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Armée burkinabè : 60 ans de sacrifices pour la patrie

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Les Forces armées nationales (FAN) ont 60 ans depuis ce 1er novembre 2020. Durant ces six décennies, l’armée aura marqué d’une empreinte indélébile l’histoire du pays.

L’analyse se fonde sur 04 temps forts : le soulèvement populaire de 1966, la révolution d’août 1983 et la guerre de noël, l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014,  la lutte contre le terrorisme engagée depuis 2015.

Même si l’histoire du Burkina Faso a été jalonnée de plusieurs coups d’État militaires, l’armée  s’efforce de demeurer républicaine. Dans un contexte d’insécurité généralisée et face aux menaces endogènes et exogènes,   elle est appelée à relever de plus grands défis pour la paix et la stabilité au Burkina Faso.

L’armée burkinabè est créée le 3 août 1960, par la loi N° 74-60/AN. Elle s’est constituée sur les cendres de l’armée coloniale française et était composée d’officiers, de sous-officiers et de militaires du rang. À sa naissance, elle était constituée du 1er Bataillon de Haute-Volta qui était composé de cinq compagnies d’infanterie, soit deux à Bobo-Dioulasso et trois à Ouagadougou. Le transfert de commandement entre les autorités militaires françaises et voltaïques s’est effectué le 1er novembre 1960. Depuis lors, la fête anniversaire des Forces Armées Nationales est célébrée le  chaque 1er novembre. Quatre principales missions sont  dévolues aux FAN. La première est de « garantir la sécurité, la souveraineté et l’intégrité du territoire national ».

La deuxième est  celle qui consiste à « participer au développement socio-économique national ».  La troisième mission de l’armée est de « contribuer à la prévention, à la gestion et à la résolution des conflits en prenant part aux actions militaires et humanitaires sous l’égide de l’ONU et des organisations régionales et sous régionales ».

La quatrième mission consiste à « prendre, en matière de protection civile, les mesures de prévention et de secours que requièrent en toutes circonstances, la sauvegarde des populations et la protection des biens (catastrophe, risques majeurs de toute nature) ».  C’est sous Maurice Yaméogo que le pays accède à l’indépendance en 1960. Après avoir dirigé le pays pendant 6 ans, le premier président est contraint de démissionner le 3 janvier 1966 à la suite de soulèvements populaires provoqués par son train de vie et sa politique d’austérité.

Le lieutenant-colonel Aboubacar Sangoulé Lamizana prend le pouvoir, renverse la Première République, instaure un régime militaire autoritaire et supprime les partis politiques. Le régime s’assouplit peu à peu et, la même année, les partis politiques sont à nouveau autorisés. Le 14 juin 1970, le Président Lamizana fait approuver par référendum une nouvelle constitution marquant le début de la Deuxième République. Le nouveau texte attribue la présidence de la République au militaire le plus ancien dans le grade le plus élevé, et accorde au moins un tiers des portefeuilles ministériels à l’armée. En 1977, une nouvelle constitution est approuvée par référendum, marquant le début de la Troisième République.

En 1980, le lieutenant-colonel Aboubacar Sangoulé Lamizana qui régnait sur le pays sera renversé par le Colonel Saye Zerbo à la suite d’un coup d’état militaire. Ce dernier sera renversé en 1982 par Jean-Baptiste Ouédraogo qui, en 1983, se verra à son tour forcé de remettre le pouvoir  au Capitaine  Thomas Sankara, alors premier ministre.

Une armée d’intrépides combattants

La Guerre de la Bande d’Agacher, aussi appelée Guerre de Noël a lieu du 14 au 30 décembre 1985 autour d’une bande de terrain de 275 km de longueur sur 50 de largeur à l’extrême nord-ouest du territoire burkinabé. Depuis leurs indépendances, au début des années 1960, le Mali et le Burkina Faso se disputent cette zone désertique riche en minerais, baptisée bande d’Agacher. En décembre 1974, les militaires maliens et burkinabè s’opposent brièvement pour son contrôle lors d’une première guerre. Les combats ne durent que deux jours et feront quelques morts, avant qu’une médiation des pays voisins mette fin au conflit entre les belligérants.

À la fin de l’année 1985, les tensions refont surface dans la bande d’Agacher. En cause : des incursions ponctuelles de policiers et militaires maliens de l’autre côté de la frontière, mais aussi une opération de recensement menée par des fonctionnaires burkinabè dans des villages revendiqués par les deux États. Bien réelle, la crispation autour de ce litige frontalier fournit aussi un prétexte pour en découdre à Moussa Traoré et Thomas Sankara, deux dirigeants qui entretiennent des relations exécrables. Les hostilités sont déclenchées le 25 décembre 1985.

