Débuté le 18 novembre dernier, le Forum National sur la Gouvernance de l’Internet a refermé ses portes ce jeudi 21 novembre 2019 à la maison de la culture de Bobo-Dioulasso. Le forum a permis à une quarantaine de participants de faire une plus grande connaissance avec la gouvernance de l’internet dans leur milieu afin d’être des relais pour une meilleure utilisation de l’Internet au Burkina Faso.
A la clôture du forum sur la gouvernance de l’internet ce 21 novembre la maison de la culture de Bobo
Après 3 jours de formations, les participants ont pu se familiariser aux principes de base de la gouvernance internet. Le secrétaire général du ministère en charge de l’économie numérique, Kisito Traoré salue la tenue régulière d’un forum sur la gouvernance de l’internet. « La première chose qu’il faudrait relever, c’est la performance réussie par l’IGF Burkina de tenir sans discontinuer chaque année une édition sur la gouvernance de l’internet.», a affirmé Kisito Traoré.
« Internet et lutte contre le terrorisme : enjeux et perspectives » c’est sous ce thème que s’est tenu le Forum Nationale sur la Gouvernance de l’Internet (FNGI). Un thème qui appelle à une prise de conscience de tous au regard parfois de la mauvaise utilisation de l’internet qui pourrait profiter aux terroristes. Kisito Traoré
Selon le secrétaire général du Ministère en charge du développement de l’économie Numérique dit attendre des participants à ce forum qu’ils puissent faire des propositions pertinentes pour aider les pouvoirs publics à améliorer la gouvernance de l’internet. Ce forum est donc une opportunité pour les participants de bien utiliser internet en vue de la lutte contre le terrorisme.
L’objectif principal de ce forum est le renforcement des capacités de plusieurs acteurs utilisant l’internet. Ils vont contribuer à donner leur point de vue en vue de faire de l’internet un espace convivial et sécuritaire selon le président de l’IGF Burkina, Hermann Ouédraogo.
Présent à cette cérémonie de clôture, le président de l’ARCEP, Charles Millogo a réaffirmé son soutien à accompagner ces initiatives privées « qui sont des actions complémentaires » à la bonne marche de la société. Il est donc important d’organiser des séances de sensibilisations et de développement de compétence sur la gouvernance de l’internet pour une meilleure utilisation des technologies de l’information et de la communication.
Au cours de la cérémonie de clôture du Forum National sur la Gouvernance de l’Internet, des attestations ont été octroyé à certains participants.
Le présidium à l'ouverture du symposium ce 21 novembre à l'hôtel Silmandé. On reconnaît au milieu le Premier ministre burkinabè Christophe Dabiré.
L’association dialogue sans frontières en partenariat avec le ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale a tenu, ce 21 novembre 2019 dans la ville de Ouagadougou, un symposium régional sur la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Ce symposium a réuni une centaine de personnes dans la salle ‘’kibsi’’ de l’hôtel Silmandé et les échanges vont porter sur le phénomène du terrorisme.
Le présidium à l’ouverture du symposium ce 21 novembre à l’hôtel Silmandé. On reconnaît au milieu le Premier ministre burkinabè Christophe Dabiré, qui a présidé l’ouverture.
Initié pour une durée de 72 heures, avec pour point névralgique la question sécuritaire, l’ouverture officielle de cette rencontre a été présidée par le premier ministre Christophe Marie Joseph Dabiré. Le thème retenu pour ce symposium est « cohésion sociale et vivre-ensemble (paix et société) ».
Ce thème, a affirmé le premier ministre, interpelle tout le monde au moment où les pays font face à de défis majeurs comme le terrorisme et son corollaire, l’extrémisme violent qui occasionne de nombreuses victimes civilo- militaire. Pour le chef du gouvernement burkinabè, « face au terrorisme, nous devons imaginer des solutions vigoureuses ». Par conséquent, « nous devons mutualiser nos efforts pour prendre le dessus sur les forces du mal ».
Madiara Sagnon née Tou, ministre délégué auprès du ministère de l’administration territoriale, chargé de la cohésion sociale, se prêtant aux question des journalistes
Le terrorisme dans les pays du G5 Sahel fissure considérablement les relations interpersonnelles des populations laissant des conséquences catastrophiques sans précédent.
