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Système ‘’DIP gold’’ : Décryptage de l’inspecteur Haandi Ouoba

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Haandi Ouoba, inspecteur du trésor, décrypte le système DIP Gold

Plus d’un millier de jeunes s’enrichissent facilement de nos jours au Burkina Faso, au Ghana et bien d’autres pays, à travers un système dénommé « DIP gold ». Ce système donne la possibilité à tout intéressé de miser une somme d’argent dont il recevra le double dans seulement neuf jours, soit un taux d’intérêt de 100% contrairement aux banques et aux microfinances. Pour décrypter  le système, ses tenants et aboutissants, nous avons rencontré un connaisseur, l’inspecteur de trésor de son état, Haandi Ouoba. Entretien exclusif.

Haandi Ouoba, inspecteur du trésor, décrypte le système DIP Gold

Burkina Demain : Avez-vous déjà entendu parler du « DIP gold Investment » ?

Haandi Ouoba : Je ne savais pas de quoi il s’agissait ; c’est précisément en ligne à travers un article que je me suis imprégné des informations sur cette plateforme d’investissement.

En tant qu’inspecteur du trésor, est-ce que ce système est crédible ?

La crédibilité de ce système d’investissement qui est une plateforme dans laquelle les gens placent une certaine somme pour recevoir dans un court terme le double de l’investissement, peut-être une réalité puisqu’il est informatisé. A priori, cela peut être crédible puisque les responsables du système en question rémunèrent les placements des intéressés et se font aussi des bénéfices, du moins,  de ce qu’on aurait appris. Mais les gens doivent intégrer la notion du risque lorsqu’ils décident d’entrer dans des choses de ce genre.

En plus, on peut aussi se demander où ils placent l’argent pour se faire des bénéfices, en aussi peu de temps. Objectivement, il y a des doutes sur la fiabilité du système. On peut se poser des questions comme :  est-ce que les acteurs promoteurs de la plateforme gagnent réellement quelque chose dans ce système où ils rémunèrent leurs investisseurs ? Est-ce un système à court terme, dans lequel on prend de l’argent chez X aujourd’hui pour donne à Y demain ?

Quels sont les risques que peut courir le citoyen burkinabé qui décide d’investir sur cette plateforme ?

D’abord, le risque financier. En effet, il s’agit de perdre ce qu’on a misé. Ensuite, la compromission de certains investisseurs auprès d’un proche à cause de certaines pratiques pas catholiques, lorsqu’ils décident de s’y lancer. J’aimerai souligner que cette activité pour le peu que je sais, est en porte à faux avec les règles qui régissent les systèmes financiers dans notre pays. Pour mener une activité d’épargne et de crédit, il faut avoir un minium de reconnaissance et en la matière, le trésor public est la structure habilitée pour règlementer toutes ces questions parce qu’on a l’impression que ces acteurs s’apparentent à des concurrents des banques et des microfinances. Une personne qui a sa petite somme et on lui dit que dans 10 jours on va lui rémunérer à 100% aura tendance à aller vers cette plateforme au détriment des banques. Il faut ajouter que pour les promoteurs d’une telle plateforme il n’est pas exclu qu’ils fassent l’objet de poursuites judiciaires parce que la légalité de cette activité reste à prouver.

Malgré les risques, pourquoi les gens s’y intéressent autant ?

Il faut l’avouer, c’est la misère, c’est la paupérisation qui frappe la jeunesse en chômage comme celle en travail. Donc, pour beaucoup, il n’y a pas d’alternative.

Vu de son procédé, est-ce qu’on peut comparer ce système au trading ?

Il y a une similitude entre ce système et le trading. Tu mises une somme, le taux de rémunération de la somme que tu as misée est connu d’avance ; beaucoup de ceux qui investissent ne savent pas forcement où va cet argent : ils attendent juste que l’échéance arrive pour se faire rémunérer.

Le système ne favorise-t-il pas le blanchiment d’argent ?

Bien évidemment, cela favorise le blanchiment d’argent dans une certaine mesure puisque blanchir de l’argent, c’est l’obtenir de façon illicite et vouloir le distiller dans l’économie pour le fructifier, mais de sorte à ce qu’il n’y ait pas de soupçons. Il est bien possible donc que quelqu’un qui dispose d’une somme acquise de cette manière et qui veut la fructifier dans le silence fasse recours à un tel système en la distribuant à des jeunes qui, à leur tour, feront les placements à son nom.

Parlant des problèmes que rencontre la plateforme actuellement, y a-t-il lieu d’accuser les banques qui crie à la  concurrence déloyale ?

Cette hypothèse n’est pas à exclue parce qu’ils sont des agents économiques qui cherchent du profit. Mais, selon ce que j’ai pu lire, le promoteur de DIP gold, qui serait un informaticien qui s’est formé aux USA, a relevé que les difficultés de la plateforme ne sont pas liées à une main invisible, mais plutôt une limite technique interne à la plateforme. C’est pourquoi, il y a des améliorations de la plateforme la faisant passer du système 1 ( Dipgold 1) jusqu’à 5 maintenant. Ces problèmes peuvent avantager les banques mais c’est trop osé de dire qu’elles sont derrière ce blocage. C’est juste des défauts systémiques de la plateforme, à mon sens.

Voudriez-vous ajouter un mot ?

Les gens ont des difficultés pour avoir un minium de revenu et c’est ce qui les pousse à se diriger vers de tels systèmes. Donc, vu que beaucoup de personnes s’y inscrivent, à défaut de règlementer ces systèmes en leur reconnaissant la possibilité de mener des activités de ce genre en toute légalité, il faut un toilettage de notre système financier de sorte à interdire les activités de ces structures qui ont l’air d’exister en toute illégalité.

