Un communiqué relatif à un recrutement de personnel à Ecobank, l’un des plus importants groupes bancaires en Afrique de l’Ouest et du Centre. Pour la Banque, il n’en est rien, et elle appelle à la prudence, le communiqué étant faux.
«Ecobank vous informe que le communiqué pour le recrutement pour le recrutement de personnel est un faux et n’émane pas d’elle. Prudence, ne pas y répondre». C’est en ces termes qu’Ecobank a démenti il y a quelques jours, via SMS, le faux communiqué de recrutement de personnel. Mais, qui a tenté un tel coup ?
Ecobank ou Ecobank Transnational Incorporated est une banque fondée en 1985 à Lomé au Togo où elle est basée. Présente dans quelques 36 pays d’Afrique de l’ouest, centrale et de l’est ; Ecobank possédait, selon des chiffres de 2015, 20 331 employés et 11 millions de clients.
Banque leader au Burkina
Au Burkina Faso, la Banque panafricaine conserve sa place de leader. Sous la houlette de son directeur général Cheikh Travaly, le bilan total d’Ecobank Burkina en fin 2015 s’établissait à plus de 702 milliards 012 millions de F CFA en 2015 contre 605 milliards 608 millions de F CFA en 2014 ; avec un résultat net bénéficiaire de 4 milliards 515 millions FCFA.
C’est Albert Essien qui est PDG du groupe Ecobank depuis mars 2014.
le présidium des deuxièmes journées du groupe parlementaire CDP
Après deux jours de travaux de réflexion les 22 et 23 septembre sur la problématique de la lutte contre le terrorisme dans le pays, les députés du groupe parlementaire CDP ont préconisé une série de mesures dont les plus fortes sont les suivantes :
le présidium des deuxièmes journées du groupe parlementaire CDP
-Renforcer le dialogue inter-religieux ;
-Renforcer les capacités de l’agence nationale de renseignements ;
-Restructurer la police de proximité avec un traitement adéquat de la question des Koglweogo ;
-Accélérer la mise en œuvre du Programme d’urgence du Sahel ;
-Relancer la communication de crise dans le contexte actuel du pays ;
-Relancer le processus de réconciliation nationale
-Opter pour le principe de Vérité-Réconciliation en vue d’une réconciliation nationale véritable
-Elaborer une stratégie nationale de communication contre la stigmatisation et les amalgames faits entre islam et terrorisme.
Les marges de manœuvre de Taiwan auprès des puissances internationales pour sa reconnaissance au sein de l’ONU s’annonçaient limitées à la 72e Assemblée générale, dominée jusque-là par le dossier nord-coréen. Mais, il n’empêche, des dirigeants de pays du Sud, qui par devoir de solidarité envers un pays ami, ont donné de la voix à la tribune de l’ONU, plaidant en faveur d’une reconnaissance de Taipeh au sein des instances onusiennes. Parmi ces dirigeants ‘’pro-Taipeh’’, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.
«Le multilatéralisme est l’outil par excellence du dialogue et de la solidarité entre les peuples. A cet égard, la communauté internationale bénéficierait certainement d’une participation effective et élargie de la République de Chine (Taiwan) aux agences spécialisées et aux mécanismes du Système des Nations unies ». C’est ainsi que le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a plaidé ce 21 septembre 2017 à la tribune de l’ONU, la cause du pays ami, Taiwan.
21 septembre, Taiwan Day à l’ONU
Bien avant le président burkinabè, c’est son homologue haïtien, Jovenel Moïse, qui a joué la carte Taipeh à la tribune onusienne.
«La République d’Haïti, fidèle à ses idéaux de paix, de dialogue et de convivialité entre les peuples, exprime le vif souhait qu’une fenêtre d’opportunité soit offerte à la République de Chine (Taiwan), pour qu’elle puisse participer aux grandes décisions que, nous, Etats-membres de l’Onu, avions adoptées pour l’amélioration de la condition humaine sur la planète Terre », a-t-il soutenu.
Le président Kaboré n’était le dernier dirigeant du Sud à intervenir en faveur de Taipeh ce 21 septembre, que l’on pourrait qualifier de Taiwan Day à cette 72e AG de l’ONU.
Après le chef de l’Etat burkinabè, il y a eu l’intervention du président des Palaos,Tommy EsangRemengesau Jr., président des Palaos, qui a placé la République de Chine (Taiwan) en tête de liste des « partenaires autour du globe qui rendent possibles nos efforts en vue d’un avenir durable».
«Inacceptable que la 22e économie mondiale soit hors de l’Agenda 2030»
Plaidant lui aussi en faveur de la participation taiwanaise, notamment aux Objectifs de développement durable fixés par l’Onu à l’horizon 2030, le Premier ministre des Tuvalu, EneleSoseneSopoaga, a été on ne peut offensif :
« La dynamique démocratie de Taiwan, qui est depuis longtemps un partenaire actif et responsable du développement pour de nombreux pays dont les Tuvalu, se voit refuser la participation au Système des Nations unies. Il n’est pas acceptable que la 22e économie mondiale, dotée d’une capacité notable à contribuer, ne puisse pas participer effectivement à notre Agenda 2030.
Cela est malheureux, alors que notre Agenda 2030 a besoin de partenariats véritablement mondiaux de manière à mobiliser toutes les ressources disponibles pour réussir. Selon ce principe d’universalité, l’Onu devrait rendre effectif aux 23 millions de Taiwanais leur droit à participer pleinement au Système des Nations unies, et à bénéficier de et à contribuer à ces programmes»
«un déni du droit du peuple taiwanais»
La veille, 20 septembre 2017, d’autres dirigeants étaient montés au créneau pour jouer la carte Taipeh. C’est notamment le président du Paraguay, Horacio Cartes et le roi Mswati III du Swaziland. Très incisif lui-aussi, Sa Majesté a regretté que « parmi les questions politiques qui ont duré trop longtemps figure le déni continuel du droit du peuple de la République de Chine à Taiwan de participer au système des Nations unies ».