Et pour venir à bout de ce problème, monsieur Dabiré croit qu’il faut faire de la cohésion sociale le principal facteur de la paix. En plus, entre attaques terroristes à répétition, radicalisation et conflits intercommunautaires, madame Madiara sagnon née Tou, ministre délégué auprès du ministère de l’administration territoriale, chargé de la cohésion sociale, pense que « nous avons de sérieux problèmes ».
Il fallait donc pour elle faire une halte pour réfléchir ensemble, afin de réunir toutes les forces, question d’inverser la tendance. D’où l’organisation du symposium régional. Alors, « nous attendons de tous les participants, des contributions qui vont nous permettre d’aller de l’avant, d’instaurer la paix dans les différents pays du G5 sahel.
Après la visite de l’unité industrielle Délicio, le 18 novembre 2019 dernier à Koubri, dans le cadre de la 2ème édition de la semaine de l’industrie burkinabè et de la journée de l’industrialisation de l’Afrique, le ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat a convoyé les hommes de média, dans la matinée de ce mercredi 20 novembre 2019, dans la zone industrielle du quartier Kossodo de Ouagadougou. Objectif, visiter la maïserie de Agroserv S.A. industrie.
La visite de Agroserv S.A. industrie a eu lieu ce matin à Kossodo. Cette unité industrielle selon son directeur général Siaka Sanou, a une capacité de transformation de maïs de 100 tonnes par jours et emploie plus de 120 personnes et travaille avec un réseau de prêt de 3000 petits producteurs. Le Burkina Faso produit environ 1 500 000 tonnes de maïs par an et c’est seulement 1% de cette production qui est transformée par les unités industrielles locales, a-t-il ajouté.
Agroserv industrie met sur le marché, la farine de maïs destinée aux ménages, la semoule de maïs destinée aussi aux ménages, aux cantines scolaires et aux casernes militaires, le grtiz destiné aux brasseries, et le son destiné aux éleveurs de bétail. Ainsi, son chiffre d’affaire en 2018 s’élèvait à plus de 2 750 000 000 FCFA et compte dépasser ce chiffre en 2019. Doit-on donc crier à une prouesse ?
A contrario, Agroserv industrie comme toutes les autres unités industrielles rencontre aussi des difficultés qui minent sa prospérité. La justification de Siaka Sanou laisse croire que ces difficultés sont dues à l’imposition de la TVA sur la farine de maïs, la question de l’aflatoxine qui tend à devenir un problème de santé publique et dépasse même le champ d’action des seules unités industrielles, la faible préférence des produits locaux (semoule et farine) dans les commandes publiques pour les cantines scolaires et casernes militaires, et la délivrance de l’autorisation spéciale d’exportation pour encourager le développement sous régional des unités.
Des difficultés que le secrétaire général du ministère du commerce Aboubakar Traoré, représentant le ministre Harouna Kaboré dit vouloir étudier minutieusement afin de trouver des solutions idoines.
A entendre Frédéric Nikièma, représentant pays de ONUDI, la semaine de l’industrialisation de l’Afrique en 2019 devrait donc galvaniser le soutien et les partenariats qui devraient aider l’Afrique à répondre à son industrialisation au moyen de la mobilisation de capitaux régionaux, continentaux et mondiaux.
En prolongement, il a indiqué que cette façon va permettre de dynamiser les perspectives du continent à faire une transformation structurelle et de satisfaire les aspirations de l’agenda 2063 et dans le même temps, donner une impulsion à sa capacité pour atteindre les objectifs du développement durable d’ici à 2030. Et pour finir, il a appelé les partenaires à soutenir l’industrialisation durable et inclusif du continent.
Le directeur général du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) Wahabou Bara et les acteurs de l’art graphique et plastique se sont rencontrés, ce mardi 19 novembre 2019 à Ouagadougou, pour échanger sur le processus de la documentation et de la répartition des droits.
Wahabou Bara, DG du BBDA
Les hommes de la culture sont en conclaves depuis ce matin au siège du BBDA. Selon le DG du BBDA, il s’agit de mettre en place des commissions techniques d’identification des œuvres artistiques afin de pallier toute contestation en termes de déclaration dans le domaine des arts graphiques et plastiques. En effet, pour lui, avec ce domaine « très pointu », il est important de mettre en place une telle commission pour que les experts en la matière puissent rencontrer les différents titulaires d’œuvres d’art plastique, dans le but de pouvoir expliquer le mécanisme de fonctionnement de ladite commission et recueillir des observations et des suggestions.
