Pour sa deuxième sortie dans le cadre des matches de la Coupe de la Confédération africaine de football (CAF), Salitas FC s’est imposée ce mercredi au stade du 4 août devant l’Etoile sportive du Sahel, battue par un but à zéro. Une victoire qui lui confère trois points.
Avec cette victoire, Salitas FC occupe le deuxième rang du groupe C avec 3 points derrière CS SFAXIEN, crédité de 4 points. L’Etoile sportive du Sahel occupe le 3e rang du classement avec également 3 points au compteur, suivi du Jaaraf de Dakar, 1 point.
Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré s'inclinant sur la dépouille de l'ancien Premier ministre Hamed Bakayoko
A la tête d’une délégation de haut niveau comprenant plusieurs membres du gouvernement, le Président du Faso a assisté ce mercredi à la cérémonie d’hommage au défunt Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, décédé le 10 mars dernier en Allemagne des suites de cancer à l’âge de 56 ans.
Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré s’inclinant sur la dépouille de l’ancien Premier ministre Hamed BakayokoLe président Kaboré entretenait d’excellentes relations avec Hamed Bakayoko
Ce déplacement du chef de l’Etat burkinabè traduit l’excellence des relations qu’il entretenait avec l’illustre disparu. Hamed Bakayoko était à Roch Marc Christian Kaboré ce qu’était Guillaume Soro à Blaise Compaoré. Et quand le président Alassane Ouattara ne pouvait pas parfois personnellement se rendre à Ouaga, c’est vers Bakayoko qu’il se retournait. Sa disparition laisse un vide dans le dispositif Ouaga-Yamoussoukro.
«Le départ prématuré de Hamed Bakayoko laisse en nous un grand vide. Il était très attaché au Burkina Faso, et nous en sommes très attristés. Alors que la Nation ivoirienne lui a rendu un hommage national ce 17 mars 2021, je voudrais saluer le grand Homme d’Etat, mais aussi, l’Ami et le Frère. Puisse Dieu l’accueillir dans son Royaume, et veiller sur son épouse, ses enfants et toute sa famille. Que son âme repose en Paix !», a posté le PF Kaboré sur sa page Facebook.
Pour Alpha Barry, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, qui fait partie de la délégation présidentielle, c’était un grand ami, un frère, un copain, un complice dans la gestion des dossiers ivoiro- burkinabè.
Le président tanzanien, John Magufuli, réélu le 25 octobre dernier, est décédé ce mercredi 17 mars à Dar es-Salaam à l'âge de 61 ans
Sa disparition depuis quelques semaines des radars avait fait couler d’encre et de salive. D’aucuns avaient laissé entendre qu’il était soigné au Kenya. Finalement, le président tanzanien, John Magufuli (61 ans), réélu le 25 octobre dernier, est décédé ce mercredi 17 mars à Dar es-Salaam, à en croire la vice-présidente du pays Samia Suluhu Hassan qui a annoncé la triste nouvelle à la télévision nationale.
Le président tanzanien, John Magufuli, réélu le 25 octobre dernier, est décédé ce mercredi 17 mars à Dar es-Salaam à l’âge de 61 ans
«C’est avec grand regret que je vous informe qu’aujourd’hui, le 17 mars 2021, à 18 heures, nous avons perdu notre courageux leader, le président de la Tanzanie, John Pombe Magufuli », a-t-elle déclaré, tout en précisant que le président était mort à l’hôpital Emilio Mzena, un établissement public à Dar es-Salaam (est du pays), où il était soigné pour des problèmes cardiaques dont il souffrait depuis dix ans. La vice-présidente du pays Samia Suluhu Hassan a ensuite annoncé un deuil national de 14 jours.
John Magufuli faisait partie des rares chefs d’Etat du continent qui ne voulaient pas entendre parler du Coronavirus dans son pays.
Dans le cadre des travaux d’amélioration de la situation de la desserte, l’entreprise CGE procèdera à des travaux de raccordements de conduites au niveau du jardin 2000 et sur une conduite desservant Pissy.
Ces manœuvres occasionneront des baisses de pression voire des coupures d’eau au cours de la journée du jeudi 18/03/2021 dans les zones de Ouaga 2000, Trame d’accueil, cité Azimo Ouaga 2000, Patte d’oie, Pissy, bonheur ville, kouritenga, Nagrin, Zagtouly, Balkuy, Sabtoana et Bassinko.
