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L’opposition appelle à une marche-meeting le 29 septembre contre le pouvoir

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Ceci est une déclaration du Chef de file de l’opposition politique. Elle a trait à la Journée nationale de protestation contre la gouvernance MPP et ses alliés qu’il organise le 29 septembre prochain.

«Déclaration

Journée nationale de protestation contre la gouvernance du MPP et de ses alliés

Appel à une marche-meeting le Samedi 29 septembre 2018 à Ouagadougou

Lors des dernières élections générales tenues dans notre pays en 2015, les Burkinabè ont accordé leur confiance au Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) et à ses alliés politiques, qui président  depuis lors les destinées de notre pays.

Parce qu’ils avaient participé à la lutte politique  qui a  conduit à l’Insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, les Burkinabè espéraient qu’ils serviraient au pays une gouvernance des plus vertueuses, porteuse du  vrai changement qu’ils attendaient.

Depuis lors, fidèle à sa tradition, l’Opposition politique est demeurée dans une posture résolument républicaine. Elle a accompli son devoir d’indexer les insuffisances et les fautes, mais elle a aussi salué les bonnes actions du Gouvernement lorsqu’il y en avait.

De son côté, le Gouvernement n’a jamais convié l’Opposition à des concertations ni sollicité son avis sur les graves questions qui minent la vie  de notre nation, en dehors de celles relatives à la nouvelle Constitution et au Code électoral. Bien qu’interpellée de toutes parts par les Burkinabè, l’Opposition n’a pas organisé de manifestation de rue, comme elle le faisait sous l’ancien régime. Elle s’est contentée  de faire connaître son sentiment à travers des déclarations, des conférences de presse et un meeting.

Le pouvoir du MPP et ses alliés, viennent de terminer la moitié de leur mandat sans résultat. Il est donc  du devoir de l’Opposition politique d’adopter une démarche nouvelle adaptée aux exigences de notre peuple.

Déjà, le 03 juillet dernier, l’Opposition politique a eu l’occasion de dresser un premier bilan de ce mi-mandat et de relever les aspects de la gouvernance de notre pays qui posent problème.

Sans  chercher à être exhaustif, il est clair  que lorsqu’ils jettent un regard rétrospectif sur la mi-mandat qui vient de s’écouler, les Burkinabè voient une occasion ratée et un immense gâchis, tellement  les fronts de déception sont nombreux et persistants.

Avec le régime de Roch Marc Christian KABORE, les maux que les Burkinabè dénonçaient sont toujours là en pire. De nouveaux problèmes apparaissent, et révèlent  l’incompétence de nos dirigeants qui montrent plus d’appétit pour le Burkina des affaires plutôt que pour les affaires du pays:

1-Les terroristes continuent de nous terroriser : depuis janvier 2016, notre pays vit au rythme d’attaques terroristes de plus en plus meurtrières. Débutée au nord, la violence terroriste s’est ensuite déportée à l’est, et s’étend aujourd’hui sur le reste du territoire national, jusqu’au cœur de la capitale. C’est l’échec le plus  grave du MPP et de ses alliés.

Nos soldats, sous-officiers et officiers sont des  combattants de grande valeur et l’Opposition n’aura de cesse de leur rendre hommage pour le lourd sacrifice qu’ils consentent au quotidien pour la défense de notre patrie. Ce n’est donc pas à eux que la faute incombe. La faute incombe au Gouvernement, qui n’a pas pris la juste mesure du problème, qui n’a pas  nommé des  gens compétents à la tête des ministères de la Défense et de la Sécurité, et qui est incapable d’imaginer et mettre en œuvre une stratégie gagnante.

2-La misère et la précarité des Burkinabè ne font que s’aggraver : la misère est palpable dans nos villes et nos campagnes. Des  pans entiers de notre population n’arrivent  plus à se nourrir. Avec  le chômage de masse, nombreux sont ceux de nos compatriotes qui n’arrivent plus à assurer leurs besoins élémentaires. S’éduquer, se soigner, se loger  et se déplacer sont devenus pour eux des défis insurmontables, le prix du carburant atteignant par moment 4000 Francs CFA le litre. La baisse continue du pouvoir d’achat des ménages face à une flambée constante des prix des denrées de base et du coût de la vie, met à mal la situation des travailleurs salariés. Cela crée une véritable fracture entre le pays réel et ses dirigeants.