Le présidium des échanges
Wahabou Bara a souhaité qu’à la fin des échanges, l’on puisse fédérer les intelligences parce que, le secteur connait bien de nos jours, des mutations dues à la technologie. Par conséquent, l’idée est d’avoir la participation des titulaires de droit dans ce domaine-là, pour mieux accompagner ensemble la dynamique du nouvel outil qui est la disposition du BBDA, afin de réduire les plaintes des titulaires du droit en question. A en croire Christophe Sawadogo, un peintre, il, y a des artistes peintres qui ne savent pas que quand on parle d’attraction, on ne peut pas oublier que la figuration est très capitale.
Des artistes à la rencontre
A l’écouter ce n’est pas parce que dans l’art abstrait on ne voit pas des choses reconnaissables comme des figures, des objets, que le dessin n’est pas à la base. Ce qui est important, confie-t-il, c’est de faire comprendre aux jeunes qu’il soit la figure ou l’abstraction, on a besoin de partir de quatre piliers fondamentaux qui sont la forme, la couleur, le dessin et la composition. « Un bon peintre abstrait, c’est celui-là qui part à la recherche de la connaissance du dessin », a conclu monsieur Christophe Sawadogo.
Le Ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat a, à l’occasion de la commémoration de la 2ème édition de la Semaine de l’industrie burkinabè (SIB) et de la Journée d’industrialisation de l’Afrique, visité une unité industrielle de Delicio, ce 18 novembre 2019, dans la commune rurale de Koubri. Cette unité industrielle de fabrication de jus naturel produit plus de 1850 produits par heure, et la journée a été clôturée par un déjeuner de presse avec le ministre du commerce Harouna Kaboré.
En phase de production depuis 2017 de jus de tamarin, goyave, mangue, de papaye, l’unité industrielle Delicio de Koubri a reçu la visite du ministre de l’industrie accompagné des hommes de média ce lundi matin. L’industrie peut monter à plus de 1850 produits Delicio en pâte en matière de capacité de production, a confié la directrice adjointe Kadiatou Traoré.
A l’intérieur du bâtiment qui contient les machines, se trouvent deux grands laboratoires qui permettent de tester la qualité en amont et en aval de la production ; ce qui permet de produire des produits locaux de qualité pour les populations. « Donc nous sommes dans une démarche de qualité », a-t-elle ajouté.
Nonobstant ces merveilles, madame Traoré a laissé entendre qu’il y a de difficultés dans l’approvisionnement de certaines matières premières, comme par exemple la goyave qui est un produit de saison. Et c’est pourquoi on constate le plus souvent qu’il y a un manque de ce produit-là, en milieu d’année.
Concernant l’écoulement des produits, la directrice adjointe de l’industrie Delicio a fait savoir qu’il y a des grossistes qui se chargent de les dispatcher sur le marché. Et malgré que l’industrie ait commencé à fonctionner, depuis deux ans, dit-elle, le marché va bon train.
Selon le propos du ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré, lors du déjeuner avec les journalistes, l’objectif de la semaine de l’industrie est de promouvoir les potentialités du Burkina en matière de transformation industrielle des matières premières locales, afin d’offrir aux Burkinabè de quoi consommer à partir de ce que l’on produit.
« Nous ne pouvons pas et ne devons pas demeurer des réservoirs de matières premières pour les industries du Nord », a renchéri le ministre Kaboré.
Le ministre du commerce, Harouna Kaboré (micro) au cours du point de presse
Pour rappel, la commémoration de la semaine de l’industrie burkinabè et la journée d’industrialisation de l’Afrique est placée sous le thème « promotion d’une industrialisation durable en Afrique de l’Ouest : quelle place pour l’industrie burkinabè dans le développement des chaînes de valeurs sous régionales ? » et continue jusqu’au mercredi 20 novembre 2019 à Ouagadougou.
