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Nord-Burkina : 43 civils massacrés,  deuil national de 48 heures décrété

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Suite au massacre dimanche par des individus armés non identifiés de 43 civils  dans les villages de Dinguila et Barga, localités situées dans la province du Yatenga, au Nord du pays ; le président du Faso a décrété ce lundi un deuil national de 48 heures, allant du mardi 10 au mercredi 11 mars 2020.

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COVID-19 : Le Burkina 4e pays ouest-africain touché

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Les autorités sanitaires burkinabè au leur conférence de presse du 12 février dernier

Après le Nigéria, le Togo et le Sénégal ; le Burkina Faso est le quatrième pays de l’Afrique de l’Ouest à confirmer la présence du coronavirus sur son sol. En effet, selon les autorités sanitaires, un couple a été testé positif et mis en quarantaine  à l’hôpital de Tengandogo. Il s’agit d’un couple dont la femme a récemment séjourné en France.

Les autorités sanitaires burkinabè au leur conférence de presse du 12 février dernier

Une troisième personne ayant été  en voyage avec le couple et ne présentant aucun signe,  a tout de même été mise en quarantaine, de même que ceux qui ont été en contact avec eux, a rassuré la ministre de la santé Pr Claudine Lougué.

2 cas de Covid-19 ont été confirmés au Burkina ce lundi

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V4CP : Un plan d’action 2020 opérationnel présenté à la CNPDER

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Le coordonnateur du V4CP, Mahamadou Badiel (milieu), a présidé l'ouverture de l'atelier de présentation du plan d'action 2020 du Programme à la CNPDER.

Les organisations de la société civile  du groupe thématique énergies renouvelables du Programme «voix pour le changement» (V4C) disposent d’un plan d’action 2020, destiné à être mis en œuvre avant le 31 juillet, vu que le programme est à sa dernière année. Elles l’ont présenté ce vendredi 6 mars 2020 à Ouagadougou à la Coalition nationale des OSC pour la promotion des énergies renouvelables et l’accès à l’énergie durable au Burkina Faso (CNPDER BF).  C’était au cours d’un atelier dont l’ouverture a été présidée par le coordonnateur de V4CP, Mahamadou Badiel ; en présence du président de la CNPDER BF Charles Didace Konseibo et du représentant du secrétaire exécutif de l’AGEREF-Comoé Léraba Fossène Tou.

Le coordonnateur du V4CP, Mahamadou Badiel (milieu), a présidé l’ouverture de l’atelier de présentation du plan d’action 2020 du Programme à la CNPDER.

Les organisations de la société civile du groupe thématique énergies renouvelables du Programme «voix pour le changement» (V4C), à savoir l’Association de la gestion des ressources naturelles et de la faune de la Comoé-Leraba (AGEREF/CL) ; le Centre écologique Albert  Schweitzer (CEAS Burkina) et l’OCADES Dédougou sont à pied d’œuvre pour la réussite des activités de la dernière année du Programme qui s’achève cette année.

Dans cette optique, le plan d’action 2020 a été présenté au cours d’un atelier ce vendredi 6 mars 2020 aux membres de la Coalition nationale des OSC pour la promotion des énergies renouvelables et l’accès à l’énergie durable au Burkina Faso (CNPDER-BF).

Le représentant du secrétaire exécutif de l’AGEREF-Comoé Léraba Fossène Tou, déclinant les objectifs de l’atelier

L’objectif principal, a indiqué dans son mot de bienvenue Fossène Tou, représentant du secrétaire exécutif de l’AGEREF Comoé-Leraba,  c’était de susciter d’une part leur adhésion audit plan d’action et créer une synergie d’action afin d’atteindre les objectifs du plaidoyer mené et d’autre part, renforcer les capacités des OSC membres de la Coalition CNPDER-BF sur  la durabilité organisationnelle de la CNPDER-BF ou la pérennité des acquis du V4CP.

Pérennité des acquis du V4CP

Le coordonnateur de V4CP, Mahamadou Badiel, a foi en la pérennité de la CNPDER-BF

La question de la pérennité des acquis du V4CP ou de la durabilité organisationnelle de la CNPDER-BF se pose d’autant plus que le Programme V4CP, qui l’a permis de fonctionner jusque-là, s’achève cette année. Avec la fin du V4CP en 2020, le CNPDER-BF pourrait se retrouver après sans ressources financières pour continuer le plaidoyer autour de l’accès des populations aux services et équipements d’énergies renouvelables de qualité. Comment échapper à ce cycle  classique de la disparition des OSC à la fin des projets et programmes ?