3-La crise du logement s’aggrave, et les non lotis sont complètement oubliés

Se loger à Ouagadougou ou en province est devenu un casse-tête. La spéculation sur le foncier bat son plein, entretenue par les puissants du moment au détriment des citoyens aux revenus modestes, contraints d’habiter dans des zones non-loties devenues des bidonvilles.  L’Etat a démissionné de ses prérogatives sur le foncier, dont les lotissements, au profit de prédateurs et de spéculateurs sans noms.  Pendant ce temps, nos dirigeants ne se préoccupent que du retrait de parcelles à la ZACA et à Ouaga 2000, sans doute pour les redistribuer aux nouveaux riches qu’ils fabriquent depuis leur accession au pouvoir.

4-Les jeunes et les femmes sont abandonnés à leur triste sort : Pendant la campagne électorale de  2015, le MPP a promis monts et merveilles à notre jeunesse : 50.000 emplois par an, des universités qui fonctionnent, des tablettes gratuites, des bourses, des prêts pour créer des entreprises, etc. De tout  cela, rien !Le pouvoir du MPP s’est même permis de supprimer quarante pourcent des postes à pouvoir dans la Fonction publique cette année. La même désillusion frappe les femmes qui ont été trompées pour faire élire le candidat du MPP. Les  crédits promis à grand renfort de publicité ne sont jamais venus. Les emplois promis n’ont jamais vu le jour. Et  pire, pour montrer son peu de considération pour la femme et la vie humaine, le MPP et ses alliés préparent maintenant  une loi pour légaliser l’avortement et pervertir ainsi les mœurs. Sur cette question, les burkinabé peuvent se rassurer, que l’opposition ne laissera pas ce pouvoir voter cette loi.

5-La corruption et le népotisme continuent de se développer : Depuis l’adoption au forcing de sa loi sur les PPP qui systématise les marchés de gré à gré et les ententes directes, le régime du Président KABORE a relancé la machine la corruption et la  concussion dans notre pays. Depuis l’avènement de ce régime, notre pays n’a connu aucun procès d’envergure pour crime  économique. Les voleurs de poulets vont en prison, mais les detourneurs de milliards narguent les pauvres citoyens.

La tendance générale est de créer des prête-noms comme opérateurs économiques. Tout cela se fait sous l’œil passif des autorités de contrôle de l’Etat dont le comportement timoré vis-à-vis du pouvoir pose véritablement problème.

6-Notre  justice est instrumentalisée et dans l’impasse : Parmi les institutions en crise dans notre pays, la Justice est celle dont la situation préoccupe au plus  haut point. Aux mains du MPP, notre  justice est devenue un instrument de persécution des adversaires  et de conclusion de deals politiques. Cette intrusion politique dans notre justice, aux antipodes des acquis de l’Insurrection et des recommandations des Etats généraux de la justice tenus du 24 au 28 mars 2015, et du  Pacte national pour le renouveau de la justice qui en a résulté, a été dénoncée récemment par le Syndicat des Magistrats Burkinabè pour qui notre justice est dans une véritable impasse.

7-Nos  libertés fondamentales sont en danger : Incapable d’instaurer un véritable dialogue social avec les syndicats, toute chose qui nous vaut un nombre record de grèves, le MPP et s’est alliés ont commencé par s’en prendre à leurs libertés, en interdisant les sit-in, en tentant de les discréditer auprès de la population et en créant des « syndicats jaunes ». Il  enchaîne maintenant avec les acteurs de la société civile, qu’il interpelle avec des armadas guerrières. L’accusation à la mode, c’est celle de tentative de déstabilisation des institutions, qui permet d’arrêter tous ceux qui gênent, de les mettre en prison aussi longtemps qu’on le veut,le temps de fabriquer des preuves à exhiber le jour du procès.

8-Notre démocratie est en train d’être pervertie: Fidèles à leurs vieilles pratiques,  le MPP et ses alliés ont lancé une vaste entreprise de dévoiement de notre démocratie. Déjà, à l’occasion des élections municipales de 2016, les dirigeants de la Majorité présidentielle ont  instauré la violence et le désordre dans plusieurs communes de notre pays. Ensuite, ils ont transformé le Parlement en une chambre d’enregistrement que les ministres se permettent de narguer continuellement. Ils ont renoué avec  l’immixtion dans la vie des partis politiques, en achetant maintenant des parlementaires traîtres, et en finançant des scissions dans les partis, y compris dans ceux de la Majorité. Récemment, ils ont foulé au pied la culture du consensus qui doit prévaloir dans l’adoption du Code électoral, et ont fait voté un nouveau Code électoral  qui vise à vassaliser la CENI, en transférant le fichier électoral de la CENI à l’ONI et en réduisant au minimum le vote des Burkinabè de l’étranger. Sur ce dernier point, le MPP et ses alliés sont en train de démontrer à la face du monde, qu’ils sont contre le  vote des burkinabé de l’étranger.