Entretien réalisé par Hioua Eric Bassolé

Burkina Demain

Réhabilitation de la RN14 : D’autres initiatives suivront

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Au lancement des travaux de réhabilitation de la RN14 Sakoinsé-Koudougou ce 16 janvier

Le Premier ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré a présidé, jeudi dernier, le lancement des travaux de réhabilitation et de bitumage de la Route nationale. C’était  à la place de la nation de Koudougou en présence d’une forte délégation ministérielle et d’anciens ministres comme Luc Adolphe Tiao, Seydou Bouda, Simon Compaoré. Le projet sera réalisé par la Société des routes et du bâtiment (SOROUBAT-Burkina) et doit être livré dans un délai de 12 mois.

Au lancement des travaux de réhabilitation de la RN14 Sakoinsé-Koudougou ce 16 janvier

Le sentiment qu’on pouvait lire sur les visages des populations de Koudougou et de ses environs, dans la matinée du jeudi 16 janvier 2020, c’était de la joie et une satisfaction et ce, parce que c’est le jour du lancement des travaux de réhabilitation et de bitumage de la Route Nationale 14. En effet, elles ont rejoint la place de la Nation de Koudougou dès huit heures pour attendre jusqu’à douze heures et plus pour être témoins du lancement effectif des travaux de construction du tronçon Sakoinsé-Koudougou.

Reconnaissance et gratitude au gouvernement

A l’accueil du PM Christophe Dabiré et sa suite

Un tronçon qui constituait un calvaire pour ses usagers puisse qu’on pouvait y voir les « nids de poule » par-ci et le « rafistolage » par-là qui enlèvent le plaisir de rouler sur du goudron. Donc le moins que l’on puisse dire c’est que le lancement des travaux sonne comme un soulagement pour toute la population de la région.

C’est pourquoi, elle est sortie pour témoigner leur reconnaissance et gratitude au gouvernement à travers la délégation gouvernementale conduite par le chef du gouvernement himself.

Ouvrant le bal des allocutions, le chef de Godin, Maurice Moktar Zongo, maire de la commune de Koudougou et le représentant des bénéficiaires, Issaka Yaméogo ont témoigné de leurs reconnaissances au gouvernement pour les nombreux efforts pour l’épanouissement des populations du Burkina Faso  en général et celles de la région du Centre6ouest en particulier.

Centrale solaire d’une capacité de 25 MW

L’hymne national a été entonné avant le début de la cérémonie

Le maire Zongo  n’a pas manqué de citer les projets mis en œuvre par le gouvernement notamment la réalisation d’une usine d’égrenage, les démarches avancées en vue de la relance des activités de l’ex Faso Fani la construction d’une centrale solaire d’une capacité de 25 MW.

Toutes fois, il n’a pas manqué de rappelé que ces efforts sont forts appréciable mais en matière de voirie quelques axes attendent toujours d’être bitumés. Il s’agit des tronçons Koudougou-Yako et Sabou-Léo.

Des doléances qui ne sont pas tombées dans les oreilles d’un sourd car le « bulldozer » comme on le surnomme, Eric Bougma, ministre en charge des infrastructures, a, avant de rentrer dans le vif du sujet, souligné que dans un contexte difficile, voir de la joie, de la satisfaction sur les visages de la population est un signe qui conforte le gouvernement dans son action.

D’ajouter  que dans les jours à venir, le conseil de ministre prendra des décisions pour le lancement d’autres routes au profit des autres régions du Burkina Faso et la région du Centre-ouest ne restera pas en marge.

Un ouvrage estimé à plus de 7 milliards

Le présent projet, placé sur la maitrise d’ouvrage du ministère des infrastructures, sera exécuté par le Groupement SOROUBAT-BF et le suivi des travaux de la route longue de 42 Km est assuré par le  Groupement GERMS/CETRI pour un délai de 12 mois.

Ce projet, estimé à 7.424.110.430 F CFA est financé par la Banque ouest africaine de développement (BOAD) et le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B) et prendra en compte les terrassements généraux, la construction des chaussés, la réalisation des ouvrages d’assainissement, la signalisation et bien d’autres travaux.

Le ministre a, dans son allocution mis en garde les responsables de SOROUBAT quant au respect des échéances car en plus du suivi du cabinet GERMS/CETRI, il y a le suivi des citoyens auxquels ils devront faire face. Pour le reste, tous les acteurs s’accordent à dire qu’il faut une prise de conscience de la population pour l’entretien de la route qui sera livrée à travers le respect du code de la route, le respect du bien commune et un comportement citoyen.

Premier ministre Christophe Dabiré

« Aujourd’hui nous avons commencé les travaux de réhabilitation de la route nationale 14 qui va contribuer à renforcer le développement de cette région. Cette route fait partie d’un échantillon d’un large programme que nous sommes en train de développé aujourd’hui pour faire en sorte que le développement de la route puisse contribuer au renforcement des actions de développement du Chef de l’Etat.

En tout cas, je voudrais donc les remercier et souhaiter que cette population continue d’accompagner ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui pour que le Burkina Faso retrouve d’abord la paix et la sécurité parce que c’est ça qui est le fondement du développement mais également que le Burkina Faso retrouve le sentier de la croissance et puisse ainsi connaitre le développement que le président du Faso appelle de tous ses vœux», a indiqué Christophe Marie Joseph Dabiré, Premier ministre, chef du gouvernement.

Visite des logements sociaux

Dans la foulée, le ministre en charge de l’urbanisme a effectué une visite des logements sociaux en construction à Koudougou. Là, le ministre a constaté l’avancée des travaux et a reconnu que le chantier connait un retard d’exécution.