La situation se rétablira progressivement au cours de la nuit du jeudi au vendredi 19/03/2021.
L’ONEA s’excuse auprès de son aimable clientèle pour les désagréments occasionnés.
Hermann Yaméogo, président de l'UNDD, leader de la CODER, et défenseur de la justice transitionnelle
Grand connaisseur et défenseur de la justice transitionnelle dont il ne cesse de vanter les vertus ; leader de la CODER, mémoire vive et leader progressiste de l’histoire socio-politique des 45 dernières années de notre pays ; président de l’UNDD et ancien ministre ; Hermann Yaméogo que l’on ne présente plus, nous situe sur les enjeux de la récente décision de la justice malienne de suspendre les poursuites judiciaires contre le Général Amadou Sanogo, meneur du putsch de 2012, et ses co-accusés pour assassinats.
Hermann Yaméogo, président de l’UNDD, leader de la CODER, et défenseur de la justice transitionnelle
L’ancien ministre d’Etat aborde aussi la question de la réconciliation nationale qu’il salue à sa juste valeur. «De voir aujourd’hui que la réconciliation est érigée en politique d’Etat me comble et me pousse, au-delà des gesticulations et autres soifs de parader, à chercher à protéger cette chance extraordinaire par un compromis patriotique national. Ce serait une œuvre de fin de vie la plus exaltante». Entretien exclusif.
Burkina Demain : Au Mali voisin, la justice a mis fin sans verdict lundi au procès pour assassinats du Général Amadou Sanogo, meneur du putsch de 2012, ainsi que d’une quinzaine de ses co-accusés. Cela va-t-il dans le sens de ce que vous prônez comme justice transitionnelle dans le cadre de la réconciliation nationale ?
Hermann Yaméogo : Merci pour la considération dont vous m’honorez, en me faisant réagir dans votre journal en ligne, sur une telle préoccupation devenue d’Etat.
Oui la posture adoptée par la juridiction chargée de juger le général Haya Sanogo et une quinzaine de ses co-accusés et qui a consisté à mettre fin au procès sans verdict, est tout à fait conforme à la philosophie qui gouverne la justice transitionnelle. L’issue découle du reste de la loi d’entente nationale qui émane de l’accord d’Alger en 2015 et de la dynamique impulsée par la création de la commission vérité justice réconciliation du Mali en 2014.
Quels sont les avantages pour le Mali d’une telle approche de règlement des problèmes?
Les avantages sont ceux généralement soulignés c’est à dire de préférer à une justice vengeresse qui cultive l’esprit du châtiment, la justice restauratrice qui réacclimate le sens du pardon et de la réinsertion propre à nos traditions.
Mais, il reste que des parents des victimes et des défenseurs des droits humains crient à l’impunité, à un mauvais précédent qui pourrait favoriser d’autres crimes dans le pays. Comprenez-vous cette levée de boucliers à l’annonce de la décision du tribunal de Bamako ?
Dans tous les cas où la justice en transition a permis des amnisties, des décisions de renoncements à des poursuites et condamnations, on a vu de telles levées de boucliers.
Tout en reconnaissant aux défenseurs des droits humains, le droit de faire ce pourquoi ils se sont engagés, il faut observer que cela n’empêche en rien le développement de la justice transitionnelle qui est aujourd’hui pratiquée par un grand nombre de pays et reconnue par les Nations Unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine, L’Organisation internationale de la francophonie et bon nombre d’institutions internationales et d’ONG.
Dans la vie des nations il y a des circonstances (guerres, troubles socio- politiques, pandémies… ), qui conduisent à mettre entre parenthèses certains droits de l’Homme dans l’intérêt de la nation.
Si l’on avait écouté certains de ces leaders de la société civile en poursuivant les présidents Piéter Botha, Frédérik de Kletk, le ministre Magnus Malan et autres sous prétexte de ne laisser aucune place à l’impunité, l’Afrique du sud aurait plongé dans une dramatique guerre civile.
C’est justement pour sortir de la guerre civile que nombre de pays ont à travers des politiques de justice transitionnelle au lieu de sévir et de réprimer sous prétexte de lutter contre l’impunité, ont donné la préférence au pardon et à l’amnistie pour aller à la réconciliation.
Pensez-vous que la justice du Burkina devrait aussi suivre cet exemple de la justice malienne ?