Les officiels se prêtant aux questions des journalistes à l'issue de l'ouverture
Dans le cadre de la vulgarisation de la gouvernance internet au Burkina Faso, l’IFG-B, l’Initiative pour la Gouvernance de l’internet au Burkina tient un forum à Bobo-Dioulasso. Le forum qui va durer 3 jours vise à permettre aux participants, une quarantaine, connaître la gouvernance de l’internet afin d’être des relais pour une meilleure utilisation de l’internet au Burkina. La cérémonie d’ouverture de ce forum a eu lieu ce lundi 18 novembre 2019 au centre Muraz de Bobo-Dioulasso.
Les officiels se prêtant aux questions des journalistes à l’issue de l’ouverture. Au micro, Lydia Maïmouna Ouédraogo
Durant 3 jours, les participants au forum vont être outillés sur plusieurs modules. Il s’agit pour les organisateurs de revenir au cours de cette formation « sur ce qu’est internet, ses différentes ressources, comment il fonctionne, les structures qui le font fonctionner et comment fonctionne ces structures. »
Plusieurs questions seront débattues
La qualité du service internet et son coût pour les utilisateurs ainsi que toutes les questions liées à la gouvernance de l’internet seront également débattus au cours de ce forum « pour une meilleure maîtrise de tout ce qui est sur internet » selon Lydia Maïmouna Ouédraogo, directrice de la réglementation et de la normalisation générale des technologies de l’information et de la communication au Ministère du Développement Numérique et des Postes.
L’IGF-Burkina traite de tous les problèmes liés à l’internet au Burkina. Elle fait partie de l’IGF Monde qui est sur l’égide des nations unis. Ce forum de Bobo-Dioulasso fait suite aux recommandations du forum Ouest africain de Ouagadougou tenue en 2018. De ce forum Ouest il a été recommandé de mettre l’accent sur la formation des utilisateurs d’internet au niveau local.
Internet et lutte contre le terrorisme
Une quarantaine de participants à la formation
« Internet et lutte contre le terrorisme au Burkina Faso : Enjeux et perspectives », c’est sous ce thème que se tient la 1re édition de l’école nationale sur la gouvernance de l’internet. Un thème dont l’objectif est de permettre aux stagiaires au forum de comprendre « les différents enjeux en rapport avec la cybercriminalité afin de participer à la lutte contre le terrorisme, selon le président de l’IGF-B, Hermann Ouédraogo.
Il est attendu de la quarantaine de participants, composés d’experts, de personnes du secteur académique, du secteur associatif et du secteur privé de s’approprier durant ces 3 jours de formations la question de la gouvernance de l’internet afin d’être des relais auprès des autres utilisateurs pour une meilleure utilisation d’internet au Burkina Faso.
La joie des Etalons après la victoire à l'issue du match victorieux contre les Sud-Soudanais à Karthoum
Après leur contreperformance la semaine dernière à Ouaga face aux Ougandais (0-0) ; les Etalons se sont nettement repris ce dimanche lors de leur déplacement à Karthoum pour affronter la formation sud-soudanaise, défait 1-2 grâce à deux réalisations de l’incontournable Aristide Bancé. C’était dans le cadre de la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN) 2021. Que retenir de cette victoire du onze national burkinabè ?
La joie des Etalons après la victoire à l’issue du match victorieux contre les Sud-Soudanais à Karthoum
Avec cette victoire à l’étranger, les Etalons s’emparent de la deuxième place de leur groupe avec 4 points + 2, juste derrière les Ougandais, vainqueurs des joueurs du Malawi sur le score de 2 buts à 0.
Le sélectionneur des Etalons Kamou Malo et à ses poulains peuvent enfin avoir le sourire, eux qui étaient sur les deux des critiques la match nul blanc concédé à leurs homologues d’Ouganda en début d’éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2021.
Pourtant, ils doivent rester concentrer sur leur sujet pour éviter une autre surprise de la prochaine journée des éliminatoires qui devrait les opposer l’année à l’équipe du Malawi.
Les échanges entre le PM Christophe Dabiré et la troïka des PTF ont porté sur plusieurs sujets d'intérêt national
Le Premier ministre a reçu en audience, ce 15 novembre 2019 à Ouagadougou, les membres de la troïka des Partenaires techniques et financiers (PTF). Avec Christophe Dabiré, ils sont venus échanger et présenter la nouvelle troïka et les aides- mémoires 2018-2019.