9-L’accaparement du pouvoir et la  politisation de l’Administration sont de retour: les nominations auxquelles  procèdent le MPP et ses alliés ont toutes les couleurs du clanisme, de la patrimonialisation et de la politisation de l’Administration. La carte du parti au pouvoir, la proximité parentale avec les puissants du moment, ou le larbinisme auprès des puissants, sont  devenus  le sésame qui permet  d’obtenir des promotions.

Dans les Administrations, être militant du MPP est le signe le plus respecté de compétence. Récemment,   au Conseil constitutionnel  c’est un membre du BPN du MPP qui a été nommé, et  au CSC, c’est un ex-conseiller spécial du Président qui a été parachuté. Ces actes dénotent une volonté à peine voilée de verrouillage de ces institutions, alors que se profile à l’horizon les échéances électorales futures où elles auront un rôle important à jouer.

10- L’incivisme ne recule pas et l’autorité de l’Etat est invisible :L’impunité des puissants et la légèreté de leur comportement alimentent l’incivisme des laissés pour compte. Les épisodes sont nombreux qui nous amènent à nous demander s’il y a encore un Etat dans ce pays, et ce, malgré les nombreuses  mises en garde proférées par le chef de l’Etat lui-même.

11-La réconciliation nationale est toujours en panne : Depuis des décennies, notre pays traîne un grave problème de réconciliation nationale que les récents bouleversements politiques  rendent plus que jamais nécessaire et urgente. Mais  le MPP et ses alliés n’ont visiblement pas la volonté politique de s’attaquer à cette question. Au contraire, ils sont habités par une logique de division permanente, d’instrumentalisation de querelles anciennes, d’opposition des Burkinabè les uns contre les autres, et de recherche de boucs émissaires  à leurs échecs.

12-Notre économie ne décolle pas : parce qu’ils ne font pas confiance à nos autorités, les investisseurs se font rares ; la faiblesse du pouvoir d’achat des consommateurs fait  que nos petits commerçants passent la journée à  se  tourner les pouces tandis que nos opérateurs économiques assistent impuissants à la distribution des marchés publics aux nouveaux riches que le MPP est en train de créer. Notre économie est en panne sèche et nos finances sont en déficit grave.

13-Nos chantiers de développement sont caractérisés par beaucoup d’annonces tonitruantes et peu d’actes concrets : Après avoir chanté les louanges d’un PNDES dont les burkinabé attendent toujours de voir la couleur des 18 mille milliards qu’ils prétendent avoir récoltés, les dirigeants du MPP chantent maintenant que c’est la  Chine qui va financer leur  PNDES. Sur tous les fronts, on annonce de façon tonitruante, en s’attribuant des vieux projets initiés depuis fort longtemps ; mais on ne voit rien de concret !

La liste est longue des déceptions qui habitent les Burkinabè face à  l’inaction de ce Gouvernement dont la seule préoccupation, c’est de se constituer un trésor de guerre pour les prochaines campagnes électorales.

Poussés par ce mécontentement, ils sont nombreux les Burkinabè qui ne cessent d’interpeller l’Opposition et de lui demander d’organiser des actions de masse contre cette mauvaise gouvernance, afin d’obliger le Gouvernement à revenir sur le droit chemin.

Si l’Opposition a temporisé à ce jour, c’est parce qu’elle voulait laisser la chance à nos autorités de corriger le tir et de prendre la bonne direction.

Aujourd’hui, le constat est amer : Ce Pouvoir n’écoute les conseils de personne. Il n’a pas conscience de la situation du pays. Il faut donc l’interpeller vigoureusement.

14-L’appel au peuple

C’est pourquoi, avec gravité, l’Opposition politique convie l’ensemble les Burkinabè à une Journée nationale de protestation contre la gouvernance de la Majorité présidentielle.

Cette Journée nationale de protestation prendre la forme d’une marche-meeting le samedi 29 Septembre 2018 à Ouagadougou. La marche partira de la Place de la Révolution à 8 heures 00 et sera suivie d’un meeting en ces mêmes lieux.

Cette Journée nationale de protestation n’est pas uniquement celle de l’Opposition. C’est une action contre la gestion chaotique de  notre pays, à laquelle nous convions l’ensemble des Burkinabè. Elle concerne tous ceux qui, au-delà de leur appartenance politique, se soucient de l’avenir de notre cher Faso.

Aussi, nous lançons un appel solennel à toutes les forces vives de la Nation, les jeunes, les femmes, les anciens, les OSC, les partis politiques, les syndicats, les commerçants, les leaders d’opinion, les différentes couches socioprofessionnelles, bref tous les burkinabé, à venir massivement à la Place de la Révolution le samedi 29 septembre à 8 heures pour qu’ensemble nous fassions connaitre notre mécontentement à ce gouvernement qui s’amuse avec l’avenir de notre pays.

