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Yé Lassina Coulibaly : «L’art ne peut pas se développer sans moyens»

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Yé Lassina Coulibaly, homme de culture burkinabè vivant en France

Ceci est une réflexion de l’immense artiste burkinabè vivant en France que l’on ne présente plus, Lassina Yé, sur la situation difficile des artistes avec l’avènement de la pandémie de Coronavirus. Lisez plutôt !

Yé Lassina Coulibaly, homme de culture burkinabè vivant en France

«Le temps de l’humain, la question de la vie et de la survie au travers des arts et de la culture.  Dans cette période de pandémie, l’art et la culture me semblent oubliés, et pourtant les artistes sont des acteurs dignes de la pensée des citoyens, ils portent l’identité culturelle hors des frontières.

Depuis le début de la crise sanitaire, les acteurs politiques négligent l’importance  du numérique dans l’éveil et l’éducation à  la culture alors que c’est possible aujourd’hui de s’appuyer sur cette technologie et que c’est la seule possibilité de garder la tête hors de l’eau, en tout cas pour ceux qui disposent de matériel et de studios de travail. D’ailleurs, il y a des pays qui ont mis en place des plates-formes de téléchargement de musiques et de films.

Ils ne prennent pas non plus en compte la grande question du statut économique des artistes… La crise sanitaire est mondiale. Sans production, sans diffusion, les artistes vivent de quoi?

Le confinement signe la rupture entre les lieux de spectacle et les artistes. Tous les lieux ont pris des coups: salles de spectacle, de cinéma, théâtres, cabarets, clubs, festivals…

Les acteurs culturels sont devenus impuissants, aucune programmation n’est possible… Beaucoup se rabattent sur le télétravail et tentent de s’adapter; c’est possible en tradition écrite mais ceux qui sont dans la musique vivante souffrent; le coût est très, très élevé, y compris moralement.

Toute la réflexion d’écriture, le travail de recherche, de répétition, l’expérimentation, la création, même s’ils sont théoriquement réalisables, sont  appauvris  car privés de  la vibration des rencontres, des inter- actions entre artistes et public. Or, l’art vivant se nourrit du contact…

Tout le monde est en interrogation, suspendu aux déclarations gouvernementales… Le monde entier subit et vit au rythme des  règles sanitaires, ce qui est tout à fait normal, mais il faut donner de l’espoir, soutenir les efforts de solidarité et de fraternité, et là, l’art et les artistes ont toute leur place pour que le confinement ne soit pas synonyme de rupture avec l’extérieur, voire  d’enfermement psychique.

Faire la démarche de prendre en compte l’être humain au-delà de l’artiste, même en dehors de son pays, serait une marque de reconnaissance de notre rôle et de notre engagement culturel et social dans la société.  Se servir des artistes à l’intérieur du pays ou en dehors, c’est normal mais il ne faut pas les oublier une fois utilisés…  En tout cas ceux qui n’entrent pas dans le cahier des charges de la coopération culturelle, qui ne sont pas dans leur cour et leur réseau politique.

C’est vrai que beaucoup d’autres secteurs d’activités sont touchés, mais pour les artistes c’était déjà difficile avant la pandémie… C’est pire aujourd’hui, c’est le moment où tous les artistes ont besoin du soutien inconditionnel des amis, de la famille, de l’Etat, pour qu’ils ne soient pas enclavés dans une souffrance terrible.

Un  soutien financier des institutions est nécessaire. Il y a des artistes qui ont des vies de famille, qui avaient des projets en cours; du jour au lendemain, tout s’est arrêté. Or, ils ont besoin de vivre décemment, ainsi que leur famille.

Il faut penser à la sensibilité des enfants confrontés à la détresse de leurs parents dont ils perçoivent parfaitement les préoccupations matérielles et morales. Pour grandir, ils ont besoin du soutien de leurs parents  et ils comprennent que l’avenir va être difficile pour eux… C’est un traumatisme pour eux et de mauvais augure pour la société.