Face aux chars et aux Mig 21 maliens, les forces burkinabè s’éparpillent et adoptent la technique de la guérilla. Des combattants attaquent les chars maliens à la roquette et parfois même à la grenade ou au couteau. Les affrontements sont meurtriers.

Après cinq jours de combats, un accord de cessez-le-feu est trouvé le 30 décembre à Yamoussokro. Le différend frontalier de la bande d’Agacher est finalement réglé le 22 décembre 1986, lorsque la Cour internationale de justice de la Haye, à laquelle ce dossier a été confié en 1983, partage la zone litigieuse entre les deux pays.

Les 30 et 31 octobre,  même s’il y a eu des morts et des blessés, l’armée  n’a pas opté de massacrer le peuple  pour permettre à Blaise Compaoré, parvenu au pouvoir après l’assassinat de thomas Sankara le 15 octobre 1987, de continuer à régner après 27 ans.  Sous la pression populaire, elle a pris ses  responsabilités. Pour le clan Compaoré, c’était le chant du cygne. Cette même armée se dressera comme un seul homme pour mettre fin à la forfaiture de Gilbert Diendéré dans son putsch contre la transition en septembre 2015.

Depuis les premières attaques terroristes de grande envergure de janvier 2016, l’armée burkinabè est sur la sellette en matière de lutte contre le terrorisme.  Dans cette lutte, elle a payé et continue de payer un lourd tribut. Ses succès sont également indéniables. Les opérations otapuanou, Ndoofu, les nombreux démantèlements de bases terroristes, la sécurisation des convois humanitaires,  la réinstallation de populations dans des zones jadis occupées par des terroristes sont autant de motifs de fierté.

Aujourd’hui, la lutte se mène en synchronisation avec les volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) et sur la base de précieux renseignements fournis par l’Agence Nationale de Renseignement (ANR). Face à l’ennemi, l’armée burkinabè est plus résiliente. Elle n’est plus dans une posture défensive. Elle débusque l’ennemi et le neutralise  où il se doit. La quiétude est de plus en plus de retour dans de nombreuses localités du pays même si la vigilance doit demeurer.

Les défis pour les prochaines années

Les défis en matière de lutte contre le terrorisme au Burkina Faso sont connus. Il ne faut pas réinventer la roue. Les nombreux efforts doivent être poursuivis en termes d’accroissement des effectifs, d’amélioration des capacités techniques et opérationnelles des FDS, de consolidation des liens de confiance entre FDS et populations.

L’heure est venue d’opérationnaliser la politique nationale de sécurité dont le pays s’est doté.  En matière de lutte contre le terrorisme, il faut avoir le triomphe modeste, se garder des invectives et autres procès en sorcellerie.

Il est illusoire de croire que ces questions peuvent se résoudre par de simples négociations aux contours douteux ou en quelques semaines comme en entend certains candidats  à la présidentielle le pérorer. Il faut une approche systémique, stratégique et pragmatique.  L’armée demeure l’une des pièces maitresses du puzzle.

 

Jérémie Yisso BATIONO

Enseignant chercheur

Ouagadougou

Législatives du 22 Novembre : Le Message de la NAFA au Peuple

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Mamoudou H. Dicko, président de la NAFA, appelle à se mobiliser autour de son programme

Ceci est le message de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA) à l’occasion de la campagne des élections législatives du 22 novembre 2020.  Le message est signé de son président, Mamoudou H. Dicko.

«Message de Campagne de la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA)

pour les élections Présidentielles et Législatives du 22/11/2020

Mamoudou H. Dicko, président de la NAFA, appelle à se mobiliser autour du programme du parti

Peuple du Burkina Faso,

Le 22 novembre 2020 prochain, les burkinabè sont appelés aux urnes pour élire les Députés à l’Assemblée Nationale et le Président du Faso.

Ce rendez-vous avec l’histoire constitue un moment très important pour notre démocratie qui devra franchir un pas crucial vers une véritable réconciliation des fils et des filles du Burkina Faso et un avenir radieux en faveur de tous.

Il s’agit également d’un tournant majeur pour la vie de notre parti politique, votre parti, la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA) qui entend imprimer de sa marque, cette impulsion du Burkina Faso vers des lendemains glorieux.

Comme vous le savez, au lendemain des élections couplées du 29 novembre 2015, les burkinabè espéraient un changement qualitatif de la gouvernance au Burkina Faso en tenant compte des erreurs du passé.

Malheureusement cinq ans après, le pouvoir en place qui avait nourrit l’espoir du peuple avec des promesses démagogiques a conduit notre pays dans une impasse sans précédent et dans un laxisme qui inhibent nos efforts pour la quête d’un mieux-être. Cela est la conséquence du manque de vision, de responsabilité et d’actions pragmatiques.