Ensemble, Sauvons la patrie !

Fait à Ouagadougou le 04 septembre 2018»

Le Chef de file de l’Opposition politique,

Zéphirin DIABRE

Bamako : IBK investi pour un second mandat présidentiel

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Le président Ibrahim Boubacar Kéita a prêté serment ce 4 septembre à Bamako pour un second mandat de 4 ans à la tête du Mali

Malgré la série de protestation observée ces dernières semaines par son challenger Soumaila Cissé, le président réélu du Mali, Ibrahim Boubacar Keita a prêté serment ce mardi 4 septembre à Bamako pour un second mandat à la tête du pays, promettant de rétablir la paix.

Le président Ibrahim Boubacar Kéita a prêté serment ce 4 septembre à Bamako pour un second mandat de 4 ans à la tête du Mali

«Je serais le président de tous les Maliens, je suis le président de tous les Maliens, de toutes les Maliennes et de tous les Maliens et de toutes les Maliennes de toutes les régions et de la diaspora». Propos d’Ibrahim Boubacar Kéita lors de la cérémonie de prestation de serment ce mardi 4 septembre 2018 à Bamako. Face une insécurité grandissante qui a d’ailleurs plombé son premier mandat, le président réélu du Mali aura encore fort à faire au cours de ce second mandat. Pour ne rien arranger, depuis l’annonce de sa victoire le 12 août  par la commission électorale, son opposition sous la houlette de son challenger Soumaila Cissé est vent débout pour contester sa réélection, qualifiée de frauduleuse.

Selon les chiffres de l’instance électorale, Ibrahim Boubacar Keita a remporté la présidentielle  avec 67% des voix lors du second tour du scrutin, le 12 août. C’est dans ce contexte que les élections législatives maliennes sont annoncées pour octobre prochain. Pour avoir la participation de tous les acteurs politiques, le président IBK va devoir user de tous ses talents de diplomates. La réconciliation nationale s’impose donc pour lui au de ce second mandat présidentiel.

Correspondance particulière de Ali Kamagaté

Burkina Demain

Burkina – Maroc : 3 conventions de coopération signées à Ouaga

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Le Burkina Faso et le Maroc ont posé ce lundi 3 septembre 2018 à Ouagadougou des jalons du renforcement de leur coopération judiciaire, notamment en matière commercial, pénal et d’extradition. En effet, le ministre marocain de la Justice, Mohamed Auajjar et son homologue burkinabè Bessolé René Bagoro ont procédé à la signature de conventions y relatives. Par ailleurs le ministre Auajjar a été reçu en audience par le Premier ministre Paul Kaba.

La signature ce lundi 3 septembre à Ougadougou de trois conventions de coopération judiciaire entre le Burkina Faso et le Royaume Chérifien s’est déroulée avec le soutien du Premier ministre burkinabè Paul Kaba Thiéba qui a reçu le ministre marocain de la justice Mohamed Auajjar, accompagné de  son homologue burkinabè, Bessolé René Bagoro.

Les deux ministres de la justice s’expriment

L’un et l’autre ministres se félicitent de la signature de ces trois conventions, notamment en matière commercial, pénal et d’extradition.

Bessolé René Bagoro : «Nous nous engageons à mettre en application cette coopération dans les plus brefs délais et les semaines à venir vont voir la concrétisation de cette coopération. Le Maroc va soutenir les efforts extraordinaires des autorités burkinabè pour l’instauration d’un État de droit et pour le renforcement du processus démocratique».

«Cette signature de conventions est un moment historique. Elle traduit notre volonté commune de travailler à construire un partenariat non seulement en matière de justice mais dans tous les domaines. Le Premier ministre nous a garanti son soutien et la volonté de son gouvernement à apporter tout le soutien politique à cette nouvelle dynamique de coopération en matière de justice », soutiendra pour sa part  le ministre chérifien de la justice Mohamed Auajjar,

Félicité Sawadogo

Burkina Demain

Primature : L’ambassadeur Edmond D. Wega reçu en audience par le PM Thiéba

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Coopération bilatérale : L’ambassadeur du Canada échange avec le Premier ministre. Le Premier ministre burkinabè Paul Kaba Thiéba, a échangé ce lundi  avec l’ambassadeur du Canada au Burkina Faso, Edmond D. Wega. C’était au cours de d’une audience accordée au diplomate canadien par le chef du gouvernement burkinabè.

Les relations de coopération entre le Canada et le Burkina Faso était évidemment au menu de l’audience que le Premier ministre Paul Kaba Thiéba a accordé ce lundi à l’ambassadeur du Canada au Burkina Faso, Edmond D. Wega . qui lient leurs pays.

