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Crise libyenne : L’UA a adopté sa Feuille de Route à Brazza

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Le Comité de haut niveau de l’Union africaine (UA) sur la Libye a tenu sa 8ème réunion au niveau des chefs d’État et de Gouvernement, à Brazzaville, en République du Congo, le 30 Janvier 2020 pour étudier l’évolution de la situation en Libye.

Les acteurs de la 8ème réunion au niveau des chefs d’État et de Gouvernement de l’UA à Brazzaville

La réunion de 24 heures a été convoquée à l’initiative du Président du haut Comité, Denis Sassou N’Guesso, Président de la République du Congo. Au terme de cette rencontre, un communiqué a été rendu public, lu par Jean Claude Gakosso, ministre congolais des affaires étrangères.

Les membres du Comité ont rappelé la décision de la 32ème session ordinaire de la Conférence de l’Union Africaine tenue à Addis-Abeba, les 10 et 11 février 2019, soulignant le rôle clé des libyens eux-mêmes dans la recherche d’une solution durable au conflit et la nécessité qui leur incombe de s’approprier du processus pour mettre fin à la crise.

Rejet de l’option militaire

En outre, le Comité a rappelé la décision de la 883ème réunion du CPS, tenue le 27 septembre 2019 au niveau ministériel, qui rejette l’option militaire et se prononce clairement en faveur d’une solution politique négociée.

Les membres du Comité ont exprimé leur profonde préoccupation au sujet de la détérioration de la situation sécuritaire, humanitaire et économique en Libye, rendant les conditions de vie des populations de plus en plus difficiles. Cette situation en Libye nourrit les réseaux terroristes, criminels et autres trafiquants d’êtres humains qui déstabilisent plusieurs pays de la sous-région.

Le Comité a salué les conclusions de la réunion de Berlin et s’est félicité des conclusions de la réunion de coordination des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye, tenue à Alger le 23 janvier 2020.

Ferme attachement à l’intégrité territoriale

Le Comité a réaffirmé sa solidarité avec le peuple libyen, son ferme attachement à l’intégrité territoriale du pays, à son unité nationale et à son indépendance. A cet égard, le comité a pris note de l’offre de l’Algérie en vue de rapprocher les différentes vues et de promouvoir le retour aux négociations et ce conformément aux décisions antérieures de l’Union Africaine sur la réconciliation en Libye. Le Comité s’est engagé en faveur du dialogue politique libyen en rappelant l’urgence d’un dialogue inclusif réunissant toutes les parties libyennes pour promouvoir la cessation du conflit et la recherche d’une solution libyenne à la crise, prenant en considération les intérêts supérieurs du peuple libyen.

Le Comité a renouvelé son appel à tous les acteurs extérieurs pour qu’ils cessent immédiatement toute ingérence dans les affaires intérieures de la Libye notamment la livraison d’armes et le recrutement de mercenaires, qui exacerbent la crise avec des conséquences sur la vie des biens et des personnes et qui menacent les intérêts fondamentaux du peuple libyen et ses aspirations légitimes à la liberté, à la paix, à la démocratie et au développement.

Condamnation des activités terroristes

Le Comité a condamné énergiquement les activités terroristes, l’emploi des combattants étrangers et le recours au mercenariat, ainsi que toute facilitation de transit, de transport ou de recrutement illégaux, constituant des violations graves conformément à la Convention de l’OUA sur l’Elimination du Mercenariat en Afrique du 03 juillet 1977.

Le Comité a rappelé que les installations portuaires et aéroportuaire civiles doivent être mises au service des citoyens libyens et placées en dehors de toute activité militaire mettant en péril la vie des civils ou les empêchant de bénéficier des services de ces installations.

Le Comité a décidé de préparer et de tenir la Conférence inter-libyenne de Réconciliation conformément aux décisions pertinentes de l’Union Africaine, en concertation avec les pays voisins et les Nations Unies.

Commission Préparatoire Inclusive

Dans cet ordre d’idées, le Comité a décidé de créer une Commission Préparatoire Inclusive de ladite conférence. Celle-ci doit être ouverte au Gouvernement d’Union Nationale, à l’Armée Nationale Libyenne, aux autres forces politiques et sociales nationales qui ne font pas partie des deux acteurs mentionnés.

En outre, le Comité a adopté une Feuille de Route fixant les principales étapes de ce processus. Cette feuille de route fixe la composition de la Commission préparatoire du forum, le calendrier de ses réunions, et statue sur les ressources humaines et financières requises pour le succès de sa mission.