Les indicateurs sont plus que jamais au rouge dans tous les secteurs et c’est pourquoi :

-l’insécurité est devenue quasi quotidienne dans nos villes et dans nos campagnes;

-l’incivisme est grandissant ;

– la stigmatisation ethnique des citoyens est perceptible;

– l’appauvrissement des populations est sans égal;

– le taux de chômage connait une croissance exponentielle ;

– le laisser-aller, est devenu une règle de gouvernance, bref l’espoir post-insurrectionnel est devenu un idéal très lointain pour le burkinabè lambda car le MPP et partis alliés n’ont pas rassurés et n’ont pas garanti l’unité nationale.

Peuple du Burkina Faso,

Face à cette situation désastreuse, nous devons agir et surtout offrir un horizon clair aux burkinabè, pour apporter des réponses concrètes à leurs préoccupations. La NAFA s’engage à ces élections législatives non pas seulement pour VAINCRE mais pour vous CONVAINCRE qu’un autre Burkina est possible. Qu’un Burkina de paix et de sécurité, réconcilié politiquement et socialement dans un environnement économique prospère est possible.

La NAFA a une idéologie de la sociale démocratie concurrentielle qui se rapproche du libéralisme social. Ce modèle de développement proposé au peuple burkinabè basé sur les idéaux primaires de Karl Max commande un processus économique concurrentiel efficace entre le secteur privé et public, des marchés concurrentiels, la fourniture des biens et des services publics et sociaux concurrentiels, des prix concurrentiels, et des créations et de redistributions équitables des richesses.

Assurément, rien n’est perdu pour le Burkina Faso si les burkinabè votent le programme politique de la NAFA qui met l’accent (symbolisé par le logo du parti) sur :

– la sécurité nationale et la garantie de l’intégrité du territoire national ;

– l’accès à l’eau potable ;

– l’assurance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle;

– l’accès à l’énergie ;

– l’accès à l’habitat ;

– le transport des personnes et des biens ;

– la santé ;

– l’éducation;

– la répartition équitable des richesses, notamment des ressources minières et

– la garantie de la justice pour tous.

La balle est donc dans le camp des burkinabè.

Peuple du Burkina Faso,

Gouverner ensemble et par l’exemple est possible et c’est ce qui est souhaitable pour le Burkina Faso. C’est ce qui justifie l’accord politique de l’opposition politique burkinabè brillamment dirigée par Dr Zéphirin DIABRE. La NAFA soutient dès le Premier tour la candidature à l’élection Présidentielle (exception faite de la province de la Comoé) du Dr Zéphirin DIABRE conformément à notre accord politique bilatéral.

Votons donc utile, votons pour un Burkina meilleur!

NAFA partout !

NAFA pour tous !

NAFA pour toujours !

Dieu préserve et bénisse notre chère patrie le Burkina Faso!

Pr Mamoudou H. DICKO

 

Professeur Titulaire de Biochimie/Biotech. de Class Except. (CAMES)

Chevalier de l’Ordre de l’Etalon

Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques»

Législatives 2020: Adama Kanazoé lance sa campagne à l’arrondissement 5 de Ouaga

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Adama Kanazoé, candidat de L'A.F.A aux législatives du 22 novembre 2020

Comme prévu par la Commission électorale nationale indépendante, ce 07 novembre a marqué le début de la campagne électorale pour des législatives du 22 novembre 2020.  Adama Kanazoé, candidat de L’A.F.A était dans l’arrondissement 05 de Ouagadougou pour le meeting de lancement officiel de sa campagne.

Adama Kanazoé, candidat de L’A.F.A aux législatives du 22 novembre 2020

Le 22 Novembre, date décisive pour les élections, approche à grand pas. Après les candidats à la présidentielle, c’est au tour de ceux aux législatives de se lancer sur la scène politique. Durant 02 semaines, ces derniers tenteront de convaincre les Burkinabè.

Pour Adama Kanazoé, candidat de l’A.F.A coalition AJIR (Alliance des jeunes pour l’indépendance et la république), FFS (Front des forces sociales) et AFD (Alliance des forces démocratiques), deux principales raisons doivent amener les électeurs à lui accorder leur confiance. Il s’agit des réalisations déjà faites par la coalition et pour son projet parlementaire qu’il juge des plus intéressants.

Selon le candidat, 04 grands engagements sont contenus dans ce projet. D’abord, Kanazoé entend soutenir les personnes âgées. Pour ce faire, il promet faire en sorte de favoriser l’adoption d’une loi qui rendra gratuit les soins des personnes âgées de plus de 65 ans et que la pension de retraite soit révisée chaque 02 ans. Puis, il s’agira de penser aux jeunes et aussi aux femmes. Pour cela, le candidat fait la promesse d’œuvrer, de sorte que tout ce qui entre dans le cadre de l’épanouissement des jeunes et des femmes devienne une priorité absolue pour le gouvernement.