Un retard qui est indépendant du gouvernement car, tout comme dans d’autres régions, il est difficile d’avoir accès aux terres pour la réalisation des projets en témoigne le cas de Manga pour la construction des cités pour le 11 décembre, il a fallu changer trois sites pour la réalisation de la cité du 11 décembre et le dernier site, c’était un site où il y avait de la culture pluviale de riz.

Mais qu’à cela ne tiennent, des efforts sont en train d’être fait pour qu’à terme, on puisse avoir des bâtiments à 7.500.000. « Le hasard a voulu que nous soyons aujourd’hui à Koudougou pour le lancement des travaux de bitumage de la route Sakouinsé-Koudougou. Nous avons profité de l’occasion pour regarder ce qui se faisait ici. Ce programme-là, est en train de s’exécuter avec les difficultés du terrain que nous rencontrons.

Nous n’avons pas atteint les performances, mais la raison est simple, nous avons l’encadrement juridique c’est-à-dire les textes qui règlementent le foncier, qui ont ralenti le programme dans la mobilisation du foncier » nous confie le ministre en charge de l’urbanisme.

Ousmane Kaboré, Koudougou

Burkina Demain

Réhabilitation de Sakoinsé- Koudougou : Des acteurs de la région applaudissent

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Daouda Bagué, maire de la commune de Poa

Après le lancement des travaux de réhabilitation de la route nationale 14 à Koudougou le jeudi 16 dernier par le chef du gouvernement, Christophe Marie Joseph Dabiré, nous avons laissé trainer notre micro pour recueillir les avis de quelques acteurs de la région du Centre ouest. D’une manière générale, c’est un sentiment de satisfaction  qui se dégage de leurs propos car, en plus d’être la concrétisation d’une promesse électorale, ce lancement vient annoncer la fin du calvaire des usagers du tronçon Sakoinsé- Koudougou. Lisez plutôt.

Daouda Bagué, maire de la commune de Poa : «Une grande satisfaction, après plusieurs années d’attente»

Daouda Bagué, maire de la commune de Poa

« J’avoue que c’est une très grande satisfaction, après plusieurs années d’attente et de difficultés sur cette voie, il y a eu beaucoup de chose que nous avons subi en terme d’accident de blessés et de mort, paix à leurs âmes. C’est pour cela que nous avons mobilisé la population de Poa pour venir les activités à Koudougou. Et nous pensons que tout ce qui s’est passé, c’est du passé et que d’ici un an, nous allons avoir une bonne route flambant neuf pour faciliter l’intercommunalité et booster l’économie locale »

Nehemi Rasmané Kaboré, maire de la commune de Ramongo : «Un rêve de 5 ans qui devient réalité»

Nehemi Rasmané Kaboré, maire de la commune de Ramongo

« Pour nous, aujourd’hui, c’est une très grande fête, on est très joyeux parce que ça fait longtemps qu’on a attendu cette route. Ça fait plus de cinq ans qu’on rêve de cette route et aujourd’hui c’est une réalité. Pour nous, c’est une fierté pour la population de la commune de Ramongo de voir enfin aboutir ce projet et nous disons merci au gouvernement, merci à toute son équipe parce que le développement commence par la route comme on l’a dit et nous disons merci au Président du Faso avec tout son gouvernement pour le travail qui a été fait. Je pense que dans le projet tout cela est inclus et comme le ministre l’a dit le travail doit être vite et bien fait et nous pensons que dans le « bien fait », il y a la sécurité qui fait partie. Nous comptons aussi vérifier parce que nous sommes tous des contrôleurs pour voir qu’est-ce qu’il faut faire pour éviter les accidents».

Alexandre Le Grand Roamba, journaliste, ressortissant de Ramongo : «Je ne peux que me réjouir»

Alexandre Le Grand Roamba, journaliste, ressortissant de Ramongo

« Je me félicite déjà de ce que le gouvernement a pu concrétiser la promesse faite. Vous savez que quand on empruntait la voie Sakoinsé-Koudougou, c’était avec un cœur serré, un cœur rempli d’angoisse parce que tu ne sais pas d’abord si tu vas arriver à bon port, en bon état que ce soit pour les véhicules, les motos que ce soit pour les personnes humaines elles-mêmes. En plus de cela, à chaque fois que nous venons Koudougou ou que nous repartons à Ouagadougou par la RN14, il faut toujours alerter le mécanicien pour qu’il vous attende à l’arrivée. Aujourd’hui, avec le lancement des travaux de cette route, je ne peux que me réjouir parce que j’ai mené le plaidoyer depuis quatre mois et chaque jour que Dieu fait je taguais le ministre des infrastructures, je taguais le porte-parole du gouvernement de sorte à ce que le gouvernement se rappelle au quotidien qu’il y a une promesse à exécuter. Aujourd’hui 16 janvier 2020, nous pouvons dire merci au gouvernement, merci à la population de la région du centre-ouest pour avoir mobiliser les forces pour que le projet puisse se concrétiser. Sur le plan économique, les uns et les autres n’arrivaient plus à rallier Ouagadougou, rallier Dédougou en toute tranquillité, dans la sécurité. Le développement passe par le développement de la route, comme le ministre, Eric Bougma l’a dit. Ce qui va changer, c’est que d’abord les gens vont d’abord rouler de façon paisible, il y aura moins d’accidents donc moins de vie humaine ôtée. Il y aura également une raison pour les opérateurs économiques, pour les transporteurs de ne plus faire le détour en passant par Sabou, d’économiser, de pouvoir desservir Ouagadougou, Koudougou, Dédougou, Tougan. Sur le plan économique, beaucoup de choses vont changer».