L’Algérie s’est proposée la tenue du forum de réconciliation inter-libyen.

Wilfrid Lawilla/ Brazzaville

Burkina Demain

SICOT 2020 : La filière coton en marche  vers l’industrialisation

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Visite des stands par les officiels

La deuxième édition du Salon international du coton et du textile (SICOT) se tient du 30 au 31 janvier 2020 sous le thème : « production et transformation du coton : moteurs d’industrialisation et de croissance économique pour les Etats africains ». La cérémonie d’ouverture est intervenue ce jeudi 30 janvier 2020 à Koudougou, sous le patronage de Roch Marc Christian Kaboré, Président du Faso, le parrainage de Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement. L’évènement a réuni les professionnels du coton et du textile de plusieurs pays dont la Turquie, pays invité d’honneur.

Des officiels à l’ouverture du SICOT 2020 ce jeudi 30 janvier à Koudougou

Mettre en valeur le secteur du coton africain et de faire du Burkina Faso, le carrefour africain où les grandes préoccupations des acteurs de toute la chaine de valeur du coton et du textile seront périodiquement discutées afin de faire du secteur du coton, un véritable moteur de d’industrialisation et de développement économique des Etats africains. C’est l’objectif poursuivi par le Burkina Faso en organisant le Salon international du coton et du textile (SICOT).

Le président du Faso,Roch Marc Christian Kaboré, se prêtant aux questions de la presse

Pour ce faire, cette deuxième édition se propose de réfléchir sur le thème : production et transformation du coton : moteurs d’industrialisation et de croissance économique pour les Etats africains », toutes chose qui devra permettre de répondre aux nombreuses problématiques, de production et surtout de transformation industrielle de « l’Or blanc » au Burkina Faso et en Afrique en générale.

Elle sera ponctuée par la conférence inaugurale, des rencontres d’affaire B2B et G2B, des expositions de produits et services en rapport avec le coton, la Nuit du SICOT et bien d’autres activités socioculturelles qui font découvrir toutes les facettes de la chaine de coton telles la rue marchande, les défilés de mode.

Visite des stands par les officiels

Les innovations majeurs de cette deuxième édition sont le redimensionnement des panel pour permettre aux experts et aux participants d’avoir plus de temps d’échanges, le développement d’une plateforme Web d’inscription, l’allongement de la durée de l’exposition-vente à la place de la nation sur demande des exposants, la tenue de la 7ème réunion ministérielle des pays qui ont porté l’Initiative sectorielle en faveur du coton ou C4 et bien entendu, l’inauguration de l’usine d’égrainage du coton biologique dont la pose de la première pierre est intervenue le 27 septembre 2018.

Des participants venus d’horizons divers

Cette usine, construite sur une superficie de 1 hectare pour un coût global d’environ 4 milliards devra créer 100 emplois directes et huit cent emplois indirects qui vont du transport, la production et du coton bio. Ainsi, elle participe à la lutte contre le chômage des jeunes et des femmes à Koudougou et au Burkina Faso, en attendant la réouverture de l’Usine Faso Fani dont le dossier est très avancé qui pourrait aboutir d’ici mars 2020.

Ils sont près de 1600 inscrit sur la plateforme, 41 panélistes, 46 exposants professionnels, 160 exposants à la place de la nation, 810 rendez-vous d’affaires programmés, 237 journalistes de 83 organe de presse accrédités, les ingrédients sont donc réunis pour le bon déroulement SICOT 2020.

Séance d’explication du ministre burkinabè du commerce Harouna Kaboré se

Pour le pays invité d’honneur, la présence d’importants acteurs turcs du coton et du textile, témoigne de leur volonté de contribuer aux différents domaines de réflexions lors des panels mais également avec la tenue des B2B. aussi, ont-ils souhaité que cette édition soit une véritable occasion de débats et d’échange mais aussi et surtout une opportunité pour consolider l’engagement, déjà pris en septembre 2018, par l’ensemble des acteurs du coton africain et Burkinabè à changer de paradigme pur emprunter désormais la voie de la transformation par une meilleures maitrise des différentes chaines de valeur du coton car l’émergence d’un secteur industriel local voire régional est une des voies efficaces pour combattre les inégalités et l’exclusion sociale dans le cadre de ka redistribution des fruits de la croissance et des richesses par la création d’emplois pour les jeunes.