La nature, le nombre, et la complexité des atteintes aux droits de l’homme et en particulier de celui à la vie sont telles que la sagesse commanderait de succomber à plus d’humilité pour s’inspirer de l’exemple Malien. Comme me le dit souvent trois ou quatre dossiers ne peuvent avoir raison de la volonté d’un peuple d’aller à la réconciliation.
Lors de votre dernière conférence de presse au niveau de la CODER, vous avez félicité le ministre d’Etat Zéphirin Diabré en charge de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale pour sa nomination. Est-ce qu’il vous a déjà personnellement appelé ou consulté, ne serait-ce qu’après votre conférence de presse ?
Il ne l’a pas fait mais je sais qu’avec des camarades du parti et de la CODER des échanges ont eu lieu et je m’en félicite.
N’avez-vous pas l’intention au niveau de la CODER de formuler une demande d’audience pour le rencontrer et lui signifier de vive voix vos attentes, si lui-même ne prend pas l’initiative ?
Nous n’avons pas envisagé une telle éventualité mais l’essentiel pour nous et nous l’avons relevé, c’est qu’il œuvre à ce que le président Kabore ne soit pas en porte à faux avec les termes de ses annonces sur la réconciliation, avant, pendant et après les élections. Que ces contradictions concerne tout les délais ou les modalités de mise à feu du processus.
Mais, jusque-là, y-a-t-il un point ou des points dans la manière du ministre Diabré de gérer son portefeuille qui vous donne satisfaction ?
Apres nos félicitations pour sa nomination nos appréciations viendront à point nommé. Pour le moment nos exhortations vont à la mobilisation nationale, à la paix des braves pour aider à la réussite d’une réconciliation sincère, inclusive, multidimensionnelle et non inféodée. C’est pour cela que nous n’hésitons pas à encourager le président du Faso à monter personnellement au filet.
Quand vous observez, en tant que personnalité avertie de la scène politique, y-a-t-il des signes qui montrent que le forum sur la réconciliation nationale sera tenu dans les délais annoncés par le président Kaboré, parce que c’est aussi l’une de vos préoccupations lors de la conférence ?
Comme je vous le disais ç’est effectivement vers là aussi que vont nos préoccupations. Le président a pris des engagements sur la réconciliation, dont certains, dans la foulée de son serment pour son second mandat. Si le temps continue à se consumer sans plus d’avancées et d’orientations claires dans le sens des promesses faites, le soufflet risque de retomber et des doigts accusateurs dont le mien risqueraient de se pointer sur lui.
Vous qui êtes un chantre de la démocratie consensuelle, auriez-vous accepter d’occuper ce poste de ministre d’Etat chargé de la réconciliation nationale que, d’aucuns ne trouvent pas assez pertinent dans notre contexte, où il n’y a pas eu véritablement de fractures sociales comme en l’Afrique Sud ou en Côte d’Ivoire ?
Quand on a connu les conséquences du recours à la mort comme arme politique, de la révolution, quand depuis, tous les régimes qui se sont succédés ont connu des violations caractérisées des droits de l’homme et pardessus tout, des atteintes à la vie, on ne peut faire de telles comparaisons. Quand depuis la fin de la transition nous connaissons des massacres de masse confinant à des crimes contre l’humanité, c’est quelque part insulter la mémoire de tous ces disparus et faire montre de mépris vis à vis des ayants droit que de tenir gaillardement de tels propos.
Et puis si une telle option de justice en plus d’être commémorative pour nos morts peut nous empêcher de retomber dans les violences du passé qui pourraient être encore plus meurtrières pourquoi pas ?
Maintenant quant à faire des fixations maladives sur des portefeuilles ministériels, je crois avoir suffisamment donné des preuves que ce n’est pas mon genre.
Même si cela n’est nulle part inscrit en lettre d’or, beaucoup savent du reste, comme vous le dites, mon attachement à une forme de gouvernance qui privilégie le consensus. Il en va de même pour la réconciliation qui me voit engager au front en première ligne, depuis plus de 45 ans avec biens de victoires éclatantes.
De voir aujourd’hui que la réconciliation est érigée en politique d’Etat me comble et me pousse, au-delà des gesticulations et autres soifs de parader, à chercher à protéger cette chance extraordinaire par un compromis patriotique national. Ce serait une œuvre de fin de vie la plus exaltante.