Notre «coopération est très riche, variée et multiforme et s’étend dans des domaines aussi importants que sont l’éducation, la santé sexuelle et reproductive, la paix et la sécurité », rappelle Edmond D. Wega à sa sortie d’audience. etc. ». Et les questions de  sécurité, de la santé, de l’éducation et des  changements climatiques restent des défis à relever dans le cadre de cette coopération bilatérale.

Le PNDES salué par Wega

Et Wega de poursuivre : « Ce sont des défis énormes pour lesquels le gouvernement a bien fait de développer une initiative d’envergure qu’est le Plan national de développement économique et social (PNDES). Le Canada est satisfait des efforts qui sont faits sous le leadership du Premier ministre, de concert avec tous les autres partenaires. Nous devons renforcer cette coopération et c’est ce que le Premier ministre et moi nous avons convenu de faire ensemble».

Félicité Sawadogo

Burkina Demain

Forum Chine-Afrique : Un nouveau financement de 60 milliards de dollars

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Dans son discours d’ouverture du 3ème Forum de coopération Chine-Afrique, ce lundi, 03 septembre 2018, à Beijing, le président chinois, Xi Jinping, a annoncé que la Chine entend débloquer une enveloppe de 60 milliards de dollars pour le développement du continent africain.

Cet engagement sous-tendu par la nécessité entre les deux parties de « construire une communauté de destin encore plus solide ».  Environ 54 délégations gouvernementales africaines, représentées au plus haut niveau, dont celle de la République du Congo, conduite par le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso ont assisté à la cérémonie d’ouverture qui a, également, connu la participation du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ainsi que de l’Union Africaine et 26 organisations africaines.

L’initiative du président chinois, Xi Jinping baptisée « la ceinture et la route » est au centre des débats au cours de ce sommet. Ainsi, dès l’ouverture des travaux, devant plus d’une dizaine des chefs d’État africains, le président chinois a fait le tour d’horizon de la coopération entre son pays et le continent noir, à travers les projets de développement réalisés par son en Afrique, depuis le dernier sommet de Johannesburg, en Afrique du Sud, en 2015.

Au terme de ce point, le dirigeant chinois a annoncé de nouveaux engagements de la Chine en faveur du continent. En effet, la Chine, a-t-il déclaré va débloquer une enveloppe de 60 milliards de dollars pour le développement du continent africain. Le chef de l’Etat chinois n’a pas manqué de saluer l’adhésion de trois nouveaux Etats africains au forum, en l’occurrence la Gambie, le Sao Tomé et Principe et le Burkina Faso.

L’Afrique que Xi Jinping a qualifié de terre généreuse, d’amitié, de richesses et de dynamisme, est un continent dans lequel le peuple aspire à un meilleur avenir, selon le chef de l’Etat chinois. Pour lui, l’aide de 60 milliards de dollars qu’il a annoncé au profit de des projets de développement sur le continent est en relation avec le principe du développement partagé. Il s’agit selon Xi Jinping de donner plus et sans prendre. « Nous accueillons l’Afrique à bras ouvert et personne ne pourra entraver la marche de l’Afrique vers développement », a déclaré le président chinois, qui a rappelé huit principes de la coopération entre son pays et l’Afrique, en relation avec l’initiative de la ceinture et la route qui intègre l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.

Annulation totale de la dette non remboursée des pays africains

La coopération sino-africaine doit apporter aux peuples des résultats tangibles à travers la création d’emplois, a martelé le président Xi Jinping qui a également mis la jeunesse au cœur de son propos, avant de souligner plusieurs mesures prises en faveur de cette couche en devenir. Le dirigeant chinois a en outre annoncé l’annulation totale de la dette non remboursée des pays africains liés aux prêts globaux sans intérêts arrivées à échéance en fin 2018.

Quatre autres intervenants se sont succédés à la tribune du forum pour saluer le partenariat stratégique mutuellement bénéfique pour les pays africains et la Chine. Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, co-président du Forum, le rwandais Paul Kagamé, président en exercice de l’Union Africaine, Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, invité spécial du Forum et Moussa Faaki Mahamat, président de la Commission de l’Union Africaine ont, tous, salué ces assises qui renvoient à un passé glorieux et annoncent, selon eux, un monde radieux.

La fin de ces assises est prévue pour ce mardi 4 septembre 2018. Ce forum est un multilatéralisme conduisant à l’émergence d’un ordre mondial plus équitable et plus juste, épousant les idéaux des Nations unies et de l’Agenda 2063 de l’UA. Le but étant la gestion du destin de l’Afrique par elle-même.

Wilfrid Lawilla                         

Burkina Demain

Huawei pour la transformation de l’économie numérique du Burkina Faso

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Pékin, 2 septembre 2018. Le président du Faso Roch Marc Christian KABORE, a visité ce jour l’Institut de recherche de Huawei à Béijing,  et s’est entretenu avec Li Dafeng, vice –Président Directeur Général supérieur du groupe HUAWEI. Les parties ont procédé à des échanges approfondis sur des sujets  tels que le renforcement de la coopération dans le domaine des TIC, la construction d’une bonne infrastructure TIC au Burkina Faso, et la construction d’une ville intelligente.

Pour le président Kaboré, l’Innovation et la révolution des technologies introduiront des bénéfices non seulement pour les autorités publiques, mais aussi pour les secteurs privés et notre peuple.

Huawei et le gouvernement burkinabè ont signé un mémorandum de coopération sur le projet «Graine de future». Ce projet est l’implication de Huawei en matière de RSE. Grâce à ce projet, Huawei assistera le Burkina Faso pour la formation de talents locaux en TIC, le transfert de connaissance, et l’émergence de communautés numériques. Déjà, en matière de surveillance et de sécurité, Huawei appuie le Burkina Faso pour la mise sur pied de centres  de surveillance vidéo intégrés, et de Data Centers, pour une meilleure fluidité de la bande passante.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Forum de coopération Chine-Afrique : les grands enjeux !

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Beijing, la capitale chinoise, accueille les 3 et 4  septembre courant, le sommet du forum de coopération Chine-Afrique. Une rencontre à enjeux multiple qui se tient sous le thème «Construire une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide». 

Le sommet Beijing concentre cinq objectifs et vise à faire à renforcer l’amitié séculaire entre la Chine et l’Afrique. Il s’agira pour la Chine et l’Afrique de renforcer le consensus stratégique entre les deux parties pour maintenir leur amitié, consolider les bases politiques de leur unité et de leur coopération et insuffler une forte impulsion au développement des relations bilatérales dans la nouvelle ère.

Ces assises de Beijing permettront aussi de tracer la voie pour développer les relations futures, s’inscrivant dans l’optique de l’initiative chinoise visant à construire une communauté de destin plus forte et un avenir partagé entre la Chine et les pays africains. Ce sommet entre les pays africains et la Chine devra notamment renforcer une synergie entre l’initiative La ceinture et route, le Programme 2030 des Nations Unies pour le développement durable, ainsi que l’agenda 2063 de l’Union africaine.

La Chine et l’Afrique saisiront l’occasion de ce sommet pour chercher à renforcer le soutien et la compréhension, afin d’encourager la communauté internationale à avoir un regard juste et objectif sur le développement des relations sino-africaines

Promouvoir la coopération économique et commerciale, en tenant compte des avantages à long terme figure parmi les objectifs .que les Chinois collent à ce sommet. Selon l’agence officielle chinoise, les mesures plus ciblées et efficaces devraient aligner les ressources naturelles, les dividendes démographiques et le potentiel du marché avec les investissements, l’équipement et la technologie de la Chine, afin que leur coopération soit orientée vers le marché plutôt que vers le gouvernement, élargie aux capacités de production avec plus d’investissements que de projets contractés.

Par ailleurs, les dirigeants chinois et africains devraient également discuter d’un développement coordonné et équilibré de la coopération sino-africaine. Pour renforcer le partenariat stratégique et de coopération globale entre la Chine et l’Afrique, les deux parties chercheront à progresser dans les domaines existants tels que les infrastructures, le commerce, le financement, la santé et le développement des ressources humaines. Ils chercheront également de nouveaux points de croissance dans des domaines allant de la réduction de la pauvreté, de l’amélioration des conditions de vie et des échanges interpersonnels, à la paix et à la sécurité et à la protection de l’environnement. Un Plan d’actions conjoint entre la Chine et l’Afrique 2019-2021 sortira de ce forum sur la coopération Chine-Afrique.

La présence du chef de l’Etat congolais à ce sommet est la preuve de l’excellence des relations entre les deux pays. Denis Sassou N’Guesso saisira cette opportunité pour renforcer les relations qui existent entre la Chine et le Congo ; le Congo, on le sait est parmi les quatre pays africains avec lesquels la Chine a hissé la coopération au niveau de coopération stratégique globale.