Ousmane Kaboré, Koudougou                    

Burkina Demain

SPI 2020 : Plus de 500 participants attendus à Ouaga

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Le présidium de la conférence

A l’occasion de la deuxième édition du Salon panafricain de l’immobilier (SPI) qui va se tenir du 20 au 22 février 2020 dans la capitale burkinabè, le comité d’organisation de l’évènement a animé un point de presse, ce mercredi 30 janvier 2020 à Ouagadougou.

Le présidium de la conférence de la presse

Le comité d’organisation du Salon panafricain de l’immobilier s’est entretenu cet après-midi avec les journalistes, sur les activités qui vont constituer l’évènement proprement dit. Ce salon panafricain se veut un cadre d’échange entre les acteurs du secteur de l’immobilier, une opportunité d’affaires et d’investissement et une occasion pour les populations de découvrir le rôle des professionnels de l’immobilier ainsi que les différentes prestations et produits qu’ils proposent.

A en croire le président du comité d’organisation Boubacar Compaoré, cette initiative répond à un besoin de faire connaitre et de valoriser l’activité immobilière en Afrique en général et au Burkina Faso en particulier. En plus, indique-t-il, elle va permettre d’informer et de sensibiliser les acteurs et le public sur la législation immobilière et foncière, dans l’optique de créer un grand marché immobilier régulé et régulière au profit des acteurs et du public.

Dans l’intervalle du 20 au 22 février, sont prévus des débats télévisés autour de la problématique du logement, des expositions- ventes de produits et de services, des panels et des conférences, des rencontres d’affaires, de visites de sites, des remises de prix à certains acteurs, etc. Plus de 500 participants selon le président du comité d’organisation sont attendus à ce salon. Parmi ces acteurs, il est important de citer ceux qui viendront du Sénégal, du Maroc, de la Tunisie, des Emirats Arabes Unis et de la Côte d’Ivoire.

Cette importante rencontre de l’immobilier de cette année 2020 est une occasion pour certains acteurs du domaine d’identifier et de choisir les meilleurs acteurs de l’immobilier qu’ils vont rencontrer en leurs proposant de bons produits et de services en toute légalité, a laissé entendre monsieur Compaoré, avant d’ajouter que les différentes thématiques qui seront abordées ce jour contribueront à un meilleur respect des lois et règlementations régissant l’activité immobilière au Burkina Faso. Pour que tout se passe comme prévu, environ 69 millions FCFA en termes de budget prévisionnel a été mobilisé pour l’organisation de l’évènement. Il est placé sous le thème : « Réunir les acteurs de l’immobilier pour une facilitation de l’accès aux logements ».

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Formation : Le noble combat du DG Abdoulaye Guiendé à «Univers One»

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Abdoulaye Guiendé, directeur général de Univers One, s'est engagé pour l'accès de tous à la formation

La population burkinabè, jeune soit-elle, a plus que jamais besoin de formation et de sensibilisation pour ce qui est de la prise de son destin en main. Il est inutile de nos jours de compter sur la fonction publique ou sur une aide de la part de l’Etat. Pour amener les gens à s’y investir, «Univers One» en a fait son cheval de bataille. Des objectifs de cette entreprise innovante, des actions déjà menées sur le territoire national en 2O19,  le  directeur général Abdoulaye Guiendé nous en parle. Entretien exclusif.

Abdoulaye Guiendé, directeur général de Univers One, s’est engagé pour l’accès de tous à la formation

Burkina Demain : Pourquoi avez-vous décidé de vous intéresser à la formation, la sensibilisation des populations ?

Abdoulaye Guiendé : c’est pour changer les mentalités des gens et combler le vide que l’Etat n’arrive pas à faire que nous avons décidé de former les uns et les autres. En effet, pour certains Burkinabè tout doit venir de l’Etat. Or, le rôle premier de l’Etat c’est de former la population en termes d’instruction scolaire de base. Ensuite, il revient à cette population de se prendre en charge à travers les formations professionnelles, et c’est ce que nous tentons de faire. Lorsque nous sommes arrivés à l’Est du pays, nous avons constaté que les ONG passaient leur temps à former mais les formations qu’elles faisaient ne servaient à grand-chose parce qu’elles ne répondaient pas aux besoins et aux attentes des gens. Aussi, on a remarqué qu’à chaque formation, l’on remettait un bénéfice aux participants et nombres étaient ceux qui participaient juste pour avoir de l’argent en fin de formation. Du coup, ils ne suivaient absolument rien. Pourtant il faut une formation en fonction des besoins des habitants des différentes localités. C’est pour cela nous avons opté la formation en élevage. Lorsque nous nous sommes arrivés, nous avons fait savoir aux gens que lorsqu’on contribue pour la formation, on la prend plus au sérieux. Mais tout a bien marché dans les localités comme Gayéri, Bindé, etc.