Le ministre des Transports Souleymane Soulama, déclinant les objectifs de la formation
Depuis le 1er septembre 2015, le Règlement n° 14/2005/CM/UEMOA du 16 décembre 2005 est en vigueur. Et en principe, le contrôle des poids des véhicules /camions gros porteurs dans l’espace Uemoa devrait être systématique. Mais, dans les faits, aucun des 8 Etats de l’Uemoa n’a encore appliqué intégralement les dispositions dudit règlement à cause d’un certain nombre d’obstacles dont celui de l’insuffisance de communication. Le ministère burkinabè des Transports, de la sécurité routière et de la mobilité urbaine veut le surmonter en initiant les 21 et 22 septembre 2017 à Ouagadougou une session de formation au profit des journalistes et communicateurs, et d’autres acteurs du secteur.
A l’ouverture de la formation
Le ministère des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a initié du 21 au 22 septembre 2017 à Ouagadougou, une formation à l’endroit des hommes de média et d’acteurs du transport. Cette formation a pour but de permettre aux journalistes de cerner les contours de la mise en œuvre du règlement 14 de l’UEMOA. C’est un règlement qui porte en effet sur l’harmonisation des normes et de procédures de contrôle de gabarit, du poids et de la surcharge des véhicules de transport de marchandise dans l’espace communautaire. La cérémonie d’ouverte a été présidée par le ministre des transports.
Ils sont une trentaine de journalistes issues de la presse en ligne, écrite, audiovisuelle en plus d’acteurs socio-professionnels du transport à prendre part à cette formation sur le règlement 14 de l’UEMOA.
Le ministre des transports Souleymane Soulama, dans son mot d’ouverture de l’atelier, a donné les raisons pour lesquelles son département a initié la présente formation. Il s’agit, dit-il, de permettre aux journalistes « de maîtriser les grandes dispositions du règlement 14 de l’UEMOA » afin de contribuer à la « sensibilisation des acteurs routiers et des populations en matière de sécurité routière » ainsi qu’ « à la préservation des infrastructures routières contre ».
Des communications suivies d’échanges avec les participants
La question des infrastructures et de la sécurité routière étant au cœur du règlement 14, c’est à juste titre que, les communications ont débuté par une présentation de l’Office national de la sécurité routière (ONASER). Aboubacar Fofana sur cette présentation a indiqué que l’ONASER, en plus des actions de protection et d’entretien mène des actions de contrôle des infrastructures. Sur ce point, il a insisté sur la nécessité de la sensibilisation sur la protection et la sécurité routière, car dit-il « la sécurité routière est une affaire de tous ».
Sur l’aspect du financement de l’ONASER, il a laissé entendre que l’office tire « 80% de ses recettes des amandes et des contraventions ». Mais avec l’application effective du règlement 14, c’est une source qui est appelée à disparaitre. L’ONASER devra alors penser à trouver d’autres sources de financement a-t-il conclu.
Dans la communication portant sur la mise en œuvre du règlement 14 au Burkina Faso, Casimir Sanon a en premier lieu montré les raisons de dégradations routières du pays. Il a démontré que la position de carrefour de notre pays fait que nos voies sont régulièrement empruntées par les véhicules poids lourds transportant des marchandises. On trouve sur nos voies des véhicules poids lourds hors normes, des camions surchargés etc.
De ce fait, et au regard de la qualité de nos routes, elles « subissent plus de chocs et les flux des véhicules étrangers traversant notre pays contribuent donc à dégrader nos routes » dira t-il.
Le règlement apporte une solution
En second lieu, Casimir Sanon a indiqué que la mise en œuvre du règlement 14 de l’UEMOA, garantira une meilleure survie de nos routes, d’autant plus qu’il vise à protéger les infrastructures routières contre les dégradations dues aux charges des véhicules de transport de marchandises. Le règlement apporte une solution d’harmonisation liée au gabarit, aux surcharges, au poids et à la charge de l’essieu des véhicules poids lourds transportant des marchandises.
Cependant, pour Souleymane Drabo de la Fédération nationale des transporteurs routiers, la dégradation des routes n’incombent pas aux transporteurs. Il pointe du doigt la qualité des routes.
Pour lui, le règlement 14 implique des manques à gagner, et il faut donc que le gouvernement prenne ses responsabilités en leur apportant un appui, sinon « Nous sommes « d’accord pour appliquer le règlement 14 » a-t-il terminé.
Au cours de cette formation, les journalistes ont fait des propositions pour une meilleure mise en œuvre du règlement 14 de l’UEMOA.
La cérémonie de clôture des travaux a été présidée par le directeur général de l’ONASER, Mamadou Ouattara. Il dit être convaincu du fait que la mise en œuvre de ce règlement 14 de l’Uemoa contribuera à préserver nos routes.
C'est au vice-Maréchal Ri Yong-ho, chef de la diplomatie nord-coréenne, qui réagira officiellement aux menaces de Trump à la tribune de l'ONU ce vendredi
Alors que la question des essais nucléaires et balistiques de la Corée Nord occupe et préoccupe la communauté internationale au regard de leurs menaces pour la paix, le leader nord-coréen n’est pas de la 72e Assemblée générale de l’organisation des Nations-Unies (ONU) qui se tient depuis le 19 septembre 2017 à New York. Et pour répliquer au président américain Donald Trump qui a menacé dans son discours d’anéantir la Corée du Nord, Kim Jong-Un a envoyé son ministre des affaires étrangères, le vice-Maréchal Ri Yong-ho, qui dès son arrivée à New York a donné le ton en qualifiant les menaces de Trump d’«aboiements de chien», assurant que la caravane nord-coréenne passera.
C’est le vice-Maréchal Ri Yong-ho, chef de la diplomatie nord-coréenne, qui réagira officiellement aux menaces de Trump à la tribune de l’ONU ce vendredi
En principe, c’est ce vendredi que le vice-Maréchal, émissaire spécial du leader nord-coréen Kim Jong-un, prendra la parole à la 72e Assemblée générale de l’Organisation des Nations-Unies (ONU).
Ce discours du vice-Maréchal Ri Yong-ho sera scrupuleusement scruté, la Corée du Nord étant devenue l’une des principales menaces à la paix mondiale pour laquelle l’ONU a été créée.
En effet, depuis l’ouverture de cette 72e AG de l’ONU le 19 septembre dernier, la question des essais nucléaires et balistiques nord-coréens revient systématiquement dans les interventions des dirigeants mondiaux.
Doit-on s’attendre à un discours apaisant de la part de Pyongyang ?
Dans son allocution le 19 septembre, le président américain Donald Trump n’est pas passé par quatre chemins pour menacer d’anéantir la Corée du Nord si elle n’arrête pas. Menace à laquelle le ministre des affaires étrangères nord-coréen le vice-Maréchal Ri Yong-ho a réagi par raillerie à son arrivée à New York en qualifiant les menaces trumpistes d’«aboiements de chien». Ce qui évidemment ne laisse pas présager un discours apaisant de la part de Pyongyang.
Si l’émissaire de Kim Jong-un va jusqu’au bout de la logique de son jeune mentor Kim Jong-un qui aurait déjà qualifié le président Trump de «vieux malade mental», l’on risque d’assister à une exacerbation des tensions de la Corée du Nord avec les Etats-unis et ses voisins (Corée du Sud et Japon).
Le président du Faso Kaboré à la tribune de la 72e AG de l'ONU ce jeudi 21 septembre 2017
A l’occasion de la 72e Assemblée générale des Nations Unies qui se tient à New York aux Etats Unis, le président du Faso a prononcé son discours à la tribune de l’ONU cet après-midi du jeudi 21 septembre 2017. Face aux acteurs politiques du monde, Roch Marc Christian Kaboré a passé en revue les défis du moment. Il a particulièrement mis un accent sur les actions de lutte contre le terrorisme dans le sahel mais aussi dans le monde entier.
Le président du Faso Kaboré à la tribune de la 72e AG de l’ONU ce jeudi 21 septembre 2017
Pour son deuxième passage ce 21 septembre à la tribune des Nations-Unies depuis son élection à la tête de son pays, le président du Faso a évoqué divers sujets d’actualité. De la faim dans le monde en passant par le terrorisme, les crises en Afrique, les conflits au moyen orient, les essais nucléaires de la Corée du Nord et la réforme des Nations Unies, le successeur de Blaise Compaoré a donné la vison clair du Burkina sur ces questions de l’heure. Une majeure partie du discours de Roch March Christian Kaboré a tourné autour du terrorisme et surtout des moyens pour lutter contre ce mal. Pour lui « La lutte contre le terrorisme est donc désormais une priorité nationale qui n’aura de succès que si elle s’inscrit, non seulement dans une approche sous- régionale, mais également et surtout dans une dynamique de développement économique des zones les plus vulnérables».
Sur la force G5, le nœud gordien pour son effectivité demeure le financement et le chef de l’état burkinabè n’a pas manqué de le relever « L’un des défis majeurs à relever à cet égard demeure la mobilisation des ressources. Nous l’avons encore souligné lors de la réunion de haut niveau que nous avons tenu ce 18 septembre ici même à New York sous les auspices du Secrétaire général de l’ONU, sur la situation au Sahel. Nous espérons que la Conférence internationale de planification prévue par la résolution 2359, et qui aura lieu en décembre prochain à Bruxelles, remplira toutes ses promesses»
Condamnation des essais nucléaires nord-coréens
Le président Kaboré a plaidé pour une sortie de crise en Libye et un règlement des conflits en Afrique Au-delà du terrorisme, le Burkina Faso s’est montré préoccupé par la crise Libyenne mais aussi par les nombreux conflits qui gangrènent bien de pays à travers le continent. Il a invité ces pays à privilégier le dialogue et la réconciliation pour un retour à la paix dans leur nation. « Nous devons rester mobilisés pour faire aboutir les processus de règlement des conflits ou de sortie de crise en Libye, en République Démocratique du Congo, en République Centrafricaine, en Somalie, au Soudan du Sud et au Burundi»
Le Burkina Faso condamne les essais nucléaires de la Corée du Nord Le chef suprême des armées burkinabè n’est pas passé par quatre chemins pour condamner les différents essais nucléaires de la Corée du Nord en violation des résolutions du conseil de sécurité des nations. Le désarmement est dès lors une nécessité à en croire le président KABORE même si le dialogue demeure une priorité.
«Le Burkina Faso condamne les essais nucléaires conduits par la Corée du Nord, qui sont une menace à la paix et à la sécurité de la péninsule coréenne et du monde. En exhortant ce pays au respect des résolutions du Conseil de sécurité, nous espérons que la logique du dialogue et de la négociation l’emportera sur celle de l’escalade et de la confrontation. C’est le lieu pour moi de réaffirmer l’engagement de mon pays en faveur du désarmement général et complet, et son soutien aux efforts des Nations Unies dans ce domaine, concernant aussi bien les armes de destruction massive que les armes classiques.»
La réforme des Nations Unies doit prendre en compte la place de l’Afrique Le président du Faso estime que dans le souci d’une meilleure gouvernance mondiale, la réforme de l’ONU qui est une priorité de l’actuel Secrétaire général de l’institution Antonio GUTERRES doit accorder à l’Afrique sa place au sein du conseil de sécurité. « La réforme des Nations Unies demeure une question centrale de la gouvernance mondiale.
Ces graves moments d’incertitudes et de turbulences
Nous devons l’aborder avec le courage et la sérénité qu’exigent d’une part, le devoir de justice vis-à-vis de l’Afrique, notamment en ce qui concerne sa représentation au Conseil de sécurité, conformément à la position commune africaine, d’autre part la nécessaire adaptation de notre Organisation aux mutations du monde. En ces graves moments d’incertitudes et de turbulences que nous vivons, nous avons l’obligation, ayant accepté les responsabilités qui sont les nôtres, d’offrir à nos concitoyens des raisons de croire en des lendemains meilleurs, et de léguer aux générations futures un monde plus sûr. L’ONU en est notre meilleur instrument. Prenons alors ici et ensemble, l’engagement de construire une Organisation des Nations unies plus moderne, plus forte et plus efficace. »
Le programme du président du Faso dans le cadre de la 72e Assemblée Générale de l’ONU se poursuit jusqu’en début de semaine prochaine Il rencontre demain dans l’après-midi ses compatriotes burkinabè vivants aux Etats Unies, principalement à New York et Etats voisins
L'ambassadeur Aminata Sana Congo heureuse de remettre ses lettres de créances à la présidente Tsai Ing-wen
La 72e Assemblée générale de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) se poursuit à New York, où la République de Chine Taiwan n’a pas le droit de siéger. A l’approche de cette 72e AG de l’ONU, le ministre taiwanais des affaires étrangères, David Lee s’était lancé, sans grande chance de succès, dans une offensive internationale destinée à faire admettre le droit des 23 millions de Taiwanais au niveau de l’instance onusienne. En tous les cas, si Taiwan devrait effectuer son retour au sein de l’ONU comme membre à part entière comme la Chine continentale, il se fera avec plus ou moins le soutien du Burkina Faso dont le nouvel ambassadeur, Aminata Sana/Congo, a présenté ce 19 septembre 2017 ses lettres de créances à la présidente Tsai Ing-wen.
L’ambassadeur Aminata Sana Congo heureuse de remettre ses lettres de créances à la présidente Tsai Ing-wen
Au cours de la présentation, ce 19 septembre 2017 à Taipeh, de ses lettres de créances, l’ambassadeur Aminata Sana/Congo, a transmis, à la présidente taiwanaise Tsai Ing-wen, les salutations du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, présent au même moment à New York à l’ouverture de la 72e Assemblée générale de l’ONU.
Ce fut l’occasion pour la présidente taiwanaise de réaffirmer la disponibilité de son pays aux côtés du Burkina Faso dans le cadre de la lutte contre l’insécurité.
Le 6 juin 2017, faut-il le rappeler, Taiwan avait remis deux hélicoptères à l’armée burkinabè pour l’aider dans la lutte contre le terrorisme.
Pour l’occasion, c’est le chef d’Etat-major de l’armée de terre de la République de Chine, le Général Wang, himself, qui avait fait le déplacement de Ouagadougou pour remettre les deux aéronefs au ministre burkinabè de la défense Jean Claude Bouda.
Ce don d’hélicoptères taiwanais au Burkina Faso était intervenu après la visite de hauts responsables du régime Kaboré à Taipeh dont l’ex-président de l’Assemblée nationale feu Salifou Diallo et le Premier ministre Paul Kaba Thiéba.
Le rétablissement des relations entre le Burkina Faso et la République de Chine Taiwan date de 1994 et touche plusieurs domaines dont la santé et la défense.
Toujours pas reconnu à l’ONU
Si Taiwan jouissait du même statut international que son principal allié africain le Burkina Faso, la présidente Tsai Ing-wen serait à New York où elle aurait pu rencontrer en tête-à-tête son homologue burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, surtout que les deux chefs d’Etat ne se sont pas encore rencontrés.
Voulue et entretenue par la Chine de Pékin avec la complicité des puissances onusiennes, cette situation est de plus en plus mal vécue par les autorités taiwanaises.
«Si l’ONU veut une véritable universalité, elle doit ouvrir ses portes aux Taïwanais. La République de Chine est un partenaire de valeur pour les Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU», a soutenu, à l’approche de cette 72e AG, le ministre taiwanais des Affaires étrangères, David Lee.
Faut-il le rappeler, la République de Chine fut un membre fondateur de l’Organisation des Nations Unies en 1945. En 1949, à la fin de la guerre civile chinoise, le gouvernement de la République de Chine se réfugia à Taïwan, laissant le contrôle de la majeure partie du pays aux mains du gouvernement de la République populaire de Chine.
Le siège chinois à l’ONU fut alors occupé par Taïwan jusqu’au 25 octobre 1971, date à laquelle il fut attribué à la République populaire de Chine dans toutes les instances de l’ONU par le vote de la résolution 2758.
Attendre un contexte international plus favorable
Depuis lors,Taiwan tente en vain de récupérer son siège, ou du moins un siège en bonne et due forme au sein de l’ONU. Les autorités taiwanaises avec en tête la présidente Tsai Ing-wen, avaient cru que la donne allait changer avec l’avènement de Donald Trump, surtout qu’elle avait eu cet honneur d’avoir Trump au téléphone au lendemain de son élection, ce qui avait suscité de sérieuses inquiétudes à Pékin au sujet du respect, par la nouvelle administration américaine, du principe de la Chine ‘’Unique’’. Pour les autorités de Pékin, Taiwan ne saurait se prévaloir d’une reconnaissance internationale au sein de l’ONU en ce sens que l’île est considérée comme une partie autonome de la Chine continentale ou a simplement vocation à retourner dans le giron de la Chine, comme l’a été Hong Kong à l’expiration de la souveraineté britannique.
Aujourd’hui avec le contexte international marqué ces temps-ci par l’épineux dossier nord-coréen, les Etats-Unis de Donald Trump ne peuvent pas se permettre de jouer ouvertement la carte Taipeh face à Pékin qui représente d’énormes enjeux, y compris économiques, pour le pays de l’Oncle Sam. Ainsi, à chaque tir de missile de Pyongyang, les autorités américaines se retournent systématiquement vers leurs homologues de la Chine continentale pour leur demander de faire pression sur le régime nord-coréen.
Taiwan va devoir forcément attendre un contexte international plus favorable pour se rejeter dans la bataille pour la conquête d’un siège à l’ONU.
Le président du Faso Kaboré à la tribune de la 72e AG de l'ONU ce jeudi 21 septembre 2017
C’était le tour du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, de prendre la parole ce jeudi 21 septembre 2017 à la 72e Assemblée générale de l’Organisation des nations-unies (ONU) qui se tient depuis le mardi 19 septembre dernier à New York. Le chef de l’Etat a abordé plusieurs sujets d’intérêt international et sous-régional dont la question de la mobilisation des ressources pour la mise en place de la force G5 Sahel, la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) et naturellement la paix dans le monde. «La recherche de la paix doit rester au cœur de notre action commune, notamment celle de notre Organisation », a soutenu le président Kaboré à la tribune de l’ONU dans son discours dont voici l’intégralité.
Le président du Faso Kaboré à la tribune de la 72e AG de l’ONU ce jeudi 21 septembre 2017
« Monsieur le Président Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation Distingués délégués Mesdames et Messieurs
La 72ème session de l’Assemblée générale de notre Organisation se tient à un moment où la marche quotidienne du monde ne cesse de nous lancer d’importants défis.
En effet, la préservation de la paix et de la sécurité internationales, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, l’éradication de la pauvreté, le développement durable et l’instauration d’un ordre international plus juste et plus humain, sont les principales préoccupations de l’heure. Elles nous interpellent sans cesse et nous avons l’impérieux et pressant devoir de leur trouver des réponses urgentes et durables.
Monsieur le Président, ma délégation et moi-même vous adressons nos félicitations pour votre brillante élection à la présidence de la présente session. Je puis vous assurer de notre pleine et entière coopération pour le succès de nos travaux.
A votre prédécesseur, j’exprime ma reconnaissance pour l’efficacité avec laquelle il s’est acquitté de sa mission.
Il me plaît enfin de rendre hommage au Secrétaire général, Monsieur Antonio GUTERRES, qui nous aura donné, depuis seulement quelques mois qu’il est à la tête de l’Organisation, la pleine mesure de son engagement en faveur de la paix et du développement, ainsi que sa ferme volonté de poursuivre l’ambitieuse œuvre de revitalisation de l’ONU.
Monsieur le Président Mesdames et Messieurs
II y a deux ans, nous adoptions ici même, les Objectifs de développement durable, afin d’impulser un nouvel élan planétaire pour plus de paix, de prospérité, de développement, de justice et d’humanisme.
L’entrée en vigueur de l’Accord de Paris sur les changements climatiques, mérite à cet égard d’être saluée. L’élaboration du cadre mondial d’indicateurs de suivi des Objectifs de Développement Durable, ainsi que la tenue du Forum politique de haut niveau pour le suivi de la mise en œuvre de l’Agenda 2030, constituent également des avancées indéniables.
Nonobstant ces acquis, des obstacles persistent sur la voie de la construction d’un monde de paix et de prospérité.
Aussi, voudrais-je souligner la pertinence du thème de notre session, qui replace l’être humain au cœur de nos politiques de développement et de la gouvernance mondiale.
Comment en effet oublier que, chaque jour, dans mon pays, en Afrique et dans d’autres pays de cette planète, des femmes et des hommes continuent de perdre la vie par manque de soin et de nourriture, des enfants ne peuvent jouir de leur droit fondamental à l’éducation, des jeunes se résignent à défier la furie des mers et des océans à la recherche de lendemains meilleurs, des populations sont condamnées à une errance sans fin, victimes de conflits et de catastrophes, et ce dans un contexte international fortement marqué par le terrorisme et l’extrémisme violent ?
A l’évidence, et plus que jamais, nous devons changer de paradigmes, aussi bien dans la conduite des affaires de nos Etats que sur le plan international, afin de passer de la rhétorique à l’action et à la culture du résultat.
Monsieur le Président
Le succès de la Table ronde des bailleurs de fonds publics et privés de notre Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), suite à l’appel que j’avais lancé à cette même tribune le 22 septembre 2016, atteste de la confiance placée en mon pays par nos partenaires. Je voudrais saisir cette occasion pour leur exprimer notre profonde gratitude.
Le Burkina Faso est engagé dans un processus de relance économique à travers d’importantes réformes structurelles, dont l’un des objectifs est d’attirer, de faciliter et de sécuriser les investissements.
Afin de renforcer la démocratie participative, en mettant les citoyens au cœur du fonctionnement de l’Etat, le Burkina Faso a adhéré, en 2016, au « Partenariat pour un Gouvernement Ouvert ». Dans ce cadre, le premier plan d’action national est en cours d’élaboration, qui renforcera la lutte contre la corruption et pour une gouvernance de qualité, dans un esprit de collaboration avec les acteurs non étatiques, les organisations de la société civile et les médias.
Concomitamment, le vaste chantier des réformes pour l’approfondissement de la démocratie et pour un fonctionnement optimal des institutions avance de manière satisfaisante. Dans ce sens, un avant-projet de constitution a été élaboré par l’ensemble des composantes de notre Peuple; l’institution judiciaire pour sa part est à pied d’œuvre, en toute indépendance, pour vider les contentieux et crimes politiques et économiques qui obèrent depuis des décennies nos efforts de réconciliation nationale.
Monsieur le Président Distingués délégués
Cible depuis quelques temps des forces terroristes et obscurantistes, mon pays a pris la pleine mesure de leur volonté clairement affichée de le déstabiliser, ainsi que l’ensemble des pays de la région.
La lutte contre le terrorisme est donc désormais une priorité nationale qui n’aura de succès que si elle s’inscrit, non seulement dans une approche sous-régionale, mais également et surtout dans une dynamique de développement économique des zones les plus vulnérables.
Pour cette raison, nous accordons une attention particulière au Nord de notre pays. Nous y avons certes enregistré des succès sur le plan opérationnel, mais ceux-ci méritent d’être renforcés par un programme d’urgence d’investissement, que nous avons récemment adopté, afin de réduire la vulnérabilité des populations, surtout les jeunes et les femmes.
Cependant, et on ne le dira jamais assez, le terrorisme est aussi et surtout un fléau global. Parce qu’il frappe sans discrimination, il appelle une condamnation claire et ferme de tous, et une réponse collective efficace, faite de solidarité et de mutualisation de nos efforts et de nos moyens.
C’est la raison d’être du G5-Sahel, dont nous nous attelons à accélérer l’opérationnalisation, comme en témoigne l’inauguration, le 10 septembre dernier, du Centre de commandement de la Force du G5-Sahel à Sévaré, au Mali.
Je me félicite également de l’adoption de la résolution 2359 par le Conseil de sécurité, le 21 juin 2017. Au regard cependant de la gravité de la situation dans la zone, nous devons saisir l’occasion que nous offre l’examen du prochain rapport de suivi du Secrétaire général pour renforcer le mandat de la Force multinationale conjointe, en la dotant des moyens nécessaires pour réussir sa mission.
De même, il convient de saluer la mise en place de l’Alliance pour le Sahel, dont la première réunion de haut niveau est prévue en octobre prochain à Washington.
L’un des défis majeurs à relever à cet égard demeure la mobilisation des ressources. Nous l’avons encore souligné lors de la réunion de haut niveau que nous avons tenue ce 18 septembre ici même à New York sous les auspices du Secrétaire général de l’ONU, sur la situation au Sahel. Nous espérons que la Conférence internationale de planification prévue par la résolution 2359, et qui aura lieu en décembre prochain à Bruxelles, remplira toutes ses promesses.
Monsieur le Président
La recherche de la paix doit rester au cœur de notre action commune, notamment celle de notre Organisation.
En Afrique, de nombreux foyers de tension persistent.
Tout en saluant les avancées politiques récemment enregistrées au Mali, il convient de noter que la situation sécuritaire au Nord de ce pays demeure des plus précaires. Je formule le vœu que la mise en place par le Conseil de sécurité, le 5 septembre dernier, d’un régime de sanction à la demande du Gouvernement malien, soit un levier supplémentaire efficace pour la mise en œuvre de l’Accord de Paix.
Nous invitons toutes les Forces en présence au Mali, en l’occurrence les Forces Armées Nationales, la MINUSMA, Barkhane et la Force du G5- Sahel, à travailler en bonne intelligence et en parfaite coordination, afin d’accélérer le retour définitif de la paix et de la sécurité dans la région.
Nous devons rester mobilisés pour faire aboutir les processus de règlement des conflits ou de sortie de crise en Libye, en République Démocratique du Congo, en République Centrafricaine, en Somalie, au Soudan du Sud et au Burundi. Nous lançons un appel aux différents protagonistes, afin qu’ils privilégient le dialogue et la réconciliation, en se persuadant qu’ils seront les premiers responsables et les seuls architectes de la paix dans leurs pays.
Concernant la question du Sahara occidental, le Burkina Faso réitère son appel au dialogue et à la négociation, dans un esprit de compromis, en vue d’un règlement politique et réaliste de ce différend.
Monsieur le Président
La question palestinienne continue d’être une préoccupation majeure. Je voudrais saluer l’organisation, en janvier 2017, de la conférence de Paris, qui a réitéré la solution à deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues. Pour mettre fin à ce conflit, l’engagement des deux parties constitue le seul terreau fertile pour les graines d’un règlement pacifique et définitif.
Les efforts de la Communauté internationale en Irak, en Syrie et au Yémen doivent être intensifiés, au risque de voir cette partie du monde sombrer définitivement dans le chaos.
Le Burkina Faso est également préoccupé par la situation qui prévaut au sein de la Conférence de Coopération du Golfe. Il exhorte les protagonistes à privilégier le dialogue et la négociation pour mettre fin à cette crise.
Le Burkina Faso condamne les essais nucléaires conduits par la Corée du Nord, qui sont une menace à la paix et à la sécurité de la péninsule coréenne et du monde. En exhortant ce pays au respect des résolutions du Conseil de sécurité, nous espérons que la logique du dialogue et de la négociation l’emportera sur celle de l’escalade et de la confrontation.
C’est le lieu pour moi de réaffirmer l’engagement de mon pays en faveur du désarmement général et complet, et son soutien aux efforts des Nations Unies dans ce domaine, concernant aussi bien les armes de destruction massive que les armes classiques.
Dans ce sens, j’exhorte tous les pays, en particulier ceux dont la ratification est nécessaire à cette fin, à faire de l’entrée en vigueur rapide du Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires une priorité. Dans ce contexte, l’adoption le 07 juillet 2017, du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, devrait renforcer cette dynamique.
Quant à la prolifération des armes légères et de petit calibre, elle constitue l’une des principales menaces à la paix et à la sécurité internationales. Mon pays, qui a activement participé à son élaboration, est convaincu que le Traité sur le commerce des armes contribuera à l’éradication de ce fléau, véritable obstacle au développement de nos Etats.
Monsieur le Président Mesdames et Messieurs
Le multilatéralisme est l’outil par excellence du dialogue et de la solidarité entre les peuples.
A cet égard, la communauté internationale bénéficierait certainement d’une participation effective et élargie de la République de Chine (Taiwan) aux agences spécialisées et aux mécanismes du Système des Nations unies.
Au nom de ce même dialogue et de cette même solidarité que commandent des relations apaisées entre les acteurs de la scène internationale, le Burkina Faso milite en faveur de la levée totale de l’embargo contre Cuba, afin que la Havane et Washington puissent entretenir des relations de partenariat mutuellement bénéfiques.
Monsieur le Président Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation Monsieur le Secrétaire général Mesdames et Messieurs
La réforme des Nations Unies demeure une question centrale de la gouvernance mondiale. Nous devons l’aborder avec le courage et la sérénité qu’exigent d’une part, le devoir de justice vis-à-vis de l’Afrique, notamment en ce qui concerne sa représentation au Conseil de sécurité, conformément à la position commune africaine, d’autre part la nécessaire adaptation de notre Organisation aux mutations du monde.
En ces graves moments d’incertitudes et de turbulences que nous vivons, nous avons l’obligation, ayant accepté les responsabilités qui sont les nôtres, d’offrir à nos concitoyens des raisons de croire en des lendemains meilleurs, et de léguer aux générations futures un monde plus sûr.
L’ONU en est notre meilleur instrument. Prenons alors ici et ensemble, l’engagement de construire une Organisation des Nations unies plus moderne, plus forte et plus efficace.
Nous savons à cet égard compter sur l’engagement et la détermination du Secrétaire général, qui fera aboutir également, j’en suis convaincu, sa part de réformes audacieuses, pour une véritable ONU des peuples.
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 20 septembre 2017, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA, Premier ministre, Chef du gouvernement.
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour et autorisé des missions à l’étranger.
I.DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE CINQ (05) RAPPORTS.
I.1.1. Pour le compte du ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique :
– un décret portant composition, organisation et fonctionnement du Secrétariat permanent de l’Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires au Burkina Faso.
L’Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires a été créé par le décret N°2015/1645/PRES/TRANS/PM/MJDHPC/MATD/MEF du 28 décembre 2015. Il a pour objectif de fédérer les actions des différents acteurs en vue d’une meilleure prévention des conflits communautaires.
L’adoption de ce décret vise à rendre opérationnel l’Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires au Burkina Faso, conformément aux recommandations de l’examen périodique universel (EPU) du Conseil des Droits de l’Homme, du mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) ainsi que du Forum national sur le civisme.
un décret portant attributions, organisation et fonctionnement du Comité interministériel des droits humains et du droit international humanitaire (CIMDH).
Le CIMDH est une structure d’appui technique du Gouvernement en matière de droits humains et du droit international humanitaire.
L’adoption de ce décret vise à élargir la représentativité des membres du CIMDH et à renforcer son ancrage institutionnel pour une meilleure efficacité opérationnelle.
I.1.2 Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
– un projet de loi relatif au règlement et compte général de l’administration des finances au titre du budget de l’Etat, gestion 2016.
L’exécution des lois de finances, gestion 2016, s’est effectuée dans un contexte difficile marqué notamment par les effets de la situation sécuritaire internationale, sous régionale et nationale.
Au 31 décembre 2016, les recettes définitives se chiffrent à mille six cent soixante-sept milliards six cent quatre-vingt millions trois cent cinquante-trois mille six cent quatre-vingt-neuf (1 667 680 353 689) FCFA, pour des prévisions de mille neuf cent quarante-cinq milliards deux cent douze millions six cent quatre-vingt-quatorze mille (1 945 212 694 000) FCFA, soit un taux de réalisation de 85,73%.
En considérant les émissions cumulées qui sont de deux mille trois cent soixante-onze milliards deux cent huit millions cent vingt-cinq mille quarante-six (2 371 208 125 046) FCFA, le taux de recouvrement s’établit à 70,33%.
Les dépenses définitives s’élèvent à mille sept cent quarante-six milliards huit cent trente-neuf millions neuf cent quarante-trois mille neuf cent quatorze (1 746 839 943 914) FCFA, pour des dotations de mille neuf cent quarante-cinq milliards deux cent douze millions six cent quatre-vingt-quatorze mille (1 945 212 694 000) FCFA, soit un taux d’exécution de 89,80%.
L’exécution des lois de finances, gestion 2016, dégage ainsi un déficit de soixante-dix-neuf milliards cent cinquante-neuf millions cinq cent quatre-vingt-dix mille deux cent vingt-cinq (79 159 590 225) FCFA.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.
un projet de loi relatif au budget de l’Etat-Exercice 2018.
Le budget de l’Etat, exercice 2018, s’établit en ressources à 2 006,41 milliards FCFA et en dépenses 2 429,80 milliards FCFA.
Le déficit budgétaire s’élève à 423,40 milliards FCFA en 2018 contre 511,35 milliards FCFA en 2017, soit une amélioration de 87,96 milliards FCFA, ce qui permettra de respecter à partir de 2019 la norme communautaire en la matière.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.
I.1.3 Pour le compte du ministère des mines et des carrières :
un projet de loi portant fixation du régime des substances explosives à usage civil au Burkina Faso.
Ce projet de loi vise à créer un dispositif normatif adapté aux réalités actuelles du secteur minier en comblant les insuffisances contenues dans les dispositions antérieures relatives aux matières explosives et à mieux sécuriser leur utilisation.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission de ce projet de loi à l’Assemblée nationale.
I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN
Le Conseil a adopté un rapport relatif aux résultats de l’appel d’offres international pour la construction d’une unité de formation et de recherche (UFR) et d’une cité universitaire à l’Université Ouaga II, pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation.
Il a marqué son accord pour l’attribution du marché aux entreprises suivantes :
Lot 1 : Groupement Al Qasabi/Suzy Construction pour un montant de Six milliards cinq cent quinze millions cinq cent huit mille cinq cents soixante-dix-sept (6 515 508 577) FCFA, HT-HD avec un délai d’exécution de dix-huit (18) mois ;
Lot 2 : Compagnie d’Ingénierie Géologique de Chine (CGC-Togo) pour un montant de cinq milliards six cent cinq millions six cent soixante-cinq mille cent quarante-deux (5 605 665 142) FCFA, HT-HD avec un délai d’exécution de dix-huit (18) mois.
Le montant total des attributions s’élève à douze milliards cent vingt et un millions cent soixante-treize mille sept cent dix-neuf (12 121 173 719) FCFA, HT-HD.
Le financement est assuré par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), le Fonds de l’OPEP pour le Développement international (OFID) et le budget de l’Etat.
L’adoption de ces décrets vise à accroître la capacité d’accueil des universités publiques.
Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,
La finale de la 6ème édition du tournoi maracana dénommé « Coupe de la Solidarité » a connu son dénouement, ce dimanche 17 septembre 2017, sur le terrain de l’école Houndé ‘’A’’, devant une population fortement mobilisée. Parrainée par Seydou Legrené et Amadou Cissé, et Souleymane Gorou comme président d’honneur. L’édition a vu l’équipe de Lionceaux de Karaba s’imposer aux tirs aux buts de 1 à 0 devant celle de CR7.
A la remise du trophée de la 3e édition de la coupe de la solidarité de Houndé ce 17 septembre 2017
Initiée par Rasmané Guira, étudiant de 3è année en histoire et archéologique à l’Université de Ouagadougou, la Coupe de la Solidarité pour sa 6ème édition, a vu la participation de 32 équipes issues des différents secteurs de Houndé.
Population fortement mobilisée, des personnes dont Moumouni Kalaga (KM production), Amadou Cissé (Ets Cissé et Frères) ont rehaussé de leur présence l’éclat de la finale jouée ce 17 septembre, finale qui a tenu toutes ses promesses.
Riche en couleurs et émotions, cette finale avait à l’affiche, l’équipe de Lionceaux de Karaba et celle de CR7. Ces deux formations ont séduit le public à travers leur style de jeu et surtout la rage de vaincre. Consciente des enjeux, chaque équipe jouait la prudence pour aller aux tirs aux buts après plusieurs tentatives infructueuses. Au coup de sifflet final de l’arbitre, il fallait recourir aux tirs aux buts pour désigner l’équipe victorieuse. Le premier tireur des petits lions marque son but et la formation s’empare du trophée de la 6ème édition de la coupe de la solidarité.
Jeune joueur et meilleur gardien primés
A la fin du match, a eu lieu la remise du trophée et des différents prix. Le jeune joueur de la compétition et le meilleur gardien ont reçu chacun un maillot. Le 4è prix pour l’équipe de « Panthère » est composé d’un ballon et la somme de 5.000 francs CFA. Le 3è prix, composé d’un ballon et la somme de 10.000 francs CFA, pour l’équipe de Réal Junior.
Le 2è prix composé d’un ballon et la somme de 25.000 francs CFA revient à la malheureuse équipe de CR7. Et les Lionceaux de Karaba, classés premiers, s’en tirent avec le premier prix, composé du trophée, un ballon, des tee-shirts et la somme de 40.000 francs CFA.
La jeunesse de Houndé s’intéresse au football
Pour le parrain, venue de Ouagadougou, Seydou Legrené, président de l’ONG Organisation Nationale pour le Développement Participative(ONDP), le plus important c’est de mettre la jeunesse ensemble et il est important pour lui d’accompagner les jeunes dans leur initiative. Il a remercié en général la population de Houndé, les équipes qui ont pris part à la compétition et en particulier le promoteur qui n’a ménagé aucun effort pour l’initiative de mettre les jeunes ensembles depuis des années. Il compte mieux faire les éditions à venir pour rassembler davantage les jeunes de la province du Tuy.
Selon le promoteur, Rasmané Guira, étudiant de la 3è année en Histoire et archéologique, c’est pour associer tous les amoureux du football de la province que le tournoi est dénommé «Coupe de la Solidarité », car les jeunes s’intéressent au football et il y avait un manque de tournoi dans la commune. Et c’est de là que l’idée est venue d’organiser en 2011 un tournoi avec 14 équipes. Le promoteur se réjouit car, 32 équipes ont pris part à cette édition, ‘’le bébé a grandi’’, dit-il. Il lance un appel à tous les bonnes volontés qui peuvent aider le tournoi à le faire car la jeunesse de Houndé s’intéresse beaucoup au sport. Partant de là, il a donné rendez-vous à la population l’année prochaine pour la 7e Édition.