Koanda Saidou, président du Conseil régional de la jeunesse du Centre-Ouest : «Une très bonne nouvelle»

Koanda Saidou, président du Conseil régional de la jeunesse du Centre-Ouest

C’est une très bonne nouvelle parce que, déjà en plus des soucis de mobilité entre Koudougou et Ouagadougou, on a beaucoup d’opportunités qui seront créées à partir de la réhabilitation de cette voie. Vous savez que les communes de Ramongo et Poa, qui essentiellement sont des communes qui vivent de l’activité agricole et autres peuvent facilement bénéficier et on sait que les jeunes avec la réhabilitation de cette voie, non seulement trouver de l’emploi temporaire mais également ils vont pouvoir développer des activités au bord de la route pour pouvoir commercialiser avec les passants. Je pense que c’est une opportunité pour la jeunesse que nous accueillons les bras ouverts et nous félicitons et on remercie le gouvernement pour avoir pensé à cela. Déjà la première chose que nous allons faire, c’est faire un lobbying auprès de l’entreprise et du ministère des infrastructures pour qu’on puisse recruter la main d’œuvre au niveau local sur le tronçon, deuxièmement nous allons mettre un comité au niveau du conseil communal de Poa et de Ramongo et même au niveau du conseil provincial du Boulkiemdé pour suivre l’évolution des travaux et interpeler l’autorité s’il y a lieu sur les manquements qu’on aura à constater. Mais nous allons plus privilégier les échanges avec l’entreprise et avec la direction régionale des infrastructures pour voir comment, on peut faciliter mais aussi suivre le travail qui sera fait.

Abdou Ouédraogo de l’association jeunesse africaine pour l’unité d’action pour le développement : «Nous rendons grâce à Dieu »

Abdou Ouédraogo de l’association jeunesse africaine pour l’unité d’action pour le développement

« Je voudrais d’abord dire merci à l’ensemble des acteurs, tous ceux qui ont contribué pour que l’activité puisse se tenir aujourd’hui. C’était vraiment une longue attente de pénibilité, beaucoup de gens ont trop souffert, il y a eu beaucoup de morts, beaucoup de blessés, énormément de dégâts sur la nationale 14 mais aujourd’hui nous rendons grâce à Dieu que l’activité puisse se lancer. Notre souci, le lancement, certes mais après le lancement qu’est-ce qui va se faire ? Nous disons qu’il faut que les gens se mettent au sérieux pour nous donner des résultats pour qu’à la fin nous puissions avoir un bon travail pour que la nationale 14 puisse nous servir parce que le développement passe par le développement de la route et la route doit nous servir. Que les milliards qu’on va investir soient dans la durée. Mais à travers votre micro pour demander l’implication des acteurs de la société civile pour le suivi. On n’a pas les moyens pour le contrôle mais pour le suivi, pour dire, voilà le résultat que nous attendons, voilà ce que nous prévoyons. Ça va nous aider à donner des résultats. Nous ne pouvons que dire merci au président du Faso, dire merci à l’ensemble des autorités au niveau régional pour la mise en œuvre effective de cette activité. D’abord pour que la route nous aide, il faut que la route soit bien construite, que la route respecte les normes de construction. Si les normes de construction sont bien respectées, on a la chaussé, on a le passage cycliste, motocycliste et piéton et on a l’accotement. Il faut qu’il y ait des ouvertures pour recevoir les eaux de ruissellement. Vous savez très bien que Koudougou a grandi en nombre de population, aujourd’hui on se retrouve avec près de 200.000 étudiants seulement à Koudougou sans oublier les autres écoles professionnelles et les élèves qui sont là. Donc il faut faire l’effort pour que les routes soient adaptées. Deuxièmement, il faut le respect du code de la route, il faut que la route perle aux usagers».

Propos recueillis par Ousmane Kaboré, Koudougou

Burkina Demain

ABASSEP- CS-MEF : Une convention de collaboration

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Au cours d’un point de presse tenue, ce vendredi 17 janvier 2020 à la bourse du travail de Ouagadougou, l’Association burkinabè d’assistance et de secours populaire (ABASSEP) a procédé à une signature de convention de collaboration avec la coordination du syndicat du ministère de l’économie et des finances (CS-MEF). En effet, après que le CS-MEF ait pu mobiliser une somme de 150 millions FCFA, en soutien aux déplacées internes, elle a décidé, sous la supervision du Réseau national de lutte anti-corruption (RENLAC) de la confier à l’ABASSEP afin qu’elle arrive à bon port.

Avec pour mission la promotion de la solidarité et de l’entraide au sein des populations, l’ABASSEP a serré les liens avec le CS-MEF, ce vendredi matin à Ouagadougou.  A l’entame de cette rencontre avec les hommes de médias, un bref rappel de la situation humanitaire et sécuritaire a été abordé, pour situer le contexte dans lequel cette signature s’effectue. La signature selon les deux parties, s’effectue dans un contexte sécuritaire difficile avec plus de 1,5 millions de personnes affectées dont 560 033 déplacés et 25 922 réfugiés dans le pays, dans l’année 2019. C’est pour ce faire que le CS-MEF dans toute son étendue a jugé bon de réaliser un projet d’intervention, pour marquer sa solidarité à l’endroit des déplacées internes qui se comptent de nos jours par millier au Burkina Faso.

« Il était important pour nous d’aller dans ce sens pour exprimer notre solidarité à nos frères et sœurs », a laissé entendre Mohamed Savadogo président du CS-MEF, par ailleurs secrétaire général du SYNAFI. C’est ce qui explique, pour sa part, cet acte de quête qui a été entrepris dont 9000 agents ont contribué. C’est la contribution de chaque agent qui a permis de récolter la somme de 150.000 000 FCFA.