Mais, à entendre le coordonnateur de V4CP, Mahamadou Badiel, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. «Nous avons foi en la durabilité de la CNPDER-BF», a-t-il assuré. Et d’expliquer : «Même sans l’appui des projets, il faudra que les membres soient soudés, faire le réseautage parce que ce projet a permis à tout le monde de mieux se connaître, de discuter, de mettre ensemble leurs ressources humaines et techniques pour pouvoir continuer le programme à la fin du projet».

«Ne pas s’arrêter en si bon chemin»

Pour le président de la CNPDER BF Charles Didace Konseibo, la Coalition doit chercher les voies et moyens de survivre à la fin du V4CP

Pour le président de la CNPDER BF Charles Didace Konseibo, la perspective de l’achèvement du V4CP en 2020 ne devrait pas émousser l’engagement des OSC  tellement l’accès des populations aux services énergétiques de qualité est devenu crucial dans notre pays. «Nous ne devons pas nous arrêter en si bon chemin», a-t-il plaidé.

Photo de famille des participants à l’atelier

Et d’évoquer des stratégies explorables au niveau de la Coalition pour assurer sa pérennité. «Nous voulons qu’au niveau de la Coalition il y ait un mécanisme qui nous permet de survivre au Programme V4CP qui va finir».

Depuis sa création le 3 août 2017, la CNPDER-BF a pu fonctionner jusqu’aujourd’hui grâce à 2  programmes.

Le groupe d’experts de la CNPDER-BF s’est réuni jeudi pour préparer le présent atelier

Il s’agit d’abord du projet «Accélérer la mise en œuvre des politiques régionales sur les énergies propres en Afrique de l’Ouest (ACE-WA) conduite par CEAS Burkina et qui s’est achevé en 2018. Et ensuite du V4CP coordonné par l’Organisation néerlandaise de développement Burkina Faso (SNV BF) et qui s’achève en 2020.

Durabilité prise en compte

Le consultant Inoussa Traoré au cours de son exposé sur la durabilité organisationnelle

La durabilité, la pérennité de la CNPDER-BF est une préoccupation  partagée au niveau du Programme V4CP. Elle a été au cœur des travaux de l’atelier de présentation du plan d’action 2020 du programme ce 6 mars et au cœur de ceux de la réunion préparatoire du groupe d’experts de la CNPDER BF tenu la veille 5 mars 2020.

«Le défi, c’est de montrer que notre coalition peut survivre aux temps des projets et programmes», annonçait déjà jeudi Charles Didace Konseibo, à l’ouverture de la réunion du groupe d’experts de la CNPDER BF. Le vendredi, la question a été largement débattue à la lumière d’une présentation assurée par le consultant Inoussa Traoré qui a abordé les différents aspects de la durabilité organisationnelle : le plan stratégique, la mobilisation des ressources, le leadership.

Participation active aux échanges

Par ailleurs, la question de la durabilité de la CNPDER BF est bien prise en compte au niveau du V4CP, notamment de son plan d’action. «Nous devons travailler ensemble et faire en sorte que le dernier village du Burkina Faso  ait accès à l’énergie renouvelable de qualité», indiqué le coordonnateur du V4CP, Mahamadou Badiel.

Espoir d’un programme de plaidoyer CNPDER-BF

«Nous allons mener des concertations avec le ministère de l’énergie, le ministère en charge de  l’éducation nationale, le ministère en charge de la formation professionnelle pour approfondir l’offre de formation de niveau intermédiaire dans les structures de formation  nationales afin que nous disposions dans les années à venir  de techniciens de niveau intermédiaire qualifiés qui puissent être présents dans les villages les plus reculés du Burkina Faso pour offrir leurs services de qualité», a confié Fossène Tou.

Pour le président de la CNPDER-BF Konseibo, la pérennité sera une réalité lorsque la Coalition se dotera de son programme de plaidoyer propre. «Si nous avons nous-mêmes un projet de plaidoyer que nous déroulerons nous-mêmes au sein de la coalition, je crois que ce sera vraiment le début et on espère que d’ici 2021 nous puissions avoir un programme propre à la Coalition pour mettre en œuvre. (…) la pérennité, ce sera surtout ça».