Le rôle de l’Etat c’est de rassurer, soutenir, donner des perspectives d’avenir, surtout que cela risque d’être long… Il est urgent que les acteurs économiques et politiques trouvent le moyen de soutenir activement les artistes afin qu’ils continuent à vivre dignement de leur travail et de leur art.

Contrairement aux fonctionnaires et aux  retraités qui continuent de percevoir leur salaire ou leur pension, les artistes se retrouvent dans une situation précaire, surtout en Afrique où il n’existe pas, ou peu, de fonds de solidarité, où les artistes professionnels africains ne peuvent plus se déplacer hors des frontières. Heureusement, la solidarité traditionnelle reste une valeur très forte en Afrique et permet de ne pas sombrer.

Il est urgent que les responsables politiques et économiques trouvent un moyen de venir en aide aux acteurs de ce secteur sinistré de la culture qui doivent rester présents auprès de leurs concitoyens. C’est particulièrement le cas en Afrique  où l’art populaire a une grande importance sur les places publiques et dans les évènements familiaux.

Ce qui est sûr, c’est que certains pays ont pris en compte les difficultés de leurs artistes et la nécessité de les accompagner au niveau financier, en ce moment difficile, afin qu’ils assurent leurs charges quotidiennes (alimentation, logement, santé…), très lourdes pour certains.

C’est dans la difficulté qu’on voit les vrais acteurs économiques et politiques qui soutiennent la culture parce qu’ils en connaissent l’impact sur les hommes et la société.

Dans cette souffrance je pense à mes collègues musiciens, conteurs, mais aussi cinéastes, réalisateurs, comédiens, danseurs, chanteurs, plasticiens, luthiers, techniciens… et ça me fait de la peine qu’il n’y ait pas beaucoup de solidarité à notre égard, alors que l’art c’est le cœur  des gens. Tout le monde écoute de la musique, tous les styles de musique; ce serait bien qu’ils aillent à la rencontre de  l’artiste au-delà de ce qu’ils entendent. Ce n’est pas qu’une question  d’argent, c’est seulement un signe de reconnaissance de notre rôle.

Ce qui est triste, c’est que les artistes sont toujours obligés de rappeler qu’ils sont là et que l’art est important alors que les hommes devraient avoir conscience qu’il faut aller vers eux, comme on va chercher son pain.

Je ne devrais même pas avoir à écrire cela car ça va de soi.

Il y a beaucoup de personnes sensibles à la culture, riches de cœur  et conscientes des réalités, on leur fait confiance mais il faut une mobilisation de tous : amis et familles des artistes,  mélomanes,  fans, tous les humains qui savent l’importance des arts et de la culture, afin de  soutenir massivement, à tout point de vue, notamment par des commandes, les artistes pour que l’art soit le ferment  de notre société

En période de crise où l’humanité est plongée dans l’incertitude, il faut encore plus réveiller la sensibilité, susciter l’amour des arts.

On ne peut pas vivre sans l’art, l’art ne peut pas se développer sans moyens, on peut l’ignorer mais la flamme ne va pas s’éteindre car l’art est au cœur  de la vie

Je pense au patrimoine musical et culturel: il faut que la mémoire reste vivante pour nos enfants, la jeunesse, la famille, il faut qu’on reste mobilisés massivement pour le soutien aux artistes, la solidarité commence par-là».

Refus de la corruption : Le REN-LAC lance ses 15es Journées 

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Les conférenciers du REN-LAC face à la presse ce mardi 1er décembre 2020

Du 01 au 10 décembre 2020, se tient la 15e édition des Journées nationales du refus de la corruption (JNRC).  Cette annonce a été faite par le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC), structure initiatrice de l’événement, ce 01 décembre à Ouagadougou.