En plus des formations, intervenez-vous aussi  d’autres domaines d’activités ?

Nous avons pour objectif premier le monde rural. Nous accompagnons aussi les collectivités territoriales à travers des conseils pour ce qui est de la gestion des projets et programmes, notamment les questions de l’eau, de l’hygiène, de l’assainissement et la santé publique. Nous apportons également des formations conséquentes, dans la gestion administrative du personnel et dans le renforcement des capacités opérationnelles des structures ainsi que le secteur privé en fonction du besoin du moment.

Justement, avez-vous des financements quelque part ?

Nos financements viennent d’abord de nous-mêmes et ensuite de nos partenaires. Nous travaillons seulement avec des gens qui ont confiance en nous. Ce n’est pas forcément avec de l’argent qu’on cherche de l’argent, c’est plutôt avec les compétences et les relations qu’on peut se faire une place au soleil. Il faut donc s’entourer des gens bien.

Plus de 500 citoyens formés en 2019

Quel bilan faites-vous déjà à ce jour des activités  menées en 2019 ?

En 2019, nous avons plus misé sur la formation et surtout la formation agro-sylvo- pastorale notamment dans les régions de l’Est, du Centre Sud et du Centre. En plus de cela, «Univers One » a également apporté un appui technique aux personnels des collectivités territoriales (les mairies) en termes de renforcement des capacités, d’organisation. Nous leur avons aidé aussi à élaborer des stratégies de développement. Nous avons eu à former 500 personnes en 2019 et nous comptons former 5000 en  2020, à travers le pays. Nous estimons que nous pouvons aller au-delà de tout cela  même si certaines situations ne facilitent pas la tâche. Nous lançons un appel à tous ceux qui croient en la jeunesse de lui créer de l’emploi car, l’Etat à lui seul ne pouvant pas tout faire. Par conséquent, le temps de la mendicité doit être révolu.  Pour ce faire, l’entreprise en question compte greffer d’autres volets au volet formation-sensibilisation, dans le but de contribuer à la réduction considérable de la pauvreté au Burkina Faso.

Interview réalisée par Nicolas Bazié

Burkina Demain

Burkina : Djibril Bassolé enfin évacué en France !

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La question de l'évacuation de Djibril Bassolé relève d'un geste humanitaire, selon le Pr Batieno

Selon des sources concordantes, Djibril Bassolé (62 ans), ex-chef de la diplomatie burkinabè, a été enfin autorisé à quitter le territoire burkinabè pour se rendre en France pour des soins. Il a décollé de Ouagadougou pour Paris dans la soirée de ce mardi 28 janvier 2020.

Souffrant de cancer, Djibril Bassolé, ex-chef de la diplomatie burkinabè, a été évacué à Paris ce mardi 28 janvier 2020

C’est assurément le soulagement pour les membres de sa famille et ses nombreux soutiens, avec l’annonce de son évacuation en France ce mardi 28 janvier 2020. Il s’agit de Djibril Bassolé, ex-chef de la diplomatie burkinabè, en attente d’évacuation sanitaire vers la France  depuis plusieurs mois.

«Son avion a quitté Ouagadougou mardi 28 janvier au soir. Très affaibli par un cancer, l’ancien ministre burkinabè des Affaires étrangères, condamné à dix ans de prison ferme pour le putsch manqué de 2015, a été autorisé à quitter le Burkina Faso pour venir se soigner à Paris, et ce en échange d’une caution de 30 millions de francs CFA, soit près de 46 000 euros», a détaillé Radio France Internationale.

L’image  très affaiblie du Général Bassolé publiée la semaine dernière sur les réseaux sociaux alors qu’il venait d’être transféré au centre hospitalier universitaire de Tingandogo, avait ému plus d’un et suscité un grand élan de solidarité à son égard. Aujourd’hui avec son évacuation effective, des proches ne cachent pas leurs sentiments.

«Je voudrais traduire ma RECONNAISSANCE aux plus Hautes autorités du Burkina Faso pour avoir permis l’évacuation de notre oncle, le Général Djibrill Yipènè BASSOLE. Toute notre RECONNAISSANCE à toutes les voix qui se sont élevées pour souhaiter son évacuation. C’est simplement ce que nous demandions. Le reste dépend de Dieu», s’est félicité Simon, Céphas Bamouni, un membre de la famille.

Burkina Demain

Silgadji : L’attaque a fait 39 morts

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Rémis Fulgance Dandjinou,ministre de la communication et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement

Selon ce communiqué du gouvernement, l’attaque de Silgadji, perpétrée samedi 25 janvier dernier dans ce village de la commune de Tongomayel, dans la province du Soum, a fait 39 morts.

Rémis Fulgance Dandjinou,ministre de la communication et des relations avec le parlement,
porte-parole du gouvernement

«Une attaque terroriste a été perpétrée dans le village de Silgadji, localité située dans la commune de Tongomayel, dans la province du Soum, le samedi 25 janvier 2020.

Les opérations de ratissage entreprises dans la zone par les Forces de Défense et de Sécurité ont permis de constater la mort de trente-neuf (39) de nos concitoyens dans cette attaque lâche et barbare.

Les Forces de Défense et de Sécurité ont apporté leur aide et leur soutien aux populations pour l’inhumation des victimes.

Le Gouvernement présente ses condoléances aux familles des victimes et à la population meurtrie de la commune de Tongomayel.

Le Gouvernement tient à réaffirmer sa détermination à créer toutes les conditions pour une sécurisation effective des habitants des villages dans les zones visées par les attaques des groupes armés terroristes.

Pour cela, il appelle les populations dans les zones de fort défi sécuritaire à éviter les rassemblements qui donnent l’occasion aux terroristes de perpétrer leurs attaques et invite tous les Burkinabè à un respect strict des consignes de sécurité et à une vigilance accrue.

Le Gouvernement est certain que malgré l’âpreté de la lutte, la victoire sera en faveur de notre Faso et cela grâce à la collaboration entre les populations et les Forces de Défense et de Sécurité et à l’engagement de tous les Burkinabè.

 

Ouagadougou, le 28 janvier 2020

 

Le Ministre de la Communication et

des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement,

 

Rémis Fulgance DANDJINOU

Officier de l’ordre national»

Vote des Burkinabè de l’extérieur : «Un échec programmé», selon Augustin Loada

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Les conférenciers du CFOP : de droite à gauche, Augustin Loada, président du MPS et Amadou Diemdioda Dicko, vice-président de l'UPC

Le Chef de file de l’opposition politique (CFOP) a tenu, ce mardi 28 janvier 2020 à Ouagadougou, un point de presse sur l’actualité nationale. La crise sécuritaire, la récente révision du code électoral par l’Assemblée nationale, l’enrôlement des Burkinabè de la diaspora sur le fichier électoral, la santé du général Djibril Bassolé et le le rapport 2019 de Transparency international sont entre autres les sujets au cœur des échanges.

Les conférenciers du CFOP : de droite à gauche, Augustin Loada, président du MPS et Amadou Diemdioda Dicko, vice-président de l’UPC

Le CFOP, par les voix du président du Mouvement patriotique pour le salut (MPS) Augustin Loada et du vice-président de l’UPC, Amadou Diemdioda Dicko, a animé un point de presse, ce mardi à son siège à Ouagadougou. Si l’on se rappelle du 15 janvier 2016, date même de la première attaque terroriste qui a frappé de grand fouet la capitale burkinabè faisant une trentaine de morts, cela fait exactement quatre ans maintenant que le Burkina Faso, est en proie aux massacres des terroristes ; sans oublier les affrontements à Yirgou et dans d’autres villages environnants qui ont fait état de 210 morts. Et c’est avec amertume que l’opposition a noté que les ennemis de la nation s’en prennent aux populations civiles en masse. Elle appelle donc le gouvernement à doter les FDS de moyens nécessaires de combats et à renforcer les renseignements, à cet effet.

Espoir d’une bonne formation des volontaires

Elle s’est par ailleurs réjouie du lancement du recrutement de 2000 militaires en espérant que ces derniers auront une bonne formation et des conditions optimales. Faut-il rappeler que la loi qui autorise ce recrutement des volontaires de la défense pour la patrie a été votée à l’unanimité lors de la première session extraordinaire de l’assemblée nationale. Concernant l’enrôlement de la diaspora sur le fichier électoral, seulement 22 858 Burkinabè de l’extérieur ont pu avoir leurs cartes d’électeur, si on en croit Augustin Loada du MPS. « C’est un échec programmé par le pouvoir en place », a-t-il dit. Selon ses explications, le MPP a posé des barrières pour empêcher un vote massif des concitoyens de la diaspora.

Le Burkina 85e dans le rapport Transparency international

Selon une publication 2019 de l’ONG Transparency international sur la corruption dans le monde, le Burkina Faso est passé de 72e rang sur 176 avec un score de 42 sur 100 en 2016, à 85e place avec un score de 40 sur 100 en 2019.

Monsieur Loada a profité appeler les acteurs de lutte contre la corruption à se mobiliser pour juguler ce phénomène qui mine le développement du pays.

Santé de Djibril Bassolé

Autre point abordé par les animateurs du jour, c’est la santé de  Djibril Bassolé qui va de mal en pis. Incarcéré depuis 2015 à la maison d’arrêt et de correction des armés, le général Bassolé a été matés par une peine de 10 ans de prison ferme, à l’issu du procès du coup d’Etat manqué contre ‘’Nana Kafando’’ le 16 septembre 2020.

Suite alors à la dégradation de son état de santé, l’opposition politique indique le président Loada s’apprêtait à une fois de plus attirer l’attention du Président du Faso et à l’institution judiciaire afin qu’ils le permettent d’aller se soigner et revenir purger le restant de sa peine et voilà qu’il vient d’obtenir un visa pour la France.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

SITA 2020 : Occasion de renforcer l’axe Malabo – Ouaga

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Chaleureux poignet de main entre le président Obiang Nguema Mbasogo (à droite) et le Premier ministre Christophe Dabiré

Arrivé jeudi à Malabo pour représenter le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré à la sixième édition du Salon International du Textile Africain (SITA), le Premier ministre Christophe Dabiré a eu l’honneur d’être reçu en audience ce vendredi 24 janvier 2020 par le chef de l’Etat équato-guinéen, Obiang Nguema Mbasogo.

Chaleureuse poignée de main entre le président Obiang Nguema Mbasogo (à droite) et le Premier ministre Christophe Dabiré

«Son Excellence Monsieur Obiang Nguema Mbasogo m’a fait l’honneur de me recevoir ce vendredi 24 janvier 2020. Je suis allé lui transmettre les salutations fraternelles de son homologue et frère, le Président du Faso Son Excellence Roch Marc Christian Kaboré. J’ai saisi cette occasion pour lui traduire toute notre reconnaissance, pour avoir accepté et facilité la tenue de la sixième édition du SITA en Guinée Équatoriale». Ce sont là des propos du Premier ministre Christophe Dabiré à l’issue d’une rencontre avec le président de la Guinée équatoriale, Obiang Nguema Mbasogo,  ce jour 24 janvier.

«Cela traduit l’excellence des relations entre nos deux pays», a-t-il ajouté. Christophe Dabiré qui séjourne à Malabo depuis jeudi dans le cadre de la sixième édition du Salon international du textile africain (SITA), est l’un des plus hauts responsables politiques burkinabè à s’y rendre. Il vient représenter le président Roch Marc Kaboré pour raison de deuil national suite au récent massacre de 36 citoyens par des terroristes. Le président Kaboré lui-même s’y était rendu en août 2016 en visité d’amitié.

A la cinquième édition du SITA en 2018, c’est Eucario Bakale Angüe Oyana, ministre équato-guinéen du transport, de la poste et des télécommunications qui avait fait le déplacement de Ouagadougou pour représenter son président, Obiang Nguema Mbasogo.

Le ministre Eucario Bakale Angüe Oyana avait été reçu lui aussi au plus haut niveau à Kosyam par le président Kaboré. A cette occasion, Eucario Bakale Angüe Oyana avait exprimé la disponibilité de la Guinée équatoriale à abriter la présente édition du SITA. La tenue effective de ce SITA en terre équato-guinéenne, est certainement une preuve que les 2 pays entretiennent de bonnes relations.

Accord-cadre de coopération en 2008

Faut-il le rappeler, les relations entre le Burkina Faso et la Guinée équatoriale remontent à 1993, date officielle d’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays.

Pour  dynamiser la coopération bilatérale un accord-cadre de coopération économique, commerciale, culturelle, scientifique et technique a été signé par les deux pays en 2008. Cet accord a institué une grande commission mixte de de coopération qui entend d’être concrétisé. Côté visites officielles, l’on note  que l’ancien président Blaise Compaoré s’est rendu en Guinée Equatoriale en 2008. Son successeur Michel Kafando fera également le déplacement de Malabo en 2015.