V4CP à la SEERA 2020

Par ailleurs, a été évoquée et débattue l’idée de la participation des acteurs de la thématique énergie renouvelable du V4CP à la quatrième Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique (SEERA) prévue du 2 au 4 avril 2020 à la salle internationale de conférence de Ouaga 2000. Des suggestions ont été émises pour une meilleure participation à la SEERA 2020. Cette participation à la SEERA viendra s’ajouter aux autres activités du plan d’action 2020 aussi bien du V4CP que de la Coalition CNPDER-BF.

Fossène Tou présentant le plan d’action 2020 du V4CP

Au titre des activités inscrites au plan d’action 2020 du V4CP, on peut citer entre autres :

– Réaliser une étude Nationale pour faire l’Etat des lieux des installations solaires publiques au Burkina Faso ;

-Organiser un atelier de restitution de l’étude sur la volonté et la capacité financière des populations à acheter des équipements de qualité ;

-Organiser un atelier de restitution de l’étude sur l’état des lieux des installations solaires dans les services sociaux de base au BF ;

-Organiser un forum national sur la régulation des Energies renouvelables au Burkina Faso.

Félicité Ilboudo présentant le plan d’action 2020 de la CNPDER-BF

Au nombre des activités inscrites au plan d’action 2020 de la Coalition CNPDER-BF, l’on peut noter en autres :

– Restitution de l’étude sur l’état des lieux des installations solaires dans les services sociaux de base au BF

– Participer à un atelier de restitution de l’étude sur la volonté et la capacité financière des populations à acheter des équipements de qualité ;

– Capitaliser les expériences de la CNPDER-BF et de ses partenaires ;

Aziz Yoda

Burkina Demain

Congo : Les banques disposées à soutenir le programme économique du pays

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Un groupe de banques créancières du Congo est venu rassurer le Chef de l’Etat congolais de son appui aux efforts déployés par les autorités congolaises pour rétablir l’équilibre financier du pays.

Ce groupe de banques a exprimé son soutien aux efforts du Congo au cours de l’audience que lui a accordé le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso, le 8 mars 2020 à Oyo.

Secouées par l’a crise économique, les économies des pays de l’Afrique centrale ont eu recours au Fonds Monétaire International. Dans ce cadre, le Congo qui a conclu, le 11 juillet 2019, avec cette institution financière internationale, un programme au titre de la Facilité Elargie du crédit. Le pays a ainsi besoin du soutien du secteur de la finance, notamment des banques pour mettre en œuvre ce programme.

C’est ainsi qu’un groupe de banques, créancières du Congo a rencontré le Chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, pour l’assurer de son appui aux efforts déployés par les autorités congolaises pour rétablir la viabilité des finances du pays. Ce groupe était composé d’Afri Exim Bank, UBA Bank et le groupe BGFI Bank, représentés par leurs présidents respectifs. Au sortir de l’audience, les responsables de différentes banques ont donné la quintessence de leurs entretiens avec Denis Sassou-N’Guesso à la presse.

Le président d’Afri Exim Bank, Bénédict Okey Oramah, s’est dit disposé à appuyer le Congo dans le cadre de son programme avec le FMI. « Nous sommes disposés a apporté tout l’appui nécessaire au Congo ces trois prochaines années », a-t-il déclaré.

Tony Elemelu, président du groupe UBA Bank a promis des initiatives visant à soutenir les efforts du Congo : « Nous avons discuté en long et large avec le président de la République. UBA Bank peut aider le Congo à travers des initiatives », a-t-il soutenu.

Pour sa part, Pascal Oyoma, président du groupe BGFI Bank a estimé que leur rencontre avec le chef de l’Etat congolais leur a permis de « s’engager à soutenir le programme économique du Congo » et à « apporter une contribution à la dette du pays ».  Selon Pascal OYOMA, Afri Exim Bank, UBA Bank et le groupe BGFI Bank ont pensé qu’il était nécessaire qu’ils donnent « une marque de confiance d’engagement des banques africaines pour accompagner un pays africain ».