Selon le président de l’ABASSEP Seni Kouanda « l’ABASSEP a accepté de travailler avec la CS-MEF pour, d’une part, identifier et arrêter les domaines de l’intervention, et d’autre part être le bras opérationnel pour la mise en œuvre. » c’était le lieu pour lui, de féliciter la CS-MEF et l’ensemble des militants pour ce geste “hautement citoyen“. Selon ses propos, cette collaboration est une preuve que les différentes composantes du pays sont solidaires et savent se mobiliser dans le but de faire face à la situation du pays. La convention signée et le plan d’intervention validé qui l’accompagne seront exécutés par l’ABASSEP en toutes transparence, a rassuré monsieur Kouanda.

Mais comme la confiance n’excluant pas le contrôle, une place est accordée au réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) pour rassurer davantage les populations de la bonne conduite du projet. Cette assistance du REN-LAC va permettre de mettre le peuple burkinabè en confiance en ce qui concerne sa mise en œuvre du projet en question.

Le président de l’ABASSEP a aussi déclaré dans son intervention que le REN-LAC travaillera à ce que ces 150 millions puissent être utilisés à bon escient, pour qu’à la fin de l’opération, il n’y ait pas de problème. Pour lui, le ministère doit savoir que son geste est a été mis à la disposition des personnes déplacées.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Burkina : Le secteur de l’énergie se dote d’une stratégie de communication

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Officiels et participants posant pour la postérité

Le secteur de l’énergie du Burkina Faso dispose d’une stratégie de communication. Elle a été validée ce vendredi 17 janvier 2020 à Kaya, à l’issue d’un atelier de 48 heures.

Officiels et participants posant pour la postérité à la clôture de l’atelier

En ouvrant ce jeudi 16 janvier 2020 l’atelier national de validation de la stratégie de communication du secteur de l’énergie, le secrétaire général dudit ministère, Jean Paul Yanogo, avait souhaité que le document attendu permette de faire du domaine de l’énergie un maillon essentiel dans le développement socio-économique durable du Burkina Faso. Car,  ce document permettra, avait-il expliqué, de «organiser un secteur aussi stratégique que celui de l’énergie, à être au service du développement économique et social de notre pays».

Le présidium à la clôture de l’atelier ce vendredi 17 janvier 2020 à Kaya

Après deux jours de travaux marqués par la présentation du document provisoire  de la stratégie par Victor Sanou du cabinet IFC Afrique et son amendement par les participants, c’est par acclamation que le document final a été validé.

La conseillère technique Emma Chantal Nikièma Ki prononçant le mot de clôture de l’atelier

«Notre ministère dispose désormais d’un document de référence, dans lequel sont insérés de façon harmonieuse et rationnelle toute initiative, toute action de communication destinée à soutenir le développement du secteur et à promouvoir le mieux-être des populations. La finalité de cette stratégie de communication, est de rendre efficientes nos actions, en évitant les incohérences souvent constatées», s’est félicitée Emma Chantal Nikièma/Ki, conseiller technique du ministère de l’énergie, dans son mot de clôture de l’atelier.

C’est le secrétaire général du ministère de l’énergie, Jean Paul Yanogo (au milieu) qui a présidé l’ouverture de l’atelier. A sa droite le consultant Victor Sanou et à sa gauche le directeur de communication et de la presse ministérielle, Ali Saouadogo

Et d’ajouter en s’adressant aux participants : «vos réflexions se sont clairement orientées vers une stratégie de communication qui contribuera  de manière efficace à accroître la visibilité de notre institution et de ses démembrements. L’ambition affichée par notre ministère est d’accroître l’offre, de réduire son coût tout en augmentant la part des énergies renouvelables».

Mathias Lompo, Kaya

Burkina Demain

ECO: la ZMAO dénonce une usurpation

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Dans le cadre de la Zone monétaire ouest-africaine (ZMAO), le Nigeria et cinq autres pays de la CEDEAO se réunirent le 16 janvier à Abuja pour condamner la décision de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) de renommer « unilatéralement» le franc CFA en ECO. 

C’est à travers un communiqué que les gouverneurs de banques centrales et ministres des Finances des cinq pays anglophones de la CEDEAO (Nigeria, Ghana, Liberia, Sierra Leone, Gambie) plus la Guinée ont déclaré avoir « noté avec préoccupation » la déclaration visant à renommer le FCFA en ECO d’ici 2020. Tout en felicitant l’UEMOA qui veut se départir du FCFA, pour ces pays, cette action « n’est pas conforme » aux décisions de la CEDEAO visant à adopter une monnaie unique pour tous les 15 pays de la région.

Cette nouvelle déclaration intervient alors que l’annonce faite le 21 décembre 2019 par le président ivoirien, Alassane Ouattara, aux côtés de son homologue français, Emmanuel Macron, pour passer du FCFA à l’ECO cette année, a été très critiquée par une grande partie de population ouest-africaine. L’on se souvient il y a quelques semaines que le président ghanéen Nana Akufo-Addo disait que son pays était prêt à rejoindre « rapidement » l’ECO cette année.

Ce projet de monnaie unique  » ECO » dont la mise en place a été reportée plusieurs fois;  perdure depuis maintenant quelques années par manque de consensus politique des pays membre de la CEDEAO. Pour l’instant seul le Togo répond aux critères de convergence ( déficit budgétaire n’excèdant pas 3%, une inflation de moins de 10% et une dette inférieur à 70% du PIB) pour si toute fois cette monnaie prend forme cette année.