En ce qui concerne le quatrième engagement, Kanazoé prévoit apporter son aide au monde de la culture. Il envisage travailler à ce que le secteur privé soit intéressé par le financement de la culture.

Au cours de son meeting, Adama Kanazoé a reçu le soutien des chefs religieux, de la jeunesse et des femmes. Représentés par Faiçal Nikièma, les jeunes ont exposé les difficultés auxquels ils sont confrontés au quotidien.

Ils ont appelé le candidat à l’élection législative à ne pas les oublier une élue député. Cela a été le même appel émis par la représentante des femmes de l’arrondissement 05, Safiatou Tiendrébéogo.

Aziz Yoda

Burkina Demain

Me Ambroise Farama : La conquête de Kosyam par un programme révolutionnaire anti-impérialiste et panafricain

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Me Ambroise Segui Farama, candidat de l’OPA BF à la présidentielle burkinabè de 2020

Chez Me Ambroise Segui Farama, la conquête du pouvoir d’Etat dans le cadre de la présidentielle du 22 novembre 2020 s’inscrit radicalement dans une rupture. Ce sera, a-t-il assuré, lors du lancement de sa campagne le 31 octobre 2020 à Loropéni, dans le sud-ouest du pays, avec un programme révolutionnaire anti impérialiste et panafricain.

Me Ambroise Segui Farama, candidat de l’OPA BF à la présidentielle burkinabè de 2020

Me Ambroise Segui Farama, candidat de l’Organisation des peuples africains (OPA BF) à la présidentielle burkinabè de 2020, est bien décidé à apporter la rupture dans la gestion des affaires du pays s’il est élu au soir du 22 novembre 2020, jour du scrutin présidentiel.

Il promet la rupture avec le pouvoir Roch Kaboré qu’il a servi pendant un temps en tant que cadre  de l’UNIR/PS, parti membre de l’Alliance de la majorité présidentielle.

Ainsi, sur l’épineuse question du terrorisme dans le pays, Me Kam assure : «Nous avons la solution pour libérer le peuple burkinabè du terrorisme».

Des militants de l’Organisation des peuples africains ovationnant leur champion à la présidentielle

Le 2 novembre Me Kam était Gaoua, chef-lieu de la région où il a martelé le discours de changement : «J’attends de mes militants une mobilisation sincère et désintéressée. Sincère en ce sens qu’il ne faut pas jouer à la trahison désintéressée parce que nous n’avons pas les moyens à leur donner mais qu’ils aillent dire à la population que nous avons un programme socioéconomique qui va assurer la paix et la sécurité ».

Olloh Kambiré

Burkina Demain

Joe Biden : Le grand rêve américain réalisé à 77 ans

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Joe Biden, nouveau président élu des Etats unis à l'issue présidentielle du 4 novembre 2020

Tant que l’on est en vie et en bonne santé, tout rêve est encore réalisable.  La preuve nous vient des Etats-Unis, où Joe Biden, vient enfin d’être élu président, à l’âge de 77 ans, après deux tentatives infructueuses et huit ans à la vice-présidence sous Barack Obama.

Joe Biden, nouveau président élu des Etats unis à l’issue de la présidentielle du 4 novembre 2020

Le président Donald Trump avait beau le railler pendant sa campagne en le qualifiant de «Joe, l’endormi» ; c’est bien sur lui que la majorité des Américains de l’intérieur et de l’extérieur ont porté leurs choix pour présider aux destinées de leur pays pour les quatre prochaines années.

En effet, les derniers chiffres de l’élection présidentielle américaine du 4 novembre crédite désormais Joe Biden, candidat démocrate, de 290 grands électeurs car les grands électeurs de l’Arizona et de Nevada viennent de tomber dans son escarcelle, lui qui a remporté samedi la rude bataille électorale de la Pennsylvanie (20 grands électeurs) ; ce qui lui a ouvert un boulevard sur la Maison Blanche devant le candidat républicain et président sortant, Donald Trump, qui refuse toujours de reconnaître sa défaite.

Sans attendre le geste de beau perdant de Trump, ils sont nombreux les dirigeants mondiaux qui ont déjà adressé leurs félicitations au nouveau président élu Joe Biden, tournant ainsi la page trumpiste.

En Afrique, le président nigérian Mahamadu Buhari et le Premier éthiopien Abiy Ahmed sont les premiers africains à féliciter le futur locataire de la Maison Blanche.

Sur le départ, le président nigérien Mahamadou Issoufou a aussi adressé ses vives félicitations au président Biden et sa vice-présidente Hamala Harris, leur souhaitant plein succès dans leurs nouvelles fonctionnant et espérant un renforcement de la coopération nigéro-américaine.

Dans les futurs rapports américano-africains, Joe Biden aura certainement à cœur de marcher dans les traces de Barack Obama dont il a été 8 ans vice-président.

Sous Obama, il y avait eu notamment ce sommet Etats-Unis – Afrique tenu les 4 et 6 août 2014 à Washington. L’on se rappelle de la fameuse phrase  de l’ancien président américain qui a fait couler, à l’époque, beaucoup d’encre et de salive : «L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes».

Philippe Martin

Burkina Demain

Présidentielle du 31 octobre : «Scrutin globalement satisfaisant et acceptable», réaffirme la CEDEAO

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Par un communiqué en date de ce mardi 3 novembre, la CEDEAO dément des informations à lui attribuées sur les réseaux sociaux et qui ne correspondent pas aux propos contenus dans sa déclaration préliminaire du 2 novembre 2020 ainsi que dans sa déclaration de son chef de mission à la presse.

Dans ce communiqué de la CEDEAO parvenu à notre rédaction ; l’organisation régionale est formelle en ce qui concerne les conclusions de sa mission d’observation de la présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020.

«La mission réaffirme que, tout en ayant noté des violences dans certaines localités liées au contexte, le scrutin du 31 octobre 2020 est globalement satisfaisant et donc acceptable. Elle invite l’ensemble des parties prenantes à recourir au dialogue pour régler leur différend», mentionne le communiqué.

«L’attention de la Mission d’Observation de la CEDEAO pour l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 en Côte d’Ivoire a été attirée sur des informations qui circulent sur les réseaux sociaux et qui lui seraient attribuées.

La Mission dément toutes ces allégations. Elle rappelle que ses conclusions sont contenues dans sa Déclaration préliminaire du 2 novembre 2020 ainsi que dans sa déclaration du Chef de Mission à la presse le même jour», a encore relevé le communiqué.

COMMUNIQUE DU CHEF DE LA MISSION D’OBSERVATION ELECTORALE DE LA

Declaration Preliminaire – Election Presidentielle Cote d’Ivoire – October 31, 2020

Burkina Demain

Elections du 22 novembre: Les candidats peuvent voir l’OPAD pour des discours réalistes !  

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Les conférenciers de l'OPAD face aux journalistes ce 2 novembre à l'université Joseph Ki-Zerbo

Afin d’apporter sa contribution au processus électoral, l’Observatoire de production et d’analyse du discours (OPAD) a animé une conférence de presse sur le décryptage du discours électoral, ce 02 novembre 2020 à Ouagadougou.

Les conférenciers de l’OPAD face aux journalistes ce 2 novembre à l’université Joseph Ki-Zerbo

Le Burkina Faso est engagé depuis le 31 octobre dernier dans une période de campagne électorale. Période durant laquelle, les candidats tenteront de convaincre les électeurs par différents moyens dont l’un des plus importants est le discours.

Cependant, les discours prononcés par les candidats quittent quelquefois le cadre du réalisme. C’est dans ce contexte que l’Observatoire de production et d’analyse du discours (OPAD) a décidé de mettre son service à la disposition des populations.

En effet, au cours du point de presse animé ce lundi, l’OPAD a expliqué aux hommes de média quelques méthodes d’analyse du discours; des approches qui visent à rendre plus efficace l’analyse des journalistes pour éviter de se laisser embarquer par le charme de certains discours.

Analyse discursive sans prise de position

A l’occasion de cette période électorale, l’OPAD s’est donné pour rôle de s’intéresser aux discours afin de les expliquer ainsi que de les promesses faites par les candidats. Il s’agit pour la structure, de savoir si le discours prononcé suit la logique, vis-à-vis du contexte actuel du Burkina. Cette analyse discursive s’effectuera sans aucune prise de position, selon le conférencier, directeur général de la structure, Jacques Barro.

L’OPAD se dit donc attentif pour les offres politiques, qu’il analyse afin de distinguer les forces et les faiblesses. Pour Barro, il est important de prêter attention au discours politique car il manque parfois de sincérité. «Il est important d’ouvrir l’œil et le bon sur les discours produits, de leur accorder la plus grande attention, notamment dans cette période électorale où les propos des uns et des autres ne sont pas toujours produits avec sincérité», a-t-il laissé entendre.

Appel à des discours réalistes

En rappel, L’OPAD est une structure scientifique et indépendante dont les membres sont des enseignants-chercheurs et chercheurs intervenant dans divers domaines de production et d’analyse du discours.

Créé en 2016, la structure vise à vulgariser les résultats de recherche de ses membres pour ce qui concerne les discours et de contribuer à venir en aide aux acteurs de la vie sociopolitique à produire les discours, à connaître les tenants et les aboutissements d’une séance discursive, à pouvoir analyser convenablement un discours.