Aussi, ont-ils proposé « d’apporter une décote à la dette de l’Etat » congolais, « afin que le Congo puisse, au niveau des dettes, nous permettre d’accompagner fortement le programme de l’Etat congolais », a poursuivi le président du groupe BGFI Bank. « Aujourd’hui, nous annonçons que nous sommes disposés de tenir de manière forte l’économie du Congo », a-t-il clamé, avant d’ajouter que la volonté des banques africaines à soutenir les économies du continent est une marque de confiance que ces banques ont désormais vis-à-vis des Etats.

Il est évident que la présence du groupe des banques créancières au Congo constitue un atout considérable pour l’économie congolaise.

Wilfrid LAWILLA / Brazzaville

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MPP : Les membres du Bureau exécutif national

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Le président Simon Compaoré, entouré de membres du nouveau Bureau exécutif national du MPP

Voici la composition du Bureau exécutif national du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) issu du troisième congrès ordinaire tenu les 6 et 7 mars 2020 à Ouagadougou.

Le président Simon Compaoré, entouré de membres du nouveau Bureau exécutif national du MPP

Simon Compaoré, après avoir assuré plusieurs années l’intérim, prend officiellement la présidence du parti, appuyé par 4 vice-présidents dans un BEN fort de 78 membres.

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8 mars : Le travail non rémunéré des femmes au menu d’un panel

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Les conférenciers de l'Institut Free Afrik

Un panel a été organisé par l’Institut Free Afrique ce 5 mars 2020 à Ouagadougou avec pour objectif d’échanger sur le travail non rémunéré des femmes au Burkina Faso.

Les conférenciers de l’Institut Free Afrik

C’est à l’orée du 08 mars que l’Institut Free Afrique a organisé un panel avec comme thème « le travail non rémunéré et condition de la femme au Burkina » sous la modération du Dr Rasabalaga Ouédraogo.  C’était ce 5 mars 2020 à Ouagadougou en présence des hommes de média.

Selon Dr Barbara Ky, économiste et directrice du genre à UEMOA, la contribution réelle des femmes à l’économie n’est pas visible c’est-à-dire que cela n’est pas pris en compte dans le PIB (faire la cuisine, le ménage est exclu du PIB .

«Nous ne vivons pas en dessous de 2 dollars par jour»

«Et si le travail non rémunéré appauvrissait les femmes», s’interroge-t-elle en ajoutant qu’il n’est pas vrai d’affirmer que « nous vivons en dessous de 2 dollars par jour parce qu’il y a des productions qui n’ont pas été comptabilisées qui viennent élargir nos assiettes de consommation.

Pour Dr Ky, la question du genre a du mal à pénétrer la prospective macroéconomique parce que la production des femmes n’est pas prise en compte alors qu’elle devrait intervenir aussi dans les agrégats.

Pour ce faire, elle appelle à la quantification du travail non rémunéré et sa prise en compte dans les politiques publiques. En concluant son sermon, elle a tenu à préciser que lorsqu’on parle du travail non rémunéré, on ne revendique pas une rémunération.

Thomas Sankara, précurseur de l’approche genre et développement

«Pendant que Doudou joue au ballon, Fatou se tape le ménage et la lessive », note  Mariamé Ouattara, ex chargée de mission du CES. Pour elle, le travail non rémunéré est source d’inégalité monétaire, d’inégalité de conditions de vie, d’inégalité de capacités, d’inégalité sociale, d’inégalité politique et éthique et, cela complique la condition de la femme.

Selon elle, le président feu Thomas Sankara est un précurseur de l’approche genre et développement qui a été adopté en 1985 en Nairobi.

Hioua Eric Bassolé

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Débat sur l’IUTS : L’analyse en 3 points de l’APMP

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Le coordonnateur de l'APMP Clément P. Sawadogo (milieu)

Constatant une rupture du dialogue gouvernement-syndicats suite à l’élargissement l’Impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS) sur les primes et indemnités des agents publics de l’Etat ; l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) apporte au débat cet éclairage, cette analyse bâtie en 3 points. Plus de détails dans la Déclaration.