Pour achever le communiqué, le conseil de convergence de la ZMAO a recommandé qu’un sommet extraordinaires des des chefs d’État et de gouvernement des pays membres de la ZMAO se réunissent prochainement pour examiner en profondeur cette question et les questions connexes.

Hioua Eric Bassolé

Burkina Demain

Inondations au Congo : Un soutien financier du Canada

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Mme Karina Gould, la ministre canadienne du développement international, a rencontré, le mardi 14 janvier dernier, au palais présidentiel du plateau, le président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

 Au cœur de leurs entretiens, les questions de paix, de sécurité et du commerce en Afrique, mais surtout les conséquences néfastes des changements climatiques : les fortes pluies qui se sont abattues à Brazzaville et à l’intérieur du pays ont laissé, derrière elles, beaucoup de sinistrés. Face à la catastrophe, le gouvernement a lancé un appel à l’aide des pays amis. Sensible à cet appel, le gouvernement canadien a dépêché sa ministre du développement international à Brazzaville pour apporter son soutien aux victimes.

« Nous avons parlé des enjeux que nous avons en commun, entre le Congo et le Canada, ce que nous avons commencé sur les changements climatiques », a déclaré Mme Karina Gould, au sortir de l’audience, avant d’annoncer que son pays, le Canada apporte de l’aide financière au Congo pour secourir les victimes des inondations. « J’ai réaffirmé l’aide financière que le Canada apporte aux organisations qui vont assurer la sécurité de la nourriture et aussi aider les personnes qui sont affectées par ces inondations », a-t-elle- affirmé. Elle a précisé que le Canada « apporte 280 milles dollars canadiens au PAM et à la Caritas ».

L’hôte de Denis Sassou N’Guesso se dit être réconfortée par le fait que son pays, soit parmi les donateurs au fonds d’urgence au bénéfice du Congo. En effet, selon Karine Gould, l’ONU a annoncé l’octroi d’une aide de près de 609 millions de dollars américains au Congo pour les victimes des inondations.

Le Canada, a-t-elle ajouté, reconnait l’engagement du Congo dans le domaine de la protection de l’environnement et entend s’investir pour renforcer le leadership du président Denis Sassou N’Guesso en faveur de la lutte contre les changements climatiques.

Les deux personnalités ont également évoqué d’autres questions, notamment la paix, la sécurité et la stabilité du continent africain : « Nous avons aussi parlé de la paix et de la sécurité dans la Région », a poursuivi la ministre canadienne. A ce sujet, Mme Karine Gould a, d’ailleurs reconnu le rôle majeur que joue le président congolais dans la préservation de la paix en Afrique : « Nous reconnaissons l’intérêt d’avoir la stabilité dans la région des grands lacs », a déclaré Karine Gould, pour qui son pays, le Canada accorde de l’importance à la paix et la sécurité en Afrique.

Denis Sassou N’Guesso et Karina Gould ont aussi évoqué l’accord relatif à la zone de libre libre-échange continentale africaine signé en juillet 2019. Cet accord constitue une véritable opportunité de développement pour Afrique, a relevé la ministre canadienne du développement international.

Le Canada et le Congo affichent ainsi leur volonté de porter haut leurs relations bilatérales.

Wilfrid Lawilla / Brazzaville

Burkina Demain

SICOT 2020 : 1 500 participants attendus

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Le présidium de la conférence de presse face du SICOT ce lundi à Koudougou

La deuxième édition du Salon international du coton et du textile (SICOT) se tiendra du 30 au 31 janvier 2020 à Koudougou sous le thème : « production et transformation du coton : moteurs d’industrialisation et de croissance économique pour les Etats africains ». A quelques jours de l’échéance, le comité d’organisation, avec à sa tête Harouna Kaboré, ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat fait le point de l’organisation à travers un point de presse tenu le lundi 13 janvier 2020 dans la cité du cavalier rouge.

Le présidium de la conférence de presse face du SICOT ce lundi à Koudougou

A l’issue du point de presse tenu ce lundi à Koudougou par le comité d’organisation de l’évènement, l’on en sait un peu plus sur les tenants et les aboutissants de la deuxième édition du Salon International du Coton et du textile (SICOT) prévu les 30 et 31 janvier prochains.

D’un coût d’environ 455 millions de F CFA, la 2ème édition du SICOT sera ponctuée par plusieurs activités comme la conférence inaugurale autour du thème central, des panels autours de divers thématiques, des tables rondes, de rencontres d’affaires B to B/B to G, de expositions professionnelles en plus des Nuits du SICOT qui offriront un plateau de promotion de la mode vestimentaire africaine avec des stylistes-modélistes locaux et internationaux.

Signature de plusieurs accord turco-burkinabè

Il est attendu environ 1500 participants, constitués de décideurs politiques, d’experts, des industriels, des équipementiers, des fabricants d’intrants, des universitaires, des partenaires techniques et financiers bref, des acteurs directs et indirects des chaines de valeur du coton-textile venus de plusieurs pays africains dont le pays invité d’honneur, la Turquie avec qui le Burkina Faso entretient d’excellentes relations diplomatiques et économiques surtout en matière de textile.

En témoigne, le processus d’implantation très avancé du Projet A STAR Textile Burkina Faso avec le géant Turc AYKA Textile & Investment qui entend s’installer sur trois sites à savoir Ouagadougou, Bobo Dioulasso et Koudougou.

Egalement, on peut retenir le renforcement de la coopération bilatérale en matière d’investissements à travers la signature entre le Burkina Faso et la Turquie de plusieurs accords dont l’Accord de promotion et de protection des investissements (APPI).