 

Wilfrid Lawilla / Brazzaville

Burkina Demain

3e Sommet Afrique-Chine à Pékin : Les grands absents sont de l’Afrique australe

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Les anciens présidents Robert Mugabe et Jacob Zuma saluant avec ferveur l'annonce en décembre de 2015 du président Xi Jinping d'octroyer 60 milliards de dollars aux pays africains

En principe, c’est ce 3 septembre que s’ouvre à Pékin, le 3e sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA). «La Chine et l’Afrique : communauté de destin et partenariat mutuellement profitable». C’est le thème de ce sommet sino- africain qui connaîtra l’absence, côté africain, de quelques figures emblématiques du resserrement des liens du continent noir avec l’empire du milieu. C’est notamment le cas de Robert Mugabé du Zimbabwe, Jacob Zuma dont le pays l’Afrique du Sud avait accueilli en décembre  2015 à Johannesbourg le précédent sommet Chine Afrique, sans oublier l’angolais Edouard Dos Santos.

Les anciens présidents Robert Mugabe et Jacob Zuma saluant avec ferveur l’annonce en décembre 2015 du président Xi Jinping d’octroyer 60 milliards de dollars aux pays africains

S’ils étaient encore en fonctions dans leurs palais présidentiels, les présidents Jacob Zuma de l’Afrique du Sud, Robert Mugabe du Zimbabwe ou Edouard Dos Santos d’Angola, seraient présentement en route et même déjà sur place à Pékin pour participer au 3e sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) qui se tient du 3 au 4 septembre 2018 sous le thème : «La Chine et l’Afrique : communauté de destin et partenariat mutuellement profitable».

Pour les raisons que l’on sait (investissements chinois sans conditions politiques), chacun des trois  présidents de l’Afrique australe avaient fini par faire des relations avec la Chine populaire de Xi Jinping l’axe majeur des relations diplomatiques. Aujourd’hui ayant cédé leurs fauteuils présidentiels, c’est désormais à la télé qu’ils vont devoir suivre les évènements.

En leur absence, le  président congolais, auteur déjà de deux visites d’Etat en Chine, pourrait jouer les premiers rôles aux côtés d’autres chefs d’Etat africains initiés.

Pour les grands absents, ce sera désormais à leurs successeurs de confirmer ou de changer de cap avec les autorités chinoises. Pour ceux qui feront effectivement le déplacement de Pékin, ce sera le baptême de feu, à l’image du président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, présent depuis quelques jours à Béijing dans le cadre d’une première visite d’Etat à la faveur de la reprise des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la Chine populaire.

Une autre bonne annonce de Pékin aux dirigeants africains ?

Le président Kaboré, passant ici en revue des troupes en compagnie du président Jinping, fera son baptême de feu

Au moment où l’on s’apprête à assister à ce 3e sommet, l’on se demande si Pékin va faire une autre bonne annonce aux dirigeants africains, qui avaient déjà eu droit le 4 décembre 2015 à Johannesbourg à une annonce palpitante à l’ouverture du précédent sommet. A cette occasion le président Xi Jinping avait en effet annoncé à la surprise générale, une enveloppe substantielle de 60 milliards de dollars, une somme trois fois supérieure aux aides promises lors du précédent sommet en 2012. Annonce saluée à sa juste valeur à l’époque par l’ex-président Zimbabwéen Robert Mugabe, alors président en exercice de l’Union africaine et son homologue sud-africain, Jacob Zuma. Pour susciter davantage l’intérêt des dirigeants africains, Pékin pourrait faire d’autres annonces alléchantes. Wait and See.

Martin Philippe

Burkina Demain

 

Le CFOP sur l’arrestation de Lopez : «Un malheur guette toujours ceux qui bâillonnent leurs peuples»

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Le  communiqué de presse ci-après  du chef de file de l’opposition du Burkina Faso est relatif à l’arrestation de Safiatou Lopez.

«Communiqué de presse

 Arrestation de Mme Safiatou Lopez : « Il y a toujours un malheur qui guette ceux qui bâillonnent leurs peuples »

Comme tous les Burkinabè, l’Opposition politique a été informée, que Mme Safiatou Lopez, militante de la société civile,  a été interpellée dans la soirée du mercredi 29 août  par la Gendarmerie nationale, après que celle-ci ait forcé la porte de son domicile.

Jusqu’à présent, nos autorités n’ont pas expliqué à l’opinion nationale les mobiles de  cette arrestation.  Des informations parues dans la presse, notamment sur Radio Oméga, et des déclarations faites lors de leur conférence de presse du jeudi 30 août  par les membres du collectif créé pour assurer la défense de Safiatou Lopez, il ressort que les autorités l’accusent d’être à la tête d’un complot visant à déstabiliser le Gouvernement.

En attendant que nos autorités nous informent  de manière officielle sur le fond du dossier, l’Opposition politique s’étonne d’abord  que pour une enquête impliquant une personnalité comme Safiatou Lopez,  le pouvoir du MPP ait besoin de déployer une armada guerrière d’un tel calibre.  Mme Lopez a-t-elle refusé de répondre à une convocation de la gendarmerie ? A-t-on besoin de mobiliser tant de force, de barrer des routes, d’actionner des drones, de fermer les commerces  environnants et de dévier la circulation pour interpeller une  actrice  bien connue  de notre société civile qui  ne vit pas dans la clandestinité,  dont les activités sont publiques et qui ne s’est jamais cachée pour dire  ce qu’elle pense ?