Le coordonnateur de l’APMP Clément P. Sawadogo (milieu)

«DECLARATION DE L’ALLIANCE DES PARTIS ET FORMATIONS POLITIQUES DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE- APMP –

Peuple du Burkina Faso,

Depuis l’accession à la magistrature suprême de Son Excellence Roch Marc Christian KABORE, le dialogue avec les partenaires sociaux constitue la cheville ouvrière de l’apaisement du climat social pour la mise en œuvre réussie du programme pour lequel la majorité des Burkinabé lui a accordé sa confiance. C’est ainsi que dans le cadre de la recherche d’une justice sociale et d’une équité dans le traitement de tous les Burkinabé, le gouvernement depuis 2016, est en concertation avec les organisations syndicales et corporatistes sur plusieurs points dont les revendications salariales sectorielles, la remise à plat des rémunérations des agents du secteur public et la question relative à l’application de l’Impôt Unique sur les Traitements et Salaires (IUTS) sur les primes et indemnités des agents publics de l’Etat.

Malgré le contexte socioéconomique et financier difficile, le gouvernement a répondu favorablement à plusieurs revendications des organisations syndicales et corporatistes parmi lesquelles :

  • la liquidation et le paiement des incidences financières de la loi 081 relative à la fonction publique adoptée et votée en 2015 ;
  • la revalorisation de la rémunération des personnels de la justice, des personnels de l’éducation, des personnels des forces de défense et de sécurité, etc. ;
  • l’octroi de primes de motivation et de rendement pour certaines catégories d’agents publics ;
  • l’octroi d’indemnités de plusieurs natures, etc.

Mais force est de constater que depuis le début de cette année 2020 et plus précisément depuis le conseil des ministres du 19 février 2020 où le décret consacrant l’élargissement effectif de l’IUTS sur les primes et indemnités des agents de la fonction publique a été pris et son application pour fin février 2020, une tension sociopolitique est perceptible sur l’échiquier politique national, susceptible démettre à mal la bonne marche de l’administration publique et de compromettre davantage la paix et la cohésion sociale.

 

L’Alliance des Partis et formations politiques de la Majorité Présidentielle (APMP), constate avec beaucoup de regret et de désolation, que le dialogue entre le gouvernement et les organisations syndicales semble être rompu sur les multiples questions dont l’application de l’IUTS et semble se déporter dans les rues des différentes villes du pays par des perturbations dans la livraison de services publics aux populations et d’autres manifestations suscitées par des organisations syndicales.

Face à cette situation, et afin de permettre une meilleure compréhension des choses par les travailleurs du secteur public, l’APMP voudrait apporter son analyse sur trois aspects de la question de l’IUTS : l’historique de l’institution de l’IUTS en Haute Volta, aujourd’hui Burkina Faso, l’équité fiscale et le devoir patriotique.

 

  • De l’historique de l’institution de l’IUTS en Haute Volta, aujourd’hui Burkina Faso :

Suite au soulèvement populaire des Voltaïques du 03 janvier 1966qui a donné suite à un pouvoir qui devrait faire face à une crise financière très aiguë et un bouillonnement social permanent, seul un sursaut patriotique national du peuple dans son ensemble, devait en être l’ultime solution.

C’est fort de cela que le Général Marc Garango a été appelé au ministère des finances, d’où il trouva « la potion magique » parmi plusieurs réformes notamment l’institution de l’IUTS en 1970.

Les braves travailleurs du public comme du privé acceptèrent alors de consentir à ce sacrifice en payant cet impôt sur leur salaire de base pour sauver la Nation. Cet impôt sera par la suite étendu aux primes et indemnités des travailleurs dans le secteur privé en 1978.

Aussi, l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, la résistance héroïque à la tentative de coup d’Etat de septembre 2015 ont fini de prouver une fois de plus la vaillance du peuple Burkinabè et son sens du devoir face aux grandes décisions de l’histoire. C’est pourquoi, la fronde sociale qui s’est installée immédiatement après l’accession au pouvoir du Président Roch Marc Christian Kabore, a été perçue comme l’expression d’une injustice sociale et un besoin de rétablir l’équité entre les filles et fils du pays, de combattre les inégalités en procédant à une juste répartition des fruits de la croissance. Toute chose qui justifie que malgré l’état peu reluisant de la situation économique nationale trouvée à sa prise de fonction, il a tenu à respecter les engagements pris par ses prédécesseurs vis-à-vis des partenaires sociaux et a œuvré au travers des différentes négociations syndicales à relever les traitements salariaux pour la quasi-totalité des fonctionnaires de façon substantielle.