Inauguration première usine d’égrenage de coton bio

Le ministre du commerce, Harouna Kaboré (micro) se prêtant aux questions des journalistes

Par ailleurs, il est prévu le 30 janvier 2020, l’inauguration de la première usine d’égrenage de coton biologique d’Afrique de l’Ouest. C’est en substance, les grandes lignes de la déclaration du ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré a livré aux hommes de média entrant dans le cadre de la deuxième conférence de presse qui vise à faire le point de l’organisation.

De plus, en marge de cette deuxième édition, il se tiendra du 27 au 29 janvier 2020 à Koudougou, la 7ème Réunion Ministérielle de coordination des quatre pays co-auteurs de l’Initiative sectorielle en faveur du coton (C-4), Bénin, Burkina Faso, Mali et Tchad. Ce sera donc l’occasion pour des autorités venant des différents pays producteurs de coton de la sous-région et d’Afrique mais aussi d’éminentes personnalités d’organisations internationales comme l’Organisation mondiale du commerce (OMC), de la Conférence des Nations Unies sur le commerce international (ITC).

Impact du SICOT

Se prêtant aux questions des journalistes, le ministre en charge de l’industrie affirme que le SICOT a un réel impact sur la production de coton au Burkina Faso car, se référant aux acquis de la première édition, il a permis au pays de conforter sa position de leaders de la production du coton et a donné l’opportunité aux acteurs de partager les expériences entre les différents pays. En plus, la tenue d’un tel évènement engendrera des retombées importantes sur tous les différents maillons des secteurs socio-économiques comme l’hôtellerie, l’artisanat, la restauration. Pour terminer, il a salué les efforts consentis par les Forces de Défenses et de Sécurité pour maintenir l’intégrité territoriale du pays.

Plateforme d’échange et de réflexion

Les participants au SICOT 2020 viendront de plusieurs pays

L’objectif global du Salon international du coton et du textile (SICOT), faut-il le rappeler  est de mettre en valeur le secteur du coton et du textile et de faire du Burkina Faso, le carrefour par lequel se dégagent les solutions majeures pour le développement de la chaine de valeur du coton et du textile en Afrique.

Le SICOT est une plateforme d’échange et de réflexion qui réunira les professionnels de la chaine de valeur du coton autour des préoccupations et des opportunités de développement de la filière du coton et du textile. Elle est également une tribune de promotion et de valorisation du coton local et africain par la présentation des outils modernes de production, de conservation, de promotion et de transformation du coton.

Ousmane Kaboré, Koudougou

Burkina Demain

Débits de boisson devant les écoles : A qui la faute ?

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Les établissements d’enseignement au Burkina Faso en général et à Ouagadougou en particulier sont pris d’assaut par les débits de boissons qui impactent négativement l’éducation des élèves. En effet, ces maquis et kiosques construits devant les écoles sont de véritables bombes à désamorcer, vu qu’ils sont des lieux dans lesquels l’on vend des boissons alcoolisées comme la bière, les ‘’tchro-tchro’’ ou liqueurs frelatées. Impuissants face à cette situation, les responsables de certaines écoles nous ont exprimé leur mécontentement et appellent au secours.

Selon David Kabré, responsable du complexe scolaire le Bon Berger, le phénomène des débits de boisson prend de plus en plus de l’ampleur et impact négativement le comportement des élèves ainsi que leurs résultats. A l’écouter, les élèves qui sont en retard ou qui s’absentent aux heures des cours s’installent généralement à ces lieux et se permettent de consommer de l’alcool de tout genre. Ce qui est déplorable dans cette affaire, dit-il, c’est qu’il y a des élèves qui n’ont même pas l’âge qui fréquentent ces lieux. Pire, les vendeurs de ces boissons acceptent ces pauvres élèves en tenue scolaire parce qu’ils cherchent de l’argent. Un ‘’look for money’’ démesurée qui terni l’image des établissements.

«La faute est partagée »

Mais à qui la faute ? A cette question monsieur Kabré dit ne pas vouloir accuser qui que ce soit parce que la faute est partagée. Il demande alors à ce que l’on se rend compte de l’impact qu’exerce le phénomène, sur les enfants et leurs établissements, et propose la sensibilisation comme fusil d’épaule pour résorber le mal.

L’enseignant de science physique Lassina Toro de ce même complexe scolaire trouve que l’absence de la rigueur de l’emprise parentale est l’une des causes du phénomène. « Nous, nous n’avons pas le pouvoir de déguerpir des gérants des maquis.

Pour ce faire, le ministère de l’éducation doit prendre ses responsabilités », renchérit Béré Roger, un des censeurs de la sainte Collette, avant de préciser que la présence des maquis est une installation anarchique, donc une source d’insécurité et d’incivisme au niveau national.

«Fiefs des élèves grévistes»

Parlant d’incivisme, il faut dire que ces lieux en question sont les fiefs des élèves grévistes qui sèment la pagaille dans les écoles. Quant au proviseur du lycée mixte de Gounghin, il revient aux autorités communales de faire quelque chose. Autant de points de vue divergents qui prouvent que le problème est vraiment sérieux.

A écouter Karim Kaboré, directeur de l’enseignement privé, public au ministère de l’éducation nationale et de la promotion des langues nationales, c’est avec tristesse que le ministère a appris que des débits de boisson pullulent aux alentours des établissements d’enseignement, pourtant dans le décret n°926, il est formellement interdit que des entreprises qui peuvent nuire au bon fonctionnement de ces établissements-là.

Mais, indique-t-il, pour que des entreprises s’installent à proximité des écoles, il faut obligatoirement 400 m de distance. Donc, c’est à l’autorité communale de prendre les dispositions nécessaires pour éviter éventuellement la construction des maquis ou des kiosques.

«Nous en avons conscience »

Le maire de l’arrondissement 10 de Ouagadougou, en l’occurrence Jérémie Sawadogo pour se défendre, à fait savoir qu’à ce jour, la mairie a pu fermer quatre débits de boisson qui étaient aux à-côtés d’une école et les intéressés ont dû changer de métier. « Nous avons conscience de l’ampleur que prend le phénomène et nous travaillons à y remédier », rassure-t-il. Dire que c’est la mairie qui donne l’autorisation aux gérants des débits de boissons, Jérémie Ouédraogo est prêt à défier n’importe qu’elle personne qui tiendra une telle affirmation.

A ses dires, c’est un faux procès qu’on fait à la mairie parce qu’elle n’a jamais permis à quelqu’un de construire un lieu de consommation d’alcool devant une école. Il invite au contraire les responsables d’écoles à dénoncer la présence de ces lieux.

Voir des élèves qui s’adonnent à l’alcool est très mauvais, si on en croit Souleymane Zombré, un parent d’élève. « Il faut qu’ils arrêtent d’en consommer, a-t-il martelé, en demandant d’éloigner ces lieux le plus loin possible des enfants. « Mais comme nous sommes au Burkina Faso, qu’est-ce qu’on peut dire ? » s’est-il interrogé.

A analyser ses propos, il n’arrive pas à comprendre que des individus se permettent de venir installer des maquis et kiosques devant des écoles de cette manière.

La situation est tellement grave que Yasmina Koné du lycée mixte de Gounghin se sentirait mieux si l’Etat interdisait à tout prix la construction de tels coins aux alentours des écoles. Selon ses explications, le bruit de la musique dans ces lieux les empêche de se concentrer en classe.

«C’est très choquant »

Les débits de boissons qui jonchent les devantures ou les murs des écoles est un véritable problème à prendre à bras le corps parce que les enfants ‘’n’ont tellement pas peur de Dieu’’ qu’ils osent même envoyer des sachets de liqueurs frelatées en classe.

« C’est très choquant », avoue un deuxième parent d’élève. Fatao Dondassé, élève en classe de 3ème au complexe scolaire le Bon Berger, lui, croit que chaque élève doit être conscient de ce qu’il est venu chercher à l’école. « Si seulement les débits de boissons étaient loin des écoles, les élèves ne s’y rendraient pas quotidiennement », a laissé entendre Lassina Toro.

Pour Abdel Aziz Bancé du groupe scolaire sainte Collette, il est inadmissible qu’on autorise la construction de ces lieux devants des établissements d’enseignement. Et d’ajouter qu’il est impossible de bosser normalement quant on est ivre.  Si certains accusent le ministère de ne pas prendre ses responsabilités et que le ministère rejette la faute sur la mairie, à qui alors de sauver l’avenir des enfants et de l’éducation au Burkina Faso ?

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Sécurité au Sahel : ‘’Stand for life and liberty’’ donne de la voix

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Les conférenciers de ‘’Stand for life and liberty’’ face à la presse ce samedi 11 janvier 2020

L’ONG ‘’Stand for life and liberty’’ a échangé avec les hommes de média, ce samedi 11 janvier 2020 à Ouagadougou. Cet entretien a eu pour objectif, la présentation de l’organisation à la presse et de discuter sur des sujets d’actualités liés à la vie de la nation burkinabè et du monde.

Les conférenciers de ‘’Stand for life and liberty’’ face à la presse ce samedi 11 janvier 2020

Le face-à-face entre les journalistes et les responsables de ‘’Stand for life and liberty’’ a eu lieu ce samedi matin dans la ville de Ouagadougou. Au menu des discussions, les attaques terroristes à répétition et l’ingérence de la France dans les affaires internes des Etats africains en général et du G5 Sahel en particulier ont été les comportements que l’ONG a dénoncés ce matin. Pour ce faire, elle dit vouloir épauler l’Etat dans la lutte contre le terrorisme. « Nous avons notre disponibilité à mettre nos compétences et nos ressources à la disposition de l’Etat burkinabè pour combattre l’hydre terroriste », a déclaré Vincent De Paul Kaboré, coordonnateur de l’ONG en question.

Pour lui, il est incompréhensible que des colonnes de groupes armés traversent des frontières et viennent attaquer des bases militaires alors que la France fait voler des drones au-dessus des gens avant d’ajouter que la France fait deux poids deux mesures en république malienne. Comment combattre le terrorisme si vous participez à diviser un Etat, s’est-il interrogé en s’adressant au pays du général De Gaulle. Autres faits saillants qui hantent l’esprit de monsieur Kaboré, ce sont « les exploitations sauvages des entreprises françaises au Mali, Niger, Côte d’Ivoire et au Burkina Faso et qui pillent à elles seules les ressources minières et exploitent l’économie de ces pays-là pour s’enrichir.

Pour ce qui est de la monnaie (le FCFA), ‘’Stand for life and liberty’’ la rejette dans sa forme actuelle car, à écouter le coordonnateur Vincent De Paul Kaboré, le FCFA n’est pas une monnaie mais plutôt une sous-monnaie car arrimé à l’Euro. Donc, la déclaration du Président Ivoirien Alassane Dramane Ouattara, président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA relatives aux reformes sur le FCFA est loin de satisfaire lui et ses collaborateurs. Le changement de la monnaie de FCFA à ECO, l’arrêt de la centralisation de 50% des réserves des pays concernés de changes au trésor français et la fermeture du compte d’opérations, ainsi que le retrait des représentants de la France de tous les organes de décision et de l’UEMOA sont pour eux salutaires. A contrario, ils dénoncent énergétiquement les tares que compte perpétuer l’ECO.

Nicolas Bazié

Burkina Demain