Les conférenciers du REN-LAC face à la presse ce mardi 1er décembre 2020

<<Transparence et redevabilité dans la gestion des ressources minières au Burkina Faso>>, c’est le thème retenu pour l’édition 2020 des JNRC. Ce thème se justifie, selon les initiateurs de l’événement, par l’importance stratégique de l’industrie minière pour le Burkina, mais aussi les nombreux scandales qui émaillent le secteur. Cette 15e édition se tient dans un contexte marqué par la réélection du président Roch Marc Christian Kaboré et dont la gouvernance durant les cinq années a vu une montée de la corruption, à en croire le rapport du REN-LAC. Selon la structure, pour assurer une victoire totale à son candidat, le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) n’a pas lésiné sur les gros moyens comme l’achat de conscience de l’électorat burkinabè, et il en est de même aussi pour la majorité de la classe politique en lice.

Le Burkina Faso dispose d’importantes ressources minières cependant mal exploitées. Pour le secrétaire exécutif du REN-LAC, Sagado Nacanabo, cette mauvaise exploitation est en partie dû au manque de volonté dans l’opérationnalisation du Fonds minier de Développement local (FMDL), avec une complicité des dirigeants du pays. De ce fait, le REN-LAC appelle le gouvernement à :<<prendre ses responsabilités face aux sociétés minières>>, afin que celles-ci ne dérogent pas à leurs obligations vis-à-vis du peuple burkinabè. Cela rentre dans le cadre de l’objectif visé par l’organisation des JNRC qui est, selon la structure de «renforcer la prise de conscience des populations en suscitant en elles des initiatives citoyennes de lutte pour une gestion saine et transparente des ressources minières».

Les activités de cette 15e édition des JNRC sont prévues pour avoir lieu à Ouagadougou, dans certaines villes minières, ainsi que dans les cinq régions qui abritent les Comités régionaux anti-corruption (CRAC). Il s’agit, pour ces régions, des Hauts-Bassins, du Centre-Ouest, du Nord, du Sud-Ouest et de l’Est.

 

Au programme, les principales activités prévues dans le cadre des JNRC porteront sur un forum national et l’animation de stand les 08 et 09 Décembre au CENASA à Ouagadougou, l’animation de débats télé et radio, l’animation de conférences publiques.

Ces activités visent à dénoncer les mauvaises pratiques qui existent dans le secteur minier. A ce propos, Sagado Nacanabo a laissé entendre : «il est inconcevable pour nous d’assister avec passivité au bradage de nos ressources minières par les multinationales avec la complicité de certaines de nos autorités».

 

Aziz Yoda

Burkina Demain

Coronavirus au Burkina: 45 nouveaux cas confirmés, 51 guérisons

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Situation de la Covid-19 au Burkina à la date du 3 décembre 2020

45 nouveaux cas confirmés,  tous à transmissions communautaires, et 51 nouvelles guérisons. Ce sont les éléments essentiels du tableau du dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 29 novembre  2020.

Avec 219  cas actifs de Covid-19 dans le pays à la date du 29 novembre, l’observation des mesures de barrières doivent être de mise

Au Burkina Faso, 45 nouveaux cas confirmés, tous à transmissions communautaires (33 à Ouagadougou, 09 à Bobo-Dioulasso, 02 à Fada N’Gourma et 01 à Kongoussi) ont été enregistrés à la date du 29 novembre ; ce qui fait passer le nombre de cas confirmés depuis le 09 mars 2020 : 2 931 dont 1 000 femmes et 1 931 hommes.

A la même date, le nombre de nouvelles guérisons de la Covid-19 se chiffre à 51, faisant passer le nombre total de guérisons depuis l’apparition de la pandémie le 9 mars 2020, à 2 644.

Aucun nouveau décès n’ayant été enregistré à la date du 29 novembre, le nombre total des décès de la Covid-19 au Burkina demeure 68.

 

Burkina Demain

Recours suite aux élections du 22 novembre : Ce sera au cas par cas au CDP

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Le candidat du CDP à la présidentielle est arrivé en deuxième position avec 15,88% des voix

L’actualité politique nationale reste dominée par les élections présidentielle et législatives  du 22 novembre 2020. Au cours d’un point de presse tenu ce lundi à Ouagadougou, les responsables du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), arrivé en deuxième position aussi bien dans la présidentielle que les législatives, s’est prononcé sur les recours suite à ces élections émaillées de quelques dysfonctionnements.

Les conférenciers du CDP face à la presse

L’option du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), arrivé en deuxième position aussi dans la présidentielle que les législatives, par rapport recours légaux suite aux dysfonctionnements constatés ça et là lors du double scrutin ; c’est au cas par cas.

Pour ce qui concerne la présidentielle où son candidat, Eddie Komboigo, est arrivé en deuxième position, avec 15,88% des voix ; le CDP, selon le directeur national de campagne Topan Mohamed Sané, a décidé de renoncer purement et simplement au recours, faute, a-t-il dit, du consensus au sein des signataires de l’Accord politique de Ouagadougou (APO).

Le candidat du CDP à la présidentielle est arrivé en deuxième position avec 15,88% des voix

Par contre, au niveau des législatives, ce sera au cas par cas.

Faut-il le rappeler, au sortir des présentes élections  présidentielle et législatives, le CDP, ancien parti au pouvoir sous le président Blaise Compaoré, hérite du poste de Chef de file de l’opposition (CFOP) pour avoir obtenu le plus grand nombre de postes de députés au sein des partis de l’opposition, avec 20 députés.

 

Philippe Martin

Burkina Demain

Mouvement The Roch Label: Bilan et fin d’existence !

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Les conférenciers de The Roch Label

Né le 30 septembre dernier dans l’unique but de soutenir le candidat à l’élection présidentielle, Roch Marc Christian Kaboré, le mouvement « The Roch Label » n’est plus qu’une histoire. Cette annonce a été faite ce 30 novembre 2020 à Ouagadougou, lors de la présentation du bilan dudit mouvement, à travers une conférence de presse.

Les conférenciers de The Roch Label ont dressé le bilan de leur initiative et annoncé sa fin après la victoire de leur champion

Créé avec pour objectif de valoriser et promouvoir les acquis du mandat 2015-2020 du président Roch Kaboré ; de vulgariser le programme 2020-2025 du candidat ; de mobiliser l’intelligence collective à travers des idées innovantes et progressistes et de mobiliser les électeurs pour la réélection de leur candidat, les acteurs du mouvement The Roch Label se disent satisfaits du bilan.

Pour arriver à ce résultat de satisfaction, les acteurs ont dû, de leur côté, travailler d’arrache-pied sur l’ensemble du territoire burkinabè mais aussi hors du pays, selon le chargé de coordination du mouvement Harouna Kaboré. << Pour atteindre ces objectifs, nous avons parcouru villes et villages, secteurs et quartiers, rencontré des Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur afin de partager avec eux nos convictions>>, a-t-il expliqué.

Sur le terrain, le groupe dit avoir initié des rencontres de masse et de proximité afin de convaincre les indécis et recueillir leurs attentes vis-à-vis du candidat. A ces initiatives, s’ajoutent des meetings, des concerts, des activités sportives et culturelles, des réunions virtuelles, des parades de sensibilisation, des rencontres stratégiques avec des personnes ressources et bien d’autres actes de mobilisation.

Au total, Harouna Kaboré précise que le mouvement a mobilisé :<<environ 15 000 relais sur le terrain au plan national et international, organisé 13 rencontres régionales au Burkina, 02 rencontres physiques à l’extérieur et une rencontre virtuelle avec 22 pays>>. A en croire les acteurs, environ 400 événements majeurs et de proximité ont été organisés, en somme.

Les élections couplées du 22 Novembre s’étant finalement bien déroulées, surtout en faveur du candidat Roch Marc Christian Kaboré, candidat du mouvement The Roch Label, les conférenciers ont tenu à remercier tous les acteurs ayant conduit à ce résultat, en commençant par la CENI. Les observateurs nationaux et internationaux, les forces de défense et de sécurité, les partis politiques et regroupements d’indépendants, les populations burkinabè et les médias ne sont pas en reste, le mouvement a adressé un remerciement à leur endroit.