Cependant l’arbre ne doit pas cacher la forêt. La menace terroriste, à laquelle le pays fait face depuis le 15 janvier 2016, avec pour risque l’occupation de son territoire et la désarticulation de son administration, a contribué à creuser et augmenter davantage les charges de l’Etat. Cela appelle plus que jamais à un sursaut patriotique national d’où l’appel du Chef de l’Etat à l’engagement citoyen par le volontariat, avec pour corollaire des efforts de guerre de toute nature et de toutes parts.

Compte tenu de tout ce qui précède et dans le souci de l’égalité de tous les Burkinabé, consacrée par notre loi fondamentale dans son article1er: « Tous les Burkinabé naissent libres et égaux en droits… Les discriminations de toutes sortes, notamment celles fondées sur la race, l’ethnie, la région, la couleur, le sexe, la langue, la religion, la caste, les opinions politiques, la fortune et la naissance, sont prohibées », et de pouvoir disposer de ressources conséquentes pour faire face aux multiples défis et menaces qui se présentent, le gouvernement a initié plusieurs réformes et a entrepris également des échanges avec les partenaires sociaux pour l’élargissement de l’IUTS aux primes et indemnités des fonctionnaires, comme il en est au privé, tout en proposant des mécanismes de progressivité et de souplesse.

Malgré tout cela, il en souviendra au peuple que certains syndicats en 2019 quitteront même la table de négociation conduite par le Premier Ministre.

Cela explique à souhait l’appel à la va-t’en guerre de ces syndicats après l’application de cet élargissement de l’IUTS en fin février 2020.

Si l’APMP convient avec un des leaders syndicaux que « que seuls les fils maudits ne peuvent conserver les acquis des pères », elle constate paradoxalement l’attitude des mêmes leaders et de certains fonctionnaires qui, en refusant le moindre sacrifice, se réfugient dans un égoïsme destructeur et aux antipodes des valeurs de bravoure de nos ancêtres pendant que la Nation subit de graves menaces, avec une crise humanitaire accrue par le mouvement des populations.

 

  • De la question de l’équité fiscale dans l’application de l’IUTSsur les primes et indemnités des agents publics de l’Etat :

Comme décrit ci-dessus, le secteur privé s’acquittait de cet impôt depuis 1978, ce qui lui permet d’apporter de nos jours une contribution globale au titre de l’IUTS de plus de 78 milliards au budget de l’Etat (année 2018) contre environ 23 milliards pour le secteur public. Il est donc incongru d’imaginer que des bénéficiaires des efforts d’autres contribuables burkinabé, opposent un refus catégorique à la contribution de l’effort de sortie de crise de la Nation et appellent même à la suppression de cette contribution au niveau du secteur privé qui est déjà salvatrice pour le pays.

Mais que dire de l’impact direct de cette nouvelle ponction sur les fonctionnaires ?

Il nous revient qu’environ 94% des fonctionnaires verraient leur impôt augmenter de 0F à 10 000FCFA et seulement 6% connaitront une hausse de leurs impôts de 10 001F à 50 000FCFA, du fait de la progressivité et de l’assouplissement voulus par le Chef de l’Etat, alors même que le niveau actuel des primes et indemnités atteint pour certaines catégories 600 000FCFA par mois.

Pour ce faire, chaque agent public contribue à la hauteur du niveau de ses primes et indemnités. Ainsi, plus les primes et indemnités sont élevées, plus est élevé le montant prélevé sans pour autant dépasser 50 000FCFA.

En outre, l’élargissement de l’IUTS aux primes et indemnités des agents de la fonction publique de l’Etat vient ainsi corriger une injustice entre travailleurs du public et du privé et ce, conformément à l’article 1 de notre loi fondamentale.

L’APMP voudrait aussi rappeler à souhait que cette nouvelle disposition a été consacrée par une loi votée à l’Assemblée nationale sans opposition. S’acquitter de cet impôt relève donc du strict respect de notre constitution qui stipule en son article 17 que : « le devoir de s’acquitter de ses obligations fiscales conformément à la loi, s’impose à chacun ».

 

  • Du devoir patriotique dans l’application de l’IUTS dans ce contexte de contribution aux crises sécuritaire et humanitaire :

L’application de cet impôt sonne comme un appel au patriotisme pour venir au secours de la Nation. Aussi, au regard de l’impact direct sur notre économie et pendant que certains s’enrôlent au prix de leur vie pour défendre la Nation sur le théâtre des opérations, les autres ont le devoir d’apporter de leurs ressources pour accompagner cet élan.