Ensuite, il est difficile de  comprendre qu’au moment où nous subissons des attaques répétées et lourdement meurtrières  des terroristes au nord et à l’est, conséquence entre autres du manque d’équipement de nos FDS, le pouvoir du MPP a l’idée géniale d’affecter tant de moyens de défense à  des opérations urbaines d’interpellation de leaders de la société civile.

Enfin et surtout, cette  manière d’agir  qui consiste à arrêter les leaders d’opinions sur la base de suspicions venant d’on ne sait où, met clairement en danger nos libertés fondamentales. En effet, si  nos autorités peuvent quand elles le veulent,  faire encercler nuitamment les domiciles et  enlever des citoyens  acteurs du  débat démocratique, sous quelque prétexte que ce soit,  alors, nous ne sommes plus  dans Etat de  droit.

C’est pourquoi  l’Opposition réitère son exigence ferme, que nos autorités situent très rapidement l’opinion nationale sur le fond de ce dossier.  Le pouvoir du MPP doit dire clairement aux Burkinabè  ce qui est reproché à Mme Lopez, preuves à l’appui. Il est aussi important que les Burkinabè soient informés sur la régularité juridique de la procédure en cours, au regard des informations la mettant en doute.

Les Burkinabè commencent à s’habituer au mode opératoire de ce régime, qui a fait de la déstabilisation des institutions un alibi facile pour mettre en détention ceux qui le gênent..  L’arrestation de Safiatou Lopez s’inscrit dans une liste de détentions  arbitraires  d’acteurs de la société et dans laquelle figurent  celle de Pascal Zaida et Naim Touré pour ne citer que les plus récents. Elle survient aussi au moment où le même régime vient d’accorder une liberté provisoire au Colonel  Barry, embastillé depuis des mois sous la même accusation de déstabilisation, et dont l’opinion attend toujours d’être « édifiée» par les preuves de culpabilité que le ministre d’Etat Simon Compaoré a promis de manière théâtrale.

Elle survient enfin dans un contexte général de remise en cause des libertés fondamentales, par un régime qui,  tout en tentant  de  salir la renommée des syndicats et de restreindre leurs libertés, s’en prend à toute voix qui ose le critiquer.

L’Opposition  politique s’associe aux organisations de notre société civile pour  exiger  la  libération immédiate de Safiatou Lopez dès l’expiration de délai légal de la garde à vue.

Elle met en garde le pouvoir du MPP contre toute tentative de musellement des acteurs du débat démocratique, notamment par l’instrumentalisation des fausses accusations de déstabilisation des institutions.

Elle appelle tous les démocrates  de notre pays à la vigilance, et au rassemblement pour la défense de nos libertés fondamentales qui sont clairement en danger sous le règne du MPP, car ce  qui arrive à un citoyen  aujourd’hui peut arriver à un autre demain.  Cette mobilisation est nécessaire et urgente, car visiblement, le pouvoir du MPP est en train de sombrer  dans une panique qui l’amène à voir des complots partout, ou à instrumentaliser les accusations de complot contre ceux qui le gênent.

Mis à mal par son incapacité  à résoudre  les problèmes du pays et  en butte aux critiques féroces venant de toutes parts, le pouvoir du MPP est devenu fébrile et croit que la répression des opposants va lui garantir des jours paisibles. Il oublie que,  comme l’a clamé feu le Président Thomas Sankara,  il y a toujours un malheur qui guette ceux qui bâillonnent leurs peuples.

Ouagadougou, le 31 août 2018»

Le Chef de file  de l’Opposition,

Zéphirin DIABRE

Décès du journaliste Drissa Séré : Les condoléances du ministre de la communication

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Ceci est une réaction du ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Remi Fulgance Dandjinou au décès de notre confrère Drissa Séré, journaliste à la RTB et ancien directeur de la communication et de la presse ministérielle (DCPM) du ministère des transports et de la mobilité urbaine.

«C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès ce jour de Drissa  Séré. Journaliste professionnel, avenant et efficace. J’ai eu du plaisir à l’avoir comme confrère puis comme collaborateur au titre de la communication gouvernementale et au sein de la Direction générale des médias.

Au nom du Ministère de la communication et des relations avec le parlement, de toute la presse nationale et en mon nom personnel je présente à la famille éplorée, à ses collaborateurs et au monde de la presse  mes condoléances les plus attristées».