Zéphirin et Simon ont rivalisé en formules d’amabilité au cours de la présente visite de courtoisie
En vue de renforcer son alliance avec la majorité présidentielle, l’Union pour le progrès et le changement (UPC), parti de l’ex-chef de file de l’opposition politique, a rendu ce mardi une visite de courtoisie au Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). La délégation visiteuse conduite par le président de l’UPC Zéphirin Diabré, ministre d’Etat en charge de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale, a été accueillie par Simon Compaoré, président du MPP.
Zéphirin et Simon ont rivalisé en formules d’amabilité au cours de la présente visite de courtoisie
Entre le MPP de Simon Compaoré et l’UPC de Zéphirin Diabré, c’est l’amour parfait. Fini donc les passes d’armes par presse interposée. La preuve a été encore donnée ce mardi même où une délégation de l’UPC s’est rendue au siège du MPP pour une visite de courtoisie. Visite de courtoisie au cours de laquelle Zéphirin et Simon ont rivalisé en formules d’amabilité.
«Nous avons eu des aventures diverses. Et voilà qu’on se retrouve pour cheminer ensemble, conjuguer nos efforts, nos intelligences, les mettre au service de la patrie», relève le président du MPP.
Et le président de l’UPC de renchérir : «Cela fait partie des cheminements de la vie. L’essentiel est que l’alliance qui est scellée aujourd’hui (et je pense que nous sommes tous déterminés à ce qu’il en soit ainsi) soit un instrument très fort, non pas pour nous-mêmes, mais pour le pays».
Tout est donc dit. Le MPP et l’UPC sont déterminés à cheminer en bons termes dans cette nouvelle phase de leur vie.«Il vous souviendra que nous avons cheminé ensemble à l’ODP/MT, qui est devenu ensuite CDP. Après, nous nous sommes séparés parce que moi, je suis parti créer un parti qui s’appelle l’UPC, et nous avons commencé à nous combattre. Mais en 2014, eux aussi ont quitté leur maison (CDP) et nous nous sommes retrouvés sur les frontons de l’insurrection. Nous avons ensemble mené un combat qui a été victorieux, en empêchant la modification de l’article 37 (de la Constitution) et en créant une nouvelle situation politique pour le Burkina Faso. Il se trouve que pour diverses raisons, nos chemins se sont encore séparés. Mais aujourd’hui, nos chemins se sont encore retrouvés», a rappelé à juste titre le ministre Zéphirin Diabré.
Les officiels procédant à l'inauguration du pont Nazinon sur le corridor Ouaga -Tema
D’un coût de près de 2 milliards de francs CFA, le pont Nazinon sur la route nationale N°5 a été inauguré ce mardi 16 mars 2021 après plusieurs années de travaux. C’est le ministre des infrastructures et du désenclavement Eric Bougouma qui a présidé la cérémonie.
Les officiels procédant à l’inauguration du pont Nazinon sur le corridor Ouaga -Tema
Entièrement financé par le budget de l’Etat, le pont Nazinon dans le Centre Sud est de nouveau opérationnel après plusieurs années de travaux réhabilitation exécutés par l’entreprise Fadoul Technibois, sous le contrôle de AGEIM/DECO.
L’ouvrage a été inauguré ce mardi 16 mars 2021 par les officiels dont le le ministre des infrastructures et du désenclavement Eric Bougouma qui a présidé la cérémonie. Coût de l’infrastructure : 2 milliards de francs CFA.
A entendre le ministre Bougouma, c’est un engagement du gouvernement, du président Kaboré qui vient de se concrétiser au grand bonheur des usagers du corridor Ouaga-Tema.
Jusque-là l’on ignore toujours les contours du décret gouvernemental à l’origine des manifestations des deux jours des élèves des établissements publics de Ouagadougou. Mais, selon nos confrères de la RTB, citant une source proche bien introduite, les premiers responsables des départements ministériels concernés pourraient sortir de leur silence en animant une conférence de presse.
Le MENA, Pr Stanislas Ouaro
Toujours selon cette source, les conditions d’admission dans nos universités pour les nouveaux bacheliers devraient restées. C’est justement l’une des préoccupations des élèves de Ouagadougou qui manifestent depuis deux jours pour exiger des explications sur le décret gouvernemental confiant l’organisation du BAC au MENA.
Alkassoum Maiga, ministre de l’enseignement supérieur
Une éventuelle sortie des ministres Stanislas Ouaro et Alkassoum Maiga, respectivement en charge du Ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion nationales ; ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, devrait permettre de situer les uns et les autres sur le fameux décret, objet de toutes les spéculations.
L'armée nigérienne est de nouveau sur le qui-vive avec cette nouvelle attaque terroriste meurtrière
Le nouveau pouvoir nigérien a décrété ce mardi un deuil national de trois jours, à compter de ce mercredi 17 mars, à la suite de l’attaque terroriste meurtrière perpétrée lundi dans la région de Tillabéri. Bilan extrêmement lourd : 58 morts dans les rangs de la population civile.
L’armée nigérienne est de nouveau sur le qui-vive avec cette nouvelle attaque terroriste meurtrière
Pour le pouvoir Mohamed Bazoum, c’est véritablement le premier coup dur dans le dispositif de la lutte contre le terrorisme. Il s’agit de l’attaque terroriste meurtrière perpétrée lundi dans la région de Tillabéri. Le dernier bilan fait état de 65 morts.
«Lundi, dans l’après-midi, des groupes d’individus armés non encore identifiés ont intercepté quatre véhicules transportant des passagers de retour du marché hebdomadaire de Banibangou en partance respectivement aux villages de Chinégodar et Darey-Daye», indique un communiqué du gouvernement nigérien lu mardi soir à la télévision nationale. Et le gouvernement d’appeler dans le même communiqué la population à plus de vigilance, réaffirmant «sa détermination à poursuivre sans relâche la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes».
Au Mali voisin, c’est au total 11 personnes qui ont été également tuées dans une attaque terroriste. La vigilance doit donc être encore de mise dans la zone des trois frontière Burkina-Mali-Niger.
Les officiels au lancement de la construction de la centrale solaire de Pâ le 1er février 2020
Les nouvelles en provenance de Londres, relativement à la construction de la centrale solaire de Pâ (30 MWc) sont bonnes. En effet, si tout se passe comme prévu, une bonne partie des fonds nécessaires à la construction de cette centrale verte, soit 21, 5 milliards de francs CFA (35,4 millions d’euros) devrait être disponible d’ici le deuxième trimestre de 2021, selon l’engagement pris ce 15 mars par le Fonds pour le développement d’infrastructure pour l’Afrique émergente (EAIF), bras financier du principal promoteur du projet, Urbasolar SAS, qui détient les 80 % des capitaux.
Les officiels au lancement de la construction de la centrale solaire de Pâ le 1er février 2020
Plus d’un an après, les choses évoluent dans le bon sens avec l’annonce ce lundi 15 mars depuis Londres, la capitale britannique, de la décision du Fonds pour le développement d’infrastructure pour l’Afrique émergente (EAIF) de mettre d’ici juin 2021 à la disposition de Urbasolar SAS, les 80 % des 21, 5 milliards de francs CFA nécessaire à la réalisation de l’ouvrage, soit 29 millions d’euros.
«En tant qu’expert européen de l’énergie solaire, le groupe Urbasolar est conscient de son rôle dans le développement de cette source d’énergie en Afrique, notamment au Burkina Faso où nous sommes déjà actifs. Urbasolar est convaincu que le secteur de l’électricité solaire offre des solutions à de nombreux problèmes économiques, environnementaux et sociaux. Aussi, outre le fait qu’il fournit une électricité verte, ce projet inclut également un certain nombre d’autres mesures telles que l’éducation au sujet de la technologie solaire, des bourses d’études et un programme local de microfinancement pour les femmes, ainsi que du soutien au système de santé», se félicite le grand patron du groupe Urbasolar, Arnaud Mine.
Compter aussi avec la participation de PPS
Aux 80% des fonds que prêtera EAIF, Urbasolar va ajouter les 20 % restants des capitaux requis pour la réalisation du projet. Il faut compter aussi avec la participation au capital d’un acteur national du secteur, Projet Production Solaire (PPS) dirigé par Emmanuel Kaboré.
De la future centrale solaire de Pâ, il est escompté une production énergétique annuelle de l’ordre de 50 GWhs. Ce qui servira à alimenter les localités comme Houndé, Boromo, Wona, Yaramoko.
Sa réalisation participe de l’ambition du gouvernement Burkinabè d’atteindre en cette année 2021 une production énergétique verte globale de 200 MW produites par des centrales solaires.
Envisagés dans le cadre d’un partenariat public-privé, les 30 MWc de la centrale de Pâ seront injectés dans le Réseau interconnecté de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) qui va les acheter aux promoteurs.