 

Peuple du Burkina Faso,

Face à cette situation, l’APMP, soucieuse d’un climat social apaisé et d’un environnement de travail propice aux actions de développement, en appelle au devoir de patriotisme de chacun pour répondre à l’appel de la Patrie.

A tous les agents publics de l’Etat, l’APMP, en appelle à la retenue et à un dialogue constructif exempt de préalable assourdissant afin de préserver la paix et la cohésion nationale. Elle les appelle par conséquent à abandonner toutes formes de manifestations préjudiciables, en particulier les débrayages sauvages et autres mouvements d’humeur non conformes à la légalité et qui sont de nature à perturber ou à paralyser les services publics à un moment où la nation toute entière porte un regard anxieux sur le front sécuritaire.

A l’endroit du Gouvernement, l’APMP l’encourage inlassablement :

– à poursuivre sa politique de concertation et de dialogue avec les partenaires sociaux et l’exhorte davantage à une meilleure communication en matière de redevabilité vis-à-vis du Peuple ;

– à continuer ses réformes tendant à une plus grande maitrise des charges de l’Etat et à accentuer la lutte contre l’impunité et la corruption tant au niveau central que déconcentré ;

– à renforcer ses efforts d’accompagnement de nos Forces de Défenses et de Sécurité (FDS), et dans l’assistance aux multiples déplacés du fait des attaques terroristes de tous genres.

L’APMP, tout en réaffirmant son soutien au Président du Faso et à son gouvernement, appelle l’ensemble des Burkinabé à s’inscrire dans la dynamique de l’apaisement du climat sociopolitique et d’une trêve sociale, gage de stabilité et de développement économique et social, pour le grand bonheur des populations burkinabé.

Vive le Peuple Burkinabé et que Dieu bénisse le Burkina Faso !

Ouagadougou, le 03 mars 2020

 

Pour l’APMP,

Le Coordonnateur

 

Clément P. SAWADOGO»

Nord-Burkina : 3 soldats passent l’arme à gauche

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Encore des pertes dans les rangs l’armée burkinabè. Après le passage de leur véhicule sur un engin explosif improvisé sur l’axe Banh-Koumbori dans la région du Nord, 3 soldats burkinabè ont été tués ce mardi 3 mars 2020, rapporte notre confrère de Burkina 24.

Après les 10 policiers tués la semaine dernière dans le commissariat de Sebba dans le Sahel, on apprend que 3 soldats burkinabè ont également passé l’arme à gauche  ce mardi dans le nord du pays. «Trois militaires burkinabè ont été tués après le passage de leur véhicule sur un engin explosif improvisé sur l’axe Banh-Koumbori dans la région du Nord», a rapporté Burkina 24.

Burkina Demain

3e édition de la foire Burkin’Daaga : Les préparatifs vont bon train !

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Les conférence face à la presse

La troisième édition de la foire ‹‹Consommons burkinabé ››, ‹‹ Burkin’Daaga ›› ( en langue locale) se tiendra du 23 au 29 mars 2020. Pour en parler, le comité d’organisation était face à la presse ce mardi 3 mars 2020 à Ouagadougou.

Les conférence face à la presse

Le comité d’organisation de l’édition 2020 de la Foire ‹‹consommons burkinabé ››, ‹‹ Burkin’Daaga ›› ( en langue locale) était face à la presse ce matin. Il tient à informer les Burkinabé que l’édition de cette année se déroulera du 23 au 29 Mars sur le site du siège du FESPACO et aura pour thème ‹‹ Process, innovations et transferts technologiques ; quelles stratégies nationales pour intégrer les chaines de valeurs régionales et internationales››.

Activités au programme

L’événement sera marqué par une exposition/vente, des animations musicales, une formation, des panel-débats, des dégustations de mets lacaux, des projections cinématographiques.

Le Burkin’Daaga est destiné uniquement aux produits burkinabé issus des secteurs de l’agroalimentaire, l’artisanat, l’industrie, etc. L’association a donc pour but de valoriser la production locale et en favoriser l’accession. Selon Abdoul Kader KONDOMBO, président du comité, les Burkinabé s’intéressent de plus en plus aux produits locaux et prend pour exemple la Foire qui, à ses débuts était à 80 exposants et s’évalue autour de 150 exposants aujourd’hui.