Pour cette période électorale, L’OPAD appelle les candidats à tenir des discours qui «respectent les populations»; «des discours réalistes», selon Jacques Barro. Mais aussi des discours qui respectent les autres candidats afin que les élections se passent dans la quiétude.

 

Aziz Yoda

Burkina Demain

Présidentielle ivoirienne : Alassane Ouattara réélu à 94,27%

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Alassane Ouattara (78 ans) a été déclaré vainqueur de la présidentielle du 31 octobre dès le 1er tour

L’on connaît depuis ce mardi matin, les résultats officiels de la présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020. Sans surprise, le président sortant, Alassane Ouattara, l’emporte dès le 1er tour, avec une victoire à la soviétique, 94,27% des voix, devant Konan Bertin, crédité de 1,99% des voix ; selon les résultats provisoires proclamés par la Commission électorale ivoirienne (CEI).

Alassane Ouattara (78 ans) a été déclaré vainqueur de la présidentielle du 31 octobre dès le 1er tour

Les résultats provisoires de la présidentielle du 31 octobre ainsi proclamés ce jour 3 novembre 2020 par la CEI doivent encore être validés par le Conseil constitutionnel.

Avec une victoire à la soviétique, 94,27% des voix, le président Alassane Ouattara se prépare donc à gouverner dans un contexte de défiance de l’opposition qui a annoncé ce lundi  la mise en place d’un Conseil national de transition (CNT) présidé par l’ancien président, Henri Konan Bédié, crédité de 1,66% des voix lors de ce scrutin qu’il a boycotté.

Quant à Affi N’Guessan, porte-parole de l’opposition, il a obtenu selon les chiffres de la CEI, 0,99% des voix. Le taux de participation au scrutin  est de 53,90%, toujours la CEI.

Burkina Demain

Présidentielle américaine : L’heure de vérité pour Trump et Biden !

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Donald Trump (à gauche), candidat républicain; et Joe Biden, candidat démocrate s'affrontent ce mardi dans les urnes

C’est ce mardi 3 novembre 2020 qu’a lieu la présidentielle américaine qui oppose le président sortant, le républicain Donald Trump et le démocrate Joe Biden.  Ce scrutin du 3 novembre est considéré comme l’un des plus indécis dans l’histoire de la démocratie américaine.

Donald Trump (à gauche), candidat républicain; et Joe Biden, candidat démocrate s’affrontent ce mardi dans les urnes

Pour la présidentielle américaine de ce mardi 3 novembre 2020, deux hommes d’un âge avancé s’affrontent. D’un côté il y a le républicain et président sortant, Donald Trump (74 ans), donné battu dans les sondages mais qui a multiplié les déplacements ces derniers jours pour tenter de rattraper son retard et l’emporter au finish, comme ce fut le cas en 2016.

De l’autre, il y a le démocrate et ancien vice-président sous Barack Obama, Joe Biden (77 ans), galvanisé par des sondages favorables, pense qu’il est plus que jamais l’heure de tourner la page Trump et d’ouvrir une nouvelle page de la démocratie américaine.

Même si plus de 98 millions Américains ont déjà voté du fait de la pandémie de coronavirus ; l’issue du scrutin reste indécise. Les deux candidats septuagénaires restent au coude-à-coude dans plusieurs Etats clés comme la Floride ou la Pennsylvanie.

Les grands électeurs, la clé de la victoire

Pour gagner à la présidentielle américaine, il faut engranger le plus grand nombre de grands électeurs, puisqu’aux Etats Unis, c’est le suffrage universel indirect à un tour qui est observé.

Au total, les Etats Unis comptent 538 grands électeurs répartis entre les 50 Etats en fonction de l’importance de leurs populations.

Les Etat de New York  et Floride en comptent chacun 29 et la Californie, l’Etat le plus peuplé, 55.

Après le scrutin, les grands électeurs se réuniront le 14 décembre pour élire ou confirmer l’élection du président et de son vice-président.

En clair, pour Trump et Biden tout se joue ce 3 novembre, jour de vérité. Celui qui engrange le plus grand nombre de grands électeurs peut être  sûr de sa victoire lors de l’élection du 14 décembre qui n’est qu’un scrutin de formalité. Celui qui engrange au moins 270 grands électeurs aura la clé de la Maison Blanche.

 

Martin Philippe

Burkina Demain

Campagne électorale : L’appel à responsabilité des évêques

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Les évêques du Burkina dans ce message appellent les tous les acteurs du processus à la responsabilité

Ceci est un message des évêques du Burkina Faso à l’occasion de la campagne électorale de la présidentielle et législatives du 22 novembre 2020.