Il y a quelques années, près de 10 000 Burkinabè vivaient en Guinée équatoriale, malgré l’absence d’accord de coopération concernant les migrations. En 2010, le Burkina Faso  va ouvrir  un consulat honoraire à Malabo. En matière énergétique, la Guinée équatoriale est  un grand fournisseur d’hydrocarbures pour le Burkina Faso. La facture des importations  du  pétrole et de gaz  en provenance de Malabo était estimée à près de 19 milliards de francs CFA en 2013.

Au plan multilatéral, les deux pays entretiennent des relations au sein de l’Union africaine, de la Francophonie, de l’Organisation de coopération islamique, et de l’Organisation  des nations unies.

Martin Philippe

Burkina Demain

Droits humains : Un forum national des défenseurs

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Dans le cadre de la mise en place du mécanisme de la protection des défenseurs des droits humains, la Commission nationale des droits humains  organise les 23 et 24 janvier 2020 à Ouagadougou, un forum national des défenseurs des droits humains. L’ouverture a connu la participation de la ministre des droits humains et de la promotion civique, du président du conseil national des droits de l’Homme (CNDH).

Le présidium à l’ouverture du forum

« Rôle, missions et protection des défenseurs des droits humains dans un contexte de crise sécuritaire », c’est sous ce thème que le forum national des défenseurs des droits humains a ouvert ses portes ce jeudi 23 janvier 2020 à Ouagadougou.

L’initiative est évidemment en rapport avec la situation sécuritaire difficile du pays caractérisé par des attaques terroristes contre la population et les forces de défense et de sécurité. Une situation qui rend difficile l’action des défenseurs des droits humains qui jouissent d’un cadre légal d’intervention et de protection à travers les dispositions de la loi n°039-2017/AN.

Ainsi, afin de mieux appréhender les prérogatives et responsabilités de ces défenseurs des droits humains et définir les grandes lignes d’un mécanisme de protection en relation avec le contexte national actuel, la Commission nationale des droits humains (CNDH), chargé du suivi de la mise en œuvre de la loi portant protection des défenseurs des droits humains, organise le présent forum, placé sous le patronage du Premier ministre Christophe Dabiré.

Objectifs du Forum national

La protection et l’effectivité des droits de l’Homme, la garantie des défenseurs des droits de l’Homme eux-mêmes de la protection nécessaire qui permettra d’accomplir une mission en toute sécurité et en toute sérénité, sont entre autres les objectif de l’organisation du présent forum.

Pour la ministre des droits humains et de la promotion civique, la réalisation des droits nécessite des actions permanentes tant au plan national qu’international.

Selon Rodrigue Namoano, président du CNDH, les défenseurs des droits de l’Homme sont parfois victimes de menaces, intimidations de tous genres, des disparitions forcées, des arrestations et des détentions arbitraires etc..

Pourtant, le 27 juin 2017, l’assemblée nationale a adopté la loi N 039-2017/ AN portant protection des défenseurs des droits humains alors même que le contexte sécuritaire n’était pas si marqué par le terrorisme et l’extrémisme violent.

Les cibles des attaques terroristes concernent notamment les écoles et les établissements sanitaires ; les symboles de l’Etat. Le Burkina Faso traverse donc une période de crise sécuritaire sans précédent, ce qui donne un plus grand rôle à jouer aux défenseurs des droits de l’Homme.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

BAD : Le président Adesina  ouvre la séance à la Bourse de Londres

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« Pour moi, faire sonner la cloche ici, aujourd’hui, marque le début d’un nouvel engagement passionnant, d’une grande valeur stratégique et d’un grand impact», propos d’Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, qui a ouvert ce jeudi 23 janvier 2020 la Bourse de Londres. Plus de précisions dans ce communiqué de presse.

« Communiqué de presse

Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, a ouvert ce 23 janvier 2020 ; la séance à la Bourse de Londres.

« Pour moi, faire sonner la cloche ici, aujourd’hui, marque le début d’un nouvel engagement passionnant, d’une grande valeur stratégique et d’un grand impact», Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement.

Londres, Royaume-Uni, le 23 janvier 2020 – Le président du London Stock Exchange Group, Don Robert, a invité le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, à procéder à l’ouverture de la séance de cotations du jeudi 23 janvier à la Bourse de Londres.

Cette cérémonie s’est déroulée moins de trois mois après l’Africa Investment Forum (AIF) organisé par la Banque africaine de développement. L’AIF est une plateforme d’échanges innovante destinée à accélérer le rythme des investissements en Afrique. Elle joue un rôle extrêmement utile en rassemblant les investisseurs et les entreprises, en libérant les investissements et en favorisant une libre circulation des capitaux à long terme.

L’édition 2019 du Forum, qui s’est tenue du 11 au 13 novembre à Johannesburg en Afrique du Sud, a généré des transactions évaluées à quelque 40 milliards de dollars américains. Le Mozambique s’y est illustré, la société d’État de pétrole et de carburant Empresa Nacional de Hidrocarbonetos (ENH) enregistrant la plus importante transaction, d’une valeur de 24,6 milliards de dollars.

À l’issue d’une visite de trois jours au Royaume-Uni, au cours de laquelle il a assisté au premier Sommet sur l’investissement Royaume-Uni-Afrique, le président Adesina s’est félicité des perspectives de poursuite de collaboration avec le London Stock Exchange Group (LSEG).

« Des marchés financiers solides et durables sont indispensables au soutien des entreprises et des infrastructures africaines, lui a répondu Don Robert. Nous nous réjouissons de pouvoir continuer à jouer notre rôle dans le développement de ces marchés et d’attirer les investissements en Afrique. À ce titre, nous sommes ravis de poursuivre notre collaboration avec la Banque africaine de développement qui, désormais, est officiellement membre du Groupe consultatif africain du LSEG. »

« Pour moi, faire sonner la cloche ici, aujourd’hui, marque le début d’un nouvel engagement passionnant, d’une grande valeur stratégique et d’un grand impact entre la Banque africaine de développement et la Bourse de Londres, destiné à développer ensemble la création de richesses en Afrique et au Royaume-Uni », a déclaré le président Adesina.

Akinwumi Adesina a indiqué qu’il travaillerait à l’avenir avec le LAAG, Groupe consultatif africain du LSEG, en vue d’attirer sur les marchés africains une plus grande part des actifs internationaux gérés en bourse, dont la valeur atteint 5 000 milliards de dollars. Le LAAG, dont la Banque est devenue membre officiel ce mardi, est un groupe de sensibilisation servant d’intermédiaire pour développer les marchés de capitaux africains, stimuler les échanges commerciaux et les flux d’investissement entre le Royaume-Uni et l’Afrique.

Le président de la Banque a souligné que l’opération de titrisation synthétique d’une valeur d’un milliard de livres sterling émise par la Banque avait poussé les investisseurs institutionnels internationaux à examiner les infrastructures en Afrique. « Nous nous réjouissons de la récente cotation d’Acorn Holdings au Kenya, la première obligation verte du pays émise en janvier 2020 », a-t-il ajouté.

Pour Chinelo Anohu, directrice de l’Africa Investment Forum, la visite à la Bourse de Londres s’inscrit dans le contexte des efforts menés par la Banque pour élargir et renforcer ses relations avec les investisseurs étrangers. « Grâce à une croissance inégalée et à des possibilités uniques d’investissement, la prochaine décennie sera sans aucun doute la décennie de l’Afrique. La cérémonie d’aujourd’hui marque le début d’une nouvelle ère pour l’Afrique, un continent qui s’est engagé sur la voie irréversible d’une transformation économique durable », a-t-elle conclu.

« La City de Londres est le centre financier de choix pour l’Afrique ! », a affirmé, pour sa part, Matthew Rycroft, secrétaire permanent au Département du développement international. « Nous sommes ravis de notre partenariat avec la Banque et, lors du Sommet (sur l’investissement entre le Royaume-Uni et l’Afrique), nous avons fait des annonces extrêmement importantes, a-t-il confirmé. Nous avons fait part de la mise en place d’accords commerciaux d’une valeur de 6,5 milliards de livres sterling et beaucoup d’autres sont en préparation. Mais il ne s’agit pas seulement d’argent : il s’agit également de veiller à ce que nos investissements soient viables et qu’ils favorisent une croissance réelle et durable dans les économies africaines.»

Quelque 112 sociétés africaines sont cotées à la Bourse de Londres, avec une capitalisation boursière d’un montant total de 125 milliards de livres sterling. En 2019, deux sociétés de télécommunications africaines ont levé 800 millions de livres sterling par le biais d’introductions en bourse à Londres.

Plusieurs invités de marque étaient présents à cette cérémonie, dont Nikhil Rathi, PDG de London Stock Exchange PLC, et Suneel Bakhshi, président des groupes consultatifs internationaux du LSEG.

Contact : Grace Kiire, Département de la communication et des relations extérieures, Banque africaine de développement, e-mail : g.kiire@afdb.org»