Ayant accompli leur mission, et comme annoncé au début de sa création, les acteurs ont, au cours de la conférence, mis fin à l’existence du mouvement. «A cet instant même, je déclare clos l’épopée de The Roch Label. C’est de l’histoire, c’est terminé», a laissé entendre Harouna Kaboré. Et d’ajouter : «maintenant et pour 2021-2025, c’est dorénavant : Roch, le président « labellisé » de tous les Burkinabè».

Aziz Yoda

Burkina Demain

Législatives du 22 novembre : Le MPP, CDP et NTD forment le trio de tête

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Le MPP dont Simon Compaoré, est arrivé en tête des législatives avec 56 sièges, suivi du CDP avec 20 sièges et le NTD avec 13 sièges

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a publié dans cette nuit du 28 novembre les résultats provisoires des élections législatives du 22 novembre dernier. Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) ; le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) et le Nouveau temps pour la démocratie (NTD) forment le trio de tête en obtenant respectivement ces nombres de sièges : 56, 20 et 13. Suivent l’Union pour le progrès et le changement (UPC) avec 12 sièges et l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS), 5 sièges.

Le MPP de Simon Compaoré, est arrivé en tête des législatives avec 56 sièges, suivi du CDP avec 20 sièges et le NTD avec 13 sièges
Le CDP d’Eddie Komboigo arrive en deuxième positon avec 20 sièges

Voici la liste des autres formations politiques qui ont obtenu au moins un siège : 

– Mouvement pour le Burkina du Futur : 4 sièges

– Alliance pour la Démocratie et la Fédération /Rassemblement Démocratique Africain : 3 sièges

-Parti pour le développement et le changement (PDC) : 3 sièges

– Rassemblement Patriotique pour L’Intégrité : 3 sièges

– Convention Nationale pour le Progrès : 2 sièges

– Mouvement Agir Ensemble pour le Burkina Faso : 2 sièges

– Alliance Panafricaine pour la Refondation-Tilgré : 1 siège

– Convergence pour le Progrès et la Solidarité/Genération 3 : 1 siège

-Parti pour la Démocratie et le Socialisme : 1 siège

-Progressistes Unis pour le Renouveau : 1 siège

 

Données des législatives

 

Nombre d’électeurs inscrits : 5 891 981 Nombre de votants : 2 987 478

Bulletins nuls ou sur lesquels il n’y a pas eu d’accord : 141 847

Suffrages exprimės : 2 845 631

Taux de participation : 50,70%

Nombre de circonscriptions électorales : 46

Nombre de sièges à pourvoir : 127

 

                                                  Burkina Demain

Ablassé Ouédraogo : «L’heure est au rassemblement patriotique pour la réconciliation nationale et inclusive»

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Pour Ablassé Ouédraogo, président du Faso Autrement, l'heure doit être au rassemblement patriotique

Ablassé Ouédraogo, candidat du Faso Autrement à la présidentielle et membre de l’Accord politique de Ouagadougou (APO) est allé jeudi dernier féliciter le président Roch Marc Christian Kaboré déclaré réélu par la CENI. Dans cette adresse à ses partisans et à la nation sur la page Facebook, il invite au rassemblement patriotique pour faire de la réconciliation nationale et inclusive, une réalité dans notre pays.

Pour Ablassé Ouédraogo, président du Faso Autrement, l’heure doit être au rassemblement patriotique. Et comme pour donner l’exemple, il félicite ici le président réélu Roch Marc Christian Kaboré après la proclamation par la CENI des résultats provisoires de la présidentielle du 22 novembre 2020

«MESSAGE DU CANDIDAT ABLASSE OUEDRAOGO DU PARTI LE FASO AUTREMENT SUR LES ELECTIONS COUPLEES, PRESIDENTIELLE ET LEGISLATIVES, DU 22 NOVEMBRE

2020

Mes chers Militants et Sympathisants du parti Le Faso Autrement,

Mes chers Compatriotes,

Avant tout, je tiens à saluer votre engagement et vous exprimer toute ma gratitude, pour les votes que vous m’avez accordés, lors du scrutin du dimanche 22 novembre 2020.

Par la grâce de Dieu, le parti Le Faso Autrement a ainsi participé et ce, pour la deuxième fois consécutive depuis son existence, aux élections couplées présidentielle et législatives dans notre pays. Cela est un honneur pour nous en ce sens qu’il indique notre attachement sans faille à contribuer de façon constructive à la vie politique de notre cher pays. Les échanges avec chacun d’entre vous tout au long de la campagne électorale, nous ont permis de mieux présenter notre projet de société, et d’appréhender les réalités quotidiennes que vous vivez dans nos villes comme dans nos villages.

Je voudrais témoigner ma profonde gratitude et mes hommages à tous nos militants, sympathisants et amis convaincus par notre projet de société qui n’ont ménagé aucun effort tant durant la campagne électorale que le jour du vote. Malgré vos multiples occupations et contraintes, vous vous êtes mobilisés et vous vous êtes déplacés pour nous accorder votre confiance et vos voix dans les urnes. Vous pouvez être fier de votre engagement et de vos convictions pour un Burkina Faso meilleur et autrement.

Je remercie sincèrement mon épouse, ma famille, mes amis, ainsi que toutes celles et ceux qui ont soutenu moralement, matériellement et financièrement notre campagne. Merci du fond du cœur.

Je remercie et félicite les Forces de Défense et de Sécurité pour la sécurisation réussie du processus électoral, ainsi que les organes de presse pour la couverture médiatique de la campagne et du scrutin.

Mes hommages également à tous les électeurs et à tout le peuple Burkinabé, dont l’attitude républicaine a permis à notre pays de vivre des élections paisibles. Le véritable vainqueur de ces élections est le peuple burkinabè dans son ensemble. C’est tout le sens de notre combat.

Je voudrais saisir cette occasion pour remercier et féliciter tous les autres candidats pour leurs comportements républicains, et le respect du jeu démocratique.

Dans l’attente de la proclamation des résultats définitifs de la consultation électorale, nous exhortons toutes les filles et tous les fils du pays des hommes intègres à garder le calme et la sérénité. Les irrégularités relevées dans le déroulement des élections ne doivent en aucun cas donner lieu à des débordements, étant donné que toutes les voies légales de recours sont disponibles à cet effet.

Notre parti, Le Faso Autrement, demeure très fortement attaché à la paix et aux valeurs républicaines. De ce fait, nous inscrivons résolument notre comportement et nos actions dans leur consolidation pour la promotion du vivre ensemble et de la cohésion sociale, dans lequel les Burkinabè sont réconciliés entre eux.

L’heure est maintenant au rassemblement patriotique pour faire de la réconciliation nationale sincère et inclusive, une réalité.

Travaillons ensemble pour bâtir un Burkina Faso en paix.

Vive le Burkina Faso !

Que Dieu bénisse le Burkina Faso !

Ouagadougou, le 27 novembre 2020

Dr Ablassé OUEDRAOGO»

Burkina : 5 morts et 11 blessés dans un grave accident

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La catastrophe s'est produit vers Tanghin Dassouri

Le bilan de ce drame routier de car à la sortie de Ouagadougou et en partance pour Bobo-Dioulasso intervenu ce vendredi soir sur la Route nationale Un (RN1) est on ne pleut plus lourd. L’on dénombre déjà 5 morts et 11 blessés, selon la Télévision nationale du Burkina.

La catastrophe s’est produit vers Tanghin Dassouri

« »Ça s’est produit au niveau d’un poste de contrôle d’identité. Les témoins sur place ont confié que le bus était arrêté quand il y a eu la détonation suivie d’incendie du véhicule.  On a vu les policiers aider aussitôt à éloigner les rescapés. La scène était horrible.  Il y a un homme dont les jambes étaient complètement brûlées,  on ne voyait que les os.  Et plusieurs personnes portant des brûlures.  Les sapeurs-pompiers sont arrivés en gros une quinzaine de minutes après et ont pu éteindre le feu en une dizaine de minutes», rapporte un confrère Radio Oméga qui a été témoin oculaire du drame.

