteinte de ces objectifs, les officiels et les populations ont pris d’assaut le site de Guiba pour planter des arbres..
Mais, à écouter le Premier ministre Ouédraogo au-delà des chiffres en termes de plantation d’arbres, l’autre volet important à ne pas perdre de vue, c’est l’entretien et la protection des plants mis en terre, soulignant l’attachement du Président du Faso à cet aspect de la question et exhortant les uns et les autres à œuvrer aussi dans ce sens.
Des dispositions prises au niveau des sites officiels
Le Ministre de l’Environnement a assuré quant aux dispositions prises pour l’entretien des sites de reboisement des pouvoirs publics
Et le Ministre Baro d’abondé dans le même sens, précisant que des dispositions sont prises pour l’entretien et la protection des sites officiels comme celui de Guiba. Ce site de 5 ha est en effet clôturé par un grillage et est doté d’un forage pour l’arrosage.
Il a invité tous ceux qui plantent des arbres à prendre des dispositions à leurs niveaux aussi pour la protection des arbres. «Pour ceux qui n’ont les moyens d’avoir des grillages, ils peuvent utiliser les objets à leur portée comme de vieux seaux pour protéger par exemple leurs plants».
Initiative du Président du Faso appréciée
Des autorités et des citoyennes ont salué l’initiative du Président du Faso en matière de protection de l’environnement
En attendant de savoir ce que les uns et les autres feront protéger les plants, la présente initiative du Président du Faso est appréciée à sa juste valeur sur place par des interlocuteurs. «Cette initiative du Président du Faso est louable. C’est pourquoi, nous sommes là pour y participer et aussi appeler à l’entretien des plants mis en terre», s’est félicité le Président du Conseil supérieur de la communication, Louis Modeste Ouédraogo.
«C’est une bonne chose. Nous remercions le Président du Faso, les membres du Gouvernement, que Dieu augmente leur pouvoir pour qu’ils continuent de travailler dans le sens des intérêts des populations», a laissé entendre pour sa Aissata Nikièma, habitante de Guiba qui a participé au reboisement.
«Toutes nos consignes pour le bon déroulement du reboisement ont été respectées. Il ne reste maintenant qu’à entretenir les arbres plantés. Nous avons foi que tout va bien se passé», a confié un haut gradé des eaux et forêts.
Reboisement à Guiba, l’affaire de tous et toutes
Visiblement, l’opération de reboisement de ce samedi 21 juin a été l’affaire de tous. Tout le monde a mis la main à la pâte : autorités administratives, coutumières et religieuses ; FDS ; civils ; vieux ; jeunes ; femmes ; enfants. Résultat : ce sont des centaines de plants qui ont été mis en terre entre 8 h et 9 h.
Les 10 récipiendaires posant avec le Premier ministre Ouédraogo
Les autres moments forts de la cérémonie de lancement de la JNA 2025 à la Place de la Nation de Manga ont été marqués par la décoration d’une dizaine de personnes pour services rendus à la Nation et de la visite des stands d’exposition par les officiels.
Les officiels pendant l’exécution de l’hymne en début de cérémonie à la Place de la Nation de Manga ce 21 juin 2025