Les échanges entre le PM Christophe Dabiré et la troïka des PTF ont porté sur plusieurs sujets d’intérêt national
Le Premier ministre Joseph Marie Christophe Dabiré a reçu en audience dans la soirée du 15 novembre 2019 à Ouagadougou les membres de la troïka des PTF. Pour Metsi Makhetha coordonnatrice des partenaires au développement du Burkina Faso, la rencontre avec le PM Dabiré visait 3 objectifs. D’abord présenter au PM la nouvelle troïka pour le cycle 2019-2020.
La coordonnatrice Metsi Makhetha et sa suite à leur sortie d’audience
Cette troïka est composée de UE (Union européenne), la Belgique et le système des Nation unies. Ensuite présentation les aides- mémoires de la troika du cycle 2018-2019. Et enfin porter un message d’encouragement au Burkina Faso avec la situation sécuritaire actuelle dans laquelle l’on envisage organiser des élections pour la consolidation de la démocratie ; encourager à renforcer l’Etat de droit.
« Le contexte difficile que nous connaissons nécessite une adaptation, une flexibilité. Il faut que tout le monde soit dans une posture d’urgence afin que la réaction soit appropriée», a confié Metsi Makhetha en précisant que le PM Dabiré a été en phase avec leurs recommandations.
Le Premier ministre Christophe Dabiré à l’accueil des PTF
«L’élimination de la pauvreté des apprentissages doit être une priorité, au même titre que l’élimination de la faim et de l’extrême pauvreté. La tâche n’est pas facile, mais nous ne pouvons pas reculer devant les obstacles. Il est de notre devoir de placer la barre haut, afin que tous les enfants de cette planète puissent eux aussi nourrir de belles ambitions.» Foi du Président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass qui en dit davantage dans cette tribune.
Pour le président du groupe de la Banque mondiale, David Malpass, l’élimination de la pauvreté des apprentissages doit être une priorité
«La crise des apprentissages exige une approche nouvelle
Pour la plupart des enfants, avoir dix ans, c’est voir son avenir en grand. Sauf dans les pays à revenu faible et intermédiaire, où plus de la moitié des enfants de dix ans ne savent ni lire ni comprendre un texte simple. Cette crise mondiale des apprentissages compromet les chances de réussite et étouffe les aspirations de centaines de millions d’enfants. C’est inacceptable.
En octobre dernier, nous avons publié des données en appui à un nouvel objectif d’apprentissage : réduire au moins de moitié d’ici 2030 la pauvreté des apprentissages dans le monde.
La lecture est une compétence particulièrement importante à maîtriser : elle élargit le champ des possibles et constitue le socle sur lequel tous les autres apprentissages viendront s’ancrer, y compris le calcul et les sciences. Ramener à zéro la pauvreté des apprentissages — définie comme la proportion d’enfants ne sachant ni lire ni comprendre un texte simple à l’âge de dix ans — est un objectif prioritaire. Car c’est un levier essentiel pour mettre fin à la pauvreté en général et stimuler une prospérité partagée. Et pour aider les enfants à exprimer tout leur potentiel.
Mais depuis quelques années, la réduction de la pauvreté des apprentissages est au point mort : entre 2000 et 2017, les résultats des enfants en âge d’être scolarisés dans le primaire n’ont progressé que de 10 % à l’échelle mondiale. Au rythme actuel, 43 % des enfants âgés de dix ans ne sauront toujours pas lire en 2030.
Tandis qu’un certain nombre de pays ont fait des progrès au fil des années, des écarts importants subsistent entre les pays à faible revenu et les pays à revenu élevé et, dans un même pays, entre les régions. La crise de la pauvreté des apprentissages touche le monde entier mais elle est particulièrement grave en Afrique, où pratiquement 86 % des enfants sont incapables de lire et de comprendre un texte simple à dix ans.
La bonne nouvelle, c’est que les enfants qui auront dix ans en 2030 ne viendront pas au monde avant l’an prochain. À charge pour nous de mettre les bouchées doubles pour renverser la tendance.
L’objectif que nous fixons est ambitieux mais réalisable — et il devrait mobiliser les énergies pour permettre la réalisation du quatrième objectif de développement durable (ODD 4) visant à assurer une éducation de qualité pour tous. Cela passe par un quasi-triplement du rythme de la progression dans le monde — ce qui est faisable si chaque pays avance au même rythme que les pays les plus performants entre 2000 et 2015.
Plusieurs gouvernements ont démontré que cette accélération était possible. Au Kenya, le programme national d’apprentissage de la lecture a permis de multiplier par plus de trois la part d’élèves de deuxième année atteignant le niveau de lecture requis. Pour cela, il a fallu combiner un accompagnement des enseignements en faisant appel à des outils technologiques, des guides pour les enseignants et la distribution d’un manuel scolaire par élève.
Au Viet Nam, un programme allégé et efficace aborde l’essentiel et garantit l’acquisition des fondamentaux, sachant que tous les élèves disposent de supports de lecture. Résultat, les résultats des écoliers vietnamiens qui se trouvent dans les deux quintiles inférieurs de l’échelle des revenus sont aussi bons, voire meilleurs, que ceux d’un élève moyen dans un pays à revenu élevé.
La réduction de la pauvreté des apprentissages exigera des stratégies différentes selon les pays et les régions, en fonction des conditions. Dans certains cas, l’accès aux écoles reste un problème de taille : en 2018, 258 millions de jeunes n’étaient pas scolarisés dans le monde. Ailleurs, les enfants sont bel et bien scolarisés mais ils n’apprennent rien. En fixant un objectif international, la Banque se donne une base sur laquelle définir, avec chaque pays, des cibles nationales d’apprentissage. Réduire de moitié le taux de pauvreté des apprentissages des enfants d’ici 2030 constitue une cible intermédiaire. Notre ambition est de la ramener à zéro, en travaillant avec les gouvernements et les partenaires du développement.
En tant que premier bailleur de fonds en faveur de l’éducation dans les pays à revenu faible et intermédiaire, la Banque mondiale va s’employer, aux côtés des gouvernements, à promouvoir la maîtrise de la lecture en primaire. Les mesures consistent notamment à la fourniture de directives détaillées et d’une formation pratique aux enseignants, l’accès à des textes de meilleure qualité et mieux adaptés à l’âge des lecteurs et l’instruction dans une langue que les enfants parlent chez eux.
La Banque mondiale s’attache également, avec les gouvernements et les partenaires du développement, à rendre l’ensemble du système d’éducation plus efficace, pour que les progrès en lecture et en écriture soient durables et puissent être renforcés. Pour cela, il faut que les enfants arrivent à l’école prêts et motivés à apprendre ; que les enseignants soient efficaces et valorisés et aient accès à la technologie ; que les salles de classe soient équipées pour l’apprentissage ; que les écoles soient des espaces sûrs et inclusifs ; et que les systèmes éducatifs soient bien gérés.
Un programme ambitieux de mesure des résultats et de recherche sous-tend ces efforts et permet de quantifier les progrès de l’apprentissage et les facteurs à l’origine de ces performances avec, en parallèle, la poursuite de recherches orientées vers l’action et d’innovations, y compris en faisant appel aux nouvelles technologies, pour comprendre comment développer des compétences fondamentales.
En plus de gâcher le potentiel des enfants, la crise des apprentissages fragilise des économies tout entières. Elle aura un effet désastreux sur la prochaine génération de travailleurs et la compétitivité économique. L’indice de capital humain de la Banque mondiale montre qu’à l’échelle mondiale, la productivité moyenne d’un enfant né aujourd’hui n’atteindra que 56 % du niveau attendu avec des investissements suffisants dans l’éducation et la santé.
L’élimination de la pauvreté des apprentissages doit être une priorité, au même titre que l’élimination de la faim et de l’extrême pauvreté. La tâche n’est pas facile, mais nous ne pouvons pas reculer devant les obstacles. Il est de notre devoir de placer la barre haut, afin que tous les enfants de cette planète puissent eux aussi nourrir de belles ambitions.»
Par David Malpass, Président du Groupe de la Banque mondiale
Selon des sources concordantes, c’est à présent 24 assaillants que les Forces armées burkinabè (FAN) ont abattu dans la province de Lorum ce vendredi. Un premier bilan faisait déjà état d’une quinzaine de terroristes neutralisés.
A ces 24 assaillants mis hors d’état de nuire, il faut noter que plusieurs prisonnières sexuelles ont également été libérées lors de l’opération dans laquelle un élément des Forces de défense et de sécurité (FDS).