5 morts dans l’explosion et l’incendie d’un car de transport de passagers transportant également des bouteilles de gaz

5 personnes ont perdu la vie vendredi dans l’explosion et l’incendie d’un car de transport de passagers transportant également des bouteilles de gaz peu après le poste de péage à la sortie de la capitale, RN1, route de Bobo-Dioulasso,  a appris radio Oméga.

L’explosion d’objets ou  substances inflammables pourrait être à l’origine de cette énième tragédie sur nos routes.

On ne le dira jamais assez : «Prudence, prudence et prudence sur nos routes», surtout en cette période de fin d’année.

 

Burkina Demain

 

Kadré Ouédraogo à propos des résultats présidentiels : «Nous valons mieux que les 3,36%»

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Kadré Désiré Ouédraogo (au milieu) encadré des responsables de son état-major de campagne

Kadré Désiré Ouédraogo du parti Agir ensemble a réagi ce vendredi à la publication par la CENI des résultats provisoires de la présidentielle du 22 novembre 2020 qui le classent 4ème avec un taux de 3,36%». C’était au cours d’un point de presse. Voici sa déclaration liminaire.

Kadré Désiré Ouédraogo (au milieu) encadré des responsables de son état-major de campagne

«Mes Chers compatriotes,

Ma candidature à l’élection présidentielle de novembre 2020, avait pour objectif d’offrir à notre pays une autre alternative politique, un nouvel espoir face à la situation difficile qu’il traverse en ce moment.

 

Mon ambition était de donner le meilleur de mes capacités pour lui faire retrouver, avec votre aide, le chemin de la paix, de la sécurité dans nos villes et dans nos campagnes, la restauration d’une société de fraternité et de solidarité, une gouvernance nouvelle, seule à même d’assurer un développement accéléré de notre économie, dont les fruits bénéficieraient à tous, et singulièrement aux plus vulnérables de nos concitoyens.

 

La vision que je vous ai proposée reposait sur des transformations profondes que nous devions imprimer à notre société, dans un sursaut collectif.

 

Mais force est de constater que le choix de nos dirigeants issus de ces élections de novembre 2020 s’est basé sur d’autres critères que ceux qu’on était en droit d’attendre dans une démocratie digne de ce nom.

 

Par ailleurs, des dysfonctionnements et autres insuffisances dans l’organisation du scrutin ont pu avoir une incidence négative sur le caractère inclusif, la transparence et la crédibilité du processus électoral. A cet égard, je m’associe au constat fait hier par les candidats signataires de l’Accord Politique de l’Opposition (A.P.O/2020) dans leur déclaration.

 

Je voudrais réitérer ici mon profond attachement à la paix et à la concorde sociale dans notre pays et ma disponibilité à y contribuer par tous les moyens. C’est dans ce sens que je prends acte des résultats provisoires publiés par la CENI.

 

Cependant il est de notre devoir de dénoncer les manquements, intentionnels ou non, qui sont de nature à jeter la suspicion sur la sincérité des résultats. Je citerai entre autres :

 

-l’achat des consciences des électeurs par certains acteurs politiques ;

-l’usage abusif des moyens de l’Etat à des fins électoralistes ;

-les cas avérés ou de suspicion de fraudes ;

-la modification du nombre et de la cartographie des bureaux de vote à la dernière minute et sans concertations préalable.

-la proclamation des résultats par la CENI sans compilation manuelle au niveau des Centres Communaux de Compilation des résultats ;

-l’absence ou l’arrivée tardive de matériels électoraux dans plusieurs bureaux de vote;

-le transport non sécurité des urnes vers les centres de compilation ;

– l’ouverture tardive de certains bureaux de vote en campagne et même dans la ville de Ouagadougou ;

-la non remise de Procès-Verbaux aux délégués et le refus d’établissement de Procès-Verbaux ;

 

-etc.

Tous ces facteurs ne concourent pas à une concurrence loyale et cela ne favorise pas une expression du choix réel du peuple.

 

Chers compatriotes,

Mon engagement prend appui sur le constat que nous faisons tous, de l’état déplorable dans lequel se trouve notre pays. C’est cette réalité inacceptable que nous devons changer ensemble, et ce changement nécessite des sacrifices énormes. C’est pourquoi je salue et adhère à la position globale des candidats de l’opposition conformément à notre accord politique, ceci dans un esprit de recherche de paix et de cohésion sociale, afin d’éviter les germes d’une crise post-électorale dont notre pays n’a pas besoin. J’invite l’ensemble des acteurs politiques à redoubler d’efforts dans la recherche et la consolidation d’une démocratie véritable.

 

Je remercie et félicite les forces de défense et de sécurité pour la sécurisation du processus électoral, ainsi que les organes de presse pour la couverture médiatique de la campagne et du scrutin.

 

Je veux remercier les électeurs pour leur maturité qui a permis une élection apaisée, nos représentants dans les bureaux de vote et le personnel de la CENI.

Mes remerciements vont aussi aux autorités coutumières et religieuses de toutes les provinces qui nous ont accueillis pendant la phase de précampagne et de la campagne présidentielle et législative.

Je remercie la direction et l’ensemble des militants et sympathisants du Mouvement Agir Ensemble et des autres partis politiques qui ont soutenu ma candidature, ainsi que la direction nationale de campagne.

Je remercie tous ceux qui m’ont apporté leur soutien moral, matériel et financier pour la campagne.

 

Je remercie particulièrement les électeurs qui ont porté leur choix sur moi.

 

Je m’excuse auprès d’eux pour les résultats auxquels nous sommes parvenus et qui sont en deçà de nos attentes. Je les invite à rester sereins car je sais et ils savent qu’ensemble, nous valons mieux que le score qui est ressorti des résultats provisoires.

J’assume l’entière responsabilité des insuffisances de la campagne qui n’a pas su ou pu expliquer suffisamment et convaincre plus de Burkinabè à adhérer à notre vision.

 

Je demande pardon à tous ceux que mes propos ou mes actes ont pu offenser au cours de cette campagne.

 

Je souhaite bonne chance à ceux que le peuple Burkinabè aura choisi à l’issue des résultats définitifs pour conduire sa destinée.

Quant à moi, je continuerai le combat pour le bonheur de notre peuple, la prospérité de notre pays et le renforcement de sa démocratie. Mon engagement pour la paix et le développement du Burkina Faso reste ferme et intacte.

Dieu bénisse le Burkina Faso

Je vous remercie»

Résultats provisoire de la présidentielle : L’UPC en prend acte

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Ceci est une réaction officielle de l’UPC, parti du Chef de file de l’opposition politique, relativement aux résultats provisoires de la présidentielle du 22 novembre 2020. Une déclaration signée du porte-parole  du parti, Moussa Zerbo.

             

«DECLARATION DE L’UPC SUR LES ELECTIONS DE NOVEMBRE 2020

Suite à la proclamation des résultats provisoires par la CENI de l’élection Présidentielle du 22 novembre 2020.

L’Union Pour le Progrès et le Changement, après avoir relevé les insuffisances majeures qui ont entaché la régularité et la sincérité de ce double scrutin.

Considérant la situation difficile que traverse notre pays ;

Considérant que la cohésion sociale est une impérieuse nécessité pour le vivre ensemble ;

Le Bureau Exécutif Central en sa séance de ce jour 27 novembre 2020, félicite l’ensemble du peuple Burkinabè, en particulier ses militants, les FDS, les organes de presse pour leurs implications dans le déroulement de ces élections et prend acte des résultats ainsi proclamés.

Nous réaffirmons notre volonté renouvelée de toujours préserver la paix, la stabilité et la sécurité au Burkina Faso en plaçant l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de toute  autre considération

Ouagadougou le 27 novembre 2020

Pour le Bureau Exécutif Central,

Le Porte-parole du Parti, l’honorable Moussa ZERBO»