Les évêques du Burkina dans ce message appellent les tous les acteurs du processus à la responsabilité

«CAMPAGNE ÉLECTORALE ELECTIONS COUPLÉES

LE MESSAGE DES ÉVÊQUES DU BURKINA

Fils et Filles de l’Eglise Famille de Dieu au Burkina Faso, et vous tous, frères et sœurs en humanité, hommes et femmes de bonne volonté,

Que Dieu dans son immense amour vous donne la paix en abondance, Lui qui est le Créateur du monde et la Source de tout bien, Lui qui inspire à ses enfants ce qui est vrai, ce qui est beau et ce qui est bien! Son amour pour nous s’étend d’âge en âge (cf. Lc 1, 50) et notre confiance est dans son Nom très saint (cf. Ps 32, 21).

Dans les tout prochains jours, nous serons invités à accomplir notre devoir citoyen en donnant notre suffrage pour le choix de nos dirigeants, le Président du Faso et les Députés à l’Assemblée Nationale. Le vote constitute, comme le dit bien le pape Jean XXIII, « un des piliers de toutes les institutions démocratiques, ainsi qu’une des meilleures garanties de durée de la démocratie »1. Nous sommes alors appelés et instamment invités à y participer pour poursuivre l’édification de notre Nation.

Cernés de toutes parts par l’hydre du terrorisme, nous n’arrêtons pas de compter nos morts et de voir affluer par centaines et par milliers, certains de nos compatriotes, particulièrement des régions du Sahel, du Nord, du Centre-Nord, de l’Est, du Centre-Est, de la Boucle du Mouhoun et des Cascades, chassés, persécutés, dépossédés de leurs biens et obligés d’être des réfugiés dans leur propre patrie ; les chiffres relatifs à cette crise sont très parlants malgré leurs divergences. Nous ne pouvons manquer de traduire notre profond respect pour tous ceux qui, en première ligne, se battent jour et nuit pour garantir la sécurité de leurs frères et sœurs, en l’occurrence les Forces de Défense et de Sécurité et toutes les personnes de bonne volonté qui leur prêtent main forte. Nous saluons la mémoire de ceux et celles qui ont sacrifié leur vie dans la lutte contre ce fléau et présentons encore nos condoléances à leurs familles éplorées.

C’est dans ce contexte d’insécurité aggravée par la pandémie de la Covid-19 qui a mobilisé et mobilise encore le personnel de la santé à qui nous rendons hommage pour la vaillance, le patriotisme et l’humanisme, que la voix des Évêques du Burkina Faso se veut être celle de la confiance et de l’espérance à l’orée des élections.

Il est important que nous nous rappelions, dans ce contexte particulier que nous vivons, les situations combien difficiles que nous avons traversées ensemble avec courage et résilience, sous la protection du Dieu créateur et miséricordieux. Dans le message que nous vous avions adressé à l’occasion des élections d’octobre 2015, nous avions insisté sur le fait que « le souvenir de ceux qui ont perdu la vie, la santé ou des biens lors de cette insurrection doit nous interpeller et désormais stimuler nos engagements en les orientant vers le don de soi jusqu’au sacrifice pour le bien de tous ».2 Depuis lors, notre pays a fait du chemin et chaque citoyen a, d’une manière ou d’une autre, donné le mieux qu’il a pu pour œuvrer à préserver notre pays de toute dérive. Cela est un témoignage de notre respect pour la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour que le Burkina Faso connaisse une démocratie authentique qui constitue l’une des routes principales sur laquelle toute autorité devrait cheminer avec le peuple et pour le peuple.

Fils et Filles de l’Eglise Famille de Dieu au Burkina Faso, et vous tous, frères et sœurs en humanité, hommes et femmes de bonne volonté, la situation dans laquelle se trouve notre pays nous amène à prendre conscience que les droits que nous considérons souvent comme les plus évidents ne sont pas définitivement garantis. Il nous faut chaque jour travailler à les préserver et à les consolider, en évitant que les forces obscures qui œuvrent à nous priver de leur jouissance et à faire basculer notre pays dans d’autres situations inextricables ne parviennent à leurs fins. Invitant alors les acteurs de la vie politique à l’application rigoureuse des textes en vigueur et à un dialogue qui prenne en compte le contexte particulier que vit notre pays, nous, Évêques du Burkina Faso, voulons rappeler ces obligations qui incombent à tous et tout particulièrement à ceux qui se lancent dans la conquête du pouvoir :

Protéger les personnes et leurs biens: la valeur suprême est la vie et aucun effort ne doit être ménagé lorsqu’il s’agit de la protéger. La préservation de la vie, de l’intégrité physique, psychique et morale des personnes demeure une priorité. En cette période électorale, aucune initiative ne doit contribuer à aggraver la situation sécuritaire ni à mettre en danger la vie des populations, ni celle des organisateurs de ces élections ni celle des électeurs.

Se mettre en tenue de service: pouvoir et autorité sont donnés en vue du service de tous. Nul ne peut ou ne doit prétendre servir la Nation en violant les droits de ceux et celles qu’il est censé servir. La conquête du pouvoir ne saurait fouler aux pieds les droits des citoyens ni porter atteinte aux valeurs essentielles qui fondent notre société à savoir le respect de la vie, le respect de la liberté de conscience et d’expression, le respect de la propriété, le respect du bien commun, le refus de la corruption, en un mot, la bonne gouvernance. C’est à la manière dont un leader politique se comporte vis-à-vis de ces valeurs que l’on peut juger de son aptitude à exercer le pouvoir d’Etat qui n’est rien d’autre qu’un service.

Gagner en maturité: l’histoire politique de notre pays a été marquée par des crises plus ou moins profondes et la plus récente est celle qui fut consécutive au soulèvement populaire des 30 et 31 octobre 2014. Le monde entier nous regardait alors, curieux ou soucieux de savoir sur quelle route les citoyens du Burkina Faso, que certains appelaient ou appellent encore « Pays pauvre et enclavé », engageraient leur avenir. L’esprit de dialogue et de conciliation a alors prévalu et nous avons montré aux yeux du monde qu’il est possible, malgré des moyens limités, de relever des défis qui, à première vue, peuvent paraître insurmontables. Ce gain qui est à l’actif de notre pays doit être capitalisé et nous orienter résolument et définitivement dans la consolidation d’un Etat de droit, caractérisé par la stabilité de ses Institutions et la maturité de ceux et celles qui animent la vie sociopolitique de la Nation. C’est également dans cet élan que nous en appelons aux dirigeants que les prochains suffrages permettront de désigner, afin qu’ils travaillent à ramener la paix en œuvrant pour la justice et la réconciliation.

Travailler à faire vraiment du Burkina Faso, le Pays des hommes intègres et une Nation unie : l’histoire de notre pays est celle d’un peuple qui a toujours su faire des différences culturelles, ethniques ou religieuses qui caractérisent ses citoyens, une source de richesse et un exemple de cohésion aux yeux du monde. Les divergences d’opinions politiques sont censées être également une richesse et non pas une source de division, un moyen de manipulation de l’opinion ni un moyen de subversion. Plutôt que de voir dans les moments difficiles que nous traversons, des occasions de tirer le plus grand profit pour soi-même ou pour son parti, chaque citoyen doit s’investir et mettre sa fierté à œuvrer pour le bien de tous, pour l’honneur de la patrie.

Fils et Filles de l’Eglise Famille de Dieu au Burkina Faso, et vous tous, frères et sœurs en humanité, hommes et femmes de bonne volonté, engageons-nous pour garantir à notre pays une sécurité et une paix durables. Soyons des citoyens épris de solidarité, de justice, de cohésion sociale et donnons à notre peuple, par un jeu démocratique caractérisé par la transparence et l’intégrité, de dignes représentants qui présideront à sa destinée, pour le conduire vers un avenir toujours plus radieux.

A tous les croyants des différentes confessions religieuses, nous lançons un appel à la prière incessante pour que Dieu accompagne ces élections. Nous invoquons sur chacun de vous et sur le Burkina Faso l’abondance des bénédictions divines.

Fait à Ouagadougou le 01 novembre 2020 en la Solennité de tous les Saints.

Les Archevêques et Evêques de la Conférence Episcopale Burkina-Niger.

Mgr Laurent B. DABIRE, Evêque de Dori, Président de la CEBN

Cardinal N. Philippe OUEDRAOGO, Archevêque de Ouagadougou

Mgr Paul Y. OUEDRAOGO, Archevêque de Bobo-Dioulasso

Mgr Gabriel SAYAOGO, Archevêque de Koupela, Vice-président de la CEBN

Mgr Lucas K. SANOU, Evêque de Banfora

Mgr Joseph SAMA, Evêque de Nouna

Mgr Joachim OUEDRAOGO, Evêque de Koudougou

Mgr Der Raphaël K. DABIRE, Evêque de Diébougou

Mgr Justin KIENTEGA, Evêque de Ouahigouya

Mgr Modeste KAMBOU, Evêque de Gaoua

Mgr Pierre Claver Y. MALGO, Evêque de Fada N’Gourma

Mgr Prosper KONTIEBO, Evêque de Tenkodogo

Mgr Prosper Bonaventure KY, Evêque de Dédougou

Mgr Théophile NARE, Evêque de Kaya

Mgr Léopold Médard OUEDRAOGO, Evêque auxiliaire de Ouagadougou

Mgr Yiki Alexandre BAZIE, Evêque Auxiliaire de Koudougou

Pour les Archevêques et Evêques de la Conférence Episcopale Burkina-Niger

Mgr  Laurent Dabiré»