Assurances par rapport à la sécurité

Il tient aussi à rassurer la population notamment sur le sujet de la sécurité. Des dispositions sont prises, à l’instar de l’année dernière, avec le soutien de la police et de la brigade des sapeurs-pompiers pour le bon déroulement de cet événement.

Le budget alloué pour les différentes activités s’estime autour de 38.000.000F CFA, à en croire le comité. Pour rappel, les inscriptions pour obtenir les stands ont commencé le 14 février et prendront fin le 20 mars.

Les organisateurs invitent tous les Burkinabé à se rendre sur le site du FESPACO à partir du 23 mars pour découvrir ce dont leurs frères et sœurs sont capables.

Aziz Yoda

Burkina Demain

CEA : La Sénégalaise  Ngone Diop nouvelle directrice du Bureau ouest-africain

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Mme Ngone Diop est la nouvelle Directrice du Bureau Sous régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique

Madame Ngone Diop  est la nouvelle Directrice du Bureau Sous régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique, base à Niamey, au Niger. Biographie.

Mme Ngone Diop est la nouvelle Directrice du Bureau Sous régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique

De nationalité sénégalaise, Madame Diop est économiste et experte en matière de genre, et de dividende démographique, et de lutte contre la pauvreté. Elle a une expérience de plus de 20 ans dans le domaine de la croissance économique, de lutte contre la pauvreté, de politiques de développement et de promotion de l’égalité des genres, en Afrique et globalement.

Avant d’occuper ce poste, Mme Diop était la Cheffe de la Section de l’égalité des Genres et de l’Autonomisation des Femmes à la CEA, au cours de laquelle elle a dirigé la formulation et la mise en œuvre d’outils innovants, de recherches politiques et de services de conseil axés sur les résultats, au profit des États Membres africains.

Avant de joindre la CEA, Mme Diop a été Conseillère du Département pour le développement international du Gouvernement britannique (DFID) auprès du gouvernement du Rwanda où, après le génocide, elle a dirigé la conceptualisation et la mise en œuvre effective de politiques et de programmes de transformation pour la reconstruction socio-économique du Rwanda, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, considérés par le gouvernement comme une contribution majeure au processus de transformation du Rwanda, notamment en matière d’égalité des genres.

Précédemment, alors qu’elle dirigeait les travaux sur la pauvreté, la croissance et les objectifs du Millénaire pour le développement au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à New York, Mme Diop a été la maîtresse d’œuvre de travaux novateurs sur la croissance économique, le développement, l’égalité des genres, dont les composantes d’appui technique et de renforcement des capacités ont bénéficié 56 pays, en majorité africains.

Mme Diop fut Economiste au Bureau Sous régional pour l’Afrique de la CEA, à Niamey, Niger ; Conseillère Technique Régionale pour le Programme des finances publiques et à la budgétisation sensible au genre pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de la Banque mondiale.

Elle a également occupé d’autres postes clés, notamment celui de chercheuse au Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA) et de chargée de cours en économie à l’Institut d’économie et de gestion de Dakar, au Sénégal.

Ses publications incluent sa contribution à différents ouvrages y compris, sur la budgétisation sensible au genre et les finances publiques publié par le Commonwealth, sur le thème « Gender Budgeting Makes more cents du Centre de recherche pour le développement international (CRDI), Women and Land in Africa sur la plateforme internet ZED, sur la culture, les droits et réalisation des droits des femmes , et un livre sur la justice en matière de genre (à paraître en avril 2020), entre autres.

Mme Diop fut Vice-Présidente d’Akina Mama Wa Africa (AWwA) et membre du conseil d’administration de l’Agence de coopération et de recherche pour le développement (ACORD). Ses réseaux professionnels incluent le Réseau des Economistes Féministes ; Leagues des Femmes ; le Groupe de Travail des Bailleurs de Fonds sur la Mutilation Génitale Féminine.

Madame Diop a obtenu son Masters en Economie e le Diplôme d’Etude Approfondie (DEA) en analyse économique, à l’Université d’Aix Marseille III, en France.

Source : Bureau sous- régional Afrique de l’Ouest de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique